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MUSECLIO

ORAL TPE : Présentation de l'oral

21 Mars 2009 Publié dans #Travaux Personnels Encadrés

Présentation orale :

a: Le temps de parole:


Chaque membre du groupe doit parler au total 5 minutes (par exemple 20 minutes de soutenance pour un groupe de 4 personnes). Puis, quand tout le groupe a parlé, les examinateurs du jury posent des questions qui représentent 5 minutes de réponses par élève. Cet oral est sur 6 points


b: Le choix de la partie de TPE à présenter

Cinq minutes par personne, c'est peu, aussi devez-vous choisir une partie de votre TPE compatible avec ce temps d'oral, en fonction du nombre d'élèves inclus dans votre groupe, d'autant plus que le jury vous arrêtera quand le temps de parole sera écoulé. Les parties efficaces sont celles où vous apportez la preuve de votre capacité à raisonner logiquement (démonstration de problématique), et ou vous pouvez valoriser votre production de groupe en montrant son utilisation.


c: La production de groupe

La production finale du groupe comprend un dossier rédigé complété par enquête, expérience, modélisation, diaporama, site, vidéo, pièce de théâtre, panneau d'exposition...
Cette production doit être inventive :


- production originale résultant d'un effort de création


- méthodes et contenus résultant d'un travail personnel.- soin apporté au travail pour le rendre attractif, clair : maquette, modèle ou expérience qui soit méticuleuse, rigoureuse, claire ; vidéo, diaporama, site (netteté des images et du son), photos bien cadrées...- maîtrise des textes et du jeu de scène- panneau d'exposition ou dossier lisible, sans faute. Cette production doit être achevée:

- objectifs fixés au départ atteints- quantité et qualité des connaissances et savoir-faire suffisantes pour traiter le sujet (ou à défaut identification de l'obstacle)


d: Le comportement à l'oral

Pendant que l'un parle, un autre écrit le plan et les mots clés au tableau ou montre les illustrations, au fur et à mesure. Un groupe efficace est un groupe où chacun a son rôle, d'un bout à l'autre de la soutenance, sans temps mort ni précipitation.

Ne lisez surtout pas votre partie de TPE car votre débit serait trop rapide, et les membres du jury auront plus de mal à vous écouter (le public ne se sent pas concerné quand il n'est pas regardé).
Pour vous aider, vous devez disposer d'une feuille écrite en grand format portant les titres de paragraphes contenant les mots clés, les titres d'illustration ou de documents à citer, la personne à qui vous passez la parole... Ainsi, les idées s'enchaînent sans oubli, et il est facile, après un rapide coup œil, de reprendre le fil en cas de trou de mémoire.
Entraînez-vous à l'oral et notez les impressions du groupe dans le carnet de bord (ainsi on peut les retrouver plus tard lors de l'évaluation). Il est nécessaire de vous entraîner en vous chronométrant pour réussir à être dans les temps le jour de la soutenance !

 

 

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ORAL TPE : Les critères de l'examinateur

21 Mars 2009 Publié dans #Travaux Personnels Encadrés

Présentation orale (6 points attribués par les professeurs du jury) :

 

L'examinateur cherche ceci :

à partir de :

Présentation argumentée = 3points dont 2pts collectifs et 1pt individuel

- Construction de la soutenance :
- présentation orale structurée
- introduction présentant le sujet choisi et sa problématique
- développement organisé, structuré par un plan apparent
- conclusion répondant à la problématique
- temps de parole équilibré entre les membres du groupe.

- Richesse des connaissances mises en jeu :
- connaissances citées dans la production et la synthèse présentées
- acquis utilisés correctement.
- Argumentation et justification des choix :
- choix présentés justifiés
- arguments pertinents.
- Réactivité face aux questions :
- réponse réfléchie, argumentée
- réponse bien adaptée

- écoute attentive de la soutenance avec chronométrage et prise de notes

- Questions pour éclaircir les contenus abordés dans l'exposé.

Expression orale = 3points individuels

- Qualité de l'expression orale :
- sujet clairement expliqué
- voix audible
- vocabulaire riche, adapté au contenu.
- Prise de distance par rapport aux notes écrites
- l'élève s'adresse à l'examinateur
- l'élève explique son sujet sans lire.

- observation attentive du comportement de l'orateur

La présentation orale est l'aboutissement d'un certain nombre de capacités mises en œuvre tout au long de l'année comme : capacité à s'exprimer oralement, à adapter son travail au sujet, à mobiliser des acquis, à comprendre la question puis répondre rapidement en argumentant...

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ORAL TPE : Ce qui est attendu de l'oral des T.P.E.

