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MUSECLIO

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Cours 1ère Histoire : la guerre d'Algérie 3

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Quelle est l’évolution des mentalités durant la guerre d’Algérie ?

 

            A. Comment l’opinion découvre-t-elle peu à peu la violence de la guerre ?

 

Photographie 5 page 299 : Les partisans de l’Algérie française

En quoi cette photographie montre-t-elle la difficulté à accepter l’indépendance de l’Algérie ? Montre-t-elle des différences dans la réception de cette idée entre Métropole et Algérie ?

* L’indépendance de l’Algérie est inacceptable pour l’armée et pour les Français établis en Algérie, à tel point qu’ils choisissent de réagir par la violence.

* En métropole, la lassitude face aux violences et aux morts de soldats du contingent conduit à accepter l’idée de l’indépendance.

 

_ Les mentalités sur l’accession à l’indépendance de l’Algérie sont diverses en métropole :

* « L’Algérie c’est la France » pour François Mitterrand et les Français en 1954. En effet l’opinion française a été traumatisée par la défaite et l’occupation lors de la Seconde guerre mondiale. La population française est attachée à l’Empire colonial comme symbole de la puissance française.

_ Mais d’autres Français ont des points de vues différents :

* Albert Camus, qui souhaiterait une réconciliation entre Français et Arabes est désespéré par la situation de l’Algérie.

* Les communistes, les « porteurs de valises » et certains intellectuels français comme le philosophe Francis Jeanson sont favorables à l’indépendance algérienne. Maurice Blanchot est l’auteur du « manifeste des 121 », un appel à la désobéissance appuyé par plus d’une centaine d’intellectuels.

 

            B. Comment l’opinion publique reçoit-elle l’idée de l’indépendance algérienne ?

 

Texte 4 page 299 : L’action décisive du général de Gaulle

+ Chronologie page 298

En quoi ce discours constitue-t-il une rupture avec les positions politiques précédentes ? Cette rupture est-elle approuvée par les Français de la métropole ?

_ Le 16 septembre 1959 le président français Charles de Gaulle prononce un discours favorable à l’autodétermination pour décider de l’indépendance de l’Algérie. Il provoque ainsi une rupture avec les positions politiques précédentes (cf. François Mitterrand) et suscite une forte opposition de l’armée et des « pieds noirs ».

_ Le référendum de janvier 1961 montre qu’une large majorité de Français et d’Algériens (75%) sont également favorables à la fin de la « sale guerre ». Les négociations aboutissent aux accords d’Evian du 18 mars 1962.

_ Deux référendums organisés en métropole et en Algérie approuvent ces accords (respectivement 91% et 99,7% de « oui »). Le 3 juillet 1962 l’Algérie devient indépendante.

Autodétermination (p. 303) : le 16 septembre 1959, de Gaulle propose de consulter les Algériens par référendum sur trois possibilités : « la sécession », « la francisation » ou « l’association ».

 

(Ahmed Ben Bella, chef du FLN, devient le premier président du Conseil de l’Algérie indépendante – il en sera le premier Président.)

 

 

 

IV. Quelles sont les conséquences de la guerre d’Algérie pour la politique intérieure française ?

 

A. En quoi l’enlisement du conflit provoque la naissance de la V République ?

 

Chronologie page 344 (ou caricature 2 page 348)

+ Photographie 2 page 344 : Les Français appellent de Gaulle au pouvoir

Quelles sont les conséquences des émeutes à Alger pour la politique intérieure française ?

_ L’enlisement meurtrier du conflit en Algérie provoque des réactions comme les émeutes de mai 1958 à Alger  provoquant le retour au pouvoir du général de Gaulle. Ce dernier est le créateur de la V République proclamée le 28 septembre 1958.

 

Cf. cours sur la naissance de la V République.

 

B. Quelles sont les violences politiques d’après guerre dans la métropole ?

 

Photographie 8 page 300 : Les attentats de l’OAS

Quel est le but des actions violentes de l’OAS ?

L’OAS cherche à influer sur le cours de la guerre en dehors de toute action de l’Etat, parfois même contre l’Etat français et les populations algériennes et françaises.

_ Malgré la fin de la guerre l’OAS continue de perpétrer meurtres et attentats contre Algériens et Français favorables à l’indépendance. Ainsi, en août 1962, l’OAS commet une tentative d’assassinat contre de Gaulle au Petit-Clamart.

 

 

V En quoi le sort des Harkis après la guerre d’Algérie a-t-il été un sujet tabou ?

 

A. En quoi consiste le drame des rapatriés ?

 

Photographie 10 page 301 : Le drame des rapatriés

Question 10 page 301 : Comment se termine la guerre pour les Européens d’Algérie ?

_ Le 18 mars 1962, les accords d’Evian sont signés : ils prévoient que le million de français présents peut rester en Algérie. Mais les éléments les plus extrémistes du FLN assassinent des Européens pour pousser les Français à partir.

_ Aussi plus de 800 000 pieds-noirs quittent l’Algérie à la hâte, abandonnant la plupart de leurs biens. La plupart des « rapatriés » s’installent dans les départements du sud de la France. La majorité d’entre eux se sentent déracinés, puisque plus de 80% sont nés sur le sol algérien.

 

 

B. Quelles ont été les conditions de survie ou de mort des harkis à la fin de la guerre d’Algérie ?

 

INA (5min39) : http://www.ina.fr/video/2434021001004

(début Harki : 2 min 40)

 

INA (4 min 16) http://www.ina.fr/video/1791570008012/la-memoire-des-harkis-video.html

Situation Harki en Algérie et France après la guerre à partir de 2 min 14.

 

 

Tableau 11 page 301 : Le bilan humain de la guerre d’Algérie

Quelles sont les causes de la mort des Harkis ?

Les harkis ont été tués pendant les combats mais aussi victimes de l’épuration.

 

 

_ Parmi les rapatriés d’Algérie une catégorie est rejetée en France et en Algérie : les harkis. Environ 260 000 Algériens musulmans se sont engagés dans l’armée française dans les troupes régulières, comme dans des groupes de protection des villages, les harkas. Il y eut toujours plus d’Algériens combattant sous le drapeau de la République française que dans les rangs du FLN, du MTLD et du MNA.

_ Ces supplétifs algériens musulmans de l’armée française ont été abandonnés aux représailles du FLN ou entassés dans des camps de fortune en France. En effet, à  la fin de la guerre, une partie de harkis, 50 000 à 70 000, a pu venir en France et échapper à la mort et aux tortures infligées par les hommes du FLN. Ils s’entassent dans des camps de fortune et ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part de la France. Ils sont rejetés à la fois par l’Algérie et par l’ancienne métropole.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

 

 

Fiche travail : Harkis

Les harkis en quête de reconnaissance

                Ce que souhaitent les anciens harkis et leurs familles, c’est que la France reconnaissance que son engagement à les protéger à la fin de la guerre n’a pas été tenu. Qu’elle reconnaisse que ceux qui sont venus en France ont été soumis en France ont été soumis à une procédure humiliante de « réintégration dans la nationalité française » alors que la V République leur avait garanti qu’ils étaient citoyens français et qu’ « il n’y avait plus désormais en Algérie qu’une seule catégorie de citoyens ». Et enfin qu’elle reconnaisse que leur regroupement dans les camps […] a été un traitement discriminatoire contraire à tous les principes de la République.

Ces trois faits sont constitutifs d’un abandon qu’il faut que la France reconnaisse enfin. Telle est la demande que formulent les anciens supplétifs* et leurs familles et que les autorités de la République refusent toujours d’entendre. […]

Pour que les plaies d’hier se referment, les anciens supplétifs et leurs familles souhaitent que le passé dont ils ont souffert devienne un objet d’histoire et cesse d’être utilisé, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, comme un enjeu politique. Ils savent que leur passé les rattache aux deux pays et réclament de revoir librement la terre de leurs ancêtres. Or certains discours officiels français qui prétendent rendre hommage à ceux qui auraient fait le « bon choix », celui de combattre avec la France contre l’indépendance algérienne, alimentent la stigmatisation officielle sur l’autre rive. Les réalités d’hier ont été plus complexes.

 

Fatima Besnaci-Lancou, présidente de l’association Harkis et droits de l’Homme, et Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’homme, décembre 2009.

* Soldats recrutés pour renforcer temporairement l’armée régulière.

 

 Arrivee-de-harkis.jpg

Harkis et leur famille arrivant à Marseille, 11 juin 1962

1) Qui sont les harkis ? Pourquoi sont-ils employés par l’armée française ?

 

 

 

 

CONCLUSION

 

Tableau 11 page 301 : Le bilan humain de la guerre d’Algérie

Question 11 page 301 : Quelles sont les principales victimes de la guerre ?

Le bilan de la guerre d’Algérie est difficile à évaluer tant il varie selon les sources. La France compte officiellement plus de 24 600 soldats français tués, 141 000 morts dans les rangs du FLN et de l’ALN et plus de 60 000 victimes civiles, dont près de 49 000 algériens. Les sources officielles algériennes citent quant à elles le chiffre de 1 à 1,5 million de victimes civiles. Selon les historiens, le nombre de victimes civiles avoisine un total de 430 000.

 

_ La « guerre sans nom » est un conflit meurtrier à l’origine de nombreuses violences sur plusieurs catégories de populations. Elle est à l’origine d’un déracinement pour les « pieds noirs » et les harkis, de traumatismes pour les acteurs du conflit. Cette guerre coloniale a aussi été à l’origine d’un changement politique majeur avec le retour au pouvoir du général de Gaulle et la création de la V République. Mais, aujourd’hui encore, les passions et les incompréhensions sont toujours vives de chaque côté de la Méditerranée malgré 132 ans d’histoire partagée.

 

 

 

Schema-de-la-decolonisation.jpg

 

 

 

 

 

  Schema-Processus-d-emancipation-des-peuples-colonises.jpg

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Cours 1ère Histoire : La guerre d'Algérie 2

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Pourquoi assistes-t-on à l’enlisement dans une « guerre sans nom » ?

 

A. Comment s’effectue l’escalade vers la guerre ?

 

Texte 2 page 298 : « L’Algérie c’est la France »

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentas de la Toussaint ? Comment est-elle justifiée ?

 

_ Une escalade vers la guerre : Après les attentats de la « Toussaint rouge » du 1 novembre 1954 et la proclamation du FLN les gouvernements français mettent en place des mesures de « pacification » : envoi de forces de polices puis de militaires en 1956. L’Etat d’urgence est décrété en 1955.  La répression est de plus en plus violente (tortures).

 

( Récit : Le président du Conseil Pierre Mendès France envoie des renforts de police et proposent des réformes qui sont rejetées par l’assemblée nationale. L’année suivante, le gouverneur général Jacques Soustelle tente également de mettre en place des réformes, mais les « massacres du Constantinois » font plus d’une centaine de victimes européens et de musulmans autour de Philippeville et la répression s’organise contre l’Armée de libération nationale (ALN)

Les premiers appelés du contingent sont envoyés en Algérie tandis que les violences se multiplient : les massacres perpétrés à l’initiative du FLN frappent des européens et des musulmans accusés de « collaboration ». La répression française fait des milliers de morts. Si les attentats de 1954 ont suscité peu d’écho en métropole, l’Algérie est au coeur de la campagne électorale de 1955.

C’est sous le gouvernement de Guy Mollet que l’assemblée nationale vote en 1956 les « pouvoirs spéciaux » pour rétablir l’ordre en Algérie : les « opérations de maintien de l’ordre » commencent. Les médias pour leur part évoquent pudiquement les « événements » d’Algérie. En réalité, deux ans après la fin de la guerre d’Indochine, la France mène une nouvelle guerre coloniale.)

  

 

B. Pourquoi assistes-t-on à trois guerres en une seule ?

 

1. Une guerre franco-algérienne

 

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentats de la Toussaint ?

Des soldats français sont envoyés en nombre croissant en Algérie pour lutter contre les indépendantistes.

_ Des forces de police puis à partir de 1956 les militaires du contingent mènent des opérations de maintien de l’ordre contre les Fellaghas. Les militaires du contingent sont de jeunes Français de métropoles envoyés combatte en Algérie dans le cadre de leur service militaire (2 millions entre 1956 et 1962).

_ Les opérations de maintien de la paix s’intensifient pour devenir des opérations de guerre. Mais c’est une « guerre sans nom » car le gouvernement refuse de reconnaître la réalité d’une nouvelle guerre coloniale (l’expression « guerre d’Algérie » n’est reconnu par la France qu’en 1999).

_ Le ratissage des campagnes algériennes est pratiqué par l’armée et les harkis malgré les embuscades. En janvier-octobre 1957 se déroule la bataille d’Alger pour démanteler le FLN. Des attentats à la bombe dans les lieux publics sont réalisés par l’ALN (800 attentats à Alger en 1957), des actes de tortures par les militaires français… L’armée française est victorieuse sur le terrain.

Fellaghas (p. 303) : Terme arabe signifiant « coupeurs de routes » ou « bandits de grand chemin » utilisé par les Français pour désigner les membres du FLN.

 

 

* Lien INA (5 min 49) Interview Henri Alleg : http://www.ina.fr/video/1757741001011

* Lien Ina (3 min 32 à 6 min 10extrait du film La Question) :

 http://www.ina.fr/video/I05152048

 

Texte 7 page 300 : La pratique de la torture par l’armée française

Dans quels buts sont pratiqués les actes de tortures ?

