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Cours Histoire 1ère S : En quoi Berlin est un lieu symbolique de la Guerre froide (1945- 1991) ?

14 Février 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

EN QUOI BERLIN EST UN LIEU SYMBOLIQUE DE LA GUERRE FROIDE 

 (1945-1991) ?

 

3 heures                                                                                              Manuel Nathan Côte 2011

 

 

 

Lien Eduscol : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/98/9/02_RESS_S_1_HIST_Th2_284989.pdf

 

 

 

 

 

Introduction : Les termes de « Guerre froide » sont apparus en 1947 sous la plume du journaliste Walter Lippmann. La Guerre froide désigne la période d’affrontement indirect entre 1947 et 1991 entre les deux superpuissances des Etats-Unis et de l’URSS.

 

Les deux Grands disposent de puissants moyens :

 

* armée surpuissante : neuf millions de soldats américains pendant la guerre du Vietnam, l’URSS cinq millions. Armées équipées de chars d’assaut et d’avions de combat, de flottes présentes sur tous les océans et sous marins lanceurs de missiles nucléaires…

 

* de la capacité nucléaire d’anéantir toute vie sur la planète selon le système MAD (Destruction Mutuelle Assurée).

 

De cette situation surgit un équilibre de la terreur, mais marquée par plusieurs crises dont Berlin est très souvent le cadre. Cette ville est le reflet de la division du monde et de l’Europe dans la Guerre froide entre un bloc démocratique et un bloc communiste, ainsi que de ses crises : crise du blocus de Berlin en 1948-1949, crise lors du construction du mur en 1961, mais aussi de la chute du communisme avec la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989.

 

 

 

 

 

« Qui tient Berlin tient l’Allemagne » pour Lénine…

 

 

 

 

 

Problématique : Comment le cas de Berlin (1945-1989) permet-il de comprendre la guerre froide ?

 

I. Quelles sont les origines des crises de Berlin ?

 

 

 

Carte 1 page 150 : L’Europe dans les années 1950

 

Carte 2 page 150 : L’Europe dans les années 1980

 

Question 1 page 151 : Que sépare le rideau de fer ?

 

_ Le  « rideau de fer » est une expression de Winston Churchill en 1946 indiquant la séparation de l’Europe en deux blocs opposés pendant la Guerre Froide (guerre idéologique qui oppose les Etats-Unis et l’URSS de 1947 à 1991, sans affrontement direct du fait de la dissuasion liée à l’arme nucléaire). . Ce rideau de fer passe à travers l’Allemagne, séparant l’Europe et l’Allemagne en deux blocs opposés :

* une Europe occidentale démocratique et à économie de marché (capitaliste). L’Allemagne de l’Ouest et Berlin-Ouest bénéficient des aides financières du Plan Marshall et de la protection de  l’OTAN.

* une Europe de l’Est sous domination soviétique, constituée de dictatures communistes nommées démocraties populaires. Les pays communistes sont regroupés dans une alliance militaire intitulée Pacte de Varsovie. L’Allemagne de l’Est et Berlin Est, après la dévastation de la seconde guerre

 

Rideau de fer (p. 155) : Expression employée par Churchill lors d’un discours prononcé à Fulton (Etats-Unis) le 5 mars 1946, pour dénoncer l’installation des régimes communistes en Europe de l’Est et déplorer leur isolément du reste du continent.

 

OTAN (p. 155) : (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) : Organisation civile et militaire de l’Alliance atlantique, mise en place en 1950 et rassemblant à l’origine, autour des Etats-Unis, le Canada et dix pays d’Europe occidentale.

 

Démocraties populaires (p. 152) : Nom donné par les Soviétiques aux pays communistes d’Europe de l’Est. Les démocraties populaires sont en réalité des régimes dictatoriaux.

 

Pacte de Varsovie (p. 155) :   Alliance militaire fondée en 1955 pour faire contrepoids à l’OTAN, rassemblant l’Union soviétique et les pays d’Europe de l’Est.

 

 

 

 

 

 

 

Carte 2 page 158 : Berlin et les deux Allemagnes

 

Question 1 page 159 : Pourquoi la ville de Berlin est-elle au cœur de l’affrontement entre les deux blocs ?

 

_ La conférence de Potsdam du 17 juillet au 2 août 1945 fixe le sort de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale :

* L’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation : une orientale avec l’occupation soviétique et trois occidentales avec les présence américaine, britannique et française. L’Allemagne est donc coupée en deux entre Alliés et URSS de part et d’autre du rideau de fer.

* Berlin est elle aussi divisée entre deux zones d’occupation alliée et soviétique. Berlin-Ouest devient une vitrine de l’Occident capitaliste au milieu de la RDA soviétique.

 

 

 

 

II. En quoi les crises de Berlin montrent les aspects et les étapes de la Guerre froide ?

 

 

 

            A. Comment le blocus de Berlin manifeste les tensions du début de la guerre froide ?         

 

 

 

En quoi le blocus de Berlin montre que les épreuves de force de la guerre froide  ne sont pas des confrontations militaires directes ?        

 

 

 

 

 

SITE INA Blocus de Berlin

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/AFE85002228/les-dernieres-images-du-blocus.fr.html

 

 

 

 

 

Texte 1 page 158 : Le blocus de Berlin-Ouest (1948-1949)

 

Carte 2 page 158 : Berlin et les deux Allemagnes

 

Question 2 page 159 : Qu’est-ce que le blocus de Berlin ? Comment les Occidentaux parviennent-ils à le contrer ?

 

_ Les accès sont limités entre l’Allemagne de l’ouest et Berlin-Ouest. En effet seulement trois couloirs de circulation, terrestres et aériens permettent de relier les deux zones occidentales.

_ Staline décrète un blocus qui commence le 24 juin 1948 et bloque tous les accès routiers et ferroviaires de Berlin-Ouest afin d’asphyxier la ville. Les Berlinois de l’ouest auraient pu rencontrer des difficultés pour s’approvisionner en produits de premières nécessité : aliments, médicaments, etc… Pour le chancelier Konrad Adenauer le but des Soviétiques est de « forcer les Occidentaux à se retirer et faire passer toute la ville sous leur autorité ». Le blocus de Berlin dure entre le 24 juin 1948 et le 12 mai 1949. C’est la première tension diplomatique et militaire entre les deux superpuissances.

_ Les Etats-Unis ripostent immédiatement au blocus soviétique par un pont aérien. Le président américain Truman indique qu’il ne veut « ni abandon, ni troisième guerre mondiale ».  Le « pont aérien » dure 11 mois, avec un avion cargo toutes les trois minutes sur les trois aéroports disponibles, des milliers d’avions au total qui transporte près de 2.5 millions de tonnes de ravitaillement en un an. (277 728 vols en 322 jours)

_ La fermeté des Américains incite Staline à lever le blocus le 12 mai1949. RDA (communiste) et RFA (démocratique) sont désormais deux Etats allemands distincts en 1949.

 

Blocus (p. 167) : Opération visant à isoler une zone (ville ou pays) par la force, en la privant de toute communication avec l’extérieur.)

 

Joseph STALINE (p. 392) : (1879-1953) Né en Georgie, il devient Secrétaire général du parti communiste en 1922. Après la mort de Lénine, il prend le pouvoir et se débarrasse un à un de ses adversaires politiques. Il engage, en 1929, l’URSS dans le « Grand tournant » : une politique de transformation radicale de l’économie et de la société, dans un climat de terreur. Soucieux de la sécurité de l’URSS avant tout, il signe en 1939 un pacte de non-agression avec Hitler. En 1941, il mobilise la population dans la « grande guerre patriotique » et rejoint les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans la Grande Alliance. Après 1945, il participe à l’élaboration du nouvel ordre mondial et impose le communisme aux pays d’Europe de l’Est occupés. Il est un acteur majeur des premières crises de la Guerre froide.

 

TRUMAN (p. 393) : (1884-1972) Vice-président de Roosevelt en 1944. Il devient président des Etats-Unis en avril 1945. Il participe à la conférence de Potsdam et décide d’utiliser la bombe atomique contre le Japon pour accélérer la fin de la guerre en Asie. Il élabore la politique du containment et accepte l’idée du plan Marshall en 1947, entraînant les Etats-Unis dans la Guerre froide.

 

 

 

 

 

 

 

B. Pourquoi le Mur de Berlin illustre à la fois l’échec du communisme et le duel des K de la guerre froide ?

 

 

 

1. En quoi la construction du mur de Berlin répond à des difficultés du communisme ?

 

 

 

Photographie 3 page 159 : La construction du mur en 1961

 

Texte 4 page 159 : La décision de construire le mur

 

Question 3 page 159 : Pourquoi le mur est-il construit en 1961 ? Remplit-il ses objectifs ?

 

* Le mur de Berlin est construit par la RDA pour « protéger la RDA » (l. 5) et « mettre un terme aux activités hostiles […] de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest ». A ce but politique s’ajoute un aspect policier de meilleur contrôle policier des déplacements de la population : « système de contrôle » (l. 10), « contrôles efficaces » (l. 16), « permis spécial pour franchir la frontière de Berlin-Ouest. » (l. 21-22).

 

 

 

_ Le mur séparant Berlin-Est de Berlin Ouest (55% de la ville, 484 km²) est construit par la RDA (République Démocratique allemande), avec l’accord de l’URSS, dans la nuit du 12 au 13 août 1961. La décision de construire le mur corresponde à des nécessités idéologiques et économiques :

* Economique : Le contraste entre la prospérité de Berlin-Ouest alimentée par l’aide américaine et l’austérité de Berlin-Est devient de plus en plus frappant. Cette situation est renforcée par le départ depuis 1949 de 2,6 millions d’Allemands de l’Est, privant la RDA de main-d’œuvre. L’émigration est-allemande est ainsi une arme économique contre le régime communiste (1960 : départ de 216 642 personnes).

* Idéologique : L’émigration massive a une signification politique. La perte d’un cinquième de sa population par la RDA montre le refus de la population de vivre dans une dictature communiste. Les Allemands de l’Est « votent avec leurs pieds » en quittant la RDA pour Berlin-Ouest et la RFA.

_ Le mur parvient à remplir ses objectifs de contrôle de la population. 500 000 personnes franchissaient la ligne de démarcation entre Berlin-Est et Berlin-Ouest chaque jour avant sa construction (visite familiale, travail, achats). La police de la RDA ne parvenait pas à contrôler ces déplacements. Après la construction de 155 kilomètres de murs, de bunkers et de miradors le départ de Berlin-Est est une fuite dangereuse. D’août 1961 au 8 mars 1989, 5 075 personnes réussissent à s’évader de l’Est au péril de leur vie (588 morts).

 

En complément : http://www.diploweb.com/Mur-de-Berlin-vie-mort-et-heritage.html

 

 

 

Quelles sont les conséquences de la construction du mur de Berlin pour les habitants ?

 

_ L’encerclement de Berlin-Ouest par le Mur de Berlin s’accompagne d’une diminution des points de passage (passant brutalement de 81 à 7). Les échanges économiques cessent entre les deux Berlin. 63 000 berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est. Les familles sont séparées et ne peuvent parfois se retrouver qu’après 28 années !

 

 

 

2. En quoi les réactions internationales à la construction du mur de Berlin montrent une guerre idéologique pendant le duel des K ?

 

 

Texte 5 page 159 : La réaction de Kennedy : « Ich bin ein Berliner »

 

Question 5 page 159 : Pour Kennedy, pourquoi le mur est-il un symbole de la Guerre froide ? Pourquoi signifie-t-il la « faillite du système communiste » ?

 

_ Le duel des K est l’opposition entre le dirigeant soviétique Khrouchtchev et le président américain Kennedy. Il prononce en 1963 à Berlin-Ouest un discours où il dénonce le mur de Berlin. Il érige Berlin en symbole de la liberté face à un système communiste privant les hommes de liberté à travers l’expression « Ich bin ein Berliner ». Le mur de Berlin fait de Berlin Est et de la RDA une prison où la population est surveillée par la police politique (Stasi).