21 Mars 2009 Publié dans #Travaux Personnels Encadrés

Voici un résumé des conseils et indications qui vous ont été donnés toute cette préparation :


Qu’est-ce qu’on attend de l’oral des T.P.E

 

Rappel du B.O. du 28 novembre 2002 : « une soutenance orale d’une durée modulable selon la taille du groupe sur la base de dix minutes par candidat, (notation sur 6 points sur 20), qui se décompose en deux temps d’égale durée :

-          un premier temps au cours duquel le groupe d’élèves présente collectivement le travail réalisé

-          un temps d’entretien au cours duquel chaque élève est interrogé sur sa contribution»

 

L’oral de 10 minutes par personne (soit 30 min. pour un groupe de 3) se découpe en 2 parties de 5 min:

 

Première partie :

L’élève doit défendre le choix du sujet, de la démarche, de la production, et permet de faire un petit historique du TPE. L’oral doit être une explication d'une partie de la démarche et des solutions apportées aux problèmes rencontrés, qui amènera débat sur la forme, mais nullement une relecture de la production finale, déjà évaluée par ailleurs. Les élèves doivent justifier leurs choix de sujet, de démarche comme leurs choix d’oral : qu’est-ce qui a retenu leur choix dans la présentation orale de leur TPE parmi toute l’histoire du TPE. L'oral du TPE ne se réduit donc pas à la présentation intégrale de la production mais est une explication de la démarche avec le choix d'une phase à argumenter. On n’attend pas une répétition de la production finale ou de la synthèse.

L’exposé doit être original (singulier), dynamique, cohérent, argumenté. On veille à la gestion du temps de parole, l’organisation et à la maîtrise des outils utilisés.

 

Deuxième partie: L’entretien de 5 minutes, sur le fond et la forme du travail, permettra de vérifier les acquis, la qualité et la pertinence du travail effectué.

 

On tiendra compte :

-          de la réactivité face aux questions : on mesure le degré d'adaptation des élèves

-          la richesse des connaissances mises en jeu : elles sont de deux ordres, disciplinaire et personnel. Il est important de rester raisonnable sur le niveau des connaissances attendu, c'est pourquoi le terme maîtrise des connaissances est préféré à celui de "richesse des connaissances".

-          la qualité de l’expression orale : on juge du contrôle de la voix, de la position du regard, de la richesse et de la rigueur du langage et de la clarté du discours…

-          la prise de distance par rapport aux notes écrites L’élève doit développer un ou plusieurs points ou aspects du TPE, mise en évidence des problèmes rencontrés et solutions apportées

 

L’oral doit faire apparaître que chaque élève a participé au développement du TPE

 

Les erreurs à éviter

Ce qui est attendu

-          pas de répétitions entre les membres du groupe

 

 

-          tous les élèves doivent s’exprimer,

-          une présentation organisée avec une introduction et une conclusion, les interventions de chacun doivent être coordonnées.

-          ne pas lire la synthèse, ni la production

-          une prise de distance par rapport aux notes écrites,

-          une aisance d’expression qui nécessite une préparation à l’oral (qualité de la diction, correction de la langue) pour que votre prestation soit convaincante.

-          l’oral n’est ni la répétition de la production finale, ni la réalisation d’une autre production

 

 

 

 

 

 

 

-          utilisation d’un support visuel, qui peut-être issu de votre production finale,  pour structurer ou illustrer votre propos,

-          une justification du choix du sujet et de la démarche adoptée,

-          une mise en évidence des principales réponses apportées à leur problématique,

-          les interrogations restées sans réponse,

-          les perspectives ouvertes par le sujet.

-          un élève ne doit pas répondre à toutes les questions

-          réfléchir aux questions qui peuvent vous être posées et envisager les réponses.



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Fiche décolonisation TSTG

18 Mars 2009 Publié dans #Cours Terminale STMG

 

FICHE REVISION TSTG HISTOIRE : Décolonisation et construction de nouveaux Etats

 

NOTIONS DU PROGRAMME :

Décolonisation (p. 267): processus par lequel les puissances coloniales se retirent de leurs colonies.

Anticolonialisme (p. 266): courant politique visant à remettre en cause la colonisation. Il caractérise les mouvements de libération des peuples colonisés ainsi que les mouvements qui, à l’intérieur des métropoles, les soutiennent.

Tiers-monde (p. 271): l’expression fait référence au tiers état de l’Ancien régime. Comme lui, le Tiers-monde « n’est rien » dans l’ordre mondial et demande à y « devenir quelque chose ». A partir des années 1960, le Tiers-monde regroupe l’ensemble des pays pauvres, africaines, asiatiques et latino-américains.

Nationalisme (p. 269): mouvement politique constitué de personnes qui, ayant conscience de former une communauté nationale, veulent créer un Etat souverain.

Non-alignement (p. 269): mouvement apparu en 1961, qui regroupe des Etats refusant la bipolarisation du monde entre deux blocs antagonistes.

BIOGRAPHIES :

NASSER Gamal Abdel (p. 265) : (1918-1970) Premier ministre, puis président de la République égyptienne de 1956 à sa mort. Il acquiert un prestige considérable comme leader de la nation arabe et du non-alignement.

HÖ CHI MINH (p. 264) : (1890-1969) Fondateur du Parti Communiste Indochinois, il proclame l’indépendance du Vietnam. Il est président du Nord-Vietnam de 1954 à 1969.

SENGHOR Léopold Sédar (p. 265) : (1906-2001) Député du Sénégal à l’Assemblée national de 1945 à 1958, il souhaite l’émancipation de l’Afrique. Il devient le premier président élu de la République du Sénégal en 1961.

NEHRU Jawaharlal (1889-1964) (p. 265) : Militant dès 1920 aux côtés de Gandhi, il participe aux négociations de partition qui créent l’Union indienne et le Pakistan. Premier ministre de 1947 à sa mort, il s’engage pour le non-alignement dès la conférence de Bandung.

MANDELA Nelson : né en 1918, chef historique de l’ANC, il est condamné en 1964 à la réclusion à perpétuité. Libéré en 1990, il participe aux travaux pour une Afrique du Sud démocratique et devient président de la République en 1994.

