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MUSECLIO

Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements liés à la 1ère Guerre mondiale (4)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

 

Carte 1 page 192 : L’Europe après les traités de paix (1920)

Question 1 page 193 : D’après cette carte, quels sont les vainqueurs ? Les vaincus ? Qu’ont-ils chacun gagné ou perdu ?

_ Les vainqueurs sont les Alliés, des démocraties souvent des Etats-nations qui diffusent leurs modèles aux nouveaux pays se constituant sur les décombres des Empires multi ethniques démembrés.

* La France reprend les départements perdus en 1870-1871 d’Alsace-Lorraine. L’Italie conquiert les « terres irridente » de l’Istrie et une partie des Alpes autrichiennes.

* L’Allemagne perd des territoires à l’ouest (Alsace-Lorraine, zone d’Eupen et Malmédy au profit de la Belgique, Schleswig au bénéfice du Danemark). Elle est coupée en deux par l’octroi de la Poznanie à la Pologne. L’Autriche-Hongrie est démembrée et divisée en plusieurs pays successeurs. L’Empire Ottoman disparaît au profit de la Turquie. Les territoires peuplés d’arabes deviennent « indépendants » (Syrie, Liban, Irak…). La Russie devient l’URSS et a perdu de nombreux territoires.

 

2 page 193 : Quelles zones posent problèmes ?

Les zones frontalières entre les Etats posent problèmes car elles sont revendiquées souvent par les deux Etats frontaliers.

 

3 page 193 : Quels peuples constituent les nations nouvelles ?

En Europe, les populations slaves parviennent à l’indépendance : Polonais, slaves du sud (Serbes, Croates, Slovènes), Tchèques et Slovaques. La Finlande et les Etats baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) parviennent à l’indépendance. 

 

_ La carte de l’Europe est redessinée après les traités de paix. Les Empires multi-ethniques (Empire austro-hongrois, Empire Ottoman, en partie Russie..) disparaissent. De nombreux pays successeurs sont créés (Tchécoslovaquie) ou renaissent (Pologne). Un ensemble de pays est constitué autour de la Russie bolchevique (Finlande, Etats baltes, Pologne…) pour former un « cordon sanitaire » isolant le pays communiste. 

_ Les frontières sont redessinées : l’Alsace- Lorraine retourne à la France, l’Italie obtient e Trieste et le Trentin autrichien, la Pologne obtient une bande de terre coupant l’Allemagne en deux (le couloir de Dantzig) de façon à avoir un accès à la mer. Les zones frontalières discutées créent des tensions nationales.  

 

Texte 2 page 193 : Les « 14 points » de Wilson (1918)

Question 4 page 193 : Sur quels principes généraux se fonde la proposition du président Wilson ?

Les propositions du président américain Wilson repose sur les notions de justice, de paix (« c’est le programme de la paix du monde » l. 1) et du principe des nationalités (droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cf. article 9 « « principe des nationalités »).

+ lecture 5 page 195 : le traité de Versailles vu par les Allemands

_ Les traités de paix mettent fin à la guerre. Ils modifient la carte de l’Europe et du monde. Les nouveaux Etats en Europe sont souvent des républiques sur le prestigieux modèle des Français. Les principaux alliés ont pris les décisions : Clemenceau pour la France, Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande Bretagne, Orlando pour l’Italie.

_ L’Allemagne, exclue des négociations, doit accepter les conditions des vainqueurs. Elle considère le traité de Versailles comme un « Diktat » injuste.

_ Le président des Etats-Unis propose un programme de paix en 14 points : les « 14 points » de Wilson. Il désire fonder les relations internationales sur la justice, la démocratie, le respect du principe des nationalités.

_ La Société des Nations (SDN) est fondé pour arbitrer les crises internationales et éviter les guerres.

 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

Pourquoi Verdun est-il devenu le principal « lieu de mémoire » de la Grande Guerre pour les Français ? Comment les familles vivent-elles le deuil ?

 

Photographie 1 page 194 : Cimetière de Verdun

Question 1 page 195 : Que symbolise ce lieu ? En quoi peut-il inciter les Français à considérer la Grande Guerre comme la « der des der » ?

_ Le cimetière de Verdun symbolise tous les sacrifices et la mort des soldats français pour défendre leur patrie, mais aussi la perte d’une génération et les horreurs de la guerre.

_ Le rappel de l’horreur de la guerre et du très grand nombre de morts incite les Français au pacifisme à cause du prix trop élevé de la guerre. Cette guerre est considérée comme la « der de der » (la dernière de toutes les guerres) à cause de ce grand nombre de morts.

 

+ Quels sont les autres moyens pour commémorer la mémoire des soldats morts ?

Fête nationale du 11 Novembre, monuments aux morts, soldat inconnu.

 

_ Verdun est devenu le principal « lieu de mémoire » à cause du très grand nombre de morts dans cette bataille incarnant la défense de la Patrie. L’ossuaire de Douaumont est devenu un lieu de pèlerinage pour les parents des soldats enterrés mais aussi pour les familles dont les parents sont morts que leurs corps ne soient identifiés. En effet l’Ossuaire de Douaumont (inauguré le 18 septembre 1927) regroupe les ossements de dizaines de milliers de soldats anonymes : la violence des combats a pulvérisé les corps devenus impossibles à identifier.   

_ Pour commémorer les défunts des monuments aux morts sont érigés, souvent financés par conscription publique. Le 11 novembre 1920 est déposé le cercueil d’un soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. En 1922 le 11 Novembre devient fête nationale. 

_ La guerre a bouleversé la vision du monde, le poète Paul Valéry écrit ainsi en 1919 : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».

 

Document sonore : la prière de l’enfant mort

OU

Photographie 2 page 194 : Sur la tombe d’un soldat

Question 2 page 195 : Quels sentiments sont suggérés par cette photographie ?

La photographie montre le sentiment de deuil qui affecte les familles.

 

+ Que peut-on dire des personnes qui sont sur la photographie ?

On voit que le deuil frappe toutes les générations (mère, épouse et sœurs, enfants). Les femmes sont nombreuses en effet le déséquilibre des sexes est important après la guerre.

 

_ Durant la guerre 1,4 million de Français sont morts (28% des combattants). 900 soldats sont morts chaque jour en moyenne pendant 4 ans et demi. Les ¾ des Français ont perdu un proche ou un ami. C’est un deuil de masse qui fait sentir ses effets pendant plus de 20 ans.

_ La guerre provoque un important déséquilibre entre les sexes. Les jeunes femmes ne trouvent pas d’époux, des mariages sont rompus par la mort (700 000 veuves de guerre). Le déficit de naissances est estimé à 1,6 million. Les orphelins sont au nombre de 800 000.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

Affiche 6 page 195 : Plus jamais la guerre ! + photographie 3 page 194 : les invalides de guerre

 

_Un mouvement pacifiste naît en Europe après la guerre face aux traumatismes causés par la « der des der ». De nombreux invalides et « gueules cassées » réapprennent dans une société modifiée.

1e Fiche d’objectifs histoire n°6

 

BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA 1ère  GUERRE MONDIALE  (1914 - 1918)

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

                A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

                B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

                               1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

                               2) L’engrenage des alliances

                C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

                A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

                B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

                A. Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

                B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?         

                A. Qu’est-ce que le « bourrage de crâne » ?

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

                C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                               1) La mobilisation des esprits

                               2) La guerre industrielle et économique

                               3) Blocus et guerre sous-marine

                D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.   

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Evénements politiques

31 juillet 1914 : Assassinat de Jaurès

Août 1914 : Union sacrée

Octobre 1915 : Briand forme le gouvernement

Janvier 1917 : Début des mouvements de grèves

Novembre 1917 : Clemenceau président du Conseil

Evénements militaires

3 août 1914 : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Septembre 1914 : Bataille de la Marne

Septembre 1915 : Début de l’offensive française en Champagne

Février 1916 : Début de la bataille de Verdun

Avril 1917 : Premiers refus collectifs d’obéissance

11 novembre 1918 : Armistice

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des cartes militaires.

5/ Je sais analyser des photographies.

6/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

7/ Je sais commenter une caricature.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements de l'Europe liés à 1ère Guerre mondiale (3)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

 

Photographie 2 page 188 : Prisonniers russes, fin août 1914

D’après ce document, imaginez comment la guerre a pu être vécue par la population russe.

La population russe a souffert de l’humiliation des défaites. Les soldats, parfois sous équipés, viennent de toutes les provinces de l’Empire, sont en majorité des paysans. En l’absence de la main d’œuvre agricole, avec les réquisitions pour l’armée, la population souffre de privations.

 

_ Les trois années de guerre ont durement affectée la Russie et fragilisé le régime politique. En 1917 la monarchie absolue du tsar russe Nicolas II est contestée car la population russe souffre de la faim (difficultés d’approvisionnement des villes), de la hausse vertigineuse des prix, et connaît l’humiliation de nombreuses défaites militaires. 

 

Texte 5 page 189 : Les « thèses d’avril » 1917

Thèse n°2 : « Ce qu’il y a d’original dans la situation actuelle de la Russie, »

Quelles sont les différentes étapes de la Révolution russe ? (Qui perd le pouvoir ? qui le gagne ?)

Lénine parle de deux étapes dans la Révolution :

* La première est celle où la bourgeoisie prend le pouvoir, c’est-à-dire où le tsar doit abdiquer et où une démocratie libérale (« bourgeoise selon Lénine) est installée en Russie.

