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MUSECLIO

Cours Histoire 1ère : Espoirs de paix de la SDN à l'ONU (2)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi l’ONU est-elle une nouvelle tentative pour préserver l’humanité de la guerre ?

 

A. Comment l’ONU tente-t-il de mettre en place un nouvel ordre mondial en 1945 ?

 

                        1. Quels sont les principes et les moyens d’action de l’ONU ?

 

 

Texte 1 page 136 : Les missions et les moyens de l’ONU

Affiche 3 page 137 : Un espoir de paix

Question 1 page 137 : Quels sont les objectifs de l’Organisation des Nations unies ?

 

 

 

_ Les principes énoncés le 14 août 1941 par Churchill et Roosevelt dans la Charte de l’Atlantique sont étendus dans la Charte des Nations unies. Le président Roosevelt voulant assurer grâce à l’ONU un nouveau système garantissant la paix.

_ Les objectifs de l’ONU figurent dans la Charte des Nations unies signée à San Francisco le 26 juin 1945 par 51 Etats : Les Etats-membres s’engagent à respecter le principe de l’égalité entre nations petites ou grandes et à unir leurs forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales. De plus ils doivent respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et favoriser le développement entre les peuples de relations amicales.

 

 

Texte 1 page 136 : Les missions et les moyens de l’ONU

Organigramme 2 page 136 : Le fonctionnement de l’ONU

Question 4 page 137 : Par quels moyens l’Onu peut-elle préserver la paix ? De quels moyens de contrainte dispose-t-elle ?

_ L’ONU tente de préserver la paix par le recours à des moyens pacifiques et diplomatiques comme l’indique l’article 33 : « rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation… ». Pour le « règlement judiciaire » l’ONU dispose d’une Cour internationale de justice à La Haye, 

_ L’ONU dispose avec l’article 43 de la possibilité de demander à ses membres d’envoyer leurs forces armées pour assurer des opérations militaires ou de maintien de la paix.

 

 

_ L’ONU se veut plus efficace que l’ancienne SDN. Elle cherche à régler pacifiquement les conflits mais dispose aussi d’une force armée non permanente (les casques bleus) chargée de faire respecter les sanctions votées.

 

2. Quel est le fonctionnement de l’ONU ?

 

Organigramme 2 page 136 : Le fonctionnement de l’ONU

Quel est le rôle de l’Assemblée générale ? Du secrétariat général ?

_ L’ONU repose sur le principe de l’égalité de tous les Etats membres qui siègent à l’Assemblée générale où chacun d’eux dispose d’une voix.

_ L’ONU est représenté par un Secrétaire général élu pour cinq ans chargé d’exécuter les décisions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Le secrétaire général dirige l’administration de l’ONU (5 000 personnes en 1945).

_ Le siège de l’ONU est à New York.

 

Organigramme 2 page 136 : Le fonctionnement de l’ONU

Texte 5 page 137 : Le poids des grandes puissances à l’ONU

Question 5 page 137 : Quel est le rôle du Conseil de sécurité ? Comment prend-il ses décisions ? Expliquer alors ce qui pourrait bloquer les possibilités d’action de l’ONU.

_ Le rôle du Conseil de sécurité est de rendre l’ONU plus efficace que la SDN. En effet le Conseil de sécurité prend des « résolutions » pour le maintien de la paix, c’est-à-dire qu’il décide des sanctions à prendre mais aussi de l’envoi de casques bleus.

_ Le Conseil de sécurité comporte 11 membres dont 5 membres permanents (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, URSS et Chine) possédant un droit de veto (droit de bloquer une décision adoptée par l’Assemblée).

_ L’opposition entre l’URSS et les Etats-Unis dans le cadre de la guerre froide paralyse le Conseil de sécurité. 

 

 

 

QUESTIONNAIRE :   Fonctionnement ONU

 

Site INA : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/CAA7700937801/fonctionnement-de-l-onu.fr.html

 

Le documentaire explique le fonctionnement de l’ONU en 1977, durant la Guerre Froide.

1. Quelles sont les deux types de sessions (réunions) de l’ONU ? En existe-t-il d’autres ?

2. Quel est le rôle du secrétaire général de l’ONU ?

3. En quoi l’Assemblée est-elle souveraine ? Avec quelles limites ?

4. Qui composent le Conseil de sécurité ?

5. Quel est le rôle du Conseil de sécurité ?

 

 

B. Quelles sont les différentes facettes de l’ONU ?

 

Texte 1 page 136 : Les missions et les moyens de l’ONU

Texte 4 page 137 : La Déclaration universelle des Droits de l’Homme, 1948

Question 2 page 137 : Quelles sont les libertés et les valeurs politiques défendues par l’ONU ? Montrez qu’elle entend aussi assurer la dignité de l’être humain.

_ L’ONU défend le principe de l’égalité entre les nations (l. 9) mais aussi entre les hommes.

_ Le préambule de la Charte des Nations unies se réfère aux « droits fondamentaux de l’homme » mais aussi – c’est une nouveauté - de la femme. Ces droits sont précisés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

 

_ Le traumatisme de la découverte des camps de la mort et des atrocités japonaises et nazies conduit les nations à réaffirmer la dignité et les droits de l’homme au sein du préambule de la charte des Nations Unies mais aussi dans une Déclaration Universelle des droits de l’Homme adoptée à Paris en 1948. Les droits à la liberté, à l’égalité (entre hommes et femmes par exemple), à l’éducation et à la « satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels » sont proclamés.

_ 48 Etats sur 58 pays participants adoptent la Déclaration Universelle des droits de l’Homme. L’Afrique du Sud pratique l’apartheid (ségrégation raciale) et refuse l’égalité des races, l’Arabie saoudite refuse l’égalité entre homme et femme. Plusieurs pays communistes (URSS, Yougoslavie, etc.) refusent également.

 

Organigramme 2 page 136 : Le fonctionnement de l’ONU

Question 6 page 137 : Par quelles organisations l’ONU met-elle en œuvre l’application des droits de l’Homme ?

_ Les droits de l’homme sont variés pour la Déclaration Universelle des droits de l’Homme : politique mais aussi culturels, sociaux, etc. Plusieurs organisations dépendant de l’ONU mettent en œuvre ces droits : L’UNICEF et l’OMS luttent contre la misère et le sous-développement par exemple.

_ L’ONU est une organisation internationale disposant de plusieurs facettes :

* diplomatique : l’ONU assure une médiation dans un conflit et peut même exercer la direction d’un territoire avec le Conseil de tutelle (ex le Timor oriental de 1999 à 2002), etc.

* militaire : avec l’envoi des casques bleus, la force armée non permanente de l’ONU.

* culturel : l’UNESCO dont le siège est à Paris, est une organisation destinée à promouvoir l’éducation, la science et la culture.

* économique : Le GATT puis OMC tente de donner des règles au commerce mondial et d’abaisser progressivement les droits de douane pour faciliter les échanges.

* financier : FMI et BIRD. Les deux organismes financiers doivent faciliter l’existence  du  nouveau système international mis en place avec les accords de Bretton Woods.

* La lutte contre la misère et le sous-développement est entreprise par l’UNICEF et l’OMS.

 

 

QUESTIONNAIRE : De la SDN à l’ONU

 

Site INA : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/AFE02015381/l-assemblee-de-l-onu-a-londres-parallele-avec-la-sdn-a-geneve.fr.html

 

 

Le documentaire établit un parallèle entre SDN et ONU mais attention il procède parfois par allusions.

Société Des Nations

1. Quelle grande figure française est importante pour la SDN ?

2. Quels pays ne sont pas associés à la SDN ?

3. Quelles sont les autres erreurs expliquant l’échec de la SDN ?

Organisations des Nations Unies

4. Quelles structures sont reprises par l’ONU à la SDN ?

5. Qu’est-ce qui est prévu pour donner à l’ONU les moyens d’imposer ses décisions ?

6. Quel nouvel organisme est crée à l’ONU après l’expérience d’Hiroshima ?

7. Combien y a-t-il de membres à l’Assemblée générale à l’ONU en 1945 ?

8. Avec l’ONU que souhaite éviter le premier ministre britannique M. Atlee ?

 

 

 

 

QUESTIONNAIRE :   Fonctionnement ONU

 

Site INA : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/CAA7700937801/fonctionnement-de-l-onu.fr.html

 

Le documentaire explique le fonctionnement de l’ONU en 1977, durant la Guerre Froide.

1. Quelles sont les deux types de sessions (réunions) de l’ONU ? En existe-t-il d’autres ?

2. Quel est le rôle du secrétaire général de l’ONU ?

3. En quoi l’Assemblée est-elle souveraine ? Avec quelles limites ?

4. Qui composent le Conseil de sécurité ?

5. Quel est le rôle du Conseil de sécurité ?

 

 

 

 

Le fonctionnement de la SDN et de l’ONU

 

La SDN en 1920

 

 

Fonctionnement de la SDN

 

1. De quels moyens la SDN dispose-t-elle pour faire respecter le droit international ?

2. Dans quelle mesure la SDN assure-t-elle une représentation égale aux Etats petits et grands ?

 

  

Le fonctionnement de l’ONU

 

organigramme ONU 

 

3. Quels sont les points communs et les différences entre l’organisation de la SDN et celle de l’ONU ?

4. Comment les concepteurs de la SDN ont-ils voulu renforcer la sécurité collective et élargir la coopération internationale ?



 

 

 





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Cours Histoire 1ère : Espoirs de paix de la SDN à l'ONU (1)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

ESPOIRS DE PAIX : DE LA SDN A L‘ONU

3 heures                                                                                              Manuel Nathan Côte 2011

 

Introduction : Les deux conflits mondiaux ont vu s’accomplir des tueries de masse aussi bien envers les militaires que contre les civils. Le choc ressenti face à l’ampleur du massacre et aux brutalités suscite de nombreuses réactions : « Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. » dit le poète Paul Valéry en 1919. Des hommes politiques réagissent en tentant d’instaurer de nouveaux systèmes d’ordres mondiaux garantissant la paix avec la création de la SDN puis de l’ONU.

Problématique : Comment, aux lendemains des conflits, les tentatives pour établir un nouvel ordre mondial pacifique se traduisent-elles par la création d’organismes internationaux (SDN, ONU) ?

 

 

  Chronologie SDN-ONU

QUESTIONNAIRE : De la SDN à l’ONU

 

Site INA : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/AFE02015381/l-assemblee-de-l-onu-a-londres-parallele-avec-la-sdn-a-geneve.fr.html

 

 

Le documentaire établit un parallèle entre SDN et ONU mais attention il procède parfois par allusions.

Société Des Nations

1. Quelle grande figure française est importante pour la SDN ?

2. Quels pays ne sont pas associés à la SDN ?

3. Quelles sont les autres erreurs expliquant l’échec de la SDN ?

Organisations des Nations Unies

4. Quelles structures sont reprises par l’ONU à la SDN ?

5. Qu’est-ce qui est prévu pour donner à l’ONU les moyens d’imposer ses décisions ?

6. Quel nouvel organisme est crée à l’ONU après l’expérience d’Hiroshima ?

7. Combien y a-t-il de membres à l’Assemblée générale à l’ONU en 1945 ?

8. Avec l’ONU que souhaite éviter le premier ministre britannique M. Atlee ?

 

 

I. Quels sont les échecs et les réussites de la SDN ?

 

A. Quels sont les principes fondateurs de la SDN ?

 

Tapisserie 1 page 128 : Tapisserie offert par la France à la SDN en 1937

Quels sont les idéaux et les espoirs exprimés par cette tapisserie ? Qu’est-ce qui explique que la France offre cette tapisserie à la SDN ?

_ Les souffrances et le nombre très élevé de mort de la Première Guerre mondiale suscitent le désir des populations européennes que ce conflit soit « la der des der » : le dernier conflit. Ces espoirs de paix sont visibles dans les images représentées dans la tapisserie :

la paix (l’allégorie de la Paix) est possible (l’Espérance lève son voile au passage de la  Paix)grâce au nouvel organisme de la SDN (dont le siège est le palais des Nations à Genève). La SDN a en effet pour objectif de parvenir à la paix en rétablissant de bonnes relations entre les pays (les nations réconciliées) et ainsi le bonheur et la prospérité des peuples (une mère et son enfant, une paysanne, des vendangeurs).

 

Texte 1 page 132 : Les principes fondateurs de la SDN

Question 1 page 133 : Quels sont les objectifs de la SDN ? A quoi s’engagent les Etats Membres ? Quelles sont les sanctions prévues en cas de non respect du pacte de la SDN ?

_ Le Pacte de la Société Des Nations est signé le 28 juin 1919. La SDN est la première organisation internationale. Elle est inspirée des 14 points du président américain Wilson établissant des principes redéfinissant les relations internationales pour établir une paix durable (incitation à la réduction des armements par exemple).

_ Les 48 membres (en 1920) de la SDN s’engagent à établir une sécurité collective, c’est-à-dire qu’ils fondent un système international dans lequel les Etats s’engagent mutuellement à garantir la sécurité mondiale.

_ L’article 16 prévoit qu’en cas d’agression tous les membres de la SDN doivent prendre contre l’agresseur des sanctions économiques et financières, voire aider militairement l’agressé. 

 T. Woodrow WILSON (p. 138) : (1856-1924) Président des Etats-Unis de 1912 à 1920, il décide de l’entrée de son pays dans la guerre en 1917. En 1919, il participe aux négociations de paix où il défend les principes du droit des peuples et de la sécurité collective. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1920.

 

 Question 2 page 133 : Par quels moyens la SDN règle-t-elle les conflits ?

_ La SDN impose à ses membres de régler les confits en recourant à l’arbitrage de l’Assemblée générale (une session par an) où à l’autorité de la cour permanente de justice de La Haye (article 12).

 

 

B. Quels sont les problèmes à résoudre à la création de la SDN ?

 

                        1. Comment l’Europe est-elle bouleversée après la Première Guerre mondiale ?

 

Carte page 131 : L’Europe aux lendemains de la Première Guerre mondiale

Question 1 page 131 : Quels sont les principaux changements territoriaux en Europe après la Première Guerre mondiale ?

_ La Première Guerre mondiale a causé un bouleversement des Etats et des frontières européennes. Les vastes empires multi ethniques d’Autriche-Hongrie, de l’Empire Ottoman et de Russie se sont effondrés au profit de nombreux et petits Etats-successeurs : Etats baltes, Finlande se détachent de la Russie ; la Tchécoslovaquie naît d’une Autriche-Hongrie divisée en deux Etats ; des Etats s’agrandissent : Roumanie, Yougoslavie. La Pologne renaît en prenant des territoires sur l’Allemagne, la Russie et l’Autriche-Hongrie. L’Alsace-Lorraine séparée de la France depuis la guerre de 1870 retourne à la patrie.   

_ Les frontières de l’Europe sont redessinées après la Première Guerre mondiale en fonction de plusieurs logiques et principes :

 * Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : éclatement des Empire multi-ethniques (Autriche-Hongrie, Russie, Empire ottoman) au profit de petits états-nations, où un seul peuple habite sur un territoire (Pologne, Finlande).

 * Un « corridor sanitaire » est implanté entre l’URSS communiste et les autres pays avec la création de la Finlande, des Etats Baltes.

* L’accès à la mer est donné à la Pologne par la création du « couloir de Dantzig ».

* Le respect du désir des peuples : avec le retour de l’Alsace-Lorraine à la France ; la création d’Etats regroupant des Slaves selon l’idéologie panslave : Yougoslavie, Tchécoslovaquie.

Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (p.139) : principe selon lequel chaque peuple doit pouvoir déterminer la forme de son gouvernement.

 

Question 2 page 131 : Les traités de paix signifient-ils la fin des guerres en Europe ?

_ Les traités de paix donnent naissance à de nouveaux Etats mais créent aussi des tensions entre les pays.