NKRUMAH Kwame : (p. 265)

BOURGUIBA Habib : (p. 264)

SUKARNO Achmed ((p. 265) : (1901-1970) Fondateur du pari national indonésien, il prépare l’indépendance indonésienne, proclamée en 1945. Président de la République en 1949, il organise a conférence de Bandung en 1955.

DATES :

1947 : indépendance des Indes britanniques et partition entre Union indienne et Pakistan

1946-1954 : Guerre d’Indochine

1954-1962 : Guerre d’Algérie

1955 : Conférence de Bandung et naissance politique du Tiers-monde.

1957 : Indépendance du Ghana

1960 : Indépendances en Afrique noire française

1961 : Conférence de non-alignés à Belgrade

1964 : 1ère CNUCED

1973 : premier choc pétrolier

1982 : début de la crise de la dette

1994 : génocide des Tutsis au Rwanda

1994 : Nelson Mandela président de la République en Afrique du Sud.

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CNRD

11 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

La remise des travaux d'ECJS portant sur mémoire et défense et la préparation du CNRD "enfants et adolescents dans les camps de concentration" est reportée au lundi 16 pour toute la classe.

Ainsi vous pourrez mioeux finaliser vos travaux,

      à tous je vous souhaite bonne reussite.

Voici encore quelques liens supplémentaires dans ce site : http://concoursdelaresistance.over-blog.com/article-27037463.html
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Olympe de la parole 10

5 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

Document de réflexion : l'image de la femme dans la vie quotidienne, la publicité


" Les femmes occupent un rôle central dans la publicité (en particulier française), et le plus souvent à leurs dépens. Elles sont utilisées principalement :

1. Comme illustration du produit, notamment si les femmes elles-mêmes sont la cible de la publicité. Ex. : une femme illustre une publicité pour un aspirateur, une machine à laver, car elles sont considérées comme les consommatrices traditionnelles, stéréotypées, de ces produits. Elles peuvent également illustrer une publicité pour un parfum, des vêtements, une voiture : elles sont les utilisatrices de ces produits et la consommatrice-cible est censée se reconnaître dans ces femmes, ou s’identifier à ces modèles.

Pour certains produits, comme les parfums, les vêtements, les accessoires, la publicité joue sur l’ambiguïté du véritable destinataire du produit : est-ce les femmes, qui en sont les consommatrices, ou les hommes qui en sont les "consommateurs indirects" et que les femmes doivent séduire ?

2. En association avec le produit. Le lien entre le produit et le personnage féminin n’est pas clairement explicité, mais l’image de la femme est utilisée comme une accroche picturale, comme un instrument de provocation. L’objectif est d’attirer l’attention sur le produit, mais pas nécessairement d’identifier le personnage féminin au produit. La femme est alors souvent representée comme un objet de fantasmes, en particulier sexuels, stimulés par des allusions. La cible de la publicité est aussi bien les hommes que les femmes car l’imaginaire érotisé de la publicité est basée sur la dynamique du désir et de la séduction, qui fait interagir les deux sexes. La publicité véhicule donc une sorte de propagande patriarcale traditionnelle (la femme désirable et à conquérir) qui semble subsister en dehors de l’évolution des rapports sociaux et juridiques entre hommes et femmes.

Le sexisme dans la publicité

Si le racisme est une forme de discrimination basée sur la perception d'une différence raciale, le sexisme quant à lui représente une discrimination envers l'autre sexe, auquel on refuse l’égalité ou la dignité en stéréotypant des caractéristiques générales qu’on attribuera à ce sexe.

Dans la publicité, ce sont les femmes qui sont le plus généralement affectées par le sexisme. Elles sont représentées aussi bien idéalisées (top-models) que dégradées (prostituées), leurs capacités intellectuelles sont souvent niées et le corps féminin est réduit à un instrument de séduction ou à un objet de désir.

Les publicitaires sont conscients de l’évolution des idées, des comportements, des mentalités. En fait, la publicité veut faire croire qu’elle participe à cette évolution, ou en est même à l’origine.

Puisque l’objectif principal de la publicité est de provoquer, d’accrocher le public, les annonces vont s’efforcer d’exploiter, d’utiliser, ou de parodier des thèmes socio-culturels, en particulier celui du statut social des femmes et du mouvement féministe. Cette stratégie est relativement nouvelle, elle dérive en grande partie de la critique grandissante faite envers la publicité.

http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3033/lang3033_femmes_et_pub.htm    "
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Olympe de la parole 9

5 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

Derrière le sexisme toujours en vigueur, une révolution silencieuse
Ecole, travail : pourquoi les filles vont gagner
Déjà meilleures à l'école, les filles marquent des points au travail pendant que, de plus en plus, les garçons grossissent les bataillons de cancres. Entretien avec Christian Baudelot, qui signe avec Roger Establet un livre éclairant

 

Trente-cinq ans après le succès mondial de «Du côté des petites filles», d'Elena Gianini Belotti, qui dépeignait de façon saisissante le sexisme de nos sociétés et de l'éducation donnée aux enfants, trente ans après le choc pétrolier et ses conséquences économiques, où en est aujourd'hui l'égalité des sexes à l'école et dans le monde du travail ? Dans un ouvrage passionnant de bout en bout et riche en révélations (1), Christian Baudelot et Roger Establet, les deux célèbres sociologues de l'éducation, révèlent l'inéluctable montée des filles, analysant avec minutie la multitude d'enquêtes et de travaux menés depuis plusieurs années autour de ces questions. Après avoir grillé les garçons à l'école, elles risquent aujourd'hui de leur damer le pion dans la vie professionnelle, malgré des clichés sexistes encore très vivaces et une société toujours dominée par les hommes.