* La seconde est celle où les communistes minoritaires (bolcheviks) représentant selon Lénine le prolétariat et les couches pauvres de la paysannerie, renverse le régime démocratique pour installer les soviets et la dictature du prolétariat.

 

_ Des manifestations importantes se déroulent du 23 au 27 février. Les soldats se mutinent et refusent de tirer sur la population. Le 2 mars, le tsar isolé Nicolas II abdique. C’est la Révolution de février. Le gouvernement provisoire cherche à établir une démocratie libérale mais désire continuer la guerre. Il ne souhaite pas bouleverser l’ordre économique et social.

_ Dans la capitale Petrograd (ancienne Saint Petersbourg) les bolcheviks installent un pouvoir rival, le « soviet des députés ouvriers et soldats ». La nuit du 24-25 octobre 1917 (6-7 novembre dans le calendrier russe) l’extrême gauche bolchevik de Lénine prend le pouvoir avec comme mots d’ordre : « La paix », « tout le pouvoir aux soviets », et établissent la dictature du prolétariat selon la doctrine marxiste. Ce coup d’Etat constitue la Révolution d’octobre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

                                  

Texte 7 page 189 : Les « décrets d’octobre » 1917

Question 9 page 189 : Quelles sont les conséquences immédiates des « décrets d’octobre » 1917 ?

            Les « décrets d’octobre » provoque l’abolition de la grande propriété foncière (décret sur la terre) et le partage des terres par les paysans. Les décrets offrent aux nationalités de Russie la possibilité de prendre leur indépendance et proposent la paix sans annexions  ni indemnités.

            En fait, les Empires centraux imposent à la Russie le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918. La Russie perd 80 000 km².

            La guerre continue néanmoins avec les partisans du Tsar (les « Blancs »). Trotsky crée l’Armée rouge et remporte des victoires. Au niveau intérieur la police politique (Tcheka) déporte les opposants. L’économie est nationalisée. Le parti bolchevik devenu parti communiste établi sa dictature. En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.  

 

_ Les Bolcheviks signent le 3 mars 1918 avec les Empires centraux le traité de Brest-Litovsk par lequel la Russie perd d’importants territoires mais cesse la guerre extérieure. La guerre civile contre les « Blancs » (partisans du tsar) continue. Le « communisme de guerre » se concrétise avec la création par Trotsky de « l’Armée rouge » victorieuse. Le parti communiste interdit les autres partis. La dictature se manifeste au niveau économique par l’abolition de la grande propriété foncière et une économie nationalisée, au niveau policier avec la déportation des opposants par la police politique (Tcheka). En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.

 

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

 

A faire à la maison : notée sur 20

 

            T.P. pages 190-191

           

            A. Qu’est-ce que le bourrage de crâne » ?

 

Texte 1 page 190 : Le bourrage de crâne

Question 1 page 191 : Quelles contrevérités apparaissent dans ces extraits de presse ?

_ La presse cherche à minimiser le nombre de morts en affirmant que le nombre de victimes diminue avec le progrès de l’armement.

_ Pour le journal l’Intransigeant les balles et obus ne font que blesser et sont presque inoffensifs !

 

2 page 191 : Quel but visent leurs auteurs ? Quelles peuvent être les réactions de leurs lecteurs ?

_ Les auteurs veulent rassurer les Français sur les conditions de la guerre (projectiles inoffensifs, blessures légères et hommes joyeux).

_ Les propos tenus par les journaux ne sont pas crédibles, ils sont contredits par les faits et les annonces des décès : « pertes effroyables » (l. 2). Les lecteurs se méfient du bourrage de crâne, mais certains cherchent à se rassurer avec ces fausses nouvelles.

 

_ La société est engagée dans la guerre au côté des militaires. La population doit accepter des sacrifices pour l’effort de guerre, c’est la guerre totale. La « mobilisation des esprits » passe par une intense propagande appelée « bourrage de crânes ». Les informations venues de la presse sont contrôlées par la censure, la gravité de la situation cachée aux civils. La propagande guerrière exalte les victoires de l’armée française.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

 

T. P. page 199 : Commenter la « Une » d’un journal

 

Récit : Le 10 septembre 1915 c’est la création du journal le « Canard Enchaîné ». La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent "Le Canard enchaîné". La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du "Canard" : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau

 

_ Par contre, des journaux de tranchées disent la vérité aux poilus, suscitant une tradition qui dure toujours avec le « Canard enchaîné ».

 

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

 

Illustration 3 page 191 : Affiche d’appel à l’emprunt de guerre aux Etats-Unis

Quelle image du soldat allemand est donnée par l’affiche ?

            Le soldat allemand est représenté comme un tueur aux mains et à la baïonnette ensanglantées. Son regard verte de serpent dangereux fixe celui regarde l’affiche. Le militaire, en casque à pointe, surplombe un paysage dévasté (ruines d’églises fumantes…) comme s’il s’apprêtait à sortir d’une tranchée. L’espace bleu entre lui et le spectateur évoque l’océan atlantique où est l’américain qui peut acheter les bonds d’emprunt. Il semble prêt à sortir de la tranchée pour foncer vers l’ennemi… américain ?  

            Le soldat allemand est montré comme un tueur dangereux et menaçant, destructeur de la civilisation (« Hun » et églises détruites).

 

OU

 

Transparent : Etude de document iconographique : L’affiche  Eux aussi font leur devoir.

 

Transparents : Les enfants enjeu de la culture de guerre

 

_ La culture de guerre est la diffusion des modes de pensées nationalistes et guerriers à l’ensemble de la société. La propagande entretient l’idée d’une lutte de la civilisation contre la barbarie (« hun » allemand pour les Américains).    

 

            C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                                           

                        1) La mobilisation des esprits

 

Affiche 2 page 190 : l’Or Combat Pour La Victoire

Quel est l’objectif de cette affiche ?

L’affiche a pour but d’inciter les Français à souscrire aux emprunts de guerre pour financer l’effort de guerre (commande d’armements…).

 

Comment est symbolisée la France ? Quelle image du soldat allemand donne-t-elle ?

_ La France est symbolisée par un coq (symbole gaulois) figurant sur une pièce en or.

_ Le soldat allemand est effrayé (yeux écarquillés) par le coq, il est penché comme s’il perdait le combat.

 

_ Avant guerre l’épargne des Français est importante (« bas de laine » des paysans). Des affiches demandent à ceux-ci de contribuer à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts de guerre.

_ La guerre coûte cher : pour la petite bataille de Malmaison dans l’Aisne la dépense s’élève à 600 millions de francs-or, soit 10% du budget de la France en 1914.      

_ L’Etat doit fournir un important effort financier avec l’aide des emprunts intérieurs (bons de la défense nationale) et extérieurs (crédits) en particulier auprès des Etats-Unis. L’Etat laisse se développer l’inflation : la masse de billets passe de 6 milliards en 1913 à 35 milliards en 1919.

 

 

                        2) La guerre industrielle et économique

 

Tableau statistique 7 page 191 : La guerre économique

10 page 191 : Que révèle ces données quant à la mobilisation de l’économie dans la guerre ?

L’accroissement de la production d’avion est très important. En trois ans de paix le nombre d’avion produit est de 770. Durant la seule année de guerre celui-ci augmente dans des proportions considérables : 3 288. Ensuite, ce chiffre ne cesse de s’enfler : multiplication par 4 pour l’année 1917 (12 310), et doublement entre 1917 et 1918 (25 100). 

 

_ La production industrielle en forte hausse : 770 avions construites de 1910 à 1913, 25 100 en 1918, 13 000 obus par jour avant guerre à 151 000 en juin 1916. Pour assurer cette hausse l’Etat fait appel aux grandes entreprises privées.

_ L’Etat est amené à installer une « économie dirigée » pour répondre aux besoins de guerre. En effet les besoins sont importants : production d’armements, ravitaillement du front et de l’arrière… Et les possibilités réduites à cause du blocus naval contre les Empires centraux, et en France de l’occupation par les Allemands des départements du Nord et de l’Est où se trouvent les mines de charbon, les industries métallurgiques et chimiques.

_ Les industriels travaillent pour l’Etat. En France Louis Renault fabrique des tanks, Marius Berliet des camions. Ils réalisent des profits très importants mais sont considérés dans l’opinion publique comme des profiteurs de guerre.

 

 

                        3) Blocus et guerre sous-marine

 

Texte 6 page 191 : un nouveau type de combat

Question 8 page 191 : Quels sont les buts des Alliés et les buts de l’Allemagne ?

            Les Alliés désirent gagner la guerre en empêchant l’approvisionnement de l’Allemagne et des Empires centraux par le commerce extérieur. Les navires anglais empêchent les neutres et les belligérants de parvenir aux ports allemands. Ainsi, l’industrie de guerre ne pourrait plus fonctionner, les allemands seraient obliger de consacrer leurs efforts à la production de vivres dans leurs pays, et non pas à la guerre.

            Les Allemands veulent agir de même avec les îles britanniques en coulant avec leurs sous-marins les bateaux alliés ou neutres (cas du Lusitania américain qui a coulé avec ces nombreux civils). 

 

Question 9 page 191 : Comment ces buts impliquent-ils les populations civiles ?

            La population civiles souffre des privations causées par les priorités accordées à l’industrie de guerre, et car les importations pour remplacer les produits manquants (aliments…) ne sont plus disponibles à cause du blocus ou de la  guerre sous-marine.

