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Cours 1ère L/ES Histoire : Les régimes totalitaires (1)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

LES REGIMES TOTALITAIRES

 

Manuel Nathan, collection Jacques Marseille, 2003

 

Introduction : Après les traumatismes de la 1ère Guerre mondiale, dans les années 1920 et 1930 s’affirment trois régimes d’un type nouveau : le fascisme en Italie, le stalinisme en URSS, le nazisme en Allemagne. Ce sont des régimes totalitaires.

            Quelles sont les caractéristiques (objectifs, idéologie d’Etat, pratiques) de ces régimes ? Quelles sont leurs différences ?

- Comment les différents projets totalitaires se sont-ils affirmés ? Comment les totalitarismes encadrent-ils la population ?

 

 

I. Comment les totalitarismes parviennent au pouvoir ?

 

Les trois totalitarismes parviennent au pouvoir de façon différente.

 

            A. La révolution russe et la succession de Lénine par Staline (héritage politique)

 

Texte 1 page 236 : Le « testament » de Lénine (1922-1923)

Question 1 page 236 : Quel jugement Lénine porte-t-il sur Staline et Trotski ?

Lénine porte un jugement très négatif sur ses deux possibles successeurs Staline (trop brutal) et Trotski (trop attaché au côté administratif).

 

_ Les révolutions russes de 1917 ont renversé le régime autocratique du tsar puis Lénine a établi le communisme en Russie devenue URSS. La succession de Lénine oppose deux hommes : Trotski et Staline. Le testament de Lénine juge Staline trop brutal, mais ce dernier parvient au pouvoir et impose sa dictature en URSS : le stalinisme. Le stalinisme est une forme de totalitarisme.

 

Staline (p. 228)

Totalitarisme : le régime politique qui vise au contrôle absolu de la personne, tant dans sa vie publique que privée.

  

            B. La crise de l’après guerre et la marche sur Rome de Mussolini (coup d’Etat)

 

Carte 1 page 238 : L’Italie au lendemain de la guerre

Question 1 page 239 : Quels sont les problèmes rencontrés par l’Italie au lendemain de la Première Guerre mondiale ?

 

La carte montre les nombreuses tensions existant en Italie au lendemain de la guerre :

_ Le premier problème est d’ordre territorial. La carte montre l’étendue des terres irrédentes voulues par les Italiens sur les pays voisins (Trentin, Istrie, ville de Fiume, Dalmatie). Or, seule une partie de ces terres irrédentes reviennent à l’Italie : le Trentin et l’Istrie. La Dalmatie est donnée aux Yougoslaves, et la ville de Fiume est contrôlée par la Société Des Nations jusqu’en 1924. Les Italiens revendiquent ces terres car elles sont partiellement peuplées d’Italiens, voisines de la péninsule, et car ils ont participé à la guerre. Le fait de ne pas recevoir lors des traités de paix de 1919 toutes les terres irrédentes est pour les Italiens une cause de mécontentement : ils parlent de « victoire mutilée »

_ La situation politique intérieure est tendue.

 Dans l’après-guerre, l’occupation de terres se développe dans la plaine padane, en Italie centrale ainsi qu’au sud de l’Italie et en Sicile. Les paysans veulent en occupant les grandes propriétés pousser à la réforme agraire. La situation semble celle de la Russie de 1917.

En effet, durant l’été 1920, de grandes grèves ouvrières éclatent dans les villes industrielles du Nord : Milan, mais aussi Bergame, Turin et Gênes. Les usines sont occupées et des soviets sont formés. La situation est révolutionnaire.

_ Les difficultés économiques sont importantes à cause de l’inflation et de nombreuses faillites. Les anciens combattants sont chômeurs ou mendiants alors que la petite bourgeoisie est ruinée par l’inflation. Cela favorise la montée des extrémismes politiques.

_ Benito Mussolini fonde les Faisceaux de Combat en 1919. Les Faisceaux brisent les grèves et reçoivent le soutien des industriels et des grands propriétaires. Les Faisceaux passent de 17000 membres fin 1919 à 720 000 en 1922. Il devient alors le Parti National Fasciste (PNF).

 

Fascisme (p. 331) : vient du nom des « Faisceaux de combat » créés en 1919, le faisceau (assemblage de verges liées autour d’une hache, dans la Rome antique) symbolisant l’union et l’autorité. Le fascisme est un système politique qui encadre tous les aspects de la vie politique, économique et sociale sous l’autorité d’un Etat qui exalte le sentiment national.

 

Photographie 2 page 238 : A l’issue de la marche sur Rome, 28 octobre 1922.

Question 2 page  239 : Quel est le but de cette démonstration de force du PNF ?

Le Parti National Fasciste veut montrer sa force et imposer Mussolini au pouvoir.

 

Question 3 page 239 : pourquoi Mussolini est-il vêtu en habits civils ?

Mussolini est prêt à prendre la direction du pays, en apparence en suivant la légalité.

 

_ Mussolini cherche à prendre le pouvoir au cours de l’année 1922.

Le 24 octobre 1922 il organise une marche sur Rome de 40 000 Chemises Noires. Le roi ne fait pas intervenir la troupe. Au contraire, le 30 octobre 1922 le roi appelle Mussolini au pouvoir. De 1922 à 1924 un gouvernement de coalition est dirigé par Mussolini.

_ Mais 1924 est une année de rupture avec le triomphe des fascistes aux élections de 1924, mais aussi l’assassinat  du député socialiste Giacomo Matteoti en juin. Mussolini annonce la dictature et se fait donner les pleins pouvoirs. Il devient le Duce (le chef).

Mussolini (p. 229)

 

            C. La crise économique et le succès électoral du NSDAP (élection démocratique)

 

T.P. Pages 240-241: L’Allemagne nazie

Question 1 page 241 : Quels éléments expliquent le mécontentement des nationalistes allemands en 1919 ?

            La situation de l’Allemagne en 1919 mécontente les nationalistes. En effet deux problèmes se posent : celui de la présence des Allemands en dehors de l’Allemagne et donc des frontières de l’Allemagne, et la perte de souveraineté militaire du pays.

_ Le traité de Versailles prive l’Allemagne de nombreux territoires peuplés de Polonais, de Français (Alsace-Lorraine), mais aussi de nombreux Allemands. Le « Diktat » de Versailles alimente le nationalisme allemand et le pangermanisme.

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

 

Graphiques 3 page 240 : les succès du NSDAP aux élections législatives

Question 6 page 241 : Quelle date marque une percée politique du NSDAP ?

_ Le parti national socialiste allemand des ouvriers (NSDAP) est un petit parti d’extrême droite avant la crise économique de 1929. Imitant Mussolini Hitler tente un coup d’Etat à Munich en 1923 mais c’est un échec. Il connaît la prison pour cela et écrit Mon Combat (Mein Kampf) où il expose les théories racistes du nazisme.

Hitler (p. 230)

Nazisme : doctrine nationale socialiste. Il désigne aussi le régime instauré en Allemagne de 1933 à 1945 et se caractérise par un Etat fort, le mythe du chef, l’antibolchevisme, le refus de la lutte des classes et la recomposition d’une « communauté » allemande selon un  critère racial.

 

Question 7 page 241 : Quand devient-il une force politique dominante ? Est-ce suffisant pour arriver légalement au pouvoir ?

_ La crise économique et le chômage de masse (30,8% de chômeurs en 1932 ; 4 800 000 chômeurs en 1933) favorisent le succès électoral du parti nazi. Celui-ci passe de 2,6% aux élections législatives de 1928 18,3% en 1930, puis 37,4% en juillet 1932.

_ Le 30 janvier 1933 Hindenburg,  le président de la République, nomme Chancelier Adolf Hitler. Les milieux conservateurs  pensent pouvoir utiliser Hitler pour détourner les milieux populaires du communisme. Hitler est parvenu légalement au pouvoir.

_ Le 27 février 1933 le Reichstag (Parlement) est incendié par les nazis. Cela permet à Hitler de décréter hors la loi le parti communiste et d’obtenir les pleins pouvoirs des députés.

 

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Cours 1ère L/ES géographie : Le Royaume-Uni entre insularité et intégration à l'Union Européenne

9 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

Le Royaume-Uni entre insularité et intégration à l’Union européenne

 

Introduction : La Grande Bretagne a été à la tête de la Révolution Industrielle en tant que pays pionniers au XIX siècle. Durant les deux guerres mondiales le Royaume-Uni est le centre européen des Alliées et son rôle est déterminant dans l’issue des conflits.

            Après les campagnes d’indépendance menées par les nationalistes irlandais au cours des XIX et XX siècle, la République d’Irlande est proclamée en 1949. L’Irlande du Nord demeure rattachée à la Grande Bretagne.

            Le Royaume-Uni intègre l’Otan en 1949 et la CEE en 1973 (16 ans après les 6 premiers membres)

 

Problématiques : Quels sont les avantages et les désavantages de l’insularité ?

Comment l’intégration du Royaume-Uni à l’Union européenne est-elle réalisée malgré les réticences intellectuelles et les obstacles matériels ?

 

I. Quelles sont les conditions crées par l’insularité ?

 

                A. Quels sont les liaisons et les liens économiques et de transport entre Royaume-Uni et le continent européen ?

 

                               1. Des transports performants.

 

Photographie 1 page 82 : Le port de Douvres + Carte et texte 2 p 82 : Le détroit du pas de Calais.

Questions 1 à 4 page 83

1. Quels sont les indices d’une forte activité maritime ?

La présence simultanée de 4 ferries, dont un de grande taille et deux de taille moyenne, ainsi que d’une centaine de véhicules sur les parkings en attente d’embarquement, suggère une activité portuaire soutenue.

 

_ Le Royaume-Uni est un archipel océanique de 244 000 km² et de 60 millions d’habitants. L’insularité des îles britanniques ne les empêchent pas d’être relié au continent européen par un ensemble de réseau de transport : ferries, tunnel sous la Manche, avions.

Insularité : « terre entourée d’eau », se dit d’un territoire isolé par une étendue d’eau entourant tout son territoire.

 

2. Nommez les Etats bordiers ou proches du Pas de Calais. Quelles régions industrielles anciennement développées s’y trouvent.

La Grande Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique et la France bordent le Pas de Calais. L’Allemagne s’en approche à moins de 200 km. Sur le continent, les régions industrielles les plus anciennement développées sont les gisements houillers : ceux du Nord Pas de Calais en France, de Wallonie en Belgique, de la Ruhr en Allemagne.

 

Quelles liaisons entre grandes villes européennes se trouvent facilitées par le tunnel sous la Manche ?

Les liaisons Londres-Paris, Londres-Bruxelles, Londres-Amsterdam et Londres-Cologne se trouvent facilitées par le tunnel, que ce soit par le rail ou par la route puisque les véhicules peuvent emprunter le Shuttle, c’est-à-dire la navette ferroviaire chargeant les véhicules le temps de la traversée du tunnel.

 

_ Les 9 millions d’habitants de la métropole londonienne se trouvent désormais par tous les temps, à moins de 4 h par le tunnel, des 4 millions d’habitants de la conurbation néerlandaise de la Randstad Holland et des 10 millions d’habitants de la métropole française. L’ancrage européen du Royaume-Uni s’en trouve renforcé.

 

En quoi l’évolution du Pas de Calais témoigne-t-elle de l’évolution de l’insularité britannique ?

 

_ La volonté de maintenir un trafic maritime entre le R. U. et le continent a entraîné la rénovation d’infrastructures anciennes et la construction de nouvelles dessertes autoroutières et ferroviaires.

                        2. Concurrence des liens entre Royaume-Uni et l’Union Européenne et le « Grand Large »

 

Transparent : Les « trois cercles » de la politique étrangère britannique selon Churchill.

 

Commonwealth (p. 84) : ensemble de pays ayant fait partie de l’Empire britannique et qui ont souhaité garder des liens culturels et politiques avec l’ancienne métropole. Le Commonwealth est  plus une instance de dialogue et de concertation – c’est-à-dire un « club » fonctionnant de manière informelle – qu’une union organique entre Etats.

 

_ De Grande Bretagne et d’Irlande sont partis, entre 1846 et 1932, 18 millions d’émigrants à destination des Etats-Unis, du Canada, d’Afrique du Sud, d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

_ La force des liens historiques ainsi crée explique la permanence des relations avec les Etats-Unis et les pays du Commonwealth, sorte de club informel rassemblant les anciennes possessions britanniques à travers le monde.

 

Pourquoi l’attitude britannique de défiance à l’égard de l’Europe a-t-elle porté préjudice aux intérêts même du Royaume-Uni ?

Le désintérêt initial du Royaume-Uni pour la construction européenne (explicable par la vigueur des liens historiques avec les Etats-Unis et le Commonwealth), n’a pas permis aux Britanniques de peser sur les institutions européennes naissantes. Aussi, ils ont dû s’adapter à elles ensuite, mais veulent modifier un système dont ils n’ont pas contrôlé la naissance.

 

Comment a évolué entre 1958 et 2000 le commerce au sein de l’Europe de chacun des Etats ? Et celui du Royaume-Uni ? 

La part du commerce réalisé par chacune des Etats au sein de l’ensemble européen n’a cessé de croître. Si on peut observer une convergence progressive des chiffres, on remarque que le chiffre du Royaume-Uni reste le plus faible.

 

Qu’en déduisez-vous quant à l’évolution de l’économie mondiale ?

 

_ La réorientation du commerce britannique témoigne de l’intégration croissante de l’économie britannique au sein de l’Europe : les Britanniques vendent des hydrocarbures et des biens industriels notamment électriques et chimiques, en Europe, et achètent des produits alimentaires et d’autres biens industriels comme des voitures.

            B. Quelles sont les ressources des façades littorales du Royaume-Uni ?

 

Travail à faire à la maison ou en classe  (dans ce cas partagé la classe en 3 rangées : rivages sud, est et ouest, nord)

 

Carte 4 page 83 : Le rôle de la mer

Question 8 page 83 : Etudiez la position géographique et les ressources des quatre façades littorales du Royaume-Uni : au sud, à l’ouest, au nord et à l’est. Quels sont les atouts et les handicaps de chacune d’entre elles ?

 

_ Les littoraux britanniques les plus dynamiques sont à l’Est et surtout au sud.

* Les littoraux du Nord anglais et de l’Ecosse. Le pétrole et le gaz ont représenté une chance inespérée pour les rivages excentrés de l’Ecosse et du Nord anglais mais l’effet d’entraînement a cependant été limité. Ils souffrent surtout de leur isolement sur une périphérie maritime de l’Europe.

* Les littoraux de l’Est ont eu la chance à partir des années 1970 d’être la base arrière et le point d’arrivée des hydrocarbures de la mer du Nord. Ils ont aussi bénéficié de l’effort de décentralisation industrielle, mais ils sont mal placés : excentrés par rapport au Pas de Calais.

* Les littoraux de l’Ouest sont plus actifs, notamment ceux de la mer d’Irlande, puisque plusieurs ports dont celui de Liverpool se sont développés précocement. Leur principal handicap est de faire face à une île peu peuplée.