_ Ce discours est l’occasion dans la guerre idéologique entre Etats-Unis et URSS d’opposer deux systèmes comme en1947 avec la doctrine Jdanov du nom du collaborateur de Staline accusant les Etats-Unis d’impérialisme, et la doctrine Truman se dressant contre l’impérialisme de l’URSS et demandant l’ « endiguement du communisme ». La propagande existe des deux côtés. Le même mur est appelé « Mur de la Honte » pour les occidentaux et « Mur de protection antifasciste » par les communistes. 

 

John F. KENNEDY (p. 167) : (1917-1963) Président des Etats-Unis de 1960 à 1963, il se distingue par son habile gestion de la crise de Cuba et sa décision d’engager militairement son pays au Vietnam. Il est assassiné à Dallas en 1963.

 

 

 

 

 

LES CRISES DE BERLIN A TRAVERS LES ACTUALITES

 

 

 

LIENS INA :

 

 

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAC89047963/historique-du-mur-de-berlin.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/I00000294/construction-du-mur-de-berlin-temoignages-des-allemands-separes.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/video/AFE85009973/le-president-kennedy-a-berlin-ouest.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/media/petites-phrases/video/I07065860/kennedy-ich-bin-ein-berliner.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAB89047469/chute-du-rideau-de-fer-retro-mur-de-berlin.fr.html

 

 

 

Ressources multiples : http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/66589854/0/fiche___ressourcepedagogique/&RH=1160766403250

 

 

 

L’émigration de RDA et les soldes migratoires RFA/RDA (1950-1969)

 

 

Départs de RDA

Arrivée en RDA

Soldes pour RDA

1950-1961

354 552

400 315

- 3 454 237

1962-1969

221 538

37 209

- 184 329

Total 1950-1969

4 076 090

437 524

- 3 638 566

 

SOURCE De la "catastrophe" à la construction du Mur par Jean-Paul Cahn,Ulrich Pfeil

 

C. Comment la chute du mur de Berlin montre la fin du communisme dans les démocraties populaires ?

 

           

 

Texte 6 page 160 : L’attitude décisive de l’URSS

 

Photographie 7 page 160 : Manifestations à Berlin-Est, le 4 novembre 1989

 

Texte 10 page 161 : Berlin, 1989 : la fin de la Guerre froide.

 

Question 7 page 161 : Qu’est-ce qui explique la chute du mur de Berlin ? Distinguez les facteurs internes et les facteurs externes à la RDA.

 

* En 1989, le gouvernement de la RDA ne parvient plus à enrayer l’émigration car celle-ci utilise un nouvel espace de transit, la Tchécoslovaquie, pour se rendre en Hongrie. Et ce pays finit, sous la contrainte des milliers de voitures fuyant l’Est, par ouvrir ses frontières avec l’Autriche. Cette ouverture est définitivement actée le 10 septembre 1989 par le démantèlement définitif du rideau de fer à la frontière austro-hongroise. Le mur de Berlin, puisqu’il peut être et est contourné par ces Allemands de l’Est qui fuit avec leurs voitures trabans, perd largement de son utilité initiale.

 

 

 

_ La chute du mur de Berlin se produit le 9 novembre 1989. Plusieurs facteurs expliquent cet évènement qui constitue une rupture au sein de la Guerre froide :

* Facteurs externes à la RDA :

- L’arrivée d’un nouveau dirigeant à la tête de l’URSS en 1985 M. Gorbatchev provoque des mutations profondes dans le bloc de l’Est (réformes, désir de paix avec les Etats-Unis). En octobre 1989 M. Gorbatchev annonce que l’URSS refuse d’intervenir dans les démocraties populaires (comme ce fut le cas en 1956 lors de l’insurrection de Budapest ou en 1968 lors du « printemps de Prague » en Tchécoslovaquie). Désormais les démocraties populaires sont libres de choisir leur système politique.

- Les démocraties populaires ouvrent leurs frontières. Des milliers d’Allemands de l’Est se rendent à la frontière austro-hongroise pour pouvoir rejoindre l’Occident démocratique. L’exode massif  des Allemands de l’Est contourne le mur de Berlin qui n’a plus d’utilité.

* Facteurs internes à la RDA : Les manifestations se multiplient en RDA. Les anciens dirigeants de la RDA (comme Erich Honecker qui dirigeait la RDA depuis 1971) démissionnent peu avant la décision d’ouvrir la frontière avec la RFA le 9 novembre 1989. Les manifestants commencent à détruire le mur de Berlin.

 

Mikhaïl GORBATCHEV (p. 390) : Adhérent du parti communiste en 1952, il devient membre du Politburo en 1980 et secrétaire général du parti en 1985. Il tente de réformer le système soviétique en lançant la perestroïka et la glasnost. A l’extérieur, il multiplie les appels au désarmement qu’il négocie avec les Etats-Unis. Il organise le retrait soviétique d’Afghanistan et en 1989, il se refuse à utiliser la force pour empêcher la fin des démocraties populaires en Europe de l’Est. Contraint d’accepter la disparition de l’URSS, il démissionne le 25 décembre 1991. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1990. 

 

 

 

Quelles sont les conséquences de la chute du mur de Berlin ?

 

_ La chute du mur de Berlin a pour conséquence d’annoncer la fin de la guerre froide et la réunification allemande :

* Le 3 octobre 1990 la RFA et la RDA redeviennent un seul pays avec Berlin unifiée comme capitale. Le chancelier Helmut Kohl soutenu par la France a opéré cette réunification.

*  La chute du mur de Berlin est révélatrice de la fin de l’opposition entre l’URSS et le monde libre. Au sommet de Malte du 2 décembre 1989, au côté de M. Gorbatchev le président Georges Bush père annonce ainsi la fin de la Guerre froide.

 

Helmut KOHL (p.166) : (né en 1930) Chancelier de la RFA de 1982 à 1998, il comprend au lendemain de la chute du mur de Berlin la nécessité de la réunification.

 

Conclusion :

 

La Guerre froide oppose deux superpuissances et leurs alliés sans confrontation militaire directe. Des crises les opposent de 1945 à 1991, en particulier à Berlin. La chute du mur de Berlin montre la fin de la Guerre froide et de l’existence des blocs. Berlin, lieu symbolique de la guerre froide montre aussi sa fin et l’échec du totalitarisme soviétique ainsi que le processus d’unification de l’Europe à travers la réunification de la RFA et de la RDA puis la construction de l’Union Européenne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire 1ère S : Les combats de la Résistance contre l'occupant nazi et le régime de Vichy

30 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

Les combats de la Résistance contre l’occupant nazi et le régime de Vichy

2 heures                                                            Manuel Nathan coll. Côte

 

Lien Eduscol : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/98/9/02_RESS_S_1_HIST_Th2_284989.pdf

 

Introduction :

Le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république fragilisée par les crises des années 1930. Le régime de Vichy développe dès son installation un discours violemment antirépublicain puis met en place des lois antisémites et contre les libertés fondamentales. La Résistance lutte pour les valeurs de la République : libertés individuelles, respect des personnes…. L’histoire de la Résistance est celle d’une redécouverte progressive de l’idéal républicain.

L’idée républicaine sort donc relégitimée par quatre années d’occupation mais elle a subi une évolution. Les résistants refusent de revenir à une IIIe République discréditée.

 

Problématiques :

1)Quelles sont les différentes dimensions des combats de la Résistance ?

2) En quoi la résistance est-elle à l’origine de la refondation de la République ?

 

Restauration de la République (1944-1947)

 

 

Chronologie Résistance et refondation républicaine

 

 

 

 

 

 

 

 

I. En quoi le choc de la débâcle amène la remise en cause de la République ?

 

 

 

A Comment la défaite de la France aboutit à la fin de la III République ?

 

 

 

Lien vidéo INA (3 min 30) : http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu04532/l-offensive-allemande-de-mai-1940-debacle-de-l-armee-francaise-et-exode-des-populations-devant-l-avancee-de-la-wehrmacht.html

 

Lien vidéo débâcle française (3 min 40) : http://www.dailymotion.com/video/xnd5p_la-campagne-des-18-jours-et-l-exode_shortfilms

 

Lien vidéo L’exode (1 min) : http://www.tv5.org/apocalypse/L-exode?bonus=179

 

 

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

 

Question 1 page 326 : Montrez la rapidité de la défaite française de 1940.

 

Après la drôle de guerre (septembre 1939 – juin 1940) caractérisée par une absence d’actions militaires à la frontière entre Allemagne et la France, les opérations militaires se déclenchent et s’enchaînent rapidement : attaque allemande le 10 mai 1940 ; défaites françaises provoquant la demande d’armistice le 17 juin 1940 ; signature de l’armistice et début de l’occupation allemande le 22 juin 1940.

 

_ La défaite rapide de la France face à l’invasion allemande (10 mai – 22 juin 1940) aboutit à une demande d’armistice (17 juin) signée le 22 juin à Rethondes. La débâcle militaire se caractérise par la déroute de l’armée et l’exode des civils français et belges devant l’avancée ennemie.

 

Exode (p. 330) : Fuite des civils devant l’avancée de l’armée allemande en juin 1940.

 

 

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

 

Carte 2 page 326 : La France occupée

 

Question 2 page 326 : Quelles sont les conséquences de la défaite et de l’armistice pour le territoire français ?

 

_ La France est occupée au Nord. Le maréchal Pétain dirige la zone libre au sud avec pour capitale la ville thermale de Vichy, offrant de nombreux hôtels pour loger les fonctionnaires de l’Etat français.

 

 

 

 

 

B. Quels sont les principes et la politique du régime de Vichy ?

 

 

 

Texte 2 page 328 : Un ordre nouveau

 

Affiche 3 page 328 : La Maison France

 

Question 3 page 329 : Quel régime, quelles idées, quelles personnes sont rendus responsables de la défaite ?

 

Le maréchal Pétain accuse  la République d’être responsable de la défaite de la France : « Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique » (texte 1, l. 6 à 9). Le Régime de Vichy accuse encore les idées républicaines (doc. 2 : « Parlement », « démo » et « cratie », « pot-de-vin ») et de gauche (doc. 2 : « radicalisme », « communis(me) »). Les étrangers (« France et Cie »), communistes (le drapeau rouge), juifs et francs-maçons (« juiver(ie) » et l’étoile de David avec les trois points maçonniques) sont désignés comme responsables de cette situation.

 

_ Le maréchal Pétain parvient au pouvoir dans cette période de crise en apparaissant comme l’homme providentiel qui pourrait sauver la France. L’homme en profite pour mettre fin à la III République fragilisée par les crises des années 1930 et la défaite militaire. Il installe un régime dictatorial dont l’idéologie est la Révolutionnationale.

_ Un violent discours antirépublicain est tenu dès la naissance de l’Etat français vichyste. La République est accusée d’être la cause de la défaite de la France, ainsi que les hommes du Front populaire, les Juifs et les francs-maçons.

 

Pétain (p. 330) : (1856-1951) Général, il s’illustre à la bataille de Verdun (1916). Officier respecté et populaire, il devient président du Conseil en juin 1940 ; il demande alors l’armistice, puis engage la France dans la Révolution nationale et la collaboration.

 

Révolution nationale (p. 330) : idéologie du régime de Vichy qui rompt avec les principes républicains.

 

 

 

Texte 1 page 328 : Un régime autoritaire

 

Question 1 page 329 : En quoi ce texte met-il fin au régime républicain ?

 

Les Actes constitutionnels de juillet 1940 mettent fin à la démocratie en donnant la totalité des pouvoirs au maréchal Pétain (pouvoir exécutif : «il a la plénitude du pouvoir gouvernemental » ; pouvoir législatif « il exerce le pouvoir législatif »).

 

De plus, les représentants élus ne sont plus réunis pour exercer la souveraineté populaire (acte constitutionnel n°3).

 

_ Dans le contexte de l’exode où députés et sénateurs sont chassés de Paris par l’avancée allemande, les parlementaires votent les 10-11 juillet 1940 un Acte constitutionnel. Cet acte abolit la iiie République et met en place un régime autoritaire où Pétain a tous les pouvoirs pour une nouvelle constitution. Les Actes Constitutionnels attribuent à Pétain « plus de pouvoirs qu’à Louis XIV » (selon un mot de Laval).