 

_ La guerre économique double la guerre militaire. Les Alliés pratiquent le blocus et empêche les navires d’approvisionner les ports allemands en produits nécessaires à la guerre mais aussi en produits alimentaires. Les Empires centraux doivent détourner une partie de leur effort de guerre pour nourrir soldats et populations. Ces dernières souffrent de privations.

_ Les Allemands mènent une guerre sous-marine à l’encontre des navires alliés ou neutres pour empêcher le ravitaillement des îles britanniques. Le torpillage du Lusitania en 1915, navire neutre transportant de nombreux civils des Etats-Unis, provoque l’hostilité des Américains envers l’Allemagne.

           

 

            D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

 

Texte 4 page 191 : Les femmes à l’usine

Une de journal 5 page 191 : Une de L’Excelsior, le 12 février 1917 

6 page 191 : Quelle image et quel rôle des femmes françaises sont mis en valeur par ces documents ?

_ La femme fournit de nombreux efforts durant la guerre : elle remplace les hommes aux travaux des usines.

_ Cependant les conséquences des lourds travaux réservés aux hommes et du rythme de production intense rendent les conditions de travail difficile. Les femmes sont épuisées par ces travaux : « c’est une loque que l’usine jette à la rue ».

 

7 page 191 : En quoi le texte contredit-t-il et complète-t-il la une de journal ?

_ La femme est effectivement présente à l’usine avec beaucoup de dignité sur la photographie. L’image complète le texte en montrant les machines de production, ses cheveux  sont sous un fichu pour éviter les accidents.

_ Cependant, l’image ne montre pas la très grande fatigue des femmes au sortir de leur travail épuisant.

 

Récit : Les femmes remplacent les hommes partis au front. Elles doivent assumer leurs travaux traditionnels (travail dans le textile ou à la ferme, élever les enfants, soigner les grands-parents âgés mais aussi les invalides et mutilés de retour de la guerre) ; de plus en plus elles remplacent les hommes dans les secteurs prestigieux mais difficiles qui leur étaient réservés.

_ Les besoins en main-d’œuvre sont importants dans les pays en guerre car les travailleurs sont mobilisés. Le gouvernement décide de retirer du front les spécialistes, d‘utiliser des travailleurs des colonies (220 000 nord africains et indochinois), et surtout d’embaucher des femmes en grand nombre.

 

 

_ Les femmes prennent un rôle de plus en plus important dans la guerre industrielle. Les travaux prestigieux et difficiles réservés aux hommes sont occupés avec le départ des hommes au front par des femmes. Elles assument aussi les travaux traditionnels : éducation des enfants, soin des invalides de guerre de retour du front… Dans les fermes les femmes accomplissent leurs travaux agricoles mais aussi ceux de leurs maris.

_ Les employées féminines acquièrent une liberté dans le faits plus grande. Les « munitionnettes » deviennent des suffragettes en faveur des droits des femmes comme le droit de vote. Après guerre les femmes désirent leur émancipation (« garçonnes » dans les années folles).

 

 

Rédigez une synthèse d’une page expliquant comment la guerre totale engage toute la nation française.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (2)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

 

            A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

 

Que révèle la manière dont les Français entrent dans le conflit ?

Comment expliquer cette « Union sacrée » ?

 

Texte 2 page 184 : La mobilisation à Paris

 + Photographie 3 page 184 : En août 1914, départs des soldats mobilisés.

2 page 185 : Quelles sont les attitudes des soldats et des civils sur la photographie ?

            Civils et soldats affichent leur patriotisme en tenant le drapeau tricolore et en chantant (sans doute la Marseillaise). Mais les civils ont une expression sérieuse et grave. La jeune femme tient la main de son mari ou fiancé car elle a conscience de la séparation et de ses risques : on devine ici le soutien de l’arrière (familles) aux soldats.

 

3 page 185. D’après le texte, quels sentiments animent les Parisiens lors de la mobilisation ?

            Les Parisiens sont graves (« solennelle » l. 3). Ils ne partent pas la « fleur au fusil » mais avec sérieux et même tristesse (« La tristesse » l. 5, « n’étaient pas gais » l. 15) ainsi qu’avec beaucoup de dignité : l.5-6 : « La tristesse qui était au fond des cœurs ne s’étalait point ». Le texte insiste sur la détermination des futurs soldats : « ils étaient résolus » l.15, ainsi que sur le soutien de l’arrière (« unanime bienveillance » l.13).

 

(   4 page  185. Ce témoignage concorde-t-il avec ce que montre la photographie ?

            Soldats et civils se montrent déterminés à accomplir leur devoir et partent avec leurs bagages. Le soutien de l’arrière se voit avec la main de la femme dans celle du futur soldat.   )

 

_ Le 3 août 1914 l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les Français entrent dans la guerre avec détermination et dignité. Il n’y a pas d’enthousiasme populaire, de départ « fleur au fusil », mais un fort patriotisme. Les soldats se montrent déterminés à accomplir leur devoir, et les familles restant à l’arrière les soutiennent avec dignité et affection.

_ L’ordre de mobilisation a été lancé le 1er août pour le 2 août. Tous les hommes de 20 à 48 ans sont appelés, soit 3,6 millions de soldats français (face à 4 millions d’Allemands). Les insoumis sont très peu nombreux (1,5% des mobilisés).

 

  Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.  

 

            B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

 

Texte 4 page 185 : Le président de la République appelle à l’ « Union sacrée »

Question 5 page 185 : Quels mots emploient le président de la République pour rallier tous les Français à l’ « Union sacrée » ?

            Le président de la République utilise des termes inattendus dans la République laïque : « devoir sacré » l. 4, texte 2 : « l’union sacrée » l. 2, « foi patriotique » l. 4. 

* La France défend en effet des valeurs considérées comme sacrées (mais non religieuse) : l. 10-11 : « la Patrie du Devoir et de la Justice ».  

* Les textes insistent sur l’union et la mise entre parenthèse des divisions intérieures : l. 9-10 : « il n’y a plus de partis : il y’a la France éternelle… », texte 2 : l.1-2 : « défendue par tous ses fils », l. 3 : « fraternellement assemblés ».

* Enfin, la France se considère comme la victime de l’agression allemande : l. 8 : « le moyen d’assurer la paix dans l’honneur », l. 10 : « la France pacifique et résolue », texte 2 : « Elle (la France) sera héroïquement défendue » l.1, l. 4 : « indignation contre l’agresseur ». On peut noter l’évolution dans le ton des textes entre le 2 août époque de mobilisation, et le 4 août où l’Allemagne a déclaré la guerre à la France.

 

Texte 5 page 185 : Le ralliement de la gauche française

Question 6 page 185 : Par quel argument Léon Jouhaux obtient-il des socialistes qu’ils rompent avec les thèses pacifistes de Jean Jaurès ? Quels sont les buts de la guerre d’après lui ?

Contexte : Jean Jaurès, leader socialiste pacifiste est assassiné à la veille de la guerre (31 juillet 1914). Il avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ».

 

_ Léon Jouhaux indique aux socialistes que la guerre n’est pas voulue ni par la France ni par les socialistes, mais que cette guerre est une guerre défensive : l. 7-8 : « Cette guerre, ne l’avons pas voulue, […] Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l’envahisseur ».

 _ Pour le secrétaire général de la CGT Léon Jouhaux les buts de la guerre sont de deux ordres : défendre la civilisation française et républicaine : l. 9-10 « sauvegarder le patrimoine de civilisation et d’idéologie généreuse que nous a légué l’Histoire » ; un autre but de guerre est de diffuser la liberté aux autres pays, comme les soldats de l’An II lors de la Révolution française débutée en 1789 ; l. 10à 13 « Nous serons les soldats de la liberté pour conquérir aux opprimés un régime de liberté ». Cette liberté peut être politique (république ou démocratie) et sociale (syndicats…).   

 

_ A la veille de la guerre, au niveau politique les forces de gauche (SFIO et CGT) sont pacifistes. Le 16 juillet 1914 Jean Jaurès avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ». Jean Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914 et les socialistes se rallient à la guerre pour la défense de la Patrie et des idéaux républicains.

_ Un accord politique se crée entre les différents partis politiques pour cesser les divisions intérieures au profit de la lutte contre l’ennemi. Il ne s’agit pas d’un renoncement à des idéaux très différents mais d’une « trêve des partis » Cette union nationale est appelée en France : l’ « Union sacrée » selon l’expression du président de la République Raymond Poincaré. La France est dirigée par un gouvernement d’union nationale jusqu’en 1917.

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

 

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

           

            A) Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

 

Photographie 1 page 186 : Le creusement d’une tranchée

Textes 2 page 186 : Paroles de Poilus

Question 1 page 187 : Quelles sont les diverses causes des souffrances des soldats ?

Les causes des souffrances des soldats sont nombreuses :

* L’inconfort des tranchées est important « taudis », « bouge infâme » (l. 1 et 4 du texte 1). Cependant l’abri souterrain protège de l’artillerie allemande.

* La peur est présente (texte 2), ainsi que la faim et la soif : « trois jours […] sans la moindre goutte d’eau à boire » (l. 1 à 3 texte 3) à cause du ravitaillement difficile, surtout pour les unités isolées.

* La mort est omniprésente : avec les cadavres (l. 4 et 6 du texte 3) et l’odeur de putréfaction (« puanteur » l. 3 texte 3). Ces mêmes cadavres nourrissent les rats qui pullulent dans les tranchées et sont habitués à la présence humaine. Aux rats s’ajoutent les vermines, les poux et les puces.