* En revanche, les rivages du Sud cumulent tous les avantages physiques et humains : tourisme balnéaire même si l’ensoleillement est relatif. La qualité de l’environnement rural et littoral, la facilité des liaisons avec Londres et l’accessibilité du continent par les ports et le tunnel expliquent que les littoraux du sud soient de plus en plus prisés par les retraités ou les actifs qui acquièrent une résidence secondaire.

 

II. Quels sont les facteurs d’isolement du Royaume-Uni ?

 

            A. En quoi consiste le « modèle anglais » politique ?

Texte polycopié 1a et 1b : l’originalité britannique

OU

Photographie 3 page 85 : Les 50 ans de règne de la reine Elizabeth II en 2002

Quelle est la particularité politique anglaise ? 

Le Royaume-Uni est la plus ancienne monarchie constitutionnelle d’Europe, c’est-à-dire que le souverain règne mais ne gouverne pas.

 

_ Le souverain britannique porte le titre de « sa majesté par la grâce de dieu, roi/reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la Foi ». Le souverain est en effet le chef de l’Eglise anglicane.

_ On distingue le souverain et la « Couronne », dont les fonctions sont exercées par le cabinet, c’est-à-dire par le 1er ministre, responsable devant le Parlement.

_ L’attachement à la monarchie reste vivace dans une large partie de l’opinion car les Britanniques voient un symbole rassurant de continuité, au sein d’une société dans lesquelles les repères bougent vite. 

Eglise anglicane (page 84) : Eglise chrétienne, séparée de l’Eglise catholique romaine depuis le règne de Henri VIII au XVI siècle, organisé dans le cadre de l’Etat anglais. Son plus haut prélat est l’archevêque de Canterbury et son chef le souverain britannique lui-même.

 

_ Le souverain constitue également un trait d’union entre les 4 nations du royaume (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du Nord).

_ Le système politique est parlementaire. Le pouvoir est exercé par le leader de la chambre des Communes. Les deux grands partis des travaillistes (gauche) et des conservateurs (droite) alternent au gouvernement. Depuis 1997 le premier ministre est le travailliste Tony Blair.

            B. Quelles sont les raisons du Royaume-Uni de refuser d’entrer dans la zone euro ?

 

                        1. Performances économiques

 

Photographie 1 page 87 : le quartier de la City

Décrire le paysage de la City ? Quelles sont ses activités ?

 

_ La City est le quartier des affaires de Londres. L’américanisation du quartier est spectaculaire depuis 20 ans, car l’espace manque pour développer les surfaces de bureaux et les immeubles gagnent en hauteur. Le quartier des affaires s’étend vers l’est avec la rénovation des anciens docks portuaires. Londres est la ville la plus chère d’Europe (prix des terrains…). Londres est également le premier aéroport mondial.

_ La city est le grand pôle des affaires, de la finance et des assurances de Londres, le siège de la Bourse (Stock Exchange) et de grandes entreprises. Londres est la seconde place financière du monde et la première d’Europe.

 

City (p. 86) : terme désignant à l’origine la ville de Londres. Aujourd’hui, quartier financier de la capitale britannique, situé sur la rive gauche de la tamise autour de la cathédrale Saint-Paul.

Bourse des valeurs (p. 86) : marché où s’échangent les actions, c’est-à-dire les parts de capital des entreprises. Les entreprises y trouvent une partie des capitaux nécessaires à leur financement.

 

Pourquoi les Britanniques ont-ils refusé l’euro comme monnaie ?

_ Les performances économiques du Royaume-Uni expliquent un fort attachement à la livre sterling et le refus d’accepter l’euro comme monnaie du pays.

 

                        2. Politiques migratoires

 

Quels autres domaines de la politique sont refusés par le Royaume-Uni ? 

 

_ Malgré son intégration dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 1973, le Royaume-Uni est eurosceptique : c’est-à-dire qu’elle doute des apports bénéfiques de l’Union européenne pour leur pays.  

_ Le Royaume-Uni a refusé d’intégrer l’espace Schengen (assurer la libre circulation des personnes entre les pays signataires de la Convention par la suppression des contrôles systématiques lors du franchissement des frontières, et la création d’une frontière extérieure unique où sont effectués les contrôles d’entrée dans l’espace Schengen), alors que le pays connaît un essor de l’immigration.

 

Tableau 2 a page 85 : Les étrangers au Royaume-Uni

En observant le tableau, indiquez les caractéristiques des migrations au Royaume-Uni.

_ Dans les migrations du Royaume-Uni on observe trois faits :

1) L’importance des migrations de proximité (1ère place des Irlandais, poids des pays d’Europe occidentale),

2) Les relations privilégiées maintenues avec les pays développés de langue anglaise (Etats-Unis, Australie), et les pays en développement du Commonwealth (Inde, Afrique).

3) L’importance croissante des Français, des citoyens des pays de l’Europe de l’est et de Méditerranée.

III. Quelle est l’organisation du territoire britannique ?

 

Carte 3 page 81 : L’organisation du territoire britannique : la domination du Sud-Est   

1) En utilisant le vocabulaire géographique (centre, périphérie, marges, dynamiques spatiales…) et en utilisant la carte, caractérisez les 3 types d’espaces qui organisent le territoire britannique.

 

2) En mettant en relation la carte 3 page 81 et les cartes 1 page 80 (la répartition de la population) et 4 page 83 (étude de cas dans le rôle de la mer), cherchez des explications à cette organisation.

 

_ Plusieurs phénomènes se sont combinés pour aboutir au modèle centre/périphéries/marges.

* Un important facteur d’explication est lié aux facteurs naturels. On constate une opposition majeure entre les hautes terres répulsives du Nord et de l’Ouest et la région plus propice au bassin de Londres au Sud Est.

* Le Royaume-Uni a d’abord eu pour effet de concentrer les hommes et les activités motrices dans les villes et dans les « pays noirs » du Sud gallois, aux Lowlands d’Ecosse.

Depuis la guerre, répondant au déclin de ces régions affectées par les crises successives de la houille et de l’industrie lourde, a succédé l’afflux des hommes dans la grande région londonienne, phénomène accentuée par l’entrée du Royaume-Uni dans l’union européenne, puis par le percement du tunnel sous la Manche.

* L’extraction des hydrocarbures de la Mer du Nord a redonné un certain souffle au littoral du Nord Est de l’Angleterre et de l’Est de l’Ecosse, sans parvenir à enrayer l’attraction de la capitale (macrocéphalie). La métropole organise une vaste région.

 

Pays noirs (p. 86) : traduction du terme Black Countries, désignant les bassins houillers et ferrifères où se sont implantées aux XIX et XX siècles les industries lourdes métallurgiques et chimiques.

 

OU

 

EXERCICE DE CARTOGRAPHIE

  

IV. Quelle intégration du Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

 

            A. Une région intégrée à l’Union européenne : Le Sud Est.

 

                        1) Londres : métropole internationale et européenne

(Prendre Documentation photographique : )

 

Photographie 1 page 87 : Le quartier de la City à Londres

Transparent Londres.

_ Londres, au sud –est de l’Angleterre, est la capitale du Royaume-Uni, située au fond de l’estuaire de la Tamise, à 60 km de la mer du Nord. Capitale politique, économique et culturelle du pays. L’agglomération londonienne, qui avoisine les dix millions d’habitants, concentre près d’un sixième de la population du pays. Elle partage avec Paris la place de première métropole européenne.

_ Depuis 1950, l’industrie a connu une forte diminution d’effectifs, au profit du secteur tertiaire. Beaucoup d’entreprises ont quitté la capitale ou ont fermé, tandis que les bureaux se multipliaient dans l’ensemble de l’agglomération. Cette évolution est particulièrement marquée dans le secteur financier, qui a connu un accroissement de plus de 33% .

 

 

Les docklands et le London City Airport

Photographie 1 page 87 : Le quartier de la City à Londres

Photographie 3 page 79 : La gare de Waterloo à Londres

_ Formant l’ancien cœur de la ville, la City, plus de 600 000 personnes qui viennent y travailler chaque jour. C’est le principal quartier d’affaires du Royaume-Uni et la deuxième place financière du monde, après New York. On y trouve la plus forte concentration bancaire mondiale. La City abrite la Bourse des valeurs (Stock Exchange), la seconde au monde après la Bourse de new York, et la 1ère d’Europe, la banque d’Angleterre, les principales banques d’affaires et de dépôts (britanniques ou filiales étrangères), les sièges des grandes sociétés nationales ou multinationales, les grandes maisons de presse et d’édition, et les compagnies d’assurance (dont la célèbre Lloyd’s). Elle contrôle de nombreux marchés mondiaux (fret maritime, métaux non ferreux) ainsi que la fixation des cours mondiaux des produits exotiques (cacao, sucre, café, etc.).

_ Londres a toujours été un carrefour de communications

 

Musulmans en prière à Hyde Park.

_ Depuis les années 1950 et l’éclatement de l’Empire britannique, Londres est devenue très cosmopolite ; ainsi, dans un foyer sur cinq, l’anglais n’est pas la langue maternelle. Même si ce mélange ethnique a parfois donné lieu à des troubles et à des malaises sociaux, l’atmosphère particulière de cette grande ville a contribué a sa nouvelle dimension (tournée vers la musique et à la mode) et à son dynamisme. Les attentats du 7 juillet 2005 remettent en cause cette coexistence entre communauté.

 

                        2 Le Sud Est

 

Le dynamisme du Sud Bristol + rénovation urbaine à Birmingham

_ Le Sud Profite de l’attractivité de Londres, et d’un phénomène du Sun Belt sur la côte Sud (Brighton).

_ L’effacement de la distinction ville-campagne est présente dans le Sud Est à cause de la rurbanisation avec des densités de peuplement très fortes

Rurbanisation : Habitation des citadins dans le monde rural.

            B. La redynamisation à partir de pôles régionaux

 

La redynamisation des pôles régionaux à plusieurs origines :

 

Carte 4 page 83 : Le rôle de la mer

_ Les hydrocarbures de la Mer du Nord sont découverts à partir des années 1970, 4e producteur mondial de gaz, 10e de pétrole. C’est la relève du charbon en déclin. L’exploitation dynamise toute la façade est de la Grande Bretagne.

 

Tableau 4 page 85 : la décentralisation au Royaume-Uni

_ Des autonomies nouvelles ont été obtenues par le Pays de Galles en 1999 et par l’Ecosse en 2000, ce qui leur permet de penser directement leur développement, sans passer par Londres. De plus cela confère un dynamisme nouveau des villes capitales (Cardiff, Edimbourg). Cela profite surtout à l’Ecosse : reconversion réussie des Lowlands écossaises d’Edimbourg à Glasgow. C’est le cas pour la Silicon Glen (industries de haute technologie et services) et les pôles technologiques (universités d’Edimbourg).

 

_ La Reconversion du Nord de l’Angleterre est réussie : Manchester est la 2e agglomération du pays avec plus de 3 millions d’habitants. La reconversion se fait dans le tertiaire, c’est le 1er centre britannique de manifestations et de salons de portée internationale.

Silicon Glen : (glen : vallée glaciaire en écossais) terme forgé sur le modèle de « Silicon Valley »  (« la vallée du silicium) en Californie, pour désigner le région d’industries de hautes technologies entre Glasgow et Edimbourg.

 

            C. Le développement des axes de communication

 

Photographie 3 page 79 : La gare de Waterloo à Londres

 

_ Le plus important est le tunnel sous la Manche (1992). Le trajet entre  Paris et Londres ne dure que 2h30. A cela s’ajoute le développement des liaisons Londres-Bruxelles, mais aussi Francfort, Amsterdam.

_ Un fort trafic maritime (Ferries) se maintient : Douvres est le 1er port passagers, avec 31 millions de passagers/an.

_ Les communications aériennes partent de l’aéroport de Heathrow.

_ Cependant, des problèmes sont liés à la privatisation des voies ferrées, le manque d’entretien et de rénovations opérées par les compagnies privées provoquent des accidents relativement fréquents.

 

La répartition de la population: la plupart des grandes villes sont des ports (90 % de citadins)

 

Conclusion sur le Royaume-Uni

 

Texte 3 sur polycopié

Des spécificités indéniables sont toujours présentes, liées à l’insularité et à ses conséquences.

L‘intégration à l’Union européenne est progressive mais partielle.

 

 

 

 

 

1ere Fiche d’objectifs géographie n°4

 

Le Royaume-Uni entre insularité et intégration à l’Union européenne

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles sont les conditions crées par l’insularité ?

            A. Quels sont les liaisons et les liens économiques et de transport entre Royaume-Uni et le continent européen ?

                        1. Des transports performants.

                        2. Concurrence des liens entre Royaume-Uni et l’Union Européenne et le « Grand Large »

            B. Quelles sont les ressources des façades littorales du Royaume-Uni ?

II. Quels sont les facteurs d’isolement du Royaume-Uni ?

            A. En quoi consiste le « modèle anglais » politique ?

            B. Quelles sont les raisons du Royaume-Uni de refuser d’entrer dans la zone euro ?

                        1. Performances économiques

                        2. Politiques migratoires

III. Quelle est l’organisation du territoire britannique ?

IV. Quelle intégration du Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

            A. Une région intégrée à l’Union européenne : Le Sud Est.

                        1) Londres : métropole internationale et européenne

                        2 Le Sud Est

            B. La redynamisation à partir de pôles régionaux

            C. Le développement des axes de communication

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Insularité : « terre entourée d’eau », se dit d’un territoire isolé par une étendue d’eau entourant tout son territoire.

Commonwealth (p. 84) : ensemble de pays ayant fait partie de l’Empire britannique et qui ont souhaité garder des liens culturels et politiques avec l’ancienne métropole. Le Commonwealth est  plus une instance de dialogue et de concertation – c’est-à-dire un « club » fonctionnant de manière informelle – qu’une union organique entre Etats.

Eglise anglicane (page 84) : Eglise chrétienne, séparée de l’Eglise catholique romaine depuis le règne de Henri VIII au XVI siècle, organisé dans le cadre de l’Etat anglais. Son plus haut prélat est l’archevêque de Canterbury et son chef le souverain britannique lui-même.

City (p. 86) : terme désignant à l’origine la ville de Londres. Aujourd’hui, quartier financier de la capitale britannique, situé sur la rive gauche de la tamise autour de la cathédrale Saint-Paul.

Bourse des valeurs (p. 86) : marché où s’échangent les actions, c’est-à-dire les parts de capital des entreprises. Les entreprises y trouvent une partie des capitaux nécessaires à leur financement.

Pays noirs (p. 86) : traduction du terme Black Countries, désignant les bassins houillers et ferrifères où se sont implantées aux XIX et XX siècles les industries lourdes métallurgiques et chimiques.

Rurbanisation : Habitation des citadins dans le monde rural.

Silicon Glen : (glen : vallée glaciaire en écossais) terme forgé sur le modèle de « Silicon Valley »  (« la vallée du silicium) en Californie, pour désigner le région d’industries de hautes technologies entre Glasgow et Edimbourg.