* Le traité de Versailles (1919) ampute l’Allemagne de nombreux territoires (Alsace-Lorraine, une partie de la Pologne…), mais le traité est considéré comme un « Diktat » par l’Allemagne et entretient son désir de revanche.

* Les traités de Saint-Germain-en-Laye (1919) et de Trianon (1920) démantèlent l’Autriche-Hongrie mais des minorités nationales sont présentes dans les Etats successeurs (Hongrois en Roumanie, 3 millions d’Allemands dans les montagnes des Sudètes de la Tchécoslovaquie…). 

* Le Traité de Sèvres (1920) disloque l’Empire Ottoman. Mais une guerre oppose la Grèce et la Turquie de 1920 à 1922, entraînant des massacres de Grecs en Turquie (génocide des Grecs pontique) et un échange de populations.

* Des revendications territoriales opposent plusieurs pays : l’Italie désire adjoindre à son pays les territoires peuplés d’Italiens (Dalmatie, ville de Fiume). Les tensions territoriales suscitent une guerre entre Pologne et Russie soviétique entre 1920 et 1921.

 

 

 

 

 

 

                                   2. Quels sont les succès de la SDN ?

 

Question 3 page 131 : Quelles sont les réussites de la SDN dans les années 1920 ?

_ La Société des Nations permet de régler pacifiquement plusieurs conflits frontaliers :

* en établissant des villes libres sous le contrôle de la SDN  (Fiume, Dantzig, Memel). Ces villes disposent d’un statut particulier et sont gérées directement par la SDN.

* en organisant des plébiscites pour régler les conflits frontaliers.

* Dès le début des années 1920 la plupart des pays européens rejoignent la SDN pour assurer une sécurité collective.

Sécurité collective (p. 139) : système qui veut assurer la paix sur des bases durables par la mise en place d’une solidarité active entre des Etats qui garantissent mutuellement leur indépendance.

 

Texte 3 page 133 : La réconciliation franco-allemande

Question 3 page 133 : Pourquoi les accords de Locarno marquent-ils une étape importante dans les relations internationales ?

_ Les années 1920 et l’action d’Aristide Briand correspondent au moment d’un espoir de paix généralisé en Europe :

*  Les accords de Locarno, négociés avec l’appui de la SDN et signés par les ministres des Affaires étrangères (Aristide Briand) et allemand (Gustav Stresemann), garantissent les frontières entre France, Allemagne et Belgique. L’Allemagne est admise dans la SDN en 1926 et cette adhésion à la SDN est interprétée comme une garantie de paix après les massacres de la Première Guerre mondiale. Les accords de Locarno incarnent « l’esprit de Genève », l’espoir d’une paix garantie par le droit.

* Le Pacte Briand-Kellog signé en 1928 par 63 pays (dont l’Allemagne, l’Italie et le Japon) est un traité mettant la guerre « hors-la-loi ».

Aristide Briand (p. 138) : (1862-1932) : journaliste, élu député en 1902, il est ministre et président du Conseil à de nombreuses reprises entre 1906 et 1932. Après 1918, il devient un défenseur ardent de la politique de paix et de coopération internationale. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1926.

Esprit de Genève (p. 139) : Expression qui désigne l’atmosphère diplomatique du milieu des années 1920 en Europe qui laisse espérer une paix généralisée, fondée sur les principes défendus par la SDN.

 

 

 

 

C. Comment expliquer l’échec de la SDN à instaurer la paix?

 

Graphique linéaire 2 page 132 : Les Etats membres de la SDN entre 1920 et 1940

Question 5 page 133 : A l’aide de la carte pages 130-131, indiquez quelle grande puissance est absente de la SDN ?

_ Les Etats-Unis ne sont pas membre de la SDN. (cf. frise chronologique page 129)

_ Les Etats-Unis, au départ l’un des cinq membres permanents du Conseil de la SDN, quittent la SDN car le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles. Les Etats-Unis pratiquent une politique isolationniste, c’est-à-dire que leur politique extérieure est fondée sur le refus d’intervenir dans les grandes affaires du monde.

_ La SDN n’a pas de forces armées et dépend des grandes puissances pour faire appliquer ses résolutions. L’absence des Etats-Unis diminue fortement les possibilités d’action de la SDN.

 

Texte 1 page 132 : Les principes fondateurs de la SDN

Caricature 4 page 133 : Des moyens d’action limités

Question 6 page 133 : Quelles sont les faiblesses majeures de la SDN ?

_ La SDN a des moyens d’action limités. Elle ne dispose pas de forces armées et dépend de la volonté d’action de ses membres…

_ La SDN manque de moyens pour imposer la paix : elle n’a pas de forces armées ; les sanctions économiques sont difficiles à prendre et ont peu d’impact (commerce avec les pays non membres de la SDN par exemple).  

_ La SDN dépend des grandes puissances pour faire appliquer ses résolutions. Mais plusieurs facteurs empêchent ces actions :

* le bellicisme (recours systématique à la guerre) de l’Italie et du Japon. Ces deux membres permanents du Conseil de la SDN la quittent après des agressions contre la Mandchourie (1931-1933) et l’Ethiopie (1936).

* l’isolationnisme des Etats-Unis, se tenant à l’écart des conflits européens.

* le révisionnisme de l’Allemagne, voulant faire réviser le traité (« Diktat ») de Versailles pour satisfaire les revendications nationales allemandes.

* le pacifisme du Royaume-Uni et de la France : l’écrivain français Roger Martin du Gard écrit en septembre 1936 : « Tout plutôt que la guerre, tout ! Même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler ! ».

_ L’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 met fin aux espoirs du pacifisme. En 1946 la SDN est dissoute.

Pacifisme (p. 139) : courant de pensée qui souhaite régler les conflits entre Etats par la négociation et la non-violence.

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Cours Histoire 1ère : La Seconde Guerre Mondiale : Guerre d’anéantissement et génocides des Juifs et des Tziganes (3)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Quels sont les résultats de la politique d’extermination décidée par les nazis ?

 

            A. Quelles sont les formes des génocides ?                 

 

                        1. Quelles sont les personnes visées par les persécutions nazies ?

 

Chronologie page 108  + Carte page 109 : L’Europe des camps (1933-1945)

Question 1 page 108 : A quelle date est décidée l’extermination des Juifs et des Tziganes ?

_ Les génocides des Juifs et des Tziganes sont un phénomène particulièrement révélateur de la dimension d’anéantissement de la guerre au XXe siècle. Ils sont décidés en janvier 1942 lors de la conférence de Wannsee officialisant la « solution finale », même si les persécutions et les massacres ont débuté dès la mise en place du régime nazi (1935 : lois de Nuremberg ; 1938 : pogrom de la nuit de Cristal…).

Génocide (p. 116) : Destruction physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques ou religieuses.

Pogrom (p. 108) : Terme russe désignant à l’origine un assaut, avec pillage et meurtres, d’une partie de la population contre une autre, et entré dans le langage international pour caractériser un massacre de Juifs.

 

Texte 4 page 111 : L’extermination des Tziganes

Quelles sont les personnes visées par le génocide (sexe, âge, nationalité, religion…) ? Pour quelles raisons ?

Les personnes visées par les génocides sont les juifs mais aussi les Tziganes. La famille de Karl Stojka, un tzigane, est ainsi déportée malgré leur religion catholique et la présence parmi eux de femmes et d’enfants. Et cela même s’ils sont germanophones et de nationalité autrichienne ou allemande.

_ Les Nazis désirent détruire des populations entières en raison de leurs liens avec une religion (antisémitisme) ou de leur origine ethnique (Tziganes) :

Dès décembre 1938 les familles tziganes d’Allemagne sont internées. En décembre 1942 est pris un décret sur la déportation de tous les tziganes vers le camp d’extermination d’Auschwitz. En août 1944, 2897 tziganes sont gazés à Auschwitz en une seule journée. Les Tziganes subissent des expériences médicales par les médecins de la mort (Joseph Mengele), sont victimes de maladies comme le typhus.

Antisémitisme (p. 110) : Haine à l’égard des Juifs, considérés comme une race ou un groupe distinct de la société.

 

Quelles sont les autres catégories de personnes persécutées par les Nazis ?

_ Plusieurs catégories de personnes ont été persécutes par les nazis (comme l’indique le poème du pasteur Martin Niemoller  Lorsque les nazis sont venus http://www.mondeentete.net/pdf/poesiepourresister_eleve.pdf   ):

* Hitler ordonne en octobre 1939 l’« Aktion T4 », c’est-à-dire l’assassinat planifié de 70 000 malades mentaux allemands, handicapés et épileptiques dans des chambres à gaz maquillées en salles de douche. Cette opération a servi de modèle pour le meurtre de masse.

* Les personnes persécutées le sont pour des motifs politiques : résistants, anarchistes, communistes…. Pour des raisons religieuses : témoins de Jéhovah… Pour des considérations raciales : 10 000 homosexuels (les triangles roses « souilleurs de race » comme Rudolf Brazda), juifs (étoile jaune), tziganes.

Système de marquage nazi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_marquage_nazi_des_prisonniers

 

 

                                   2. Quelles sont les formes des génocides ?

 

_ Les génocides prennent plusieurs formes :

 

                                               a. Mourir de faim :

 

Photographie 1 page 110 : Le regroupement des Juifs dans des ghettos

+ Texte 4 page 111 : L’extermination des Tziganes

Question 1 page 111 : Quel est l’objectif des mesures de regroupement ?

_ Les mesures de regroupement édictées par les nazis visent :

* A établir une séparation physique entre les « aryens » et ceux qui sont considérées comme appartenant à des races inférieures : Juifs, Tziganes… Cela prolonge la séparation symbolique visible avec le port obligatoire de l’étoile jaune par les Juifs. Dans les ghettos les juifs portaient un brassard blanc avec une étoile bleue.

* A réaliser l’extermination des Juifs des ghettos par un ravitaillement insuffisant en nourriture entraînant avec l’entassement des personnes et des conditions d’hygiène déplorables une diffusion des maladies et une très forte mortalité. La population juive regroupée est ensuite déportée vers des camps de la mort.

Ghetto (p. 110) : Quartiers isolés du reste de la ville par des barbelés ou un mur dans lesquels les Allemands forcent la population juive à vivre dans des conditions misérables.

 

Carte page 109 : L’Europe des camps (1933-1945)

Dans quels pays se retrouvent les ghettos ? Pourquoi ? Que se passent-ils dans les pays occidentaux pour les juifs ?

_ L’enfermement des juifs dans des quartiers réservés, parfois clos par des murs, se réalise à partir de l’invasion des pays de l’Est parles nazis. En 1939 le ghetto de Varsovie regroupe 380 000 juifs (29% de la population).  Fin 1941 ils sont 445 000. La population rassemblée meurt lentement de faim…

_ Dans les pays occidentaux les juifs entrent en clandestinité comme Anne Franck où sont déportés vers des camps de la mort. Anne Frank (1929-1945) est une adolescente juive allemande morte en déportation, auteur d’une Journal décrivant sa vie clandestine aux Pays-Bas.

 

 

 

                                               b. Shoah par balles

 

Texte 3 page 111 : Le génocide par balle

Question 8 page 111 : Montrez le caractère systématique et organisé de ces exécutions de masse.

_ Les exécutions de masse de la Shoah par balles sont organisées avec méthode :

* Préparation du massacre : repérage des lieux à choisir pour l’exécution (l. 7-8), enseignement des méthodes d’exécution aux policiers (l. 12-14).   

* Acheminement des Juifs : réception des Juifs (l. 1) et conduite de ceux-ci vers les lieux d’exécution (l .4-8).

* Tuerie : ordres précis aux Juifs (l. 9-10), meurtres (l. 10 à 14), mais aussi surveillance du lieu de massacre (l. 18-19),

_ La Shoah par balle désigne l’entreprise d’extermination des Juifs par fusillades. Elle commence avec l’invasion de l’URSS où résident de nombreux Juifs le 22 juin 1941. Les Einsatzgruppen conduisent des opérations mobiles de tueries à la suite des armées. La Shoah par balles représente 1 300 000 victimes (à cela il faut ajouter les communistes, tziganes et handicapés mentaux).

_ A Babi Yar, un ravin situé près de Kiev, les SS de l’einsatzgruppe C exécutent 33 771 Juifs en deux jours (29-30 septembre 1941).  

Shoah (p. 114) : Mot hébreu qui signifie « catastrophe » et qui désigne l’extermination des Juifs par les nazis.

Einsatszgruppen (p. 108) : (« groupes spéciaux » en allemand) Unités mobiles nazies formées de policiers et de SS. Lors de l’invasion de la Pologne, elles enferment la population juive dans des ghettos et les soumettent au travail forcé. A partir de l’invasion de l’URSS en 1941, elles sont chargées de fusiller les Juifs et les responsables politiques soviétiques.

 

 

 

            B. Comment est mis en œuvre l’extermination de masse dans les camps de la mort ?

 

Extraits de témoignages sur les camps lors du procès contre Eichmann  http://www.vodeo.tv/documentaire/k-a-p-o

Extrait docu fiction (1 min sur 2) sur Auschwitz :  http://www.vodeo.tv/documentaire/les-nazis-et-la-solution-finale-5-6

 

Photographie 3 page 113 : La sélection à l’arrivée des convois

+ Texte 5 page 113 : Le destin des détenus

Question 8 page 112 : Quel est le sort des détenus qui ne sont pas immédiatement envoyés à  la cambre à gaz ? 

_ Les détenus qui ne sont pas envoyés dans des chambres à gaz sont condamnés à exercer des travaux forcés jusqu’à épuisement de leurs forces, alors qu’ils sont sous-alimentés. C’est une mort lente par épuisement et famine.  L’expérience concentrationnaire est racontée par Primo Levi dans Si c’est un homme. La brutalité des kapos (souvent des prisonniers de droit commun pour vols et crimes) est forte contre les prisonniers politiques, etc.

 

_ La vision raciste du conflit des nazis provoque la décision d’exterminer des populations entières : la Shoah contre les Juifs fait entre 5 et 6 millions de victimes, le samudaripen contre les Tziganes environ 227 000.

_ Les déportés dans les camps de la mort ont connu deux types de camps : camp de concentration de mort lente par épuisement et manque de nourriture (Dachau dès 1933), camp d’extermination où la mort de masse est industrialisée (gazage et four crématoire dès l’arrivée des victimes au camp) comme à Auschwitz-Birkenau. Certains camps sont réservés aux femmes comme Ravensbrück.

Samudaripen : mot tzigane dignifiant génocide. Il désigne le génocide des Tziganes entre 1939 et 1945.

Camp de concentration (p. 108) : lieu de détention où l’on enferme les populations considérées comme ennemies de l’Etat. Ce sont en général des camps de travail forcé.

Camp d’extermination (p. 108) : Camp de concentration où la mort est programmée et organisée de façon industrielle.

 

Photographie 3 page 113 : La sélection à l’arrivée des convois

Texte 4 page 113 : La mort de masse : le gazage

Question 6 page 113 : Quelles sont les différentes étapes du processus de mise à mort ? Montrez que ce processus s’apparente à un travail à la chaîne.

_ Les déportés après un voyage parfois mortel en train (promiscuité, entassement, mauvaises conditions d’hygiène, faim et soif) arrivent dans les camps de la mort.

* A leur arrivée la sélection sépare les personnes aptes à travailler et ceux qui sont destinés à être gazés.

* La mise en scène destinée à tromper les victimes : une simulation de douches est faite pour leurrer les Juifs et empêcher une révolte désespérée.

* La mise à mort par des SS avec le gaz Cyclon B.

* La remise en état de fonctionnement de la chambre à gaz.

* L’évacuation des corps des victimes par des sonderkommandos vers les fours crématoires.

* L’incinération des corps. 

