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MUSECLIO

Cours Histoire 1ère : Les totalitarismes face aux démocraties dans les années 1930

29 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LES TOTALITARISMES FACE AUX DEMOCRATIES DANS LES ANNEES 1930

         2 heures                                                                    Manuel Nathan Côte

 

  chronologie-totalitarismes-face-aux-democraties.jpg

 

Frise chronologique page 225

 

Introduction : Les totalitarismes sont des régimes militarisés et fondamentalement expansionnistes, comme en témoignent la préparation de la guerre en Allemagne, les prétentions nationalistes de l’Italie et la volonté soviétique d’étendre la révolution en Europe. Face aux régimes totalitaires, les démocraties occidentales veulent éviter à tous prix une guerre impopulaire au sein de leurs opinions publiques traumatisées par 1914-1918.

La montée en puissance des régimes fascistes s’affirme durant la guerre civile espagnole et avec la politique d’annexion très agressive de l’Allemagne.

 

Problématique : Quelles menaces représentent les totalitarismes pour les démocraties dans les années 1930 ?

 

 

Charlie Chaplin dictateur

http://www.youtube.com/watch?v=rJ0HG9bjYjA&feature=related

 

 

TRAVAIL PREPARATOIRE :

 

Carte 2 page 227 : La marche à la guerre

Question 2 page 226 : En justifiant votre réponse par des exemples, montrez que les régimes totalitaires :

- étendent ou cherchent à étendre leur territoire en Europe ;

- interviennent en dehors de leur territoire ;

- s’allient entre eux et avec d’autres pays.

 

 

 

I. En quoi les régimes totalitaires sont-ils des régimes tournés vers la guerre ?

 

            A. Comment l’Allemagne prépare-t-elle la revanche sur le traité de Versailles ?

 

                        1) Quelles sont les motivations de l’Allemagne nazie pour préparer la guerre ?

 

Carte 1 page 144 : Les conséquences pour l’Allemagne du traité de Versailles

Question 4 page 144 : Quels sentiments le traité de Versailles peut-il provoquer dans l’opinion allemande ?

 

_ L’opinion publique allemande reproche à la République de Weimar d’avoir accepté le diktat de Versailles. De nombreux Allemands perçoivent la démocratie comme un régime imposé par les vainqueurs. Les nazis exploitent habilement le thème du «coup de poignard dans le dos» (mythe de la trahison de l’armée par les révolutionnaires allemands en 1918).

_ Les nazis ont pour objectifs de supprimer l’humiliation du traité, de réunir tous les peuples germanophones (pangermanisme) et de conquérir un espace vital pour établir un «Reich de Mille ans».

République de Weimar (p. 232) : régime démocratique de l’Allemagne de 1919 à 1933. Il tire son nom de la ville où a été débattue la Constitution.

Diktat (p. 232) : Terme allemand utilisé pour dénoncer le caractère arbitraire du traité de Versailles, imposé à l’Allemagne.

 

                        2. Quelles sont les étapes de la remilitarisation de l’Allemagne ?

 

Carte 1 page 144 : Les conséquences pour l’Allemagne du traité de Versailles

Question 3 page 144 : Comment expliquer les conséquences militaires ?

L’Allemagne comporte une zone démilitarisée la Rhénanie. Ceci de façon à empêcher la présence menaçante de militaires allemands sur la frontière commune avec la France. Cette clause du Traité de Versailles est destinée à assurer la sécurité de la France et donc la paix en Europe mais Hitler doit remilitariser la Rhénanie pour ses futurs plans de guerre.

 

_ La préparation de la guerre par l’Allemagne passe par plusieurs étapes violant le traité de Versailles :

* Le réarmement : Dès son arrivée au pouvoir en 1933 Hitler quitte la SDN et la Conférence du Désarmement. L’Allemagne se réarme clandestinement. En mars 1935 Hitler annonce sa décision de rétablir le service militaire obligatoire. Il fonde une nouvelle armée allemande la Wehrmacht et une aviation de guerre la Luftwaffe.

* L’occupation de territoires : En mars 1936 les troupes allemandes réoccupent la zone démilitarisée de Rhénanie. Hitler parie victorieusement sur la paralysie des démocraties à cause du pacifisme de l’opinion publique. Royaume-Uni et France ne mobilisent pas leurs troupes. 

 

 

            B. Quelles alliances préparent la guerre ?

 

1. Quels sont les objectifs de l’Italie dans la préparation de la guerre ?

 

Frise chronologique haut de la page 125

Quelle conquête est faite par l’Italie de 1935 à 1936 ?  Qu’est-ce que cela révèle des ambitions de Mussolini ?

 

_ Les fascistes ont exploité le thème de la « victoire mutilée » pour exalter le nationalisme italien. Le Duce évoque la renaissance de la Rome impériale et affiche ses ambitions sur la Grèce, l’Albanie, la Corse, Nice et la Savoie (légués par le Piémont à la France en 1860).

_ Les ambitions méditerranéennes de Mussolini conduisent à la conquête de l’Ethiopie en 1936. La SDN condamne cette agression et décide des sanctions économiques. L’Italie réagit en quittant la SDN et en se rapprochant de l’Allemagne.

 

                        2. Quelles sont les alliances militaires entre les dictatures ?

 

2 page 225 : Affiche de propagande italienne de 1938

 

_ L’Italie fasciste et l’Allemagne nazie signent un traité et forment l’ « Axe Rome-Berlin » en octobre 1936. Les deux pays aident l’Espagne nationaliste de Franco à l’emporter sur les Républicains durant la guerre civile espagnole.

_ Le 25 novembre 1936 Hitler signe avec le Japon impérialiste le pacte anti-Komintern. L'Italie rejoint le pacte en novembre 1937. La Hongrie et l’Espagne franquiste adhèrent au pacte en 1939. Le pacte anti-Komintern est dirigé contre l’URSS et l’ensemble des forces communistes regroupées au sein du Komintern (III Internationale communiste).

 

            C. En quoi les changements de tactique du Komintern reflètent la puissance des régimes totalitaires ?

 

Affiche 1 page 233 : la propagande soviétique en France

Des campagnes de propagande, aussi bien communistes que fascistes, luttent contre les régimes démocratiques par exemple dans la République de Weimar. Mais cette position change après l’arrivée des nazis au pouvoir et se traduit par un effort de rapprochement de l’URSS avec les démocraties.

 

_ Le Komintern est formé en mars 1919 par Lénine après l’échec des communistes allemands (les spartakistes) pour prendre le pouvoir en Allemagne en 1918. Le but du komintern est d'organiser la révolution dans tous les pays.

_ La tactique imposée par Staline au komintern de 1928 à 1934 est une ligne «classe contre classe». Elle interdit aux Partis communistes de s’allier aux autres partis de gauche, considérés comme «bourgeois». En Allemagne le KPD (parti communiste allemand) et le NSDAP (parti nazi) séduisent en 1932 la moitié des électeurs allemands. Les deux partis attaquent et affaiblissent la République de Weimar. La tactique du komintern a en fait favorisé la montée du nazisme.

_ Face à l’arrivée d’Hitler le Komintern change radicalement de tactique pour adopter celle des «fronts populaires» (composer avec les partis démocratiques pour contrer les fascismes).

Komintern (p. 232) : (III Internationale) Organisation internationale rassemblant tous les partis communistes, sous l’autorité du Parti communiste soviétique.

 

 

II. Comment les régimes totalitaires s’imposent-ils dans les relations internationales ?

                                                                                                                     

A. En quoi la guerre d’Espagne est un terrain d’affrontement indirect montrant l’impuissance des démocraties à s’opposer face aux dictatures ?

 

Lien (7 min 44) : http://www.youtube.com/watch?v=5MoPZkkfj2g

 

Qui sont les adversaires dans la guerre civile ?

En juillet 1936 les garnisons se sont soulevées dans tous le pays à la demande du général Franco car ils n’ont pas acceptés la victoire électorale de février 1936 du Frente Popular, une coalition de gauche. Les milices ouvrières luttent contre les nationalistes. 

 

Quelle est la position du Royaume-Uni face à une intervention en Espagne ?

Le Royaume-Uni ne voudrait pas soutenir la France dans une intervention militaire en Espagne car le premier ministre a peur des Rouges en Espagne et est favorable à une politique d’apaisement avec les dictatures.

 

Pourquoi Léon Blum ne peut-il pas intervenir en Espagne ?

Léon Blum ne peut pas intervenir en Espagne car dans son propre camp politique les Radicaux sont hostiles à une intervention en Espagne sans les Anglais ; la droite française est également opposée à l’idée d’une intervention.

 

Quelle convention internationale Léon Blum met-il en place ? Est-elle respectée ?

* Léon Blum veut instaurer une Convention internationale par laquelle toutes les puissances s’engageraient à l’abstention en ce qui concerne les livraisons d’armes.

* Le Pacte de non intervention est signé par les principales puissances dont l’Allemagne et l’Italie mais ces derniers envoient hommes et matériels d’abord secrètement puis ouvertement. 

 

En quoi consiste l’aide fournie à Franco par l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie ? Qui aident les Républicains et comment ?

* Mussolini envoie 80 000 soldats Italiens, des mitrailleuses et des canons ; Hitler expéide 10 000 allemands avec des avions (légion Condor).

* Léon Blum pratique une « non intervention relâchée » avec un embargo théoriquement respecté mais en pratique un trafic d’arme toléré. 

* 2 000 soviétiques et des conseillers militaires aident les Républicains mais aussi des volontaires (comme George Orwell et Ernest Hemingway) dans les brigades internationales.

 

Que s’est-il passé à Guernica ?

Le 26 avril 1937 des avions allemands et Italiens larguent plus de 50 tonnes de bombes et 3000 engins incendiaires sur la petite cité basque de Guernica. La ville est détruite. On dénombre plus de 1600 morts. C’est la première fois que l’on s’en prend depuis les airs délibérément à des civils.

 

Carte 1 page 226 : La guerre d’Espagne (1936-1939)

Quand débute la guerre civile espagnole ? Qui sont les adversaires ?

_ La guerre d’Espagne est une guerre civile débutant électorale de février 1936 du « Frente popular (anarchistes, socialistes, communistes et radicaux). Elle oppose les Républicains aux Nationalistes dirigés par le général Franco et aidés par l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie (légion allemande Condor).

Franco (p. 389) : (1892-1975) Général espagnol, il se fait connaître en combattant au Maroc de 1921 à 1927. En 1936, nommé chef du gouvernement et généralissime des armées, il participe activement à la guerre civile espagnole contre le gouvernement de Frente Popular (1936-1939). Il instaure à l’issue de la guerre un régime de dictature dont il est le Caudillo jusqu’à sa mort.

 

Photographie 2 page 228 : L’intervention allemande en Espagne

Photographie 6 page 229 : L’aide soviétique au gouvernement républicain

Question 3 page 229 : Comment l’Allemagne intervient-elle en Espagne ? Et l’URSS ?

_ Malgré lePacte de non intervention signé par les démocraties et par l’Italie et l’Allemagne nazie, Mussolini envoie 80 000 volontaires et des armes. Hitler envoie les 10 000 hommes de la légion Condor, qui bombarde la ville basque de Guernica (26 avril 1937). 2000 Soviétiques combattent aux côtés des républicains, qui bénéficient aussi de l'aide de la légion Garibaldi (démocrates italiens).

 

Texte 3 page 228 : La France refuse d’intervenir en Espagne

Question 3 page 229 : Quels sont les arguments utilisés par Léon Blum pour justifier son refus de livrer des armes au gouvernement républicain?

_ Le Front populaire dirigé par Léon Blum ne peut intervenir pour soutenir les Républicains espagnols du Frente Popular. En effet Léon Blum veut maintenir la paix.  De plus, le Royaume-Uni refuse tout soutien aux « Rouges » et pratique une politique d’apaisement envers les dictatures. Léon Blum pour conserver sa majorité parlementaire doit respecter la demande des Radicaux de ne pas intervenir en Espagne.

_ Le gouvernement français pratique par contre « non intervention relâchée » en laissant passer en Espagne des armes et des volontaires.

 

Texte 5 page 229 : L’engagement dans les brigades internationales

Question 6 page 229 : Qui s’engage aux côtés du gouvernement républicain ? Pourquoi ?

 

_ 40 000 volontaires antifascistes forment les «Brigades internationales» et s’engagent du côté républicain comme George Orwell, Ernest Hemingway ou encore André Malraux.  

Brigades internationales (p. 228) : Troupes militaires soutenant le gouvernement républicain, composées de volontaires étrangers, le plus souvent communistes.

 

HISTOIRE DE L’ART : pages 234-235 :

 

Comment Guernica marque-t-il l’engagement de Pablo Picasso pour l’Espagne républicaine ?