 

SAVOIR FAIRE

3/  JE SAIS COMMENTER UNE CARTE

 

4/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

 

5/ JE SAIS REALISER UNE CARTE

 

6/ JE SAIS ETABLIR UNE LEGENDE ORGANISEE ET CLASSEE

 

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Cours 1ère L/ES Géographie : L'Italie, un pays méditerranéen d'Europe

9 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

L’Italie, un pays méditerranéen d’Europe

 

Introduction : L’Italie est un pays marqué par l’histoire : la ville de Rome fonde un Empire dans l’Antiquité puis devient la capitale de la chrétienté et le lieu où réside le Pape. Les villes italiennes sont d’actifs foyers économique et culturels au Moyen Age (Florence de Dante…) et à la Renaissance (Florence, Rome, Venise...). La péninsule est unifiée tardivement au XIX siècle. Mais l’écart de richesse reste important entre le Nord urbanisé et industrialisé et le Sud pauvre et agricole, où parfois sévit la Mafia (Sicile). Cependant, ce pays ruiné et dévasté après la Seconde Guerre mondiale est aujourd’hui un des membres fondateurs de l’UE et unee des 8 plus grandes puissances économiques.  

Problématique : Quels sont les atouts et les faiblesses de l’Italie ? Quel est le poids des régions ?

 

I. Quelles sont les disparités régionales ?

 

                  A. Quels ensembles géographiques peut-on faire apparaître en Italie ?

 

T.P. page 96-97 : Les disparités régionales en Italie

 

Documents 3, 4 et 5. Questions 6 et 7 page 97

Question 6. Quelles sont les régions extrêmes en Italie pour leurs niveaux de développement, en combinant le PIB par habitant et le taux de chômage ?

Les régions extrêmes en Italie sont, pour les plus favorisées :

* les régions d’Italie du Nord, dans un ensemble allant du Val d’Aoste et du Piémont jusqu’en Emilie-Romagne et au Frioul-Vénétie-Julienne. Ces régions ont en commun un PIB supérieur à la moyenne (autour de 110). Le taux de chômage est, à l’exception du Piémont, inférieur à 5%. Le nombre de population est par contre très différente : le plus faible d’Italie (0,12 au Val d’Aoste) et le plus fort (9, 06 millions en Lombardie).

 

Les régions les plus en difficultés sont au Sud de l’Italie, ce qu’on appelle le Mezzogiorno.

* Depuis la Campanie jusqu’à la Calabre et la Sicile. Le chômage est élevé : plus de 10% de la population active, avec plus de 5 millions de chômeurs en Campanie et Sicile. Le PIB par habitant est inférieure à la moyenne nationale (moins de 90).

 

Question 7. Peut-on mettre en évidence l’existence d’une « troisième Italie » intermédiaire par son niveau de développement entre le Nord et le Sud, justifiez votre réponse.

Une « troisième Italie » peut-être mise en évidence du fait de son PIB entre 110 et 90, de son taux de chômage entre 5 et 10% de la population active. Cette Italie intermédiaire est constituée des régions de la Ligurie, de Toscane, du Latium, d’Ombrie, de Marches et des Abruzzes.

 

Typologie : Partager la classe en 3 parties : chacune des rangées est le Nord, le Centre, le Sud.

Travail au domicile : T.P. page 103 les trois Italie

 

_ L’Italie se caractérise par un déséquilibre régional.

* Le Nord de l’Italie : Il est centré sur la plaine du Pô et s’organise autour de trois grandes villes : Milan (capitale économique du pays par ses activités industrielle et tertiaire), Turin (capitale de l’automobile) et le grand port de Gênes. Le Nord est anciennement industrialisé et urbanisé, est performant économiquement avec un fort niveau de vie.  

* le Centre : comprend les villes de Florence et la capitale politique Rome. Ce sont des importants centres touristiques et culturels. Le niveau de vie est intermédiaire entre celui du Nord aisé et celui du Sud en difficulté.

* Le Sud ou Mezzogiorno : il commence au sud de Rome et s’étend jusqu’aux îles de Méditerranée. Il est davantage rural que le Nord. Malgré de forts investissements il conserve un retard économique : chômage élevé, revenus faibles, importance du travail au noir.

Mezzogiorno (page 100) : terme italien signifiant littéralement le Midi c’est-à-dire le sud du pays. Désigne à la fois la partie méridionale de la Péninsule et les deux îles de Sicile et de Sardaigne. 

 

            B. Quelles sont les causes du retard économique et social du Sud ?

 

Document 2. Questions 4 et 5 page 97

Question 4 page 97 : recensez les divers arguments explicatifs du retard du Sud.

_Le Sud est indiqué comme « marginalisé » (l. 16), comme un « ghetto » (l.23). Diverses explications sont proposées à ce retard du Sud : « criminalité » (l. 23) on peut songer à la Mafia mais aussi à la Camorra (organisation criminelle présente dans le Sud de l’Italie), pauvreté des « infrastructures » (l.24), importance du secteur rural par rapport à l’industrie, faiblesses dans la recherche et Développement. Bien sur, le travail au noir (utilisation de nombreux clandestins et d’Italiens au chômage) masque aussi les véritables performances économiques du Sud.  

_ On note aussi comme cause de ce retard la diminution des aides économiques du Nord dans un contexte d’internationalisation.   

 

5. Montrez que deux visions politiques s’opposent quant à l’explication de ce retard.

* La première vision est économique (industriel, économiste en chef, professeur des finances publiques, association privée pour le développement du Sud). Elle indique que le Sud souffre de la nouvelle politique de l’Etat (moins d’aides publiques), mais aussi de l’internationalisation de l’économie (adoption de l’euro, baisse des exportations…).

* la seconde vision est celle d’hommes politiques populistes (Ligue du Nord, Forza Italia…). Elle reproche au Sud ses archaïsmes économiques et mentaux (« c’est un autre monde » l.20) par rapport au Nord.

 

_ Le Mezzogiorno est en retard économique par rapport au reste de l’Italie. Les causes expliquant ce retard sont de plusieurs ordres :

 * Traditionnellement le Sud est une région rurale et son secteur industriel et tertiaire est moins développé qu’au Nord. Les infrastructures (routes, voies ferrées…) manquaient également.

* Les secteurs illégaux pénalisent (Mafia) ou masquent (économie souterraine du travail au noir et arrivée de clandestins) les performances économiques du Sud. L’économie souterraine assure 20% du PIB national.

* Le budget italien consacré aux aides publiques pour l’aménagement du Sud a diminué avec l’internationalisation de l’économie, à laquelle le Sud n’est pas adapté (baisse des exportations…).

Economie souterraine (p. 100) : ensemble des activités économiques sous-déclarées ou non déclarées, donc faussant les statistiques officielles. L’économie souterraine est aussi appelée « économie informelle ».

 

Aménagement (page 100) : action volontaire menée par les pouvoirs publics visant à transformer un territoire en changeant ses caractéristiques physiques (par exemple par reboisement), et surtout en modifiant la nature des activités économiques.

 

 

T. P. à faire à domicile (noté) : Les trois Italie, page 103 

 

Carte à réaliser à l’aide du polycopié et de la page 95

 

II. Quelle est la situation culturelle, démographique et économique de l’Italie en Europe ?

 

            A. En quoi l’histoire de l’Italie constitue-t-elle un avantage économique ?

 

Photographie 3 page 93 : Florence, ville musée

Quelle est la principale activité de la ville ? Pourquoi ?

La principale activité de la ville est le tourisme. En effet Florence est une ville attractive à cause de son riche passé historique et culturel : Musée de la Galerie des Offices, lieu d’origine de écrivains Dante et Machiavel, du peintre et sculpteur Michel Ange, du peintre Botticelli…

 

OU

 

Photographie 3 page 99 : Rome, capitale de l’Italie.

Quels sont les principaux monuments reconnaissables sur la photographie ?

Les principaux monuments reconnaissables sur la photographie sont

* le Colisée (Circus Maximus) où se déroulaient les combats de gladiateurs, les supplices des prisonniers donnés en pâture aux fauves, et parfois des naumachies (combats maritimes dans l’arène inondée).

* le Forum : place publique où s’assemblaient les marchands et les orateurs politiques.

 

Quelle est la situation des monuments par rapport à la ville ?

Les monuments sont dans l’espace urbain, ils sont dégagés dans un îlot de verdure malgré la présence d’une forte densité de maisons alentours.

 

Pourquoi ces bâtiments sont-ils préservés ?

Les monuments sont préservés car ils sont le témoignage d’une histoire riche, d’une culture exceptionnelle au niveau mondial, mais aussi car ils attirent de nombreux touristes et sont donc un moyen pour les villes de s’enrichir.

 

_ L’Italie est un pays d’histoire et d’art dont la culture est célèbre dans le monde entier. De nombreuses villes sont des villes-musées : Urbino, Ferrare, mais aussi Florence, Rome et surtout Venise. L’Italie est le 3e pays touristique d’europe avec 41 millions de touristes par an.

Ville-musée (page 98) : ville d’art, dont la partie centrale, riche en vestiges historiques, comme des arènes ou des remparts, et en monuments remarquables – palais et églises notamment – constitue une sorte de musée en plein air témoignant des diverses phases d’un passé prestigieux.

 

Photographie 1 page 92 : Rimini, un littoral touristique.

Décrire ou dessiner un schéma rapide de l’occupation de l’espace. Quelles sont les différentes zones  mises en valeur ? Par quoi ?

Le littoral est occupé par l’activité touristique. La zone des plages est bondée de chaises longues puis de parasols. Toujours sur la plage, derrière l’espace occupé par les parasols, se trouve des cabanons en bois. Chaises longues, parasols et cabanons appartiennent sans doute au même service d’hôtellerie. En effet de nombreuses plages sont privées en Italie (lignes blanches au sol découpant en lanière la plage).

Après la plage on trouve le ruban de la route,  puis une longue rangée d’hôtels à étage pour les touristes.

 

_ L’Italie est une péninsule ensoleillée s’étendant dans la mer. Ses plages attirent les touristes et les dépenses de ceux-ci contribuent à la richesse économique de l’Italie. Le littoral est modifié par les aménagements hôteliers, les infrastructures touristiques. Cela, alors que de nombreuses plages sont privées.

           

            B. Quels sont les problèmes démographiques de l’Italie ?

 

Texte 1 page 99 : la question des retraites

+ Tableau statistique 2 page 99 : Données démographiques comparées

En quoi la situation démographique du pays est-elle préoccupante pour l’avenir ?

Comme en France la question du financement des retraites inquiète.

* La situation démographique se caractérise par : un vieillissement de la population (le nombre de décès est supérieur à celui des naissances). *Le pourcentage des plus de 64 ans est supérieur à celui des moins de 15 ans.

* Cela s’explique par une baisse du nombre d’enfants par femme (1,3, ce qui inférieur au seuil de renouvellement des générations).

 

Conseils de méthode :

1) Décrire la situation (tendances générales)

2) Donner des appuis à l’argumentation à l’aide d’exemples

3) Expliquer (théorie, mots-clés) la situation

 

Comment remédier à cette situation ?

L’Italie est devenue terre d’émigration et accueille de nombreux étrangers réguliers mais aussi clandestins. 

 

_ L’Italie est en proie à un fort vieillissement de la population. Le pourcentage des plus de 64 ans est supérieur à celui des moins de 15 ans, et le nombre d’enfants par femme est trop faible (1,3) pour permettre le renouvellement des générations.

_ L’Italie, autrefois pays d’émigration pauvre est devenu un riche pays d’accueil. Le nombre des étrangers a quadruplé en 15 ans : 1,25 million de personnes originaire d’Europe de l’Est, du Maghreb et d’Afrique noire.

  

            C. Pourquoi a-t-on pu parler de modèle économique italien ?

                       

                        1) Quels sont les contrastes de productivité dans les secteurs économiques ?

 

Citer de grands groupes industriels italiens : au niveau de l’automobile…

Les fabricants de voiture Ferrari et Fiat, en informatique Olivetti, groupe financier de Silvio Berlusconi, pour la mode et le secteur du luxe  Gucci…

 

D’après cette liste quels sont les secteurs de performance des entreprises italiennes ? Pourquoi ?

* L’Italie a un secteur industriel de haute réputation avec l’industrie automobile Fiat et Ferrari. Mais cette industrie, localisée pour les 2/3 dans le Nord, est en difficulté (FIAT).

* Malgré Olivetti les secteurs de pointe sont peu développés (aéronautique, nucléaire, électronique et télécommunications).

* Cependant la balance commerciale est excédentaire grâce aux échanges avec l’Union européenne.

 

_ L’économie italienne connaît des points forts et des points faibles :

* le secteur industriel (localisé au 2/3 dans le Nord) est puissant. Mais de grandes firmes comme FIAT sont en difficultés. Les secteurs de pointe comme l’aéronautique, le nucléaire, l’électronique et les télécommunications manquent.

* L’agriculture est spécialisée dans les produits méditerranéens (céréales, vins, huile d’olive, fruits et légumes). Elle ne couvre pas tous les besoins et compte 2 millions d’exploitations.

* Le secteur tertiaire est bénéficiaire grâce au tourisme.

* L’Italie souffre de sa dépendance énergétique (besoin d’importations d’hydrocarbures).

           

T. P. : L’exemple d’un grand groupe italien : FIAT

 

            « Turin est la ville d’une entreprise, et la croissance de sa fonction industrielle est l’œuvre de FIAT. Après avoir attiré les paysans piémontais, puis les ruraux des contrées pauvres de la Vénétie, elle puise sa main d’œuvre dans les lointaines provinces du Mezzogiorno.

            FIAT qui a absorbé Lancia, puis partiellement Ferrari, diversifie sa production : outre les automobiles et véhicules utilitaires, elle fabrique du matériel ferroviaire et des avions. La concentration turinoise a éclaté dans les banlieues, proches et lointaines, où plus de vingt unités (usines) ont été implantés, et sur tous les continents, y compris en Australie. Car FIAT  est devenue multinationale. Plus récemment, elle a découvert l’Italie méridionale et participé à l’industrialisation du Mezzogiorno en diffusant ses entreprises jusqu’en Calabre et en Sicile ; le joyau demeure le gigantesque complexe intégré de Mirafiori où travaillent 65 000 employés. »

            R. Brunet, Géographie Universelle, Europe du sud », Reclus, 1990.

 

D’après les informations du texte complétez le tableau ci-dessous

Lieu d’implantation à l’origine

 

 

Lieu d’implantation plus récente en Italie

 

 

Productions

 

 

Origines de la main d’œuvre

 

 

 

_ Le siège de l’entreprise FIAT est à Turin. La ville a été transformée par cette entreprise en attirant des migrants du Mezzogiorno vivant dans les banlieues de l’agglomération. FIAT participe à l’industrialisation du Mezzogiorno (Mirafiori : 65 000 employés).

_ La multinationale est présente dans de nombreux pays jusqu’en Australie.

 

           2) Quels facteurs expliquent les points forts et les handicaps de l’économie italienne ?

 

                        a) Quels sont les rôles de l’Italie dans la construction et l’économie de l’UE ?

 

Qu’est-ce que la plan Marshall ?

Le plan Marshall est l’aide financière et américaine donnée aux pays européens qui l’acceptent après la Seconde guerre mondiale.