Les sonderkommandos sont des groupes de déportés spécialement chargés d’incinérer le corps gazés dans les fours crématoires.

 

_ La mort dans les camps d’extermination est organisée de manière industrielle : Les populations venues de toute l’Europe sont déportées dans des wagons à bestiaux où la mortalité est présente. A l’arrivée au camp une sélection sépare ceux qui peuvent travailler et ceux (femmes, vieillards, enfants) qui sont conduits directement à la chambre à gaz dans de fausses douches. Les cadavres sont brûlés dans des fours crématoires par les sonderkommandos.

 

 

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Cours Histoire 1ère : La Seconde Guerre mondiale : Guerre d'anéantissement et génocides des Juifs et des Tziganes (2)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi la Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre d’anéantissement ?

 

A. Comment les stratégies politiques et militaires visent-elles à l’anéantissement des soldats ?

 

Photographie 3 page 121 : Le sort difficile des prisonniers militaires en Asie

Quel est le sort des prisonniers de guerre des Japonais ? Pourquoi ?  

_ Les prisonniers de guerre des Japonais sont soumis à des marches de la mort où ils doivent gagner des camps de prisonniers avec une nourriture insuffisante et des conditions de vie marquées par la brutalité des geôliers. La marche de la mort de Bataan s’est déroulée en avril 1942 après la bataille des Philippines et a causé la mort de 20 000 prisonniers américains et philippins.

_ Les prisonniers anglo-américains capturés par les Japonais sont méprisés par des Japonais qui préfèrent le suicide à la reddition (blessés, ils gardent une grenade dégoupillée à la main pour tuer les Alliés venant à leur secours).

 

Histoire des arts : Cinéma : Les prisonniers anglais dans le cinéma occidental et japonais.

* Le Pont de la rivière Kwai : L’arrivée des soldats anglais dans le camp de prisonnier après une longue marche éprouvante dans la jungle.

http://www.youtube.com/watch?v=83bmsluWHZc&feature=related

Observez : l’état des vêtements et des chaussures des soldats anglais; l’état des lieux où habitant les soldats.

* Furyo : http://www.youtube.com/watch?v=NpHg99zb6_4&feature=related

Que veut faire le commandant japonais sur le prisonnier ? Est-ce en encore avec les conventions de Genève ? Comment le militaire Britannique l’empêche-t-il et quelles sont les réactions des Japonais ?

 

Ce comportement envers les prisonniers se retrouve-t-il avec les autres belligérants ?  

_ L’anéantissement des soldats ennemis se fait en violation des lois de la guerre comme la convention de Genève de 1929.

* Contre les militaire soviétiques : L’URSS n’a pas signé la Convention et ses soldats sont particulièrement victimes des nazis. Sur le front Est, 3,5 millions de soldats soviétiques prisonniers ont été ainsi volontairement « liquidés » par les forces allemandes.

* Contre les militaires polonais : après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne et l’URSS les Soviétiques exécutent environ 22 000 officiers de l’armée polonaise prisonniers de guerre  à Katyn en avril1940.

A commenter avec les élèves : http://www.wat.tv/video/tragedie-foret-katyn-video-2dv11_2ey7h_.html  

 

 

Extrait vidéo Unité 731 (2 min) : http://www.vodeo.tv/documentaire/kizu-les-fantomes-de-l-unite-731

Quelles sont les autres violences de guerre du Japon envers les soldats ?

_ L’armée impériale du Japon en raison de son mépris de la vie a exercé plusieurs actions brutales contre les soldats ennemis mais aussi contre ses propres soldats :

* L’Unité 731 est une unité militaire de recherche bactériologique coupable de crimes contre l’humanité. Elle s’est servie de soldats chinois prisonniers et de civils comme cobayes humains pour réaliser des expériences (peste, typhus, choléra ; vivisections sans anesthésie) et tenter de fabriquer des armes chimiques.

* En 1944 des pilotes d’avion suicide, les kamikazes, sacrifièrent leur vie pour tenter de stopper l’avancée américaine dans le Pacifique en se jetant sur les navires ennemis.

Kamikaze (p. 106) : Au Japon, pilote d’un avion-suicide.

 

 

            B. Quelles sont les logiques politiques et les étapes de l’anéantissement des civils ?

 

            1. Comment les stratégies militaires incluent-elles les civils comme objectifs de guerre ?

 

                                   a. Les bombardements

 

Histoire des arts : le dessin animé et la propagande dans la guerre.

Propagande : dans la langue de Mark Twain (à titre d’exemple)

http://www.dailymotion.com/video/x7rbs_nazi-tex-avery-blitz-wolf-wwii_news

 

Propagande dessin animé vichyste : Mickey bombarde la France

http://www.dailymotion.com/video/xbl4pi_les-francais-parlent-aux-francais-a_news

OU : http://www.dailymotion.com/video/xbl4pi_les-francais-parlent-aux-francais-a_news

1) Qui est le commanditaire du dessin animé et dans quel but ?

2) Autour de quel objet est réunie la famille française ? Qu’écoute-t-il ? En quoi les français de l’époque peuvent-ils se reconnaître dans cette famille ?

3) Quel est le physique du personnage parlant à la radio ? Quel est son accent ? Pourquoi est-il représenté ainsi ?

4) Qui sont les aviateurs des bombardiers ? Pourquoi utiliser de tels types de personnages ?

5) Quels sont les désirs de la famille française ? Cela correspond-t-il à la vérité, toute la vérité ?

6) Quel est le sort de la famille ?  Comment qualifier ce dessin animé ?

 

Texte 2 page 118 : Les bombardements alliés en Normandie

Question 2 page 119 : Comment peut-on expliquer les bombardements alliés sur le territoire français ?

_ Les bombardements sont violents et fréquents pendant la Seconde Guerre mondiale. En Normandie ils préparent le débarquement de juin 1944 et sont très violents : 200 000 Normands trouvent la mort dans ces bombardements et 87% de la ville de Caen est rasé. Les moyens manquent pour sauver les victimes des bombardements et aider les rescapés.

_ Mais les bombardements existent depuis le début de la guerre :

* les Allemands ont attaqué par leur aviation les colonnes de Belges et Français fuyant l’avancée des troupes allemandes en mai-juin 1940 ;

 

Le Blitz : http://www.tv5.org/apocalypse/Le-Blitz

Images en couleurs retrouvées : http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/2443031-des-images-inedites-et-en-couleur-du-blitz-bombardement-nazi-de-londres-qui-provoqua-la-mort-de-dizaines-de-milliers-d-habitants-refont-surface.html#id=2443031

* le Royaume-Uni a connu une campagne de bombardements intensifs nommée Blitz ou Bataille d’Angleterre de septembre 1940 à mai 1941 dans le but de détruire l’industrie britannique et terroriser la population (environ 15 000 morts). Les villes touchées sont surtout Coventry (500 bombardiers le 15 novembre 1940) et Londres, touchée à nouveau à partir de 1944 par les bombes volantes V1 et V2.

 

Photographie 3 page 118 : Le bombardement de Dresde en Allemagne

*  La ville allemande de Dresde en février 1945 est attaquée avec des bombes incendiaires (25 000 morts).

 

 

  

SITE INA : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86003282/la-bombe-atomique-hiroshima-nagasaki.fr.html

 

 

Photographie 4 page 119 : Le bombardement d’Hiroshima au Japon

+ Texte 5 page 119 : Hiroshima : un désastre pour l’humanité

Question 7 page 119 : Pourquoi ce nouveau type de bombardement est-il un désastre pour l’humanité ?

_ Le 6 et 9 août 1945 ont lieu les bombardements atomiques des villes d’Hiroshima (70 000 morts) et Nagasaki (40 000 morts). Les effets furent dévastateurs : rayonnement thermique, onde de choc et effet de souffle, irradiation. Les blessures sont horribles.

_ Les réactions de la presse sont enthousiastes. Le seul intellectuel à dénoncer l’usage de la bombe atomique dans son éditorial du journal Combat est le résistant Albert Camus. Le futur prix Nobel de littérature dénonce le 8 août 1945 la capacité d’autodestruction de l’homme : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. »

 

Site sur le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki : http://www.hiroshima-nagasaki.org/

 

 

2. Quels sont les massacres exercés contre les civils ?

 

 

LIEN INA : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/dossier/2269/oradour-village-martyr.20090331.fr.html

Photographie 4 page 121 : Le village martyr d’Oradour-sur-Glane

Quel est l’aspect des habitations ? Que s’est-il passé dans ce petit village français ?

_ Les habitations du village d’Oradour-sur-Glane offre un aspect de désolation. Elles sont effondrées. L’église est en partie écroulée. Le village semble inhabité.

_ Le village a été victime d’un massacre où la population a été exécutée, même les femmes et les enfants !

_ La tragédie du village d’Oradour-sur-Glane se déroule le 10 juin 1944. La division SS « das Reich » est harcelée par la résistance en remontant vers le front de Normandie. Les SS se vengent en massacrant 642 habitants du petit village du Limousin. Les hommes sont emmenés dans des granges où ils sont exécutés à la mitrailleuse. Les 400 femmes et enfants sont tués dans l’église. Six habitants seulement échappent au massacre.

SS (p. 116) : (section de sécurité) Organisation du parti nazi assurant à l’origine la sécurité de Hitler. Elle est ensuite chargée de poursuivre ceux que le nazisme définit comme des ennemis. Elle est l’instrument central de la terreur policière.

 

Existent-ils d’autres villes martyres pendant la Seconde Guerre mondiale ?

_ La Seconde guerre mondiale est une guerre d’anéantissement des civils : 60% des pertes humaines sont des civils. Plusieurs villes ont connu un destin tragique :

* En URSS la ville de Leningrad a connu de septembre 1941 à janvier 1944 un terrible siège (1 800 000 morts). La famine cause un million de morts de faim parmi les civils. Les enfants ne reçoivent que 150 g de pain par jour. Face au manque d’eau les civils ramassent de la neige pour avoir de l’eau potable.

* Dès 1937 la capitale de la Chine à cette époque, Nankin, est prise par les Japonais et durant les six semaines du « Viol de Nankin » font entre 100 000 et 300 000 morts. Les hommes de tous les âges sont tués au sabre et à la baïonnette, les femmes sont violées et éventrées. 

 

 

INA : Femmes tondues :

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE00000576/femmes-tondues.fr.html

Vodeov : http://www.vodeo.tv/documentaire/tondues-en-44

 

 

Existent-ils d’autre cas où les femmes ont été victimes d’atrocités ?

_ À côté des massacres de civils existent de nombreuses atrocités contre les femmes :

* Les Japonais enlèvent des femmes coréennes et chinoises et les forcent à se prostituer. Ces « femmes de réconfort » sont battues et maltraités (entre 20 000 et 200 000).

* 100 000 Berlinoises ont été victimes de viols par les soldats soviétiques lors de la prise de Berlin.

* Dans les pays libérés de l’occupation nazie des femmes soupçonnées de « collaboration horizontale » sont tondues.

 

 

 

 

 

 

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Cours 1ère Histoire : Guerre d'anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes (1)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA SECONDE GUERRE MONDIALE : GUERRE D’ANEANTISSEMENT ET GENOCIDE DES JUIFS ET DES TZIGANES

4 heures                                                                                              Manuel Nathan Côte 2011

 

Introduction : La Seconde Guerre mondiale éclate moins d’une génération après la fin de la Première Guerre mondiale. Les deux guerres sont liées car la Seconde Guerre mondiale répond au désir de revanche des vaincus, mais aussi à la brutalisation de la société pendant le conflit précédent.  La Seconde Guerre mondiale a des caractéristiques nouvelles :

* une guerre mondiale avec l’extension géographique de la guerre sur tous les continents et océans (batailles en Afrique du Nord, en Ethiopie ; bataille de l’Atlantique contre les sous-marins allemands et du Pacifique contre les kamikazes japonais).

* une guerre technique et industrielle pour produire les nouvelles armes de guerre destructrice : chars d’assaut, bombardiers, bombes volantes V1 et V2, bombe atomiques…

* Une guerre de mouvement avec le déplacement très rapide des colonnes motorisées des chars d’assaut des Allemands Guderian et Rommel, de l’américain Patton…

* Une guerre où s’affrontent les idéologies : nazisme et fascisme contre stalinisme et démocratie.

* Une guerre de destructions (humaines et matérielles) où des régions sont ravagées par les combats (Normandie), où massacres (Oradour-sur-Glane, Buchères) et politiques d’anéantissement (génocides des Juifs et Tziganes) ciblent les civils.

 

Problématique : Comment la Seconde guerre mondiale devient-elle une guerre d’anéantissement poursuivant la brutalisation de la société liée à la Première Guerre mondiale ?

 

 

Chrono-carte sur le site de TV5 Apocalypse : http://www.tv5.org/apocalypse/

 

 

  Chronologie-seconde-guerre-mondiale_0002.jpg

 

 

 

 

I. En quoi la Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre mondiale et totale ?

 

            A. Quelle est l’extension géographique de la guerre ?

 

 

 

Commenter une carte historique

 

  Carte combats Seconde Guerre mondiale

 

1. Présenter le document. Quel est le type de carte ? Quelle est l’utilité de ce type de carte pour étudier la Seconde Guerre mondiale ?

 

2. Quel est le nom des deux alliances militaires opposées ?  Quels sont les territoires possédés ou occupés par les uns et les autres ?

3. En Europe, le conflit est-il continental (se déroulant sur terre) ou maritime ? Et en Asie ? Quel continent n’a pas connu d’attaques sur son sol ?

4. Quelles évolutions et ruptures se sont produites fin 1940 ? début 1942 ?  

5. Où les combats importants se sont-ils déroulés ? Quels combats ne figurent pas sur la carte ?

 

6. Que nous montre le document sur le fait que la guerre est une guerre mondiale ? Tous les territoires et Etats alliés ont-ils la même importance dans le déroulement de la guerre ?

7. Que peut-on reprocher au document ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Correction commentaire de carte :

 

1. Présenter le document. Quel est le type de carte ? Quelle est l’utilité de ce type de carte pour étudier la Seconde Guerre mondiale ?

            La carte intitulé « 1942 : une guerre mondiale » est une carte de projection polaire. C’est-à-dire qu’elle montre les événements présents sur Terre et mets en relation les différents territoires. La carte montre la dimension planétaire du conflit depuis fin 1940 jusqu’en février 1943 (bataille de Stalingrad).

 

2. Quel est le nom des deux alliances militaires opposées ?  Quels sont les territoires possédés ou occupés par les uns et les autres ?

_ L’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon impérialiste sont liés dans l’Axe. Le Royaume-Uni et ses dominions (Canada, Australie, Afrique du Sud..) sont alliés à de nombreux pays comme les Etats-Unis et l’URSS dans leur lutte contre l’Axe. Ce sont les « Alliés ».

_ L’Axe a des conquêtes étendues mais récentes :

* L’Allemagne a envahi un vaste territoire européen (depuis la France à l’Ouest jusqu’aux portes de Moscou et de Leningrad en URSS à l’Est, depuis le cercle polaire au nord de la Norvège jusqu’en Crète au Sud). L’Italie a des colonies en Afrique : Libye, Ethiopie.

* Le Japon a établi sa domination sur la Corée et la Mandchourie, en guerre avec la Chine depuis 1937 il contrôle le littoral chinois. Avec le déclenchement de la deuxième guerre mondiale, il domine également l’Indochine française et la Birmanie anglaise, les Indes néerlandaises et les Philippines sous influence américaine. De nombreuses îles du Pacifique passent également sous contrôle japonais.

_ Les Alliés sont nombreux et possèdent d’immenses et anciens territoires :

* Le Royaume-Uni possède le premier Empire colonial au monde : en Afrique de l’Egypte à l’Afrique du Sud, mais aussi l’Empire des Indes et de nombreuses îles et territoires dispersés.