 

 

 

Affiche 3 page 328 : La Maison France

 

Question 5 page 329 : Quelle est la devise de l’Etat français ? Sur quels « piliers » est-il construit ? Quelle activité économique en est absente ?

 

_ Les principes de l’Etat français sont visibles dans sa devise « Travail, famille, Patrie ».

* Le travail (« paysannerie », « artisanat ») est exalté avec comme vision celle d’un retour à la terre d’une France rurale. L’idéologie de la révolution nationale préfère l’artisanat à l’industrie. Les grèves sont interdites et les syndicats sont remplacés par des corporations.

* La famille est célébrée par le régime de Vichy avec la valorisation de l’image de la mère au foyer. L’école doit transmettre les valeurs du régime et le respect de la hiérarchie.

* La Patrie est montrée par la propagande comme sauvée par le maréchal Pétain. La Marseillaise est interdite par les Allemands et remplacée par l’hymne : « Maréchal, nous voilà. »

 

Corporation (p. 330) : organisation professionnelle qui réunit patrons et ouvriers d’un même secteur d’activité.

 

 

 

 

 

II. En quoi la Résistance réaffirme l’idéal républicain ?

 

 

(

 

            A. Comment les idéaux patriotiques et républicains donnent naissance à la France Libre et à Résistance intérieure ?

 

 

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

 

Question 1 page 335 : Quelles sont, selon de Gaulle, les causes de la défaite ?

 

 

 

 

 

Question 2 page 335 : A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi peut-on dire qu’il appelle à l’insoumission vis-à-vis de Vichy ?

 

 

 

 

 

_ La résistance patriotique et républicaine débute dès l’appel à la BBC de Londres du général de Gaulle du 18 juin 1940. Il demande à tous les Français de poursuivre le combat et s’oppose à l’armistice demandé par le maréchal Pétain. Le général de Gaulle est condamné à mort par coutumace  par les juges aux ordres du régime de Vichy.

 

 

 

Lien vodéo : Les FFL (1 min01) : http://www.youtube.com/watch?v=2-mjDw91atw

 

 

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

 

Photographie 2 page 334 : Les soldats de la France Libre

 

Affiche 5 page 335 : L’union des Résistances

 

Question 1 page 335 : Qui sont les combattants de la France libre ? Où combattent-ils ?

 

_ La France libre se constitue autour du général de Gaulle à Londres. En 1940 le « chef des Français libres » regroupe 7 000 personnes au sein des Forces Françaises Libres (FFL). En 1942 les FFL sont plus de 70 000 et comprennent des soldats issus des colonies françaises.

_ Les FFL combattent au côté des Britanniques. Les pilotes français participent à la bataille d’Angleterre dans les avions de la Royal Air Force. Ils livrent un combat glorieux contre les troupes allemandes de Rommel à Bir Hakeim en Afrique du Nord.

 

Force Françaises libres (p. 334) : Organisées dès juin 1940, ce sont les forces armées d’outre-mer de la France libre. Modestes à leur début, elles atteignent 60 000 combattants en juillet 1943.

 

 

 

Texte 4 page 333 : L’engagement de l’archevêque de Toulouse

 

En quoi consiste la forme de résistance civile de l’archevêque de Toulouse ?

 

 

 

_ Les valeurs républicaines sont remises en causes par les Nazis dans la zone occupée et par l’Etat français dans la zone Sud. Une opposition intérieure spontanée se met en place pour lutter contre l’occupation nazie et le régime de Vichy.

_ La résistance civile prend plusieurs formes : distribution de tracts clandestins pour contrebalancer la propagande nazie ; cacher des juifs et organiser de filières d’évasions de juifs et de résistants par l’Espagne ou la Suisse ; mais aussi aider les services de renseignement alliés, saboter les voies ferrées ou même s’attaquer militairement aux troupes d’occupation.

 

Résistance civile (p. 332) : Modes d’action non armées (politiques, juridiques, sociaux, culturels, économiques).

 

 

)

 

 

 

B. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus d’un régime antirépublicain ?

 

 

 

Journal clandestin 1 page 332 : organe des mouvements de résistance unis

 

Question 2 page 333 : De quand date cette « Une » ? Que montre-t-elle sur l’organisation des mouvements de Résistance et le rôle reconnu au général de Gaulle ?

 

 

 

_ La résistance spontanée s’organise en organisation structurée. Les mouvements de Résistance sont nombreux : Combat fondé en août 1940, Libération en novembre 1940, Francs-Tireurs en 1941.

_ Les résistants sont de différentes tendances politiques, mais tous attachés aux valeurs républicaines. Les communistes rallient la résistance après l’attaque de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941 et forment les FTP. Les jeunes rejoignent en grand nombre la résistance après la création du STO. Ils forment de nombreux maquis en 1943. Néanmoins les résistants ne représentent que 2 à 3%  de la population française.

 

Mouvements de Résistance (p. 332) : Organisation menant des actions militaires mais aussi civiles, notamment par la diffusion de journaux clandestins.

 

FTP (p. 332) : (Francs-tireurs et partisans) Force de résistance armée du parti communiste.

 

STO (p. 332) : (Service du Travail obligatoire) Service en Allemagne imposé aux jeunes Français.

 

 

 

Lien INA (6 min01) : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86002810/comment-sont-nes-les-ffi-et-ce-qu-ils-sont-devenus.fr.html

 

Qui sont les FFI ? Quels sont leurs combats ?

 

 

 

Texte 2 page 332 : Les femmes dans la Résistance

 

Photographie 3 page 333 : Le maquis

 

Affiche 5 page 333 : La répression : l’Affiche rouge

 

Question 6 page 333 : Quelles sont les formes de résistance armée ?

 

_ Les Forces Françaises de l’intérieur (FFI) multiplient les sabotages. Les maquis occupent plusieurs divisions allemandes en tenant les maquis du plateau de Glières, du Vercors. Les résistants aident ainsi les troupes alliées à libérer la France.

_ L’insurrection des Parisiens libère la capitale avant l’entrée des Français libres de la deuxième division blindée du général Leclerc dans Paris le 24 août 1944. 

 

FFI (p. 332) : (Forces françaises de l’intérieur) Groupes armés unis en 1944 sous l’autorité du Conseil national de la Résistance.

 

Maquis (p. 332) : Lieux difficiles d’accès où les résistants s’organisent et mènent une guérilla contre l’occupant nazi et le régime de Vichy.

 

 

 

Lecture Biographie Jean Moulin page 337

 

_ Le général de Gaulle envoie en France l’ancien préfet JeanMoulin le 1er janvier 1942 pour coordonner la résistance française au sein du MUR (Mouvement Unifié de la Résistance) puis dans le CNR (Conseil National de la Résistance) le 27 mai 1943.

_ Le CNR rassemble les représentants de la résistance et des anciens partis de la III République. Il publie en 1944 un programme pour refonder la République.

 

Jean Moulin (p. 337) : (1899-1943) Préfet à Chartres, il refuse en 1940 de se soumettre aux Allemands. Il rejoint la France libre : chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance intérieure, il fonde le CNR en 1943. Mais il est arrêté par la Gestapo et meurt après avoir été torturé.

 

 

 

 

 

Conclusion : Documents (article de Combat et programme du CNR de mars 1944)

 

 

 

_ Les mouvements issus de la Résistance veulent restaurer la République mais refusent de revenir à la III République. Le « programme d’action » du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944 est devenu à la Libération le symbole du renouveau démocratique et républicain. Ce programme est à l’origine de réformes démocratiques et sociales (création de la sécurité sociale en 1945, financement des retraites et allocations chômages…).

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

LE REJET DE LA III REPUBLIQUE

« Nous voulons la République parce que […] le sort de la République et celui de la résistance sont indissolublement liés et parce que la nation française ne peut s’exprimer pleinement que dans les institutions républicaines. Ce que nous voulons, c’est la IV République. La III République appartient au passé. La Révolution que nous portons en nous sera une révolution de tous les Français pour tous les Français. La république que nous portons en nous sera socialiste parce que le moment est venu […] d’arracher à une puissante oligarchie le contrôle et le bénéfice de l’économie. »

                Article de Combat, septembre 1942.

1. Quel projet de république porte le mouvement Combat ?

LA CHARTE DU CNR, 15 MARS 1944

Le Conseil National de la Résistance (CNR), fondé en mai 1943, rassemble des représentants des mouvements de résistance (huit membres), des partis politiques (six membres) et des syndicats (deux membres). Présidé par Jean Moulin, puis par Georges Bidault, il prépare, avec le général de Gaulle, l’instauration d’un gouvernement dès la libération de la France ainsi que d’importantes mesures dans les domaines économique et social :

« - L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- le retour à la nation de tous les grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;

- le droit au travail et le droit au repos ;

- la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur ou à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ; la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat. »

2. Dans les propositions du CNR relevez les passages qui concernent le domaine économique et ceux qui concernent le domaine social.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Géographie 1ère S : La France en villes 3/3

18 Décembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Quelles mutations liées à l’urbanisation les espaces ruraux connaissent-ils ?

 

A. Quels sont les différents types d’espaces ruraux ?

 

Diaporama en ligne (à partir de 82/90) : http://www.slideboom.com/presentations/907356/G-2-chap-2-sur-4-La-France-en-villes

 

Lien radio(+ dossier) : http://www.franceinfo.fr/emission/noeud-emission-temporaire-pour-le-nid-source-749237/2012-2013/les-periurbains-habiter-en-ville-la-campagne-11-30-2012

 

 

Carte 1 page 103 : Trois France rurales

(Division de la classe en trois groupes pour rédiger un texte sur les trois types de campagnes)

Quelle typologie des espaces ruraux peut-on établir à travers la carte ?

_ Les espaces à dominante rurale rassemblent 51% des communes françaises mais seulement 18% de la population. 11 millions de ruraux se répartissent sur 59 % du territoire    en 2007. L’espace rural se repeuple avec 75 000 nouveaux habitants chaque année. L’étalement urbain et lemitage des espaces ruraux a provoqué la diffusion du mode de vie urbain et a transformé les campagnes :

* Les « campagnes dynamiques » sont d’abord les campagnes les plus proches des grandes villes (ou des villes moyennes). La périurbanisationles a touchées avec la multiplication de lotissements pavillonnaires et le développement des migrations pendulaires domicile-travail ( entre 10-20 km pour une ville intermédiaire et jusqu'à plus de 100 kmpour Paris ) parfois dans des communes-dortoirs.

- Ces campagnes sont donc dynamisées (demande de services, proximité de centres commerciaux, création de petites activités industrielles ou tertiaires de sous traitance…) par la présence de néo-ruraux (nom donné aux populations ayant quitté les villes pour s’installer dans les villages ou dans les zones périurbaines).

- Les nouvelles campagnes sont liées au tourisme résidentiel ou de masse (balnéaire, montagnard, ou « vert ») et sont donc fortement liées aux villes, même si leur éloignement est important. Les aéroports régionaux low-costpermettent d’attirer des touristes et des résidents  dans des régions rurales offrant des aménités comme le Périgord. On compte 3 millions de résidences secondaires (10% des logements), principalement dans les régions littorales.

* Les « campagnes en transition » connaissent un dynamisme variable. Ces campagnes sont soit un peu plus éloignées des grandes villes avec une filière agroalimentaire qui reste dominante, soit sous l’influence d’une petite ville, dont certaines peuvent connaître un renouveau.

* Les « campagnes fragiles » sont éloignées des villes, elles connaissent une agriculture dominante, parfois associée à une industrie en difficulté, ou une agriculture vieillie et à faible productivité.

Espaces à dominante rurale (p. 110) : espace hors des aires urbaines. Il comprend les unités urbaines ayant moins de 5000 emplois et les communes rurales non périurbaines (70% de la superficie de la France métropolitaine et les deux-tiers des communes).

Périurbanisation, espace périurbain (p. 104) : extension de la ville au-delà du pôle urbain (il y a rupture du bâti) où 40% au moins de la population active travaille dans l’aire urbaine.