Les actes de tortures sont pratiqués par des militaires français dans le but d’obtenir des renseignements.

_ Les violences sont intenses de chaque côté : mutilations de soldats Français et attentats contre les civils par les Fellaghas, torture (« gégène ») et assassinat politique par les parachutistes.

_ D’autres méthodes sont aussi employées par les chefs militaires français : le détournement d’un avion marocain pour capturer des dirigeants du FLN et le bombardement du village tunisien de Sakhiet (1958).

 

 

Texte 9 page 301 : la manifestation du 17 octobre 1961 : la guerre touche la métropole

Comment la violence est-elle présente sur le territoire de la métropole ?

_ La violence s’étend à la métropole : le 17 octobre 1961, la police parisienne se livre à une « ratonnade » après avoir dispersé une manifestation organisée par le FLN parisien pour protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens de France. La répression ordonnée par le préfet de police Maurice Papon fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

2. Une guerre algéro-algérienne…

 

Texte 6 page 300 : Une guerre civile entre Algériens

Quelle est la motivation de la lutte entre courants nationalistes ? Quelles sont les formes de cette lutte ?

* Des mouvements nationalistes sont rivaux comme le MNA et le FLN. Ils s’affrontent entre eux pour s’assurer l’obéissance des populations. Le FLN multiplie les actes de violences et assassinats punir ceux qui ne les soutiennent pas.

* La lutte du FLN contre le MNA prend la forme de tracts de propagandes et de meurtres (« condamnation à mort » l. 17-18) commis par le bras armé du FLN, l’ALN.

 

_ La guerre en Algérie opposent les Algériens entre eux.

* Les mouvements nationalistes rivaux comme le MLA et le FLN s’opposent à travers des assassinats en Algérie et dans la métropole, par du racket exercé sur les 300 000 immigrés algériens installés dans la métropole.

* Les Algériens en faveur de la France s’opposent aux indépendantistes, luttant aux côtés de la France comme les harkis.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

3. Une guerre franco-française…

 

Photographie 5 page 299 : Les partisans de l’Algérie française

Photographie 8 page 300 : Les attentats de l’OAS

+ Chronologie page 298

Question 6 page 299 : Comment les partisans de l’Algérie française  manifestent-ils leur mécontentement face à la politique d’autodétermination proposée par de Gaulle ?

 _ Face à l’enlisement du conflit le général de Gaulle propose des solutions politiques pouvant conduire à l’indépendance de l’Algérie. Des partisans de l’Algérie française réagissent par des actions violentes :

* construction de barricades à Alger lors de la semaine des barricades (24 janvier-1er février 1960) ;

* fondation de l’OAS en février 1961 et actes terroristes en Algérie et en France ;

*  tentative de putsch par quatre généraux à Alger les 25 et 26 avril 1961.

OAS (Organisation armée secrète) (p. 303) : Organisation terroriste et clandestine (février 1961-juin 1962) regroupant des civils français d’Algérie et des militaires déserteurs pour empêcher les négociations entre le gouvernement et le FLN et l’application des accords d’Evian.

 

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Cours 1ère Histoire : La guerre d'Algérie (1954-1962) 1

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA GUERRE D’ALGERIE (1954-1962)

7 à 8 heures (3 à 4 heures)                                               Manuel Nathan Côte 2011

 

 

Frise décolonisation

 

 

+ Chronologie page 291

 

Introduction : La décolonisation est un phénomène historique majeur du XX siècle. Elle donne naissance à de nombreux nouveaux Etats, parfois après des conflits violents et des déchirements au sein de sa population comme pour l’Algérie.

            Après la seconde guerre mondiale se met en place un processus d’émancipation de l’occupation d’un territoire et du gouvernement d’un peuple par un Etat étranger. Ce processus a été l’occasion en Algérie d’une importante violence, car faisant suite à 130 ans de présence française, avec une population d’origine européenne considérant l’Algérie comme leur patrie (Camus), des violences multiples dans chaque camp.

Problématique : Quels sont les caractères de la décolonisation de l’Algérie ?

Lien INA : http://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/l-algerie-independante

 

I. Pourquoi assistes-t-on à un conflit qui ne veut pas dire son nom ?

 

A. Quels sont les enjeux du mythe de l’Algérie Française ?

 

                        1. En quoi consiste le mythe de l’Algérie Française ?

 

Carte pages 292-293 : La décolonisation (1945-1991) + Frise chronologique page 291

Quel est le contexte de la guerre d’Algérie pour la métropole et sa colonie ?

_ La guerre d’Algérie se déroule dans le cadre de la décolonisation

* A l’échelle internationale : les deux Grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, Etats-Unis (ancienne colonie anglaise) et URSS (opposé à « l’exploitation de l’homme par l’homme) sont hostiles à la colonisation. L’Onu est devenu une tribune de l’anticolonialisme en accueillant comme membres les anciens pays colonisés.

* A l’échelle de l’Empire Français : La métropole est affaiblie par la Seconde Guerre mondiale et a perdu la guerre d’Indochine en 1954, au moment où éclate la Guerre d’Algérie.

 

Contexte (43 secondes) http://www.youtube.com/watch?v=MAhw2CWRZWI

Texte 2 page 298 : « L’Algérie c’est la France »

Pourquoi selon François Mitterrand l’Algérie est-elle la France ?

* A l’échelle de l’Algérie : Le mythe de l’Algérie française consiste dans la croyance que l’Algérie restera un territoire français comme l’indiquait en 1954 François Mitterrand : « L’Algérie, c’est la France ». En effet l’Algérie est française depuis 1830, et est organisée en trois départements  depuis 1848: l’Algérois, l’Oranais et le Constantinois. Au début des années 1950, elle est peuplée par un peu moins d’un million d’Européens (les « pieds-noirs ») et par environ 8,5 millions de musulmans.

 

 

2. Quelles sont les réalités vécues provoquant la guerre d’Algérie ?

 

                                   a. Quelles sont les inégalités économiques et sociales ?

 

Tableau 3 page 276 : Les inégalités de la société algérienne

Quelles sont les inégalités économiques et sociales visibles dans le tableau (propriété agricole, salaire quotidien, scolarisation) ?

_ Les inégalités économiques et sociales en Algérie sont nombreuses :

* propriétés agricoles : la taille moyenne des exploitations agricoles des agriculteurs français est de 100 ha, contre 14 ha pour celle des algériens.

Toutefois, les colons riches – gros exploitants agricoles, chefs d’entreprises – ne représentent qu’une minorité des français d’Algérie, environ 25 000, la grande masse des autres appartenant à la classe moyenne ou aux classes populaires.

* salaires quotidien : Le niveau de vie des français d’Algérie est supérieur à celui des musulmans : le salaire journalier d’un ouvrier agricole français est deux fois et demi supérieur à celui d’un Algérien.

* Scolarisation : Les inégalités se retrouvent dans le faible taux de scolarisation des enfants musulmans dans le primaire (20% seulement, contre 100% des jeunes français). Par ailleurs, le taux de chômage élevé de la population musulmane se traduit en particulier par une misère importante dans les villes.

 

                                   b. Quel est le statut politique des Algériens ?

 

Texte 5 page 277 : L’éveil du nationalisme algérien

Existe-t-il des assemblées pour représenter les populations d’Algérie ?

Le texte indique la présence de plusieurs assemblées : « […] Européens et quelques dizaines de milliers d’indigènes élisent leurs représentants dans les assemblées. » (l. 15 à 17)

 

_ Une assemblée algérienne de 120 membres (60 élus par les Français, 60 par les musulmans) a été mise en place en 1947.  Elle dispose en théorie d’une certaine autonomie. En réalité le pouvoir appartient au gouverneur général et à l’administration française.

 

A qui est réservé le droit d’être citoyen ? Quelle est la particularité des Algériens pouvant voter ?

Les Européens et des indigènes peuvent voter « Le droit d’être citoyen est seulement réservé à une petite minorité d’indigènes qui ont été « assimilés » par l’impérialisme français » (l. 14-15). Les Algériens pouvant voter sont donc des partisans de la présence française.

 

_ Malgré la présence d’une assemblée et d’électeurs musulmans, les élections du collège des représentants musulmans portent à l’assemblée des partisans de la présence française. Cela les rend peu crédibles pour les Algériens.

           

Quels sont les devoirs des « indigènes » ? En quoi les deux guerres mondiales ont-elles fragilisé la domination de la métropole ?

« Par contre ils doivent payer les impôts et faire le service militaire » (l. 20-21).

_ Leur participation à l’effort de guerre des Algériens lors des deux Guerres mondiales n’a pas amélioré leur statut civique ni économique, créant de multiples revendications. En effet l’égalité de prime entre les anciens combattants algériens et français n’est décidée par le Conseil constitutionnel français qu’en 2010.

 

 

B. Quels sont les débuts de la « guerre d’Algérie» ?

 

Texte 1 page 298 : La proclamation du FLN

Question 1 page 299 : Dans quel contexte la proclamation du FLN a-t-elle lieu ?

Le contexte est trouble au niveau intérieur et extérieur :

* Le contexte extérieur : la lutte pour l’indépendance est menée par des pays voisins de l’Algérie : « aux côtés des frères marocains et tunisiens » (l. 4-5). D’autres pays dominés par la France sont déjà parvenus à l’indépendance en Indochine, Syrie et Liban.

* Le contexte intérieur est marqué par des troubles et des violences suivis de répression dès le 8 mai 1945.

_ En 1954, lorsque débute la guerre d’Algérie, la décolonisation de l’Empire français a déjà commencé avec l’accession à l’indépendance du Liban et de la Syrie en 1946, de l’Indochine en 1954. La Tunisie et le Maroc sont proches de leur indépendance en 1956.

_ Le nationalisme algérien s’affirme dès le 8 mai 1945. Dans les villes de Sétif et Guelma sont organisés des défilés pour fêter la victoire. Des violences éclatent provoquant plus d’une centaine de morts côté français et plusieurs milliers dans la population musulmane.

 

Question 2 page 299 : Quel est l’objectif du FLN ? Comment compte-t-il y parvenir ?

Les membres du FLN souhaitent sortir le « mouvement national de l’impasse » (l. 3) causée par les « luttes de personnes et d’influence » (l. 4). Cela fait référence à l’opposition entre les différents mouvements nationalistes comme le UDMA, MTLD etc.

Le FLN par son bras armé l’ALN veut procéder à une violente et armée («  moyens de lutte : […] la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à réalisation de notre but. » (l. 16 à 18). Des attentats surviennent le 1er novembre 1954 menés par le FLN.

 

_ Deux mouvements politiques représentent le nationalisme algérien avant le conflit :

* L’UDMA (Union de défense du manifeste algérien), dirigée par Ferhat Abbas, ne revendique pas l’indépendance mais une participation démocratique des Algériens au sein d’une Algérie fédérée à la France.

* Le MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali Hadj réclame pour sa part la formation d’une assemblée constituante et le départ des troupes françaises d’Algérie.

_ Au sein du mouvement nationaliste MTLD un groupe de six dissidents menés par Ahmed Ben Bella et Mohammed Boudiaf décident de passer à l’action : le 1er novembre 1954, ils organisent une dizaine d’attentats qui font 8 victimes et annoncent simultanément la formation d’un FLN (Front de libération nationale) dont le but est l’indépendance immédiate.

 

FLN (Front de libération nationale) (p. 303) : Mouvement fondé le 10 octobre 1954 pour conquérir l’indépendance de l’Algérie, il est doté d’une organisation militaire, l’ALN (Armée de libération nationale).

 

 

 

 

 

 

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Cours 1ère histoire : La fin des totalitarismes 2

20 Mars 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Comment le totalitarisme soviétique prend fin ?

 

               A. Quelles sont les reformes entreprises par Gorbatchev ?

 

Texte 1 page 250 : La politique de réforme de Gorbatchev

Caricature 2 page 250 : La perestroïka, une rupture idéologique ?

Texte 3 page 251 : La glasnost en URSS

Question 4 page 251 : En quoi cette politique est-elle une rupture décisive ?

 

_ En 1985 l’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev inaugure des changements provoquant une rupture en URSS : réformes économiques de la perestroïka et liberté d’expression avec la glasnost doivent permettre d’assouplir le système soviétique sans remettre en cause l’idéologie communiste.

* Rupture avec la dictature communiste par la glasnost : La censure est abolie et les médias peuvent aborder des sujets sensibles comme l’explosion de Tchernobyl en 1986, le malaise des soldats envoyés en Afghanistan. De plus Gorbatchev démocratise l’URSS : il modifie la Constitution et organise les premières élections en partie libres de l’URSS en mars 1989 (présence de candidatures libres).

* Rupture avec l’économie centralisée avec la perestroïka : Dans les années 1980 l’URSS connaît une grave crise économique révélant les échecs de l’économie centralisée soviétique. Pour relancer l’économie Gorbatchev entreprend d’assouplir la planification, de donner de l’autonomie aux entreprises et créer un secteur privé soumis au marché. Le but est de débloquer un système économique marqué par la mauvaise qualité des productions et le manque de motivation des travailleurs.