 

_ L’Italie connaît une vigoureuse croissance économique après la Seconde Guerre mondiale. Elle bénéficie de l’aide financière et technologique américaine donnée par la Plan Marshall, mais aussi de l’essor démographique et enfin de l’exploitation de méthane de la plaine du Pô qui fournit à l’Italie de l’énergie. Grâce à tout cela l’Italie devient un pays moderne et le pouvoir d’achat augmente : c’est le miracle italien.

 

Miracle italien (p. 98) : nom donné après la Seconde Guerre mondiale à la période de reconstruction puis de croissance économique rapide, au cours de laquelle l’Italie moderne est apparue. On parle aussi de miracle pour qualifier la croissance de la France et de l’Allemagne.

 

Quel est le rôle de l’Italie dans la construction européenne ?

L’Italie joue un rôle fondateur dans la création de l’Union européenne. C’est un des 6 pays créateurs de la CEE par le traité de Rome en 1957. L’Italie réalise le 2/3 de ses échanges extérieurs avec l’Union européenne.

 

_ L’Italie est un des 6 pays membres fondateurs de la CEE par le traité de Rome de 1957. Aujourd’hui, elle réalise 2/3 de ses échanges extérieurs avec l’Union européenne.

 

Qu’est-ce que le modèle économique italien ?

Le modèle économique italien permet une grande souplesse grâce à l’association de grands groupes industriels  (automobile, chimie…) et d’un tissu dense de PME sous traitantes (textile, cuir, confection électroménager, agroalimentaire). 

 

_ L’Italie offre un modèle économique à l’Europe. Ce modèle fonctionne par l’association de grands groupes industriels  (automobile, chimie…) et d’un tissu dense de PME sous traitantes (textile, cuir, confection électroménager, agroalimentaire). 

 

Modèle économique (p. 98) : terme désignant à la fois l’organisation du système productif – notamment le nombre et la puissance des grandes entreprises dans les diverses branches – et la nature des relations entre l’Etat et les entreprises. En Europe, les pays ont ainsi des modèles économiques sensiblement différents selon le poids du secteur public, le rôle des grandes entreprises et le degré d’interventionnisme de l’Etat.

 

PME : Petite et moyenne entreprise de moins de 500 employés.

 

                        b) Quelles sont les infrastructures reliant l’Italie au reste de l’Europe ?

 

Texte 2 page 101 : l’Italie en panne de grands travaux

Présenter le document

L’article de journal du Figaro économie écrit par Richard Heuzé le 5 avril 2001 explique les lenteurs bureaucratiques italiennes.

 

En quoi la bureaucratie italienne constitue-t-elle un frein à la modernisation du pays ?

La modernisation du pays est entravée par la bureaucratie italienne qui empêche –du fait de sa lenteur et de ses refus – le pays de se doter d’infrastructures.

 

Photographie 3 page 101 : Gênes, premier port italien

L’équipement portuaire de Gênes est-il performant ?

Oui. Le port dispose de docks, de grues, de liaisons routières…

 

_ La bureaucratie italienne ralentit l’équipement du pays par ses lenteurs dans les décisions de se doter d’infrastructures (autoroutes, TGV, « digues mobiles » pour Venise…). 

_ Malgré cela, le Nord de l’Italie est désormais intégré aux communications du reste de l’Union européenne par les tunnels à travers les Alpes, reliant le territoire italien à la France, la Suisse, l’Autriche. Le pays dispose aussi d’un réseau routier comprenant 7 000 km d’autoroutes ainsi que des ports bien équipés.  

 

 

 

 

1e L Fiche d’objectifs géographie

 

L’Italie, un pays méditerranéen d’Europe

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles sont les disparités régionales ?

            A. Quels ensembles géographiques peut-on faire apparaître en Italie ?

            B. Quelles sont les causes du retard économique et social du Sud ?

II. Quelle est la situation culturelle, démographique et économique de l’Italie en Europe ?

            A. En quoi l’histoire de l’Italie constitue-t-elle un avantage économique ?

            B. Quels sont les problèmes démographiques de l’Italie ?

            C. Pourquoi a-t-on pu parler de modèle économique italien ?

                        1) Quels sont les contrastes de productivité dans les secteurs économiques ?

                        2) Quels facteurs expliquent les points forts et les handicaps de l’économie italienne ?

                                   a) Quels sont les rôles de l’Italie dans la construction et l’économie de l’UE ?

                                   b) Quelles sont les infrastructures reliant l’Italie au reste de l’Europe ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

_ Mezzogiorno (page 100) : terme italien signifiant littéralement le Midi c’est-à-dire le sud du pays. Désigne à la fois la partie méridionale de la Péninsule et les deux îles de Sicile et de Sardaigne.

_ Economie souterraine (p. 100) : ensemble des activités économiques sous-déclarées ou non déclarées, donc faussant les statistiques officielles. L’économie souterraine est aussi appelée « économie informelle ».

_ Aménagement (page 100) : action volontaire menée par les pouvoirs publics visant à transformer un territoire en changeant ses caractéristiques physiques (par exemple par reboisement), et surtout en modifiant la nature des activités économiques.

_ Ville-musée (page 98) : ville d’art, dont la partie centrale, riche en vestiges historiques, comme des arènes ou des remparts, et en monuments remarquables – palais et églises notamment – constitue une sorte de musée en plein air témoignant des diverses phases d’un passé prestigieux.

Miracle italien (p. 98) : nom donné après la Seconde Guerre mondiale à la période de reconstruction puis de croissance économique rapide, au cours de laquelle l’Italie moderne est apparue. On parle aussi de miracle pour qualifier la croissance de la France et de l’Allemagne.

Modèle économique (p. 98) : terme désignant à la fois l’organisation du système productif – notamment le nombre et la puissance des grandes entreprises dans les diverses branches – et la nature des relations entre l’Etat et les entreprises. En Europe, les pays ont ainsi des modèles économiques sensiblement différents selon le poids du secteur public, le rôle des grandes entreprises et le degré d’interventionnisme de l’Etat.

PME : Petite et moyenne entreprise de moins de 500 employés.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

 Les villes :    _ Rome   _ Milan _ Venise         _ Naples                      _ Florence        _ Gènes           _Turin             

4/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Traité de Rome de 1957 : Signature du traité de création de la CEE par 6 pays dont l’Italie.

 

SAVOIR FAIRE

 

5/ JE SAIS REMPLIR UNE CARTE

 

6/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

7/ JE SAIS REPERER LES IDEES IMPORTANTES DANS UN TEXTE

 

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Cours 1ère L/ES histoire : La France des années 1930 (2)

3 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

 

            A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

 

Caricature 6 page 215 : la peur du communisme

Question 10 page 215 : Quelle message politique cette caricature tente-t-elle de faire passer ?

La caricature appelle l’attention des électeurs sur le danger d’un débordement des groupes politiques traditionnels par les révolutionnaires communistes. La peur du communisme est basée sur les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique.

La caricature montre ainsi l’union des forces de gauche et la peur de nombreux électeurs du communisme.

 

_ Le Front populaire est une alliance électorale regroupant plusieurs partis politiques : le parti radical au centre, les socialistes de la SFIO, les communistes du PCF. La réunification des syndicats CGT et CGTU montre la volonté d’union de la gauche, surmontant la division traditionnelle entre communistes et socialistes datant du Congrès de Tours (1920).

_ La peur du communisme s’explique par les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique. Aussi le socialiste SFIO Léon Blum (1872-1950) forme un gouvernement avec l’appui du PCF mais sans la participation de ceux-ci au gouvernement (absence de ministres communistes).

 

SFIO (p. 206) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 206) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 206) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 206) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

 

Texte 2 page 214 : le programme du Front populaire

Question 3 page 215 : Quel programme le gouvernement Blum  entend-il appliquer ? En quoi consiste-t-il ?

_ Le programme du gouvernement Blum est le programme du Front populaire décidé avant les élections par toutes les forces de gauche constituant la coalition. Ce programme  est celui sur lequel il a été élu lors des élections législatives de mai-juin 1936.

_ Le programme consiste en des réformes sociales audacieuses : semaine de quarante heures, contrats collectifs et non individuels, congés payés, grands travaux pour relancer l’économie.

 

_ Les candidats du Front populaire remportent les élections législatives le 3 mai 1936 (376 sièges contre 222 à leurs adversaires). La SFIO obtient le plus grand nombre de députés, aussi son chef Léon Blum devient-il président du Conseil. Pour la première fois des femmes participent au gouvernement, dont Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie) à la recherche scientifique.

_ Le programme du Front populaire tient en trois mots : pain, paix et liberté. Des réformes sociales sont annoncées, facilitées par la vague de grèves de l’été 1936.

_ Léon Blum veut installer une politique de « reflation » inspiré du New Deal américain. Dans ce but le déficit du budget doit financer une politique de relance par l’augmentation des bas salaires et la diminution du temps de travail (semaine de 40 heures) sans baisse de salaires. Les grands travaux doivent permettre de lutter contre le chômage. La croissance doit augmenter les rentrées fiscales et permettre le retour à l’équilibre du budget.

  

          B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                       

1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

 

Photographie 1 page 216 : Une usine en grève

Texte 2 page 216 : Des grèves joyeuses

Question 1 page 217 : Comment le mouvement de grève de juin 1936 se déroule-t-il ? Pourquoi est-il interdit ?

_ Le mouvement de grève se déroule dans une atmosphère de fête et de joie, d’un sentiment de dignité retrouvée.

_ Le mouvement de grève est interdit car il ne s’agit pas seulement d’un arrêt de travail mais aussi de l’occupation des usines pour empêcher la reprise du travail.

 

Question 2 page 217 : Quelle est sa signification pour les ouvriers ?

Pour les ouvriers, la grève signifie aussi l’espoir et la dignité retrouvée, avec l’absence temporaire de la soumission et de la contrainte.

 

_ Un immense espoir naît chez les ouvriers : deux millions de grévistes cessent le travail et occupent les usines, dans une atmosphère de fête, pour soutenir le gouvernement face aux patrons.

 

 

2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

 

Texte 3 page 217 : Les accords Matignon (7 juin 1936)

Question 3 page 217 : Qui sont les signataires de ces accords ?

Les signataires sont : « la délégation patronale » (l. 4) appelé aussi confédération générale de la production française (l. 1),  et les représentants des salariés c’est-à-dire le syndicat de la  C.G.T. (l. 2).

Récit : Les grèves et les occupations d’usines inquiètent le patronat. Il y voit une tentative d’expropriation et le début d’une révolution sociale. A la demande du patronat Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon les représentants du patronat et la C.G.T. . Ils signent les accords le 7 juin 1936.

 

Question 4 page 217 : En quoi est-ce une nouveauté ?

Pour la première fois l’Etat intervient directement pour arbitrer des conflits sociaux par la conclusion d’accords sociaux. De plus des conventions collectives sont élaborées.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

 

Question 5 page 217 : Quelles sont les principales mesures contenues dans cet accord ?

_ L’accord reconnaît le droit d’adhérer à un syndicat (Article 3) et la création de délégués ouvriers (Article 5) servant d’intermédiaires entre l’ouvrier et l’employeur, ainsi que contrôlant le droit du travail (Code du travail, salaires, sécurité…).

_ D’importantes hausses de salaires sont consenties par le patronat : hausse de 7 à 15% des salaires.

 

_ Les discussions syndicats-patronat organisées par le gouvernement aboutissent aux accords Matignon signés le 7 juin 1936 :

* conventions collectives.

* augmentation des salaires (7 à 15%).

* liberté d'action syndicale (droit d’adhérer à un syndicat…).

* création des comités d'entreprise (organisme formé par des représentants élus des salariés).

_ Le Parlement vote d'importantes lois sociales :

* deux semaines de congés payés par an : beaucoup de Français voient la mer pour la 1ère  fois.

* semaine de 40 heures (et non 48).

* nationalisations des Chemins de Fer (S.N.C.F.), du secteur de l’armement et de l’aéronautique.

_ Pour lutter contre le danger de l’extrême droite les Ligues sont interdites.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

  

C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

Quelles sont les causes des échecs du Front populaire ?

             

Affiche 3 page 220 : un bilan économique critiqué

Question 4 page 221 : D’après cette affiche, quelles raisons expliquent l’échec du Front populaire ?

L’affiche dessinée par Yo Mich figure Marianne contemplant les « calamités » apportés par le gouvernement Blum. L’échec du Front populaire s’explique selon l’affiche par un mauvais bilan économique. En effet la dévaluation du franc de 25 à 35% en septembre 1936  n’est pas efficace pour relancer le commerce français à l’étranger. Les quarante heures augmentent de façon considérable les coûts de production.

 

Découragé le patronat n’investit plus et place ses capitaux à l’étranger.

 

_ Le bilan économique du Front populaire est un échec. La dévaluation du franc de 25 à 35% en février 1936 est tardive et inefficace, les quarante heures augmentent fortement le coût du travail. Le patronat n’investit plus et place même ses capitaux à l’étranger. 

 

Texte 5 page 221 : Léon Blum annonce la « pause » dans les réformes

Question 7 page 221 : Comment Léon Blum justifie-t-il la « pause » dans les réformes ?

Léon Blum justifie la pause pour éviter d’accroître excessivement le déficit budgétaire. 

En fait il cherche à restaurer la confiance des industriels. En agissant ainsi il déclenche la colère populaire.

 

_ Alors que la situation budgétaire devient catastrophique (17 milliards de déficit en 1936), Blum est contraint de rejeter à plus tard certains projets sociaux (retraite des personnes âgées notamment). En février 1937 Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en espérant restaurer la confiance des industriels, mais il s’attire l’hostilité des classes populaires.   

 

Affiche page 208 : Un appel à l’aide pour la République espagnole par Juan Miro, en 1937

Quel est le but de cette affiche ? Pourquoi faire appel aux citoyens ?

_ Le but de l’affiche est de soutenir le gouvernement espagnol de Front populaire - élu après le Front populaire français – dans la guerre civile opposant Républicains espagnols et nationalistes du général Franco.

_ L’affiche fait appel aux citoyens car le gouvernement français a opté pour la neutralité dans la guerre civile, en suscitant alors l’opposition et la colère des communistes.

 

_ Le contexte international est très difficile : en Espagne le général Franco mène une guerre civile contre le Front populaire (Frente Popular) espagnol (« guerre d'Espagne », se terminant par la victoire de Franco en 1939). En France les partis de gauche se scindent alors entre pacifistes et antifascistes. Le gouvernement est divisé et attaqué par les communistes demandant « des avions et des canons pour l’Espagne ». 

_ Blum démissionne en juin 1937. Malgré sa courte durée, son oeuvre est durable.

 

 

 

1e Fiche d’objectifs histoire n°8

 

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Quelles crises affectent la France ?

                A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

                B. Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

C. Comment se manifeste la crise politique ?

                               1) En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

                                2) Quels groupes remettent en cause la République ?

                               3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

                A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

                B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                               1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

                               2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

                C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

SFIO (p. 206) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 206) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 206) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 206) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

1929 : La crise économique américaine.

1931 : Les répercussions de la crise touchent la France.