 

Lien : Guernica en 3D : http://www.youtube.com/watch?v=XASnu1SzJTc&feature=related

 

 

Caricature 4 page 229 : L’aveuglement des démocraties

Carte 1 page 226 : La guerre d’Espagne (1936-1939)

_ Franco remporte la victoire sur les Républicains en 1939 et établit une dictature jusqu’à sa mort en 1975. La guerre d'Espagne a été un terrain d’affrontement indirect entre démocraties et dictatures (expérimentation des armes et des stratégies) et a révélé l'incapacité des démocraties à s’opposer aux dictatures.

 

 

         B. En quoi les démocraties sont-elles affaiblies à la veille de l’entrée en guerre ?

           

1. Quelles sont les tensions politiques internes aux démocraties favorables aux dictatures ?

 

Photographie 1 page 224 : défilé des membres du francisme à Paris en 1937

Que montre la photographie sur l’influence du fascisme sur la vie politique en France ?

 

_ Dans les démocraties des mouvements d’extrême droite financés par Mussolini comme le francisme sont favorables aux régimes fascistes. La crise économique et les scandales politiques détournent une partie de l’opinion française de la démocratie au profit du fascisme et de ses idées (goût pour l’ordre, organisation paramilitaire, cérémonies collectives, antiparlementarisme, etc.).

_ Les organisations s’inspirant du fascisme regroupent néanmoins un nombre limité de personnes :

* 40 000 adhérents en 1934 forment au Royaume-Uni la BUF (British Union of Fascists), dirigé par Oswald Mosley.

* En France le PPF (Parti populaire français), un parti fasciste fondé par Jacques Doriot (ancien communiste) en 1936 rassemble 625 membres fondateurs ; en 1937 il compte 130 000 membres dont 35 000 anciens communistes (27% des membres).

 

 

 Synthese-totalitarismes-face-aux-democraties.jpg

 

2. En quoi la politique internationale d’apaisement est-elle le reflet de la faiblesse des démocraties ?

 

TP pages 230-231 : l’impuissance des démocraties : les accords de Munich (1938)

Texte 1 page 230 : « Un lâche soulagement » et photographie 2 page 230 : la conférence de Munich

Question 1 page 231 : Qui décide du sort de la Tchécoslovaquie ? Qui n’est pas consulté ?

_ En 1938 l’Allemagne nazie menace la paix mondiale en réclamant l’annexion d’un territoire tchécoslovaque peuplé de 3 millions de germanophones : les Sudètes. La conférence de Munich du 29 septembre 1938 réunit le Royaume-Uni et la France alliés de la Tchécoslovaquie avec l’Allemagne et l’Italie. La Tchécoslovaquie n’est pas consultée. Les démocraties cèdent devant les exigences allemandes, révélant une nouvelle fois leur faiblesse devant les dictatures. 

_ En mars 1939 l’Allemagne organise l’annexion de la Bohème-Moravie et le démembrement de la Tchécoslovaquie, rompant une nouvelle fois les accords internationaux.

 

Texte 1 page 230 : « Un lâche soulagement » et photographie 3 page 231 : l’enthousiasme des Français

Question 3 page 231 : Quel est l’état de l’opinion en 1938 ? Que cherche-t-elle à éviter ?

_ La réaction de l’opinion publique au Royaume-Uni et en France est favorable aux accords de Munich. En effet l’opinion publique cherche à éviter la guerre car elle est attachée à un profond pacifisme après le traumatisme de la « Der des Der ». Léon Blum parle d’« un lâche soulagement ». Winston Churchill condamne les accords de Munich « Le gouvernement avait à choisir entre la honte et la guerre. Il a choisi la honte. Et il aura la guerre. »

_ Les démocraties tentent de préserver la paix en passant des compromis avec l’Allemagne nazie à travers une politique d'apaisement.

Pacifisme (p. 232) : Courant de pensée qui souhaite régler les conflits entre Etats par la négociation et la non violence.

Apaisement (p. 232) : politique d’apaisement des tensions avec l’Allemagne nazie, fondée sur la recherche d’un compromis pour sauver la paix.

 

 

 

 

Les totalitarismes dans les relations internationales

 

Pourquoi peut-on parler de renversement de la situation diplomatique entre le début et la fin des années 1930 ?

 

OU

Carte 2 page 227 : La marche à la guerre

Question 3 page 226 : Montrez à l’inverse que les démocraties sont isolées en 1939.

_ En 1939 les démocraties sont isolées diplomatiquement. La diplomatie du « coup de force » basée sur les armes a permis à l’Allemagne d’annexer l’Autriche (Anschluss) et une partie de la Tchécoslovaquie, montrant la faiblesse des démocraties. L’Italie envahit l’Albanie le 7 avril 1939.

_ Les régimes totalitaires (Italie, Allemagne, URSS) et autoritaires (Espagne, Portugal, pays d’Europe de l’Est) sont majoritaires en Europe face à des démocraties peu nombreuses à l’ouest (France et Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) et au Nord (pays scandinaves et Finlande).

_ Les accords diplomatiques rapprochent les régimes totalitaires par des alliances (Axe Rome-Berlin en 1936 puis alliance défensive du pacte d’acier de mai 1939) et des traités de non-agression comme le Pacte germano-soviétique de 1939.

Anschluss (p. 232) : annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie le 13 mars 1938.

Pacte germano-soviétique (p. 232) : pacte signé le 23 août 1939 par l’Allemagne et l’URSS dans lequel chacun des pays s’engage à ne pas attaquer l’autre. Une annexe gardée secrète prévoit le partage de la Pologne.

 

Caricature 2 page 233 : Le pacte germano-soviétique

_ Le pacte germano-soviétique est un traité de non-agression (valable pour dix ans) entre l’Allemagne et l’URSS, qui fait l'effet d'un coup de théâtre. Il est accompagné d'un protocole secret, qui reconnaît les droits de l’URSS sur la Finlande, les Pays Baltes et la Bessarabie, et qui prévoit le partage de la Pologne entre les deux «jumeaux ennemis» (selon l'expression de François Furet). L’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 déclenche la guerre mondiale.

 

 

Lire la suite

Cours Histoire 1ère : Genèse et affirmation des régimes totalitaires (soviétique, fasciste et nazi) (2)

27 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Quelle expérience commune et quelles spécificités présentent ces trois régimes ?

 

A. En quoi le projet de créer une société nouvelle est un projet idéologique commun aux trois totalitarismes ?

 

Texte 1 page 200 : Le fascisme : un projet révolutionnaire.

Texte 4 page 201 : L’Allemagne, un peuple, une culture.

Texte 5 page 201 : En URSS, le cinéma au service de la société nouvelle.

Question 1 page 201 : Relevez des citations qui montrent que le fascisme, le nazisme et le stalinisme veulent transformer l’homme et la société.

Les totalitarismes veulent transformer l’homme et créer une société nouvelle :

* Le fascisme : « Il veut renouveler […] l’homme, le caractère, la foi. Et dans ce but, il exige une discipline, une autorité dominant les esprits pour y régner sans conteste. » (texte 1, l. 20-21).

* Nazisme : texte 4, l.-4-5 : « Elle a complètement transformé les rapports des hommes entre eux, leurs rapports avec l’Etat et leurs interrogations sur la destinée. »

* Stalinisme : Texte 5, l.4-7 : « le cinéma aide la classe ouvrière et son parti à éduquer les travailleurs dans l’esprit socialiste, à organiser les masses […] »

 

_ La volonté d’inventer un « homme nouveau » et de transformer la société caractérise les trois totalitarismes.

_ L’objectif de transformation de la société est différent selon le type de totalitarisme :

* Installation d’une société sans classe avec le pouvoir au prolétariat en URSS ;

* Recréer l’Empire romain autour d’une grande Italie impériale pour Mussolini ;

* Domination de la race aryenne et création de la grande Allemagne (projet pangermaniste de l’espace vital ou Lebensraum).

Aryens (p. 206) : A l’origine, désigne les peuples de langue indo-européenne, sans implication de race. Pour les nazis, race supérieure à toutes les autres.

Espace vital (p. 207) : territoires nécessaires pour assurer la survie et la prospérité de la race aryenne.

 

Texte 1 page 200 : Le fascisme : un projet révolutionnaire.

Texte 4 page 201 : L’Allemagne, un peuple, une culture.

Question 2 page 201 : Expliquez ce qui doit limiter, d’après chaque texte, la liberté de l’homme.

La liberté de l’homme doit être restreinte dans le fascisme au profit de l’Etat et de la discipline imposée par l’Etat. « …tout est dans l’Etat et que rien d’humain ou de spirituel […] n’existe en dehors de l’Etat. » (texte 1 l. 8-10). L’Etat nazi place le peuple (c’est-à-dire la race aryenne) au-dessus de l’individu : « Les limites de la liberté individuelle s’arrêtent aux limites de la liberté du peuple » (texte 4, l. 7-9). Les individus doivent donc devenir des guerriers luttant pour la domination de la race aryenne et sa pureté !

 

_ Mussolini proclame : « L’individu n’est rien, l’Etat est tout ». Les libertés individuelles sont supprimées au profit de l’Etat totalitaire et de son projet :

* L'individu doit une totale obéissance à l’Etat italien pour le régime mussolinien ;

* En Allemagne, l'individu s'efface devant la notion de race aryenne ;

* En URSS, l'individu s'efface devant la notion du pouvoir des ouvriers, la dictature du prolétariat.

                       

 

B. Quelles sont les différences entre les régimes totalitaires ?

 

                        1. Quelles sont les différences dans la pratique et les cibles de la terreur ?

 

Illustration 3 page 205 : Propager l’antisémitisme

 

Texte 4 page 203 : Réquisitions et répressions

Question 6 page 203 : Comment les difficultés économiques sont-elles expliquées par le pouvoir communiste ?

 

Question 7 page 203 : Comment réagit-il ?

 

_ Dans les régimes totalitaires la terreur est une méthode de gouvernement. Elle comporte des degrés différents. Les personnes sont les cibles de la terreur pour des raisons différentes selon les pays :

* Raison politique : en Italie les opposants politiques sont victimes d’arrestation.

* Raison raciste : l’Allemagne nazie pourchasse les personnes considérées comme races inférieures, juifs et tziganes.

* Raison idéologique d’ordre économique : Les ennemis de classe sont victimes de la terreur. Les petits propriétaires nommés koulaks sont déportés dans des goulags.

_ Le bilan de la terreur diffère selon les types de totalitarismes : Moins de 10 000 condamnations ont été prononcées en Italie fasciste ; dans l’Allemagne nazie 30 000 juifs ont été déportés pendant la nuit de Cristal. 

Koulak (p. 202) : Paysan propriétaire de sa terre, devenu synonyme d’opposant à la collectivisation ; la répression envers les koulaks est appelée dékoulakisation.

Goulag (p. 212) : camps de concentration et de travaux forcés où sont regroupés ceux que le régime soviétique considère comme des adversaires.

 

                        2. En quoi le système économique communiste est une spécificité du totalitarisme soviétique ?

 

Tableaux 5 a et c page 203 : Les bouleversements de l’URSS

Quels sont les bouleversements économiques de l’URSS ?

 

_ Le projet économique de l’URSS est marqué par la collectivisation avec la création de kolkhoze. Le communisme se démarque ainsi de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie où le capitalisme est maintenu.

_ La collectivisation a entre 1930 et 1933 de lourdes conséquences : 1000 000 de paysans expropriés, 2 300 000 paysans déportés et entre 5 à 6 millions de morts par la famine. Le bilan est terrible en Ukraine où l’on parle d’une « extermination par la faim » nommée Holodomor.

Collectivisation (p. 202) : appropriation par la collectivité ou l’Etat des moyens de production.

Kolkhoze (p. 202) : exploitation agricole dans laquelle la terre, le bétail et les outils sont détenus collectivement par les paysans.

 

_ L’URSS compte financer seule le développement économique basé sur l’industrie lourde. Mais, faute de capitaux, les paysans sont transformés de force en ouvriers soumis à une discipline de fer (cadences élevées, absences punies). Les ouvriers sont incités à travailler davantage avec l’exemple d’Alexeï Stakhanov, célèbre mineur qui aurait réalisé l’abattage de 14 fois plus de charbon que la norme en vigueur. Il est érigé en modèle par le régime.

III. Comment les sociétés totalitaires encadrent-elles les masses ?

 

A. Comment la société est-elle soumise à une intense propagande ?

 

Lien « Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver » (Baldur Von Schirach) : http://www.dailymotion.com/video/x5p5mg_quand-jentends-le-mot-culture-je-so_news

 

Texte 5 page 201 : En URSS, le cinéma au service de la société nouvelle

Question 6 page 201 : Par quels moyens les régimes totalitaires cherchent-ils à diffuser leur idéologie ?