 

_ Les combats sont très éprouvants. A la fin 1914 les troupes françaises comptent 500 000 morts en particulier à cause des uniformes voyants et de l’absence de casque. Avec la guerre de position se généralise l’emploi d’armes mortelles comme le gaz moutarde ou Ypérite (car utilisé à Ypres par les Allemands) et le feu intensif de l’artillerie. 

_ Les conditions de vie des soldats sont déplorables. Les soldats vivent dans des tranchées boueuses, au contact de la mort lors des attaques et avec le feu de l’artillerie allemande, en présence des cadavres déterrés par l’explosion d’obus. L’absence d’hygiène mais aussi la boue, la vermine, les puces et les poux  font des soldats des « poilus ». Le ravitaillement difficile  provoque la faim et la soif des soldats. Les rats pullulent. Jusqu’en 1917 les permissions sont rares.

 

 

Texte 7 : L’ennui

* Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important sous risque de dépression (texte 7, l.1 : « je suis si déprimé »).

 

_ Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important. Le courrier relie les soldats à leurs familles. Les soldats sont majoritairement d’origine rurale car les ouvriers sont mobilisés dans les usines d’armement. Les poilus sont soucieux de leur famille et lorsqu’ils sont agriculteurs de leurs fermes.

 

 

            B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

 

Transparent chronologie

 

_ Pendant l’année 1916 se déroule la bataille de Verdun voulue par le commandement allemand pour « saigner à blanc » l’armée française. La bataille fait 377 000 victimes (dont 275 000 morts) chez les Poilus et 337 000 (240 000 décès) pour les Allemands. 

 

Contexte : * En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

 * Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

 

Texte 4 page 187 : Le sacrifice des Sénégalais

Question 5 page 187. Pourquoi peut-on dire, d’après ces deux témoignages, que les Sénégalais du chemin des Dames ont été « sacrifiés » ?

Les troupes coloniales africaines (dont toutes ne venaient pas du Sénégal) employées lors de l’offensive de la Somme ont été sacrifiés selon M. Diagne car les Sénégalais ont demandés des renforts en vain ; le premier texte le confirme en indiquant l’absence de préparation des services sanitaires et hospitaliers, mais surtout le fait que les Sénégalais ont été pris sous le feu mal réglé des Français et  celui des Allemands, tués par des tirs ennemis et amis. 

 

_ En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

_ Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

_ L’échec des grandes offensives s’accompagne de nombreux sacrifices inutiles de vies humaines. Les soldats sont considérés comme de la « chair à canon ». L’absence de renforts pour consolider les conquêtes minimes (une tranchée) chèrement payées (parfois 60% de pertes),  mais aussi la mauvaise organisation des services sanitaires multiplie le nombre de morts.

 

Quelles conséquences ces atrocités peuvent-elles avoir sur la volonté de combattre des troupes ?

 

_ Les soldats Français (influencés par la révolution russe) demandent l’arrêt des combats inutiles et refusent de continuer le combat, mais sans abandonner les tranchées.

_ La nomination de Pétain comme commandant en chef permet de mettre fin aux mutineries.  Celui-ci accorde plus de permissions, améliore les conditions de vie des soldats, abandonne les grandes offensives mais fait fusiller aussi quelques mutins.

 

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (1)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LES BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA PREMIERE GUERRE MONDIALE   (1914-1918)

 

Manuel Histoire Nathan 1ère L/ES

 

Introduction : La 1ère Guerre Mondiale entraîne la mobilisation de 9 millions de Français, mais aussi la mort de 1 400 000 personnes et la dévastation d’une grande partie du territoire. Les Français dans la guerre consentent de lourds sacrifices. La mobilisation est non seulement militaire mais aussi économique et humaine, concernant à la fois les hommes et les femmes. La guerre est totale. Elle entraîne des changements dans le vécu des individus : présence du deuil et organisation du souvenir, apaisement des luttes religieuses, évolution des rôles féminin et masculin

Problématique :

            En quoi la guerre entraîne-t-elle la « brutalisation de la société » dans la culture de guerre  et la guerre totale ?

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

 

            A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

 

Double chronologie page 170 : Triple Entente ; Triple Alliance puis Triplice

Qui composent les alliances ? Dans quels buts ?

_ Les Alliances regroupent les grands pays européens : la Triplice (Autriche-Hongrie et Allemagne, Italie), et la Triple Entente (ou Grande Entente) : France et Russie, Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, elles ont pour but de se défendre collectivement contre une agression extérieure.

 

Les alliances sont-elles solides entre les membres ?

_ Les alliances sont défensives, elles n’entraînent pas l’entrée en guerre automatique de leur membre en cas d’attaque d’un des alliés contre un autre pays.

_ Dans le cas des Empires centraux la Russie s’est une première fois détachée de la Triple Alliance, et surtout l’Italie s’allie à la Triple entente en 1915.

 

_ En 1914 l’Europe domine le monde par ses colonies, sa prospérité (puissance industrielle, réussites commerciales, capitaux), ses techniques et sa culture. La concurrence économique est forte entre l’industrie allemande et le commerce britannique. Mais cet état de paix est celui d’une « paix armée » de 1871 à 1914 caractérisée par une course aux armements et la mise en place de systèmes d’alliances opposées.

_ La Triplice regroupe les empires centraux (l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie) et l’Italie depuis 1882. La Triple Entente à partir de 1907 allie la République française et la monarchie absolue de Russie, mais aussi la monarchie parlementaire du Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, et parfois fragiles. L’Italie a des visées territoriales sur une partie de l’Autriche-Hongrie peuplée d’Italiens. Cependant, les deux blocs préparent la guerre.

 

Méthode : exploiter une caricature

 

1. Présenter le document

 

2. Décrire et identifier

 

3. Interpréter

 

            _ Repérer :

* La nature du document

* L’auteur (s’il est identifiable)

* La date

* Le support

 

_ S’interroger sur :

* Le contexte historique général

* Le(s) commanditaire(s)

* Le(s) destinataire(s)

 

            _ Observer l’image :

* Les personnages, leurs attributs.

* Les symboles, les allégories

* Les exagérations, simplifications.

* Le rapport texte/image

Identifier

* Les personnages et les symboles

 

_ S’interroger sur le but recherché :

* Le message délivré, explicite et implicite l’effet attendu par la caricature.

 

S’interroger sur la portée du document :

* Replacer le document dans son contexte

* rechercher son impact ou ce qu’il révèle du regard des contemporains.

 

1. Présenter le document

_ Le document est une carte satirique de l’Europe intitulée « Alerte, les chiens aboient » datant de 1914.

_  En 1914 l’Europe domine le monde mais commence une effroyable guerre. L’affiche est anglaise et montre la puissance du Royaume-Uni et de ses Alliés face aux ennemis allemands et austro-hongrois.

_ L’affiche est destinée aux anglais, de façon à pousser ceux-ci à s’engager dans la guerre, car l’armée anglaise est constituée de volontaires.

 

2. Décrire et identifier

_ Les belligérants sont représentés par des chiens et des personnages. Les « chiens de guerre » s’affrontent.

* Sur fond clair : les alliés et les Neutres favorables.

_ Le Royaume-Uni est figuré par un soldat bien armé, avec de nombreux navires, mais aussi un bulldog à cheval entre Royaume-Uni et la France. Les Alliés sont puissants (France de même taille que le bulldog anglais), surtout le « rouleau compresseur russe » piloté par le tsar Nicolas II, montrant l’immensité de la taille de l’armée russe.

* Sur fond vert :

_ Le kaiser Guillaume II est reconnaissable par ses moustaches et son casque à plumet ridicule. L’Autriche-Hongrie est incarnée par le chien dont la queue est douloureusement écrasée par le rouleau compresseur russe. La Turquie avec son fez rouge et son petit chien, manipulant des bateaux, n’est qu’une pâle réplique du Royaume-Uni. 

* Sur les fonds les personnages « folkloriques »,  traditionnels sont imprimés : toreros espagnols, cosaques et ours russes…

 

3. Interpréter

_ L’image cherche à rassurer les Anglais. En effet, l’orientation des personnages secondaires est rassurante, en effet ils sont tournés vers les Empires centraux, prêts à entrer en conflit contre eux. La carte montre aussi la force des Alliés (Rouleau compresseur, alliance franco-anglaise). Celle-ci terrasse déjà les forces ennemies encerclées : l’Autriche-Hongrie hurle de douleur, hors l’Allemagne a les yeux écarquillés et ne peut agir car la laisse le relie à l’Autriche-Hongrie et gène ses mouvements. 

_ La carte montre le regard des  contemporains anglais : leur sensation de force, de confiance dans leur armée, de croyance en une guerre courte (l’Autriche-Hongrie est déjà touchée), mais aussi son rôle de protectrice (elle protège le petit chien belge), car le Royaume-Uni est entrée en guerre choquée par l’invasion de la Belgique neutre.

 

 

 

            B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

 

                        1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Quels sont les « points chauds » en Europe ? Pourquoi ?

_ Les points chauds sont nombreux aux frontières des pays, en particulier au centre de l’Europe et dans les Balkans.

* Les contentieux sont nombreux : entre la France et l’Allemagne pour la possession de l’Alsace-Lorraine (esprit de revanche) ; entre l’Allemagne et le Danemark pour le Schleswig Holstein (pangermanisme allemand) ;  mais encore pour les trois empires (Empire allemand mais surtout les empires multinationaux d’Autriche-Hongrie et de Russie) pour maintenir les Polonais dans la servitude.