6 février 1934 : Manifestation et émeute mortelle.

7 février 1934 : Démission de Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir

Léon Blum (1872-1950)

3 mai 1936 : Le Front populaire remportent les élections législatives

Eté 1936 : Vague de grèves

7 juin 1936 : Signature des accords de Matignon

septembre 1936 : Dévaluation du franc de 25 à 35%

février 1937 : Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales

juin 1937 : Démission de Léon Blum

1936-1939 : Guerre civile espagnole

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des photographies.

5/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

6/ Je sais analyser un tableau chiffré.

7/ Je sais commenter une caricature.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : La France des années 1930 (1)

3 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

Introduction :

            La société française connaît dans les années 1930 une série de crise : économique, sociale, politique et culturelle. 

            Quelles crises affectent la France et quelles sont les tentatives pour résoudre celles-ci ?

 

I. Quelles crises affectent la France ?

 

            A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

 

Pages 210-211  T.P La crise de 1929 en France

Tableau 2 page 210 : Evolution des revenus entre 1930 et 1935

Question 3 page 211 : Quels sont les groupes sociaux particulièrement affectés par cette crise ?

Les agriculteurs (pouvoir d’achat diminué de presque la moitié : 46%) et le groupe des industriels et commerçants (pouvoir d’achat : - 18%).

 

Texte 3 page 210: Le malaise du monde rural 

Question 4 page 211 : Comment se traduit la crise économique dans le secteur agricole ?

Le secteur agricole est fortement affecté par la crise. La chute des prix (blé, vin) est forte et la mévente importante (l.1, 3). La baisse de niveau de vie est importante. L’absence de rentrée d’argent n’empêche pas les dépenses : location des terres, impôts, mais aussi les frais pour entretenir la ferme et faire les récoltes : matériel, maréchal-ferrant…

Les produits indispensables ne peuvent plus être achetés, le recours à l’emprunt avec le problème des dettes est parfois évité par un retour à l’autoconsommation et à la production vivrière.

 

Photographie 4 page 211 : Marche des chômeurs, à Saint-Denis, en 1933

Question 5 page 211 : Quelles sont les conséquences sociales de la crise de 1929 en milieu rural comme en milieu urbain ?

La crise de 1929 entraîne une généralisation de la misère dans les campagnes, l’argent manque même pour les produits de première nécessité comme le pain. La situation est comparable dans le monde urbain où le chômage conduit à ne plus pouvoir acheter les aliments. Des marches de la faim se produisent alors. Elles regroupent un grand nombre de personnes et sensibilise l’opinion car ces marches sont longues (depuis Calais au Nord industriel de la France jusqu’à Paris).

 

_ En 1929 la crise économique américaine éclate. Les répercussions ne touchent la France que vers 1931. Cependant à cette époque elle provoque des faillites bancaires, une forte hausse du chômage... Celui-ci passe de 1700 chômeurs secourus en 1930 à 500 000 chômeurs complets en 1935. Le nombre d’emplois a diminué de 1 800 000. (De 1930 à 1935 la production d’acier diminue de 40%.)

_ La crise est également sociale. Les catégories les plus affectées par la crise sont les paysans (diminution de presque 50% du pouvoir d’achat entre 1930 et 1935), les commerçants et les ouvriers au chômage. L’importante baisse du niveau de vie provoque le manque de produits de base (alimentation…) dans ces catégories. De spectaculaires marches de la faim débutent pour protester contre les effets de la crise économique. Les soupes populaires se multiplient.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

           

B. Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

 

Texte 5 page 211 : La politique de déflation (1935)

Questions 6, 7 et 8 page 211

Question 6 page 211: En quoi consiste la politique de déflation préconisée par Laval ?

La politique de déflation consiste à réduire le déficit budgétaire de l’Etat en réalisant des économies par la diminution des salaires et traitements versés aux fonctionnaires, jusqu’à 10%.

 

Question 7 page 211: Pourquoi les partis de gauche qualifient-ils ces lois de « décrets de misère » ?

Les partis de gauche qualifient ces lois de « décrets de misère » car ils plongent dans les difficultés financières les fonctionnaires de l’Etat.

 

_Les gouvernements luttent sans succès contre la crise économique. Le gouvernement de Pierre Laval en 1935 décide de la déflation, c’est-à-dire de réduire les dépenses publiques (traitement des fonctionnaires…) pour équilibrer le budget, mais aussi de baisser les salaires pour diminuer le coût du travail. 

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

 

Question 8 page 211 : Relevez les expressions qui traduisent l’impuissance des gouvernements face à la crise.

Les « hommes politiques éminents qui se récusaient » (l.4 – 5), « peut-être est-ce par indigence (faiblesse) de pensée, mais nous n’avons pas trouvé mieux. » (l. 30 à 32).

 

_ Les radicaux et des socialistes remportent une victoire électorale en 1932. Mais ils mènent une mauvaise politique économique qui conduit le budget de l'Etat à être déficitaire.

_ La politique de lutte contre la crise des nombreux gouvernements qui se succèdent est inefficace. L’impuissance des hommes politiques à résoudre les difficultés économiques provoque, dans l’opinion des classes frappées par la crise, une remise en cause des valeurs républicaines et de l’efficacité de la démocratie.

 

OU

Travail des élèves en groupes : 15 à 20 minutes

 

Les élèves se mettent en groupe de 4, et répondent sur 3 rangées à deux questions à partir des documents du livre :

Elaborez une dizaine de lignes sur le sujet suivant à partir des documents du livre :

* pages 210-211 :

_ Quels sont les effets de la crise économique sur l’activité économique et le niveau de vie de la population ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

* pages 212-213

_ Quelles sont les causes de la crise politique ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

 

 

Réponse : cours encadrés précédents

B. Comment se manifeste la crise politique ?

Problématique : La démocratie est-elle en danger ?

 

                        1. En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

 

Texte 1 page 212 L’affaire Stavisky

 

Question 1 page 213 : Qui est Sacha Stavisky ?

* L’escroc Alexandre (dit Sacha) Stavisky est accusé d’avoir détourné environ 200 millions de francs (environ 300 000 euros) par l’intermédiaire du Crédit Municipal de Bayonne.

* L’homme s’est échappé et est recherché par la police.

 

Question 2 page 213 : Pourquoi cette affaire a-t-elle pris une dimension politique ?

L’affaire Stavisky a pris une dimension politique car une double accusation est portée contre les hommes politiques :

* L’escroc aurait fondé le Crédit Municipal de Bayonne avec le soutien des hommes politiques (« fondé avec la bénédiction de M. Garat, député maire, et d’autres personnalités politiques… » l. 3-4).

* L’accusation porte aussi sur les facilités accordés à l’évasion de M. Stavisky, « familier des ministres et le conseiller du gouvernement ». (l. 10-11).

 

Récit : Alexandre Stavisky est retrouvé mort avant son arrestation. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

_ Les scandales financiers touchent des hommes politiques importants, provoquant une hausse de l'antiparlementarisme. Le scandale le plus célèbre est celui de l’Affaire Stavisky. Au début de l’année 1934 l’escroc Alexandre Stavisky est accusé d’avoir émise de faux bons du trésor avec la complicité d’hommes politiques haut placés. En contrepartie, Stavisky aurait financé les radicaux au pouvoir. La police est sur le point d’arrêter Stavisky mais elle découvre un cadavre. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

 

                        2) Quels groupes remettent en cause la République ?

 

Fiche : La Ligue des Croix de Feu

Ou

 

Texte 2 page 212 : Les Ligues

Question 3 page 213 : Quelles critiques les ligues adressent-elles au régime républicain ?

Les ligues accusent le régime républicain :

* de trahir les Français en préparant une dictature « nos maîtres » (l. 6), « la dictature qui t’attend » (l.7).

* D’être le régime qui permet le pouvoir des hommes politiques corrompus « « Ton parlement est pourri, tes politiciens compromis » (l. 9-10). 

* Les accusations sont aussi de ruiner la France : « Paysan, la ruine te menace » (l. 16).

* Le régime est aussi accusé de favoriser l’insécurité (l. 13-15) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Question 4 page 213 : Qui rendent-elles responsables de la crise ?

Les ligues rendent responsables de la crise les parlementaires corrompus et les étrangers qui accaparent les métiers des Français (l. 18-19).

 

Question 5 page 213 : En quoi ce texte est-il antisémite ?

* Le texte est antisémite en citant les noms des Juifs (l. 1à 5) comme ceux de personnes « maîtres » (l. 6) à qui sont livrés les Français. Ces derniers sont assimilés à un « troupeau de foire » (l. 2) que l’on expose avant l’abattage.

* Les personnes juives citées sont celles des grands hommes politiques comme Léon Blum, dirigeant socialiste du parti SFIO. 

 

_ Les scandales financiers touchent quelques hommes politiques importants. Cela provoque une hausse de l'antiparlementarisme, qui s'exprime dans les ligues d'extrême-droite, dont les Croix de Feu du colonel de la Rocque, l'Action Française de Charles Maurras.

_ Les ligues accusent le régime parlementaire de ruiner la France et de favoriser guerres civiles et guerres étrangères, d’être le gouvernement des hommes politiques corrompus, de laisser les étrangers et les juifs dominer la France. En effet de nombreuses ligues d’extrême droite sont antisémites

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

 

Réponses aux questions de la fiche :

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

Usé, déconsidéré par son incapacité

2 – Quel est le contexte économique ?

La crise (économique, sociale, politique)

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

Les Anciens Combattants.

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

Pour éviter une révolution sanglante.

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

 

 

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

                        3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

 

Photographie 3 page 212 : L’émeute du 6 février 1934, place de la Concorde

Comment agissent les manifestants ? Contre qui ? Comment ces gestes peuvent-ils être interprétés ?

_ Les manifestants défilent mais certains provoquent les forces de l’ordre et lancent des projectiles contre la police.

_ Ces gestes peuvent être interprétés comme un recours de la violence contre la légalité de l’ordre républicain.

 

Affiche 4 page 213 : Affiche d’anciens combattants (1934)

Comment les manifestants (ligueurs et anciens combattants) présentent-ils la répression de leur manifestation ? 

Les Ligues qui ont subis la répression policière de leur manifestation considèrent que les hommes politiques ont fait tirer sur des Anciens combattants (hommes âges, mutilés, patriotes). Les hommes politiques sont assimilés à des assassins.

 

_ Le 6 février 1934 les ligues manifestent devant la Chambre des députés en criant : « A bas les voleurs » en mémoire du scandale Stavisky. La nuit d’émeute où le gouvernement craint que les émeutiers ne désirent prendre le pouvoir par la force aboutit à 14 morts du côté des manifestants, un garde mobile tué, et 1 435 blessés de part et d’autre.

 

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

 

1er texte du texte 5 page 213 : la valse des ministères

Question 5 page 213 : Quelle est la conséquence politique immédiate de la crise du 6 février 1934 ?

L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. C’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

_ La manifestation du 6 février 1934 aboutit à une nouvelle crise dans l’exercice du pouvoir : L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. L’instabilité gouvernementale est ancienne : quinze crises ministérielles (gouvernements renversés par un vote des députés) se sont déroulés entre 1932 et 1938. Mais c’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

Couverture d’affiche 6 page 213 : L’unité à gauche avec le Rassemblement populaire

Question 9 page 213 : Quelle est la raison qui pousse les partis de gauche à s’unir ?

Les partis de gauche s’unissent car ils ont pour ambition de défendre la démocratie contre les ligues accusées de vouloir renverser la République.

 

_ Le 6 février 1934 est considéré par les forces de gauche comme une tentative de prise de pouvoir par les ligues, comme une menace fasciste.

_ Les forces de gauche réagissent par une grève générale le 12 février 1934 dans le but de défendre la République. Le 14 juillet 1935 les partis et associations du centre et de gauche décident de s’unir. Le Front populaire est créé.  

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements liés à la 1ère Guerre mondiale (4)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

 

Carte 1 page 192 : L’Europe après les traités de paix (1920)

Question 1 page 193 : D’après cette carte, quels sont les vainqueurs ? Les vaincus ? Qu’ont-ils chacun gagné ou perdu ?

_ Les vainqueurs sont les Alliés, des démocraties souvent des Etats-nations qui diffusent leurs modèles aux nouveaux pays se constituant sur les décombres des Empires multi ethniques démembrés.

* La France reprend les départements perdus en 1870-1871 d’Alsace-Lorraine. L’Italie conquiert les « terres irridente » de l’Istrie et une partie des Alpes autrichiennes.

* L’Allemagne perd des territoires à l’ouest (Alsace-Lorraine, zone d’Eupen et Malmédy au profit de la Belgique, Schleswig au bénéfice du Danemark). Elle est coupée en deux par l’octroi de la Poznanie à la Pologne. L’Autriche-Hongrie est démembrée et divisée en plusieurs pays successeurs. L’Empire Ottoman disparaît au profit de la Turquie. Les territoires peuplés d’arabes deviennent « indépendants » (Syrie, Liban, Irak…). La Russie devient l’URSS et a perdu de nombreux territoires.

 

2 page 193 : Quelles zones posent problèmes ?

Les zones frontalières entre les Etats posent problèmes car elles sont revendiquées souvent par les deux Etats frontaliers.

 

3 page 193 : Quels peuples constituent les nations nouvelles ?

En Europe, les populations slaves parviennent à l’indépendance : Polonais, slaves du sud (Serbes, Croates, Slovènes), Tchèques et Slovaques. La Finlande et les Etats baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) parviennent à l’indépendance. 

 

_ La carte de l’Europe est redessinée après les traités de paix. Les Empires multi-ethniques (Empire austro-hongrois, Empire Ottoman, en partie Russie..) disparaissent. De nombreux pays successeurs sont créés (Tchécoslovaquie) ou renaissent (Pologne). Un ensemble de pays est constitué autour de la Russie bolchevique (Finlande, Etats baltes, Pologne…) pour former un « cordon sanitaire » isolant le pays communiste. 

_ Les frontières sont redessinées : l’Alsace- Lorraine retourne à la France, l’Italie obtient e Trieste et le Trentin autrichien, la Pologne obtient une bande de terre coupant l’Allemagne en deux (le couloir de Dantzig) de façon à avoir un accès à la mer. Les zones frontalières discutées créent des tensions nationales.  

 

Texte 2 page 193 : Les « 14 points » de Wilson (1918)

Question 4 page 193 : Sur quels principes généraux se fonde la proposition du président Wilson ?

Les propositions du président américain Wilson repose sur les notions de justice, de paix (« c’est le programme de la paix du monde » l. 1) et du principe des nationalités (droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cf. article 9 « « principe des nationalités »).

+ lecture 5 page 195 : le traité de Versailles vu par les Allemands

_ Les traités de paix mettent fin à la guerre. Ils modifient la carte de l’Europe et du monde. Les nouveaux Etats en Europe sont souvent des républiques sur le prestigieux modèle des Français. Les principaux alliés ont pris les décisions : Clemenceau pour la France, Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande Bretagne, Orlando pour l’Italie.

_ L’Allemagne, exclue des négociations, doit accepter les conditions des vainqueurs. Elle considère le traité de Versailles comme un « Diktat » injuste.