Le Nouvel Observateur. - Concernant les progrès en faveur des femmes, vous parlez d'une véritable révolution. Ce n'est pourtant pas l'image que l'on en a.
Christian Baudelot. - En trente ans, sociologiquement parlant, peu de chose ont bougé dans la société française. Les inégalités restent quasi inchangées, la mobilité sociale est en panne, mais le destin des femmes, lui, a été complètement bouleversé. Dès lors que l'on prend un peu de recul historique, le développement de la mixité dans les écoles et dans la vie professionnelle a de quoi étonner. Alors que sévissait depuis si longtemps une implacable séparation entre filles et garçons, la mixité à l'école s'est imposée sans coup férir, à une vitesse impressionnante. Elle s'est accomplie comme une évidence, sans même que les féministes ne s'en emparent, occupées qu'elles étaient à se battre plutôt sur le terrain de la contraception, des salaires, des luttes sociales. Ce sont des microdécisions, des changements à un niveau individuel, dans chaque famille. Parallèlement, la proportion de femmes actives, elle, a explosé en à peine plus d'une génération. Elles ont conquis le monde du travail, imposant leur légitimité dans tous les métiers, tous les milieux professionnels. Aujourd'hui, plus personne ne renâcle à s'en remettre à une femme médecin ou avocate, et c'est extraordinaire en si peu de temps ! C'est une révolution silencieuse, et qui est toujours en cours, avec sans cesse de nouvelles avancées, comme tout récemment l'arrivée de jeunes femmes à des ministères importants.

N. O. - Malgré ces progrès, pourtant, les femmes se sentent toujours bien loin de l'égalité...
C. Baudelot. - Elles ont raison. Les inégalités subsistent. Elles sont ressenties comme une injustice d'autant plus douloureuse qu'elles sont souvent idéologiquement justifiées par l'expression bruyante de préjugés et de stéréotypes sexistes. C'est bien là le paradoxe : l'étonnante survivance et la vivacité de ces clichés présents partout et dont nous sommes tous imprégnés. Je n'en donnerai qu'un exemple, la représentation des hommes et des femmes dans les livres pour enfants mise en lumière par la psychologue Anne Dafflon Novelle : les personnages féminins y sont bien moins nombreux, moins importants dans l'histoire, les femmes y sont inévitablement nourrices, cuisinières ou maîtresses d'école. Même lorsque les histoires mettent en scène des bêtes, les animaux masculins sont plus nombreux, plus gros, toujours plus imposants et plus forts - éléphants, lions, ours, tigres -, alors que les souris constituent à elles seules près de la moitié des héroïnes filles ! A l'occasion du centenaire de sa naissance, on entend beaucoup les analyses de Simone de Beauvoir. Je suis frappé de voir à quel point elles n'ont pas pris une ride.
N. O. - Vous parlez d'ailleurs d'une mixité en trompe-l'oeil. Pourquoi ?
C. Baudelot. - Sur le devant de la scène, dans les médias, on voit surtout quelques pionnières à la carrière spectaculaire, mais la parité professionnelle reste un leurre. Aujourd'hui, sur l'emploi total, 2% seulement des professions sont exercées à proportion relativement égale par hommes et femmes ! Il s'agit des métiers du droit, des formateurs, et des patrons d'hôtels, cafés, restaurants. Partout ailleurs, les métiers sont marqués par une très nette prédominance de l'un ou de 1 autre sexe. Les femmes restent largement écartées de presque tous les métiers qui font référence de façon explicite à la fonction d'autorité, d'encadrement. Dans le noyau dur des entreprises, direction, ingénierie, la domination masculine reste flagrante.