* pour l’Autriche-Hongrie les zones de tensions sont nombreuses : l’empire regroupe plusieurs nationalités qui désirent parfois devenir libres pour former (Pologne) ou rejoindre (Roumanie, bosniaques, italiens…) un Etat-Nation.  

* Les Etats Balkaniques sont des foyers de tensions. Les pays sont pluri-ethniques, et les populations et territoires sont revendiqués par plusieurs pays.

_ Les causes de l’existence de points chauds sont les revendications frontalières contradictoires (entre l’Allemagne et la France), la montée des nationalismes pour la création d’un pays regroupant territoire et peuple (Etat-nation).

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

 

_ Les tensions sont fortes en Europe du fait des revendications frontalières contradictoires,  de la montée des nationalismes :

            * Le pangermanisme allemand (volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays) et le rêve de revanche français pour reconquérir l’Alsace-Lorraine opposent traditionnellement ces deux pays depuis 1871.

            * L’existence d’Empires multinationaux est menacée par ces nationalismes, en particulier l’Etat pluri-ethnique de l’Autriche-Hongrie, mais aussi les empires centraux par la volonté d’indépendance des Polonais.

_ Les Balkans concentrent les zones de tensions. Les pays se sont récemment émancipés de l’Empire Ottoman. Les Etats balkaniques ont de multiples revendications contradictoires. Leurs nationalismes et leur désir de créer un Etat-nation (pays regroupant un peuple et son territoire) les opposent. Ils s’appuient alors sur les Grands Etats (Russie pour la Serbie).

 

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

Etat-nation : pays regroupant un peuple et son territoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

                        2) L’engrenage des alliances

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Les grands Etats sont-ils alliés aux petits pays des Balkans ?

Oui, en particulier la Serbie slave et la Russie slave également.

 

Quel événement déclenche la guerre ? Pourquoi ?

_ Récit (attentat de Sarajevo) : Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France.

 

Quel pays n’entre pas en guerre ? Pourquoi ?

L’Italie, car la Triplice est une alliance défensive et ce sont l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne qui déclarent la guerre. 

 

_ Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois le 23 juillet.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France. Après l’invasion de la Belgique le Royaume-Uni entre en guerre à son tour.

 

            C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

 

Carte page 175 : Les fronts européens de 1914 à 1918

Carte page 174 : Le front occidental de 1914 à 1918

Rédiger un récit relatant les évolutions de la guerre de 1914-1918 sur les différents fronts.

 

_ Pour emporter rapidement la guerre prévue pour être une guerre courte, les Etats-majors conçoivent une guerre de mouvement. Cependant la bataille de la Marne à l’Ouest stoppe l’avance allemande ; celle de Tannenberg à l’Est marque le 1er échec russe. Fin 1914 la décision n’a pu se faire et les armées s’enterrent dans les tranchées pour une longue guerre de position. De nouveaux Etats européens entrent dans le conflit.

_ Les années 1915 à 1917 sont marquées par l’échec de violentes offensives. Les Alliés échouent en 1915 en Dardanelles et en 1916 sur la Somme ; la même année, les Allemands ne parviennent pas à faire céder les Français à Verdun.

_ En 1917, le retrait russe consécutif aux troubles et révolutions et l’entrée en guerre des Etats-Unis modifient les données du conflit.

_ Les Allemands reprennent l’offensive à l’Ouest en 1918, car ils disposent momentanément d’un rapport de forces favorable mais leurs attaques échouent. A partir du mois de juillet, les Alliés sont partout victorieux. Les Empires centraux s’effondrent. L’Allemagne signe l’armistice le 11 novembre 1918.

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 

 

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Cours TL géographie : Fiche L'Asie orientale

28 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #TL : Documents et exercices

 

 

L’ASIE ORIENTALE : UNE AIRE DE PUISSANCE EN EXPANSION

 

Manuel ch. 8 p. 190-209

Introduction : l’Asie orientale est la péninsule orientale du continent eurasiatique, continentale et insulaire, ouverte sur l’océan Pacifique. Elle comprend le Japon, la Corée du sud, la Chine littorale (incluant Hong Kong), Taïwan et Singapour. A l’échelle mondiale, l’existence de l’Asie orientale en tant qu’entité régionale cohérente est de plus en plus visible et c’est son dynamisme économique qui frappe les observateurs. Mais cette zone forme-t-elle une puissance ? Quels sont les éléments de cohésion ? Et ceux de diversité ?

 

I. Un espace dynamique en pleine expansion

                1. Le dynamisme démographique

                               - De fortes concentrations humaines : 800 millions de personnes (13% de la population mondiale sur 1,5% de la superficie mondiale), des densités très fortes (entre 250 et 55 haB. au km² : cf. carte 1 p. 196 : l’Asie orientale dans l’Asie des hautes densités de pop.

                               - Un espace très urbanisé : plus de 10 millions d’habitants à Tokyo, Séoul, Shanghai, plus de 5 à Hong Kong, Singapour, Pékin. Une croissance urbaine très forte, en particulier en Chine (doc. P. 206 et 208).

                               - Le dénominateur commun : un espace sinisé par la diffusion de la civilisation chinoise parmi les peuples voisins et l’influence de la diaspora chinoise (Taiwan et Singapour sont peuplés en majorité de Chinois).

                2. Le dynamisme économique

                               - Forte croissance économique : par. 1 page 198

                               - … fondée sur le développement industriel : par. 2 page 198

                               - … et le développement des échanges : par. 3 page 198

                                               * entre les pays de la sone : marchandises et investissements dans le cadre d’une division du travail (cf. doc9. page 203) au profit des pays les plus développés.

                                               * avec le reste du monde par des ports internationaux : Tokyo, Singapour, Hong Kong, Pusan : cf. doc. 2 p. 199, 4 p. 207, 3 p. 208 et 5 p. 209

                               - L’impulsion venue du modèle japonais

                                               * Rôle important de l’Etat : par. 2 page 200

                                               * Rôle des entreprises devenues des transnationales pratiquant la division du travail

                                               * Diffusion qui s’est faite d’abord vers les NPI : cf. doc. 6 et 7 p. 201

                                               * Et aujourd’hui vers la Chine : par. 3 p. 200

 

II. Un espace disparate dont la puissance reste incomplète et limitée

                1. Les disparités

                               - Politiques :

* des modèles politiques différents : démocraties, régime autoritaire (Chine)… cf. 11 p. 203, par. 3 p. 204.    

                                               *Des tensions encore vives : poids du passé (Japon) : doc. 15 p. 205

                               - Economiques et sociales :

                                               * Des PIB par habitants différents

                                               * Des IDH différents

                                               * Des espaces en concurrence les uns avec les autres

                2. Une puissance incomplète et limitée

                               - Incomplète : faiblesse politique et militaire (ex le Japon)

                               - Des fragilités économique : la crise financière des années 1990, doc. 14 p. 205, par. 1 p. 204

                               - Des problèmes environnementaux : par. 3 p. 204

 

III. Un espace multipolaire

                1. Le Japon, cœur de l’Asie orientale : p. 229

                2. Les NPI : doc. 1 p. 199, 10 et 11 p. 203, dossier Singapour pp. 208-209

                3. La Chine littorale : dossier Shanghai pp. 206-207

                4. De nouvelles zones d’extension : Philippines, Vietnam, Indonésie, Malaisie, Thaïlande. Carte 1 p. 197

 

Conclusion : une aire de puissance dont le dynamisme est incontestable mais dont les disparités restent fortes.

A étudier attentivement : les sujets de composition et ensemble documentaire pp. 228 et 232

 

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Visite virtuelle de l'exposition : Gallimard, un siècle d'édition

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Enseignement d'exploration Littérature et société

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Gallimard, un siècle d'édition

 

 Voici un lien permettant de rejoindre la visite virtuelle de l'exposition : Gallimard, un siècle d'édition :

 

 

http://expositions.bnf.fr/gallimard

 

 

 

 

 

"S’appuyant sur des documents largement inédits – manuscrits, photographies, correspondances, fiches

de lecture, affiches – l’exposition virtuelle parcourt un siècle d’histoire intellectuelle à travers

l’itinéraire d’une des plus prestigieuses maisons d’édition françaises. Réalisée en coédition, elle est

accessible sur le site internet de Gallimard comme sur celui de la BnF, le nom de chaque institution en

haut à gauche de l'écran permettant de retrouver l'un ou l'autre site.

 

L'exposition en images

 

 

: avec des textes d'Alban Cerisier, l'exposition

invite à découvrir un siècle d'édition en cinq étapes :

1909-1919, la littérature au comptoir,

1919-1939, la double enseigne,

1939-1945, les années sombres,

1946-1970, d'un Gallimard l'autre,

1970-2010, une nouvelle donne.

Documents d'archives, traces manuscrites et citations nombreuses rendent

présente la vitalité de la littérature durant toutes ces années.

 

 

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Programme de l'exposition de la médiathèque de Troyes sur le mythe arthurien

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Activités et conférenciers

La médiathèque de l'agglomération troyenne organise une exposition sur le mythe arthurien.

 

Cela correspond au programme de 2e sur la culture et la société médiévale.

 

 

 

 

 

 

Voici le dossier concernant l'exposition de la médiathèque de Troyes sur le mythe arthurien

 

http://www.mediatheque.grand-troyes.fr/webmat/content/chretien-de-troyes-et-la-legende-du-roi-arthur

 

Et plus précisement : http://www.mediatheque.grand-troyes.fr/webmat/sites/default/files/expos/2011/chretien_de_troyes.pdf

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Programme voyage scolaire à Paris 5 avril 2011

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Activités et conférenciers

DEMANDEZ LE PROGRAMME !!!