Gorbatchev (p. 253) : (né en 1931) Adhérent du parti communiste en 1952, il en devient secrétaire général en 1985. Il tente de réformer le système soviétique en lançant la perestroïka et la glasnost. Contraint d’accepter la disparition de l’URSS, il démissionne le 25 décembre 1991.

Glasnost (p. 253) : (« transparence » en russe) Politique consistant à établir la liberté d’expression en URSS. Elle est initiée par M. Gorbatchev à partir de 1985.

Perestroïka (p. 253) : (« restructuration » en russe) Politique de réformes économiques et sociales menées par M. Gorbatchev entre 1985 et 1991 en URSS.

 

 

 

 

 

Photographie pénuries en URSS

 

 

  Caricature de Plantu sur la Perestroïka

 

Quelles sont les crises affectant l’URSS ?

_ La progression du chômage et de l’inflation, les grèves et les manifestations paralysant le pays pendant l’été 1989 montrent l’aggravation de la crise économique et sociale.

_ La liberté donnée aux médias permet de critiquer les échecs et les crimes du régime soviétique. Les habitants de l’URSS s’interrogent sur l’efficacité et la légitimité du communisme, ce qui aboutit à une crise morale.

 

 

 

            B. Quelles sont les conséquences des réformes de Gorbatchev et leur échec ?

 

Lien Ina Coup d’Etat contre Gorbatchev (3 min): http://www.ina.fr/video/CAB91039434

Comment  en est-on arrivé là ?

_ Dès 1989 M. Gorbatchev reconnaît aux démocraties populaires le droit de choisir leur politique et donc de sortir du communisme. La politique extérieure du désengagement contribue à la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et à la fin du bloc soviétique.

 

 

Texte 5 page 251 : La fin du régime soviétique

Question 7 page 251 : D’après ce texte, qu’est-ce qui explique l’échec de Gorbatchev ?

L’échec de Gorbatchev à réformer l’URSS et sauver le communisme s’explique par la volonté des Républiques composant l’URSS à prendre leur indépendance : Pays Baltes, Moldavie, Ukraine, Biélorussie. L’URSS a implosé.

Même la Russie dirigée par Boris Eltsine a déclaré son indépendance, ce qui met fin de fait au communisme. M. Gorbatchev est obligé de démissionner de sa présidence de l’URSS le 25 décembre 1991.

 

_ À l’intérieur de l’URSS les revendications nationalistes s’intensifient et les pays Baltes proclament leur indépendance au printemps 1991. Face aux risques d’implosion de l’URSS les conservateurs tentent un coup d’Etat en août 1991 contre Gorbatchev, c’est un échec mais M. Gorbatchev est affaibli politiquement. Le président de la Russie Boris Eltsine parvient à interdire le PCUS en novembre 1991.

 

Lien Ina : indépendance Russie, Ukraine, Belarus (2 min 21) : http://www.ina.fr/notice/voir/CAB91065313

 

OU

Lien Ina indépendance Ukraine et fin URSS (2 min 29) : http://www.ina.fr/notice/voir/CAB91063652

 

_ Le 21 décembre 1991 les chefs d’Etat de onze ex-républiques soviétiques, dont la Russie, déclarent leur indépendance et la dissolution de l’URSS ainsi que la création de la CEI (Communauté des Etats Indépendants). Gorbatchev doit démissionner le 25 décembre 1991. Avec la fin de l’URSS prend fin le totalitarisme soviétique.

 

 

Conclusion : La fin du totalitarisme soviétique est d’abord le résultat d’un processus interne sous Gorbatchev. L’initiative venue du sommet, du fait d’une prise conscience par les dirigeants de l’impasse d’un système qu’ils souhaitaient sauver. La Perestroïka et la Glasnost ont fait tomber ce qui restait d’un système usé, dont la chute ne peut s’expliquer seulement par celle du Mur de Berlin.

 

Conclusion sur histoire URSS : Lien Ina (2 min) http://www.ina.fr/video/CAB91067360/urss-retro-video.html

 

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Cours Histoire 1ère : Les combats de la Résistance (contre l’occupant nazi et le régime de Vichy) et la refondation républicaine. (2)

14 Juin 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

 

LE REJET DE LA III REPUBLIQUE

« Nous voulons la République parce que […] le sort de la République et celui de la résistance sont indissolublement liés et parce que la nation française ne peut s’exprimer pleinement que dans les institutions républicaines. Ce que nous voulons, c’est la IV République. La III République appartient au passé. La Révolution que nous portons en nous sera une révolution de tous les Français pour tous les Français. La république que nous portons en nous sera socialiste parce que le moment est venu […] d’arracher à une puissante oligarchie le contrôle et le bénéfice de l’économie. »

                Article de Combat, septembre 1942.

1. Quel projet de république porte le mouvement Combat ?

LA CHARTE DU CNR, 15 MARS 1944

Le Conseil National de la Résistance (CNR), fondé en mai 1943, rassemble des représentants des mouvements de résistance (huit membres), des partis politiques (six membres) et des syndicats (deux membres). Présidé par Jean Moulin, puis par Georges Bidault, il prépare, avec le général de Gaulle, l’instauration d’un gouvernement dès la libération de la France ainsi que d’importantes mesures dans les domaines économique et social :

« - L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- le retour à la nation de tous les grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;

- le droit au travail et le droit au repos ;

- la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur ou à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ; la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat. »

2. Dans les propositions du CNR relevez les passages qui concernent le domaine économique et ceux qui concernent le domaine social.

 

 

 

II. Comment refonder la République et restaurer la démocratie après la 2e Guerre mondiale (1944-1947) ?

 

            A. En quoi le programme de la Résistance cherche-t-il à établir une république démocratique et sociale ?

En quoi la Libération est-elle l’occasion d’une profonde rénovation de l’idéal républicain ?

 

Texte 4 page 335 : Les objectifs de la France libre

Affiche 5 page 335 : L’Union des Résistances

Question 4 page 335 : Quels sont les valeurs et symboles républicains que défend la Résistance ?

La Résistance est une démocratie à l’œuvre comme le montre les valeurs et symboles républicains défendus par la Résistance :

* Symboles : L’affiche montre le bonnet rouge de Marianne républicain au dessus de bandes bleu et blanche (évoquant le drapeau tricolore), cela permet d’associer étroitement république et patrie. La devise républicaine est aussi  indiquée dans le texte : « idéal séculaire français de liberté, d’égalité, de fraternité » (l. 17-18).

 * Valeurs : La liberté est réaffirmée dans tous ses aspects : « que chacun soit libre de sa pensée, de ses croyances, de ses actions » (l. 19-20)

 

Question 5 page 335 : Quelles réformes de Gaulle annonce-t-il pour la libération ?

Le chef de la France libre menant la Résistance, le général de Gaulle, annonce plusieurs réformes pour la libération :

* Réformes politiques :

- restauration de la démocratie : « toutes les libertés intérieures devront leur être rendues » (l. 6-7).

- Réunion d’une Assemblée Constituante pour déterminer si la III République est restaurée ou si une IV Républiques voit le jour : « tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l’Assemblée nationale qui décidera souverainement des destinées du pays. » (l. 9-10)

- De plus, les femmes obtiennent le droit de vote puisque l’Assemblée est élue au suffrage universel

* Réformes sociales :

Plusieurs réformes sociales sont prévues pour assurer l’égalité des chances : « que chacun ait, au départ de son activité sociale, des chances égales à celles de tous les autres » (l. 21-22). Pour cela en particulier est prévues : « la sécurité sociale » l. 15

 

OU : Documents (article de Combat et programme du CNR de mars 1944)

 

_ Les mouvements issus de la Résistance veulent restaurer la République mais refusent de revenir à la III République. Le « programme d’action » du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944 est devenu à la Libération le symbole du renouveau démocratique et républicain. Ce programme est à l’origine de réformes démocratiques et sociales.

 

Texte 1 page 340 : Les engagements de la Résistance

Question 1 page 341 : Résumez les grandes orientations de réformes économiques et sociales annoncées ici.

 

Texte 1 page 340 : Les engagements de la Résistance

Texte 3 page 341 : Une extension des droits sociaux

 

Question 2 page 341 : Quelles orientations du programme de la Résistance sont inscrites dans le préambule de la Constitution ?

_ Création d’un Etat providence : Pour améliorer le niveau de vie des Français, la Sécurité sociale est créée en 1945. Elle est financée par les salariés et les employeurs et permet d'organiser une couverture maladie, ainsi que le financement des retraites. À partir de 1946, elle gère également une caisse d'allocations familiales. Les allocations chômage sont gérées par l'État. Les caisses étant gérées par les patrons et les salariés, le rôle des syndicats devient très important.

Etat providence (p. 342) : Ensemble des dispositifs par lesquels l’Etat intervient dans l’économie et la société, protégeant les individus et redistribuant les richesses.

 

 

Affiche de publicité 3 page 343 : La nationalisation des usines Renault

Pourquoi un drapeau français est-il devant l’emblème de la régie Renault ?

_ Les nationalisations : Sur le plan économique, de grandes entreprises sont nationalisées et le secteur public se développe. Les nationalisations concernent des entreprises qui ont collaboré (Régie Renault) et des secteurs jugés vitaux comme le secteur bancaire (Crédit Lyonnais, Société Générale), les assurances, le charbon, l'électricité et le gaz (EDF-GDF), et les transports (Air France, la RATP, la Marine marchande – la SNCF a été nationalisée au moment du Front populaire). Le haut commissariat à l'énergie atomique est créé en octobre 1945.

 

SITE INA : Le commissariat au Plan Monnet (50 s) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-economique/video/AFE85001787/le-conseil-du-plan-monnet.fr.html

 

 

_ Planification de l’économie : L'économie est planifiée avec la création du haut commissariat au plan en 1946, dirigé par Jean Monnet. L'économie de marché n'est pas remise en cause mais l'État fixe les prix, les objectifs de production, et favorise la reconstruction de l'économie par des incitations diverses (commandes d'État, fiscalité favorable, etc.) et des mesures dirigistes. De hauts fonctionnaires formés par l'École nationale d'Administration (1945) sont placés à la tête des grandes entreprises.

Plan (p. 342) : Document par lequel le gouvernement fixe des objectifs économiques pour 5 ans.

Dirigisme (p. 342) : Action d’impulsion et d’orientation de l’Etat dans l’économie et la société.

 

 

B. Quelles sont les nouvelles forces politiques à la Libération ?

 

SITE CURIOSPHERE Démission du général De Gaulle : http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/25-histoire-geoetcivilisations/106834-reportage-la-demission-de-de-gaulle-debut-1946

 Maurice Thorez, chef du PCF et ministre d'État, veut une République démocratique avec un parlement fort concentrant d'importants pouvoirs. De Gaulle est totalement hostile à ce projet constitutionnel, il pense au contraire que la France doit se doter d'un pouvoir exécutif fort. Le conflit entre les deux hommes entraîne la démission de De Gaulle le 20 janvier 1946

 

Quel est le contexte politique lors de l’adoption de la constitution de la IV République ?

_ Le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) est présidé par le général De Gaulle jusqu’à sa démission le 20 janvier 1946. Il est soutenu par un tripartisme (MRP, SFIO, PCF) et entreprend trois travaux importants :

* Etablir une constitution républicaine. Mais l’adoption de la IV République est difficile et nécessité deux constituantes et deux référendums.

* Effectuer une épuration légale pour éviter les risques de règlements de compte ; celle-ci conduit à des sanctions mesurées (peines de mort, dont celles du Maréchal Pétain et de Laval, de prison, de révocations).

* Rénover la vie économique et sociale par des réformes profondes (nationalisations ; création de la sécurité sociale en octobre 1945).

De Gaulle (p. 336) : 1890-1970. Officier, il devient après l’Appel du 18 juin 1940 le chef de la France libre. De 1944 à 1946, il dirige le gouvernement provisoire. Il fonde en 1958 la V République dont il est le premier président jusqu’à sa démission en 1969.

Tripartisme : alliance des trois partis majoritaires à la Libération (SFIO, MRP, PCF) qui s’entendent pour gouverner la France après le départ du général de Gaulle en janvier 1946 et fonder la IV République. Cette alliance disparaît de fait, en 1947, avec le renvoi des ministres communistes.

 

Diaporama en ligne (1 min 23) : http://www.youtube.com/watch?v=AvTFYuFoHAA

 

Quelles sont les forces politiques constituant le tripartisme ?

_ Les élections du 21 avril 1945 marquent un déplacement des forces politiques vers la gauche, avec l’effacement de la droite, le déclin des partis de gouvernement de la IIIe République (parti radical) et l’affirmation des mouvements issus de la Résistance dominés par les socialistes et les communistes.

_  En effet, trois grandes forces politiques remportent 75 % des suffrages :

* le PCF de Maurice Thorez bénéficie du prestige de la Résistance,

* le Mouvement de rassemblement populaire de De Gaulle (avec des Français d'origines diverses : RPF gaulliste et CNI libéral),

*  la gauche non communiste (socialistes de la SFIO et catholiques de gauche).

Le PCF qui obtient le plus de sièges à l'Assemblée et se trouve majoritaire avec la SFIO.

 

 

 

C. Pourquoi la IV République est-elle contestée dès le début de son existence ?

 

Texte 4 page 341 : de Gaulle critique les projets institutionnels

Organigramme 5 page 341 : Les institutions de la IV République

Question 6 page 341 : Pourquoi de Gaulle souhaite-t-il que le pouvoir exécutif soit indépendant du pouvoir législatif ? Comment garantir cette indépendance ?