N. O. - Mais peut-on vraiment réfuter les théories qui prêtent des aptitudes différentes aux hommes et aux femmes ?
C. Baudelot. - C'est vrai, les techniques de l'imagerie cérébrale ont mis en évidence des différences de fonctionnement entre le cerveau des hommes et celui des femmes, mais elles ne se traduisent en réalité que par de très faibles différences en termes de connaissances et de comportement. Si les enquêtes de l'OCDE font apparaître des performances légèrement supérieures pour les garçons en mathématiques et nettement plus élevées pour les filles en compréhension de l'écrit, les écarts sont en réalité bien plus importants d'un système scolaire à l'autre - donc en fonction de l'environnement qu'entre les sexes. Et plus le niveau général est élevé, moins ces écarts sont importants. Ainsi les Coréennes, les Finlandaises, les Canadiennes, les Néerlandaises sont bien meilleures en maths que les garçons de Norvège, des Etats-Unis ou d'Italie... Le déficit de filles dans les filières scientifiques ne peut donc s'expliquer par une inégalité naturelle de potentiel.
Les sciences sociales ont accompli un travail considérable pour remettre en question des supposées «évidences» qui se sont révélées des erreurs. Elles ont montré, par exemple, que d'une société à l'autre, d'une époque à l'autre les statuts et les rôles attribués aux hommes et aux femmes n'étaient pas les mêmes, réduisant le territoire du «naturel» comme peau de chagrin.
N. O. - Pourquoi beaucoup de filles continuent-elles à faire de mauvais choix d'orientation et de métier ?
C. Baudelot. - Il y a ce phénomène bien décrit par Bourdieu : les jeunes se fondent sur ce qu'ils perçoivent de l'évolution du monde. En constatant que dans leur entourage peu d'enfants ont fait ou font des études supérieures, les enfants d'ouvriers sont conduits à penser que les études ne sont pas pour eux. De même, les filles, dans la construction de leur identité, se fondent sur leur entourage et sur les grands modèles sociaux qui, eux, n'ont guère évolué. Elles se préparent, comme leurs mères, à en faire plus pour recevoir moins, à de futures concessions sur leur vie professionnelle pour concilier travail et vie familiale. Mais c'est en train de changer, car dans le même temps une autre tendance lourde a modifié les règles du jeu social. Les chocs pétroliers et l'évidence quasi quotidienne de la mondialisation ont totalement transformé la donne. Tous les enfants, quel que soit leur sexe, savent aujourd'hui que l'école a pour mission de les préparer à l'emploi, à une profession. Les filles le savent même mieux et plus tôt que les garçons. Et malgré les stéréotypes qui continuent à peser sur leurs choix elles sont déjà, depuis peu, majoritaires en médecine, en droit, dans les écoles de commerce...
N. O. - Les garçons seraient donc les nouveaux perdants du système scolaire ?
C. Baudelot. - Une toute petite partie d'entre eux constituent la crème de la crème, les meilleurs élèves accédant aux plus élitistes de nos formations, mais ils forment surtout l'essentiel du bataillon des élèves en difficulté. Les stéréotypes de comportement dépeints par Elena Gianini Belotti sont toujours d'actualité : des filles dociles et opprimées qui s'attachent à bien ranger leurs affaires, à se tenir tranquilles, des garçons libres et indisciplinés... Mais le monde, lui, a changé. Et après trois décennies de sous-emploi, de précarité et de chômage, ces stéréotypes n'ont plus la même tonalité. Les garçons indociles qu'elle mettait en scène avaient quelque chose de constructeurs de barricades partis à l'assaut du monde et de l'échelle sociale. Au cours des Trente Glorieuses, l'indifférence à l'ordre établi était, pour les garçons issus de milieu bourgeois, une façon de s'affirmer, un anticonformisme de classe. Aujourd'hui, entourés de parents soucieux de réussite scolaire, les garçons sans ordre ni méthode sont tout simplement en difficulté scolaire ! Et l'émergence depuis quelques années de modèles très machistes dans notre culture, à la télévision par exemple, ne fait qu'accentuer ce phénomène. Car dans une société de services, de matière grise, on a de moins en moins besoin des qualités «mâles» traditionnelles, comme la force physique, le courage guerrier. Parions que les hommes auront fort à faire pour préserver demain leurs privilèges d'aujourd'hui.
(1)«Quoi de neuf chez les files ? Entre stéréotypes et libertés», par Christian Baudelot et Roger Establet, Editions Nathan

 


Le Nouvel Observateur

 

 

 

 

Source : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2255/articles/a365246-ecole_travail__pourquoi_les_filles_vont_gagner.html

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Olympe de la parole 7

5 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

8

Quand l'écrivaine et éditrice Adela Turin, et l'enseignante et chercheuse Sylvie Cromer, fondatrices de l'association Du Côté des Filles, dénonçaient le sexisme des livres pour enfants, on leur rétorquait qu'elles étaient victimes d'une idée fixe. « Les éditeurs n'acceptaient même pas l'idée, raconte Adela Turin. Je me souviens d'une « grand messe » d'éditeurs où j'avais montré 200 images indiscutablement sexistes tirées d'albums. Ils ont été très fâchés, on m'a mise à l'écart ! On me disait que, forcément, en cherchant des images de femmes en tablier, j'allais en trouver, que je trouverais aussi bien des locomotives vertes. Peut-être. Mais je vous mets au défi de trouver 200 locomotives vertes ! ».
A l'incrédulité (la mauvaise foi ?), Du Côté des Filles a opposé des chiffres. L'étude scrupuleuse (et pas toujours passionnante !) de 537 albums illustrés de fiction pour les 0 - 9 ans (la quasi-totalité des nouveautés parues en France en 1994) ; le relevé et le traitement de données selon des grilles statistiques établies dans les règles de l'art. Un programme de recherche intitulé « Attention album ! », démarré en 1996, et soutenu par la Commission Européenne et la Fondation de France. Imparable.