 

 

Voici le programme du voyage scolaire à Paris au Mémorial de la Shoah puis à la tour Total au quartier de la Défense le 5 avril 2011 :


8h00  : Départ

11h00 :  Visite guidee du Mémorial 1h15 environ

Visite de la tour Total : 14h45 -16h30 environ

Retour 19h00 si possible... selon circulation à Paris et environ.



PREVOYEZ VOS PORTABLES POUR PREVENIR VOS PARENTS DE VOTRE RETOUR

 

 

N'oubliez pas les précautions habituelles pour les visites : pas d'objet de valeurs sur vous, ni d'objets pouvant ressembler à une arme (de préférence pas de métal sur vous car nous allons dans des lieux protégés); les non demi pensionnaires prevoyez une collation (ainsi que pour ceux qui n'apprécient pas le repas froid de la cantine); prevoyez des chaussures de marche, de quoi se protéger contre la pluie, le froid, mais que cela puisse être enlever en cas de chaleur, etc...
 
Enfin, PRENEZ AVEC VOUS VOTRE CARTE D'IDENTITE c'est indispensable pour la visite de Total à la Défense.
Le programme de géographie du baccalauréat en sections L-ES (pour les deux classes de TLittéraires) nous demande à la fois d'étudier les acteurs de la mondialisation, et tout particulièrement le rôle des firmes multinationales, à la fois d'étudier les lieux de la mondialisation, donc les métropoles et villes globales, et en leur sein les centres d'affaires, donc La Défense par exemple.

Ce qui serait intéressant pour nous serait donc de découvrir :

- la 'puissance' du groupe, à la fois en elle-même, et comparativement, par exemple, au budget de certains Etats, en termes d'emploi aussi...
-sa répartition mondiale, avec la répartition des différents centres, des sites de production (...) : bref comment se joue la mondialisation au sein du groupe Total et comment le groupe contribue à la mondialisation, comment l'entreprise joue-t-elle éventuellement des avantages concurrentiels de tel ou tel pays ou zone ?
-les pays principaux producteurs et les routes majeures du pétrole et du gaz.
-toujours dans le cadre de la mondialisation, son 'positionnement' dans les pays du Nord et du sud (si cette distinction a encore un sens précis), comment l'entreprise est-elle vue ici et là-bas ?
-ses interlocuteurs privilégiés : autres groupes, Etats, société civile, associations...  Relations de différents types : concurrence, investissements,...
-son insertion dans le quartier de La Défense
-sa participation ou non aux sommets de Davos et de Porto alegre, et pour y délivrer quel message ?
-sa vision de la concurrence mondiale : montée des pays émergents...
-sa vision du monde pour s'implanter : le monde est-il vu comme un vaste réseau (entre firmes, métropoles, agents du groupe...) ou comme un pavage d'Etats aux législations très différentes et aux cultures variées auxquels il faut s'adapter ?
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Cours TL géographie La mégalopole japonaise : fiches et liens.

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #TL : Documents et exercices

En raison de la séance de cinema (Discours d'un roi en VO) d'anglais et des deux voyages prévus à Paris le 5 et 12 avril, de mon absence pour cause d'examen des TPE, voici des aides pour un cours de géographie qui devra être abrégé :

 

LA MEGALOPOLE JAPONAISE

 

Manuel ch. 9 p. 210-226

Introduction : le Japon, Etat insulaire est devenu la deuxième puissance économique mondiale. C’est sur son territoire que s’est formée au cours des années de Haute Croissance (des années 60 aux années 80) la deuxième métropole du monde. Comment cette région constitue-t-elle le « cœur » de l’Asie orientale mais aussi un des centres du système monde ?

 

I. Les caractéristiques de cette mégalopole (cartes pp. 214 et 215)

 

- Un espace linéaire qui s’étend sur plus de 1000 km de Tokyo au nord de l’île de Kyushu.

            - Un espace étroit (moins de 100 km de large)

            - Un espace côtier : côte du Pacifique, de la mer intérieure et de la mer du Japon.

            - Un espace très densément peuplé : 100 millions d’habitants, soit des densités supérieures à 1000 habitants au km²

            - Un espace fortement urbanisé avec trois grandes aires urbaines : page 218

                        * la baie de Tokyo (Yokohama, Kawasaki…) 41 millions d’habitants

                        * Kobe, Osaka, Kyoto : 22 millions d’habitants

                        * Nagoya

            - Un espace fortement industrialisé (doc. 3 p. 217, 3 p 234 ) avec des terres-pleins industriels gagnés sur la mer (doc 1 p. 217),

            - Des villes qui concentrent des fonctions tertiaires et de direction : doc. 4 p. 219, par. 1 p. 216

            - Un espace structuré par des réseaux de communications très denses : autoroute, TGV (Shinkansen)  cf. doc. 2. p. 217, par. 2 p. 216

 

II. Un espace ouvert sur l’Asie orientale et le reste du monde

            - Une façade maritime mondiale : un ensemble de complexes portuaires impressionnants : cf. par. 2 p. 216, doc. 3 p. 225, 2 p. 231 et carte p. 197

                        * Origines : la nécessité d’importer de l’énergie et des matières premières puis d’exporter les produits industriels.

                        * Organisation : des terminaux gagnés sur la mer : photo 1 p. 217

                        *Conséquence : un trafic intense d’importations et d’exportations.

- Tokyo, ville mondiale : cf. par. 3 p. 218, dossier pp. 222-223

 

III. Un espace saturé et menacé :

            - La saturation :

                        * entraîne le redéploiement vers la mer : terre-pleins résidentiels : dossier pp. 224-226.

                        * Et l’extension de la mégalopole vers le nord.

            - Les menaces proviennent :

                        * Des risques de catastrophes naturelles : séismes, tsunamis et typhons (par. 1 p. 220)

                        * De la transformation des milieux et de la pollution (par. 2 p. 220)

                        * Conséquence : la prise de conscience et l’adoption de mesures (par. 3 p. 220 et texte 7 p. 220)

 

A étudier attentivement : le sujet de composition p. 230-231 et l’étude de documents p. 234-235.

Croquis : p. 237

 

 

LIENS INTERNET :

 

La mégalopole japonaise

 

1. croquis 1 de la mégalopole japonaise : http://www.dailymotion.com/video/x9lx3e_croquis-1-de-la-megaloplole-japonai_school

 

2. Les contraintes géographiques : http://www.dailymotion.com/video/x9lzpj_school

 

3. Atouts naturels : http://www.dailymotion.com/video/x9md3g_megalopole-japonaise-3-atouts-natur_school

 

4. Les atouts historiques et humains : http://www.dailymotion.com/video/x9mlow_school

 

5. Les atouts économiques : http://www.dailymotion.com/video/x9mnyf_school

 

Dessous des cartes sur le Japon : http://www.youtube.com/watch?v=l8lxZ4xi0dc

 

 

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Littérature : livres sur le Japon, littérature japonaise

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

En ces temps où les pensées et les sentiments nous tournent vers l'archipel japonais, voici quelques indications de livres ayant le Japon pour point commun.

 

Ces livres sont à la Médiathèque de l'agglomération troyenne (MAT) ou au CDI de Romilly sur Seine.

 

 

I. Auteurs japonais :

 

 

* INOUE, Yasushi ; Confucius ; Stock, nouveau cabinet cosmopolite ; 1989, 1993, Paris, 454 pages.

Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Roman historique du célèbre écrivain mort en 1992. La construction est toujours intrigante : on passe de récits de la vie de Confucius (errances à travers la plaine du milieu entre ses deux séjours à Lu) racontés par son disciple Vieux Gingembre, à des réflexions sur ses épisodes, sur les grands disciples.  L’introduction à l’œuvre du sage est intéressante et intelligente.

Pages 72-73 : « Le caractère « foi » : l’homme ne doit pas mentir. Tout ce qui sort de ses lèvres doit être véridique et sincère. C’est là un contrat qui lie entre eux les hommes et leur permet de continuer à vivre sur cette terre. Un contrat tacite. Il faut que l’homme puisse faire confiance à la parole d’autrui pour que soit instauré un ordre social stable.

            Il convient donc que les paroles soient crédibles, et inspirent confiance. C’est pour cela que le caractère « foi » est formé par la réunion des deux caractères « homme » et le « mot ».

            Le caractère « humanité » est formé par l’adjonction du caractère « deux » à la clé de l ‘homme. Il suffit que deux êtres humains, père et fils, maître et serviteur ou tout simplement deux inconnus en voyage se trouvent face à face, pour que se noue entre eux un pacte réglant leur relation. C’est ce qu’on appelle « humanité » ou en d’autres termes, le « souci  de l’autre », la faculté qu’a un être humain de se mettre en pensée à la place de l’autre. »

 

* INOUE, Yasushi ; Le loup bleu, le roman de Gengis Khan ; P. Picquier ; 1994.

 Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

L’histoire de Gengis Khan depuis sa naissance jusqu’à sa mort, au fil de l’écriture passionnante de Yasushi Inoué. Les errances et les débuts difficiles, les combats pour survivre, s’imposer à sa famille, s’allier aux puissants et rallier son peuple, combattre jusqu’à imposer sa domination sur tous les Mongols, puis sur les populations étrangères : Chinois, peuples des oasis… Sa volonté d’être descendant des dieux créateurs de son peuple : un loup et une biche céleste le pousse à toujours s’affirmer à cause d’un doute sur ses origines (sa mère a été capturée avant d’épouser son père).