 

Question 7 page 341 : En quoi sa conception s’oppose-t-elle à la Constitution de la IV République ?

 

OU

 

SITE CURIOSPHERE Discours du général De Gaulle : http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/25-histoire-geoetcivilisations/106835-reportage-de-gaulle-et-le-discours-de-bayeux

Comment la vision gaullienne des institutions s’oppose-t-elle à la Constitution adoptée en 1946 ? Que veut-il éviter ?

_ Le général de Gaulle prononce un discours à Bayeux le 16 juin 1946 dans lequel il souhaite un pouvoir exécutif fort.

Selon lui, le président de la République ne doit pas être dépendant des partis représentés au Parlement, il ne doit pas être élu par les deux chambres composant le pouvoir législatif, d’où la nécessité d’un collège plus large de grands électeurs.

_ Le PCF et la SFIO sont à l'origine de la constitution de la ive République qui se caractérise par un pouvoir législatif fort, à l’opposé des conceptions du général De Gaulle. Rejetée une première fois lors du referendum de mai 1946 (53 % de non), la Constitution est finalement approuvée lors du referendum d'octobre 1946.

 

Organigramme 5 page 341 : Les institutions de la IV République

Question 5 page 341 : (A qui appartient désormais la souveraineté nationale ?) Quels sont les pouvoirs de l’Assemblée ?

_ Le pouvoir législatif :

* Le Parlement comporte deux assemblées (bicamérisme) : l'Assemblée nationale constituée de députés élus au suffrage universel pour 5 ans, et le Conseil de la République (équivalent du Sénat) élu au suffrage indirect.

* Le nombre d'élus est proportionnel au nombre de voix obtenues aux élections (représentation proportionnelle). Tous les partis sont donc représentés à l'Assemblée nationale et ils sont obligés de s'allier pour former des majorités (ce qui rend le système instable).

* C'est le Parlement qui élit le Président de la République pour 7 ans.

_ Le pouvoir exécutif : Le Président du conseil détient l'essentiel du pouvoir exécutif et dirige le gouvernement. Il est responsable devant l'Assemblée qui peut le renverser, ce qui arrive souvent car il lui est extrêmement difficile de trouver une majorité compte tenu de la multiplication des partis.

 

Quelles sont les limites du document ?

L’organigramme ne montre pas le statut des colonies.

_ Le statut des colonies : ce sont désormais des États librement associés à la France dans le cadre de l'Union Française (son assemblée à un rôle consultatif et est composée de 50 % de membres désignés par les colonies, et de 50 % de membres désignés par le Parlement).

 

 

Quel est le bilan de la IV République ?

_ La IVème République a un bilan mitigé. Elle est à l'origine de mesures sociales fondamentales pour les Français et réussit la reconstruction économique et matérielle de la France. Mais elle demeure un régime impopulaire du fait de son incapacité à résoudre la question coloniale, et de sa trop grande instabilité ministérielle.

 

 

 

 

Synthese-Resistance-et-refondation-republicaine.jpg

 

 

 

1ère Fiche programmation Histoire

 

LES COMBATS DE LA RESISTANCE (CONTRE L’OCCUPANT NAZI ET LE REGIME DE VICHY) ET LA REFONDATION REPUBLICAINE

 

 

 

 

 

1ère Fiche d’objectifs histoire

 

Les combats de la Résistance (contre l’occupant nazi et le régime de Vichy) et la refondation républicaine.

 

SAVOIR   

 

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. En quoi la Résistance est-elle une démocratie en œuvre ?

                A. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus de la défaite face aux totalitarismes ?

1. En quoi le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république ?

                               2. Quelles sont les réactions face à la remise en cause des valeurs républicaines et face à l’occupation nazie ?

B. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus d’un régime antirépublicain ?

II. Comment refonder la République et restaurer la démocratie après la 2e Guerre mondiale (1944-1947) ?

                A. En quoi le programme de la Résistance cherche-t-il à établir une république démocratique et sociale ?

B. Quelles sont les nouvelles forces politiques à la Libération ?

C. Pourquoi la IV République est-elle contestée dès le début de son existence ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Exode (p. 330) : Fuite des civils devant l’avancée de l’armée allemande en juin 1940.

Révolution nationale (p. 330) : idéologie du régime de Vichy qui rompt avec les principes républicains.

Corporation (p. 330) : organisation professionnelle qui réunit patrons et ouvriers d’un même secteur d’activité.

Force Françaises libres (p. 334) : Organisées dès juin 1940, ce sont les forces armées d’outre-mer de la France libre. Modestes à leur début, elles atteignent 60 000 combattants en juillet 1943.

Résistance civile (p. 332) : Modes d’action non armées (politiques, juridiques, sociaux, culturels, économiques).

Mouvements de Résistance (p. 332) : Organisation menant des actions militaires mais aussi civiles, notamment par la diffusion de journaux clandestins.

FTP (p. 332) : (Francs-tireurs et partisans) Force de résistance armée du parti communiste.

STO (p. 332) : (Service du Travail obligatoire) Service en Allemagne imposé aux jeunes Français.

FFI (p. 332) : (Forces françaises de l’intérieur) Groupes armés unis en 1944 sous l’autorité du Conseil national de la Résistance.

Maquis (p. 332) : Lieux difficiles d’accès où les résistants s’organisent et mènent une guérilla contre l’occupant nazi et le régime de Vichy.

Etat providence (p. 342) : Ensemble des dispositifs par lesquels l’Etat intervient dans l’économie et la société, protégeant les individus et redistribuant les richesses.

Plan (p. 342) : Document par lequel le gouvernement fixe des objectifs économiques pour 5 ans.

Dirigisme (p. 342) : Action d’impulsion et d’orientation de l’Etat dans l’économie et la société.

Tripartisme : alliance des trois partis majoritaires à la Libération (SFIO, MRP, PCF) qui s’entendent pour gouverner la France après le départ du général de Gaulle en janvier 1946 et fonder la IV République. Cette alliance disparaît de fait, en 1947, avec le renvoi des ministres communistes.

 

3/ JE CONNAIS LES BIOGRAPHIES DE :

 

Pétain (p. 330) : (1856-1951) Général, il s’illustre à la bataille de Verdun (1916). Officier respecté et populaire, il devient président du Conseil en juin 1940 ; il demande alors l’armistice, puis engage la France dans la Révolution nationale et la collaboration.

Jean Moulin (p. 337) : (1899-1943) Préfet à Chartres, il refuse en 1940 de se soumettre aux Allemands. Il rejoint la France libre : chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance intérieure, il fonde le CNR en 1943. Mais il est arrêté par la Gestapo et meurt après avoir été torturé.

De Gaulle (p. 336) : 1890-1970. Officier, il devient après l’Appel du 18 juin 1940 le chef de la France libre. De 1944 à 1946, il dirige le gouvernement provisoire. Il fonde en 1958 la V République dont il est le premier président jusqu’à sa démission en 1969.

 

SAVOIR FAIRE

 

 

4/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE HISTORIQUE

5/ JE SAIS METTRE EN RELATION TEXTE ET AFFICHE

6/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

7/ JE SAIS ETUDIER UNE AFFICHE

8/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

9/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES TEXTES

10/ JE SAIS ETUDIER UN ORGANIGRAMME

 

 

 

                                  SAVOIR

notions

méthodes

Problématique :

En quoi la résistance est-elle à l’origine de la refondation de la République ?

 

I. En quoi la Résistance est-elle une démocratie en œuvre ?

            A. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus de la défaite face aux totalitarismes ?

1. En quoi le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république ?

 

 

 

 

                        2. Quelles sont les réactions face à la remise en cause des valeurs républicaines et face à l’occupation nazie ?

 

B. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus d’un régime antirépublicain ?

 

 

 

 

 

 

II. Comment refonder la République et restaurer la démocratie après la 2e Guerre mondiale (1944-1947) ?

 

            A. En quoi le programme de la Résistance cherche-t-il à établir une république démocratique et sociale ?

En quoi la Libération est-elle l’occasion d’une profonde rénovation de l’idéal républicain ?

 

B. Quelles sont les nouvelles forces politiques à la Libération ?

 

C. Pourquoi la IV République est-elle contestée dès le début de son existence ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exode (IA1)

Pétain (IA1)

Révolution nationale (IA1)

Corporation (IA1)

 

 

Force Françaises libres (IA2)

Résistance civile (IA2)

 

Mouvements de Résistance (IB)

FTP (IB)

STO (IB)

FFI (IB)

Maquis (IB)

Jean Moulin (IB)

 

 

 

 

Etat providence (IIA)

Plan (IIA)

Dirigisme (IIA)

 

 

 

 

De Gaulle (IIB)

Tripartisme (IIB)

 

 

 

 

Etude de carte historique (IA1)

Mise en relation texte et affiche (IA1)

Etude de texte (IA1)

Etude d’affiche (IA1)

 

 

 

Etude de photographie (IA2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en relation de textes (IIA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude d’organigramme (IIC)

 

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Cours Histoire 1ère : Les combats de la Résistance (contre l’occupant nazi et le régime de Vichy) et la refondation républicaine. (1)

14 Juin 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

Les combats de la Résistance (contre l’occupant nazi et le régime de Vichy) et la refondation républicaine.

 

Introduction :

La deuxième étude s’intéresse au moment qui va de la défaite de 1940 à l’instauration de la IVe République en 1946. Le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république apparemment consolidée par la victoire en 1918, mais que les crises des années 1930 ont fragilisée. Le régime de Vichy développe dès son avènement un discours violemment antirépublicain. Il convient donc de rappeler les principes de ce régime et sa politique. Face aux outrances de la réaction, la défense de la République se replie dans la Résistance. L’histoire de la Résistance est celle d’une redécouverte progressive de l’idéal républicain.

(Les valeurs de la République n’occupent cependant qu’une place modeste dans les motivations des premiers résistants à côté du refus de la présence de l’occupant et de la lutte contre le fascisme. Ce n’est qu’à partir de l’été 1941 que la lutte contre Vichy et la réaffirmation de l’idée républicaine deviennent une priorité pour la Résistance intérieure. En 1942, la France libre fait à son tour de la restauration d’un régime démocratique son principal objectif, de Gaulle modérant sa critique de la IIIe République. La République devient alors le dénominateur commun entre les différents mouvements de résistance. En utilisant des témoignages de résistants, il s’agit aussi de montrer que par son fonctionnement même, la Résistance est une démocratie à l’oeuvre.)

L’idée républicaine sort donc relégitimée par quatre années d’occupation mais elle a subi une évolution. Les résistants refusent de revenir à une IIIe République discréditée.

 

Problématique :

En quoi la résistance est-elle à l’origine de la refondation de la République ?

 

 

Frise chronologique page 313

 

 

Chronologie-Resistance-et-refondation-republicaine.jpg

 

 

 

I. En quoi la Résistance est-elle une démocratie en œuvre ?

 

            A. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus de la défaite face aux totalitarismes ?

 

1. En quoi le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république ?

 

Lien vidéo INA (3 min 30) : http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu04532/l-offensive-allemande-de-mai-1940-debacle-de-l-armee-francaise-et-exode-des-populations-devant-l-avancee-de-la-wehrmacht.html

Lien vidéo débâcle française (3 min 40) : http://www.dailymotion.com/video/xnd5p_la-campagne-des-18-jours-et-l-exode_shortfilms

Lien vidéo L’exode (1 min) : http://www.tv5.org/apocalypse/L-exode?bonus=179

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

Question 1 page 326 : Montrez la rapidité de la défaite française de 1940.

Après la drôle de guerre (septembre 1939 – juin 1940) caractérisée par une absence d’actions militaires à la frontière entre Allemagne et la France, les opérations militaires se déclenchent et s’enchaînent rapidement : attaque allemande le 10 mai 1940 ; défaites françaises provoquant la demande d’armistice le 17 juin 1940 ; signature de l’armistice et début de l’occupation allemande le 22 juin 1940.

_ La défaite rapide de la France face à l’invasion allemande (10 mai – 22 juin 1940) aboutit à une demande d’armistice (17 juin) signée le 22 juin à Rethondes. La débâcle militaire se caractérise par la déroute de l’armée et l’exode des civils français et belges devant l’avancée ennemie.

Exode (p. 330) : Fuite des civils devant l’avancée de l’armée allemande en juin 1940.

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

Carte 2 page 326 : La France occupée

Question 2 page 326 : Quelles sont les conséquences de la défaite et de l’armistice pour le territoire français ?

_ La France est occupée au Nord. Le maréchal Pétain dirige la zone libre au sud avec pour capitale la ville thermale de Vichy, offrant de nombreux hôtels pour loger les fonctionnaires de l’Etat français.

  

 

Texte 2 page 328 : Un ordre nouveau

Affiche 3 page 328 : La Maison France

Question 3 page 329 : Quel régime, quelles idées, quelles personnes sont rendus responsables de la défaite ?

Le maréchal Pétain accuse  la République d’être responsable de la défaite de la France : « Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique » (texte 1, l. 6 à 9). Le Régime de Vichy accuse encore les idées républicaines (doc. 2 : « Parlement », « démo » et « cratie », « pot-de-vin ») et de gauche (doc. 2 : « radicalisme », « communis(me) »). Les étrangers (« France et Cie »), communistes (le drapeau rouge), juifs et francs-maçons (« juiver(ie) » et l’étoile de David avec les trois points maçonniques) sont désignés comme responsables de cette situation.