_ Les régimes totalitaires soumettent à une intense propagande les masses pour diffuser leur idéologie et « fabriquer du consentement ». La propagande utilise de nombreux médias modernes :

* La radio est employée par exemple par le ministre nazi de la propagande Goebbels ;

* le cinéma est utilisé en URSS par exemple avec les films d’Eisenstein comme le Cuirassé Potemkine en 1925 ou Ivan le terrible tournée en 1942-1944 et qui reçoit le prix Staline en 1945.

_ Le contrôle de la presse et des médias s’accompagne d’autodafés, d’incendie de livres en place publique. Le dignitaire nazi Baldur Von Schirach indique la position des nazis face à ce qui n’est pas considéré comme aryen « Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver ».

 

B. Comment la propagande instaure-t-elle le culte de la personnalité ?

 

Lien : http://www.dailymotion.com/video/xakxu6_la-propagande-et-le-culte-de-la-per_news

 

Texte 2 page 208 : Le culte voué à Staline

Texte 3 page 208 : L’obéissance absolue au Führer

Texte 4 page 209 : Les qualités d’un chef : Mussolini

 

Question 2 page 209 : Quelles sont les qualités prêtées à Staline ? A Mussolini ?

 

Question 4 page 209 : D’après ces documents, quelles conséquences a l’action du chef sur l’état d’esprit de la population ?

 

Question 5 page 209 : Quelle doit être l’attitude de la population envers lui ?

 

_ Le culte du chef est présent partout. André Gide décrit en 1936 dans son livre Retour d’URSS le culte de Staline qui se manifeste par la multiplication des portraits et statues, par des louanges tournant à l’idolâtrie.

_ Le chef dispose d’une autorité charismatique. Il est considéré comme

* un surhomme : Mussolini est décrit comme athlète, écrivain, législateur et artiste.

* un guide infaillible : (« Mussolini a toujours raison »). Le chef porte un titre montrant cette infaillibilité : Duce pour Benito Mussolini, Führer pour Hitler. Joseph Staline est le « petit père des peuples ». Le chef dirige à la fois le parti et l’Etat.

_ Des grandes cérémonies politiques célèbrent le culte du chef par exemple en Allemagne les congrès du parti nazi à Nuremberg de 1936. La mise en scènes grandioses montre un peuple discipliné et enthousiaste sous l’autorité de son chef.

Autorité charismatique (p. 214) : pouvoir qui se fonde sur les qualités supposées extraordinaires d’un homme.

 

C. Comment toutes les étapes de la vie sont-elles encadrées par les sociétés totalitaires ?

 

Photographie 1 page 210 : Jeunesse et idéologie nazie

Photographie 4 page 211 : Une parade d’organisations communistes de jeunesse

Photographie 6 page 211 : Une parade des Fils de la louve

Question 1 page 211 : Quelles sont les organisations de jeunesse créées par chaque totalitarisme ? Quel est l’âge des enfants concernés ?

 

_ Les étapes de la vie de l’individu doivent être politisées et au service du régime. La jeunesse est une priorité pour enraciner les régimes et supprimer toute opposition. L’encadrement de la jeunesse et l’embrigadement par la propagande sont utilisés pour s’assurer la soumission des masses. Le but est de fabriquer l'obéissance par le consentement.

_ Un endoctrinement précoce doit permettre une pleine adhésion au régime totalitaire :

* En Allemagne par les jeunesses hitlériennes ;

* en URSS : Komsomols ;

* en Italie : fils de la Louve… Dans ces associations de jeunesse, c’est encore une fois le groupe qui prime devant l’individu qui n’est plus rien pris seul.

_ L’Etat fasciste a une forte emprise sur les individus. En effet il organise l’encadrement de la jeunesse :

* de 4 à 8 ans, l’enfant est fils de la Louve,

* de 8 à 14, il intègre les ballilas et reçoit une formation prémilitaire,

* de 14 à 18 dans les avant-gardistes, avant d’entrer dans les Jeunesse italiennes du Parti.

 

D. Comment la terreur est-elle employée comme méthode de gouvernement ?

 

Texte 5 page 213 : L’action de la police politique en URSS

Question 4 page 213 : Qui est considéré comme un ennemi en URSS ? Pour quelle raison ?

_ La population est obligée d’obéir sinon elle risque la déportation au goulag : 15 millions de personnes sont déportés entre 1930 et 1953. La police politique s’appuie sur un important réseau d’informateurs et d’espions pour surveiller la population soviétique. Les accusations de complot sont nombreuses pour cacher les échecs du régime. Le gouvernement stalinien s’appuie sur la peur. Des « purges » frappent les différentes catégories de population sans exception. A la fin de la vie de Staline le « complot des blouses blanches » permet de s’attaquer aux médecins…

Purges (p. 214) : vagues d’exclusion du parti communiste d’URSS de 1936 à 1938 sous la fausse accusation d’activités anticommunistes.

 

OU

 

_ Des purges sont organisées en URSS contre les ennemis politiques et les adversaires économiques :

* adversaires économiques : Les petits propriétaires (koulaks) sont expropriés et déportés. Cette dékoulakisation conduit 5 millions de personnes au goulag.

* ennemis politiques :

- Les anciens compagnons de Lénine (comme Trotski) et leurs partisans sont accusés de trahisons. Ces accusations ne sont pas crédibles, elles cachent l’élimination par Staline d’opposants prestigieux (car anciens compagnons de Lénine).

- Dès 1933, 25% des membres du parti communistes sont exclus. Les « procès de Moscou » se déroulent une première fois en 1936 où des dizaines de milliers de membres du parti sont exécutés ou déportés en Sibérie. En 1938, une deuxième série de « procès de Moscou » est organisée.

- En 1939, le bilan est le suivant: tous les dirigeants du parti bolchevik de 1917 encore vivants en 1935 ont été exécutés (sauf Staline et Trotski exilé en 1929, mais Staline le fait assassiner en 1940), 70% des membres du Comité Central ont été liquidés et 60% des délégués au congrès de 1934. Dans l'armée, 2 maréchaux sur 4, tous les amiraux, 14 des 16 généraux d'armée... 35% des officiers sont exécutés.

 

Quels sont les autres moyens de surveillance et de répression des régimes totalitaires ?

_ Les régimes totalitaires comportent des polices politiques : GPU puis NKVD en URSS, OVRA en Italie, Gestapo en Allemagne.

_ Les ennemis du régime sont confinés en Italie dans des endroits isolés (procédure de confinamento comme l’illustre le livre Le Christ s’est arrêté à Eboli). En URSS les individus qui n’avaient parfois que le tort d’être propriétaires paysans (koulaks) sont déportés en Sibérie dans des goulags. En Allemagne les opposants communistes ou démocratiques sont envoyés en camps de concentration comme Dachau ; les juifs et tziganes sont eux envoyés en camps d’extermination.

GPU (p.  214) : police politique soviétique, elle prend le nom de NKVD en 1934.

OVRA (p. 214) : (organisme de vigilance et répression de l’antifascisme) police politique fasciste créée en 1926.

Gestapo (p. 214) : police politique secrète, créée par le régime nazi en avril 1933.

 

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Croquis : Réseaux et dynamiques spatiales dans la mondialisation

22 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie 1ère

 

Mobilités, flux et réseaux de communication en France dans la mondialisation

 

 

 

Croquis : Réseaux et dynamiques spatiales dans la mondialisation

 

 

Reseaux-et-dynamiques-spatiales-dans-la-mondialisation.jpg

 

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Croquis Espaces productifs français dans la compétition internationale

22 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie 1ère

 

 

 CROQUIS : Espaces productifs français dans la compétition internationale

 

Espaces-productifs-francais-dans-la-competition-internati.jpg

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Cours Histoire 1ère : Genèse et affirmation des régimes totalitaires (soviétique, fasciste et nazi) (1)

9 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

GENESE ET AFFIRMATION DES REGIMES TOTALITAIRES (SOVIETIQUE, FASCISTE ET NAZI)

 4 heures                                                                       Manuel Nathan Côte 2011

 

Introduction : Qu’est-ce que le totalitarisme ? Les nazis parlent d’ « Etat total » pour caractériser leur régime politique. Des pratiques différentes existent en URSS (1917-1991) marqué par le stalinisme (1928-1953), dans l’Italie fasciste (1922-1945) et l’Allemagne nazie (1933-1945).  

            Les trois totalitarismes tentent de contrôler tous les aspects de la vie en société pour créer un homme nouveau. Pour cela les Etats usent de la propagande mais aussi de la violence (brutalités policières, déportation, meurtres…). Le dirigeant est un guide infaillible (duce, Vojd « petit père des peuples », führer) auquel est voué un culte de la personnalité. Cependant, malgré un usage commun de la violence envers leurs peuples (Juifs en Allemagne, propriétaires en URSS, démocrates et socialistes en Italie) des différences existent entre les totalitarismes comme l’antisémitisme nazi ou le système économique des communistes.

 

Problématique : Comment expliquer l’apparition des régimes totalitaires en Europe ? Quels sont leurs points communs et leurs spécificités ?

 

Quelles sont les caractéristiques (objectifs, idéologie d’Etat, pratiques) de ces régimes ?

 

Chronologie page 191

  Chronologie-genese-des-totalitarismes.jpg

 

Un extrait d’Octobre par Eisenstein (2 min 24) :

http://www.youtube.com/watch?v=x0QAjpeosgU

 

Site INA : http://www.ina.fr/video/MAN5129497022/revolution-d-octobre.fr.html

 

 

I. Comment expliquer la naissance des régimes totalitaires à partir des années 1920 ?

 

            A. Pourquoi les révolutions russes conduisent-elles à établir une dictature ?

 

 

Lien vidéo Docteur Jivago : engagé dans le Parti (1 min 24) : http://www.vodkaster.com/extraits/docteur-jivago-engage-dans-parti/1179715

 

 

Texte 1 page 192 : Les « thèses d’avril » : Le programme bolchevique

Question 2 page 193 : Pourquoi Lénine pense-t-il que la révolution de Février ne doit être qu’une étape ? Quelle politique veut-il mener ? En faveur de qui ?

* Lénine pense que la révolution de février n’est que la première étape de lutte des classes car le tsar (monarchie absolue) a été remplacé par la bourgeoisie (démocratie). Les « couches pauvres » (l. 8) (paysannerie et ouvriers) doivent prendre le pouvoir dans une seconde étape de la révolution pour permettre d’installer le communisme.

* Lénine veut installer un « gouvernement révolutionnaire » sous le forme de « soviets des députés ouvriers » (l.10-11). Il veut aussi nationaliser les terres pour les mettre « à disposition des soviets locaux » (l.12).

* Lénine veut ainsi agir en faveur du « prolétariat » (l. 8), c’est-à-dire les pauvres ouvriers et paysans ne vivant qu’avec difficulté de leur travail.

 

_ Les défaites militaires et les tensions sociales et politiques liées à la 1ère Guerre mondiale provoquent deux révolutions :

* une révolution contre le pouvoir absolu du tsar Nicolas II : la révolution de février (23-28 février 1917). Elle amène au pouvoir des démocrates (mencheviks) désireux d’adopter le régime politique et économique des démocraties occidentales.

*

la révolution d’octobre porte le parti bolchevique de Lénine au pouvoir en octobre 1917 (25 octobre 1917).  Le communisme est adopté et les soviets sont mis en place dans la Russie bolchevique. L’économie est transformée avec l’instauration de la NEP Les classes pauvres, paysans sans terres et prolétariat ouvrier, bénéficient de mesures comme la nationalisation des usines et des terres agricoles.

 

 

Parti bolchevique ou parti communiste (p. 198) : Parti dirigé par Lénine puis Staline dont le but est d’instaurer le communisme en Russie.

Lénine (p. 198) : (1870-1924) A la tête du parti bolchevique, il mène la révolution d’octobre 1917 en Russie. Il dirige ensuite d’une main de fer le pays pendant la guerre civile et met en place la NEP pour le reconstruire.

Communisme (p. 198) : idéologie politique qui cherche à instaurer une société sans classes sociales, sans Etat et sans propriété privée.

Soviet (du russe « conseil ») (p. 199) : Assemblée populaire composée généralement de paysans, d’ouvriers et de soldats.

NEP (p. 198) : De 1921 à 1928, pause dans l’application de l’idéologie communiste : tolérance pour la petite propriété privée dans l’agriculture, l’artisanat.