_ Le président des Etats-Unis propose un programme de paix en 14 points : les « 14 points » de Wilson. Il désire fonder les relations internationales sur la justice, la démocratie, le respect du principe des nationalités.

_ La Société des Nations (SDN) est fondé pour arbitrer les crises internationales et éviter les guerres.

 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

Pourquoi Verdun est-il devenu le principal « lieu de mémoire » de la Grande Guerre pour les Français ? Comment les familles vivent-elles le deuil ?

 

Photographie 1 page 194 : Cimetière de Verdun

Question 1 page 195 : Que symbolise ce lieu ? En quoi peut-il inciter les Français à considérer la Grande Guerre comme la « der des der » ?

_ Le cimetière de Verdun symbolise tous les sacrifices et la mort des soldats français pour défendre leur patrie, mais aussi la perte d’une génération et les horreurs de la guerre.

_ Le rappel de l’horreur de la guerre et du très grand nombre de morts incite les Français au pacifisme à cause du prix trop élevé de la guerre. Cette guerre est considérée comme la « der de der » (la dernière de toutes les guerres) à cause de ce grand nombre de morts.

 

+ Quels sont les autres moyens pour commémorer la mémoire des soldats morts ?

Fête nationale du 11 Novembre, monuments aux morts, soldat inconnu.

 

_ Verdun est devenu le principal « lieu de mémoire » à cause du très grand nombre de morts dans cette bataille incarnant la défense de la Patrie. L’ossuaire de Douaumont est devenu un lieu de pèlerinage pour les parents des soldats enterrés mais aussi pour les familles dont les parents sont morts que leurs corps ne soient identifiés. En effet l’Ossuaire de Douaumont (inauguré le 18 septembre 1927) regroupe les ossements de dizaines de milliers de soldats anonymes : la violence des combats a pulvérisé les corps devenus impossibles à identifier.   

_ Pour commémorer les défunts des monuments aux morts sont érigés, souvent financés par conscription publique. Le 11 novembre 1920 est déposé le cercueil d’un soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. En 1922 le 11 Novembre devient fête nationale. 

_ La guerre a bouleversé la vision du monde, le poète Paul Valéry écrit ainsi en 1919 : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».

 

Document sonore : la prière de l’enfant mort

OU

Photographie 2 page 194 : Sur la tombe d’un soldat

Question 2 page 195 : Quels sentiments sont suggérés par cette photographie ?

La photographie montre le sentiment de deuil qui affecte les familles.

 

+ Que peut-on dire des personnes qui sont sur la photographie ?

On voit que le deuil frappe toutes les générations (mère, épouse et sœurs, enfants). Les femmes sont nombreuses en effet le déséquilibre des sexes est important après la guerre.

 

_ Durant la guerre 1,4 million de Français sont morts (28% des combattants). 900 soldats sont morts chaque jour en moyenne pendant 4 ans et demi. Les ¾ des Français ont perdu un proche ou un ami. C’est un deuil de masse qui fait sentir ses effets pendant plus de 20 ans.

_ La guerre provoque un important déséquilibre entre les sexes. Les jeunes femmes ne trouvent pas d’époux, des mariages sont rompus par la mort (700 000 veuves de guerre). Le déficit de naissances est estimé à 1,6 million. Les orphelins sont au nombre de 800 000.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

Affiche 6 page 195 : Plus jamais la guerre ! + photographie 3 page 194 : les invalides de guerre

 

_Un mouvement pacifiste naît en Europe après la guerre face aux traumatismes causés par la « der des der ». De nombreux invalides et « gueules cassées » réapprennent dans une société modifiée.

1e Fiche d’objectifs histoire n°6

 

BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA 1ère  GUERRE MONDIALE  (1914 - 1918)

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

                A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

                B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

                               1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

                               2) L’engrenage des alliances

                C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

                A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

                B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

                A. Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

                B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?         

                A. Qu’est-ce que le « bourrage de crâne » ?

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

                C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                               1) La mobilisation des esprits

                               2) La guerre industrielle et économique

                               3) Blocus et guerre sous-marine

                D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.   

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Evénements politiques

31 juillet 1914 : Assassinat de Jaurès

Août 1914 : Union sacrée

Octobre 1915 : Briand forme le gouvernement

Janvier 1917 : Début des mouvements de grèves

Novembre 1917 : Clemenceau président du Conseil

Evénements militaires

3 août 1914 : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Septembre 1914 : Bataille de la Marne

Septembre 1915 : Début de l’offensive française en Champagne

Février 1916 : Début de la bataille de Verdun

Avril 1917 : Premiers refus collectifs d’obéissance

11 novembre 1918 : Armistice

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des cartes militaires.

5/ Je sais analyser des photographies.

6/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

7/ Je sais commenter une caricature.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements de l'Europe liés à 1ère Guerre mondiale (3)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

 

Photographie 2 page 188 : Prisonniers russes, fin août 1914

D’après ce document, imaginez comment la guerre a pu être vécue par la population russe.

La population russe a souffert de l’humiliation des défaites. Les soldats, parfois sous équipés, viennent de toutes les provinces de l’Empire, sont en majorité des paysans. En l’absence de la main d’œuvre agricole, avec les réquisitions pour l’armée, la population souffre de privations.

 

_ Les trois années de guerre ont durement affectée la Russie et fragilisé le régime politique. En 1917 la monarchie absolue du tsar russe Nicolas II est contestée car la population russe souffre de la faim (difficultés d’approvisionnement des villes), de la hausse vertigineuse des prix, et connaît l’humiliation de nombreuses défaites militaires. 

 

Texte 5 page 189 : Les « thèses d’avril » 1917

Thèse n°2 : « Ce qu’il y a d’original dans la situation actuelle de la Russie, »

Quelles sont les différentes étapes de la Révolution russe ? (Qui perd le pouvoir ? qui le gagne ?)

Lénine parle de deux étapes dans la Révolution :

* La première est celle où la bourgeoisie prend le pouvoir, c’est-à-dire où le tsar doit abdiquer et où une démocratie libérale (« bourgeoise selon Lénine) est installée en Russie.

* La seconde est celle où les communistes minoritaires (bolcheviks) représentant selon Lénine le prolétariat et les couches pauvres de la paysannerie, renverse le régime démocratique pour installer les soviets et la dictature du prolétariat.

 

_ Des manifestations importantes se déroulent du 23 au 27 février. Les soldats se mutinent et refusent de tirer sur la population. Le 2 mars, le tsar isolé Nicolas II abdique. C’est la Révolution de février. Le gouvernement provisoire cherche à établir une démocratie libérale mais désire continuer la guerre. Il ne souhaite pas bouleverser l’ordre économique et social.

_ Dans la capitale Petrograd (ancienne Saint Petersbourg) les bolcheviks installent un pouvoir rival, le « soviet des députés ouvriers et soldats ». La nuit du 24-25 octobre 1917 (6-7 novembre dans le calendrier russe) l’extrême gauche bolchevik de Lénine prend le pouvoir avec comme mots d’ordre : « La paix », « tout le pouvoir aux soviets », et établissent la dictature du prolétariat selon la doctrine marxiste. Ce coup d’Etat constitue la Révolution d’octobre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

                                  

Texte 7 page 189 : Les « décrets d’octobre » 1917

Question 9 page 189 : Quelles sont les conséquences immédiates des « décrets d’octobre » 1917 ?

            Les « décrets d’octobre » provoque l’abolition de la grande propriété foncière (décret sur la terre) et le partage des terres par les paysans. Les décrets offrent aux nationalités de Russie la possibilité de prendre leur indépendance et proposent la paix sans annexions  ni indemnités.

            En fait, les Empires centraux imposent à la Russie le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918. La Russie perd 80 000 km².

            La guerre continue néanmoins avec les partisans du Tsar (les « Blancs »). Trotsky crée l’Armée rouge et remporte des victoires. Au niveau intérieur la police politique (Tcheka) déporte les opposants. L’économie est nationalisée. Le parti bolchevik devenu parti communiste établi sa dictature. En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.  

 

_ Les Bolcheviks signent le 3 mars 1918 avec les Empires centraux le traité de Brest-Litovsk par lequel la Russie perd d’importants territoires mais cesse la guerre extérieure. La guerre civile contre les « Blancs » (partisans du tsar) continue. Le « communisme de guerre » se concrétise avec la création par Trotsky de « l’Armée rouge » victorieuse. Le parti communiste interdit les autres partis. La dictature se manifeste au niveau économique par l’abolition de la grande propriété foncière et une économie nationalisée, au niveau policier avec la déportation des opposants par la police politique (Tcheka). En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.

 

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

 

A faire à la maison : notée sur 20

 

            T.P. pages 190-191

           

            A. Qu’est-ce que le bourrage de crâne » ?

 

Texte 1 page 190 : Le bourrage de crâne

Question 1 page 191 : Quelles contrevérités apparaissent dans ces extraits de presse ?

_ La presse cherche à minimiser le nombre de morts en affirmant que le nombre de victimes diminue avec le progrès de l’armement.

_ Pour le journal l’Intransigeant les balles et obus ne font que blesser et sont presque inoffensifs !

 

2 page 191 : Quel but visent leurs auteurs ? Quelles peuvent être les réactions de leurs lecteurs ?

_ Les auteurs veulent rassurer les Français sur les conditions de la guerre (projectiles inoffensifs, blessures légères et hommes joyeux).

_ Les propos tenus par les journaux ne sont pas crédibles, ils sont contredits par les faits et les annonces des décès : « pertes effroyables » (l. 2). Les lecteurs se méfient du bourrage de crâne, mais certains cherchent à se rassurer avec ces fausses nouvelles.

 

_ La société est engagée dans la guerre au côté des militaires. La population doit accepter des sacrifices pour l’effort de guerre, c’est la guerre totale. La « mobilisation des esprits » passe par une intense propagande appelée « bourrage de crânes ». Les informations venues de la presse sont contrôlées par la censure, la gravité de la situation cachée aux civils. La propagande guerrière exalte les victoires de l’armée française.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

 

T. P. page 199 : Commenter la « Une » d’un journal

 

Récit : Le 10 septembre 1915 c’est la création du journal le « Canard Enchaîné ». La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent "Le Canard enchaîné". La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du "Canard" : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau

 

_ Par contre, des journaux de tranchées disent la vérité aux poilus, suscitant une tradition qui dure toujours avec le « Canard enchaîné ».

 

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

 

Illustration 3 page 191 : Affiche d’appel à l’emprunt de guerre aux Etats-Unis

Quelle image du soldat allemand est donnée par l’affiche ?

            Le soldat allemand est représenté comme un tueur aux mains et à la baïonnette ensanglantées. Son regard verte de serpent dangereux fixe celui regarde l’affiche. Le militaire, en casque à pointe, surplombe un paysage dévasté (ruines d’églises fumantes…) comme s’il s’apprêtait à sortir d’une tranchée. L’espace bleu entre lui et le spectateur évoque l’océan atlantique où est l’américain qui peut acheter les bonds d’emprunt. Il semble prêt à sortir de la tranchée pour foncer vers l’ennemi… américain ?  

            Le soldat allemand est montré comme un tueur dangereux et menaçant, destructeur de la civilisation (« Hun » et églises détruites).

 

OU

 

Transparent : Etude de document iconographique : L’affiche  Eux aussi font leur devoir.

 

Transparents : Les enfants enjeu de la culture de guerre

 

_ La culture de guerre est la diffusion des modes de pensées nationalistes et guerriers à l’ensemble de la société. La propagande entretient l’idée d’une lutte de la civilisation contre la barbarie (« hun » allemand pour les Américains).    

 

            C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                                           

                        1) La mobilisation des esprits

 

Affiche 2 page 190 : l’Or Combat Pour La Victoire

Quel est l’objectif de cette affiche ?

L’affiche a pour but d’inciter les Français à souscrire aux emprunts de guerre pour financer l’effort de guerre (commande d’armements…).

 

Comment est symbolisée la France ? Quelle image du soldat allemand donne-t-elle ?

_ La France est symbolisée par un coq (symbole gaulois) figurant sur une pièce en or.

_ Le soldat allemand est effrayé (yeux écarquillés) par le coq, il est penché comme s’il perdait le combat.

 

_ Avant guerre l’épargne des Français est importante (« bas de laine » des paysans). Des affiches demandent à ceux-ci de contribuer à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts de guerre.

_ La guerre coûte cher : pour la petite bataille de Malmaison dans l’Aisne la dépense s’élève à 600 millions de francs-or, soit 10% du budget de la France en 1914.      

_ L’Etat doit fournir un important effort financier avec l’aide des emprunts intérieurs (bons de la défense nationale) et extérieurs (crédits) en particulier auprès des Etats-Unis. L’Etat laisse se développer l’inflation : la masse de billets passe de 6 milliards en 1913 à 35 milliards en 1919.

 

 

                        2) La guerre industrielle et économique

 

Tableau statistique 7 page 191 : La guerre économique

10 page 191 : Que révèle ces données quant à la mobilisation de l’économie dans la guerre ?

L’accroissement de la production d’avion est très important. En trois ans de paix le nombre d’avion produit est de 770. Durant la seule année de guerre celui-ci augmente dans des proportions considérables : 3 288. Ensuite, ce chiffre ne cesse de s’enfler : multiplication par 4 pour l’année 1917 (12 310), et doublement entre 1917 et 1918 (25 100). 

 

_ La production industrielle en forte hausse : 770 avions construites de 1910 à 1913, 25 100 en 1918, 13 000 obus par jour avant guerre à 151 000 en juin 1916. Pour assurer cette hausse l’Etat fait appel aux grandes entreprises privées.

_ L’Etat est amené à installer une « économie dirigée » pour répondre aux besoins de guerre. En effet les besoins sont importants : production d’armements, ravitaillement du front et de l’arrière… Et les possibilités réduites à cause du blocus naval contre les Empires centraux, et en France de l’occupation par les Allemands des départements du Nord et de l’Est où se trouvent les mines de charbon, les industries métallurgiques et chimiques.

_ Les industriels travaillent pour l’Etat. En France Louis Renault fabrique des tanks, Marius Berliet des camions. Ils réalisent des profits très importants mais sont considérés dans l’opinion publique comme des profiteurs de guerre.

 

 

                        3) Blocus et guerre sous-marine

 

Texte 6 page 191 : un nouveau type de combat

Question 8 page 191 : Quels sont les buts des Alliés et les buts de l’Allemagne ?

            Les Alliés désirent gagner la guerre en empêchant l’approvisionnement de l’Allemagne et des Empires centraux par le commerce extérieur. Les navires anglais empêchent les neutres et les belligérants de parvenir aux ports allemands. Ainsi, l’industrie de guerre ne pourrait plus fonctionner, les allemands seraient obliger de consacrer leurs efforts à la production de vivres dans leurs pays, et non pas à la guerre.

            Les Allemands veulent agir de même avec les îles britanniques en coulant avec leurs sous-marins les bateaux alliés ou neutres (cas du Lusitania américain qui a coulé avec ces nombreux civils). 

 

Question 9 page 191 : Comment ces buts impliquent-ils les populations civiles ?