_ Le maréchal Pétain parvient au pouvoir dans cette période de crise en apparaissant comme l’homme providentiel qui pourrait sauver la France. L’homme en profite pour mettre fin à la III République et installer un régime dictatorial dont l’idéologie est la Révolution nationale.

_ Un violent discours antirépublicain est tenu dès la naissance de l’Etat français vichyste. La République est accusée d’être la cause de la défaite de la France, ainsi que les hommes du Front populaire, les Juifs et les francs-maçons.

Pétain (p. 330) : (1856-1951) Général, il s’illustre à la bataille de Verdun (1916). Officier respecté et populaire, il devient président du Conseil en juin 1940 ; il demande alors l’armistice, puis engage la France dans la Révolution nationale et la collaboration.

Révolution nationale (p. 330) : idéologie du régime de Vichy qui rompt avec les principes républicains.

 

Texte 1 page 328 : Un régime autoritaire

Question 1 page 329 : En quoi ce texte met-il fin au régime républicain ?

Les Actes constitutionnels de juillet 1940 mettent fin à la démocratie en donnant la totalité des pouvoirs au maréchal Pétain (pouvoir exécutif : «il a la plénitude du pouvoir gouvernemental » ; pouvoir législatif « il exerce le pouvoir législatif »).

De plus, les représentants élus ne sont plus réunis pour exercer la souveraineté populaire (acte constitutionnel n°3).

_ Dans le contexte de l’exode où députés et sénateurs sont chassés de Paris par l’avancée allemande, les parlementaires votent les 10-11 juillet 1940 un Acte constitutionnel. Cet acte abolit la iiie République et met en place un régime autoritaire où Pétain a tous les pouvoirs pour une nouvelle constitution. Les Actes Constitutionnels attribuent à Pétain « plus de pouvoirs qu’à Louis XIV » (selon un mot de Laval).

 

Affiche 3 page 328 : La Maison France

Question 5 page 329 : Quelle est la devise de l’Etat français ? Sur quels « piliers » est-il construit ? Quelle activité économique en est absente ?

_ Les principes de l’Etat français sont visibles dans sa devise « Travail, famille, Patrie ».

* Le travail (« paysannerie », « artisanat ») est exalté avec comme vision celle d’un retour à la terre d’une France rurale. L’idéologie de la révolution nationale préfère l’artisanat à l’industrie. Les grèves sont interdites et les syndicats sont remplacés par des corporations.

* La famille est célébrée par le régime de Vichy avec la valorisation de l’image de la mère au foyer. L’école doit transmettre les valeurs du régime et le respect de la hiérarchie.

* La Patrie est montrée par la propagande comme sauvée par le maréchal Pétain. La Marseillaise est interdite par les Allemands et remplacée par l’hymne : « Maréchal, nous voilà. »

Corporation (p. 330) : organisation professionnelle qui réunit patrons et ouvriers d’un même secteur d’activité.

 

  

 

                        2. Quelles sont les réactions face à la remise en cause des valeurs républicaines et face à l’occupation nazie ?

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

Question 1 page 335 : Quelles sont, selon de Gaulle, les causes de la défaite ?

 

 

Question 2 page 335 : A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi peut-on dire qu’il appelle à l’insoumission vis-à-vis de Vichy ?

 

 

_ La résistance patriotique et républicaine débute dès l’appel à la BBC de Londres du général de Gaulle du 18 juin 1940. Il demande à tous les Français de poursuivre le combat et s’oppose à l’armistice demandé par le maréchal Pétain. Le général de Gaulle est condamné à mort par coutumace  par les juges aux ordres du régime de Vichy.

 

Lien vodéo : Les FFL (1 min01) : http://www.youtube.com/watch?v=2-mjDw91atw

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

Photographie 2 page 334 : Les soldats de la France Libre

Affiche 5 page 335 : L’union des Résistances

Question 1 page 335 : Qui sont les combattants de la France libre ? Où combattent-ils ?

_ La France libre se constitue autour du général de Gaulle à Londres. En 1940 le « chef des Français libres » regroupe 7 000 personnes au sein des Forces Françaises Libres (FFL). En 1942 les FFL sont plus de 70 000 et comprennent des soldats issus des colonies françaises.

_ Les FFL combattent au côté des Britanniques. Les pilotes français participent à la bataille d’Angleterre dans les avions de la Royal Air Force. Ils livrent un combat glorieux contre les troupes allemandes de Rommel à Bir Hakeim en Afrique du Nord.

Force Françaises libres (p. 334) : Organisées dès juin 1940, ce sont les forces armées d’outre-mer de la France libre. Modestes à leur début, elles atteignent 60 000 combattants en juillet 1943.

 

Texte 4 page 333 : L’engagement de l’archevêque de Toulouse

En quoi consiste la forme de résistance civile de l’archevêque de Toulouse ?

 

_ Les valeurs républicaines sont remises en causes par les Nazis dans la zone occupée et par l’Etat français dans la zone Sud. Une opposition intérieure spontanée se met en place pour lutter contre l’occupation nazie et le régime de Vichy.

_ La résistance civile prend plusieurs formes : distribution de tracts clandestins pour contrebalancer la propagande nazie ; cacher des juifs et organiser de filières d’évasions de juifs et de résistants par l’Espagne ou la Suisse ; mais aussi aider les services de renseignement alliés, saboter les voies ferrées ou même s’attaquer militairement aux troupes d’occupation.

Résistance civile (p. 332) : Modes d’action non armées (politiques, juridiques, sociaux, culturels, économiques).

 

 

 

 

 

B. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus d’un régime antirépublicain ?

 

Journal clandestin 1 page 332 : organe des mouvements de résistance unis

Question 2 page 333 : De quand date cette « Une » ? Que montre-t-elle sur l’organisation des mouvements de Résistance et le rôle reconnu au général de Gaulle ?

 

_ La résistance spontanée s’organise en organisation structurée. Les mouvements de Résistance sont nombreux : Combat fondé en août 1940, Libération en novembre 1940, Francs-Tireurs en 1941.

_ Les résistants sont de différentes tendances politiques, mais tous attachés aux valeurs républicaines. Les communistes rallient la résistance après l’attaque de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941 et forment les FTP. Les jeunes rejoignent en grand nombre la résistance après la création du STO. Ils forment de nombreux maquis en 1943. Néanmoins les résistants ne représentent que 2 à 3%  de la population française.

Mouvements de Résistance (p. 332) : Organisation menant des actions militaires mais aussi civiles, notamment par la diffusion de journaux clandestins.

FTP (p. 332) : (Francs-tireurs et partisans) Force de résistance armée du parti communiste.

STO (p. 332) : (Service du Travail obligatoire) Service en Allemagne imposé aux jeunes Français.

 

Lien INA (6 min01) : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86002810/comment-sont-nes-les-ffi-et-ce-qu-ils-sont-devenus.fr.html

Qui sont les FFI ? Quels sont leurs combats ?

 

Texte 2 page 332 : Les femmes dans la Résistance

Photographie 3 page 333 : Le maquis

Affiche 5 page 333 : La répression : l’Affiche rouge

Question 6 page 333 : Quelles sont les formes de résistance armée ?

_ Les Forces Françaises de l’intérieur (FFI) multiplient les sabotages. Les maquis occupent plusieurs divisions allemandes en tenant les maquis du plateau de Glières, du Vercors. Les résistants aident ainsi les troupes alliées à libérer la France.

_ L’insurrection des Parisiens libère la capitale avant l’entrée des Français libres de la deuxième division blindée du général Leclerc dans Paris le 24 août 1944. 

FFI (p. 332) : (Forces françaises de l’intérieur) Groupes armés unis en 1944 sous l’autorité du Conseil national de la Résistance.

Maquis (p. 332) : Lieux difficiles d’accès où les résistants s’organisent et mènent une guérilla contre l’occupant nazi et le régime de Vichy.

 

Lecture Biographie Jean Moulin page 337

_ Le général de Gaulle envoie en France l’ancien préfet Jean Moulin le 1er janvier 1942 pour coordonner la résistance française au sein du MUR (Mouvement Unifié de la Résistance) puis dans le CNR (Conseil National de la Résistance) le 27 mai 1943.

_ Le CNR rassemble les représentants de la résistance et des anciens partis de la III République. Il publie en 1944 un programme pour refonder la République.

Jean Moulin (p. 337) : (1899-1943) Préfet à Chartres, il refuse en 1940 de se soumettre aux Allemands. Il rejoint la France libre : chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance intérieure, il fonde le CNR en 1943. Mais il est arrêté par la Gestapo et meurt après avoir été torturé.

 

Photographie 3 page 335 : Le gouvernement de la France libre

Question 6 page 335 : En quoi le Comité national français apparaît-il comme un quasi-gouvernement ? Quelles ambitions de la France libre la création du CNL traduit-elle ?

_ Le régime de Vichy est considéré comme un ennemi par les Français Libre. Le général de Gaulle fait reconnaître la France Libre et son gouvernement aux Alliés. Le Comité français de libération nationale (CFLN) est créé à Alger en 1942. Il est remplacé le 4 juin 1944 par le Gouvernement Provisoire de la République française (GPRF).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire 1ère : la Laïcité (2)

30 Mai 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Quelles sont les évolutions de la laïcité depuis le début du XX siècle ?

 

A. En quoi la laïcisation de la société est-elle une politique qui divise les Français ?

 

 

LIEN (9 min, à voir jusque 4 min) : http://www.youtube.com/watch?v=nFxnhNDVbgY

 

 

Photographie 1 page 370 : L’expulsion des moines chartreux en 1903

En quoi cette expulsion des Chartreux montre-t-elle une division des Français ?

L’expulsion des chartreux montre la division des Français entre anticléricaux et ceux partisans d’un enseignement religieux, mais aussi plus généralement des effets de la laïcisation de la société française et de la résistance à son encontre.

 

_ La laïcisation ou sécularisation de la société française dans les débuts de la III République se traduit dans des mesures qui s‘opposent à la puissance et aux pratiques de l’Eglise catholique.

* La parole de Léon Gambetta à la Chambre des députés en 1877  « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! »  est suivi de multiples mesures : le repos dominical pour raisons religieuses est aboli en 1879 ; à partir de 1881, les cimetières ne sont plus réservés aux seuls croyants (on encourage même les enterrements civils en 1887) ; les prières au Parlement sont supprimées en 1884, année où est rétabli le divorce (malgré l'opposition de l'Eglise) ;  on enlève les crucifix dans les hôpitaux, les tribunaux, les écoles.

* La loi sur les associations de 1901 contraint les congrégations religieuses à demander une autorisation pour exister. De nombreuses autorisations sont refusées et 2500 congrégations d’enseignement religieux sont dissoutes.

Congrégations (p. 370) : associations de religieux ou de religieuses.

  

 

            B Comment la laïcité est-elle progressivement acceptée par les catholiques français ?

 

 

Illustration 1 page 368 :

Comment évolue le combat politique de la laïcité entre 1882 et 1982 ?

 

* Comment le climat passionné s’apaise-t-il après la Première Guerre mondiale et l’Union sacrée ?

_ La Première guerre mondiale entraîne une union sacrée qui met fin à la discorde avec les catholiques : les croyants acceptent la laïcité puisque l’Etat garantit la liberté des cultes.

* La République accepte des compromis comme en 1919 le maintien pour les départements de l’Alsace et de la Moselle (allemande depuis 1871) du statut du concordat : enseignements religieux à l’école, indemnisation des ministres des cultes, etc.

* De plus, les relations diplomatiques avec la papauté sont rétablies en 1921, en 1924 le pape accepte la loi de 1905.

 

* Pourquoi l’image de l’Eglise catholique s’améliore-t-elle par leurs actions pendant la seconde guerre mondiale ?

_ Malgré le soutien des catholiques extrémistes aux ligues d’extrême-droite dans les années 1930 et l’anticléricalisme de l’extrême gauche, l’image de l’Eglise catholique s’améliore avec la seconde guerre mondiale. En effet, des réseaux catholiques aident et cachent des enfants juifs pour leur éviter la déportation. Des catholiques s’engagent dans la résistance comme Henri Grouès dit l’abbé Pierre. Les démocrates chrétiens participent aux travaux du Conseil National de la Résistance (CNR) et ont gagné en influence à la Libération.

 

* Comment les catholiques participent-ils à la vie politique après la seconde guerre mondiale ?

_ Les catholiques résistants se regroupent dans un parti politique : le Mouvement républicain populaire (MRP).  Le MRP forme avec la SFIO socialiste et le Parti communiste  une alliance pour gouverner la France à la Libération : le tripartisme. La laïcité est intégrée dans la Constitution de la IV République, ce qui n’empêche pas des membres importants du MRP de participer aux gouvernements de la IV République comme Robert Schuman, Georges Bidault ou Pierre Pfimlin.  Les démocrates chrétiens sont représentés par un parti politique important qui rallie le gaullisme en 1958. Là encore la laïcité reconnue par la Constitution de la V République n’est pas un obstacle à la participation des catholiques à la vie politique.