* A l’exception de la France (second Empire colonial du monde) et d’autres pays ouest européens envahis (Belgique du Congo, Indes néerlandaises des Pays-Bas) les autres Etats ralliés à la lutte contre l’Axe sont des pays libres, parfois immenses comme les Etats-Unis et la Chine, l’URSS, le Brésil….

 

3. En Europe, le conflit est-il continental (se déroulant sur terre) ou maritime ? Et en Asie ? Quel continent n’a pas connu d’attaques sur son sol ?

_ En Europe le conflit est essentiellement terrestre, avec la blitzkrieg. Mais l’échec de la bataille d’Angleterre conduit à la poursuite de la guerre par un blocus des îles britanniques et une vaste guerre sous-marine dans l’océan atlantique.

_ En Asie la guerre est terrestre, dans les jungles de Birmanie et de Papouasie. Elle est surtout maritime dans le Pacifique avec l’attaque par les porte-avions de Pearl Harbor et de Midway.

_ Le continent américain n’a pas été atteint par les conflits (à l’exception de l’Etat d’Hawaï dans le Pacifique), « protégés » par les océans Pacifique et Atlantique.

 

4. Quelles évolutions et ruptures se sont produites fin 1940 ? début 1942 ?  

_ Le conflit planétaire connaît une première rupture en fin 1940 avec le retrait de la France de la III République de la guerre, et aussi de la plupart de ses colonies. Le Royaume-Uni reste longtemps seul à combattre.

_ En 1942 le conflit a fortement évolué, avec l’entrée en guerre de nouveaux belligérants, le Japon du côté de l’Axe ; du côté allié : l’URSS après l’agression hitlérienne en juin 1941 (opération Barbarossa), les Etats et à leur suite de nombreux pays d’Amérique après l’attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941.

 

5. Où les combats importants se sont-ils déroulés ? Quels combats ne figurent pas sur la carte ?

_ D’importants combats se sont déroulés dans le Pacifique, avec des porte-avions (Pearl Harbor, Midway) ; entre troupes adverses dans l’enfer vert de la jungle à Guadalcanal.  Ces deux dernières batailles marquent l’extension maximale de la domination japonaise.

* Pour le front occidental l’Afrique est perdue avec deux batailles : El Alamein qui pousse le général Rommel a retraité d’Egypte jusqu’en Tunisie, et l’opération Torch c’est-à-dire le débarquement des anglo-américains en Afrique du Nord française.

* Sur le front Est la bataille de Stalingrad entraîne la destruction d’une armée entière. C’est une défaite majeure.

_ Les batailles ne figurant pas sur la carte sont celles donnant la victoire aux alliés : débarquement en Normandie et en Provence en juin et août 1944, poussées américaines dans le Pacifique jusqu’au Japon.

 

6. Que nous montre le document sur le fait que la guerre est une guerre mondiale ? Tous les territoires et Etats alliés ont-ils la même importance dans le déroulement de la guerre ?

_ La guerre est mondiale car elle concerne directement (batailles) ou indirectement (productions de guerre et levée de troupes) tous les continents.

_ Certains Etats ont une très grande importance dans le déroulement de la guerre, soit à cause de leur rôle militaire et industriel (Royaume-Uni, Etats-Unis, URSS), mais aussi car la guerre se déroule sur leur territoire (URSS). Le rôle de l’Amérique latine dans la guerre est très réduit.

 

7. Que peut-on reprocher au document ?

L’absence de renseignements sur les années 1944 et 1945 (débarquements, bombardements sur l’Allemagne, de bombes atomiques au Japon).

 

_ La Seconde Guerre mondiale est une guerre mondiale et totale :  

* mondiale : elle s’étend sur tous les continents (blitzkrieg allemand en Europe, débarquement anglo-américain en Afrique du Nord avec l’opération Torch en 1942 ; lutte entre Japonais et Américains à Guadalcanal) et toutes les mers (bataille de l’Atlantique ; combats aéronavals à Midway dans le Pacifique…). Les conquêtes sont rapides avec l’utilisation des avions et blindés pour une guerre de mouvement : la blitzkrieg.

* totale : car c’est une guerre technique et industrielle (production de blindés, d’avions, de la bombe atomique), mais aussi d’affrontements idéologiques (nazisme et fascisme contre le communisme et la démocratie). Hitler réalise des conquêtes territoriales pour donner à la « race aryenne » un espace vital à l’Est, puis envahit l’URSS au nom d’une croisade antibolchevique.

_ La détermination et le jusqu’auboutisme des nations en guerre aboutit à une guerre à outrance marquée par des bombardements, des massacres et au total 50 millions de morts.

« Blitzkrieg » (p. 106) : (« guerre éclair ») en allemand. Bombardements aériens préparant l’attaque de divisions blindées qui percent le front pour obtenir une victoire rapide et décisive.

Espace vital (p. 207) : (lebensraum) Territoire nécessaires, selon les nazis, pour assurer la survie et la prospérité de la race aryenne.

 

 

 

 

B. En quoi la seconde guerre mondiale est-elle un affrontement idéologique ?

 

Photographies page 107 : 1 Le drapeau nazi sur l’Arc de triomphe ; 2 : Le drapeau de l’URSS sur le Reichstag.

En quoi ces deux photographies montrent-elles que la Seconde Guerre mondiale est une guerre idéologique ?

Le geste symbolique de faire flotter son drapeau sur les lieux de pouvoir (Reichstag) ou de gloire militaire (Arc de triomphe) montre la dimension idéologique de la Seconde Guerre mondiale. Le drapeau est porteur d’une idéologie dont la supériorité doit être prouvée par la victoire : drapeau nazi indiquant la supériorité de la race aryenne sur la France dégénérée, drapeau communiste de l’URSS exaltant les travailleurs (faucille du paysan et marteau de l’ouvrier) et la lutte des classes. 

 

_ La Seconde Guerre mondiale est l’occasion d’affrontements idéologiques entre des systèmes politiques opposés. Les totalitarismes du fascisme de Mussolini et le nazisme d’Adolf Hitler sont confrontés au stalinisme et aux démocraties de Winston Churchill et Franklin Delanoë Roosevelt.

(   Cf. chapitre : Les régimes totalitaires   )

Winston Churchill (p. 106) : (1874-1965) Premier ministre du Royaume-Uni (1940-1945), Winston Churchill incarne la volonté de la résistance britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Il joue un rôle important lors des grandes conférences interalliées (comme celle de Yalta). Il démissionne après le succès des travaillistes aux élections de 1945. Le discours dans lequel il dénonce le « rideau de fer » en Europe (5 mars 1946) est resté célèbre. Il est de nouveau Premier ministre de 1951 à 1955. 

Adolf HITLER (p. 390) : Née en Autriche, il découvre l’antisémitisme à Vienne en 1908. Il s’engage en 1914 dans l’armée allemande et la défaite est pour lui un traumatisme. En 1919, il entre dans un groupuscule nationaliste qu’il transforme en un parti politique dont il prend la tête : le NDASP. Il en élabore le programme fondé sur une idéologie nationaliste, raciste et antisémite. Après l’échec en 1923 d’un coup d’Etat, il est emprisonné quelques temps et écrit Mein Kampf (1925). La crise économique permet à son parti de prospérer et il parvient légalement au pouvoir le 30 janvier 1933. Le Führer transforme alors son pays en une dictature totalitaire. Il entraîne l’Europe dans la guerre et organise l’extermination des Juifs et des Tziganes. Il se suicide en avril 1945.

 

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Lire une carte historique :

_ Lire le titre pour identifier le thème et localiser le document dans le temps et dans l’espace.

_ Lire attentivement la légende pour prendre connaissance des renseignements fournis : les données sont-elles quantitatives ou qualitatives ? Quels sont les figuré utilisés (de surface, ponctuels, linéaires) ? Les phénomènes représentés sont-ils hiérarchisés (variation de la couleur, de la taille des figurés…) ?

_ Observer l’échelle.

 

Présenter une carte historique

Indiquer le type de carte (carte tableau ou carte d’évolution), le thème et l’espace étudié, l’auteur ou la source (afin éventuellement de critiquer la fiabilité des données), la date (spécifier s’il s’agit d’un document récent ou d’un document historique), la ou les périodes étudiées, le contexte historique ou d’un phénomène représenté.

Analyser une carte historique

_ Définir et décrire les caractéristiques des grands ensembles spatiaux.

_ Relever les contrastes, les oppositions, les évolutions éventuelles.

_ Expliquer les données de la carte en recourant aux connaissances et, au besoin, à d’autres sources documentaires.

Attention !

_ Il faut avoir une démarche qui va du général au particulier ; ne pas oublier d’énoncer des évidences avant d’étudier les différents phénomènes.

Conclure

_ Indiquer la signification et la portée du document.

_ Envisager éventuellement les conséquences des phénomènes étudiés.

_ Critiquer le document (par exemple : les données sont-elles fiables ?).

 

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Cours Histoire 1ère : L'expérience combattante : La Première Guerre mondiale (3)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Comment la guerre totale s’exerce-t-elle aussi sur les civils ?

 

            A. En quoi les civils sont-ils victimes de la guerre ?

 

                        1. Quelles violences subissent les civils ?

                                              

Texte 1 page 92 : Les civils victimes de la pénurie

Qui impose le rationnement au Nord de la France ? Quelles sont les conséquences ?

_ Les territoires occupés par les Allemands connaissent rationnement et privations entraînant cherté des produits et famine. A Lille la mortalité est passée de 19-21% avant la guerre à 41-55% en 1918. La tuberculose, le scorbut… font des ravages sur les corps affaiblis.

 

Quelles pourraient être les autres violences et souffrances imposées aux civils ?

_ La Belgique et le nord de la France sont des territoires occupés avec brutalité par les Allemands.

* Exécutions et destructions : Dès août-septembre  1914 lors de l’invasion de la Belgique  6000 civils sont tués. A Lille des exécutions ont lieu comme en 1915 le jeune Léon Trulin, âgé de 18 ans, ou quatre membres du comité Jacquet, l’un des premiers comités de résistants.

Des endroits prestigieux sont détruits comme la bibliothèque de Louvain qui est incendiée.

* Réquisitions : les produits alimentaires, mais aussi tous les biens sont pillés : les cloches et les statues sont fondues pour en récupérer le métal, les matelas pour en prendre la laine et en faire des uniformes… Une taxe est instaurée sur les chiens.

* La population civile est réquisitionnée pour des travaux forcés agricoles ou en usine. Des civils sont déportés en Allemagne (camps de  Rastatt ou Güstrow). Entre octobre 1916 et février 1917, 61 000 travailleurs belges sont contraints d’aller travailler en Allemagne.

 * L’Allemagne ne respecte pas les conventions de La Haye et constitue des groupes d’otages qui risquent d’être exécuté en cas de geste hostile de la population contre l’occupant. Les otages servent aussi de boucliers humains sur les aérodromes, ou à faire pression sur les municipalités qui refusent de payer les contributions de guerre.

Cf : http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/comprendre-et-approfondir/le-nord-et-le-bassin-minier-sous-loccupation/lille-a-lheure-allemande.html

 

Texte 2 page 92 : L’invasion russe en Prusse orientale (Allemagne)

Quelles sont les causes des destructions ?

_ Les Russes détruisent les villages, coupent les lignes télégraphiques. Les habitants fuient avec ce qu’ils peuvent emporter. Les combats qui se rapprochent peuvent causer d’autres destructions.

 

_ Les progrès de l’artillerie à longue distance et de l’aviation permettent de toucher des villes en arrière du front. Londres est bombardée par des neuf zeppelins le 31 janvier 1916, tuant 59 civils.

_ Aux destructions par les combats s’ajoute  la « politique de la terre brûlée ». Tout ce qui pourrait être utile à l’ennemi est détruit systématiquement.

 

  

                        2. Génocides des Arméniens, Grecs Pontiques, Assyro-Chaldéens !

 

Lien Ina :(de 1 min 30 à 5 min 40)

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CAB8200592901/historique-du-genocide-armenien.fr.html

 


Texte 5 page 93 : Un témoignage sur le génocide arménien

Question 4 page 93 : Quelle est la source du document ?

_ Le document provient d’une personne neutre et fiable car extérieure au conflit mais bien informé par sa position diplomatique : le consul des Etats-Unis Leslie A. Devis. Il a rédigé cette lettre rapport à destination de l’ambassadeur des Etats-Unis Henry Morgenthau. La lettre est rédigée durant le génocide arménien le 30 juin 1915.

 

Question 5 page 93 : Quels sont les motifs qui permettent la répression des Arméniens dans l’Empire ottoman ?

Le prétexte des persécutions « Un mouvement révolutionnaire de la part de certains Arméniens » (l. 2-4) permet d’exercer sans distinction et à l’échelle de tout un peuple des mesures génocidaires : « en faisant fort peu de distinction entre ceux qui étaient entièrement innocents et ceux que l’on soupçonnait d’avoir participé au mouvement. » (l. 7 à 10).

_ Les Arméniens sont un peuple chrétien partagé entre les Empires ottoman et russe. Le gouvernement ottoman accuse les Arméniens chrétiens d’être pro-russes et de possibles trahisons face à l’avancée des armées russes.

 

Question 6 page 93 : Quelles sont les mesures prises par les Ottomans contre les Arméniens ?

Les mesures prises par les Ottomans contre les Arméniens sont diverses :

* Arrestation et élimination des élites arméniennes : « Ici, presque tous les Arméniens de sexe masculin de quelque importance ont été arrêtés et jetés en prison. […] soumis aux tortures les plus cruelles […] Plusieurs centaines des Arméniens les plus en vue […] ont été tués. » (l. 10-19).

* Massacres par armée et organisations paramilitaires : « menace d’un massacre » (l. 21)

* Déportation de tous les Arméniens vers le Sud : « une déportation générale de ce genre signifie une mort progressive et peut-être plus horrible pour presque tous. » (l. 39-42).

_ Dès le XIX siècle les Arméniens sont victimes de violences. Mais, en 1915 le premier ministre Talaat Pacha prend des mesures conduisant à la destruction du peuple arménien : arrestation et élimination des élites arméniennes (tortures, meurtres) ; massacres par l’armée et des organisations paramilitaires ; puis la déportation de toute la population arméniennes vers le Sud par des marches de la mort où ils sont attaqués, puis abandonnés dans le désert sans moyen de survie.

 

Question 7 page 93 : Montrez qu’il s’agit d’un génocide.

Le massacre peut laisser survivre des gens, ce qui n’est pas le cas pour un génocide : « Dans un massacre, beaucoup de gens peuvent en réchapper, mais une déportation générale de ce genre signifie une mort progressive et peut-être plus horrible pour presque tous. » (l. 37-42).

Les caractères du génocide : la volonté de détruire tout un peuple, même les femmes et les enfants, à cause de particularités religieuses et linguistiques de ce peuple, sont présentes dans l’organisation de cette déportation.

_ Dans l’Empire Ottoman, dès 1915, commencent des génocides envers les peuples chrétiens de l’Empire : Arméniens (entre 650 000 à 800 000 victimes), Grecs Pontiques (500 000) et Assyro-Chaldéens (entre 500 000 et 750 000, soit 70% de la population assyro-chaldéenne).

Génocide (p. 94) : Destruction physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques ou religieuses.

 

 

            B. Comment les civils sont-ils mobilisés par la guerre totale ?

 

                        1. Qu’est-ce que l’économie de guerre ?

                                              

Texte et tableau statistique 2 page 96 : Les usines Renault tournées vers l’effort de guerre

Question 2 page 97 : Quelles conséquences la guerre a-t-elle sur la manière de produire ? Sur les produits fabriqués ?

_ La guerre industrielle exige de fabriquer un nombre grandissant d’armes et de mutinions, de fournitures (uniformes, etc.) pour les soldats. L’Etat commande et paye les fournitures : « on nous demanda un nouvel effort pour augmenter nos fabrication de camions » (l. 1 à 3), « En vue de répondre au programme de l’aviation » (l. 6-7) et les industriels fournissent les armes.