Prolétariat (p. 199) : Les membres les plus pauvres de la société qui n’ont que leur force de travail pour vivre ; prolétaire s’oppose à capitaliste. Pour les communistes, le terme désigne plus généralement la classe ouvrière.

 

Texte 1 page 192 : Les « thèses d’avril » : Le programme bolchevique

Affiche 4 page 193 : Une révolution porteuse d’espoir.

Question 5 page 193 : Montrez que l’affiche illustre la politique voulue par Lénine.

L’affiche montre l’alliance des prolétaires paysans (faucille) et ouvriers (marteau) qui marchent vers un avenir heureux. Des personnes de toutes nationalités (dont des Africains pour mieux montrer le cosmopolitisme de la révolution) suivent les communistes russes. Les symboles de l’ordre ancien sont à terre : la couronne du tsar et le blason impérial (aigle bicéphale noir) pour la monarchie, mais aussi le grand vase rempli de pièces d’or symbolisant la bourgeoisie.

Texte 5 page 193 : La nécessité de la dictature

Question 6 page 193 : D’après Lénine, quelle politique doit être menée ? Pourquoi ?

La dictature du prolétariat est considérée par Lénine comme nécessaire pour instaurer le communisme. Elle doit « briser la résistance des capitalistes exploiteurs » (l.5-6). Les « restrictions » de la liberté sont fortes mais ciblées contre les « exploiteurs ». Cette conception ouvre la voie à la terreur car les « capitalistes » peuvent être identifiés avec un grand nombre de personnes : nobles et marchands, mais aussi tous les propriétaires, les paysans…

_ La « dictature du prolétariat » est une doctrine de Lénine préconisant l’emploi de la violence pour instaurer le communiste en « brisant » les exploiteurs capitalistes. Dans la Russie révolutionnaire en proie à une guerre civile à partir dès 1918 les opposants sont traqués. La police politique (Tcheka) est crée le 20 décembre 1917. La Terreur rouge frappe les opposants et la population (3000 prêtres et moines sont tués en 1918, massacre et déportation des Cosaques…). Un Etat policier est installé qui se renforce avec le successeur de Lénine : Staline.

Staline (p. 207) : (1879-1953) : Après la mort de Lénine, Staline prend peu à peu le pouvoir. Il engage alors l’URSS dans une politique de transformation radicale de l’économie et de la société, dans un climat de terreur.

 

                                HISTOIRE DE L’ART : Le 9e art, la Bande Dessinée

BD-Tintin-et-les-Soviets.jpg

 

Tintin au pays des Soviets, 1930.

 

Tintin au pays des Soviets est le premier album des Aventures de Tintin et Milou. Hergé y raconte le voyage de Tintin en URSS.

 

Quel aspect du totalitarisme illustre l’extrait de Tintin au pays des Soviets ?

 

 

 

B. En Italie, pourquoi la démocratie ne résiste-t-elle pas à la montée du fascisme ?

 

                        1. Pourquoi la démocratie est-elle fragile après la 1ère Guerre mondiale ?

 

Texte 2 page 194 : L’Italie en 1920 vue par les fascistes

Question 2 page 195 : Quelles sont, pour l’auteur, les différentes caractéristiques de la crise que connaît l’Italie ?

L’Italie est après la Première Guerre mondiale en proie à de multiples crises :

* Crise morale : l’Italie figure parmi les nations victorieuses de la 1ère Guerre mondiale, mais le sentiment d’une « victoire mutilée »  (« lorsque l’Italie n’eût point la paix qu’elle méritait », l. 4-5) existe à cause des frustrations nées des accords de paix. L’Italie n’a pas obtenu tous les territoires revendiqués bien que promis par les Alliés en échange de l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés des Alliés.  

* Crise sociale : Les agitations sociales sont importantes avec des troubles dans les campagnes où les paysans pauvres occupent les terres et des mouvements ouvriers avec grèves et occupations d’usines : « que les champs furent abandonnés, que les usines furent désertées et que les grèves augmentaient la misère » (l. 10-12).

* Crise politique : dans le contexte économique et social difficile les communistes augmentent leur audience. La peur d’une révolution communiste suivant l’exemple de la Russie bolchevique est présente en Italie : « Lorsque les communistes, arrogants et cruels, prirent le contrôle de certaines régions d’Italie » (l. 8-10). 

_ La Première Guerre mondiale a fragilisé les démocraties comme l’Italie ou l’Allemagne. En Italie plusieurs crises contribuent aux tensions politiques :

* Crise morale avec la « victoire mutilée » : l’agitation nationaliste est liée aux frustrations née des accords de paix de la Première Guerre mondiale où l’Italie n’a pas gagné tous les territoires promis lors du Pacte de Londres de 1915 en échange de son engagement aux côtés de l’Entente (terres irrédentes de Dalmatie, ville de Fiume).

* Crises économique et sociale :

- La crise économique frappe la population. Les anciens combattants sont chômeurs ou mendiants alors que la petite bourgeoisie est ruinée par l’inflation. Cela favorise la montée des extrémismes politiques.

- Les tensions sociales sont fortes. Les paysans sans terres procèdent à des occupations de terres (plaine padane, en Italie centrale ainsi qu’au sud de l’Italie et en Sicile). Les paysans veulent en occupant les grandes propriétés pousser à la réforme agraire. Les ouvriers pratiquent des grèves et des occupations d’usines.

* Crise politique avec la peur d’une révolution communiste : les agitations paysannes et ouvrières suscitent la crainte d’une révolution communiste sur le modèle bolchevique de 1917. Ainsi, à Turin en 1920 les grévistes sont organisés en Gardes rouges.

 

Question 3 page 195 : A quel groupe politique les fascistes s’opposent-ils particulièrement ?

Les fascistes s’opposent aux communistes accusés de vouloir établir une dictature du prolétariat.

 

2. Comment la violence est-elle utilisée par les fascistes pour prendre le pouvoir ?

 

Texte 3 page 195 : Le pouvoir par la violence

Question 5 page 195 : Quel moyen d’action politique est employé par les fascistes ? Quel en est l’objectif ?

* Les fascistes emploient la violence comme arme politique contre les communistes « violer la rouge campagne ferrarraise » (l.3-4) et « « briser la terreur rouge » (l. 8-9). La violence est exaltée « violer », « briser », « l’action rude et âpre » et surtout « exaltation de la violence comme le moyen le plus rapide et définitif pour atteindre le but révolutionnaire ».

- Sur le terrain les « squadre », c’est-à-dire des groupes de fascistes en chemise noire agissent en vandalisant les locaux des syndicats et des journaux de gauche, en brutalisant les démocrates et socialistes en les frappant à coups de gourdin ou en les obligeant à boire de l’huile de ricin, en les assassinant !

* Le but est de faire cesser l’agitation sociale « briser la terreur rouge » (l. 8-9) puis de prendre le pouvoir : « face à l’idéale conquête de l’Etat » (  l. 18-19).

 

_ Le Fascisme s’oppose avec violence au communisme mais aussi aux socialistes et aux démocrates. Dans le contexte des troubles importants et de la paralysie de l’Etat en 1919 les fascistes reçoivent le soutien financier des industriels et des grands propriétaires pour briser les grèves.

* La création : L’ancien socialiste et combattant de guerre Benito Mussolini a fondé les Faisceaux de Combat en 1919. Le mouvement se développe fortement : les Faisceaux passent de 17 000 membres fin 1919 à 720 000 en 1922. Il devient alors le Parti National Fasciste (PNF).

* La violence fasciste : Pour faire cesser les grèves les squadristi « fascistes en chemise noire » (chômeurs, soldats démobilisés, jeunes bourgeois redoutant une révolution communiste) saccagent les locaux des syndicats et des journaux de gauche, brutalisent les opposants en les frappant à coups de gourdin, en les obligeant à boire de l’huile de ricin, enfin par des assassinats.

Fascisme (p. 194) : De »Faisceaux de combat », le mouvement politique créé en 1919 par Mussolini (dans la Rome antique, le faisceau symbolise l’autorité et l’unité). Il désigne ensuite le régime politique de Mussolini fondé sur le culte du chef et le rejet de la démocratie.

Mussolini (p. 199) : (1883-1945) : Fondateur des Faisceaux de combat en 1919, puis du parti national fasciste en 1921, il accède au pouvoir en 1922. En 1924, il a fait de l’Italie une dictature.

 

 

Rappel des faits historiques (1 min 34) : http://www.dailymotion.com/video/xf6j4v_la-marche-sur-rome-des-fascistes-en_news

OU http://www.aleph99.info/La-marche-sur-Rome-et-la-prise-de.html

 

Photographie 4 page 195 : La marche sur Rome

Texte 5 page 195 : L’Italie en 1924, une dictature ?

Question 6 page 195 : Par quels moyens Mussolini parvient-il au pouvoir ?

_ Les élections ne permettent pas à Mussolini de parvenir au pouvoir. Aussi il décide de prendre le pouvoir par un coup d’Etat. Le 24 octobre 1922 il organise une marche sur Rome de 30 000 Chemises Noires. Le roi Victor Emmanuel III ne fait pas intervenir la troupe. Au contraire, le 29 octobre 1922 le roi envoie un télégramme à Mussolini pour l’appeler au gouvernement. De 1922 à 1924 un gouvernement de coalition est dirigé par Mussolini.

 

Question 7 page 195 : Comment évolue le régime politique une fois les fascistes au pouvoir ?

De 1922 à 1924 Mussolini est président du Conseil et prépare la conquête totale du pouvoir. Le financement des industriels, une nouvelle loi électorale favorable aux fascistes et la terreur imposée par les chemises noires permettent à la coalition dirigée par les fascistes d’obtenir 44% des voix (2/3 des sièges à la Chambre des députés). Le  député et secrétaire général du parti socialiste, Giacomo Matteotti, accuse Mussolini et les dirigeants fascistes de malversations et de violences. Le 10 juin 1924, tandis qu'il se rend à l'Assemblée, il est enlevé et assassiné. Une partie des députés refuse de siéger et de nombreux fascistes quittent le parti. Mussolini revendique la responsabilité de l’assassinat le 3 janvier 1925 et annonce le début de la dictature.

_ Mussolini instaure progressivement un régime autoritaire en Italie.

* Les élections de 1924 sont un succès pour le PNF (44% des voix, 2/3 des sièges à la Chambre) à cause d’une nouvelle loi électorale favorable aux fascistes et à un climat de terreur imposé par les chemises noires.

* Le 10 juin 1924 Giacomo Matteotti, député et secrétaire général du parti socialiste, est enlevé et assassiné par les fascistes pour avoir dénoncé les violences et les manipulations électorales. Malgré le scandale Mussolini finit par revendiquer le 3 janvier 1925 la responsabilité de l’assassinat.

* Le 3 janvier 1925 Mussolini annonce la dictature. Elle est organisée par les lois fascistissimes (« lois de défense de l’Etat »), c’est un ensemble de lois établissant en 1925-1926 la dictature par l’usage de la censure, la suppression des partis politiques et des syndicats non fascistes, l’établissement d’un tribunal d’exception et d’une police secrète (l’OVRA) traquant les opposants. Les administrations sont épurées et les conseils municipaux supprimés. Mussolini se fait donner les pleins pouvoirs et devient le Duce (le chef).

 

 

 

            C. Pourquoi Adolf Hitler parvient-il au pouvoir démocratiquement en Allemagne ?

 

                        1. En quoi la crise économique et le refus de la démocratie expliquent l’ascension d’Hitler ?

 

Lien : http://www.dailymotion.com/video/xapheu_l-ascension-d-hitler-et-du-parti-na_news

 

 

Texte 1 page 196 : Le rejet de la République de Weimar

Question 1 page 197 : Qui, selon les parents de l’auteur du texte, est responsable de la défaite de l’Allemagne en 1918 ?

La défaite allemande de 1918 est imputée aux politiciens : « L’Allemagne a perdue la guerre […] Elle n’a pas été battue sur le terrain, mais poignardée dans le dos par les crapules qui la gouvernent à présent. » (l. 13-14). L’armée est considérée comme invaincue : « Elle n’a pas été battue sur le terrain » (l. 13) et dispose d’un grand prestige en particulier le maréchal Hindenburg.

Question 3 page 197 : Quels en sont, d’après certains Allemands, les responsables ?

Les Juifs sont considérés comme responsables du fait de leur influence négative sur l’Allemagne. Cet antisémitisme populaire considérant le Juif comme un « traître intérieur » facilite l’adhésion aux thèmes antisémites d’Adolf Hitler.

 

_ La République de Weimar est proclamée en Allemagne le 9 novembre 1918 dans un climat de défaite. L’opinion allemande considère les politiciens et les partis politiques et les Juifs (traîtres de l’intérieur) comme responsables de la défaite alors que l’armée garde un grand prestige. Ils sont accusés d’avoir « poignardé dans le dos » l’Allemagne en mettant fin à la guerre.