Low-cost (p. 314) : compagnie aérienne à bas prix qui propose des vols à moindre coût mais offrant moins de service que les compagnies aériennes traditionnelles. Plus généralement, bien ou service produit à faible coût.

Aménités (p. 312) : conditions favorables d’un lieu, qualité de son cadre de vie.

 

            B. Quels sont les besoins en développement des espaces ruraux ?

 

 

Carte 12 page 111 : Les zones de revitalisation rurale (ZRR)

+ Photographie 13 page 111 : Manifestation contre le désengagement des services publics.

A quoi correspond l’espace des zones de revitalisation rurale ? Quels problèmes rencontrent ces zones ?

_La « diagonale du vide » s’étend des Ardennes aux Pyrénées en passant par la Champagne, la Bourgogne, le Massif central. Les densités sont inférieures à 25 hab/km².

_Les zones de revitalisation rurale couvrent 50% du territoire métropolitain et correspondent au territoire rural regroupant des communes reconnues comme fragiles et bénéficiant à ce titre d’aides de la part des pouvoirs publics. Les pôles d’excellence rurale tentent de mettre fin au processus de désertification de ces espaces ruraux. Cependant ces espaces ruraux profonds voient les services publics se dégrader à cause de leur faible densité démographique et de la fermeture d’écoles et de bureaux de poste.

Zones de revitalisation rurale (p. 315) : dispositif de soutien aux zones rurales en difficulté (peu densément peuplées ou souffrant de handicaps) sous forme d’avantages fiscaux aux entreprises.

Pôle d’excellence rurale (p. 314) : (PER) politique de l’Etat lancée en 2005 qui soutient les acteurs locaux qui s’engagent dans des projets économiques innovants dans les espaces ruraux. On compte en 2011 près de 500 PER.

 

Couverture de magazine 16 page 111 : Couverture de Village Magazine, novembre-décembre 2007.

Quelles sont les activités professionnelles présentées ? Quelles sont les activités traditionnelles des campagnes (question de culture générale) ?

- Le magazine traite des nouvelles façons de travailler et cite l’activité résidentielle (ils se sont installés : un refuge écolo en altitude) et touristique (chambres d’hôtes).

- Les activités traditionnelles sont l’agriculture, mais elles sont en difficultés dans le rural profond, et performantes dans des régions disposant de vignobles réputés : Champagne, Bourgogne.

 

_  L’activité agricole n’emploie plus que 780 000 actifs en 2007. Cependant elle a encore un rôle important pour les paysages des espaces ruraux et pour l’économie de certaines régions :

_ Plusieurs zones rurales sont intégrées au marché mondial. Les régions de grande culture céréalière(Bassin parisien, Beauce), les régions viticoles(Bordelais, Bourgogne, Côtes du Rhône, Alsace), les régions de cultures spécialisées (maraîchers nantais) pratiquent des cultures commerciales et d'exportation.

* Elles ont adopté les méthodes de l'agriculture productiviste en se mécanisant, en employant engrais chimiques et pesticides et n'ont plus besoin de beaucoup de main d'œuvre.

* Cette modernisation a entraîné des coûts d'investissements importants. Les propriétaires de ces grandes exploitations sont surtout des hommes d'affaires suivant attentivement les cours des matières premières à la bourse.

 

 

 

 

 

 

 

Lien TDC l’avenir de l’espace rural (11 min 18) : http://www.reseau-canope.fr/tdc/tous-les-numeros/les-paysans-en-france-xixe-xxie-siecle/videos/article/lavenir-de-lespace-rural.html

 

Questionnaire :

 

1. Quelles solutions les paysans de Dordogne ont-ils imaginé pour rester au pays ?

Les paysans vendent leurs produits directement sur le marché de Brantôme les produits de leur ferme (fromage, œufs, volailles..).

 

_La diversification des productionset la vente directe permettent de couvrir une partie des dépenses des fermes, ce qui assure la survie de nombreuses exploitations familiales.

_On peut ajouter d’autres activités pour ces exploitations comme le tourisme rural avec les chambres d’hôtes, la vente directe dans les fermes avec dégustation, l’agriculture biologique, etc. Des festivals dans des petits villages contribuent à dynamiser ces espaces ruraux par exemple le célèbre festival de jazz de Marciac qui passe de 1241 habitants à  225 000 visiteurs durant le festival.

 

 2. Toutes les exploitations survivent-elles ? Quel est le risque pour le pays ?  (4 min 10)

_ Plusieurs exploitations familiales disparaissent, ce qui entraîne un risque de désertification de l’espace rural français.

 

 

3. Pourquoi la Bretagne est-elle devenue un des premiers pôles agricoles européens ? 

_L’agriculture intensive a transformé la Bretagneen l’un des premiers pôles agricoles européens. On a parlé d’un « modèle breton ». Pour rentabiliser leurs petites exploitations les jeunes agriculteurs se sont tournés vers l’élevage intensif de volailles, vaches laitières ou de porcs.

 

4. En quoi ce mode de production intensif est-il à l’origine d’une importante dégradation de l’environnement ? 

_L’élevage intensif pose problème au niveau environnemental, par exemple à cause de l’épandage de productions animales. Cela a des conséquences négatives par exemple pour la qualité de l’eau.

 

 

5. Comment caractériser l’agriculture en Beauce ? (8 min 06)

_ L’agriculture des céréales est pratiquée en Beauce sur de grandes exploitations et est très mécanisée. Les campagnes sont faiblement peuplées.

 

6. Quelles sont les conséquences de la proximité de Paris, Dreux et Chartres ? 

_ Les populations urbaines viennent s’établir en Beauce pour trouver des logements moins chers et un cadre de vie plus agréable. Les néo ruraux se voient dans la construction de lotissements qui mordent peu à peu sur la campagne environnante. L’espace des agriculteurs est très convoité pour loger les néo-ruraux mais aussi pour les activités de  loisirs (golfs).

 

 

 

 

 

OU

 

TP pages 112-113 : GERER LES TERRITOIRES : Vers un renouveau de l’espace rural profond ?

 

Question 1 page 113 : Quels sont les handicaps de la Montagne ardéchoise dans un espace français métropolisé ?

 

Question 2 page 113 : Quels sont les atouts valorisés pour son développement touristique ?

 

Question 3 page 113 : Quels sont les défis démographiques de cet espace ? Comment y répond-t-on ?

 

Question 4 page 113 : Quels acteurs sont impliqués dans les Pôles d’excellence rurale ?

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Cours géographie 1ère S : Valoriser et ménager les milieux

21 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

VALORISER ET MENAGER LES MILIEUX

2 - 3 heures                                                                     Manuel Magnard 2011

 

Lien : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/99/7/05_RESS_S_1_Geo_Th2_284997.pdf

 

Introduction : Le territoire français présente une grande diversité de milieux. Leur gestion, en particulier la valorisation de leurs ressources, est l’objet d’enjeux économiques, sociaux et environnementaux appréciés différemment selon les acteurs qui, à différentes échelles, y interviennent. Des compromis sont de plus en plus recherchés entre « valoriser » et «ménager» ces milieux.

 

Problématiques :

1) Quelles sont les composantes et les caractéristiques du territoire français ?

2) Quelles sont les principales potentialités et contraintes physiques du territoire français ?

3) Quel rôle jouent-elles dans les aménagements et l'organisation du territoire français ?

 

 

I. Quels sont les repères importants du territoire national (climats, reliefs, principaux fleuves, principales contraintes naturelles…) ?

 

Carte A page 320 : Le relief de la France

Carte B page 321 : Les climats de la France

Carte 2 page 85 : Potentialités et risques du territoire français

 

CONSIGNES : A partir des cartes réaliser le schéma sur le sujet suivant : Les repères importants du territoire national. Analyser le sujet, réaliser un tri parmi les informations des cartes, réaliser la légende, tracer le schéma puis placer la nomenclature (nommer les reliefs, les principaux fleuves…).

 

 

  chorême L'organisation du relief en France

 

 

_ Le territoire national (551 000 km² en métropole, 120 000 km² pour les DROM ) présente plusieurs potentialités et contraintes du fait de la grande variété de climats et de milieux.

* La France métropolitaine a un climat tempéré avec des températures moyennes de 15° à Perpignan au sud, 10° à Strasbourg à l’est. Les précipitations sont modérées avec 800 mm par an en moyenne. Les climats présentent diverses nuances : océanique à l’ouest de la France, méditerranéen, continental en Alsace, montagnard sur les Alpes, Pyrénées… La région parisienne avec une température moyenne annuelle de 12° a réussi à créer son propre climat plus chaud de 2 à 3° en moyenne que les campagnes environnantes.

* La diversité des milieux est forte : 5 500 km de littoraux métropolitains (falaises en Bretagne, plages sableuses en Aquitaine…) ; forêts et prairies très présentes dans les moyennes (Massif central, Jura…) et hautes montagnes (Alpes, Pyrénées) ; plaines agricoles dans les bassins parisiens et Aquitains, Alsace) ; zones humides et marais riches en biodiversité.

 

 

 

 

II. Quelles sont les potentialités et les contraintes du territoire français ?

 

 

_ Les contraintes sont les difficultés que présente un milieu pour son occupation ou sa mise en valeur. Sa maîtrise dépend des moyens techniques dont dispose une société. Les potentialités sont les qualités d’un lieu qui pourraient être mises en valeur.

_ Les ressources sont les richesses potentielles offertes par un milieu, exploitable à un coût acceptable.

 

 

            A. Quelles sont les caractéristiques des territoires ultramarins ?

 

Carte 1 page 84 : La France métropolitaine et d’outre-mer

Carte A page 322 : Les départements et régions d’Outre-Mer

D’après les cartes et vos connaissances, indiquez quels sont les espaces ultramarins français et leurs caractéristiques climatiques et naturelles ?

_ La diversité du territoire français est renforcée par la France d’outre-mer.

* La majorité des espaces ultramarins est en milieu tropical. Les Antilles dans l’Océan Atlantique, la Réunion dans l’Océan Indien, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie dans l’Océan Pacifique sont des territoires avec un climat tropical à deux saisons, une sèche et l’autre humide. La mangrove (qui peut servir à l’écotourisme) ou des récifs coralliens se développent sur certains littoraux (ex. La Réunion).

* La Guyane équatoriale est couverte d’une immense forêt. Ce vaste fragment de l’immense forêt amazonienne est un milieu menacé car, trop grand et sous peuplé, il n’est pas efficacement protégé des exploitations destructrices comme celle des 10 000 chercheurs d’or illégaux défrichant, employant du mercure rejeté dans les eaux et bu par les Amérindiens…

* Saint Pierre et Miquelon et les Terres australes et antarctiques (îles Kerguelen) appartiennent au domaine océanique du froid et du vent.  

 

 

 

(                     Cas de La Réunion

 

T.P. pp. 92-93 : Protéger et valoriser les paysages : la Réunion

Problématiques : Comment le Parc national de la Réunion participe-t-il au développement de l’île ? Quelles contraintes sa gestion fait-elle peser sur les différents acteurs ?

Question 1 page 93 : Quelles sont les caractéristiques naturelles de l’île de la Réunion (doc. 1, 2, 3, 5) ?

La Réunion est une île tropicale (végétation luxuriante, faune exotique) et volcanique (nombreux volcans dont certains sont encore en activité, paysages montagneux vertigineux).

 

Question 2 page 93 : Pourquoi a-t-on inscrit le Parc national de La Réunion au patrimoine mondial de l’Unesco (doc. 2, 3,5) ?

Son Parc national a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour la beauté de ses paysages, et parce qu’il rassemble une biodiversité exceptionnelle (nombreuses espèces endémiques).

 

Question 3 page 93 :

* L’île cherche à développer le tourisme vert en valorisant son patrimoine naturel. Grâce au développement de l’activité touristique, de nombreux emplois vont pouvoir être créés.

* Le développement du tourisme sera encadré par le cahier des charges de l’Unesco appliqué aux sites classés patrimoine mondial, et par l’État et la Région dans le cadre du Parc national.