Aux fourneaux !
Les résultats de la première étude estomaquent les féministes les plus endurcie-s.
Non seulement, le féminin est sous-représenté, mais encore il l'est selon des stéréotypes qu'on avait trop hâtivement cru éculés. Quelques exemples pour évaluer l'ampleur de la catastrophe... Sur les 779 enfants protagonistes d'histoires, 60,33 % d'entre eux sont de sexe masculin. Sur les 544 adultes autres que parents et grands-parents, 71,1% sont des hommes. Les hommes des histoires ne sont des pères qu'à 28,5%. Alors que le seul cadre où les personnages féminins prédominent est celui de la famille : 56,4% des parents sont des mères. Mais attention : ces mères n'accèdent au rôle de personnage principal que dans 16,7% des cas.
L'image donnée de ces malheureuses mères est affligeante. Représentées la plupart du temps dans leur cuisine, la taille ceinte de l'inévitable tablier, ou bien encore revenant de l'école, un cabas dans une main, de l'autre tirant un ou plusieurs marmots, elles n'existent que pour servir. Travaillent-elles ? On ne s'attarde guère sur ce sujet négligeable : 15% des albums montrent une femme au travail, contre 32% un homme. Le font-elles, que c'est très majoritairement dans le domaine de l'enseignement ou des soins aux enfants (exemple : 1 représentante de l'ordre ou de la justice - contre 38 homologues masculins !). Si la mère dispense à sa fille des conseils de vie pratique et de morale, jamais elle ne donne de « leçon » à son fils : c'est toujours un homme qui accompagne l'éducation du petit mâle, seul initié aux techniques. Bref, dans les albums illustrés, c'est la fiction qui dépasse la réalité !

Innocence suspecte
Ça deviendrait risible, s'il ne s'agissait des modèles proposés à nos enfants. La seconde partie de l'étude, qualitative cette fois, prouve qu'hélas ! ils saisissent parfaitement les symboles contenus dans les images. L'enquête fut menée en France, Espagne et Italie, auprès de 50 enfants au total (25 filles, 25 garçons), auxquels on demanda d'interpréter des images.
Procédons encore par l'exemple. Sur une image, un ours, accoudé à une table, lit le journal. Rien dans sa physionomie ne le sexualise. Les enfants sont pourtant quasiment unanimes : c'est un mâle. Pourquoi ? Les mamans ne lisent pas le journal. Pourquoi ? Elles n'ont pas le temps. Sur une seconde image, l'ours porte un collier de perles : 15% des enfants persistent à déclarer voir un mâle ! Tant le symbole du journal est récurrent. Comme celui du fauteuil, propriété de papa. Du sempiternel tablier. Ou encore des lunettes, insigne valorisant de l'intellectuel homme - ou dévalorisant de la « vieille fille ».
Et les parents, là-dedans ? Durant la même enquête, quatre groupes d'adultes entre 35 et 45 ans ont examiné les mêmes images. Première constatation : ils en donnent généralement la même interprétation. Mais à la différence de leur progéniture, ils ne savent expliquer pourquoi. Ils ont perdu la faculté de décrypter les images, et de désigner spontanément l'objet symbole. Comme les enfants, ils ajoutent que ces stéréotypes ne correspondent pas vraiment à la réalité. Mais rares sont ceux qui y voient malice. Cet archaïsme serait presque un gage de poésie ! D'ailleurs, ils n'avaient rien remarqué : ils ne lisent pas les livres qu'ils achètent pour leurs enfants.

A qui la faute ?
Même ébahissement du côté de bibliothécaires, après lecture des brochures édités par Du Côté Des Filles, qui synthétisent et commentent les résultats de l'étude. « On croyait que ça n'existait plus ! ». Si, le constat est fait. Il n'émeut pas (encore ?) l'Education Nationale ni le monde de l'édition. En revanche, les parents et enseignants qui ont lu les brochures (aussi plaisantes qu'instructives, précisons-le) ont été nombreux à adresser leurs félicitations aux auteures.
Mais qui est l'œuf, qui est la poule, dans l'histoire ? Faut-il attendre le changement des mentalités et comportements pour se débarrasser des stéréotypes sexistes dans les livres ? Ce serait nier le rôle pédagogique de la lecture - argument favori des éditeurs, pourtant. « Un lexique d'images symboliques est indispensable pour communiquer avec les enfants qui ne lisent pas encore, reconnaît Adela Turin. Mais rien n'empêche les créateurs et les créatrices de sortir des rôles stéréotypés pour proposer de nouvelles relations. » Il suffit juste d'avoir la volonté de secouer les habitudes, quitte à bousculer un peu, non le lectorat, mais l'acheteur.

L'association Du Côté des filles poursuit son action.
Contact sur le site :
http://www.ducotedesfilles.org/

Dominique Foufelle - mai 2000 

Source : http://eleuthera.free.fr/html/150.htm

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Olympe de la parole 6

5 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

7. Documents d'information et de réflexion

EXEMPLE EUROPEEN : La Suisse

LE SEXISME DANS LES MANUELS SCOLAIRES - Interview d'Huguette Junod

" Il n'y a pas une volonté délibérée de faire des manuels sexistes, on est le produit de ce qu'on a reçu.

1) Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?
Je suis née à Genève et me sens féministe depuis toujours ! Enfant, j'étais une meneuse: je grimpais aux arbres, organisais des jeux. J'ai suivi un parcours relativement classique, mais les injustices liées au sexe me révoltaient ! Par exemple, les garçons passaient directement de la 6e au collège, alors que les filles devaient faire une 7e année (éventuellement accompagnées des garçons les moins forts) et entraient donc à l'Ecole supérieure de jeunes filles un an après les garçons. A moins de rattraper une année de programme et d'affronter de nombreux obstacles, elles n'avaient pas accès à la classique ou à la scientifique, et ceci dans les années 60 ! A l'école de commerce où j'étais, toujours non mixte, les filles qui voulaient passer la maturité devaient suivre des cours facultatifs de mathématiques qui avaient lieu durant les jours de congé. On était 30 à commencer pour finir à 3-4 filles en maturité sur une classe de 20 ! J'ai donc vite pris conscience des inégalités ! A 17 ans, Maryelle Budry, qui était déjà mon amie et habitait le même quartier, m'a fait lire Simone de Beauvoir, qui a beaucoup compté pour moi.