 

Comment la laïcité est-elle acceptée et reconnue par les catholiques

_ Le principe de laïcité triomphe dans les Constitutions de 1946 et 1958 instaurant des républiques laïques. Les catholiques acceptent et approuvent ce caractère laïc du régime politique. Seule une minorité isolée d’intégristes catholiques rejettent la laïcité. En effet la République ne remet pas en cause les pratiques religieuses et fait preuve de tolérance envers les pratiques religieuses. De plus, les bienfaits de la laïcité sont reconnus par le pape Jean-Paul II en 2005.

 

 

C. Comment la Laïcité s’adapte-t-elle aux transformations de la société française ?

 

1. Comment évoluent les pratiques religieuses des Français ?

 

La fête de la Raison : la déchristianisation est encouragée par les autorités de l’Etat dès la révolution française. La Fête de la Raison a été célébrée dans la cathédrale de Notre-Dame.

 

 

Cette déchristianisation révolutionnaire a pris fin. Mais la société française se détourne progressivement du catholicisme.

 

Les-differentes-religions-en-France-en-2007.jpg

 

 Pratique religieuse en France en 2006

 

Quelles sont les transformations de la pratique religieuse en France entre 1905 et nos jours (athéisme, diversité religieuse, etc.) ?

 

_ Entre 1905 et nos jours la société française est marquée par plusieurs évolutions qui favorise l’acceptation de la laïcité :

* la déchristianisation se marque par un recul de plus en plus rapide de la pratique religieuse au cours du XX siècle.

* la séparation entre vie privée et préceptes religieux s’accentue. Dès 1930 le chanoine et sociologue Fernand Boulard observe ces phénomènes dans les campagnes et surtout dans les villes.

 

Quelles sont les questions qui opposent encore Etat et Eglise catholique ?

_ Les désaccords entre Eglise catholique et République portent sur des questions de société. L'Église est attachée à une vision traditionnelle de la famille, aussi certains catholiques s'opposent à l'IVG (avortement) en 1975 ou au PACS en 1999 (pacte civil de solidarité encadrant l’union de personnes de sexe opposé ou de même sexe).

 

 

 

Photographie 2 page 371 : La création du Conseil français du culte musulman (2003)

+ Diagramme circulaire : les différentes religions en France

En quoi cette photographie montre la diversité des religions en France ?

_ Le paysage des religions en France s’est fortement modifié depuis 1880 avec les différentes vagues d’immigrations. En 2007 seuls 51 % des Français se déclarent catholiques. Les musulmans sont aujourd'hui 6 millions et forment la seconde religion de France, en plus des juifs, des protestants, mais aussi des bouddhistes et d'autres religions. 31% des Français se déclarent sans religion.

_ La pratique religieuse s'est effondrée : seuls 8 % des catholiques et 17 % des musulmans français disent avoir une pratique régulière. Les fêtes religieuses les plus importantes (le Ramadan, Noël, etc.) restent cependant respectées.

 

En quoi la création du Conseil français du culte musulman montre le besoin de l’Etat de structurer la représentation des musulmans en France ?

_ L'État doit faire face à de nouveaux défis pour assurer sa mission de garant de la liberté des cultes, tout en veillant au respect des principes de la laïcité.

_ Les débats sont nombreux : sur la représentation de mouvements fondamentalistes dans le Conseil français du culte musulman (créé en 2003), sur la construction de nouvelles mosquées, sur la question du voile islamique, mais aussi sur la lutte contre les sectes (loi contre les dérives sectaires de 2001) ou sur le financement de l'enseignement privé.

 

 

D. En quoi la question scolaire est-elle révélatrice des valeurs de la laïcité ?

 

                        1. Quelles sont les valeurs laïques de l’école républicaine ?

 

Texte 5 page 321 : Former des républicains

Question 6 page 321 : Quelles sont, pour l’auteur, les différences entre la formation d’un républicain et celle d’un catholique ?

_ Les radicaux sont au pouvoir entre 1899 et 1904. Ils sont anticléricaux et rationalistes, comme Ferdinand Buisson qui dénonce l’éducation cléricale aboutissant selon lui à une « foi aveugle et [une] obéissance passive », contraires aux valeurs républicaines.

_ L’Eglise catholique dénonce une « école sans Dieu » contraire aux valeurs et aux traditions de la France « fille aînée de l’Eglise ». .

 

Texte 1 page 320 : Les lois sur l’organisation de l’école publique

Texte 5 page 321 : Former des républicains

Question 5 page 321 : Comment se manifeste la volonté de fonder une école laïque ?

_ Les lois de Jules Ferry établissent un enseignement gratuit (1881), obligatoire (1882) mais aussi laïque (loi du 30 octobre 1886). Le but de l’enseignement est exprimé par Ferdinand Buisson qui a collaboré avec Jules Ferry pour la fondation de l’école laïque : « faire un républicain ». Pour cela il faut lui donner une instruction mais aussi la capacité de réflexion personnelle qui est le fondement de la liberté de conscience du citoyen.

 

            2. En quoi le financement d’un enseignement religieux a pu être un débat républicain à la fin du XX siècle ?

 

LIEN INA (3 min) :

 http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu01096/manifestation-a-versailles-le-4-mars-1984-en-faveur-de-l-ecole-privee.html

 

Illustration 1 page 368 : La célébration du centenaire de la loi sur la laïcité de l’école

Photographie 4 page 369 : Pour la défense de l’école publique et laïque

+ Photographie 3 page 371 : Les manifestations contre la loi Savary (1984)

Question 4 page 369 : Pour les défenseurs de l’école laïque, quel est le rapport entre école laïque et république ?

L’école laïque est considérée comme un des principes fondamentaux de la République, car la laïcité est au fondement du Pacte républicain. Cela explique les vives réactions pour défendre la laïcité.

_ La laïcité est objet de débat entre les partisans de l’ « école publique » et les défenseurs de l’ « école libre » :

* 1959 : Les écoles privées sont souvent des écoles confessionnelles. Plus de 90% des écoles privées dépendent de l’Eglise catholique en France. Au sortir de la Seconde guerre mondiale les catholiques demandent une aide de l’Etat pour les écoles privées afin de permettre un réel choix des familles. En 1959 la droite vote la loi Debré qui accorde un financement public aux écoles libres qui acceptent d’appliquer les programmes définis par l’Etat. La gauche est indignée car elle juge la mesure trop favorable aux écoles privées.

 * 1984 : Le parti socialiste au pouvoir depuis 1981 veut changer la loi Debré et réaliser unification des enseignements public et privé sous le contrôle de l’Etat. Les défenseurs de l’école libre se mobilisent et organisent des manifestations. Le 24 juin 1984 entre 550 000 (selon la police) et deux millions (selon les organisateurs) de personnes manifestent. Face à l’ampleur des manifestations la loi du ministre de l’Education Alain Savary est retirée en juillet.

Ecole libre (p. 368) : Expression qui désigne les écoles privées, par référence au libre choix de la famille.

 

 

LIEN INA  (1 min 24) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/CAB94006387/manifestation-politiciens.fr.html

 

Question 5 page 369 : Pourquoi se mobilisent-ils alors en 1994 ?

* 1994 : Le projet de loi du ministre de l’Education François Bayrou envisage d’augmenter les subventions de l’Etat aux écoles privées. Ce projet provoque une mobilisation des associations de défense de la laïcité et près d’un million de personnes participent à une manifestation pour la défense de l’enseignement public. La loi n’est pas retirée, mais la querelle s’apaise néanmoins.

 

Quelle est la situation des écoles libres aujourd’hui ?

_ Les écoles confessionnelles sont largement laïcisées dans le recrutement de leurs enseignants et dans leur public d’élèves. Elles doivent accepter des élèves de toutes confessions et suivent les mêmes programmes que les écoles de l’enseignement public. De nombreuses familles n’y mettent pas leurs enfants pour des questions religieuses.

 

 

            2. En quoi l’affaire du voile islamique montre les nouveaux enjeux de la laïcité à la fin du XX siècle ?

 

LIEN INA (2 min) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/2417718001013/debat-sur-le-voile-islamique.fr.html

 

 

Photographie 3 page 369 : 1989, la question du port du foulard à l’école

Texte 5 page 369 : Laïcité et signes d’appartenance religieuse à l’école

Question 2 page 369 : Quel problème nouveau est posé à l’école publique ?

_ En 1989 l’exclusion d’un établissement scolaire de deux jeunes filles musulmanes refusant de retirer leur « tchador » ou « foulard islamique » relance le débat de la laïcité.

* Les médias s’emparent du sujet et un vif débat a lieu sur l’islam, la laïcité et l’école. Le ministre de l’Education nationale, Lionel Jospin, ne souhaite pas l’exclusion des jeunes filles voilées, mais des intellectuels de droite et de gauche comme Elisabeth Badinter, Régis Debray ou Alain Finkielkraut  appellent à la défense de la laïcité dans un manifeste publié par Le Nouvel Observateur.

_ Une centaine d’exclusion ont été prononcées depuis les années 1990. La loi du 15 mars 2004 encadre dorénavant le port des signes religieux à l’école et réaffirme le principe de laïcité qui garantit un espace public commun.

 

Question 3 page 369 : Est-ce le signe religieux en lui-même qui pose problème ?

_ Le problème du  voile islamique dépasse la question de l’école et devient un débat de société :

* des associations féministes dénoncent le voile comme une atteinte à la laïcité mais également au principe de l’égalité hommes-femmes, intégrant ainsi la notion d’égalité des sexes au principe de laïcité.

*  des organisations musulmanes manifestent pour défendre la liberté de porter le voile. En 2010, un nouveau débat sur le « voile intégral » entraîne l’adoption d’une nouvelle loi interdisant de dissimuler son visage dans l’espace public.

 

 

 

Conclusion : L’école est ensuite le principal enjeu des luttes entre les défenseurs de la laïcité et l’Eglise catholique. Elle est ainsi le lieu où se sont manifestés les nouveaux défis auxquels doit répondre la laïcité aujourd’hui.

Pour la plupart des français pratiquants, la religion doit se conformer au droit français, quels que soient ses débats internes sur le dogme, de même que l’Etat n’a pas à intervenir dans ces débats théologiques et doit se contenter de faire respecter la loi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Lien sonore pour réviser : http://www.franceinter.fr/em/la-marche-de-l-histoire/102762

 

  Emission sur 1905, la séparation de l'Eglise et de l'Etat à écouter sur France Inter

 

 

 

 

1ère Fiche programmation Histoire

 

LA REPUBLIQUE, LES RELIGIONS ET LA LAÎCITE DEPUIS LES ANNEES 1880

 

 

 

 

 

 

 

1ère Fiche d’objectifs histoire

 

LA REPUBLIQUE, LES RELIGIONS ET LA LAÏCITE DEPUIS LES ANNES 1880

 

SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quels sont les débats sur la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 ?

            A. Quelles conceptions de la laïcité s’opposent ?

                        1) Comment se manifeste la laïcité de combat avant 1905 ?

                        2) Comment se manifeste la laïcité tolérante avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ?

B. Quelles sont les oppositions à la loi de 1905 ?

II. Quelles sont les évolutions de la laïcité depuis le début du XX siècle ?

A. En quoi la laïcisation de la société est-elle une politique qui divise les Français ?

B Comment la laïcité est-elle progressivement acceptée par les catholiques français ?

C. Comment la Laïcité s’adapte-t-elle aux transformations de la société française ?

D. En quoi la question scolaire est-elle révélatrice des valeurs de la laïcité ?

                        1. Quelles sont les valeurs laïques de l’école républicaine ?

                         2. En quoi le financement d’un enseignement religieux a pu être un débat républicain à la fin du XX siècle ?

                         3. En quoi l’affaire du voile islamique montre les nouveaux enjeux de la laïcité à la fin du XX siècle ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Anticléricalisme (p. 366) : opposition à l’influence des Eglises dans les affaires publiques.

Concordat (p. 370) : Traité entre un pape et un etat définissant les relations entre l’Eglise et cet Etat.

Congrégations (p. 370) : associations de religieux ou de religieuses.

Laïcité (p. 370) : Principe qui consiste à supprimer l’influence de la religion dans la vie publique et à la réduire à la sphère privée.

Inventaires (p. 370) : Comptabilisation des biens de l’Eglise survenue en 1906 à la suite de la loi de séparation de 1905.

Congrégations (p. 370) : associations de religieux ou de religieuses.

Ecole libre (p. 368) : Expression qui désigne les écoles privées, par référence au libre choix de la famille.

SAVOIR FAIRE

 

3/ JE SAIS ETUDIER UNE CARICATURE

4/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

5/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

6/ JE SAIS CONFRONTER DES TEXTES

7/ JE SAIS METTRE EN RELATION TEXTE ET PHOTOGRAPHIE

8/ JE SAIS ETUDIER UNE ILLUSTRATION

9/ JE SAIS ETUDIER UN DIAGRAMME CIRCULAIRE

 

 

 

 

 

                                  SAVOIR

notions

méthodes

Problématique : En quoi la laïcité est-elle un des fondements de la République ? Comment se met progressivement en place la laïcité à partir de 1880 ?

 Quelles sont les caractéristiques de la laïcité républicaine ?

I. Quels sont les débats sur la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 ?

 

            A. Quelles conceptions de la laïcité s’opposent ?

 

                        1) Comment se manifeste la laïcité de combat avant 1905 ?