LIEN VIDEO (et/ou article) / incendie sur l’île de la Réunion en 2011

INA Cyclone sur la Réunion en 2002 (2 min 13) : http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/la-terre/video/1927854001010/cyclone-dina-a-la-reunion.fr.html

RESUME : L'alerte cyclonique rouge devrait être levée aujourd'hui à la Réunion à 12h00 locales (9h00 à Paris). Le cyclone tropical intense Dina ne présente plus de danger pour l'île après son passage près des côtes, il a cependant provoqué des "dégâts très importants" selon le préfet de la Réunion Gonthier FRIEDÉRICI. De fortes rafales pouvant atteindre les 200 km/h ont frappé l'île et on annonce de fortes pluies pour les heures à venir. Selon un premier bilan, le cyclone n'a pas fait de victimes à l'exception de deux personnes blessées à Saint-Denis mardi matin. Mais il faudra plusieurs jours pour établir un bilan précis, de nombreux endroits de l'île étant encore inaccessibles.

INA Volcan du Piton de la Fournaise : http://www.ina.fr/video/VDD09000536/reunion-departement-le-piton-de-la-fournaise.fr.html

RESUME : Montagne volcanique surgie de la mer, l¿île française de la Réunion est une terre sauvage posée 800 km à l'est de Madagascar. Au sud-est, le volcan du Piton de la Fournaise (2 600 m), actif, a l'élégance de ne pas être dangereux. Coeur brûlant de l'île, cet impressionnant massif présente un paysage de cendres, couleur acier, où s'éteignent peu à peu les dernières bruyères. Au-dessus d'une plaine de sable rouge et noir enchâssée entre des remparts basaltiques, s'ouvre une cuvette de lave grise, parsemée de petits cratères noirs formés lors de récentes éruptions.

Quels sont les risques et les avantages des caractéristiques naturelles de l’île tropicale de la Réunion ?

_ Située dans l’Océan Indien, à 10 000 km de la métropole, La Réunion est une île tropicale présentant une remarquable biodiversité, richesse qu’il convient de protéger et de valoriser pour le développement local.

* En 2007 a été créé un Parc national conforme au nouveau statut adopté pour les Parcs Naturels Nationaux en 2006 : un « coeur », sous protection forte, et une aire plus large, à laquelle les communes concernées sont libres d’adhérer ou non. En 2010, il a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

* Mais le même territoire peut-être soumis à des risques :

- l’insularité et le climat tropical favorable au tourisme est aussi le cadre des cyclones tropicaux qui peuvent dévaster l’île.

- La biodiversité est forte mais fragile, très sensible par exemple à l’érosion torrentielle sur les pentes volcaniques.

- Si à La Réunion le volcan du Piton de la Fournaise ne semble pas constituer un danger, dans d’autres îles comme en Guadeloupe avec le volcan de la Soufrière, où à la Martinique avec l’éruption du volcan Pélée.

LIEN INA (volcan de la Soufrière en Guadeloupe, 2min 28) http://www.ina.fr/video/CAB7600872001/la-soufriere.fr.html

LIEN INA : Eruption du volcan Pelée en Martinique (1min  13): http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/1997253001010/la-montagne-pelee.fr.html

 

 

(       B. Quels sont les risques majeurs auxquels est soumis le territoire français ?

 

Brainstorming : classification

OU TICE : carte mentale (mindmap) à réaliser sur freemind



 Organigramme gestion des risques en France

)







C. Réalisation d’un croquis sur les potentialités et les risques majeurs du territoire métropolitain

 

Réalisation d’un croquis sur les potentialités et les risques du territoire métropolitain

 

REALISER UN CROQUIS : Atouts et contraintes du territoire français.

 

Consigne : A partir de vos connaissances, vous réaliserez un croquis de géographie répondant au sujet.

 



  Croquis à faire Atouts et contraintes du territoire franç

 

Exemple de sujet évaluation : page 293

 

 

 

 

 

 

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Cours Géographie 1ère S : La région territoire de vie, territoire aménagé 3/3

12 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

III. Etude de cas : La région Champagne-Ardenne

3 à 4 heures

            A. Quelles sont les caractéristiques et l’identité de la région Champagne-Ardenne ?

 

                       

Comparer les statistiques population, superficie, densité : France Champagne

 

Qu’est-ce qu’une région ?

_Une région est une division administratived’un pays qui sert à celui-ci (à la France et à l’Union européenne) à aménager ce territoire localement. La Francecompte 27 régions, dont 22 régions en métropole, avec des pouvoirs augmentés par les lois de décentralisation de 1982-83, et la loi constitutionnelle de 2003.

Région (p. 314) : regroupement de départements créé en 1955, la région devient une collectivité territoriale par les lois de décentralisation de 1982 avec un Conseil régional élu au suffrage universel. On compte 22 régions métropolitaines. Les cinq départements d’outre-mer ont également le statut de Région.

 

 

TEST sur la région Champagne-Ardenne

 

Site de la région avec les chiffres : http://www.cr-champagne-ardenne.fr/?SID=302

Site INSEE avec cartes ‘aires urbaines, pyramides des âges, établissements) :

http://www.insee.fr/fr/regions/champagne-ardenne/default.asp?page=faitsetchiffres/presentation/presentation.htm

Lien Internaute (économie avec courbes chômage, imposition…) :

http://www.linternaute.com/ville/champagne-ardenne/region-21

 

A l’aide de vos connaissances dites quelles sont les caractéristiques de la Champagne-Ardenne ?

_ La superficiede la région est de 25 605 km² soit 4,7% du territoire national. Mais la densitéest inférieure de moitié à celle de la France (52 hab. km² contre 114) à cause d’un faible niveau de peuplement (1 335 00 habitants en 2014. La Champagne-Ardenneest l’une des cinq régions les moins peuplées de France et la seule à perdre des habitants entre 1999 et 2006.

_37% de la population habite dans les campagnes et 62% du territoire de la région est consacrée à l’agriculture : orge ; choux à choucroutes et betteraves sucrière (2erang national), des fromages réputés (chaource, époisses) et surtout le vin de champagne assurant 21% du commerce extérieur de la région. On compte 24 000 exploitations agricoles et viticoles. On compte également 701 000 hectares de forêts, soit 27% du territoire régional.

_La Champagne-ardenneest à la fois la 4erégion agricole française, la 2erégion agro-alimentaire et la 4erégion céréalière française.

 

 

 

I. Comparer les statistiques population, superficie, densité : France Champagne

 

II. Test sur la région Champagne-Ardenne

A. Région administrative :

1. Combien a-t-elle d’habitants ?

 

2. Quel est le nom de la préfecture de région ?

 

3. Quels sont les départements qui la composent ?

 

4. Donner le nom des villes préfectures de ces différents départements ?

 

B. Région physique :

5. Quelles sont les principales caractéristiques du relief de cette région ?

 

6. Quelles sont les principales caractéristiques de son climat ?

 

7. Quels sont les principaux cours d’eau qui traversent cette région ?

 

8. Qu’est-ce qui entoure la région (autres régions, mers et océans, pays….) ?

 

C. Une région touristique ? :

9. Citer quelques lieux ou monuments touristiques.

 

 

 

Test sur la région Champagne-Ardenne

I. Région administrative :

1. Combien a-t-elle d’habitants ?

1 338 500 habitants

2. Quel est le nom de la préfecture de région ?

Châlons-en-Champagne

3. Quels sont les départements qui la composent ?

Haute-Marne, Ardennes, Aube, Marne.

4. Donner le nom des villes préfectures de ces différents départements ?

Charleville-Mézières, Châlons-en-Champagne, Troyes, Chaumont.

 

II. Région physique :

5. Quelles sont les principales caractéristiques du relief de cette région ?

L’altitude varie de 200 à 500. Ce sont principalement des plaines.

6. Quelles sont les principales caractéristiques de son climat ?

Climat continental. Etés chauds et hivers froids.

7. Quels sont les principaux cours d’eau qui traversent cette région ?

La Marne, La Meuse.

8. Qu’est-ce qui entoure la région (autres régions, mers et océans, pays….) ?

Ile-de-France, Picardie, Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté.

 

III. Une région touristique ?  :

9. Citer quelques lieux ou monuments touristiques.

Cathédrale de Reims, Château de Sedan.

 

 

Transparents ou diaporama : caractéristiques socio-économiques de Champagne-Ardenne

OU

  Site INA : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-economique/video/CAB97012848/tgv-et-champagne.fr.html  TGV et Champagne : la viticulture et le transport, deux secteurs économiques de la Champagne-Ardenne.   

 

En quoi les deux activités économiques présentées sont-elles caractéristiques de la région ?

_ La viticulture prestigieuse du Champagne pèse un poids déterminant au sein de l’économie champenoise. Mais, la liaison ferroviaire dans cette région entre Paris et la dorsale européenne est également importante même si les retombées économiques valorisent Reims et non le reste de la région périphérique ou rurale.

 

En quoi cette opposition des deux secteurs montre les difficultés de l’aménagement de la Champagne-Ardenne ?

_ L’économie champenoise est déséquilibrée au profit de la viticulture, alors que les autres activités économiques (industries textiles et métallurgiques par exemple) souffrent d’une reconversion difficile, des délocalisationspour des pays où la main-d’œuvre est moins chère. Le chômage est importanten Champagne-Ardenne.

_ La Champagne-Ardenneest traversée plus que valorisée par les différents moyens de transport. On parle à ce sujet d’effet tunnel.

 

_La région Champagne-Ardenne, figure traditionnellement parmi les régions les plus riches de France. Elle se situe dans le 1erquart des régions françaises au classement sur le produit intérieur brut par habitant (96). Celui-ci lui confère le 85èmerang (sur 206) des régions européennes, la plaçant au même niveau que la Catalogne ou la région de Madrid en 2010.

_ Elle dispose d’un atout considérable qui a forgé son image de marque et sa renommée en France et dans le monde entier : le vin de Champagne. Symbole du raffinement et de l’art de vivre à la française, il est produit depuis plusieurs centaines d’années aux environs d’Epernay et de Reims et constitue un véritable pôle commercial qui concourt favorablement au produit intérieur brut régional (environ le quart). En effet 338 millions de bouteilles sont vendues, dont 44% à l'étranger.

 

Quelles sont les autres forces et faiblesses économiques de la région ?

_Sur le plan économique, la Champagne-Ardenne est la 5èmerégion industrielle (part de l'emploi salarié industriel), avec une forte tradition dans les secteurs du travail des métaux (3erégion métallurgique française en 2010) et du textile (5e région française en termes d'effectif salarié dans le textile). Néanmoins, elle offre des disparités de développement entre la partie "ouest", entraînée par la dynamique de l’Ile-de-France, et la partie "est" de la région qui apparaît plus fragile.

 

B. Quelle est la politique d’aménagement du territoire régional   ?

 

                        1. En quoi la position de carrefour européen de la région Champagne-Ardenne peut-être un atout et en enjeu dans l’aménagement régional ?

 

Transparent : Positionnement de la région Champagne-Ardenne par rapport à l’Europe et à la France

Position CA par rapport à l’Europe : http://www.champagne-ardenne.cci.fr/static/pdf/information_economique/chiffres-cles_economie_c-a/carteEurope.pdf

Transportsen CA : http://www.champagne-ardenne.cci.fr/static/pdf/information_economique/chiffres-cles_economie_c-a/carte_region.pdf

 

Sur quels axes est située la région par rapport à la France ? A l’Europe ? Est-ce un avantage dans les deux cas ?

_ La région est dans l’axe Paris-Est de la France(Strasbourg…)

_La région Champagne-Ardenne est située à proximité de la mégalopole européenne.

 

_La proximité de la capitale a plusieurs conséquences : elle attire à elle les hommes et les richesses en offrant de meilleures services (emplois, grandes universités…), mais c’est aussi la possibilité de recevoir des aménagements liés à la « troisième couronne » parisienne, comme un aéroport international de Vatry.