 

* INOUE, Yasushi ; Le Maître de thé ; La bibliothèque cosmopolite ; Stock, 1991 ; 1995, 1998 pour la traduction française.

Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Dernier livre du célèbre écrivain japonais, un très beau film a relaté ce récit. Il conte au Japon du XVI-XVII siècle la quête d’un disciple du célèbre maître de thé Rikyu pour comprendre les causes de son suicide rituel. Il rencontre différents personnages qui lui indique que la voie du thé est non seulement une façon de s’exprimer selon un style simple et sain, mais aussi une façon de se préparer à mourir. 

Yasushi présente son livre comme le manuscrit écrit par le disciple. Il indique les différents ustensiles servant à la cérémonie du thé, ainsi que ses principes, il présente également quelques grands maître de thé.

 

* INOUE, Yasushi ; Le château de Yodo ; Picquier Poche ; Editions Philippe Picquier ; 1960 en japonais, 1998, 395 pages.

Roman historique. Il se situe dans le Japon du XVI siècle. Dans l’époque ou Hideyoshi Toyotomi réunifie le Japon puis Ieyasu Tokugawa, la jeune Tchatcha est une jeune fille noble qui rêve d’amour et voit mourir sa famille. Devenant concubine puis mère des enfants d’Hideyoshi, cette femme s’éloigne de ses amours d’enfants (son cousin Takatsugu puis le noble Ujisato Gamo ), constate l’ascension de ses jeunes hommes, voit ses deux sœurs se marier. Devenu mère d’Hiyedori elle s’efforce de sauver l’héritage de son fils contre les Tokugawa. Mais tout fini dans le suicide rituel des fidèles de son fils lors de leur défaite.

Le livre trace le portrait d’une femme magnifique, les paysages sont en harmonie avec les sentiments de cette châtelaine. Retrace son époque, ses sentiments et le sentiment d’un monde éphémère : dans le bouddhisme, le monde est considéré comme n’ayant pas plus de réalité de la lune sur l’eau. La lune symbolise donc le caractère vain et éphémère de la vie humaine.  

(88 lis : 350 kilomètres environ.)

 

* INOUE, Yasushi ; Le sabre des Takeda ; Editions Philippe Picquier ; 2006.

 Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Le sabre des Takeda conte l’histoire de Yamamoto Kansuke. Avec son style sobre et efficace, plongeant dans l’histoire japonaise avec érudition pour les faits et recréation de la psychologie des personnages, le romancier Yasushi Inoué plonge son héros, nain, borgne, âgé, boiteux, laid, dans la période des guerres des provinces (sengoku). Yamamoto Kansuke sert le seigneur (daimyô) de la famille Takeda, établi dans la province du Kai. La lutte contre la famille de Suwa, ceux établis dans le Shinano et enfin contre Kenshin Usuegi s’avère passionnante. La beauté des paysages, décrits avec sobriété, la justesse des profils psychologiques même dans leurs bizarreries, des relations entre les personnages faites de dévouement à leur cause et de défiance envers les sentiments de leurs personnes, ce mélange d’amour et de haine en particulier chez la dame Yubu, concubine du seigneur de Takeda, la vision dynastique, etc… contribuent à rendre riche et vivante cette description de l’époque.

            En début de livre, une carte permet de situer les péripéties de la narration de l’histoire au sein de la géographie du centre du Japon.

            « Dans le Japon du XVI siècle, les seigneurs se disputent âprement leurs territoires : de bataille en bataille, c’est toujours un nouvel opposant plus dangereux qui se profile à l’horizon, dans un climat de violence où la force, la ruse et le courage ouvrent seuls les chemins du pouvoir. Dans cette période de chaos se détache une figure tout aussi prodigieuse, Yamamoto Kansuke, décrit comme nain, boiteux, de teint noir et marqué de petite vérole, devenu le stratège génial et secret du seigneur du clan des Takeda. Porteur d’un rêve immense, celui de l’unité du Japon, fidèle à son maître et à sa concubine Yubu, qu’il vénère pour sa beauté et son caractère indomptable, il mourra sans avoir vu se réaliser la vision qui soutient son existence.

            De ce personnage historique célèbre entouré d’un halo de mystère, Inoue a tiré une chronique bruissante de batailles et d’épisodes héroïques, peinture effrénée d’une époque féconde en héros et qui parle puissamment à l’imaginaire, où l’absolue nécessité de vaincre pour survivre transforme un être disgracié en guerrier de légende. »

            Fûrinkazan : telle était la bannière du clan des Takeda. Fû : une armée rapide comme le vent ; Rin : majestueuse comme la forêt ; ka : dévorante comme le feu ; zan : impassible comme la montagne.

 

* AKUTAGAWA, Ryûnosuke ; Rashômon et autres contes ; Gallimard/ Unesco; Connaissance de l’Orient 13 ; 1965, 292 pages.

Code Mat : L 895. 6 AKUT (salle littérature)

Le recueil de nouvelles du célèbre écrivain Akutagawa a été traduit par A. Mori. L’introduction, très détaillée, page 9 à 32, relate la vie, l’œuvre, le contexte littéraire mais aussi les sources d’inspirations, les explications du style, etc… Akutagawa est mort jeune d’un suicide. Il avait peur de devenir fou comme le menaçait son hérédité. Malgré cela il a eu le temps de fortement influencer son époque dans le milieu littéraire. C’est un nouvelliste variant de style au fil de ses œuvres. Impersonnel dans ses œuvres, d’abord situé dans des époques reculées (puis de plus en plus proches de lui) ces nouvelles acquièrent de plus en plus des accents autobiographiques, malgré le prisme littéraire.

Les œuvres sont belles, surprenantes, ciselées. A la fin de l’œuvre des notes permettent de comprendre les détails de la vie japonaise qui ne sont pas familiers. (Heure de chien, coiffures et vêtements….). 

 

* OKAMOTO, Kido ; Fantômes et samouraïs Hanshichi mène l’enquête à Edo ; Philippe Picquier ; 2004, 410 pages.

Code Mat : LP 895. 6 OKAM (salle littérature rouge)

            L’ouvrage est un ensemble de nouvelles policières du XIX siècle japonais se déroulant avant la révolution Meiji. Elles mettent en scène l’enquêteur Hanshichi dans un univers japonais où les crimes sont humains mais les croyances sur les êtres surnaturels nombreuses.

            « Un jeune journaliste très curieux du siècle passé et de ses histoires de fantômes interroge le vieil Hanshichi, qui lui raconte quelques uns de ses exploits de détective dans le Japon du XIX siècle.

            A l’âge de dix-neuf ans, il se distingue pour la première fois dans l’affaire de la Lanterne de pierre, où il peaufine sa méthode de déduction à la manière de Sherlock Holmes. Beaucoup d’autres mystères suivront, tous élucidés avec le brio et la bonhomie qui le caractérisent. Mais Hanshichi ne se contente pas de raconter ces histoires de maison de samouraï hantée, de voleur de kimono, d’incendie, de meurtre, d’esprit vengeur, d’amours clandestines, de moine bouddhiste corrompu. Il y ajoute force détails sur la vie dans le Japon traditionnel, les croyances, les saisons, les façons de s’habiller, et sur une foule de personnages aux petits métiers divers et variés. A la fin de ces quatorze énigmes, le lecteur connaît une bonne parie des coutumes de l’époque et s’est pris d’affection pour cet enquêteur tellement doué et sympathique. »

            OKAMOTO Kido (1872-1939) a écrit plus de cent pièces modernes pour le théâtre kabuki, mais il est surtout connu comme fondateur du roman policier à l’époque d’Edo. Très tôt au contact des Occidentaux (son père était secrétaire de la légation britannique), il lisait dans le texte original les Aventures de Sherlock Holmes qui ont fortement influencé sa création du personnage de Hanshichi, aussi célèbre au Japon que son homologue anglo-saxon.

 

 

* TETSUKO KUROYANAGI ; Totto-Chan la petite fille à la fenêtre, Pocket presse des la Renaissance, Paris, 2008, 288 pages.

Bibliothèque intercommunale de Romilly sur Seine : KURO B TOT    ADO

Le livre est une autobiographie des années d’enfance de l’auteure. La très jeune japonaise Tetsuko, une enfant turbulente renvoyée de sa classe, intègre une nouvelle école dirigée par M. Sôsaku Kobayashi. La pédagogie humaine et à l’écoute des enfants, les rencontres fortes avec les handicapés de l’école, etc… donnent au livre composé de courts chapitres une fraîcheur et une vie réjouissante.

            « Tokyo, début des années 1940, Tetsuko, alias Totto-chan, mène la vie dure à son institutrice qui finit par la renvoyer. Ses parents l’inscrivent alors à Tomoe, petite école éprise de liberté où de vieux wagons font office de salles de classe.