            La population civiles souffre des privations causées par les priorités accordées à l’industrie de guerre, et car les importations pour remplacer les produits manquants (aliments…) ne sont plus disponibles à cause du blocus ou de la  guerre sous-marine.

 

_ La guerre économique double la guerre militaire. Les Alliés pratiquent le blocus et empêche les navires d’approvisionner les ports allemands en produits nécessaires à la guerre mais aussi en produits alimentaires. Les Empires centraux doivent détourner une partie de leur effort de guerre pour nourrir soldats et populations. Ces dernières souffrent de privations.

_ Les Allemands mènent une guerre sous-marine à l’encontre des navires alliés ou neutres pour empêcher le ravitaillement des îles britanniques. Le torpillage du Lusitania en 1915, navire neutre transportant de nombreux civils des Etats-Unis, provoque l’hostilité des Américains envers l’Allemagne.

           

 

            D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

 

Texte 4 page 191 : Les femmes à l’usine

Une de journal 5 page 191 : Une de L’Excelsior, le 12 février 1917 

6 page 191 : Quelle image et quel rôle des femmes françaises sont mis en valeur par ces documents ?

_ La femme fournit de nombreux efforts durant la guerre : elle remplace les hommes aux travaux des usines.

_ Cependant les conséquences des lourds travaux réservés aux hommes et du rythme de production intense rendent les conditions de travail difficile. Les femmes sont épuisées par ces travaux : « c’est une loque que l’usine jette à la rue ».

 

7 page 191 : En quoi le texte contredit-t-il et complète-t-il la une de journal ?

_ La femme est effectivement présente à l’usine avec beaucoup de dignité sur la photographie. L’image complète le texte en montrant les machines de production, ses cheveux  sont sous un fichu pour éviter les accidents.

_ Cependant, l’image ne montre pas la très grande fatigue des femmes au sortir de leur travail épuisant.

 

Récit : Les femmes remplacent les hommes partis au front. Elles doivent assumer leurs travaux traditionnels (travail dans le textile ou à la ferme, élever les enfants, soigner les grands-parents âgés mais aussi les invalides et mutilés de retour de la guerre) ; de plus en plus elles remplacent les hommes dans les secteurs prestigieux mais difficiles qui leur étaient réservés.

_ Les besoins en main-d’œuvre sont importants dans les pays en guerre car les travailleurs sont mobilisés. Le gouvernement décide de retirer du front les spécialistes, d‘utiliser des travailleurs des colonies (220 000 nord africains et indochinois), et surtout d’embaucher des femmes en grand nombre.

 

 

_ Les femmes prennent un rôle de plus en plus important dans la guerre industrielle. Les travaux prestigieux et difficiles réservés aux hommes sont occupés avec le départ des hommes au front par des femmes. Elles assument aussi les travaux traditionnels : éducation des enfants, soin des invalides de guerre de retour du front… Dans les fermes les femmes accomplissent leurs travaux agricoles mais aussi ceux de leurs maris.

_ Les employées féminines acquièrent une liberté dans le faits plus grande. Les « munitionnettes » deviennent des suffragettes en faveur des droits des femmes comme le droit de vote. Après guerre les femmes désirent leur émancipation (« garçonnes » dans les années folles).

 

 

Rédigez une synthèse d’une page expliquant comment la guerre totale engage toute la nation française.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (2)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

 

            A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

 

Que révèle la manière dont les Français entrent dans le conflit ?

Comment expliquer cette « Union sacrée » ?

 

Texte 2 page 184 : La mobilisation à Paris

 + Photographie 3 page 184 : En août 1914, départs des soldats mobilisés.

2 page 185 : Quelles sont les attitudes des soldats et des civils sur la photographie ?

            Civils et soldats affichent leur patriotisme en tenant le drapeau tricolore et en chantant (sans doute la Marseillaise). Mais les civils ont une expression sérieuse et grave. La jeune femme tient la main de son mari ou fiancé car elle a conscience de la séparation et de ses risques : on devine ici le soutien de l’arrière (familles) aux soldats.

 

3 page 185. D’après le texte, quels sentiments animent les Parisiens lors de la mobilisation ?

            Les Parisiens sont graves (« solennelle » l. 3). Ils ne partent pas la « fleur au fusil » mais avec sérieux et même tristesse (« La tristesse » l. 5, « n’étaient pas gais » l. 15) ainsi qu’avec beaucoup de dignité : l.5-6 : « La tristesse qui était au fond des cœurs ne s’étalait point ». Le texte insiste sur la détermination des futurs soldats : « ils étaient résolus » l.15, ainsi que sur le soutien de l’arrière (« unanime bienveillance » l.13).

 

(   4 page  185. Ce témoignage concorde-t-il avec ce que montre la photographie ?

            Soldats et civils se montrent déterminés à accomplir leur devoir et partent avec leurs bagages. Le soutien de l’arrière se voit avec la main de la femme dans celle du futur soldat.   )

 

_ Le 3 août 1914 l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les Français entrent dans la guerre avec détermination et dignité. Il n’y a pas d’enthousiasme populaire, de départ « fleur au fusil », mais un fort patriotisme. Les soldats se montrent déterminés à accomplir leur devoir, et les familles restant à l’arrière les soutiennent avec dignité et affection.

_ L’ordre de mobilisation a été lancé le 1er août pour le 2 août. Tous les hommes de 20 à 48 ans sont appelés, soit 3,6 millions de soldats français (face à 4 millions d’Allemands). Les insoumis sont très peu nombreux (1,5% des mobilisés).

 

  Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.  

 

            B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

 

Texte 4 page 185 : Le président de la République appelle à l’ « Union sacrée »

Question 5 page 185 : Quels mots emploient le président de la République pour rallier tous les Français à l’ « Union sacrée » ?

            Le président de la République utilise des termes inattendus dans la République laïque : « devoir sacré » l. 4, texte 2 : « l’union sacrée » l. 2, « foi patriotique » l. 4. 

* La France défend en effet des valeurs considérées comme sacrées (mais non religieuse) : l. 10-11 : « la Patrie du Devoir et de la Justice ».  

* Les textes insistent sur l’union et la mise entre parenthèse des divisions intérieures : l. 9-10 : « il n’y a plus de partis : il y’a la France éternelle… », texte 2 : l.1-2 : « défendue par tous ses fils », l. 3 : « fraternellement assemblés ».

* Enfin, la France se considère comme la victime de l’agression allemande : l. 8 : « le moyen d’assurer la paix dans l’honneur », l. 10 : « la France pacifique et résolue », texte 2 : « Elle (la France) sera héroïquement défendue » l.1, l. 4 : « indignation contre l’agresseur ». On peut noter l’évolution dans le ton des textes entre le 2 août époque de mobilisation, et le 4 août où l’Allemagne a déclaré la guerre à la France.

 

Texte 5 page 185 : Le ralliement de la gauche française

Question 6 page 185 : Par quel argument Léon Jouhaux obtient-il des socialistes qu’ils rompent avec les thèses pacifistes de Jean Jaurès ? Quels sont les buts de la guerre d’après lui ?

Contexte : Jean Jaurès, leader socialiste pacifiste est assassiné à la veille de la guerre (31 juillet 1914). Il avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ».

 

_ Léon Jouhaux indique aux socialistes que la guerre n’est pas voulue ni par la France ni par les socialistes, mais que cette guerre est une guerre défensive : l. 7-8 : « Cette guerre, ne l’avons pas voulue, […] Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l’envahisseur ».

 _ Pour le secrétaire général de la CGT Léon Jouhaux les buts de la guerre sont de deux ordres : défendre la civilisation française et républicaine : l. 9-10 « sauvegarder le patrimoine de civilisation et d’idéologie généreuse que nous a légué l’Histoire » ; un autre but de guerre est de diffuser la liberté aux autres pays, comme les soldats de l’An II lors de la Révolution française débutée en 1789 ; l. 10à 13 « Nous serons les soldats de la liberté pour conquérir aux opprimés un régime de liberté ». Cette liberté peut être politique (république ou démocratie) et sociale (syndicats…).   

 

_ A la veille de la guerre, au niveau politique les forces de gauche (SFIO et CGT) sont pacifistes. Le 16 juillet 1914 Jean Jaurès avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ». Jean Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914 et les socialistes se rallient à la guerre pour la défense de la Patrie et des idéaux républicains.

_ Un accord politique se crée entre les différents partis politiques pour cesser les divisions intérieures au profit de la lutte contre l’ennemi. Il ne s’agit pas d’un renoncement à des idéaux très différents mais d’une « trêve des partis » Cette union nationale est appelée en France : l’ « Union sacrée » selon l’expression du président de la République Raymond Poincaré. La France est dirigée par un gouvernement d’union nationale jusqu’en 1917.

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

 

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

           

            A) Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

 

Photographie 1 page 186 : Le creusement d’une tranchée

Textes 2 page 186 : Paroles de Poilus

Question 1 page 187 : Quelles sont les diverses causes des souffrances des soldats ?

Les causes des souffrances des soldats sont nombreuses :

* L’inconfort des tranchées est important « taudis », « bouge infâme » (l. 1 et 4 du texte 1). Cependant l’abri souterrain protège de l’artillerie allemande.

* La peur est présente (texte 2), ainsi que la faim et la soif : « trois jours […] sans la moindre goutte d’eau à boire » (l. 1 à 3 texte 3) à cause du ravitaillement difficile, surtout pour les unités isolées.

* La mort est omniprésente : avec les cadavres (l. 4 et 6 du texte 3) et l’odeur de putréfaction (« puanteur » l. 3 texte 3). Ces mêmes cadavres nourrissent les rats qui pullulent dans les tranchées et sont habitués à la présence humaine. Aux rats s’ajoutent les vermines, les poux et les puces.

 

_ Les combats sont très éprouvants. A la fin 1914 les troupes françaises comptent 500 000 morts en particulier à cause des uniformes voyants et de l’absence de casque. Avec la guerre de position se généralise l’emploi d’armes mortelles comme le gaz moutarde ou Ypérite (car utilisé à Ypres par les Allemands) et le feu intensif de l’artillerie. 

_ Les conditions de vie des soldats sont déplorables. Les soldats vivent dans des tranchées boueuses, au contact de la mort lors des attaques et avec le feu de l’artillerie allemande, en présence des cadavres déterrés par l’explosion d’obus. L’absence d’hygiène mais aussi la boue, la vermine, les puces et les poux  font des soldats des « poilus ». Le ravitaillement difficile  provoque la faim et la soif des soldats. Les rats pullulent. Jusqu’en 1917 les permissions sont rares.

 

 

Texte 7 : L’ennui

* Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important sous risque de dépression (texte 7, l.1 : « je suis si déprimé »).

 

_ Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important. Le courrier relie les soldats à leurs familles. Les soldats sont majoritairement d’origine rurale car les ouvriers sont mobilisés dans les usines d’armement. Les poilus sont soucieux de leur famille et lorsqu’ils sont agriculteurs de leurs fermes.

 

 

            B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

 

Transparent chronologie

 

_ Pendant l’année 1916 se déroule la bataille de Verdun voulue par le commandement allemand pour « saigner à blanc » l’armée française. La bataille fait 377 000 victimes (dont 275 000 morts) chez les Poilus et 337 000 (240 000 décès) pour les Allemands. 

 

Contexte : * En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

 * Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

 

Texte 4 page 187 : Le sacrifice des Sénégalais

Question 5 page 187. Pourquoi peut-on dire, d’après ces deux témoignages, que les Sénégalais du chemin des Dames ont été « sacrifiés » ?

Les troupes coloniales africaines (dont toutes ne venaient pas du Sénégal) employées lors de l’offensive de la Somme ont été sacrifiés selon M. Diagne car les Sénégalais ont demandés des renforts en vain ; le premier texte le confirme en indiquant l’absence de préparation des services sanitaires et hospitaliers, mais surtout le fait que les Sénégalais ont été pris sous le feu mal réglé des Français et  celui des Allemands, tués par des tirs ennemis et amis. 

 

_ En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

_ Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

_ L’échec des grandes offensives s’accompagne de nombreux sacrifices inutiles de vies humaines. Les soldats sont considérés comme de la « chair à canon ». L’absence de renforts pour consolider les conquêtes minimes (une tranchée) chèrement payées (parfois 60% de pertes),  mais aussi la mauvaise organisation des services sanitaires multiplie le nombre de morts.

 

Quelles conséquences ces atrocités peuvent-elles avoir sur la volonté de combattre des troupes ?

 

_ Les soldats Français (influencés par la révolution russe) demandent l’arrêt des combats inutiles et refusent de continuer le combat, mais sans abandonner les tranchées.

_ La nomination de Pétain comme commandant en chef permet de mettre fin aux mutineries.  Celui-ci accorde plus de permissions, améliore les conditions de vie des soldats, abandonne les grandes offensives mais fait fusiller aussi quelques mutins.

 

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (1)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LES BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA PREMIERE GUERRE MONDIALE   (1914-1918)

 

Manuel Histoire Nathan 1ère L/ES

 

Introduction : La 1ère Guerre Mondiale entraîne la mobilisation de 9 millions de Français, mais aussi la mort de 1 400 000 personnes et la dévastation d’une grande partie du territoire. Les Français dans la guerre consentent de lourds sacrifices. La mobilisation est non seulement militaire mais aussi économique et humaine, concernant à la fois les hommes et les femmes. La guerre est totale. Elle entraîne des changements dans le vécu des individus : présence du deuil et organisation du souvenir, apaisement des luttes religieuses, évolution des rôles féminin et masculin

Problématique :

            En quoi la guerre entraîne-t-elle la « brutalisation de la société » dans la culture de guerre  et la guerre totale ?

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

 

            A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

 

Double chronologie page 170 : Triple Entente ; Triple Alliance puis Triplice

Qui composent les alliances ? Dans quels buts ?

_ Les Alliances regroupent les grands pays européens : la Triplice (Autriche-Hongrie et Allemagne, Italie), et la Triple Entente (ou Grande Entente) : France et Russie, Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, elles ont pour but de se défendre collectivement contre une agression extérieure.

 

Les alliances sont-elles solides entre les membres ?

_ Les alliances sont défensives, elles n’entraînent pas l’entrée en guerre automatique de leur membre en cas d’attaque d’un des alliés contre un autre pays.

_ Dans le cas des Empires centraux la Russie s’est une première fois détachée de la Triple Alliance, et surtout l’Italie s’allie à la Triple entente en 1915.

 

_ En 1914 l’Europe domine le monde par ses colonies, sa prospérité (puissance industrielle, réussites commerciales, capitaux), ses techniques et sa culture. La concurrence économique est forte entre l’industrie allemande et le commerce britannique. Mais cet état de paix est celui d’une « paix armée » de 1871 à 1914 caractérisée par une course aux armements et la mise en place de systèmes d’alliances opposées.

_ La Triplice regroupe les empires centraux (l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie) et l’Italie depuis 1882. La Triple Entente à partir de 1907 allie la République française et la monarchie absolue de Russie, mais aussi la monarchie parlementaire du Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, et parfois fragiles. L’Italie a des visées territoriales sur une partie de l’Autriche-Hongrie peuplée d’Italiens. Cependant, les deux blocs préparent la guerre.