_ Les industriels achètent ou produisent eux-mêmes les machines dont ils ont besoin pour la production : « nous avons fabriqué les machines-outils les plus diverses. » (l. 13-14). De plus, les entreprises créent de nouveaux ateliers et se développent : « avant la guerre nous n’avions pas d’ateliers de forges, nous n’avions pas d’ateliers d’emboutissage, nous n’avions pas de fonderies de fonte et de bronze. » (l. 15 à 18).

_ Pour fabriquer en masse armes et munitions les industries s’équipent de nouvelles machines-outils et adoptent des techniques (taylorisme par exemple) de production plus performantes. La progression est spectaculaire : les usines Renault passent de la production de 75 obus en 1913 à 2000 000 en 1918.

 

_ L’économie de guerre se caractérise par l’ensemble des mesures prises pour adapter l’économie d’un pays aux nécessités de la guerre (financement, productions, main-d’œuvre…). L’Etat met en place une « économie dirigée » sur le « front de l’arrière » en :

* assurant le financement : l’Etat réalise emprunts extérieurs et intérieurs (Allemagne et France), augmente les impôts (Royaume-Uni), procède à la création de monnaie provoquant une forte inflation (la masse de billets passe de 6 milliards en 1913 à 35 milliards en 1919). En effet la guerre coûte cher : pour la petite bataille de Malmaison dans l’Aisne la dépense s’élève à 600 millions de francs-or, soit 10% du budget de la France en 1914

* encadrant la production : Les industriels travaillent pour l’Etat. En France Louis Renault fabrique des chars d’assaut, des obus ; Marius Berliet des camions. Pour augmenter leur production les entreprises généralisent le taylorisme : 13 000 obus par jour avant guerre à 151 000 en juin 1916. Les entreprises réalisent des profits très importants mais sont considérés dans l’opinion publique comme des profiteurs de guerre.

* Main d’œuvre : Pour assurer la production l’Etat rappelle du front les ouvriers qualifiés.

 

 

 

 

 

Site INA : Les immigrés et les troupes coloniales comme combattants pour la France

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/I00017527/guerre-de-1914-1918-engagement-des-communautes-immigrees.fr.html

 

 

 

 

 

 

Photographie 3 page 97 : Le recours à nouvelle main d’œuvre

Question 3 page 97 : Par qui remplace-t-on les hommes appelés sur le front dans cette usine ?

_ La main-d’œuvre manque avec le départ des hommes sur le front. Aussi est-elle remplacée par des femmes et par des travailleurs étrangers européens et originaires des colonies africaines et asiatiques.

 

_ Pour remplacer les hommes partis au front les travailleurs étrangers et les femmes sont recrutés. En 1918, l’industrie de l’armement française compte 1,7 million d’ouvriers contre 50 000 avant guerre. Parmi eux près de 500 000 militaires et 40 000 prisonniers de guerre, 430 000 femmes.

* En 1915 les travailleurs européens en France sont 250 000 (Espagnols, Portugais…) ; les travailleurs issus des colonies sont nombreux : 132 000 Maghrébins et 55 000 Malgaches, 49 0000 Indochinois.

* Les femmes prennent un rôle important dans la guerre industrielle en devenant munitionnettes. Elles assument aussi les travaux traditionnels : éducation des enfants, soin des invalides de guerre de retour du front… Dans les fermes les femmes accomplissent leurs travaux agricoles mais aussi ceux de leurs maris. Les employées féminines acquièrent une liberté dans le faits plus grande. Les « munitionnettes » deviennent des suffragettes en faveur des droits des femmes comme le droit de vote. Après guerre les femmes désirent leur émancipation (« garçonnes » dans les années folles).

Munitionnettes (p. 100) : Femmes produisant des munitions dans les usines durant la Première Guerre mondiale.

 

                        2. Comment la culture de guerre mobilise-t-elle les esprits ?

 

Texte 1 page 98 : Une information contrôlée

Question 1 page 99 : Quels sont les objectifs de la circulaire ?

La circulaire a pour objectif de contrôler l’information de nature militaire par l’établissement de la censure sur les journaux.

 

Question 2 page 99 : Qui a voté ces dispositions ? Dans quel contexte ?

Le Parlement a voté ces dispositions « sans aucune opposition ». En effet, un gouvernement d’Union nationale se forme en France dès le début de la guerre (la guerre est déclarée le 3 août 1914 et la loi est votée le 6 août).

_ Un gouvernement d’union nationale nommée «Union sacrée » selon l’expression du président de la République Raymond Poincaré dirige la France jusqu’en 1917. Les partis politiques cessent leurs oppositions au profit d’une lutte commune contre l’ennemi (environ 200 000 soldats dans le 1er mois de la guerre à cause des uniformes voyants et de l’absence de casques !)

 

Question 3 page 99 : Pourquoi peut-on parler ici d’un véritable « bourrage de crâne » ?

Le « bourrage de crâne » est visible dans les mensonges adressés à la population française dans les journaux, en particulier au début de la guerre pour rassurer les populations face au très grand nombre de morts causés par l’artillerie dans les premiers mois du conflit.

_ La « mobilisation des esprits » passe par une intense propagande appelée « bourrage de crânes ». Les informations venues de la presse sont contrôlées par la censure, la gravité de la situation cachée aux civils. La propagande guerrière exalte les victoires de l’armée française.

Bourrage de crâne (p. 100) : propagande exercée sur l’ensemble des populations des Etats belligérants pour les mobiliser.

 

Texte 5 page 99 : La mobilisation des enfants

Question 7 page 99 : Montrez que l’école permet la mobilisation des plus jeunes.

_ La société est engagée dans la guerre au côté des militaires. Les enfants sont eux aussi concernés par cette mobilisation du « front de l’arrière » par l’enseignement scolaire

 

Image 2 page 98 : La déshumanisation de l’adversaire

Question 5 page 99 : Comment sont présentés les Alliés ? L’Allemagne ? Quel est l’objectif de cette caricature ?

* Les Alliés sont représentés unis et combatifs, courageux face à un monstre hideux et meurtrier. Les Alliés peuvent être assimilés à de preux chevaliers luttant contre le mal personnifié en dragon.

* Le monstre représente l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie comme le montre le double couvre-chef de la tête : casque à pointe du kaiser Guillaume II, képi de l’empereur François-Joseph. A proximité du feu, sous la queue du monstre, figurent des cadavres rouges de sang de civils, de femmes et d’enfants.

* L’objectif de la caricature est d’assimiler l’ennemi à un monstre, de lui enlever son caractère humain en lui conférant de la sauvagerie, de la barbarie. Le journal peut s’appuyer sur l’actualité pour réaliser cela : 6000 civils belges ont été tués (cadavres sanglants) et la bibliothèque de Louvain incendiée (ruines fumantes). La lutte est souvent présentée comme un combat de la civilisation contre la barbarie. Des rumeurs d’atrocités parcourent la population comme celles des mains coupées.

_ La culture de guerre est la diffusion des modes de pensées nationalistes et guerriers à l’ensemble de la société. La propagande entretient l’idée d’une lutte de la civilisation contre la barbarie (représentation de l’Allemand comme un « hun » pour les Américains).  Des rumeurs d’atrocités parcourent la population comme celles des mains coupées des enfants par les Allemands.

_ La Première Guerre mondiale constitue une rupture dans la perception de la guerre en banalisant la destruction de masse, en accoutumant les sociétés aux violences physiques et psychologiques. La « brutalisation » de la société (historien américain George Mosse) explique en partie les violences d’après-guerre et de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, en France et au Royaume-Uni

Culture de guerre (p. 100) : Ensemble des représentations que les belligérants ont de la guerre, de ses violences, de ses souffrances.

 

Dessins d’enfants de la Première Guerre mondiale sur les mains coupées :

Site : http://www.ecole-alsacienne.org/spip/Les-Dessins-de-la-Grande-guerre.html

 

 

_ La première guerre mondiale provoque en Europe des réactions contradictoires avec d’un côté une brutalisation des sociétés avec le désir de revanche des vaincus et la montée des totalitarismes ; et de l’autre l’essor du pacifisme avec la création de la Société des Nations et l’esprit de Genève.

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

La Première Guerre mondiale (1914-1918) est une guerre mondiale impliquant les pays européens et leurs colonies africaines ou asiatiques, mais aussi le continent américain avec l’intervention en 1917 des Etats-Unis. Elle est une guerre totale à cause de la propagande, de la mobilisation de l’arrière et de l’économie de guerre. C’est également une guerre brutale par l’emploi des gaz. Elle provoque 10 millions de morts, 6 millions d’invalides, et voit aussi l’existence des génocides des Arméniens et des Assyro-Chaldéens.

            Elle provoque en Europe des réactions contradictoires avec d’un côté une brutalisation des sociétés avec le désir de revanche des vaincus et la montée des totalitarismes ; et de l’autre l’essor du pacifisme avec la création de la Société des Nations et l’esprit de Genève.

            Ces réactions aboutissent à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

 

 

 

Schéma L'expérience combattante dans une guerre totale

 

 

 

 

Tableau l'expérience combattante dans une guerre totale 00

 

 

 

Histoire des arts : Otto DIX : http://www.youtube.com/watch?v=EyqVxsyaDeI

 

 

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Cours Histoire 1ère : L'expérience combattante : La Première Guerre mondiale (2)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi l’expérience des combats montre-t-elle un changement de nature dans la violence ? (Année 1917)

 

A quel degré de violence les combattants de la Première Guerre mondiale sont-ils exposés sur le champ de bataille ?

 

            A. Quelles sont les conséquences de la stratégie d’usure ?

 

Troupes de choc allemandes au combat (1 min 59, reconstitution)

http://www.vodeo.tv/documentaire/troupes-de-choc-du-iiieme-reich

 

 

Frise chronologique page 85

Quels évènements se déroulent en 1917 ?

_ En 1917 prend fin la bataille de Verdun (février-décembre 1916) et la tentative de gagner le conflit par une stratégie d’usure en « saignant à blanc » l’armée française. Le conflit est meurtrier mais enlisé dans la guerre de position. Les grandes offensives comme celle du chemin des Dames en avril 1917 sont des échecs meurtriers provoquant la mort de 200 000 Français en deux mois d’offensive.

_ En réaction à ces offensives inutiles et meurtrières des mutineries éclatent en 1917, réprimées avec force par les autorités militaires (49 exécutions).

Guerre de position (p. 86) : phase des combats pendant laquelle les armées sont retranchées derrière des lignes fortifiées ou enterrées dans les tranchées.

 

Texte 10 page 91 : La lassitude des soldats en 1917

Document audio : La chanson de Craonne

http://www.dailymotion.com/video/x30dzv_chanson-de-craonne_news

 

 

Tableau 3 page 87 : Le bilan humain de la guerre

Calculer le nombre total de mobilisés, puis de morts et disparus. Quelle conclusion peut-on faire ?

* Pour les huit pays cités on compte 63,05 millions de mobilisés. Mais il faut ajouter les contingents du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, des colonies européenne, du Japon et du Portugal, etc. mais aussi de la Serbie, de la Grèce, Roumanie et Bulgarie, de l’Empire Ottoman… Environ 70 millions d’européens ont été mobilisés.

* Les morts et disparus sont nombreux : 8 294 000 morts et disparus pour les huit pays cités. Dans le monde le conflit fit entre 8,5 et 10 millions de morts.

 

_ la Première Guerre mondiale est l’occasion d’une mortalité de masse avec entre 8,5 et 10 millions de morts sur environ 70 millions de mobilisés.  

* La mobilisation s’effectue de façon différente selon les pays : engagement des volontaires en Grande-Bretagne (2,4 millions en 1914 et 1915) puis des conscrits comme aux Etats-Unis. En France les limites d’âge pour la mobilisation sont élargies et s’étendent à 17 haut pour les volontaires jusqu’à 48 ans. Les troupes coloniales fournissent 500 000 soldats pour la France et 1 500 000 pour l’Empire britannique. 

* Le conflit est meurtrier : aux 10 millions de soldats morts il faut ajouter 17 millions de blessés, mutilés et « gueules cassées », des soldats atrocement défigurés. Leur réinsertion est difficile. En France, sur 3 millions de blessés on compte un million d’invalides. Les conséquences démographiques sont importantes : En Europe chute de la natalité, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins, en France 600 000 veuves et 760 000 orphelins !

 

 

            B. Quelles sont les conditions de vie dans les tranchées ?

 

Photographie 1 page 88 : Les tranchées

Question 1 page 89 : Décrivez le document. Pourquoi les hommes se sont-ils enterrés dans des tranchées ?

_ La photographie en noir et blanc montre des soldats français sur le front Meuse en 1917 dans des tranchées. Les soldats portent des casques pour éviter les blessures à la tête, souvent mortelles. Le lieu est dévasté : les arbres sont déracinés, brisés par la violence des combats. Les tranchées sont de la taille d’un homme, creusées dans la terre. Le fond est recouvert de rondins de bois. En cas de pluie la tranchée peut devenir boueuse.

_ Les tranchées sont creusées pour abriter les fantassins des projections d’obus ou des balles adverses.

 

Texte 4 page 89 : Survivre à Verdun

Question 4 page 89 : Que nous apprend ce texte sur les conditions matérielles de la vie au front ?

_ Les conditions de vie des soldats durant les longues années de guerre sont déplorables :

*  Les soldats vivent dans des tranchées boueuses, au contact de la mort lors des attaques et avec le feu de l’artillerie allemande, en présence des cadavres déterrés par l’explosion d’obus. * Le ravitaillement difficile  provoque la faim et la soif des soldats.

* L’absence d’hygiène mais aussi la boue, la vermine, les puces et les poux  font des soldats des « poilus ». Les rats pullulent. Jusqu’en 1917 les permissions sont rares.

 

            C. Quelles sont les armes nouvelles de la guerre industrielle ?

 

Texte 2 page 88 : Les gaz

+ Texte 3 page 89 : Le bombardement

Question 2 page 89 : Quelles sont les armes employées par les combattants ? Précisez, pour chacune d’elles, l’effet produit.

De nouvelles armes apparaissent pendant la Première Guerre mondiale : l’artillerie comprend : « les mines, les obus, les lacrymogènes » (l. 19-20), et parmi les obus les shrapnels (obus chargés de balles projetés en l’air durant l’explosion). Les gaz de combat se signalent par leur toxicité et les souffrances qu’ils provoquent.

* Contre le chlore un tissu humide suffisait pour réduire les effets du gaz. Le tissu était plus efficace imbibée d’urine car l’urée réagissait avec le chlore pour rendre moins agressifs le gaz. Aussi les Allemands emploient-ils le gaz moutarde qui s’attaque aux yeux, aux parties humides du corps et à la peau même couverte de vêtements. Cela rend inefficace le masque à gaz.

* Les gaz étaient délicats d’utilisation. Par exemple les Britanniques employèrent du chlore lors de la bataille de Loos du 25 septembre 1915, mais les vents tourna et fit refluer le gaz dans le no man’s land puis dans les tranchées britanniques.

 

_ Les combats sont très éprouvants. Avec la guerre de position se généralise l’emploi de nouvelles armes mortelles avec :

* le feu intensif de l’artillerie : shrapnels, « grosse Bertha » un obusier de 42 tonnes allemand…  L’écrivain Ernst Jünger parle d’ « orages d’acier ».

 * les gaz de combats comme le gaz moutarde ou Ypérite (car utilisé à Ypres par les Allemands) malgré l’interdiction de l’emploi de gaz toxiques par les conventions de La Haye de 1899 et 1907. Les Alliés emploient à leur tour les gaz : les lois de la guerre ne sont pas respectées.