2) Qu'est-ce qui vous a amenée à vous intéresser au sexisme dans les livres scolaires ?
Au fil du temps, en enseignant au cycle d'orientation, j'ai souvent été confrontée au sexisme. Par exemple, je me souviens d'une séance de présentation de la nouvelle méthode d'allemand " Vorwärts ". Il y avait un dessin qui se voulait humoristique où une femme ouvrait le capot de sa voiture, à l'arrière, et il y avait un billet " Chérie, le moteur est devant ". J'ai fait une remarque, bien sûr, mais la méthode était déjà imprimée, et achetée !
Les livres d'allemand étaient presque tous sexistes, les sujets de dissertation ou les livres proposés toujours écrits par des hommes… Après, c'est comme un prisme qu'on a devant les yeux : une fois qu'on est consciente du problème, on repère les inégalités tout de suite !

3) Y a-t-il quand même une évolution dans les manuels scolaires ?
Dans mon mémoire en études genre1) , j'ai comparé différents manuels scolaires entre 1940 et la fin du XXe siècle (niveau primaire, cycle et post-obligatoire) : non seulement rien n'a changé, mais ça a même empiré : la méthode d'allemand de 1974, utilisée jusqu'à récemment, est la pire de toutes au niveau du sexisme et des stéréotypes.
La nouvelle méthode a l'air mieux équilibrée, même si on peut déplorer l'image d'un garçon seul sur la couverture… Ce n'est pourtant pas compliqué de mettre deux enfants, fille et garçon !

4) Que faites-vous concrètement pour combattre les stéréotypes ?
J'essaie surtout d'informer mes collègues, de les rendre conscient-e-s, j'ai écrit des lettres à la direction… Malgré cela, quand j'ai reçu la nouvelle brochure de grammaire du cycle (1989), les exemples et les métiers étaient majoritairement masculins, le seul métier féminin de la brochure : concierge ! J'ai piqué la mouche, j'ai fait une analyse, et pour qu'elle ne dorme pas au fond d'un tiroir, j'ai contacté la presse ! Suite à ça, une responsable égalité2) a été engagée pour vérifier les nouveaux documents sous un angle égalitaire. Il est difficile de produire des documents non sexistes, ça demande une attention sans faille : les premiers mots qui viennent sont toujours au masculin. Forcément, quand on n'a entendu que ça ! Je pense que beaucoup de mes collègues sont paresseux-euses et préfèrent reprendre ce qui existe déjà… Moi j'ai donné à mes élèves "Enfance" de Nathalie Sarraute dès sa parution en poche. On peut au moins aborder une femme par siècle, et pour le XXe siècle, il y a vraiment du choix ! Le fait que les femmes ne soient pas abordées a un effet très pervers, c'est comme si elles n'avaient ni pensé ni écrit. Sans modèles d'identification, les filles ne se voient pas ministres, écrivaines ou artistes. Quant aux garçons, ils sont persuadés que les filles sont nulles et que la science et la culture leur sont réservées !

5) Comment vos élèves, filles et garçons, réagissaient-ils à cette thématique ?
Les filles étaient généralement assez attentives, les garçons étaient plutôt dans le refus. Mais dès 17 ans, il y avait plus d'ouverture… On a eu des échanges très positifs, ils/elles repéraient très facilement les stéréotypes, m'apportaient des exemples en classe…
Certain-e-s élèves avaient l'impression que je ne parlais que de ça ! Je les bassinais, mais après ils/elles se souvenaient des réflexions de la Mère Junod !
Ça les faisait réfléchir…

6) Et vos collègues ?
J'ai vraiment essayé de sensibiliser mes collègues, de leur proposer des choses faciles, comme de veiller à trouver des citations de femmes pour les sujets de dissertation, mais je prêchais dans le désert ! Il y avait même beaucoup de résistance. J'ai une hypothèse sur l'agressivité que cette question soulevait : quand on parle de rôle, on touche à la construction de l'identité, ce qui peut profondément remettre en question des principes ancrés depuis l'enfance. C'est peut-être parce qu'on touche à cette intimité que les réactions sont parfois si violentes.

7) Et à présent, à quoi travaillez-vous ?
Depuis 2000, je fais un travail qui présente des sujets de femmes, des livres d'autrices, une bibliographie de 100 pages, des extraits de poétesses suisses romandes, etc, qui sera à la disposition des maître-sse-s. Suite à une pétition de collégiennes demandant un enseignement moins discriminatoire, j'ai été convoquée à la Commission du Grand Conseil où j'ai pu présenter ce travail, qui est presque terminé. Ensuite, je m'attelle à une thèse de doctorat, plus complète que mon mémoire, dont un des axes sera "Mais pourquoi ça ne change pas ? ". J'aimerais trouver des explications psychologiques et historiques, dans les fondements de la société.