 

Méthode : exploiter une caricature

 

1. Présenter le document

 

2. Décrire et identifier

 

3. Interpréter

 

            _ Repérer :

* La nature du document

* L’auteur (s’il est identifiable)

* La date

* Le support

 

_ S’interroger sur :

* Le contexte historique général

* Le(s) commanditaire(s)

* Le(s) destinataire(s)

 

            _ Observer l’image :

* Les personnages, leurs attributs.

* Les symboles, les allégories

* Les exagérations, simplifications.

* Le rapport texte/image

Identifier

* Les personnages et les symboles

 

_ S’interroger sur le but recherché :

* Le message délivré, explicite et implicite l’effet attendu par la caricature.

 

S’interroger sur la portée du document :

* Replacer le document dans son contexte

* rechercher son impact ou ce qu’il révèle du regard des contemporains.

 

1. Présenter le document

_ Le document est une carte satirique de l’Europe intitulée « Alerte, les chiens aboient » datant de 1914.

_  En 1914 l’Europe domine le monde mais commence une effroyable guerre. L’affiche est anglaise et montre la puissance du Royaume-Uni et de ses Alliés face aux ennemis allemands et austro-hongrois.

_ L’affiche est destinée aux anglais, de façon à pousser ceux-ci à s’engager dans la guerre, car l’armée anglaise est constituée de volontaires.

 

2. Décrire et identifier

_ Les belligérants sont représentés par des chiens et des personnages. Les « chiens de guerre » s’affrontent.

* Sur fond clair : les alliés et les Neutres favorables.

_ Le Royaume-Uni est figuré par un soldat bien armé, avec de nombreux navires, mais aussi un bulldog à cheval entre Royaume-Uni et la France. Les Alliés sont puissants (France de même taille que le bulldog anglais), surtout le « rouleau compresseur russe » piloté par le tsar Nicolas II, montrant l’immensité de la taille de l’armée russe.

* Sur fond vert :

_ Le kaiser Guillaume II est reconnaissable par ses moustaches et son casque à plumet ridicule. L’Autriche-Hongrie est incarnée par le chien dont la queue est douloureusement écrasée par le rouleau compresseur russe. La Turquie avec son fez rouge et son petit chien, manipulant des bateaux, n’est qu’une pâle réplique du Royaume-Uni. 

* Sur les fonds les personnages « folkloriques »,  traditionnels sont imprimés : toreros espagnols, cosaques et ours russes…

 

3. Interpréter

_ L’image cherche à rassurer les Anglais. En effet, l’orientation des personnages secondaires est rassurante, en effet ils sont tournés vers les Empires centraux, prêts à entrer en conflit contre eux. La carte montre aussi la force des Alliés (Rouleau compresseur, alliance franco-anglaise). Celle-ci terrasse déjà les forces ennemies encerclées : l’Autriche-Hongrie hurle de douleur, hors l’Allemagne a les yeux écarquillés et ne peut agir car la laisse le relie à l’Autriche-Hongrie et gène ses mouvements. 

_ La carte montre le regard des  contemporains anglais : leur sensation de force, de confiance dans leur armée, de croyance en une guerre courte (l’Autriche-Hongrie est déjà touchée), mais aussi son rôle de protectrice (elle protège le petit chien belge), car le Royaume-Uni est entrée en guerre choquée par l’invasion de la Belgique neutre.

 

 

 

            B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

 

                        1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Quels sont les « points chauds » en Europe ? Pourquoi ?

_ Les points chauds sont nombreux aux frontières des pays, en particulier au centre de l’Europe et dans les Balkans.

* Les contentieux sont nombreux : entre la France et l’Allemagne pour la possession de l’Alsace-Lorraine (esprit de revanche) ; entre l’Allemagne et le Danemark pour le Schleswig Holstein (pangermanisme allemand) ;  mais encore pour les trois empires (Empire allemand mais surtout les empires multinationaux d’Autriche-Hongrie et de Russie) pour maintenir les Polonais dans la servitude.

* pour l’Autriche-Hongrie les zones de tensions sont nombreuses : l’empire regroupe plusieurs nationalités qui désirent parfois devenir libres pour former (Pologne) ou rejoindre (Roumanie, bosniaques, italiens…) un Etat-Nation.  

* Les Etats Balkaniques sont des foyers de tensions. Les pays sont pluri-ethniques, et les populations et territoires sont revendiqués par plusieurs pays.

_ Les causes de l’existence de points chauds sont les revendications frontalières contradictoires (entre l’Allemagne et la France), la montée des nationalismes pour la création d’un pays regroupant territoire et peuple (Etat-nation).

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

 

_ Les tensions sont fortes en Europe du fait des revendications frontalières contradictoires,  de la montée des nationalismes :

            * Le pangermanisme allemand (volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays) et le rêve de revanche français pour reconquérir l’Alsace-Lorraine opposent traditionnellement ces deux pays depuis 1871.

            * L’existence d’Empires multinationaux est menacée par ces nationalismes, en particulier l’Etat pluri-ethnique de l’Autriche-Hongrie, mais aussi les empires centraux par la volonté d’indépendance des Polonais.

_ Les Balkans concentrent les zones de tensions. Les pays se sont récemment émancipés de l’Empire Ottoman. Les Etats balkaniques ont de multiples revendications contradictoires. Leurs nationalismes et leur désir de créer un Etat-nation (pays regroupant un peuple et son territoire) les opposent. Ils s’appuient alors sur les Grands Etats (Russie pour la Serbie).

 

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

Etat-nation : pays regroupant un peuple et son territoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

                        2) L’engrenage des alliances

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Les grands Etats sont-ils alliés aux petits pays des Balkans ?

Oui, en particulier la Serbie slave et la Russie slave également.

 

Quel événement déclenche la guerre ? Pourquoi ?

_ Récit (attentat de Sarajevo) : Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France.

 

Quel pays n’entre pas en guerre ? Pourquoi ?

L’Italie, car la Triplice est une alliance défensive et ce sont l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne qui déclarent la guerre. 

 

_ Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois le 23 juillet.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France. Après l’invasion de la Belgique le Royaume-Uni entre en guerre à son tour.

 

            C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

 

Carte page 175 : Les fronts européens de 1914 à 1918

Carte page 174 : Le front occidental de 1914 à 1918

Rédiger un récit relatant les évolutions de la guerre de 1914-1918 sur les différents fronts.

 

_ Pour emporter rapidement la guerre prévue pour être une guerre courte, les Etats-majors conçoivent une guerre de mouvement. Cependant la bataille de la Marne à l’Ouest stoppe l’avance allemande ; celle de Tannenberg à l’Est marque le 1er échec russe. Fin 1914 la décision n’a pu se faire et les armées s’enterrent dans les tranchées pour une longue guerre de position. De nouveaux Etats européens entrent dans le conflit.

_ Les années 1915 à 1917 sont marquées par l’échec de violentes offensives. Les Alliés échouent en 1915 en Dardanelles et en 1916 sur la Somme ; la même année, les Allemands ne parviennent pas à faire céder les Français à Verdun.

_ En 1917, le retrait russe consécutif aux troubles et révolutions et l’entrée en guerre des Etats-Unis modifient les données du conflit.

_ Les Allemands reprennent l’offensive à l’Ouest en 1918, car ils disposent momentanément d’un rapport de forces favorable mais leurs attaques échouent. A partir du mois de juillet, les Alliés sont partout victorieux. Les Empires centraux s’effondrent. L’Allemagne signe l’armistice le 11 novembre 1918.

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : La colonisation (3)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

IV. Pourquoi et comment la colonisation est-elle contestée ? 

 

Texte 1 page 86 : « La chute du mythe de l’homme blanc »

Question 1 page 87 : Pourquoi l’auteur parle-t-il de la « chute du mythe de l’homme blanc » ?

L’auteur évoque le retour des soldats après la 1ère Guerre mondiale. Les tirailleurs africains évoquent la vie dans les tranchées et leurs dures conditions de vie partagées avec les soldats blancs. Les anciens soldats racontent à la veillée en famille leurs expériences.

 

Question 2 page 87 : Quels ont été d’après lui les effets de la guerre sur la population africaine ?

_ La guerre provoque sur la population africaine la fin du prestige de l’homme blanc qui n’est plus considéré comme « invincible et sans défauts» (l. 5), un « surhomme » (l. 17).

_ Deuxième conséquence de l’évolution des mentalités : les Africains osent revendiquer l’égalité dans les pensions militaires,  puis aspirent à l’émancipation.

 

_ La 1ère Guerre mondiale a été baptisée « le suicide de l’Europe ». En effet elle est affaiblie à cause de la perte en hommes. Des pays comme les Etats-Unis et le Japon concurrencent désormais les puissances européennes. Durant la guerre la puissance économique de l’Europe s’est affaiblie (la France a perdu plus de 60% de ses placements à l’extérieur).

_ Les soldats des colonies qui ont participé à la Grande Guerre doutent de la supériorité européenne. Les Européens ne peuvent plus prétendre incarner les valeurs du progrès après s’être livré à un tel massacre.

 

5 Page 87 : Affiche contre la colonisation

Question 9 page 87 : Présentez le document.

L’affiche contre la colonisation est commanditée par le Parti communiste et  la CGTU (CGT Unitaire communiste). Elle a été publiée en 1930 lors de la célébration du centenaire de la conquête de l’Algérie par la France. Elle a pour but de dénoncer l’exploitation des colonies et de créer un courant d’opinion en faveur de l’indépendance.

 

Question 10 page 87. En réfléchissant au texte, au dessin et à la composition, montrez sur quelle opposition fondamentale est construite cette affiche et quel en est le message.

L’affiche oppose deux situations.

* Dans un premier cas, on voit sur le côté du triangle un village algérien où le maigre paysan peine à labourer la terre. La légende indique : « Aux uns la misère …»

* Dans le second cas, de l’autre côté du triangle, on voit de luxueux bâtiments français ornés du pavillon tricolore. Dans des chaises longues paressent des Français sirotant des boissons. La légende indique : « …aux autres la richesse ! »

* Au centre de l’image sont deux espaces triangulaires, l’un attire le regard : il est inversé (signe d’écrasement) et en son centre un algérien reconnaissable à son fez est attaché par des chaînes de fer. Il est le symbole de l’esclavage du peuple algérien. A ses pieds se trouvent les productions de l’Algérie destinées non aux Algériens mais aux Français. 

 

_ Les mouvements d’extrême gauche comme le parti communiste sont opposés à la colonisation. Les mouvements indépendantistes trouvent leurs cadres dans le parti communiste. C’est le cas pour l’Indochine avec Hô Chi Minh (1890-1969). L’Internationale communiste appelle dès 1919 les « esclaves coloniaux d’Afrique et d’Asie » à lutter pour leur indépendance.

 

Photographie 4 page 87 : Manifestation à Bombay (Inde) en 1930.

Question 7 page 87 : Décrivez la photographie : quelle est l’attitude des manifestants et celle des forces de l’ordre ?

* Dans la photographie les manifestants sont couchés devant les grilles et n’ont aucun acte violent. Ils refusent de coopérer avec l’administration anglaise. 

* Les forces de police attendent à l’ombre. Ils sont également Indiens et ne montrent aucune hostilité envers les manifestants ou le fonctionnaire anglais. Néanmoins ils surveillent que tout se passe sans violence.

 

Question 8 page 87 : Quels sont l’enjeu et la finalité de ces manifestations ?

_ Les manifestations pacifiques ont pour but de contraindre les Britanniques à accorder l’indépendance aux Indiens. Ils jouent sur le fait que les Britanniques ne sont qu’une minorité pour diriger l’Union Indienne et ont besoin du concours des Indiens pour administrer l’immense pays.

_ La finalité est d’obtenir pacifiquement l’indépendance de l’Union indienne.

 

+ Biographie de Gandhi page 77

 

_ Le premier parti nationaliste, le parti du Congrès, est né en Inde en 1886. Le Mahatma Gandhi (1869-1948) préconise la non violence active. En 1921 il incite au boycott des produits britanniques et à désobéissance civile : refus de l’impôt et marches contestataires.

_ Gandhi est une figure populaire à cause de sa pauvreté volontaire, de ses jeûnes de protestation, de ses séjours en prison.

 

 

Les autres mouvements nationalistes sont :

_ En Palestine les populations arabes se soulèvent contre l’installation de colons juifs avec l’accord des Britanniques. Ceux-ci reprennent le contrôle de la situation et annonce la limitation de l’immigration juive en 1939.

_ En Afrique du Nord : Abd El-Krim attaque le Maroc espagnol en 1921 puis envahit le Maroc en 1925. Le maréchal Pétain écrase la rébellion. Le mouvement marocain de l’Istiqlal, le mouvement tunisien Néo-Destour autour de Habib Bourguiba appellent à la lutte pour l’indépendance dans les années 1930.

 

 

TL Fiche d’objectifs géographie n°1

 

L’Europe et le monde dominé

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quels sont les principaux Empires coloniaux en 1914 ?          

                A. Sur quels territoires s’étendent les Empires coloniaux ?

                B. Quels sont les différents statuts des colonies ?

II. Quelles sont les causes de l’expansion européenne ?

                A. Puissance industrielle

B. Révolution des transports

C. Puissance démographique

III. Quelles sont les diverses formes économiques, politiques et culturelles de la domination européenne ?

                A. Comment s’exerce la domination économique ?

                B. Quelles sont les rivalités européennes pour établir une domination politique et militaire sur des colonies ?

C. Quelles conceptions justifient la colonisation ?

IV. Pourquoi et comment la colonisation est-elle contestée ? 

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Dominion : (p. 74) : possession anglaise ayant le droit de se gouverner elle-même, tout en reconnaissant la souveraineté britannique.

Protectorat : (p. 75) : Régime juridique établi par un traité international selon lequel un Etat « protecteur » en contrôle un autre, surtout pour les questions diplomatiques et militaires.

Impérialisme (p. 73) : Politique d’expansion d’un Etat qui cherche à assurer sa domination politique, culturelle et économique sur d’autres.

Civilisation (p. 72) : Mot désignant les genres de vie, les valeurs, les croyances, les techniques et l’organisation politique et sociale d’une population. Au XIX siècle, « civiliser » était défini dans les dictionnaires comme « faire sortir de la barbarie, améliorer du point de vue moral, intellectuel et industriel ».

Concession (p. 330) : enclave territoriale dans les ports où l’Etat chinois ne pouvait plus exercer sa compétence à l’égard des étrangers, du milieu du XIX siècle à la Seconde Guerre mondiale.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

Les empires coloniaux anglais et français

 

4/ JE CONNAIS LES BIOGRAPHIES DE :

 

- Hô Chi Minh      - Gandhi

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE HISTORIQUE

5/ JE SAIS ETUDIER UN TABLEAU CHIFFRE

6 / JE SAIS METTRE EN RELATION IMAGE ET TABLEAU CHIFFRE

7/ JE SAIS ANALYSER UNE CARICATURE

8/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

9/ JE SAIS ANALYSER UNE AFFICHE

10/ JE SAIS ANALYSER UNE PHOTOGRAPHIE

 

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