La souffrance liée aux gaz est atroce (cloques jaunâtres sur la peau, paupières collées, liquides dans les poumons provoquant l’étouffement de la victime..) mais la mortalité est limitée : 4% des morts de la Première Guerre mondiale ont été causés par des gaz de combats. En effet les contre-mesures adoptées comme les masques à gaz sont efficaces (sauf pour le gaz moutarde qui s’attaque aux parties humides du corps).

* A la fin de la guerre de nouvelles armes voient le jour : des lance-flammes du côté allemand, des du côté allié (les chars Renault utilisés en novembre 1917 à la bataille de Cambrai).

 

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Cours Histoire 1ère : L'expérience de la guerre combattante : la Première Guerre mondiale (1)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

GUERRES MONDIALES ET ESPOIRS DE PAIX

 

8 heures                                                                                              Manuel Nathan Côte 2011

 

Introduction : Le coût de la guerre : Au cours du XX siècle les guerres ont fait plus de 100 millions de victimes. C’est plus que le nombre total de toutes les victimes des guerres depuis le début de l’histoire.

            La guerre a aussi changé de nature avec l’industrialisation : elle s’est étendue sur tous les continents dès la Première Guerre mondiale, elle est devenue une guerre totale avec la propagande, la mise en place de l’économie de guerre et des moyens technologiques nouveaux. Elle est encore une guerre brutale voire d’anéantissement avec l’emploi de gaz lors de la Première Guerre mondiale, de l’arme atomique pour la Seconde Guerre mondiale. Les morts se comptent par dizaines de millions pour les militaires et les civils, et des génocides cherchent à réaliser l’extermination complète de populations : (Arméniens et Assyro-Chaldéens lors de la Première Guerre mondiale, des Juifs et des Tsiganes lors de la Seconde).

            Les sociétés ont été profondément transformées par ces conflits. Au sortir de la Première Guerre mondiale une partie de la société est gagnée au pacifisme (création de la SDN) alors que pour l’autre, le désir de revanche des vaincus et la montée des totalitarismes montrent la « brutalisation de la société ». La fin de la Seconde Guerre mondiale aboutit à un nouvel ordre international mais où les premiers désaccords entre les deux Grands URSS et Etats-Unis sont sources d’inquiétudes rendant nécessaire l’action d’un organisme international pour empêcher une troisième guerre mondiale : l’ONU.

 

Problématique : De quelle manière les deux conflits mondiaux témoignent de l’entrée dans l’ère de la « guerre totale » ? Dans quelle mesure aboutissent-ils à la prise de conscience progressive de la nécessité d’une régulation mondiale pour préserver la paix ?

 

 

  chronologies 1ère Guerre mondiale

 

 

L’EXPERIENCE DE LA GUERRE COMBATTANTE : LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

3 heures

En quoi la Première Guerre mondiale est-elle guerre totale provoquant la « brutalisation » de la société et des combattants ?

 

            (          I. Quel est le cadre de la « guerre brutale » ?

 

A FAIRE A LA MAISON

 

Frise chronologique page 85

Quel évènement a déclenché la Première Guerre mondiale ?

_ Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie.

 _ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France (déclaration de guerre de l’Allemagne à la France le 3 août). Après l’invasion de la Belgique le Royaume-Uni entre en guerre à son tour (4 août).

 

Carte 1 page 84 : Les fronts de 1914 à 1917

+ Frise chronologique page 85

Question 1 page 84 : Rappelez quels sont les Etats composant l’Entente et ceux de l’Alliance.

_ La Triplice est une alliance défensive regroupant les empires centraux (l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie) et l’Italie depuis 1882. L’Italie se range du côté de l’Alliance car les Empires centraux sont les agresseurs et elle a des visées territoriales sur une partie de l’Autriche-Hongrie peuplée d’Italiens. Mais l’Empire Ottoman et la Bulgarie rejoignent les Empires centraux en 1915.

_ La Triple Entente à partir de 1907 allie la République française et la monarchie parlementaire du Royaume-Uni et la monarchie absolue de Russie. Cette dernière est alliée à La Serbie et au Monténégro. La Belgique et le Luxembourg, envahis par l’Allemagne, sont du côté des Alliés. L’Entente est rejointe en 1915 par l’Italie, en 19916 par le Portugal, la  Roumanie et la Grèce. En 1917 les Etats-Unis entre en guerre du côté des Alliés car la guerre sous-marine menée par l’Allemagne coulait des navires civils américains.

Triple-Alliance (p. 86) : (ou Triplice) Alliance militaire de l’Allemagne, de l’Empire austro-hongrois et de l’Italie. En 1914, l’Italie reste neutre.

Triple-Entente (p. 86) : Alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de la Russie.

 

Question 2 page 84 : Quels sont les différents fronts ?

_ Les deux fronts principaux en Europe sont :

* le Front Ouest où les Allemands s’opposent aux Franco-Anglais. Des tranchées s’étendent de la frontière suisse jusqu’à la mer.  

* le Front Est où les Russes combattent Allemands et Austro-Hongrois sur un vaste front mouvant s’étendant après l’entrée en guerre de la Roumanie en 1916 de la mer Baltique à la mer Noire.

_ D’autres fronts secondaires existent en Italie sur les Alpes ; en Grèce contre l’Autriche-Hongrie et la Bulgarie ; en Asie contre l’Empire Ottoman depuis la Russie et l’Egypte britannique. 

Question 3 page 84 : Comment les Etats de l’Entente comptent-ils faire céder les Empires centraux ?

_ Les Empires centraux sont soumis à un blocus économique. En effet la flotte britannique empêche l’importation maritime de produits destinés à alimenter l’industrie et la population de l’Allemagne et de ses alliés (produits alimentaires et militaires viennent d’Amérique). 750 000 Allemands sont morts pendant et après la guerre des suites de la sous-alimentation.

* Les produits alimentaires mais aussi les engrais étaient importés. Les vivres manquent et sont réservés aux soldats. La ration alimentaire était de 1000 calories par jour et n’est pas suffisante pour une bonne santé ce qui provoque des épidémies comme le scorbut et la tuberculose. Le rationnement touche les civils qui consomment des ersatz comme le kriegsbrot (pain de guerre).

 

Question 4 page 84 : Montrez quels fronts se sont rapidement stabilisés.

Les fronts se sont stabilisés rapidement car les avancées extrêmes en territoire ennemi sont réalisées en 1914, dans les premiers mois de la guerre pendant la guerre de mouvement. Puis les front se figent et restent stables malgré des grandes offensives jusqu’en novembre 1917. C’est la guerre de position.

_ Les Etats-majors ont prévue une guerre guerre de mouvement courte. Cependant les fronts se stabilisent à l’est avec la bataille de Tannenberg (pertes des conquêtes russes) ; à l’ouest avec celle de la Marne  stoppant l’avance allemande à 40 kilomètres de Paris. Les fronts se stabilisent à l’automne 1914. Les armées s’enterrent dans les tranchées pour une longue guerre de position.

_ Les années 1915 à 1917 sont marquées par l’échec de violentes offensives. Les Alliés échouent en 1915 en Dardanelles et en 1916 sur la Somme ; la même année, les Allemands ne parviennent pas à faire céder les Français à Verdun. La guerre d’usure échoue.

Guerre de mouvement (p.86) : Phase des combats privilégiant les offensives et durant laquelle le front est encore mobile.

Guerre de position (p. 86) : Phase des combats pendant laquelle les armées sont retranchées derrière des lignes fortifiées ou enterrées dans les tranchées.

 

Bataille de Verdun : images sans paroles

http://www.dailymotion.com/video/xj1j8o_la-bataille-de-verdun-1916_shortfilms

 

Carte 2 page 85 : Les fronts en 1918  + Frise chronologique page 85

Question 5 page 84 : Comment les fronts évoluent-ils en 1918 ?

_ Le front russe disparaît en 1917 avec l’effondrement de la Russie et la révolution bolchevique. Le traité de paix de Brest-Litovsk du 3 mars 1918 libère l’Allemagne de l’un de ses deux fronts. Aussi, en printemps 1918, de nouvelles offensives allemandes tentent de percer le front avant l’arrivée des Américains. Mais c’est un échec. Les forces alliées déclenchent à leur tour des offensives qui aboutissent à l’effondrement des Empires centraux. L’armistice est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes dans la forêt de Compiègne.

 

Question 6 page 84 : Comment expliquez-vous ces évolutions ?

_ La guerre de mouvement a repris en 1918 à cause de plusieurs facteurs : la situation politique s’est détérioré à cause des échecs successifs et des privations pour la population en Russie. Les Empires multi-ethniques d’Autriche-Hongrie et de l’Empire Ottoman connaissent des tensions nationalistes (Slaves ; Arabes et Kurdes). L’arrivée des troupes américaines et de nouvelles armes (blindés du côté allié, lance-flamme du côté allemand) permettent de retourner à la guerre de mouvement.

Personnifier les Etats, une façon humoristique de traduire les appétits des puissances.

 

 

Méthode : exploiter une caricature

 

 

1. Présenter le document

_ Le document est une carte satirique de l’Europe intitulée « Alerte, les chiens aboient » datant de 1914.

_  En 1914 l’Europe domine le monde mais commence une effroyable guerre. L’affiche est anglaise et montre la puissance du Royaume-Uni et de ses Alliés face aux ennemis allemands et austro-hongrois.

_ L’affiche est destinée aux anglais, de façon à pousser ceux-ci à s’engager dans la guerre, car l’armée anglaise est constituée de volontaires.

 

2. Décrire et identifier

_ Les belligérants sont représentés par des chiens et des personnages. Les « chiens de guerre » s’affrontent.

* Sur fond clair : les alliés et les Neutres favorables.

_ Le Royaume-Uni est figuré par un soldat bien armé, avec de nombreux navires, mais aussi un bulldog à cheval entre Royaume-Uni et la France. Les Alliés sont puissants (France de même taille que le bulldog anglais), surtout le « rouleau compresseur russe » piloté par le tsar Nicolas II, montrant l’immensité de la taille de l’armée russe.

* Sur fond vert :

_ Le kaiser Guillaume II est reconnaissable par ses moustaches et son casque à plumet ridicule. L’Autriche-Hongrie est incarnée par le chien dont la queue est douloureusement écrasée par le rouleau compresseur russe. La Turquie avec son fez rouge et son petit chien, manipulant des bateaux, n’est qu’une pâle réplique du Royaume-Uni. 

* Sur les fonds les personnages « folkloriques »,  traditionnels sont imprimés : toreros espagnols, cosaques et ours russes…

 

3. Interpréter

_ L’image cherche à rassurer les Anglais. En effet, l’orientation des personnages secondaires est rassurante, en effet ils sont tournés vers les Empires centraux, prêts à entrer en conflit contre eux. La carte montre aussi la force des Alliés (Rouleau compresseur, alliance franco-anglaise). Celle-ci terrasse déjà les forces ennemies encerclées : l’Autriche-Hongrie hurle de douleur, hors l’Allemagne a les yeux écarquillés et ne peut agir car la laisse le relie à l’Autriche-Hongrie et gène ses mouvements. 

_ La carte montre le regard des  contemporains anglais : leur sensation de force, de confiance dans leur armée, de croyance en une guerre courte (l’Autriche-Hongrie est déjà touchée), mais aussi son rôle de protectrice (elle protège le petit chien belge), car le Royaume-Uni est entrée en guerre choquée par l’invasion de la Belgique neutre.

OU

 

QUESTIONNAIRE :

 

Site INA : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/AFE86001303/il-y-a-50-ans-prenait-fin-la-premiere-guerre-mondiale.fr.html

 

Le documentaire retrace sommairement les évènements de la Première Guerre mondiale à l’aide d’archives. Il est incomplet. Vous devrez le compléter à l’aide de vos connaissances pour avoir un déroulement chronologique complet du conflit.

1. Pourquoi dit-on que les hommes se transforment en taupes ?

2. Qui est le dirigeant de l’Allemagne ?

3. A quelle date la France mobilise-t-elle ?

4. En novembre 1917 qui incarne la volonté de vaincre ? Quel est son surnom ?

5. Quelles troupes sont inspectées par Clemenceau ?

6. Que se passe-t-il à Rethondes le 11 novembre 1918 ?

7. Quel est le bilan de la guerre ?

8. Quel monument et personnage commémorent les souffrances et sacrifices de la guerre ?

 

 

 

 

Site INA : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/AFE86001303/il-y-a-50-ans-prenait-fin-la-premiere-guerre-mondiale.fr.html

 

QUESTIONNAIRE :

 

1. Pourquoi dit-on que les hommes se transforment en taupes ?

Ils vivent dans des tranchées étroites, étayées par des poutres, pendant la guerre sur le front.

 

2. Qui est le dirigeant de l’Allemagne ?

Le kaiser Guillaume II. Il est à la tête d’une vaste armée.

 

3. A quelle date la France mobilise-t-elle ?

Le 1er août (1914) à 16h00 la mobilisation générale est décrétée.

 

4. En novembre 1917 qui incarne la volonté de vaincre ? Quel est son surnom ?

Georges Clemenceau, président du Conseil, incarne la volonté de vaincre de la France. Il a pour surnom : le Tigre.

 

5. Quelles troupes sont inspectées par Clemenceau ?

Clemenceau inspectent de stroupes noires (tirailleurs Sénégalais) et des soldats anglais, les Tommies, reconnaissables par leurs casques ronds.

 

5. Que se passe-t-il à Rethondes le 11 novembre 1918 ?

La signature de l’armistice par le maréchal Foch.

 

6. Quel est le bilan de la guerre ?

1 400 000 français sont morts. 1 900 000 Allemands.

 

7. Quel monument et personnage commémorent les souffrances et sacrifices de la guerre ?

Le soldat inconnu est inhumé sous l’arc de triomphe.

 )

 

 

 

Carte satirique de l’Europe « Alerte, les chiens aboient » en 1914

   Carte satirique Alerte ! Les chiens aboient...

 

Carte L’Europe dans la première Guerre mondiale

  Carte-l-Europe-dans-la-premiere-guerre-mondiale.jpg

1. Présenter le document

 

2. Décrire et identifier

 

3. Interpréter

 

            _ Repérer :

* La nature du document

* L’auteur (s’il est identifiable)

* La date

* Le support

 

_ S’interroger sur :

* Le contexte historique général

* Le(s) commanditaire(s)

* Le(s) destinataire(s)

 

            _ Observer l’image :

* Les personnages, leurs attributs.

* Les symboles, les allégories

* Les exagérations, simplifications.

* Le rapport texte/image

Identifier

* Les personnages et les symboles

 

_ S’interroger sur le but recherché :

* Le message délivré, explicite et implicite l’effet attendu par la caricature.

 

S’interroger sur la portée du document :

* Replacer le document dans son contexte

* rechercher son impact ou ce qu’il révèle du regard des contemporains.

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Cours 1ère Histoire : Mutations des sociétés depuis 1850 (3)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

III. Quelle est la place de l’immigration dans les mutations de la société ?

 

            A. Pourquoi la France est-elle un pays d’immigration précoce (dès le XIX siècle) ?

 

                        1. Quelles sont les populations immigrées en France (1850-1945) ?

 

Frise chronologique 2 page 51 

Quelles pourraient être les raisons pour lesquelles la France est un pays de forte immigration dès 1880 ?

_ Au XIX siècle la France est un pays d’immigration contrairement aux autre pays européens. En 1911 les immigrés sont 1 160 000.

* En effet l’industrie française manque de main-d’œuvre. La population française est composée en majorité de petits propriétaires terrains qui ont peu d’enfants pour ne pas diviser lors des héritages le patrimoine familial. L’immigration compense la faible natalité.