_Au niveau européen la région est quelquefois un espace de circulation, mais où on ne s’arrête pas (« effet tunnel »), en allant vers Paris. Mais la proximité de fortes densités de la mégalopole européenne permet à un tourisme international de fréquenter la région (Reims, Troyes..).

Effet tunnel : phénomène où un espace est traversé sans que les personnes où les marchandises s’arrêtent. Absence de retombée économique positive pour l’espace traversée.

 

                        2. Quel est le rôle du Conseil régional dans l’aménagement de la Région Champagne-Ardenne ?  

 

_Le Conseil Régional est un acteur essentiel dans l’aménagement de la région. Il s’agit d’une assemblée élue tous les 6 ans avec un président et des adjoints pour l’exécutif.

 

Lien Budget 2014 sur le site de la région : https://www.cr-champagne-ardenne.fr/Institution/Le_budget/pages/Budget-2014.aspx

 

Quelles sont les dépenses et les compétences du Conseil régional ?

_ Les compétences du Conseil régional portent sur la formation de la jeunesse, le transport et l’environnement, les politiques économique et sociale. En effet 286,5 millions d’euros sont consacrés à la formation et l’éducation ; 140,2 millions pour les transports et l’environnement ; 74,8 millions pour l’emploi et la recherche ; 47,2 millions d’euros pour la qualité de vie et la solidarité.

 

 

Quelles sont les recettes du Conseil régional ? Quelles sont les dépenses ?

_Pour financer ses actions le Conseil régional perçoit une dotation de l’Etat (345 millions en 2014), mais aussi prélève des taxes (145 millions) où réalise des emprunts (151 millions)… avec un budget 2014 de 696 millions d’euros.

 

 

 

3. Quelles sont les actions de la politique d’aménagement menée dans la région ?

 

 

 

 

 

 

En regardant le potentiel et les atouts de la région Champagne-Ardenne, si vous étiez le Conseil régional ou l’Etat, quels aménagements voudriez-vous réaliser dans la région?

 

 

 

 

Possibilité 1 : dans le domaine des transports

 

 

 

_ La région Champagne –Ardenne dispose d’infrastructures de transport comportant plus de 1 000 km d’autoroutes et de voies rapides, un aéroport international : Paris-Vatry, ainsi que sept gares desservies par le TGV.

 

 

 

Activité TICE

Lien Google Map :

https://www.google.fr/maps/place/A%C3%A9roport+Paris+Vatry/@48.780533,4.191228,17z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0x47e95733184859f1:0xf0a5fba98d92710

 

1) Aller sur Google Map et rechercher aéroport Paris-Vatry.

2) Regarder les avantages de la localisation l’aéroport par rapport aux axes de transport, les noter.

3) Rechercher sur le site de l’aéroport http://www.aeroports-voyages.fr/aeroport/paris-vatry/XCRles petit historique : quelles sont les possibilités offertes pour le trafic de marchandises et de passagers ? ou http://www.paysdechalonsenchampagne.com/wp-content/uploads/downloads/2012/08/FICHE-74-zac1-aéroport-Paris-Vatry.pdf

4) L’aéroport international Paris-Vatry peut-il encore se développer ?

 

_L’aéroport international Paris-Vatry est bien desservie par une autoroute et profite de sa proximité avec Paris.

_L’aéroport est une ancienne installation militaire et dispose donc d’un bon équipement pour les avions gros porteurs. Pendant longtemps l’aéroport a été spécialisé dans le transport de fret (marchandises) pour soulager l’aéroport Paris roissy. L’aéroport de Champagne-Ardenne est désormais le 3èmeaéroport français de fret après Marseille et Toulouse.

_L’aéroport Paris-Vatry n’a pas assez d’activité malgré son potentiel géographique et matériel. Le projet est d’attirer des compagnies low cost pour développer le transport de passagers.

_Les acteurs de l’aménagement de l’aéroport sont de deux types :

*acteurs publics : Conseil régional et conseil général, communauté urbaine de Châlons-en-Champagne.

*acteurs privés : Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) de Reims et de Châlons-en-Champagne.

 

 

Le TGV

_La région participe à la mise en place de la ligne à Grande Vitesse (LGV) en Champagne-Ardenne par le financement de l’aménagement de la gare de Reims et la construction de la gare de Bézannes (faisant partie de Reims-Métropole) avec une connexion au réseau TER.

_Le but est de bien connecter l’espace champardennais avec la ligne grande vitesse et Paris pour attirer les entreprises parisiennes en vantant une distance temps de Paris de 45 minutes.

 _ Cependant, cette connexion est limitée à la Marne car il n’y a pas de ligne Reims-Troyes ou Reims-Chaumont.

 

 

Possibilité 2 : La cadre de vie , le projet de Parc Naturel régional des Ardennes

 

 

​_La région Champagne-Ardenne dispose d’un potentiel de tourisme vert important : ¼ du territoire est occupé par la forêt, on compte 10 000 hectares de lacs et de plans d’eau. La région comporte 3 parcs naturels régionaux (PNR) : PNR de la Montagne de Reims, PNR de la Forêt d’Orient et PNR des Ardennes.

_ Le PNR des Ardennes est localisé sur la partie nord du département des Ardennes, la partie frontalière la plus pauvre. Dans cet espace la moitie de la surface est occupée par la forêt, l’économie connaît des difficultés avec la crise des industries.

_ Le PNR a pour but de mettre au point des projets d’aménagement et de développement qui valorisent les atouts environnementaux dans une perspective de développement durable.

_La région Champagne-Ardenne est la première région française pour les éoliennes en puissance installée avec 60 parcs éoliens, 629 mâts et 1 264 MW, et un objectif de 2 870 MW à l'horizon 2020.

 

Quel est le rôle de l’Etat dans l’aménagement du territoire de Champagne-Ardenne ?

 

_ L’Etat par son choix du tracé LGV est et sa participation financière détermine les conditions du passage du TGV dans la région. L’impact spatial est important mais le tracé choisi est défavorable pour le sud de la région....

_ Le désenclavement des Ardennes est prévu avec l’autoroute A304 qui doit prolonger  A 34 Reims Charleville. Le but est de créer un axe France Belgique.

 

 

 

C. Comment l’espace régional est-il organisé ?

 

Site Région Champagne-Ardenne : http://www.cr-champagne-ardenne.fr/?SID=222

 

Réalisation d’un schéma : L’organisation spatiale de la région Champagne-Ardenne

 

Pour réaliser le schéma de l’organisation spatiale de la région Champagne-Ardenne :

1) Tracer la forme simplifiée de la région Champagne-Ardenne

2) Choisir des figurés (symbole, taille, couleur…) pour : les principales zones de peuplement et d’activités, l’armature urbaine et les réseaux de communication.

3) Etablir une légende classée et ordonnée.

4) Compléter le fonds de schéma en n’oubliant pas de hiérarchiser(par la taille, etc…) les indications représentées, en faisant figurer la nomenclature ainsi que le titre du schéma.

 

 

LIENS POUR AIDER A LA REALISATION DUSCHEMA :

 

http://www.geographie1-prof.hachette-education.com/views/site-prof/index.php?cat=ChampagneArdenne#regions

http://www.1re.geolycee.magnard.fr/system/files/9782210104099-geo1-region-champagne-ardenne.pdf

 

 

 

 

Observatoire des politiques régionales : http://www.arf.asso.fr/observatoire-des-politiques-regionales/observatoire-des-politiques-regionales-en-champagne-ardenne

 

Site de la Région Champagne-Ardenne : https://www.cr-champagne-ardenne.fr/Pages/Accueil.aspx

 

 

 

 

Préparation au bac sur ce sujet : page 292

 

 

 

 

 

Carte organisation régionale Champagne Ardenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France

Champagne-Ardenne

Population (2014)

66 000  000 habitants

1 335 000 habitants

Superficie

      550 000 kilomètres carrés

                      25 606  km²

Densité

             114 hab/km²

52  habitants/km² 

 

France

Champagne-Ardenne

Population (2014)

66 000  000 habitants

habitants

Superficie

      550 000 kilomètres carrés

                      25 606  km²

Densité

             114 hab/km²

52 habitants/km² 

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Cours géographie 1ère S : La région, territoire de vie, territoire aménagé 2/3

12 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Quels sont la place et le rôle des régions en France ? Quels sont les débats sur les regroupements des régions ?

 

            A. Quels sont les contrastes entre régions françaises ?

 

            (Quels sont les caractères démographiques et socio-économiques des régions françaises ?  )

 

Carte 1 page 40 : 27 collectivités territoriales au poids très inégal

Analysez la carte pour dégager les disparités de revenus entre les régions françaises. Quelle est la situation de la Champagne-Ardenne ?

(OU Comment se répartit la richesse en France ?)

_  Le PIB des régions en 2008 est très différent selon les régions françaises. Une hiérarchie se dégage :

* La région capitale totalise plus de 550 milliards d’euros. L’Ile de France dispose en effet de richesses provenant de sa ceinture industrielle, de ses activités financières (dans le quartier de la Défensepar exemple), ou encore le tourisme qui génère d’importants revenus. Il s’agit aussi de la région la plus peuplée avec environ 11 millions d’habitants.

* Les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont ensuite les régions riches en France avec environs 200 millions d’euros, c’est-à-dire moins de la moitié de la région Ile-de-France. Ces régions sur l’axe rhodanien sont également fortement peuplées (entre 4 et 6 millions).

* Plusieurs régions ont un PIB d’environ 100 millions d’euros et ont une population comprise entre 2 et 4 millions d’habitants : les régions du sud ouest de la France(Aquitaine, Midi-Pyrénées) et de Provence (Languedoc-Roussillon), les vielles régions industrielles de la Lorraine et du Nord-Pas-De-Calais, l’Ouest(Bretagne, Pays de la Loire, Centre).

* Les autres régions métropolitaines (à l’exception du Limousin et de la Corse) ont un PIB aux alentours de 50 millions d’euros et une population entre un et deux millions d’habitants.

* Le Limousin, la Corse et les Départements d’Outre-Mer (Mayotte, Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane) sont à l’exception du Limousin et de la Guyane des régions marquées par l’insularité, mais aussi par la faiblesse de leur PIB et par une population en dessous d’un million d’habitants.

_Les 27 régions françaises sont très diverses. Les différences sont fortes entre les 22 régions métropolitaines et les 5 DROM ultrapériphériques. Elles sont fortes aussi dans la métropole même entre régions riches et pauvres.

_Les disparités sont importantes :

*L’Île-de-France est la plus peuplée (11,7 millions d’habitants) et la plus riche des régions (PIB annuel : 552 milliards d’euros). Malgré la décentralisation l’attraction de la « région capitale » reste forte.

*Les régions métropolitaines sont variées : Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont peuplées et disposent d’un fort PIB. Les régions de l’Ouest et du Sud Ouest (l’Arc Atlantique) disposent également d’atouts face à des régions comme le Limousin ou la Corse peu peuplées et disposant d’un plus faible PIB.

*Les DROM, à la fois département et régions, sont des régions singulières par rapport aux autres régions françaises : ainsi la Martinique est la plus petite région française (1 126 km²) ; la Guyaneest à la fois la région la moins peuplée(220 000 habitants) et la plus vaste (86 000 km²).

DROM (p. 312) : Départements et régions d’outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et depuis 2011, Mayotte. Depuis la réforme constitutionnelle de 2003, les départements d’outre-mer ont en même temps le statut de « région ».

 

(2. Quelles sont les prérogatives des institutions régionales françaises ? Cf. IA2)

 

 

 

 

 

 

B. Quels sont les débats sur les regroupements des régions françaises ?

 

 

 

Lien : http://www.courrierdesmaires.fr/38073/les-patrons-des-regions-champagne-ardenne-lorraine-et-alsace-refusent-un-mariage-a-trois/

 

par Le Courrier, AFP                             Fusions des régions 21/07/2014

 

Les patrons des régions Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace refusent un mariage à trois

Au sein de la nouvelle carte des régions adoptée le 18 juillet à l’Assemblée nationale, une des nouvelles régions décidée par la majorité PS, appuyée par le gouvernement, a finalement réussi à faire l’unanimité…contre elle. Les patrons des exécutifs d’Alsace (Philippe Richert, photo), de Lorraine et de Champagne-Ardenne ne veulent pas d’une région à trois, et chacun préconise une solution de repli différente.