 

                        2) Comment se manifeste la laïcité tolérante avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ?

 

 

B. Quelles sont les oppositions à la loi de 1905 ?

 

 

II. Quelles sont les évolutions de la laïcité depuis le début du XX siècle ?

 

A. En quoi la laïcisation de la société est-elle une politique qui divise les Français ?

 

B Comment la laïcité est-elle progressivement acceptée par les catholiques français ?

 

C. Comment la Laïcité s’adapte-t-elle aux transformations de la société française ?

 

D. En quoi la question scolaire est-elle révélatrice des valeurs de la laïcité ?

 

                        1. Quelles sont les valeurs laïques de l’école républicaine ?

 

                         2. En quoi le financement d’un enseignement religieux a pu être un débat républicain à la fin du XX siècle ?

 

                         3. En quoi l’affaire du voile islamique montre les nouveaux enjeux de la laïcité à la fin du XX siècle ?

 

 

 

 

 

Anticléricalisme (IA1)

Concordat (IA1)

Congrégations (IA1)

 

 

 

 

Laïcité (IA2)

 

 

 

 

Inventaire (IB)

 

 

 

Congrégation (IIA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecole libre (IID2)

 

 

 

 

 

Etude de caricature (IA1)

Etude de photographie (IA1)

 

 

 

 

 

Etude de texte (IA2)

Confrontation de textes (IA2)

 

 

Mise en relation texte et photographie (IB)

 

Etude de photographie (IIA)

 

 

 

 

 

Etude d’illustration (IIB)

 

Etude de diagramme circulaire (IIC)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire 1ère : La Laïcité (1)

30 Mai 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA REPUBLIQUE, LES RELIGIONS ET LA LAÎCITE DEPUIS 1880

 

 

Introduction :

Les rapports entre la politique et les Religions sont déterminés par l'idée de la laïcité, notion essentielle du projet républicain. La laïcité s'est élaborée depuis 1880 à travers des combats et des débats (séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, question scolaire) qui l'ont  opposé parfois violemment à l'Eglise catholique. Aujourd'hui la laïcité est parfois débattue (débat sur le voile islamique dans les lieux publics) ou contestée à travers des violences (agression de personnels hospitaliers masculin ayant accouché des femmes musulmanes). Pourtant la laïcité est une valeur dominante et consensuelle de la République.

Les caractères de la laïcité républicaine peuvent être définis à travers les écrits de Ferdinand Buisson, l’un des pères fondateurs de la République : neutralité de l’Etat en matière de religion, liberté et égalité des cultes, liberté de conscience. Le modèle qui s’impose sous la IIIe République est celui d’une laïcité tolérante qui repose sur le respect de la liberté et qui s’oppose à une laïcité de combat incarnée notamment par Emile Combes.

 

Problématique : En quoi la laïcité est-elle un des fondements de la République ? Comment se met progressivement en place la laïcité à partir de 1880 ?

 Quelles sont les caractéristiques de la laïcité républicaine ?

 

 

 Chronologie laïcité

 

 

 

 

I. Quels sont les débats sur la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 ?

 

            A. Quelles conceptions de la laïcité s’opposent ?

 

                        1) Comment se manifeste la laïcité de combat avant 1905 ?

 

Caricature 1 page 366 : La République menacée

Question 1 page 367 : Quelles sont les relations entre l’Eglise et la République d’après ce document ?

_ Les partisans de la III République considèrent l’Eglise catholique comme un adversaire politique. En effet l’Eglise catholique a soutenu la droite cléricale qui veut rétablir la monarchie.

* La puissance et l’hostilité de l’Eglise catholique suscitent l’anticléricalisme de Républicains : L’Eglise est puissante car depuis le concordat de 1801 le catholicisme est officiellement « la religion de la majorité des Français ». Evêques et curés sont payés par l’Etat et appartiennent à la fonction publique. De plus l’Eglise a une place importante dans l’enseignement avec la loi Falloux de 1850 (l’école est surveillée par le curé et le maire, l’éducation religieuse est obligatoire). Les anticléricaux considèrent que l’Eglise catholique manipule la population en utilisant son poids dans l’enseignement

* Les Républicains s’inspirent de la philosophie des Lumières et de la Révolution française. Ils reprennent à leur compte l’opposition soulignée par les philosophes français entre la « raison » et l’ « obscurantisme » religieux. Le catholicisme est aussi considéré comme un pilier de la monarchie. « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! »  s’exclame Léon Gambetta à la Chambre des députés en 1877.

Anticléricalisme (p. 366) : opposition à l’influence des Eglises dans les affaires publiques.

Concordat (p. 370) : Traité entre un pape et un etat définissant les relations entre l’Eglise et cet Etat.

 

Photographie 1 page 370 : L’expulsion des moines chartreux en 1903

Pourquoi les moines chartreux sont-ils expulsés ?

_ Les élections législatives de 1902 ont vu la victoire du « bloc des gauches » avec un programme anticlérical. Le gouvernement anticlérical d’Emiles Combes (1902-1904) conduit à l’interdiction d’enseigner aux congrégations. Cela entraîne le départ de milliers de religieux et la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.

Congrégations (p. 370) : associations de religieux ou de religieuses.

  

 

                        2) Comment se manifeste la laïcité tolérante avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ?

 

Texte 2 page 366 : Extraits de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905

Question 2 page 367 : Expliquez le contexte ; les objectifs et les principales dispositions de la loi de 1905 ?

_ La loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 est adoptée dans un contexte où les Républicains anticléricaux sont au pouvoir. Le climat est passionné à cause de la politique anticléricale d’Emile Combes (expulsion des congrégations, rupture des relations avec le Vatican).

_ Les objectifs sont d’affirmer la liberté de conscience, la liberté et l’égalité des cultes (art. 1) à travers plusieurs dispositions « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » (art. 2). De plus la création d’association pour gérer les biens des Eglises est prévue. Pour cela il faut procéder à l’inventaire des biens des Eglises (art.3).

 

 

Texte 2 page 366 : Extraits de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905

Texte 3 page 367 : Les Républicains défendent la loi

Question 3 page 367 : Pourquoi est-elle, pour son rapporteur Aristide Briand, une loi « de liberté et de loyauté » ?

_ Le texte présenté par Aristide Briand est un texte de compromis visant à ménager les Juifs, protestants et catholiques. La loi établit la liberté de conscience et de culte mais renvoie la religion dans la sphère privée. Les Eglises perdent le revenu que leur versait l’Etat mais gagne en échange une certaine indépendance.

 

_ Les caractères de la laïcité républicaine peuvent être définis à travers les écrits de Ferdinand Buisson (prix Nobel de la paix en 1927, créateur du mot laïcité et président de la commission parlementaire chargé de mettre en œuvre la séparation de l’Eglise et de l’Etat), l’un des pères fondateurs de la République : neutralité de l’Etat en matière de religion, liberté et égalité des cultes, liberté de conscience.

_ Le modèle qui s’impose sous la IIIe République est celui d’une laïcité tolérante qui repose sur le respect de la liberté et qui s’oppose à une laïcité de combat incarnée notamment par Emile Combes.

Laïcité (p. 370) : Principe qui consiste à supprimer l’influence de la religion dans la vie publique et à la réduire à la sphère privée.

 

 

C. Quelles sont les oppositions à la loi de 1905 ?

 

Texte 4 page 367 : La réaction du pape Pie X

Question 4 page 367 : Pourquoi la loi est-elle condamnée par le pape Pie X ?

_ Le pape Pie X condamne en 1906 par l’encyclique Vehementer nos le principe et les modalités de la séparation des Eglises et de l’Etat. La France, « fille aînée de l’Eglise » depuis le baptême de Clovis le 25 décembre 498, rompt ses liens avec l’Eglise catholique en mettant fin au concordat et en établissant un Etat indépendant de toutes religions.

 

Texte 2 page 366 : Extraits de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905

Photographie 5 page 367 : La crise des inventaires : les églises barricadées

Question 5 page 367 : Quelle conséquence cette position va-t-elle avoir en France ?

_ Lors de l’adoption de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat une majorité d’évêques est favorable à la loi. Des intellectuels catholiques expliquent que la loi n’empêche ni de croire ni de pratiquer. Cependant, la condamnation par le pape aboutit à une résistance des catholiques qui contestent en particulier les inventaires des biens de l’Eglise.

_ La loi stipule que les édifices religieux sont propriétés de l'État, mais l’Etat accepte que les associations religieuses constituées selon la loi de 1901 exercent gratuitement un culte dans ces édifices. Juifs et protestants acceptent la loi mais les fidèles catholiques et son clergé refusent les inventaires. En effet des éléments sacrés réservés aux prêtres lors des messes (calices pour recueillir le sang du Christ) pourraient être profanés. Aussi, de violentes oppositions apparaissent dans les régions fortement pratiquantes de l’Ouest et des Pyrénées. 

_ En 1907 le gouvernement de Clemenceau décide de mettre fin au conflit en ordonnant la suspension de la création des associations et donc la fin des inventaires. Le clergé catholique se maintient dans les églises.

Inventaires (p. 370) : Comptabilisation des biens de l’Eglise survenue en 1906 à la suite de la loi de séparation de 1905.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire 1ère : La République et la question ouvrière Le Front Populaire (2)

30 Mai 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi les grèves des mois de mai et de juin 1936 ont enfin favorisé l’affirmation de l’identité ouvrière ?

 

A. Dans quelle mesure les grèves révèlent les mutations du travail des ouvriers ?

 

Texte 1page 360 : Les cadences infernales

Question 1 page 361 : Comment le travail est-il organisé ?

 

Question 2 page 361 : Pourquoi ce système est-il particulièrement oppressant pour les ouvriers ?

 

_ Les grèves avec occupations d’usine sont révélatrices des mutations d’une classe ouvrière, désormais dominée par la masse des travailleurs de la grande usine soumis aux méthodes de l’organisation scientifique du travail (taylorisme et fordisme). Les ouvriers forment la majorité de la population active et peuvent organiser des manifestations de masse.

OST (p. 27) : (organisation scientifique du travail) Ensemble des moyens et des procédés mis en œuvre dans les usines afin d’augmenter la production et la productivité. L’OST est née dans l’industrie automobile américaine au tout début du XX siècle, avant de connaître un large succès durant tout le siècle.

 

            B. En quoi les grèves de 1936 expriment le sentiment de fierté d’être ouvrier ?

 

Texte 7 page 362 : Les grèves de la joie

Question 10 page 363 : Quels sont, d’après Simone Weil, les sentiments des ouvriers ?

 

_ Un immense espoir naît chez les ouvriers : deux millions de grévistes cessent le travail et occupent les usines, dans une atmosphère de fête, pour soutenir le gouvernement face aux patrons.

_ Les grèves et manifestations ouvrières entraînent une transformation de l’image de la classe ouvrière : elle apparaît comme une catégorie sociale homogène formée des travailleurs dans de grandes usines, ils disposent de valeurs communes républicaines et sociales, défendues par des syndicats puissants comme la CGT.

 

 

III. En quoi le Front populaire montre le renouveau du mouvement ouvrier ?

 

Texte 9 page 363 : Les accords de Matignon (7 juin 1936) : préambule

+ Photographie 7 page 364 : Arrestation d’un manifestant lors d’une grève au Havre en juin 1907

Par qui sont négociés et signés les accords de Matignon ? Qu’est-ce que cela change dans la pratique des luttes sociales ?

_ Les accords de Matignon sont signés par les syndicats et le patronat, et négociés avec l’aide de l’Etat. L’intervention de l’Etat permet de nouvelles pratiques dans les luttes sociales. Les gouvernements n’envoient plus la police ou l’armée pour réprimer les grèves (avec parfois des morts d’ouvriers) comme à l’époque du gouvernement Clémenceau (1906-1909) surnommé le « briseur de grèves ». Les négociations et les grèves sans violences sont compatibles avec les valeurs républicaines.

 

Texte 9 page 363 : Les accords de Matignon (7 juin 1936) : article 5

Dans quelle mesure cet article facilite le développement du mouvement syndical ?

_ Les accords de Matignon permettent la création de syndicats au sein des entreprises et reconnaissent le droit d’adhérer à un syndicat. Cela facilite l’augmentation des effectifs des mouvements ouvriers.

 

Affiche 2 page 365 : Le 1er mai 1936

Quelles organisations représentent les ouvriers ? Quelles sont leurs sensibilités politiques ?

_ Le mouvement ouvrier est représenté par des syndicats et des partis, principalement la CGT (Confédération Générale du Travail, proche du parti communiste) et la CGTU (Confédération Générale du Travail Unitaire, proche des socialistes réformistes de la SFIO).

_ Le PCF a été jusqu’en 1934 hostile aux « partis bourgeois » et à la SFIO réformiste. Le Front populaire permet le renouveau du mouvement ouvrier avec le rapprochement des syndicats et des partis divisés depuis 1920 et facilite le ralliement des ouvriers à la République. L’union des partis de gauche au sein du Front populaire reste une référence majeure dans le mouvement ouvrier français.

 

 

 

 

Conclusion : L’héritage social du Front populaire

« Le Front populaire inscrit sur le long terme la question sociale dans la problématique républicaine. Après la Seconde Guerre mondiale, cet héritage sera repris pendant la période de reconstruction, avec le projet du Conseil national de la résistance, les nationalisations de 1945, la mise en place de la Sécurité sociale, celle des Comités d’entreprises, ou la mise en place d’un SMIG en 1950. L’Etat providence mis en place en France après la guerre est largement inspiré par la période du Front populaire.