* L’Etat encourage alors la venue d’une immigration frontalière (Belges, Allemands et Italiens). L’intégration est facilitée par la loi sur le droit du sol en 1889 (don de la nationalité française aux enfants nés en France de parents étrangers). 5000 enfants sont naturalisés Français tous les ans jusqu’en 1914. Mais les étrangers ne bénéficient pas des lois sociales comme la protection des accidentés du travail (1889).

Immigré (p. 72) : Personne née à l’étranger et résidant en France, même si elle a acquis la nationalité française entre-temps.

 

Texte 2 page 68 : Le recrutement collectif en Pologne

Question 3 page 69 : Quel est le rôle de la Société générale d’immigration ?

* La Société générale d’immigration (SGI) est une organisation patronale dont le but est de recruter des travailleurs étrangers.

_ Au début du XX siècle la venue d’immigrés est encouragée par l’Etat (convention qui assurent aux immigrés l’égalité de traitement et des contrats de travail, ex l’accord de 1919 entre la Pologne et la France) et l’industrie (création en 1924 de la Société générale d’immigration). En effet la France manque de main d’œuvre à cause de la faible natalité et des morts de la 1ère guerre mondiale (18% de la population active a disparu dans les combats).

_ Les immigrés sont installés dans des régions industrielles comme la région parisienne, la Lorraine (Italiens travaillant dans la métallurgie) et la région minière du Nord-Pas-de-Calais (40% des Polonais vivant en France).

 

Photographie 2 page 73 : Les réfugiés politiques

Pourquoi la France accueille-t-elle les réfugiés politiques ?

_ L’image de la France est celle d’une république démocratique qui est attractive pour les étrangers. Le pays accueille la majorité des réfugiés politiques russes blancs et arméniens, Italiens antifascistes dans les années 1920, puis les républicains espagnols à la fin des années 1930.

 

Comment ces réfugiés sont-ils traités pendant la seconde guerre mondiale? Pourquoi ?

_ 465 000 républicains espagnols trouvent refuge en France. Mais ils sont maltraités (camps d’internement dans les Pyrénées orientales puis travail forcé) par le régime de Vichy, xénophobe et antisémite (tradition antisémite de l’extrême droite depuis l’Affaire Dreyfus de 1895 à 1906).

_ Néanmoins, de nombreux étrangers s’engagent dans la Résistance pour la libération de la France (le résistant fusillé Manouchian de l’Affiche rouge du groupe MOI)

OU

 

L’immigration à Paris dans l’entre deux guerres

 

Site INA : La deuxième vague d’immigration en 1920 : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/I00017075/immigration-retrospective-de-la-deuxieme-vague-1920.fr.html

 

LES RAISONS DE L’IMMIGRATION

1. Quelles sont les raisons favorisant l’immigration dans les années 1910-1920 ?

* Parmi les Français en âge de travailler 1 sur 10 a été tué pendant la 1ère Guerre mondiale.

* Besoin de main-d’œuvre pour reconstruire le pays et redresser l’économie.

2. Quel type d’immigration a amorcé la 1ère Guerre mondiale ?

L’immigration coloniale est amorcée durant la 1ère guerre mondiale avec la venue de Tonkinois (Vietnamiens), Sénégalais (Noir Africains), ainsi que l’installation d’une communauté chinoise peu nombreuse.

 

LA PRESENCE DES IMMIGRES A PARIS

3. En 1921 quels sont les chiffres et le pourcentage des immigrés à Paris ?

En 1921, 5% de la population parisienne est composée d’immigrés, environ 300 000 personnes.

4. Quel est le principal secteur d’activité des Italiens ?

Le bâtiment par exemple le creusement de nouvelles lignes du métro parisien.

 

CIRCUITS D’IMMIGRATION

5. Quelle société est conçue pour favoriser l’immigration ?

* La Société générale d’immigration en 1924.

6. Quels circuits existent pour l’immigration parisienne ?

* des circuits s’établissent entre les petits villages italiens et les communes des alentours de Paris où les Italiens accueillent leurs compatriotes, les logent un temps, et les aident à trouver du travail.

 

REFUGIES POLITIQUES

7. Qui sont les immigrés pour des raisons politiques en France ?

Les antifascistes Italiens fuyant les persécutions de Mussolini.

8. Qui sont les nouveaux immigrés des années 1920 ?

Des immigrés originaires de pays non frontaliers comme les Arméniens chassés par le génocide, les Juifs d’Europe centrale (fuyant les progroms). Ainsi que des Roumains, des Russes (Russes blancs) et des Polonais.

 

L’IMMIGRATION JUIVE A PARIS

9. Quels sont les métiers exercés par les Juifs Polonais à Paris ?

Les Juifs exercent de petits métiers comme tailleurs, cordonniers, ils tiennent de petits restaurants.

 

L’IMMIGRATION EN 1926

10. Quelles sont les principales communautés immigrées ?

Italiens puis les Polonais

11. Quel est le nombre des étrangers à Paris en 1926 ? Où sont-ils ?

En 1926 les étrangers sont 270 000, 9% de la population parisienne. Ils se localisent dans les arrondissements ouvriers du Nord de Paris.

12. Quelle est l’évolution de leur nombre dans les années 1930 ?

Le nombre des étrangers diminue avec la crise économique mondiale et les mesures de protection de la main-d’œuvre nationale (expulsions dans le Nord-Pas-de-Calais, etc…)

13. Quels sont les obstacles et les facteurs favorables à l’intégration ?

* Obstacles : antisémitisme et xénophobie ;

* facteurs favorables : la lutte électorale de 1936 favorise l’intégration des ouvriers au sein de la classe ouvrière française.

14. Quel est le nombre des immigrés à Paris à la veille de la 2e Guerre mondiale ?

500 000 immigrés habitent en région parisienne soit 7% de la population. La communauté étrangère la plus nombreuse est encore celle des Italiens. 

 

 

 

 

 

L’immigration à Paris dans l’entre deux guerres

 

Site INA : La deuxième vague d’immigration en 1920 : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/I00017075/immigration-retrospective-de-la-deuxieme-vague-1920.fr.html

Regarder la séquence vidéo et répondre aux questions suivantes :

 

LES RAISONS DE L’IMMIGRATION

1. Quelles sont les raisons favorisant l’immigration dans les années 1910-1920 ?

 

 

2. Quel type d’immigration a amorcé la 1ère Guerre mondiale ?

 

 

LA PRESENCE DES IMMIGRES A PARIS

3. En 1921 quels sont les chiffres et le pourcentage des immigrés à Paris ?

 

4. Quel est le principal secteur d’activité des Italiens ?

 

CIRCUITS D’IMMIGRATION

5. Quelle société est conçue pour favoriser l’immigration ?

 

 

6. Quels circuits existent pour l’immigration parisienne ?

 

REFUGIES POLITIQUES

7. Qui sont les immigrés pour des raisons politiques en France ?

 

 

8. Qui sont les nouveaux immigrés des années 1920 ?

 

 

L’IMMIGRATION JUIVE A PARIS

9. Quels sont les métiers exercés par les Juifs Polonais à Paris ?

 

L’IMMIGRATION EN 1926

10. Quelles sont les principales communautés immigrées ?

 

 

11. Quel est le nombre des étrangers à Paris en 1926 ? Où sont-ils ?

 

 

12. Quelle est l’évolution de leur nombre dans les années 1930 ?

 

 

13. Quels sont les obstacles et les facteurs favorables à l’intégration ?

 

 

14. Quel est le nombre des immigrés à Paris à la veille de la 2e Guerre mondiale ?

 

 

 

2. Comment se déroule l’intégration des immigrés ?

 

Texte 5 page 69 : « La Pologne en France »

Question 5 page 69 : Les Polonais sont-ils intégrés à la population locale ?

_ Les Polonais immigrés en France pendant les années 1920 forment dans la ville de Marles-les-Mines un groupe localement important où tous les métiers sont exercés par des Polonais, entretenant peu de rapports avec les Français. Ils disposent de leurs journaux en langues polonaise, leur église et leurs associations.

 

Texte 5 page 69 : « La Pologne en France »

+ Photographie 6 page 69 : L’expulsion des mineurs polonais en 1934

Question 7 page 69 : Quelles sont les raisons qui expliquent les expulsions des années 1930 ?

_ En 1931 la France est touchée par la crise économique mondiale. Le gouvernement décide alors de procéder à des expulsions de travailleurs étrangers : 130 000 Polonais sont reconduits en Pologne entre 1931 et 1936. Les raisons sont économiques et sociales (les grévistes sont expulsés), politiques (pression d’une partie de l’opinion xénophobe).

_ Avec la crise et les expulsions, la population étrangère diminue en France, passant de 2,7 millions en 1931 à 2,4 millions en 1936.

 

Texte 5 page 69 : « La Pologne en France »

Question 8 page 69 : Qu’est-ce qui montre, d’après ce témoignage, que finalement l’intégration a été réussie ?

_ L’intégration des travailleurs étrangers a parfois pris plusieurs générations. Le préfet du Pas-de-Calais signale en 1929 la rapide assimilation des Polonais vivant dans les milieux agricoles et au contact quotidien de la population française, mais aussi la formation de « villes polonaises » par les mineurs.

_ Néanmoins, l’assimilation se réalise progressivement au fil des générations, avec par exemple l’effet des mariages et de l’école républicaine…  

Intégration (p. 72) : processus qui vise à insérer chaque individu dans la société d’accueil par le brassage de l’école, de l’emploi, du mariage, etc.

  

 

            B. Quelles sont les caractéristiques de l’immigration des Trente glorieuses ?

 

Graphique linéaire 1 page 70 : Origine de la population étrangère en France

Question 1 page 70 : Montrez qu’il y a une forte croissance de la population étrangère en France entre 1946 et 1975.

_ La population étrangère a fortement augmenté en France lors des Trente glorieuses. Elle est passée de 1,7 millions en 1946 à 3,4 millions en 1975 (6,5% de la population française).

_ L’Office national d’immigration signe des accords avec de nombreux pays (Portugal, Algérie après 1962…) pour faire venir la main-d’œuvre nécessaire à la croissance économique.

 

Question 2 page 70 : Quelle est l’évolution de la part des Maghrébins par rapport au nombre d’étrangers ?

_ Les nouveaux arrivants viennent souvent d’Europe (61% en 1975), surtout de la péninsule ibérique les Portugais sont 20 000 en 1954 et 760 000 en 1974). Mais à partir des années 1960 l’arrivée des Maghrébins est massive. En 1970 plus de 1,3 million d’immigrés Algériens, Tunisiens et Marocains sont présents en France. 2% des étrangers en 1946, ils sont un tiers d’entre eux en 1975.

 

Photographie 4 page 71 : Des conditions de vie difficiles

Quelles sont les conditions de logements des immigrés ? Quelles en sont les causes ?

_ Dans la région parisienne dans les années 1970 plus d’une centaine de bidonvilles (habitats conçus avec des matériaux de récupération, ne bénéficiant pas de l’électricité ou de l’adduction d’eau) abritent des Maghrébins.

_ Les Maghrébins ont été successivement installés dans des foyers de travailleurs, puis des bidonvilles, et enfin des HLM. Cela s’explique par plusieurs raisons :

* l’arrivée des Maghrébins a été massive et dépasse les capacités d’accueil pour des populations disposant de faibles revenus.

* La conviction de cette époque d’une installation provisoire.

* un contexte difficile : les meurtrières guerres de décolonisation crée une image négative de l’immigré et provoque une ségrégation sociale.

_ Les conditions de vie difficiles des immigrés contrastent avec une société en pleine croissance. A partir de 1964, ces conditions sont dénoncées dans la presse et une politique d’insertion voit le jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Origine des immigrants en France au XX siècle

 

1. Quelles sont les principales nationalités présentes en France en 1906 ? En 1999 ?

2. A partir des réponses ci-dessus, réaliser un schéma explicatif montrant les différences dans l’origine régional (nationalités, Europe de l’Est, Europe de l’ouest, continents) entre les deux dates.

3. Quelles peuvent être les raisons des migrations dans l’an 2000 ?  Les faire figurer par des flèches reliés au schéma explicatif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La troisième vague d’immigration (1950- 1975)

 

 

Site Ina : http://www.ina.fr/video/I00017077/immigration-retrospective-de-la-troisieme-vague-1950-video.html

 

 

Site Ina : http://www.ina.fr/art-et-culture/musees-et-expositions/dossier/225/la-cite-de-l-immigration.20090331.I00017077.non.fr.html#containerVideo

 

Du début jusqu’à 6’00

 

1. Quel organisme est crée par le gouvernement français pour faciliter l’immigration de main-d’œuvre ? Est-ce indispensable ?

* L’Office National d’Immigration est crée au sortir de la seconde guerre mondiale pour aider à la reconstruction du pays.

* En fait le baby-boom assure le rajeunissement de la population. Le besoin de main-d’œuvre  ne se fait sentir qu’au milieu des années 1950.

 

2. Quelles sont les étapes et les motivations de l’immigration des Algériens ?

Des Algériens, essentiellement des Kabyles travaillant pour envoyer de l’argent à leurs villages (immigration ouvrière dite de « va et vient »). Après la guerre ils retrouvent la Kabylie appauvrie et ils décident de revenir avec femmes et enfants : c’est le début des regroupements familiaux.

 

 

3. Quelles sont les caractéristiques de l’immigration espagnole ?

Elle se déroule au même moment que celle des Algériens (années 60). Les femmes viennent avant les hommes. Elles viennent pendant les vacances pour servir de bonnes à tout faire. Les hommes viennent ensuite chez un cousin ou un ami qui les aident à trouver un emploi.

 

4. Quelles sont les communautés les plus importantes en région parisienne en 1975 ?

Espagnols et Algériens.

 

5. Quelles sont les activités des émigrés ?

Les Espagnols sont concierges et femmes de ménages dans les beaux quartiers. Les Algériens ouvrent des restaurants et des commerces dans les quartiers ouvriers. 

 

6. Quelles sont les conséquences de l’immigration pour les ouvriers Français ?

L’immigration a permis aux ouvriers français de se hisser dans l’échelle sociale en abandonnant peu à peu les travaux pénibles et mal payés.

 

7. Quelles sont les caractéristiques de l’immigration portugaise ?

Elle débute dans les années 1960. La région parisienne accueille près de la moitié des immigrés portugais. Le gouvernement dictatorial de Salazar refuse de reconnaître cette immigration.

 

8. Où logent les immigrés Portugais, Espagnols et Algériens ?

* Les immigrés s’entassent dans des bidonvilles, de grandes zones insalubres. Ex à Nanterre 10 000 personnes vivent sous des baraquements.

*  On trouve des bidonvilles à Nanterre, Massy et Saint-Denis. A la fin des années 1960 les bidonvilles d’étendent autour de Paris. Leur implantation suit la localisation des usines et des chantiers.

 

9. Que tente de faire l’Etat pour résoudre le problème des bidonvilles ?

L’Etat détruit les bidonvilles et construit des HLM pour les remplacer.

 

10. Quelles sont les caractéristiques de l’immigration africaine ?

Les Africains viennent dans les années 1970. Ils arrivent seuls et repartent dès que quelqu’un de leur village les remplacent. Ils sont logés dans des foyers insalubres.

 

11. Que fait en juillet 1974 le président Valéry Giscard d’Estaing ? En quoi est-ce exceptionnel ?

Le président Valéry Giscard d’Estaing ferme en 1974 les frontières à l’immigration. C’est exceptionnel car c’est très rare dans l’histoire de l’immigration en France.

 

12. En 1974 quel est le nombre d’immigrés dans la région parisienne ?

12% d’immigrés soit un million de personnes. Les fortes concentrations sont au Nord de Paris et dans la banlieue.

 

13. Quelle mesure est prise en 1977 pour réduire l’immigration ? Est-ce efficace ? Pourquoi ?
Une prime de 10 000 francs est proposée pour les immigrés retournant dans leur pays. Ce n’est pas efficace car Portugais, Algériens et Espagnols sont présents depuis longtemps et ont fait venir leur famille en France.