_ Le traité de Versailles de juin 1919 prive l’Allemagne de nombreux territoires peuplés de Polonais, de Français (Alsace-Lorraine), mais aussi de nombreux Allemands. Le « Diktat » de Versailles alimente le nationalisme allemand mais aussi l’antiparlementarisme.

_ La démocratie allemande est fragile comme le montre la tentative de coup d’Etat d’Adolf Hitler à Munich en novembre 1923, le « putsch de la brasserie ». Le dirigeant du parti nazi, le NSDAP, est emprisonné quelques mois pendant lesquels il rédige son livre-programme : Mein Kampf.

NSDAP (p. 196) : (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) Parti dirigé par Adolf Hitler dès 1921 dont le programme fonde l’action du nazisme.

Adolf HITLER (p. 199) : (1889-1945) A la tête du NSDAP, il élabore une idéologie raciste et antisémite. Après l’échec en 1923 d’un coup d’Etat, il parvient légalement au pouvoir le 30 janvier 1933 : l’Allemagne devient rapidement une dictature.

 

Texte 1 page 196 : Le rejet de la République de Weimar

Affiche 2 page 196 : Crise économique et montée du nazisme

Question 2 page 197 : Quelle est la situation économique de l’Allemagne dans les années 1930 ?

_ La crise économique et le chômage de masse (30,8% de chômeurs en 1932 ; 6 127 millions de chômeurs) favorisent le succès électoral du parti nazi. Celui-ci passe de 2,6% aux élections législatives de 1928 18,3% en 1930, puis 37,4% en juillet 1932.

_ Le parti nazi devient avec la grande crise une force politique, recrutant ses nouveaux adhérents (200 000 en 1930) et ses électeurs dans les catégories les plus touchées : paysannerie frappée par la chute des exportations agricoles, petite et moyenne bourgeoisie menacées de prolétarisation et très sensibles au danger révolutionnaire, chômeurs.

 

 

 

                        2. Comment les nazis mettent-ils fin à la démocratie en Allemagne ?

 

Texte 1 page 196 : Le rejet de la République de Weimar

Photographie 3 page 197 : Une manifestation de force nazie

Question 4 page 197 : Quels moyens d’action les nazis emploient-ils ?

Les nazis disposent d’un service d’ordre, les SA (cf. photographie 3 avec les SA en uniforme, brassard à croix gammée et effectuant le salut hitlérien), qui s’opposent avec violence à leurs adversaires politiques : « combat de rue, entre communistes et nationaux-socialistes. » (texte 1. 17-18).

_ Les nazis créent un climat de violence politique en Allemagne avec les chemises brunes ou SA (service d'ordre du NSDAP éliminé lors de la « nuit des longs couteaux » le 30 juin 1934) puis par les SS qui terrorisent les opposants, communistes et démocrates.

SA (p. 196) : (Section d’assaut) Service d’ordre du NSDAP créé au début des années 1930.

SS (p. 116) : (section de sécurité) Organisation du parti nazi assurant à l’origine la sécurité de Hitler. Elle est ensuite chargée de poursuivre ceux que le nazisme définit comme des ennemis. Elle est l’instrument central de la terreur policière.

 

Texte 5 page 197 : La fin de la démocratie en Allemagne

Question 7 page 197 : Montrez que ce décret supprime la démocratie en Allemagne.

L'incendie du Reichstag sert de prétexte à Hitler pour édicter le décret « Pour la protection du peuple allemand » (28 février 1933) : les libertés publiques sont suspendues, 4000 militants de gauche sont arrêtés et le parti communiste est interdit.

Les élections législatives organisées en mars 1933 dans un climat de terreur donnent la majorité au NSDAP. Le 23 mars, Hitler obtient les pleins pouvoirs pour 4 ans. Le 14 juillet 1933, le NSDAP est proclamé parti unique. Les SA et la « police secrète d'État » – la Gestapo – traquent les opposants dont certains sont, dès cette époque, envoyés dans des camps de concentration. Enfin, au printemps 1933, commencent les persécutions contre les Juifs (boycott des magasins).

 

_ Hitler parvient légalement au pouvoir par des succès électoraux :

* Succès électoraux : Les élections législatives de septembre 1930 donnent 6,5 millions de voix et 107 sièges aux nazis. Celles de juillet 1932, 14 millions de voix et 230 sièges sur 607.La dissolution de l’Assemblée provoque de nouvelles élections en novembre 1932. Aucune coalition n’est capable de gouverner à cause de la force des extrêmes : Le NSDAP perd 4,2% des voix mais les communistes obtiennent 6 millions de voix et 100 sièges. Le président Hindenburg est donc confronté à une double menace, « rouge » et « brune ».

* Nomination par le président : Hitler s’est rapproché du patronat et a obtenu un financement pour sa campagne électorale ainsi qu’un appui pour demander au président de le nommer chancelier. Le 30 janvier 1933 le président Hindenburg nomme Hitler chancelier.

* Les conséquences de l’incendie du Reichstag : Le 27 février 1933 le Reichstag est incendié par les nazis. Un communiste est accusé. Hitler décide dès le 28 février l’interdiction du Parti Communiste, l’arrestation de 4 000 militants de gauche et de suspendre les libertés publiques.  Hitler obtient les pleins pouvoirs le 23 mars 1933. Le 14 juillet 1933 le NSDAP devient parti unique. La police politique (gestapo) traque les opposants et les envoient dans le premier camp de concentration (Dachau) ouvert en mars 1933.

* Plébiscite : Le maréchal Hindenburg meurt le 2 août 1934. Les fonctions de président du Reich et de chancelier sont fusionnées au profit d'Adolf Hitler. Ce coup d'État constitutionnel est ratifié, lors du plébiscite du 19 août 1934, par 90% des électeurs.

 

Conclusion : Le passage de démocratie à dictature est rapide : quelques mois en Allemagne, de 1921 à 1924 en URSS. La naissance des totalitarismes s’explique par la faiblesse des traditions démocratiques, le rôle de la brutalisation lors de la guerre de 1914-1918, la réaction brutale en Allemagne et en Italie contre la menace communiste. 

 

 

 

 

 

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Rencontre avec M. Jacques Saurel, ancien déporté à Bergen Belsen

8 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Activités et conférenciers

 

  « Le racisme est un germe qui n'a pas encore été extirpé de l'espèce humaine » Jacques Saurel

 

Préparation de la rencontre avec M. Jacques Saurel le jeudi 14 février 2012 pour les 1ère S1 et les élèves du club histoire.

 

Rappel des consignes :

* Reprendre le cours sur la seconde guerre mondiale et sur les totalitarismes ;

* Chaque élève doit préparer dix questions, cinq d’ordre général (sur la vie durant l'Occupation pour un garçon juif, etc.) , cinq plus précisément sur la vie dans les camps.  

 

 

"

 

Voici quelques liens pour vous aider à préparer cette rencontre :

 

 

* Le livre de M. Jacques Saurel est au CDI sur le présentoir à côté du bureau des documentalistes. Il est disponible à l'emprunt pour préparer ou prolonger cette rencontre :

 

http://www.manuscrit.com/Blog_Auteur.aspx?id=8776

 

 

* Article du journal La voix du Nord du 31/05/2009 :

 

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2009/05/31/article_interview-saurel-racisme.shtml

 

 

 

*  Un film réalisé par des élèves de 1ère L et ES du lycée Boissy d'Anglas a été réalisé en enregistrant  M. Jacques Saurel.

 

 http://vimeo.com/22276678

 

 

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Médias, informations : Thèmes de recherches et démarche de travail

8 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Enseignement d'exploration Littérature et société

 

 

DEMARCHE

 

Former des groupes de 4 à 6 personnes. Se concerter sur une problématique et un plan puis faire des recherches pour rédiger un article. L’article doit comporter une illustration et un lexique des mots-clés, être écrit en caractère Times New Roman de police 12 maximum, avec un interligne simple. Les titres et les sous-titres doivent être écrit en gras.

 

THEMES DE RECHERCHE

 

1er thème : Les réseaux sociaux et Internet face aux médias traditionnels (presse écrite, etc…)

 

Présentation :

  

Les révolutions arabes, Wikileaks, la fermeture de Megaupload et l’attaque du site du FBI par des hackers… Existe-t-il un lien ? Oui : l’action en faveur de ces causes d’Anonymous, un ensemble de personnes anonymes qui utilisent les médias Internet pour propager l’information et parfois contester les pouvoirs en place.

 

L’attaque possible par Anonymous du site du journal imprimé L’Express pose la question des rapports entre médias écrits et médias informatiques, entre la presse écrite par des spécialistes et les mouvements de citoyens anonymes et parfois irresponsables…

 

Réalisation : 

  

Ecrire un journal avec les articles sur les thèmes suivants :

 

1) Qu’est-ce qu’Anonymous ? Des citoyens du monde ou des hackers irresponsables ? (Origine du mouvement, doctrines et actions, cas de la polémique sur hadopi et l’attaque du site de l’Express)

 

2) De la culture cinéma au groupe Anonymous : le film V comme Vendetta est-il à l’origine d’une nouvelle forme de contestation (polémiques autour de sa sortie à l’époque de la guerre du Golfe et de la présidence Bush, reprise du masque de Guy Fawkes par Anonymous) ?

 

3) Les jeunes et l’information sur Internet : comment l’information parvient-elle aux Jeunes ? Quel type d’information intéresse la jeunesse ? Quelle opinion et utilisation de cette information par les jeunes.

 

4) Quel est le rôle des réseaux sociaux pour informer et lutter contre les pouvoirs dictatoriaux (révolutions arabes, censure en Chine...).

 

  

2ème thème : les femmes dans les médias traditionnels et anciens, hier et aujourd’hui.

 

Présentation :

  

La femme n’est-elle qu’un corps-objet destiné à attirer plus de vente pour les publicités, ou a-t-elle une place dans la création et la diffusion de l’information ? Est-elle victime ou actrice des médias ?

 

Réalisation :

  

5) Quelle est l’image de la femme dans les médias du monde (dans le monde arabe avant et après les révolutions, dans l’Occident avant et après la crise économique) ?

 

6) La défense des droits de la femme dans les médias (est-ce une réalité ? un besoin ?)

 

7) Dans la press people et dans les journaux d’investigation, quel est le statut de la femme aujourd’hui ?

 

8) L’image de la femme dans les mangas et les jeux vidéos (otakulture) : de Tomb Rider à Rei Ayanami (Evangelion) ou Rukia (Bleach), une nouvelle culture médiatique de la femme est-elle en voie de création ?

 

CALENDRIER

 

Salle de réunion : salle Jakobs au CDI de 11h00 à 12h30.

 

07/02/2012 : Présentation des activités, de la démarche et des thèmes de recherche; constitution des groupes et choix des sujets; 1ère recherche.

 

17/02/2012 : 1ère heure : activité : histoire de la presse (1880-1930 : âge d'or de la presse)

12h00 à 12h30 : recherches.

 

 

 

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Cours Géographie 1ère : La France en villes (3)

5 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Quelles mutations liées à l’urbanisation les espaces ruraux connaissent-ils ?

 

Carte 1 page 103 : Trois France rurales

(Division de la classe en trois groupes pour rédiger un texte sur les trois types de campagnes)

Quelle typologie des espaces ruraux peut-on établir à travers la carte ?

_ Les espaces à dominante rurale rassemblent 51% des communes françaises mais seulement 18% de la population. 11 millions de ruraux se répartissent sur 59 % du territoire    en 2007. L’espace rural se repeuple avec 75 000 nouveaux habitants chaque année. L’étalement urbain et le mitage des espaces ruraux a provoqué la diffusion du mode de vie urbain et a transformé les campagnes :

* Les « campagnes dynamiques » sont d’abord les campagnes les plus proches des grandes villes (ou des villes moyennes). La périurbanisation les a touchées avec la multiplication de lotissements pavillonnaires et le développement des migrations pendulaires domicile-travail ( entre 10-20 km pour une ville intermédiaire et jusqu'à plus de 100 km pour Paris ) parfois dans des communes-dortoirs.

- Ces campagnes sont donc dynamisées (demande de services, proximité de centres commerciaux, création de petites activités industrielles ou tertiaires de sous traitance…) par la présence de néo-ruraux (nom donné aux populations ayant quitté les villes pour s’installer dans les villages ou dans les zones périurbaines).