Les présidents des régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne ont regretté l’adoption, le 18 juillet 2014, par les députés de la nouvelle carte territoriale prévoyant une fusion de leurs 3 régions, à laquelle ils avaient déjà dit qu’ils étaient opposés. « Il n’y a pas de changement à attendre du vote définitif de l’Assemblée » nationale, prévu pour le 23 juillet, prédit le président de la région Alsace, Philippe Richert (UMP). « Pour autant la séquence n’est pas terminée », explique-t-il, plus optimiste sur la suite des débats, notamment à la Haute assemblée.

L’Alsace préfère encore faire cavalier seul

« Je pense qu’il y aura une nouvelle majorité au Sénat à l’automne, et là il y aura les moyens de redire que cette solution (à 3) n’est acceptable quasiment par personne », a-t-il estimé. « Le nouveau Sénat va remettre l’ouvrage sur le métier », a-t-il assuré. L’Alsace, qui privilégie une fusion avec la Lorraine uniquement, « préférera rester toute seule plutôt qu’à trois », a-t-il encore averti.

Si l’Alsace faisait cavalier seul, la Lorraine et la Champagne-Ardenne constitueraient demain « un espace territorial présentant le plus de difficultés à bâtir une politique de croissance et de développement harmonisée et cohérente », s’est inquiété le président de la région Lorraine Jean-Pierre Masseret (PS). Dans une lettre du 17 juillet au Premier ministre Manuel Valls, le patron de l’exécutif lorrain a également souligné les liens étroits entre l’Alsace et la Lorraine, alors que la Champagne-Ardenne n’a « aucune relation avec l’Alsace ».

La Lorrainene veut pas de n’importe quel ménage à deux

Le président de l’exécutif lorrain craint une double sentence : « Je peux prédire et craindre maintenant ce qu’il va se passer : l’Alsace va revendiquer de rester seule et je soupçonne le gouvernement et sa majorité de l’accepter par commodité publique. […] Les régions Lorraine et Champagne-Ardenne constitueront demain un espace territorial présentant le plus de difficultés à bâtir une politique de croissance et de développement, harmonisée et cohérente. »

« Il est inacceptable que des élus des régions soient placés devant le fait accompli », a, pour sa part, critiqué le président de la région Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy (DVG), après le vote à l’Assemblée nationale. Il a dénoncé « des marchandages politiques obscurs indépendants de toute logique économique ou territoriale » et « une caricature de démocratie et de décentralisation ».

La Champagne-Ardenne regrette déjà son union picarde mort-née

« Le regroupement de la Champagne-Ardenne avec la Lorraine a tout son sens. Le regroupement avec l’Alsace est très contesté par les Alsaciens eux-mêmes. Ce regroupement marginalise la Champagne-Ardenne et casse tout aspect de garder sur notre territoire une métropole régionale. C’est pour la Champagne-Ardenne, sa préfecture et l’ensemble de ses pôles urbains, la perspective d’une perte de substance et d’emplois par centaines, voire par milliers », a dénoncé dans un communiqué, dès le vote de l’article 1er de la loi, Jean-Paul Bachy.

Ce dernier espérait un mariage de sa région avec la Picardie et la Lorraine, un regroupement présentant « une grande cohérence d’un point de vue économique et territorial », poursuivait-il. Mais la Picardie a été promise par les députés au Nord-Pas-de-Calais, tandis qu’un regroupement de la Champagne-Ardenne avec la Lorraine en intégrant l’Alsace aurait au contraire pour conséquence de « marginaliser » sa région, selon Jean-Paul Bachy.

A partir de ce texte refaire et agrandir le tableau ci-dessous. Prélever des informations permettant un débat sur le thème : « Quels regroupements pour la nouvelle région contestée ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Champagne-Ardenne

Lorraine

Alsace

Politique

marchandages politiques obscurs indépendants de toute logique économique ou territoriale 

regroupement à 3 marginalise la Champagne-Ardenne

 

préférera rester toute seule plutôt qu’à trois 

Culturel

 

liens étroits entre l’Alsace et la Lorraine

liens étroits entre l’Alsace et la Lorraine

Champagne-Ardenne n’a « aucune relation avec l’Alsace ».

Territorial

Impossible de garder sur notre territoire une métropole régionale

 

 

Economique

pour la Champagne-Ardenne, sa préfecture et l’ensemble de ses pôles urbains, la perspective d’une perte de substance et d’emplois par centaines, voire par milliers

de difficultés à bâtir une politique de croissance et de développement harmonisée et cohérente  avec seulement Lorraine et CA

 

 

Champagne-Ardenne

Lorraine

Alsace

Politique

 

 

 

Culturel

 

 

 

Territorial

 

 

 

Economique

 

 

 

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Cours géographie 1ère S : La région territoire de vie, territoire aménagé 1/3

5 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

LA REGION : TERRITOIRE DE VIE ET TERRITOIRE AMENAGE

7 à 8 heures                                                                                 Manuel Magnard

2-3 heures : acteurs de l’aménagement

5-6 heures : étude de cas région

 

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/99/5/04_RESS_S_1_Geo_Th1_284995.pdf

 

Introduction : La France comporte 27 régions (22 régions métropolitaines et 5 DROM). Avec  les lois de décentralisation de 1982 (loi Deferre) et la loi constitutionnelle de 2003 les régions sont devenues des collectivités territoriales disposant de compétences variées comme l’aménagement du territoire, le développement économique, mais aussi la formation professionnelle ou encore la gestion des lycées.

La décision de regrouper les régions en de vastes ensembles de dimension européenne (comme les Länders allemands) provoque réflexions et réactions sur le découpage de nouveaux ensembles. La Champagne-Ardenne devait d’abord être réunie à la Picardie. Aujourd’hui, à la Lorraine et à l’Alsace malgré les mécontentements des Alsaciens.

Problématique :

1)Quels sont les rôles des acteurs (Etat, conseil régional, communes) pour la région ?

2) En quoi la région est-elle un territoire de vie ?

 

I.Quels sont les acteurs et les enjeux de l’aménagement des territoires du quotidien ?

 

            A. Quels sont les acteurs de l’aménagement ?

 

 

 

Les acteurs du territoire à différentes échelles

 

Les acteurs du territoire à différentes échelles

 

 

TEXTE DE WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Romilly-sur-Seine#Projets_d.27am.C3.A9nagements

Chercher dans la rubrique : « Economie, généralités »

« Néanmoins, entre la fin des années 1990 et la première moitié des années deux mille, les emplois dans les services se sont développés : implantation de services de santé (scanner, extension d'un hôpital de jour), création d'une nouvelle zone commerciale sur une friche militaire (zone de la "Belle Idée"). La commune, en lien avec la Région, le Département, les offices HLM et l’ANRU a entrepris un vaste projet de restructuration urbaine destiné à améliorer le "Nouveau Romilly". Ce projet se structurait autour de la naissance d'un centre culturel, des démolitions d'immeubles vétustes, de constructions de nouveaux pavillons. »

QUESTIONS :

1) A partir de ce texte indiquer quels sont les acteurs présidant à la réalisation du « Nouveau Romilly ».

2) Indiquer sous forme de schéma qui sont ces acteurs et quels sont leurs rôles dans l’aménagement du territoire et quelles sont leurs relations entre eux.

 

 

 

1) A partir de ce texte indiquer quels sont les acteurs présidant à la réalisation du « Nouveau Romilly ».

 

_ « La commune, en lien avec la Région, le Département, les offices HLM et l’ANRU » ont décidé, financé, mis en œuvre le projet du Quartier des Lumières. Les acteurs des territoires du quotidien sont donc présents aux différentes étapes du projet et à différentes échelles.

 

 

 

 

2) Indiquer sous forme de schéma qui sont ces acteurs et quels sont leurs rôles dans l’aménagement du territoire et quelles sont leurs relations entre eux.

 

 

 

 

Acteurs de l’aménagement des territoires

 

 

 

Acteurs de l'aménagement des territoires

 

 

 

 

_L’aménagement des territoires du quotidien est réalisé par la collaboration de plusieurs acteurs (partenariat financier, co-décisions, etc.) : communes, départements, régionset collectivités territoriales mais aussi « pays » au niveau régional, Etat à l’échelle nationale et Union Européenne à l’échelle internationale.

 

 

 

 

 

 

 

Commune (p. 312) : héritée de la Révolution française la commune est la plus petite collectivité territoriale et la seule à bénéficier de la compétence générale depuis la réforme territoriale de 2010 (36 680 communes au 1er janvier 2011).

 

Département (p. 312) : création de la Révolution, le département devient collectivité locale autonome avec un exécutif élus en 1871. On compte 101 départements (dont 5 d’outre-mer qui ont également le statut de région). Le département a des compétences étendues dans les secteurs sanitaire et social, le financement des collèges, l’entretien des routes départementales.

 

Région (p. 314) : regroupement de départements créé en 1955, la région devient une collectivité territoriale par les lois de décentralisation de 1982 avec un Conseil régional élu au suffrage universel. On compte 22 régions métropolitaines. Les cinq départements d’outre-mer ont également le statut de Région.

 

Collectivité territoriale (p. 50) : structure administrative, distincte de l’administration de l’Etat, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis (commune, département, région).

 

Pays (p. 314) : espace d’une taille inférieure à la région qui est promu dans les lois Pasqua (1995) et Voynet (1999) comme territoire de projet fondé sur une cohésion géographique, historique et culturelle, où le développement est voulu par les acteurs locaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B. Quels sont les enjeux de l’aménagement à différentes échelles ?

 

TP Stratégies d’acteurs Des acteurs en conflit sur un projet d’aménagement

 

Question 1 page 37 : Quels sont les acteurs mobilisés par le projet ?

_ Pour la LGV Bordeaux-Toulouseles acteurs mobilisés par le projet sont :

1) Favorable au LGV

- Des acteurs économiques :

* Réseau ferré de France (RFF)

- Des acteurs politiques :

*l’association « TGV Sud-Ouest » regroupant des présidents  (de la région Midi-Pyrénées, du département de la Haute-Garonne, et du Grand-Toulouse).

* Le ministère du développement durable relevant de l’Etat.

* Pour le réseau transeuropéen l’Union européenne et les pays de la péninsule ibérique.

2) Opposé aux tracés prévus de la LGV:

- Des associations de citoyens et d’élus des citoyens :

* Collectif USV (regroupement de 17 communes contre le tracé de la LGV)

*Association comme « Très Grande vigilance en Albret » appuyé par des milliers de manifestants et des élus.

- Des particuliers :

* Les propriétaires (propriétaire du château de Pompignan, classé monuments historiques)

_Les territoires du quotidien sont multiples : domicile et lieux de travail, centres commerciaux, mais aussi parkings et gares pour les déplacements liés au travail et aux loisirs… L’insertion des territoires du quotidien dans la mondialisation, comme avec un équipement TGV (LGV Bordeaux –Toulouse), suscite des débats entre de nombreux acteurs économiques (Réseau Ferré de France), politiques (Etat, région, département, commune, etc.), associations de citoyens et particuliers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Question 2 page 37 : A quelles échelles interviennent-ils ?

 

_ Les acteurs politiques et économiques de l’aménagement sont présents à toutes les échelles, depuis l’Union européenne avec l’établissement des priorités du réseau du transport transeuropéen (texte. 3) jusqu’aux villages et aux particuliers (texte 2).

 

 

_Les acteurs publics de l’aménagement interviennent à toutes les échelles. Les enjeux changent selon l’échelle des acteurs :

*A l’échelle internationale l’Union européenne accorde des aides aux régions en retard de développement par le FEDER. Dès 1999 le Schéma de développement de l’Europe communautaire présente un objectif de « cohésion territoriale ».

*A l’échelle nationale l’Etat garde un rôle central et définit les grandes orientations des aménagements. La politique d’aménagementdes territoires en France est coordonnée par la DATAR, une administration placée sous l’autorité du Premier ministre.