Là-bas, l’expérience de vie est aussi importante que les leçons. Et grâce à un directeur atypique, Totto-chan réapprend à respecter les autres et à s’estimer elle-même. Elle prend goût à l’étude, assume ses échecs et gagne en autonomie, écrit des haïkus et rêve de danser. Elle comprend aussi ce que sont le racisme et l’intolérance, et découvre la guerre. »

 

 

II. Livres sur le Japon imaginaire

 

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori I, le silence du Rossignol ; Folio; 1986, 2002, 372 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA C

            Le livre est rédigé avec force et fluidité et raconte dans un Japon médiéval imaginaire l’aventure de Takeo Otori, un jeune « chrétien » (adorateur des « Invisibles » dans ce Japon parallèle dont le village est massacré par IIda (Odu Nabunaga dans le Japon réel me semble-t-il). Il est adopté par Otori Shigeru l’ennemi de IIda. Takeo développe des dons d’assassins car son père appartenait à un groupe disposant de pouvoirs surhumains : la Tribu.

            Dans le même temps, la jeune Kaede tente de survivre comme otage dans ce monde d’hommes violents.

            Pour tuer Iida, il faut réussir à ne pas alerter sa garde personnelle, prête à surgir sur le parquet chantant aménagé pour lui dans son palais : le parquet du Rossignol.

            « Au XIV siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible qui condamne la violence, mais elle est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé au cœur des luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ? Sa quête le mènera jusqu’à la forteresse d’Inuyama, lorsqu’il marchera sur le « parquet du Rossignol ». Cette nuit là, le rossignol chantera-t-il ? »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori II, les Neiges de l’exil; Folio; 2003, 2009, 385 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Avec les qualités de la série, le 2e volet du clan des Otori met en scène Takeo et Kaede dans leurs tentatives pour s’affranchir du poids du destin et tenter de survivre dans un Japon féodal mythique.

            « Takeo, désormais héritier du puissant Clan des Otori, s’est engagé à rejoindre les rangs criminels de la Tribu, reniant ainsi son éducation pacifique, abandonnant ce qui lui revient de droit, territoire, fortune et pouvoir, renonçant aussi à son amour pour Kaede. Mais la Tribu peut-elle éloigner Takeo de son destin ? Le chemin qu’il choisit le conduira au paroxysme du danger, de l’épreuve et du sacrifice, au cœur des montagnes glacées du Pays du Milieu.

Kaede, pion utile dans le jeu des seigneurs de la guerre, devra quant à elle mettre en œuvre toute son intelligence, sa beauté et sa ténacité pour s’imposer dans le monde des hommes tout-puissants et garder son précieux secret.

Alors que tombent les premières neiges, Takeo et Kaede poursuivent leur quête au cœur d’un Japon féodal cruel et magnifique. Leur amour survivra-t-il à la guerre et la haine, aux alliances promises ou rompues ?

Une histoire inoubliable où palpite la passion, où sourd la violence, où la beauté saisit toute chose. »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori III, La clarté de la lune; Folio; 2004, 2008, 434 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Le 3e volet du Clan des Otori complète les aventures de jeunesse de Takeo et Kaede.

« Tu conquerras la paix en cinq batailles : quatre victoires et une défaite. » Takeo parviendra-t-il à apporter la paix sur les Trois Pays comme l’annonce la prophétie ? Après leur union secrète au temple de Terayama, Takeo et Kaede sont plus résolus que jamais à prendre possession de leur héritage et à venger sire Shigeru. Tandis que le jeune homme tente de rallier à sa cause le pirate Fumio Terada, Kaede est victime d’un chantage diabolique… Lorsque enfin la lune se lève sur la dernière et terrible bataille, l’issue est plus que jamais incertaine… »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori IV, Le Vol du héron; Folio; 2008, 2009, 744 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Le 4e volet de la série du Clan des Otori montre les héros vieillis après de nombreuses années de paix. Le livre est bien écrit, se lit facilement, mais n’apporte pas le même plaisir ni le même intérêt que pour les livres précédents. L’action est lente à se mettre en place et la fin laisse un goût d’inachevé : un cycle se termine mais les nombreuses pages précédentes présentant de nouveaux personnages les laissent finalement (Hisao, les jumelles) sans les avoir exploités dans l’action dans toute leur envergure. Un arrière-goût de lenteur et d’inachevé donc, même si la narration est toujours très bien conduite et si le livre présente toujours de l’intérêt et des pistes intéressantes.

            « Seize ans ont passé… Takeo et Kaede font régner sur les Trois Pays la paix et la prospérité. Leur fille aînée, la belle Shigeko, promet d’être une héritière digne d’eux. Mais cette harmonie est en danger. Certains membres de la Tribu n’ont pas renoncé à leur vengeance, des guerriers forts de l’appui de l’empereur convoitent le pouvoir, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu, et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Les ressorts de la tragédie sont en place… »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori V, Le Fil du destin ; Folio; 2007, 2008, 689 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

 

            Le 5e volet de la saga présente la jeunesse de Shigeru et son amour pour Naomi, la défaite contre Iida Sadamu. Il finit là où commence le 1er livre de la saga…

            « Voici l’enfance des Otori. L’Histoire commence lorsque le jeune Shigeru s’apprête à devenir l’héritier du clan. Formé à l’art de la guerre et de la dissimulation, le jeune sire doit faire face aux appétits de conquêtes de l’ambitieux Iida, et aux traîtrises de ses propres oncles. A la bataille de Yaegahara, son destin semble scellé : son père meurt et ses oncles prennent le pouvoir. Mais, préparant dans le secret sa revanche, Shigeru attend son heure… »

 

* NOIREZ, Jérôme ; Fleurs de dragon ; J’ai Lu; 2008, 254 pages.

Code CDI Lycée Romilly : FA NOI

            Le roman policier situé dans le Japon médiéval se dévore à une vitesse surprenante tant le style est fluide et l’histoire prenante. Plongé dans une atmosphère à la limite du fantastique et du policier, avec des personnages divers et attachants, le lecteur passe un moment agréable grâce à l’humour et à l’érudition du romancier.

 

            Le roman comporte des annexes illustrées (carte du Japon en introduction, explication du cadre chronologique, du système des heures japonaises, sur les armes japonaises et enfin sur les kamis.

 

« 1489. Une vague de crimes ensanglante le Japon, fauchant un à un les samouraïs errants qui s’aventurent sur les routes du pays. L’enquêteur Ryôsaku, secondé dans sa tâche par trois jeunes trublions plus motivés par les plaisirs de Kyôto que par l’initiation aux mystères de l’investigation, est missionné par ses supérieurs pour traquer et démasquer le tueur. Les indices trouvés sur les lieux des combats ont cependant de quoi dérouter même le plus brillant des agents du shôgun : l’auteur des massacres est-il seulement humain ? »

           

 

* NOIREZ, Jérôme ; Le shôgun de l’ombre ; J’ai Lu; 2009, 254 pages.

Code CDI Lycée Romilly : FA NOI

 

Suite de Fleurs de dragon, le roman est plaisant à lire, riche de ses personnages amusants ou héroïques, forts de leurs tragédies intimes et de la façon dont ils s’efforcent de les résoudre. Le livre se lit très vite du fait de la plume agréable de Jérôme Noirez, de la richesse de sa documentation.

 

En effet le livre comporte des annexes intéressantes sur le Kyoto de cette époque : repères chronologiques, le théâtre nô ou l’art de l’élégance tranquille, les raffinements de l’écriture japonaise, le kemari (un football japonais).

 

« Retour à Kyoto, où l’enquêteur Ryôsaku parfait l’éducation des trois jeunes assistants qui lui ont été assignés. Ces derniers n’ont pas grand-chose à voir avec les trublions qu’ils furent jadis : si Kaoru n’a rien perdu de son humour mordant, Keiji ne rêve que d’en découdre avec [l’assassin de son père], tandis que Sozô nourrit de bien dangereuses amours. L’heure n’est pourtant pas au badinage, car celui qui se fait appeler le Shôgun de l’Ombre court toujours et sème dans son sillage de sibyllins messages écrits dans le sang de ses victimes. Tout porte à croire que la réponse à cette énigme se trouve dans les vers manquant d’un haïku inachevé… »

 

 

* GIGI, Robert ; Ugaki, le serment du samouraï ; Dargaud; 1984.

Code Mat : BD UGAK  (salle Bande dessinée)

La bande dessinée est précédée de 5 pages de documentation sur la révolte des chrétiens en 1638 à Shimabara. De nombreux dessins présentent les objets chrétiens, les costumes des révoltés… La dernière page de l’album est le dessin légendé des armes et armure du samouraï. Bonne source de documentation iconographique, ainsi que sur la révolte de Shimabara, peu évoquée ailleurs.

 

* GOLDEN, Arthur ; Geisha, France Loisirs, Paris, 1997, 1999, 519 pages.

Le roman raconte la vie d’une geisha au XX siècle. La biographie imaginaire débute avec son enfance dans le village de pécheur dans le village de Yoroido. Puis elle se poursuit avec son éducation dans le quartier de Gion à Kyoto. Les rivalités avec les geishas expérimentées, la dureté de l’apprentissage (danse, musique avec le Shinsen…) sont racontées. Le roman foisonne de détails de la vie quotidienne, mais il est vu à travers les yeux d’une geisha. Regard drôle et vivant. Le difficultés de la vie sous la seconde guerre mondiale, la vente de la virginité (mizuage), la coiffure et le maquillage, etc.. sont autant de récits vivants et intéressants.

 

* NOTHOMB, Amélie ; Stupeur et tremblements, Albin Michel, Paris, 1997, 1999, 175 pages.

Le roman de la femme écrivain belge raconte son aventure dans une entreprise japonaise, le rôle de la hiérarchie, des relations humaines complexes à travers le filtre de la culture japonaise, etc…

La société japonaise est vu et analysée dans ce livre agréable, amusant et décapant.

 

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