- Les nouvelles campagnes sont liées au tourisme résidentiel ou de masse (balnéaire, montagnard, ou « vert ») et sont donc fortement liées aux villes, même si leur éloignement est important. Les aéroports régionaux low-cost permettent d’attirer des touristes et des résidents  dans des régions rurales offrant des aménités comme le Périgord. On compte 3 millions de résidences secondaires (10% des logements), principalement dans les régions littorales.

* Les « campagnes en transition » connaissent un dynamisme variable. Ces campagnes sont soit un peu plus éloignées des grandes villes avec une filière agroalimentaire qui reste dominante, soit sous l’influence d’une petite ville, dont certaines peuvent connaître un renouveau.

* Les « campagnes fragiles » sont éloignées des villes, elles connaissent une agriculture dominante, parfois associée à une industrie en difficulté, ou une agriculture vieillie et à faible productivité.

Espaces à dominante rurale (p. 110) : espace hors des aires urbaines. Il comprend les unités urbaines ayant moins de 5000 emplois et les communes rurales non périurbaines (70% de la superficie de la France métropolitaine et les deux-tiers des communes).

Périurbanisation, espace périurbain (p. 104) : extension de la ville au-delà du pôle urbain (il y a rupture du bâti) où 40% au moins de la population active travaille dans l’aire urbaine.

Low-cost (p. 314) : compagnie aérienne à bas prix qui propose des vols à moindre coût mais offrant moins de service que les compagnies aériennes traditionnelles. Plus généralement, bien ou service produit à faible coût.

Aménités (p. 312) : conditions favorables d’un lieu, qualité de son cadre de vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte 12 page 111 : Les zones de revitalisation rurale (ZRR)

+ Photographie 13 page 111 : Manifestation contre le désengagement des services publics.

A quoi correspond l’espace des zones de revitalisation rurale ? Quels problèmes rencontrent ces zones ?

_ La « diagonale du vide » s’étend des Ardennes aux Pyrénées en passant par la Champagne, la Bourgogne, le Massif central. Les densités sont inférieures à 25 hab/km².

_ Les zones de revitalisation rurale couvrent 50% du territoire métropolitain et correspondent au territoire rural regroupant des communes reconnues comme fragiles et bénéficiant à ce titre d’aides de la part des pouvoirs publics. Les pôles d’excellence rurale tentent de mettre fin au processus de désertification de ces espaces ruraux. Cependant ces espaces ruraux profonds voient les services publics se dégrader à cause de leur faible densité démographique et de la fermeture d’écoles et de bureaux de poste.

Zones de revitalisation rurale (p. 315) : dispositif de soutien aux zones rurales en difficulté (peu densément peuplées ou souffrant de handicaps) sous forme d’avantages fiscaux aux entreprises.

Pôle d’excellence rurale (p. 314) : (PER) politique de l’Etat lancée en 2005 qui soutient les acteurs locaux qui s’engagent dans des projets économiques innovants dans les espaces ruraux. On compte en 2011 près de 500 PER.

 

Couverture de magazine 16 page 111 : Couverture de Village Magazine, novembre-décembre 2007.

Quelles sont les activités professionnelles présentées ? Quelles sont les activités traditionnelles des campagnes (question de culture générale) ?

- Le magazine traite des nouvelles façons de travailler et cite l’activité résidentielle (ils se sont installés : un refuge écolo en altitude) et touristique (chambres d’hôtes).

- Les activités traditionnelles sont l’agriculture, mais elles sont en difficultés dans le rural profond, et performantes dans des régions disposant de vignobles réputés : Champagne, Bourgogne.

 

_  L’activité agricole n’emploie plus que 780 000 actifs en 2007. Cependant elle a encore un rôle important pour les paysages des espaces ruraux et pour l’économie de certaines régions :

_ Plusieurs zones rurales sont intégrées au marché mondial. Les régions de grande culture céréalière (Bassin parisien, Beauce), les régions viticoles (Bordelais, Bourgogne, Côtes du Rhône, Alsace), les régions de cultures spécialisées (maraîchers nantais) pratiquent des cultures commerciales et d'exportation.

* Elles ont adopté les méthodes de l'agriculture productiviste en se mécanisant, en employant engrais chimiques et pesticides et n'ont plus besoin de beaucoup de main d'œuvre.

* Cette modernisation a entraîné des coûts d'investissements importants. Les propriétaires de ces grandes exploitations sont surtout des hommes d'affaires suivant attentivement les cours des matières premières à la bourse.

 

 

 

France des espaces ruraux

 

Rectificatif : Lire « Diagonale du vide » et non « diagonale aride »

 

 

 

1ère Fiche d’objectifs Géographie

 

LA FRANCE EN VILLES

 

    SAVOIR   

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Quels sont les grands traits des dynamiques spatiales de la population française ?

                A. Quelles sont les caractéristiques de l’urbanisation en France ?

                               1. Quelles sont les formes de l’urbanisation du territoire ?

            2. Quelle est l’armature urbaine de la France ?

                               3. Quels sont les processus d’urbanisation et de mouvements de population ?

B. Comment le processus de métropolisation touche t-il la France et quels en sont ses effets ?

                               1. Quelles sont les caractéristiques des métropoles ?

                               2. Comment le processus de métropolisation affecte-t-il les villes à différentes échelles ?

3. En quoi le processus de métropolisation renforce-t-il les inégalités territoriales ?

II. Comment aménager les villes pour réduire les fractures sociales et spatiales ?

                A. En quoi l’espace urbain est-il fragmenté ?

                B. Quelles sont les difficultés rencontrées dans les zones sensibles ?

                C. Quelles sont les politiques de la ville destinées à réduire les fractures socio-spatiales ?

III. Quelles mutations liées à l’urbanisation les espaces ruraux connaissent-ils ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Aires urbaines, espace à dominante urbaine (p. 104) : espaces constitués des pôles urbains (agglomérations comportant au moins 5000 emplois) et de leur espace périurbain.

Périurbanisation, espace périurbain (p. 104) : extension de la ville au-delà du pôle urbain (il y a rupture du bâti) où 40% au moins de la population active travaille dans l’aire urbaine.

Métropole (p. 106) : ville importante qui exerce son influence sur un territoire étendu, régional, national, international, voire mondial.

Métropolisation (p. 106) : concentration accrue des hommes et des activités de décision, de conception et de direction dans les métropoles les plus grandes.

Hub (p. 313) : point d’un réseau de transport international qui concentre et redistribue les voyageurs et les marchandises dans de nombreuses directions.

Fragmentation socio-spatiale (p. 108) : des espaces urbains contigus fonctionnent sans lien à cause des écarts sociaux importants entre leurs populations respectives.

Gentrification (p. 108) : processus de retour des catégories aisées dans les centres des villes après réhabilitation urbaine.

Espaces à dominante rurale (p. 110) : espace hors des aires urbaines. Il comprend les unités urbaines ayant moins de 5000 emplois et les communes rurales non périurbaines (70% de la superficie de la France métropolitaine et les deux-tiers des communes).

Low-cost (p. 314) : compagnie aérienne à bas prix qui propose des vols à moindre coût mais offrant moins de service que les compagnies aériennes traditionnelles. Plus généralement, bien ou service produit à faible coût.

Aménités (p. 312) : conditions favorables d’un lieu, qualité de son cadre de vie.

Zones de revitalisation rurale (p. 315) : dispositif de soutien aux zones rurales en difficulté (peu densément peuplées ou souffrant de handicaps) sous forme d’avantages fiscaux aux entreprises.

Pôle d’excellence rurale (p. 314) : (PER) politique de l’Etat lancée en 2005 qui soutient les acteurs locaux qui s’engagent dans des projets économiques innovants dans les espaces ruraux. On compte en 2011 près de 500 PER.

Entre-soi : stratégie d’évitement des plus pauvres que soi dans les choix d’habitat

Evitement scolaire : scolarisation des enfants dans les écoles les mieux réputées.

Mixité sociale : diversification de la composition sociale d’un quartier

Paupérisation : appauvrissement de la population d’un quartier lié à la crise économique et au départ des couches moyennes.

Politique de club : refus de certaines communes de s’urbaniser, d’accueillir du logement social afin d’y préserver la qualité de l’environnement résidentiel.

Rénovation urbaine : opération de destruction et de reconstruction d’un secteur urbain.

ZUS (zone urbaine sensible) quartier considéré en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville.

Politique de la ville : ensemble de mesures destinées à améliorer la qualité de la vie, du bâti, de l’emploi afin de revaloriser certains quartiers urbains.

 

SAVOIR FAIRE

3/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

4/ JE SAIS ETUDIER DES GRAPHIQUES

5/ JE SAIS ELABORER UN SCHEMA

6/ JE SAIS ETUDIER UN TABLEAU STATISTIQUE

7/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

8/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

9/ JE SAIS ANALYSER ET REDIGER UN TEXTE A PARTIR D’UNE ETUDE DE CAS

10/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES DOCUMENTS

11/ JE SAIS ETABLIR UNE TYPOLOGIE A PARTIR D’UNE CARTE LEGENDEE

12/ JE SAIS METTRE EN RELATION CARTE ET PHOTOGRAPHIE

 

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Cours géographie 1ère : La France en villes (2)

5 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

ACTIVITE GEOGRAPHIE : Aménager les villes pour réduire les fractures sociales et spatiales.

 

Scénario : Vous êtes architecte urbaniste ou homme politique, vous avez la charge de proposer des aménagements pour réduire les fractures socio-spatiales de la cité d’Argenteuil.

 

Missions : vous devez établir un bilan des problèmes, puis proposer des solutions. Vous pouvez accompagner le tout d’un schéma.

 

Procédures :

1. Etablir et rédiger à l’aide des pages 114-115 du manuel :

            a) Une description du paysage urbain,

            b) Une description des problèmes rencontrés dans la cité d’Argenteuil (chômage, etc.)

            c) Proposer des explications à ces problèmes (cf. docs 4 p. 115 et 10 p. 108)

2. Rédiger à partir des pages 108 et 116 des propositions de solutions (politique de la ville, etc.)

 

Possibilité de faire un schéma explicatif

 

Vocabulaire : ZUS (zone urbaine sensible) quartier considéré en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville.

Politique de la ville ; ensemble de mesures destinées à améliorer la qualité de la vie, du bâti, de l’emploi afin de revaloriser certains quartiers urbains.

Mixité sociale : diversification de la composition sociale d’un quartier.

Rénovation urbaine : opération de destruction et de reconstruction d’un secteur urbain.

 

 

 

 

 

II. Comment aménager les villes pour réduire les fractures sociales et spatiales ?

 

            A. En quoi l’espace urbain est-il fragmenté ?

 

Carte 8 page 109 : Le parc de logements sociaux à Rennes

Où le parc de logements sociaux est-il le moins élevé ? Où est-il le plus fort ? Pourquoi ?

* La carte montre que le logement de parcs sociaux est faible dans le centre-ville alors qu’il est élevé dans la banlieue de Rennes. La ville de Rennes compte 23 500 logements sociaux (26,3% des logements en 2007).

* La raison de ce contraste tient à plusieurs facteurs : le centre-ville est une zone attractive où les fonctions de commandement sont nombreuses, en conséquence les loyers sont élevés et inaccessibles aux populations modestes. Les classes modestes et moyennes se sont établies dans les zones périurbaines : les classes modestes dans les parcs sociaux et les classes moyennes dans des habitats pavillonnaires.

 

Carte animée en ligne : gentrification de Paris :

http://www.cartomouv.parisgeo.cnrs.fr/index.php?page=anim&page2=map5

 

_ L’étalement urbain a accentué l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail mais aussi renforcé la fragmentation socio-spatiale des villes :

* Les centres-villes : la concentration par les centres-villes des fonctions de commandement et du prestigieux patrimoine historique explique leur attractivité. Les centres-villes sont réhabilités car ce sont pour les mairies des « vitrines » valorisant l’image de la ville. La spéculation immobilière (la valeur du m² peut varier de 1 à 10 entre le centre et la périphérie) et le niveau élevé des loyers conduit à un processus d’embourgeoisement du centre-ville nommé gentrification. A Paris les quartiers populaires du 19e et 20e arrondissements ont connu cet embourgeoisement.

* Zones périurbaines d’habitat pavillonnaire pour les classes moyennes : Le cadre de vie agréable et les prix accessibles attirent les classes moyennes dans les premières couronnes, proches du centre-ville et bien équipées. Les banlieues pavillonnaires offrent le visage de   maisons individuelles avec jardin. Plus la périphérie est éloignée, plus les ménages sont modestes.

* Zones périurbaines de parcs sociaux (banlieues) pour les classes modestes : Les ZUS (zone urbaine sensible) sont des quartiers considérés en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville. C’est par exemple le cas d’Argenteuil. La France compte 751 ZUS regroupant en 2006 4,4 millions de personnes. La paupérisation (appauvrissement de la population d’un quartier lié à la crise économique et au départ des couches moyennes) est forte : le chômage est le double de celui du pays, on compte 40%  de sans-emploi chez les moins de 26 ans.