8) En tant que parents d'élèves, que peut-on faire pour prévenir ou dénoncer le sexisme ?
C'est difficile, car il faudrait que les parents soient d'abord conscients du phénomène, mais en général, personne ne voit rien ! Il faut bien comprendre qu'il n'y a pas une volonté délibérée de faire des manuels sexistes, on est le produit de ce qu'on a reçu. L'idéal, ce serait d'aborder des parents en donnant des conférences dans le cadre des associations de parents d'élèves et que celles-ci puissent faire pression sur le DIP pour exiger que les nouveaux manuels ne soient pas sexistes.

9) Plus généralement, quelles actions concrètes permettraient de faire évoluer la société ?
Il faudrait que le DIP opte pour une attitude ferme, en exigeant des enseignant-e-s une égalité hommes - femmes (par exemple, 50% de sujets d'autrices dans les dissertations, 3-4 livres de femmes en littérature sur les 10 étudiés)… Le bon à tirer des examens ne devrait être signé que s'il est égalitaire ! Ce serait
bien de prévoir aussi un séminaire égalité lors de la formation des jeunes professeur-e-s, et un appui à la rédaction non sexiste des nouveaux documents… Toutes ces choses qui permettraient de prendre de nouvelles habitudes !
Avis aux personnes qui veulent écrire au Département de l'instruction publique ou aux parents d'élèves qui veulent organiser des conférences ou débats sur ce thème !

Nous remercions Huguette Junod pour cet entretien !

Propos recueillis par MCR et IB

1) "De l'idéologie sexiste des manuels scolaires à une éducation égalitaire : analyse de quelques manuels de lecture, de grammaire françaises et de méthodes d'allemand utilisés à Genève depuis la fin du XIXe siècle à nos jours : mémoire", Huguette Junod, Université de Genève, Faculté des sciences économiques et sociales, 1998.
2) Mireille Barbier

Source : http://www.f-information.org/fiche/53.htm   "

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Olympe de la parole 5

5 Mars 2009 Publié dans #Concours et club histoire

6 ANIMATION DE 15 MINUTES : LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME EUROPEEN

 

 

Règlement :          « Partie orale du concours = l'audition = 15 minutes maximum. Concevez une animation illustrant une première situation d'inégalité en lien avec l’Europe, (5 minutes ), une seconde situation illustrera l'égalité en lien avec l’Europe, (5 minutes) enfin les 5 dernières minutes de l'audition illustreront des solutions qui vous semblent essentielles pour tendre à cette égalité en lien avec l’Europe »

 

 

Proposition pour le passage à l’oral :

 

Première situation d’inégalité (5 minutes) en lien avec l’Europe

 

Deux personnes : une fille et un garçon

La fille tient un papier en main : elle dit : J’ai eu 10/20. Mes résultats sont médiocres, mauvais. Je ne vais pas continuer mes études ni me former dans un autre pays européen avec Erasmus.

 

Elle passe le papier au garçon. Celui-ci dit : J’ai eu 10/20. Mes résultats sont plutôt bons. Je vais tenter des études supérieures, et pourquoi pas Erasmus. Pourquoi pas ?

 

Silence.

 

Puis un troisième personnage s’interroge : pourquoi une telle différence de perception et d’attitude alors que la note est identique ? ! Et quelles conséquences sur la vie des personnes ?

 

( Est-ce dû à l’éducation ? A la situation sociale ?   Dépend du temps pour jouer la scène

 

Les origines :

L’éducation à une certaine réserve : poupée barbie/G I Joe

                Le milieu de vie : les quartiers

 

La situation

                La famille et le métier : les trois journées de travail

                La carrière : le plafond de verre, les salaires inférieurs) 

 

La jeune fille ne continue pas ses études. Elle se marie et prend un métier en Allemagne. Elle désire avoir des enfants mais elle se pose des questions : faut-il choisir entre métier ou famille ?

                Son mari lui dit qu’il n’existe pas hélas assez de crèche en Allemagne. Il faut déterminer qui doit arrêter de travailler mais c’est lui qui a le plus haut revenu. Par ailleurs, la pression familiale (belle-mère : cela a toujours été comme cela) et sociale (des amis : tout le monde en Allemagne fait comme cela) l’incite à arrêter de travailler.

                Doit-elle choisir entre son métier et son  désir d’enfants ?

 

 

                Deuxième situation : égalité (5 minutes) en lien avec l’Europe

 

Le mari de la jeune femme a décide de venir travailler en France. Il est heureux du congé paternité, de la présence de crèches.

La jeune femme dit son désir de rentrer en politique à cause du modèle d’Angela Merkel en Allemagne, de Simone Veil en France. La loi sur la parité n’est-elle pas une incitation à se battre pour donner davantage de possibilité aux femmes de briser le plafond de verre ? Le mari, nouvelle génération, l’encourage et dit qu’il fera tout pour que ne repose pas sur la femme la triple journée de travail.

 

 

Troisième scène : solutions (5 minutes) égalité en lien avec l’Europe

 

Voix homme et femme : notre thèse c’est que l’égalité passe par la liberté 

Voix homme ? : liberté d’oser et de réussir,

Voix femme ? : liberté de l’homme placé parfois par la pression sociale dans un rôle qu’il n’a jamais voulu !

 

La liberté d’oser et de réussir passe par la sensibilisation au problème de l’égalité entre homme et femme.

Voilà pourquoi nous voulons proposer une déclaration des droits de la femme et citoyenne européenne :

 

Voix femme : Droits théoriques

Voix homme : application pratique

Art. 1 :

Disposition 1 :

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