 

14. Quels sont les paradoxes de l’immigration algérienne ?

* L’indépendance de l’Algérie devait mettre fin à l’immigration, ce qui n’a pas été le cas.

* Les autorités pensent arrêter les flux migratoires et faire repartir les Algériens, mais elles se rendent compte alors que les familles algériennes sont en France et que leurs enfants naissent en France.

 

15. Pourquoi le retour est-il qualifié d’impossible ?

 Les immigrés sont intégrés et installés et toute perspective de retour est impossible car le pays (L’Algérie) ne le peut pas (économiquement) et que les immigrés ont changés (rapports familiaux, modes de consommation et de loisirs). De plus le pays d’origine change lui-même ce qui rend l’immigré « étranger » dans son pays d’origine.

 

 

 

            C. En quoi l’immigration est-elle en débat à la fin du XX siècle ?

 

                        1. Quelle est la politique française pour contrôler l’immigration ?

 

Texte 5 page 71 : Le regroupement familial

Question 7 page 71 : Quels sont les conditions posées au regroupement familial ?

_  Le regroupement familial permet à un immigré en France de faire venir sa famille si les conditions sont réunies pour « convenablement s’insérer en France », c’est-à-dire avoir un logement et un revenu stable

 

Question 8 page 71 : Comment l’auteur justifie-t-il la politique du gouvernement ?

_ Le gouvernement du président Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) justifie sa politique par plusieurs points :

* la justice : désir d’établir ainsi une « société d’égalité et une société de justice » en prenant mieux en compte les besoins des étrangers en bénéficiant de « l’égalité la plus large ».

* La volonté de mettre en place une « immigration organisée, maîtrisée, dans le domaine de l’immigration familiale. »

_ Avec la fin des trente glorieuses et les difficultés économiques le gouvernement suspend officiellement l’immigration. Cependant la politique du regroupement familial (1976) puis les régularisations des travailleurs sans-papiers en 1982 et 1986 expliquent l’augmentation du nombre d’étrangers et la féminisation de cette population.

Regroupement familial (p. 72) : possibilité pour un travailleur de faire venir sa femme et ses enfants dans le pays où il séjourne, au nom du droit à vivre en famille.

 

 

 

En quoi l’action de l’Union européenne modifie-t-elle la situation pour l’immigration ?

_ L’espace Schengen facilite les déplacements au sein de l’Union européenne mais crée également une fermeture à l’immigration qualifiée de « forteresse Europe ». Cependant, la mondialisation a crée de nouvelles mobilités Sud-Nord que les politiques restrictives ne parviennent pas à contrôler (venue de clandestins comme les tunisiens et les Lybiens après le printemps arabe de 2011).

 

 

                                   2. Quels sont les défis de l’intégration ?

 

Affiche 3 page 73 : Affiche pour la « marche des Beurs » en 1983

Quels sont les débats autour de l’immigration et de l’intégration depuis les années 1980?

_ De nombreux débats autour de l’immigration et de l’intégration des immigrés se posent dans la société française.

* Avec la crise économique la question des immigrés et du marché de l’emploi s’est posée. Le gouvernement a répondu en suspendant l’immigration économique.

 * Les violences urbaines (1981, 2005..) et la crise économique, l’insécurité dans les banlieues, ont suscitée une montée de la xénophobie et une poussée de l’extrême droite dès 1984.

* La société civile s’est mobilisée contre le racisme par exemple avec la marche des « beurs » en 1983 en faveur de l’égalité par des enfants d’immigrés, ou encore avec le mouvement « Touche pas à mon pote ».

* L’apparition de l’islamisme et les atteintes aux principes républicains de laïcité (port du tchador et de la burqa dans les établissements scolaires, violences contre des hommes médecins accouchant des femmes musulmanes) ont suscité des débats qui n’ont pas favorisé la sérénité comme le débat sur l’identité nationale en 2010.

Beur (p. 72) : Terme qui désigne familièrement les ‘deuxièmes générations » des immigrés du Maghreb, c’est-à-dire les enfants nés en France.

 

Quels sont les exemples d’intégration réussies et les limites actuelles de cette intégration ?

_ Les exemples d’intégration réussie des immigrés dans la société française sont nombreux :

* Le préfet Nacer Meddah, sa mère était femme de ménage mais il a pu par son mérite devenir un des plus haut personnage de la fonction publique.

* Zinédine Zidane champion du monde de football en 1988.

_ Ce sont quelques exemples de la beurgeoisie, ces descendants immigrés appartenant par leur réussite socio-professionnelle à l’élite française. Plus généralement l’intégration des immigrés dans la société montre le succès du « creuset français ». Le « creuset français » est l’expression forgée par l’historien Gérard Noiriel pour désigner le processus intégrateur par lequel, en trois ou quatre générations, environ 10 millions de personnes étrangères sont devenues françaises. Ce que confirme l’augmentation des mariages mixtes.

_ Mais il existe des difficultés à cette intégration : le chômage et le cadre parfois sordide des banlieues dortoirs provoque un malaise pour une partie des jeunes issus de l’immigration. De plus ces populations intégrées par la langue, l’école et le travail, sont parfois victimes de discrimination.

Conclusion : Face à ces défis la République doit apporter une solution sociale et politique correspondant aux idéaux républicains.

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Cours 1ère Histoire : Mutations des sociétés depuis 1850 (2)

31 Août 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Quelles mutations du travail la France a-t-elle connues depuis 1945 ?

 

            A. Pourquoi modernité et déclin du monde paysan sont-ils allés de pair dans les campagnes françaises ?

Assiste-t-on à la « fin des paysans » ?

 

Tableau chiffré 1 page 58 : Une baisse spectaculaire du nombre de paysans

+ Texte 2 page 58 : Le travail agricole dans une société industrielle

Question 1 page 59 : Justifiez l’expression d’Henri Mendras « la fin des paysans »

_ Le sociologue Henri Mendras écrit en 1967 un livre au titre provocateur : « La Fin des paysans ». Il montre la diminution rapide du nombre de paysans : On passe de 6 millions de paysans en 1945 à 3 millions en 1968. (La population rurale représente 47% de la population française totale en 1946, et 30% en 1968). L’agriculture occupe 36% des actifs en 1946, 15% en 1968, et 3% en 2010.

 

Question 2 page 59 : Selon Henri Mendras, quels facteurs expliquent le recul de la paysannerie ?

_ Le recul de la paysannerie s’explique par plusieurs facteurs : exode rural, morts d’agriculteurs sans successeurs, mais aussi transformation du statut du paysan, qui passe du nombreux petit propriétaire exploitant à l’agriculteur mécanisé et peu nombreux.

 

 Texte 2 page 58 : Le travail agricole dans une société industrielle

+ Photographie 3 page 58 : La modernisation du travail d’agriculteur

Question 4 page 59 : Pourquoi et comment le métier d’agriculteur s’est-il modernisé ?

_ Le métier d’agriculteur a imité l’industrie en se dotant massivement de machines agricoles et en utilisant les engrais chimiques, les pesticides, de façon à accroître le rendement. De plus, l’agriculture est devenu un marché obéissant aux demandes des clients et des grandes enseignes de distribution (calibrage des fruits, chaîne du froid pour le transport, traçabilité des produits). L’agriculteur est ainsi au service d’une industrie agro-alimentaire.

_ L’Union européenne et l’Etat ont favorisé cette évolution avec la PAC.

PAC (p. 64) : (politique agricole commune) Ensemble des dispositifs mis en place à partir de 1962 afin de moderniser et de dynamiser es agricultures des Etats membres de la construction européenne (CEE puis UE).

 

B. Comment s’est effectué la féminisation de la population active ?

 

Graphiques linéaires  page 1 page 52 : L’évolution de la population active

Question 1 page 52 : Comment la population active évolue-t-elle depuis 1850 ? Comparez la situation des hommes et celle des femmes.

_ Entre 1851 et 1911 la population active passe de 16 à 20 millions de personnes. Entre 1911 et 1962 la population active est stable autour de 20 millions de personnes.

* La population active augmente fortement en France avec l’arrivée sur le marché de l’emploi de la génération des baby-boomers après la seconde guerre mondiale. Elle passe à 24,8 en 1990 et à 27 millions en 2010.

* La population active est aujourd’hui vieillissante (arrivée des papy-boomers à la retraite).

_ La part des femmes dans l’emploi augmente fortement après la seconde guerre mondiale. Plusieurs causes expliquent cela :

* le développement du salariat offre de nombreux emplois aux femmes.

* les mentalités évoluent et l’image traditionnelle de la femme au foyer est remplacée par l’image de la femme active. La diffusion de l’électroménager permet de passer moins de temps dans les travaux domestiques (on parle toujours des trois journées de travail de la femme : métier, enfants, travaux domestiques).

* un changement de société avec l’accès des filles à l’éducation et, à partir de la diffusion des moyens de contraception et de la maîtrise de la fécondité, la possibilité de concilier métier et vie de famille (existence de crèche, allocations familiales, etc…).

Baby-boomers (p. 64) : Enfants nés pendant la période dite de baby-boom (1945-1965) durant laquelle la France connaît une forte natalité.

 

Graphiques en barre 1 page 60 : Croissance et féminisation

Question 6 page 61 : Comparez les évolutions des effectifs masculins et féminins. Qu’en concluez-vous sur la féminisation de ces métiers ?

_ Les femmes ont toujours été actives (ex. les munitionnettes pendant la 1ère guerre mondiale), mais pendant les trente Glorieuses la tertiarisation de la société a permis avec une forte progression du travail féminin. Les femmes ont essentiellement trouvés des places parmi les employés et moins parmi les cadres où la part des hommes est supérieure à celle des femmes.

_ L’inégalité dans l’emploi se retrouve dans la carrière, le salaire (les femmes gagnent en moyenne 7000 euros de moins par an que les hommes en France en 2011). A partir des années 1970 les femmes sont particulièrement touchées par le chômage. Elles sont souvent contraintes d’accepter les emplois les plus précaires et les moins rémunérés.

Employé (p. 60) : Membre d’un groupe aux contours flous rassemblant des professions variées : secrétaires et agents de bureau, agents hospitaliers, vendeurs mais aussi domestiques ou encore pompiers.

Cadre (p. 60) : Terme apparu à la fin des années 1930 pour désigner un employé ayant des responsabilités importantes dans l’entreprise.

 

Texte 5 page 61 : Le renouvellement de la figure du cadre

Question 8 page 61 : Que dire de la part des femmes dans l’emploi des cadres ?

_ Le nombre de cadres augmente fortement de 1950 à 1980. Ils forment aujourd’hui 15% des salariés, mais le nombre de femmes cadres est réduit. Cela s’explique par le « plafond de verre ».

_ L’expression « Plafond de verre » est apparue aux Etats-Unis à la fin des années 1970 pour désigner l’existence de règles implicites limitant l’accès de certains groupes (femmes, immigrés…) aux postes de responsabilité dans la vie politique ou économique.

 

C. Assiste-t-on à la fin de la « classe ouvrière » ?

 

Caricature 2a page 56 : Le rejet de l’usine

+ Caricature 3 page 57 : Un regard critique sur l’automatisation.

Question 1 page 56 : Décrivez et expliquez ces dessins. De quelles évolutions rendent-ils compte ?

Les caricatures montrent les difficultés de la situation ouvrière en 1968 et en 1982.

* L’illustration anonyme pour une affiche du 22 mai 1968, pendant la période d’agitation et de revendication ouvrière, montre un ouvrier porteur de six bras avec dans chaque main un outil. Le côté géométrique renforce l’effet de déshumanisation assimilant l’homme à une machine. Le slogan : A bas les cadences infernales ».

_Le travail à la chaîne, chronométré, de l’OST, est dénoncé pour sa pénibilité en particulier en mai 1968.

* La caricature de Plantu de 1982, sans doute parue dans le journal Le Monde, montre un ouvrier en bleu de travail portant en bandoulière sa caisse à outils. Il est mécontent. Au-dessus de lui, deux immenses robots le regarde et pose la question : « Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de lui ??? ».

_ Dans les années 1980 l’automatisation a supprimé des emplois ouvriers, en particulier ceux des OS. Le travail à la chaîne des ouvriers n’existe plus. Aujourd’hui des chaînes de montage robotisé remplacent les hommes. 

 

Caricature 2a page 56 : Le rejet de l’usine ; photographie 2b : Une usine occupée en mai 1968

Photographie 4 page 57 : Une réalité ouvrière, le chômage.

Question 7 page 57 : Dans ces deux documents, quels sont les travailleurs mobilisés ? Montrez qu’en 2001, les revendications ont changé. Pourquoi ?

_ Mai 1968 a été une période de forte agitation ouvrière avec plus de 5 millions de grévistes dans l’industrie. Les OS et les syndicats (Force ouvrière : FO, Confédération Générale des Travailleurs : CGT, Confédération Française Démocratique du Travail : CFDT) occupent les usines. Les accords de Grenelle de mai 1968 tente de satisfaire les revendications ouvrières : augmentation de 35% du SMIG (salaire Minimal Interprofessionnel Garanti), création de section syndicale d’entreprise… Cependant les conditions de travail (chronométrage des tâches, etc…) restent identiques.

_ La fin des Trente glorieuses et la croissance dépressive a vu une forte mutation du travail industriel. Des centaines de milliers d’emplois ouvriers, en particulier peu ou pas qualifiés sont supprimés à cause de la mécanisation et de la concurrence extérieure. La désindustrialisation s’est accompagnée d’une augmentation forte et durable du chômage : le chômage de masse et d’une augmentation de la précarité dans l’emploi avec les CDD en particulier pour les jeunes sans diplômes, ou dans les vieilles régions industrielles (« pays noirs » en Lorraine et dans le Nord).

* Le taux de chômage en France est de 9,1% ; mais de 13,2% pour les ouvriers et 20,8% pour les OS. Les plans de licenciements des entreprises provoquent des mouvements sociaux et des manifestations comme celle des salariés de Moulinex en 2001.

Syndicats (p. 56) : Association de personnes ayant pour but la défense d’intérêts communs, matériels ou moraux, spécialement dans le domaine professionnel.

Désindustrialisation (p. 64) : Processus économique qui marque le recul des activités industrielles dans une région ou dans un pays.

Chômage (p. 52) 

CDD (p. 64) : (contrat à durée déterminée) Contrat de travail établi pour une durée limitée définie entre l’employeur et le salarié ; s’oppose au CDI (contrat à durée indéterminée).

 

Texte 5 page 57 : la fin de la « classe ouvrière » ?

Question 2 page 57 : Quelles modifications affectent le travail ouvrier au tournant du XXI siècle ?

_ Des transformations majeures ont affecté le monde ouvrier : l’automatisation qui remplace leur travail de production en travail de surveillance ; les emplois sont en majorité dans les entreprises de moins de 500 employés et plus dans les grandes entreprises ; tertiarisation avec la transformation du poste d’ouvrier en poste d’employés.

_ Ce passage du secteur secondaire au secteur des services correspond à la théorie du « Déversement ». Une théorie économique selon laquelle les gains de productivité obtenus par le progrès économique permettent le transfert des emplois d’un secteur d’activité vers un autre.

_ Au chômage de masse des ouvriers, à la transformation de leurs conditions de travail et leur basculement dans le tertiaire s’ajoute la disparition de la « conscience de classe » avec le recul du nombre d’adhérents aux syndicats, au mode de vie ouvrier qui se rapproche des autres catégories sociales.

_ Avec la société de consommation et la tertiarisation de l’économie la société industrielle est remplacée par une société postindustrielle (où les nouvelles technologies de l’information et de la communication et le secteur des services sont prééminentes).

 

 

 

SCHEMA DE SYNTHESE

 

 

Schema-de-synthese-mutations-des-societes-depuis-1850.jpg

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