Fragmentation socio-spatiale (p. 108) : des espaces urbains contigus fonctionnent sans lien à cause des écarts sociaux importants entre leurs populations respectives.

Gentrification (p. 108) : processus de retour des catégories aisées dans les centres des villes après réhabilitation urbaine.

 

Organisation-d-un-espace-urbain.jpg

 

 

ACTIVITE GEOGRAPHIE 2

 

A partir du vocabulaire ci-dessous, du manuel page 108 et de l’étude de cas sur Argenteuil rédigez un texte sur le thème suivant : existe-t-il une sécession urbaine (l’existence de ghettos et le refus des catégories sociales de vivre ensemble dans le même quartier) ?

 

Entre-soi : stratégie d’évitement des plus pauvres que soi dans les choix d’habitat

Evitement scolaire : scolarisation des enfants dans les écoles les mieux réputées.

Mixité sociale : diversification de la composition sociale d’un quartier

Paupérisation : appauvrissement de la population d’un quartier lié à la crise économique et au départ des couches moyennes.

Politique de club : refus de certaines communes de s’urbaniser, d’accueillir du logement social afin d’y préserver la qualité de l’environnement résidentiel.

Rénovation urbaine : opération de destruction et de reconstruction d’un secteur urbain.

ZUS (zone urbaine sensible) quartier considéré en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville.

Politique de la ville : ensemble de mesures destinées à améliorer la qualité de la vie, du bâti, de l’emploi afin de revaloriser certains quartiers urbains.

 

 

 

 

            B. Quelles sont les difficultés rencontrées dans les zones sensibles ?

 

TP. pp 114-115 : Quelles sont les caractéristiques des quartiers en difficulté ?

 

Question 1 page 115 : Quel type d’habitat constitue les quartiers aujourd’hui qualifiés de sensibles à Argenteuil (doc. 1, 2) ? Pourquoi ont-ils été construits ?

Les quartiers aujourd’hui qualifiés de « sensibles » sont des grands ensembles construits dans les années 1960 pour faire face à un grand besoin de logements dans l’agglomération parisienne. Ils constituent alors une rupture totale avec les constructions jusque-là majoritairement pavillonnaires.

La décision a été prise dans le cadre national d’opérations « Grands ensembles » mises en oeuvre par le ministère de la Reconstruction.

 

Question 2 page 115 : Ces quartiers sont-ils intégrés au reste de l’espace urbain (doc. 1, 3) ?

Ces quartiers sont mal intégrés au reste de l’espace urbain. Ils sont enclavés, situés de part et d’autre de la voie ferrée et de la gare du Val-d’Argenteuil.

 

Question 3 page 115 : Comment les difficultés sociales des habitants se manifestent-elles (doc. 4, 5) ?

Les difficultés sociales des habitants se manifestent par une série d’indicateurs sociaux qui sont tous défavorables en comparaison de l’ensemble de la commune et du département : pourcentage plus élevé de non-diplômés, de chômeurs, de personnes aux faibles revenus (non imposés). À l’inverse, peu d’habitants semblent partir en vacances. Les jeunes, les familles monoparentales, les étrangers sont plus nombreux dans ces quartiers. Les trafics illégaux y prospèrent.

 

OU

Tableau 10 page 109 : Comparaison des zones urbaines sensibles et des agglomérations auxquelles elles appartiennent.

Quelles sont les particularités des zones urbaines sensibles au niveau démographique et économique ?

_ Les Zones Urbaines Sensibles (ZUS) concentrent les grands ensembles d'habitation à loyer modéré (HLM) édifiées lors des années 1960 et 1970 et les populations défavorisées habitant ces parcs sociaux.  On peut parfois parler de relégation, c'est-à-dire de la spécialisation de certaines zones dans l'accueil de populations défavorisées.
Ces phénomènes de paupérisation et de relégation peuvent être aggravés par un phénomène d'ethnicisation : de regroupement de groupes ethniques dans une même zone

_ Existe-t-il une sécession urbaine ? Le regroupement par catégorie sociale est dicté par la réalité du marché de l'immobilier. Mais les groupes sociaux les plus favorisés veulent marquer une distance (sociale, physique) par rapport aux autres en recherchant « l'entre-soi », en achetant des biens dans des communes pratiquant une « politique de club » (refus d'accueillir du logement social par exemple) ou dans des résidences fermées, en scolarisant les enfants dans certaines écoles (évitement scolaire)… Cependant les différentes catégories sociales se côtoient encore dans les espaces publics par exemple.

 

 

Schema-fragmentations-urbaines.jpg

  

            C. Quelles sont les politiques de la ville destinées à réduire les fractures socio-spatiales ?

 

TP. pp 116-117 : Comment relever les défis de la rénovation urbaine ?

 

Question 1 page 116 : Quelles sont les différentes actions menées dans le cadre de la rénovation urbaine (doc. 6, 7) ?

La rénovation urbaine se manifeste par la destruction de tours et leur remplacement par des programmes immobiliers de haute qualité environnementale, instaurant de surcroît une certaine mixité sociale. D’autres résidences sont réhabilitées.

Outre le logement, il s’agit de créer des services à la population qui n’existaient pas auparavant. L’accent est également mis sur les espaces verts.

 

Question 2 page 116 : Quels sont les acteurs impliqués (doc. 7, 9) ?

Les acteurs impliqués sont l’État à travers l’ANRU, les acteurs publics locaux et départementaux, et des sociétés publiques et privées, en particulier pour développer des activités.

 

Question 3 page 116 : Quels sont les objectifs des initiatives dans le domaine économique à Argenteuil (doc. 8, 9) ?

En quoi est-ce important pour les quartiers sensibles de la ville (doc. 4, 8, 9) ?

Les initiatives dans le domaine économique visent à favoriser la création d’emplois, car l’importance du chômage est une plaie du quartier. Il s’agit de proposer des locaux bien aménagés et d’améliorer les dessertes, car le quartier souffre d’enclavement.

 

_ Les politiques de la ville cherchent à réduire les inégalités socio-spatiales et la fragmentation urbaine :

* Dans les ZUS les politiques de rénovation urbaine procèdent à la destruction des grandes barres d'HLM et à la reconstruction de logements sociaux à dimension plus humaines. Mais la politique sociale est négligée au profit de la reconstruction.

* La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) de 2001 impose des quotas (minimum de 20 % de parcs sociaux) à chaque commune pour mieux répartir le logement social.  Mais les communes les plus fortunées préfèrent payer une amende plutôt que de développer des logements sociaux (comme le16e arrondissement de Paris).

* Le droit au logement opposable (loi DALO) a été voté par l’Etat pour loger les personnes qui ne disposent pas d'habitation et faire face au mal-logement. Mais la loi DALO est peu ou mal appliquée face à une demande de plus de 3 500 000 personnes mal logées et 600 000 personnes sans logements.

* De nombreuses communes encouragent la mixité sociale et fonctionnelle en tentant de créer des pôles de développement urbains attractifs pour les entreprises et en développant les transports (tramways, etc.).

 

 

  Schéma urbanisation et métropolisation

 

 

 

 Schema-Les-politiques-urbaines.jpg

 

 

 

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Cours Géographie 1ère : La France en villes (1)

5 Février 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA FRANCE EN VILLES

6-7 heures                                                                                         Manuel Magnard 2011

 

Image satellite : La France nocturne.

Les points brillants montrent la densité de population des grandes villes.

  etalement-urbain-france-lumiere-nuit-image-satellite.jpg

 

Quels ensembles peut-on différencier et quels noms leur donner ? Quel constat peut-on faire sur la présence des villes en France à partir de cette image ?

 

Introduction : La France est « en villes », puisque plus de quatre Français sur cinq (82%) habitent dans une ville et que les mouvements de population (accroissement naturel et migrations internes) continuent de renforcer les aires urbaines.

            Depuis la fin de l’exode rural dans les années 1960 les villes concentrent la population française : aujourd’hui 82% des Français habitent en ville. L’urbanisation continue de se renforcer avec les mouvements de population vers les grandes métropoles (métropolisation) mais aussi la migration des citadins vers les périphéries rurales (périurbanisation). Les mouvements de population s’exercent aussi au sein des villes soumises à des inégalités socio-spatiales.

Problématique :

1) Quelles sont les dynamiques et les rôles des villes au sein de la France ?

2) Quels sont les types d’espaces ruraux et leurs perspectives à l’heure de la mondialisation et du développement durable ?

 

I. Quels sont les grands traits des dynamiques spatiales de la population française ?

 

            A. Quelles sont les caractéristiques de l’urbanisation en France ?

 

                        1. Quelles sont les formes de l’urbanisation du territoire ?

(

Echelle nationale : Quels sont les contrastes dans la distribution de la population urbaine ?

 

Carte 1 page 100 : France « du vide », France des « pleins »

Présenter le document.

La carte France « du vide », France des « pleins » a été réalisée à partir des données du recensement de la population fournies par l’INSEE pour l’année 2006. Elle montre la distribution de la population sur la métropole et les DROM français avec deux unités de mesure : la densité en habitants au km² et la population des aires urbaines en millions d’habitants.

 

Quels contrastes apparaissent dans la distribution de la population française ?

À l’échelle nationale, la « diagonale du vide » apparaît nettement du Luxembourg aux Pyrénées, ainsi que l’opposition, de part et d’autre d’une ligne Le Havre-Marseille, entre une France plus urbaine aux contrastes de densités plus importants à l’Est, alors qu’à l’Ouest de cette ligne, les métropoles sont plus rares et les contrastes de densité plus faibles. 60 % de la population occupe 8 % du territoire.

_ La population française est concentrée dans l’espace à dominante urbaine : 82% de la population française réside dans l’une des 354 aires urbaines de la métropole. 

_ Le territoire français est inégalement urbanisé avec l’opposition de part et d’autre d’une ligne fictive Le Havre/Marseille d’un Est urbanisé (18 des 30 principales aires urbaines) et de l’ouest moins urbanisé.

 

Où sont situés les principaux pleins ?

Les principaux pleins prennent une forme aréolaire autour des grandes métropoles ; ils forment des rubans le long des littoraux et des principaux fleuves du pays, secondairement le long d’accidents topographiques (Côte d’or, piémont pyrénéen). Ils prennent une forme de zone lorsqu’ils correspondent historiquement à une activité économique dominante peuplante : bassin minier du Nord, Languedoc viticole.

 

Où sont les principales aires urbaines ? Où sont-elles le moins présentes ?

On remarque l’importance des aires urbaines dans le peuplement, des littoraux méditerranéens et de la Manche, des vallées fluviales et des frontières du Nord. Une zone moins peuplée est nettement visible des Ardennes aux Pyrénées en passant notamment par le Massif Central ; les Alpes apparaissent aussi peu peuplées.

_  La population urbaine se concentre dans l’Île-de-France, sur les axes fluviaux rhénan et rhodanien, le long du littoral méditerranéen.

 

Où sont les principaux vides ?

Les principaux vides correspondent aux montagnes, à des espaces peu fertiles (Landes, Sologne) et à des espaces ruraux isolés (Sud et Est du Bassin Parisien).

_  La « diagonale du vide » parcourant un espace entre Luxembourg et Pyrénées comportent peu d’aires urbaines importantes.10% des habitants se répartissent sur les deux tiers de la superficie.

 

)

OU

 

 

Carte 2 page 101 : Un peuplement à dominante urbaine

Présenter le document.

La carte est bâtie sur le zonage en aires urbaines (ZAU) établi par l’INSEE depuis 1996. Elle  montre l’étendue de l’espace à dominante urbaine qui rassemble 82 % de la population urbaine.

 

Quels sont les trois types d’espaces à dominante urbaine ?

Une aire urbaine est, selon la définition de l’INSEE, un ensemble continu formé par un pôle urbain (unité urbaine offrant plus de 5 000 emplois) et par sa couronne périurbaine, c’est-à-dire les communes dont 40 % de la population active résidente travaille dans une autre commune de l’aire urbaine (voir doc. 2 p. 105).

Parmi les 354 aires urbaines, on distingue les 12 aires métropolitaines (ayant au moins 500 000 habitants et concentrant au moins 20 000 cadres des fonctions métropolitaines) et 29 autres aires urbaines de plus de 200 000 habitants concentrant, à un moindre degré, les cadres des fonctions métropolitaines.

Les communes multipolarisées sont des communes qui envoient au moins 40 % de leur population active vers plusieurs aires urbaines sans que le total de l’une d’elles dépasse les 40 %.