 

Les mesures emblématiques du Front populaire, congés payés et semaine de 40 heures, continuent de servir de référence à la gauche française, sur le plan social comme dans le domaine économique. »

 

 

Schéma synthèse Front populaire 0002

 

 

 

1ère Fiche d’objectifs histoire

 

LA REPUBLIQUE ET LA QUESTION OUVRIERE : LE FRONT POPULAIRE

 

SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Comment les ouvriers obtiennent-ils une reconnaissance de l’Etat avec la formation du Front populaire ?

A. En quoi le monde ouvrier est-il marginalisé avant le Front populaire ?

            B. En quoi les réformes du Front populaires intègrent les ouvriers dans le monde républicain ?

                        1. Comment le premier gouvernement avec un socialiste à sa tête parvient-il au pouvoir ?

                        2. Quelles sont les réformes adoptées par le Front populaire ?

II. En quoi les grèves des mois de mai et de juin 1936 ont enfin favorisé l’affirmation de l’identité ouvrière ?

A. Dans quelle mesure les grèves révèlent les mutations du travail des ouvriers ?

            B. En quoi les grèves de 1936 expriment le sentiment de fierté d’être ouvrier ?

III. En quoi le Front populaire montre le renouveau du mouvement ouvrier ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Front populaire (p. 364) : alliance des partis de gauche (communistes, socialistes et radicaux) aux élections législatives de 1936. Par extension, désigne la périodes ou cette coalition gouverne et réalise des réformes sociales d’ampleur (40h, congés payés…).

Syndicat (p. 364) : association de personnes ayant pour but la défense d’intérêts communs, matériels ou moraux, spécialement dans le domaine professionnel.

Convention collective (p. 364) : Contrat conclu entre des représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle sur les conditions de travail et de rémunération.

OST (p. 27) : (organisation scientifique du travail) Ensemble des moyens et des procédés mis en œuvre dans les usines afin d’augmenter la production et la productivité. L’OST est née dans l’industrie automobile américaine au tout début du XX siècle, avant de connaître un large succès durant tout le siècle.

 

3/ JE CONNAIS LES BIOGRAPHIES DE :

 

Léon Blum (p. 365) : (1872-1950) Homme politique français, il est l’un des principaux dirigeants de la SFIO. Les réformes qu’il fait adopter quand il dirige le gouvernement du Front populaire marquent de réelles avancées sociales. Arrêté en 1940, il est jugé par le régime de Vichy lors du procès de Riom et livré aux nazis pour être déporté en Allemagne.

 

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

5/ JE SAIS ETUDIER UNE AFFICHE

6/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES PHOTOGRAPHIES

7/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

8/ JE SAIS ETUDIER UN TABLEAU STATISTIQUE

9/ JE SAIS METTRE EN RELATION TEXTE ET PHOTOGRAPHIE

 

 

1ère Fiche programmation Histoire

 

LA REPUBLIQUE ET LA QUESTION OUVRIERE : LE FRONT POPULAIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  SAVOIR

notions

méthodes

Problématique : En quoi le Front populaire marque un tournant dans les relations entre la République et les ouvriers ?

 

I. Comment les ouvriers obtiennent-ils une reconnaissance de l’Etat avec la formation du Front populaire ?

 

A. En quoi le monde ouvrier est-il marginalisé avant le Front populaire ?

 

 

            B. En quoi les réformes du Front populaires intègrent les ouvriers dans le monde républicain ?

 

                        1. Comment le premier gouvernement avec un socialiste à sa tête parvient-il au pouvoir ?

 

                        2. Quelles sont les réformes adoptées par le Front populaire ?

 

 

 

II. En quoi les grèves des mois de mai et de juin 1936 ont enfin favorisé l’affirmation de l’identité ouvrière ?

 

A. Dans quelle mesure les grèves révèlent les mutations du travail des ouvriers ?

 

            B. En quoi les grèves de 1936 expriment le sentiment de fierté d’être ouvrier ?

 

III. En quoi le Front populaire montre le renouveau du mouvement ouvrier ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Front populaire (IB1)

Léon Blum (IB1)

 

Syndicat (IB2)

Convention collective (IB2)

 

 

OST (IIA)

 

 

 

 

Etude de texte (IA)

Etude d’affiche (IA)

 

 

 

 

 

 

 

Mise en relation de photographies (IB1)

 

Etude de photographie (IB2)

Etude de tableau statistique (IB2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en relation texte et photographie (III)

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Cours Histoire 1ère : La République et la question ouvrière : le Front Populaire (1)

30 Mai 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LA REPUBLIQUE ET LA QUESTION OUVRIERE : LE FRONT POPULAIRE

Manuel Nathan Côte                                                                            5 heures

 

Introduction : La République s’adapte aux évolutions sociales et culturelles de la société française.

Dans les années 1930, les ouvriers restent marginalisés, le régime s’étant enraciné dans les campagnes et avec l’appui des classes moyennes et ayant rejeté le modèle révolutionnaire illustré par la Commune. De leur côté, les ouvriers ne se reconnaissent pas dans les républicains de gouvernement d’origine bourgeoise. Malgré une amélioration de leur condition depuis le XIXe siècle, ils demeurent dans une situation fragile qui est aggravée par la crise économique de 1929.

Le Front populaire rompt avec cette situation en assurant une intégration plus complète des ouvriers dans la République.

 

Problématique : En quoi le Front populaire marque un tournant dans les relations entre la République et les ouvriers ?

 

 

 

 

I. Comment les ouvriers obtiennent-ils une reconnaissance de l’Etat avec la formation du Front populaire ?

 

A. En quoi le monde ouvrier est-il marginalisé avant le Front populaire ?

 

Texte 5 page 361 : L’espoir des ouvriers

Question 7 page 361 : Quelles sont les revendications des ouvriers ? Montrez que le contexte de la victoire du Front populaire est propice aux espoirs ?

Le monde ouvrier exprime de multiples revendications dans le contexte de la victoire du Front populaire. Plusieurs des demandes formulées dans le texte correspondent à la volonté d’établir plus de justice dans le travail : « sanctions plus ou moins sévères et injustes », « insultes », « coups ». D’autres revendications correspondent aux demandes sociales (« salaires, congés payés… »).

 

Affiche 2 page 361 : La France s’enfonce dans la crise

Question 3 page 361 : Comment la crise de 1929 se répercute-t-elle sur les ouvriers ?

_ Le monde ouvrier éprouve un malaise dans la période précédant le Front populaire à cause de plusieurs crises :

* En 1929 la crise économique américaine éclate. En 1931 elle provoque en France des faillites bancaires, une forte hausse du chômage... Celui-ci passe de 1700 chômeurs secourus en 1930 à 500 000 chômeurs complets en 1935. Le nombre d’emplois a diminué de 1 800 000. (De 1930 à 1935 la production d’acier diminue de 40%.)

_ La crise est également sociale L’importante baisse du niveau de vie provoque le manque de produits de base (alimentation…). La faible protection sociale entraîne la hausse de la pauvreté. De spectaculaires marches de la faim débutent pour protester contre les effets de la crise économique. Les soupes populaires se multiplient.                

 

Pourquoi la crise est-elle également politique ?

_ La crise est également une crise politique : les gouvernements luttent sans succès contre la crise économique. Le gouvernement de Pierre Laval en 1935 décide de réduire les dépenses publiques (traitement des fonctionnaires…) pour équilibrer le budget, mais aussi de baisser les salaires pour diminuer le coût du travail.  Le pouvoir d’achat des ouvriers diminue ce qui aggrave la situation des ouvriers. Le mécontentement social se traduit par des grèves dès 1935.

_ La politique de lutte contre la crise des nombreux gouvernements qui se succèdent est inefficace. L’impuissance des hommes politiques à résoudre les difficultés économiques provoque, dans l’opinion des classes frappées par la crise, une remise en cause des valeurs républicaines et de l’efficacité de la démocratie.

 

 

 

            B. En quoi les réformes du Front populaires intègrent les ouvriers dans le monde républicain ?

 

                        1. Comment le premier gouvernement avec un socialiste à sa tête parvient-il au pouvoir ?

 

LIEN VIDEO INA (1 min 46) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB8100563701/ce-que-fut-le-front-populaire.fr.html

 

Photographie 6 page 362 : La victoire du Front populaire

Photographie 7 page 362 : Les « grèves sur le tas »

Question 8 page 363 : Dans quelle ambiance se déroule la victoire du Front populaire ?

_ Le Front populaire est une alliance électorale regroupant plusieurs partis politiques : le parti radical au centre, les socialistes de la SFIO, les communistes du PCF. La réunification des syndicats CGT et CGTU montre la volonté d’union de la gauche, surmontant la division traditionnelle entre communistes et socialistes datant du Congrès de Tours (1920).

_ La peur du communisme s’explique par les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique. Aussi le socialiste SFIO Léon Blum (1872-1950) forme un gouvernement avec l’appui du PCF mais sans la participation de ceux-ci au gouvernement (absence de ministres communistes).

Front populaire (p. 364) : alliance des partis de gauche (communistes, socialistes et radicaux) aux élections législatives de 1936. Par extension, désigne la périodes ou cette coalition gouverne et réalise des réformes sociales d’ampleur (40h, congés payés…).

Léon Blum (p. 365) : (1872-1950) Homme politique français, il est l’un des principaux dirigeants de la SFIO. Les réformes qu’il fait adopter quand il dirige le gouvernement du Front populaire marquent de réelles avancées sociales. Arrêté en 1940, il est jugé par le régime de Vichy lors du procès de Riom et livré aux nazis pour être déporté en Allemagne.

 

_ Les candidats du Front populaire remportent les élections législatives le 3 mai 1936 (376 sièges contre 222 à leurs adversaires). La SFIO obtient le plus grand nombre de députés, aussi son chef Léon Blum devient-il président du Conseil. Pour la première fois des femmes participent au gouvernement, dont Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie) à la recherche scientifique.

_ Le programme du Front populaire tient en trois mots : pain, paix et liberté. Des réformes sociales sont annoncées, facilitées par la vague de grèves de l’été 1936.

_ Léon Blum veut installer une politique de « reflation » inspiré du New Deal américain. Dans ce but le déficit du budget doit financer une politique de relance par l’augmentation des bas salaires et la diminution du temps de travail (semaine de 40 heures) sans baisse de salaires. Les grands travaux doivent permettre de lutter contre le chômage. La croissance doit augmenter les rentrées fiscales et permettre le retour à l’équilibre du budget.

 

 

                        2. Quelles sont les réformes adoptées par le Front populaire ?

 

 

Texte 9 page 363 : Les accords de Matignon (7 juin 1936)

Question 11 page 363 : Quelles sont les principales mesures des accords de Matignon ?

 

 

Question 12 page 363 : Pourquoi ces accords constituent-ils une victoire pour les ouvriers ?

 

_ Les discussions syndicats-patronat organisées par le gouvernement aboutissent aux accords Matignon signés le 7 juin 1936  accordant des droits syndicaux et des avancées sociales :

* conventions collectives.

* augmentation des salaires (7 à 15%).

* liberté d'action syndicale (droit d’adhérer à un syndicat…).

* création des comités d'entreprise (organisme formé par des représentants élus des salariés).

 

_ Le Parlement vote d'importantes lois sociales les 11 et juin 1936 :

* deux semaines de congés payés par an : beaucoup de Français voient la mer pour la 1ère  fois. 600 000 personnes bénéficient de ces congés en 1936, 1,8 million l’année suivante.

* semaine de 40 heures (et non 48).

* nationalisations des Chemins de Fer (S.N.C.F.), du secteur de l’armement et de l’aéronautique.

_ Pour lutter contre le danger de l’extrême droite les Ligues sont interdites.

Syndicat (p. 364) : association de personnes ayant pour but la défense d’intérêts communs, matériels ou moraux, spécialement dans le domaine professionnel.

Convention collective (p. 364) : Contrat conclu entre des représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle sur les conditions de travail et de rémunération.

 

Photographie 10 page 363 : Eté 1936, les premiers congés payés

Tableau  statistique 3 page 361 : Evolution du budget annuel d’une famille ouvrière parisienne

Quelles sont les dépenses de type culturel en 1937 ? Ont-elles augmentées depuis 1906 ?

 

_ Les grandes réformes du Front populaire visent non seulement à améliorer la condition ouvrière mais aussi à démocratiser la culture :

* Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939 porte de 13 à 14 ans l’école obligatoire. Il encourage les bibliobus.

 * Léo Lagrange, sous secrétaire d’Etat aux Loisirs, tente de promouvoir les loisirs populaires à travers plusieurs mesures : encouragement des auberges de jeunesse, billets de chemin de fer à tarif réduit (-40%) pour que les classes populaires puissent profiter des congés payés.

_ Les ouvriers éprouvent de la reconnaissance envers une République qui se soucie de leur dignité et de leur bien-être. Lors des premiers départs en congés payés on peut lire sur quelques panneaux : « Merci Blum ! ». En prenant en compte les aspirations du monde ouvrier le Front populaire a permis le ralliement à la République des ouvriers.

 

 

 

caricature congés payés 1936 0002

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