_ 354 aires urbaines regroupent 82% de la population française.  Ces aires urbaines sont d’importance inégale :

* Les 12 aires métropolitaines comportent au moins 500 000 habitants et concentrent plus de 20 000 cadres de fonctions métropolitaines.

* Les 29 « grandes aires urbaines » sont peuplées par plus de 200 000 habitants et concentrent des cadres des fonctions métropolitaines.

* Les communes multipolarisées envoient au moins 40% de leur population active vers plusieurs aires urbaines sans que le total de l’une d’elles dépasse les 40 %.

Aires urbaines, espace à dominante urbaine (p. 104) : espaces constitués des pôles urbains (agglomérations

comportant au moins 5000 emplois) et de leur espace périurbain.

 

 

schema-espaces-urbains--espaces-ruraux.jpg

 

2. Quelle est l’armature urbaine de la France ?

 

Carte 2 page 101 : Un peuplement à dominante urbaine

 

Quelle est la hiérarchie urbaine en France ?

_ L’armature urbaine est hiérarchisée et macrocéphale.

* Le réseau urbain français est macrocéphale. Il est dominé par Paris et ses 11,8 millions de Français, soit 18,5   % de la population totale. C’est une métropole de niveau mondial.

* Les principales aires urbaines métropolitaines provinciales sont en forte croissance et dépassent le million d’habitants : Lyon (1,7), Marseille-Aix (1,6), Lille-Roubaix-Tourcoing (1,2), Toulouse (1,1), Bordeaux et Nice-Côte d’Azur (1).

* Les villes moyennes (entre 20 000 et 100 000 habitants) sont nombreuses. Elles jouent un rôle important dans l’encadrement du territoire en offrant par exemple des services de proximité. (En 2008 : agglomération de Troyes : 124 00 habitants, commune de Romilly sur Seine : 13 803 habitants).

_ La macrocéphalie se retrouve pour les régions d’outre-mer où la ville principale regroupe 30% de la population.

 

 

 

Schéma l'armature urbaine

 

 

Schéma les principales aires urbaines en France

 

 

 

 

 

3. Quels sont les processus d’urbanisation et de mouvements de population ?

 

Graphiques 1 page 105 : La population des aires urbaines (1965-2006)

Graphique b : Evolution de la population

De quand date l’augmentation de la population urbaine dans les banlieues et couronnes périurbaines ?

_ L’augmentation de la population urbaine avec le gonflement des zones pavillonnaires et des couronnes périurbaines date des années 1960. Cela correspond au « baby boom » et à un important afflux d'immigrants appelés en France d'abord pour les besoins de la reconstruction puis en raison du dynamisme économique.

 

Graphique a : Taux annuels moyen d’évolution démographique (en %)

Quelle est l’évolution démographique des centres-villes ? Des couronnes périurbaines ? Pourquoi ?

La perte de population dans les centres-villes s’explique par le départ d’urbains vers les couronnes périurbaines.

 

_ L'augmentation de la population urbaine et la démocratisation de l’automobile favorise l'extension du tissu urbain et en particulier celle des banlieues où l'on construit de grands immeubles pour abriter les populations les plus modestes.

_ La forte croissance économique française des Trente Glorieuses entraîne une augmentation des salaires et le développement de la classe moyenne. Cette dernière cherche une accession à la propriété individuelle (encouragée par l'État) : les zones d'habitat pavillonnaire commencent à se développer dans les communes périurbaines : c’est la périurbanisation. Actuellement, les centres-villes qui étaient davantage délaissés sont réhabilités et redeviennent attractifs : la population des villes-centres est en hausse de 0,3% entre 1999 et 2006.

_ Des pôles urbains secondaires (satellites) se développent autour des villes avec un habitat résidentiel et également des activités économiques, la création d’emplois.

Périurbanisation, espace périurbain (p. 104) : extension de la ville au-delà du pôle urbain (il y a rupture du bâti) où 40% au moins de la population active travaille dans l’aire urbaine.

 

Carte 2 page 105 : L’espace à dominante urbaine

A partir de la carte réaliser un schéma simplifié montrant le découpage des aires urbaines.

 

 

Schema-le-decoupage-des-aires-urbaines.jpg

 

Tableaux 3 page 105 : Croissance et décroissance urbaine

Quelles sont les causes de la croissance ou décroissance urbaine ?

_ Les dynamiques démographiques des aires urbaines en France ont des causes variées :

* La décroissance urbaine s’explique par une perte de compétitivité industrielle dans les zones industrielles du Nord et de l’Est.

* La croissance urbaine a pour cause un gain d’attractivité dans les zones ensoleillées (héliotropisme) en Méditerranée. 

 

 

Les dynamiques démographiques des aires urbaines

  Les-dynamiques-demographiques-des-aires-urbaines.jpg

 

 

Quels problèmes posent l’étalement urbain ?

_ L'étalement urbain est source de problèmes pour les communes urbaines :

* il nécessite un important développement des infrastructures de transport, ce qui entraîne un bétonnage de plus en plus important de vastes surfaces: on parle d'artificialisation du milieu.
* avec le règne de la voiture individuelle, l'étalement urbain entraîne en effet une très forte augmentation des mobilités et des migrations pendulaires (aller et retour du lieu de domicile au lieu de travail). Il a aussi pour conséquences un engorgement des transports (embouteillages) et une augmentation de la pollution atmosphérique urbaine (nuage de pollution au dessus des villes, smog).

_ L'étalement urbain et l'augmentation des mobilités constituent des problèmes pour les municipalités qui veulent développer des villes durables.

 

 

Schema-organisation-de-la-ville.jpg

 

 

DIAPORAMAS EN LIGNE :

 

La France en villes :

http://www.youtube.com/watch?v=4R88dtN_R_Q&list=UUo4ybQHVn7Wyimx99q8qzQQ&index=3&feature=plcp

 

 

Un lien pour réviser : http://evasionhistoria-cr.blogspot.com/2011/11/la-france-en-villes.html

 

 

 

Quelques liens vidéos sur la métropolisation :

 

 

Lien : Reims

* http://www.dailymotion.com/video/xg46s8_reims-2020-la-metropolisation-concrete-avec-le-g10_news

* http://www.youtube.com/watch?v=D5Ps3P_GN60

 

 

 Lien : Lyon

 http://www.millenaire3.com/La-metropolisation-au-Grand-Lyon-1959-2009.1207.0.html (prendre la métropolisation 1999-2009   )

 

 

 

 

B. Comment le processus de métropolisation touche t-il la France etquels en sont ses effets ?

                        1. Quelles sont les caractéristiques des métropoles ?

 

Texte 6 page 107 : La métropolisation des grandes villes françaises

Quels sont les deux aspects primordiaux pour devenir une métropole ? (fin du premier paragraphe)

Les deux aspects primordiaux sont :

* un nombre importants de « fonctions supérieures » (l. 11-12) c’est-à-dire des fonctions de commandement comme celles du pouvoir politique, des décisions économiques, ou encore dans les médias, la recherche scientifique ou la vie intellectuelle.

* « ces éléments doivent se connecter pour créer un effet réseau » (l. 13-14) : les éléments de puissance de la ville doivent être reliés pour exercer une influence sur un territoire.

 

Quels sont les secteurs permettant la métropolisation ? (fin du deuxième paragraphe) ?

Deux secteurs en plus des fonctions de commandement (politique, économique, voire médiatique) peuvent favoriser la transformation d’une ville en métropole : « la création de parcs technologique ou technopôles » (l. 24-25) et « la culture » (l. 27).

 

_ Les villes d’au moins 200 000 habitants tentent de parvenir au statut de métropoles. En effet le processus de métropolisation correspond au renforcement des pouvoirs et de l’influence des villes par la concentration des fonctions de commandement, des richesses et de la population au sein de la ville.

Métropole (p. 106) : ville importante qui exerce son influence sur un territoire étendu, régional, national, international, voire mondial.

Métropolisation (p. 106) : concentration accrue des hommes et des activités de décision, de conception et de direction dans les métropoles les plus grandes.

 

 

Pourquoi le processus de métropolisation s’est-il diffusé à la France ?

_ Le géographe Jean-François Gravier désigne en 1947 le territoire national de « Paris et le désert français ». Pour rééquilibrer le territoire l’Etat a créé en 1963 la DATAR (Délégation interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale) pour contrecarrer l'hypercentralisation du pays. La DATAR met en œuvre dès création la politique de développement des « métropoles d'équilibre ». Aujourd’hui les métropoles structurent le territoire.

 

2. Comment le processus de métropolisation affecte-t-il les villes à différentes échelles ?

 

Photographie 5 page 107 : Le quartier Euralille

En quoi le quartier Euralille montre-t-il le réseau et l’influence d’une métropole sur des territoires de différentes échelles ? (Locale, régionale, européenne) 

Le quartier Euralille est un centre d’affaire exerçant une influence sur des territoires par son très bon réseau de transport ferroviaire :

* la ligne à grande vitesse relie l’agglomération de Lille et son centre d’affaire aux grandes capitales du cœur économique européen (gare TGV Paris-Londres-Bruxelles) ;

* Le LGV relie Lille aux grandes métropoles françaises.

* Lille est également relié au territoire régional par le TER, le Corail via la gare Lille Flandres.

 

_ Les métropoles régionales françaises ont un rayonnement international limité face à la puissance parisienne, mais elles renforcent leur attractivité en nouant des relations entre elles et en rénovant leurs centres-villes : le  quartier Euralille de l’agglomération lilloise est un centre d’affaire valorisé par la gare TGV lui donnant un rayonnement international par la liaison avec trois capitales européennes (Paris-Londres-Bruxelles). Les nouveaux centres métropolitains sont des projets ambitieux : Euroméditerranée pour Marseille, Bordeaux Euratlantique ou encore Lyon Confluence.

_ Les activités des métropoles sont nombreuses et leur permettent de structurer le territoire à l’échelle régionale par leurs offres de services rares (université, centre hospitalier universitaire, lieux culturels), par leurs commerces spécialisés, leurs infrastructures de transport rapides (aéroport, gare TGV).

 

En quoi l’exemple d’Euralille montre un polycentrisme plus important en France ?

_ Les métropoles françaises pour renforcer leur rôle augmentent leurs liens entre elles, avec la capitale et avec les villes étrangères. La multiplication des liens et des réseaux en dehors de Paris favorise l'émergence d'un réseau urbain polycentrique en France qui n'est pas uniquement centré sur la capitale : on parle d'un archipel métropolitain. L’archipel métropolitain est l’ensemble des métropoles entretenant de fortes relations et fonctionnant en réseau, au détriment des espaces intermédiaires.

 

 Schema-D-une-France-macrocephale-a-une-France-polycentri.jpg



3. En quoi le processus de métropolisation renforce-t-il les inégalités territoriales ?

 

Carte 7 page 107 : Les emplois « métropolitains » en France

Quelle métropole concentre les emplois stratégiques ? Pourquoi ?

_ La capitale concentre 45% des cadres des fonctions métropolitaines (actifs à fort niveau de qualification travaillant dans les secteurs clés de l’économie selon l’INSEE). Elle concentre les fonctions d’Etat (activités publiques de haut niveau telles les administrations, les universités, les grandes écoles, les centres de recherches, les Centre Hospitalier de Recherche Universitaire) et les emplois liés à sa puissance économique (Paris produit 29% du PIB), financières et administratives ( sièges sociaux de FTN, services des entreprises, etc.).

_ Paris est une métropole attractive : c’est une ville-monde avec ses 11,8 millions d’habitants (18,5% de la population française). La capitale est à la tête du réseau urbain français. Elle dispose d’importantes fonctions de commandement au niveau politique et économique. Paris est aussi au centre du système de transport français. C’est un hub dont les deux aéroports internationaux assurent 70% du trafic aérien français et monopolisent l’essentiel des échanges internationaux.

Hub (p. 313) : point d’un réseau de transport international qui concentre et redistribue les voyageurs et les marchandises dans de nombreuses directions.

 

En quoi la carte montre-t-elle des inégalités dans la métropolisation ? Quelles en sont les conséquences ?

_ Les espaces ruraux éloignés des grandes villes sont en marge de la métropolisation, par exemple la « diagonale du vide » des Pyrénées aux Ardennes. Même lorsqu’ils sont traversés par des réseaux de transport rapide (autoroutes, TGV) les espaces ruraux sont victimes d’un « effet tunnel » et ne sont pas valorisés par ce trafic. (cf. cours sur la Champagne-Ardenne).

_ Les villes petites et moyennes permettent d’accéder aux services et aux commerces non spécialisés, mais pas aux services supérieurs offerts par les métropoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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