*A l’échelle régionale : Avec la décentralisation un grand nombre de compétences d’aménagement du territoire relèvent aujourd’hui des collectivités territoriales. Mais l’Etat et la région coopèrent à travers des CPER permettant pour 7 années de financer des infrastructures.  

*A l’échelle locale : communes et « pays » disposent des compétences de proximité. Les contrats de ville permettent de réaliser des projets urbains par un contrat avec l’Etat pour intervenir sur l’habitat, les transports, l’éducation…

 

FEDER ou Fonds européen de développement régional(p. 313) : créé en 1975, ce fonds structurel, le plus important, favorise la réduction des disparités régionales en cofinançant des programmes de développement établis en partenariat entre l’Union européenne, les Etats membres et les collectivités territoriales.

 

DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale) (p. 312) : créée en 1963 sous le nom de Délégation à l’aménagement du territoire et de l’action régionale, la Datar a eu un rôle de réflexion, d’impulsion et d’animation des politiques d’aménagement du territoire de l’Etat. Elle est devenue la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) entre 2006 et 2009.

 

CPER ou contrat de projet Etat-Région (p. 312) : document par lequel l’Etat et une Région s’engagent sur la programmation et le financement pluriannuel de projets importants pour l’aménagement du territoire. Ils ont succédé en 2007 aux contrats de plan institués depuis 1982.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question 3 page 37 : Quels sont les principaux arguments échangés ?

 

_ Le débat sur le tracé et l’existence du TGV Bordeaux Toulouse a pour principaux arguments 

 

Arguments favorables :

 

* Diffuser la grande vitesse ferroviaire au quart Sud-Ouest de la France (doc. 3), rapprocher les métropoles (Bordeaux Toulouse) entre elles, et de mieux relier la France et la péninsule ibérique. (doc. 3)

 

* des retombées économiques sont implicitement attendues par les acteurs politiques et économiques (doc. 6).

 

- Arguments contre :

 

* éviter les nuisances : « un parcours « moins impactant pour les habitants et le patrimoine » (doc. 5)

 

* la conservation et la protection du patrimoine, comme le château de Pompignan, classé monument historique. (doc. 2)

 

* le côté technique avec la dimension irréalisable des mesures prévues : « faire passer le TGV dans un tunnel sous son parc, mais « techniquement, ce n’est pas réalisable »

 

* des raisons environnementales, patrimoniales et financières » (doc. 5)

 

 

 

Question 4 page 37 : Quels liens existe-t-il entre leur position et l’échelle de territoire à laquelle ils se situent ?

 

_ La réaction des acteurs (hommes politiques, entreprises, citoyens et associations) face à un aménagement est souvent en relation avec les retombées économiques attendues ou les nuisances redoutées. Ainsi le tracé de la ligne LGV Toulouse-Bordeaux est rejeté par les personnes dont le village ou la propriété est à proximité des installations prévues. Cette attitude lorsqu’elle vise seulement à déménager le problème ailleurs est qualifiée de Nimby.

 

_L’attitude des acteurs politiques, économiques, des associations et des citoyens face à un aménagement varie selon l’échelle de territoire à laquelle il se situe. Ces attitudes correspondent également à des enjeux au sein de la mondialisation.

*A l’échelle internationale : La mondialisation met en concurrence les espaces. Pour augmenter la compétitivité des territoires dans la mondialisation des fonds européens et nationaux sont investis, des élus régionaux tentent de renforcer l’attractivité de leurs territoires (gare TGV, technopôles, etc…)

*A l’échelle nationale : l’Etat doit dans ses missions assurer l’équité territoriale et le développement durable. Les partenariats avec les collectivités territoriales permettent d’élaborer des politiques d’aménagement à long terme pour les communes (SCOT) et l’environnement (Agenda 21).

*A l’échelle locale : La réalisation d’une infrastructure déclarée d’utilité publique (comme le TGV) rencontre parfois l’opposition de citoyens adoptant une attitude Nimby. NIMBY : vient de l’anglais Not In My Back Yardqui signifie « pas dans mon arrière-cour ». L’expression désigne un individu ou groupe qui refuse les nuisances d’un équipement d’intérêt général dans son environnement proche.

 

SCOT  Schéma de cohérence territoriale (p. 315) : document de planification supra communale élaboré à l’initiative d’un groupement de communes sur un territoire élargi (bassin de vie, Pays). Il expose une vision stratégique de l’aménagement et du développement de ce territoire à long terme (15 ou 20 ans). Il sert de cadre de référence aux PLH, PLU, PDU…

 

Agenda 21 (p. 312) : ensemble des recommandations pour le XXI siècle, visant à sauvegarder la planète Terre dans une problématique de développement durable. Proposé lors de la Conférence de Rio en 1992, l’Agenda 21 s’applique à toutes les échelles territoriales : la planète, l’Etat, la Région, la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le découpage territorial de la France

Les transformations de la gestion territoriale en France

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Cours 1ère histoire : La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX siècle 3

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

III. Quelle est l’évolution de la place des femmes dans le monde du travail au cours du XX siècle ?

 

Tableau statistique page 373 : les transformations du travail féminin

Décrive et expliquez l’évolution du taux d’activité des femmes.

_ Le travail féminin est important en nombre d’employées et en retombées économiques.

* Dès le début du XX siècle le taux d’activité des femmes avoisine les 50%. Elles sont principalement présentes dans l’agriculture et dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale).

* Avec les Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente fortement (Plus de 60 % dans les années 1980). Les secteurs industriels et agricoles n’occupent qu’une place minime dans l’emploi des femmes alors que presque 90% d’entre elles sont employées dans le tertiaire.

_ Le travail féminin est précoce en France avec au début du XX siècle de nombreux emplois dans l’agriculture au côté de leurs maris ou dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale). Ce taux important de femmes au travail s’explique car les couches populaires ont besoin de l’apport financier représenté par le travail féminin. De plus, les patrons engagent volontiers les femmes car elles sont moins payées que les hommes et font moins la grève. En 1907 la loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire.

_ A partir des années 1960 et des Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente avec la tertiarisation du travail féminin. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation : en 1965 les femmes peuvent travailler sans l’accord de leur mari et sont autorisées à ouvrir un compte-chèques.

 

Tableau 7 page 373 : Le chômage des femmes

Texte 6 page 373 : Le « plafond de verre »

Question 6 page 373 : Les carrières des femmes sont-elles comparables aux carrières des hommes à la fin du XX siècle en France ?

_ La situation professionnelle des femmes est plus désavantageuse que celle des hommes : le taux de chômage est plus important et les emplois à temps partiel plus fréquent, les salaires moins élevés et les carrières bloquées par le plafond de verre. Le sommet de la hiérarchie reste masculin. En 2006 les écarts entre salaires moyens annuels des cadres étaient de 23% : 48 200 euros pour les hommes et 37 200 pour les femmes. Il est de 16% pour les ouvriers, de 19% pour l’ensemble des catégories.

Plafond de verre (p. 379) : Image désignant l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

 

Texte 5 page 373 : Loi pour l’égalité homme-femme au travail (1983)

Question 5 page 373 : Qu’est-ce que la loi Roudy ? Que nous apprennent les mesures de cette loi sur le travail salarié féminin au début des années 1980 ?

* La loi Roudy est une loi sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. A travail égal le salaire ne l’est pas.

* Le travail féminin se caractérisait avant la loi Roudy par les indications sur le CV du sexe et de la situation de famille pouvant conduire à une discrimination à l’embauche ;  pratiquer des différences de salaires et de promotion en défaveur des femmes.

_ Depuis 1972 six lois tentent d’établir l’égalité professionnelle. Par exemple :

* 1972 : la loi pose le principe de l’égalité salariale pour les travaux de valeur égale.

* 1983 : loi Roudy sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, proposée par la ministre des Droits de la femme Yvette Roudy, .

 

Texte : Gisèle Halimi la révolte d’une jeune fille

« A l’inverse de Simone de Beauvoir […] mon féminisme est né d’une révolte violente. Je décidai que je n’avais pas à servir mes frères, laver leur vaisselle, leur linge […]. Ma mère, armée de son « parce que tu es une fille… » et de son « puisqu’ils sont des garçons » s’entêta. Les menaces, gifles et autres sanctions ne changèrent pas ma détermination. Je pris conscience qu’il fallait aller jusqu’au bout. « Jusqu’au bout ? » interrogeait ma mère […] « c’est quoi ? » Je me laisserai mourir […] et j’entrepris une grève de la faim. Désemparés, angoissés […] mes parents cédèrent. […] Je me jetais sur les makrouds confectionnés spécialement par ma grand-mère pour briser ma grève. Ils accompagnèrent, délicieusement, ma première victoire féministe. A sa base pas la moindre trace encore de système philosophique ou conceptuel. La volonté d’exister avait enclenché chez moi une revendication à l’état pur. Plutôt disparaître que d’accepter cette invisibilité. »

Gisèle Halimi, Ne vous résignez jamais. Plon, 2009.

Quelle est la nature de ce texte ? Quand a-t-il été publié ?

Dans quel cadre Gisèle Halimi se révolte-t-elle ? Pourquoi ?

 

Texte de Gisèle Halimi

 

OU

 

Photographie 5 page 377 : Changer l’image de la femme

Que revendiquent les féministes ? Pourquoi ?

_ Les féministes revendiquent une véritable égalité entre les sexes et de mettre fin aux préjugés.

_ En effet les discriminations reposent sur des préjugés sexistes, sur le machisme et les conceptions patriarcales vécus dans le cadre familial (enfance de Gisèle Halimi) et véhiculé par les médias (publicités de la crème liquide Babette de Candia). Ces conceptions se traduisent ensuite par des inégalités en société et dans la famille : ainsi les tâches domestiques sont assumées à 70% par des femmes.

 

 

 

 

CONCLUSION : Un rôle des hommes discutable http://www.ina.fr/notice/voir/I05012067 !

 

Les droits des femmes ne sont toujours pas respectés au début du XXI siècle : une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups. Depuis 1990 les violences conjugales sont punies par la loi.

La République ne cesse de poursuivre ce combat.

D’autres combats républicains sont livrés pour la dignité de la femme et contre les sexismes modernes par des associations comme Mix-Cités (1997), les Chiennes de garde (1999) ou encore  « Ni putes, ni soumises » est créée en mars 2003. L’association exprime la volonté des filles issues de l’immigration d’éviter la soumission en gardant leur dignité. Elle est une réponse à l’assassinat de Sohane Benziane, jeune fille brûlée vive le 4 octobre 2002 par des garçons de son quartier…

 Les citoyennes et citoyens ne cessent de poursuivre le combat pour la dignité et l’égalité.

 

 

REFERENCES SUR FEMINISME SUR FRANCE CULTURE :

http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-le-feminisme-en-action-bien-avant-les-femen-2013-06-29

 

 

 

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Cours 1ère histoire : La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX siècle 2

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi les décennies 1960-1970 voient-elles une avancée de l’émancipation féminine dans le domaine de la maternité ?

 

            A. Quels sont les changements juridiques et sociaux dans la condition féminine ?

 

Photographie 1 page 376 : La naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF)

Qu’est-ce que le MLF et quelles sont ses revendications ?

Le MLF est un ensemble de féministes regroupées dans le but de défendre la condition de la femme et de parvenir à une situation égalitaire entre hommes et femmes.

_ Le MLF est un groupe de femmes luttant en faveur du féminisme.  Ce mouvement illustre la montée de la revendication de femmes dans les années 1960 et 1970. Le MLF a par exemple lancé en 1970 le slogan : «Un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux ». Le 26 août 1970 le MLF a tenté de déposer une gerbe sous l’Arc de Triomphe en l’honneur de la femme du soldat inconnu.

MLF (Mouvement de libération des femmes) (p. 378) : Mouvement non mixte, il se fait connaître en août 1970. Il devient un acteur majeur des luttes féministes.

Féminisme (p. 378) : Ensemble d’idées politiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes dans la société.

 

Lien http ://www.dailymotion.com/video/xff7w4_neuwirth_news

Lien http://www.ina.fr/notice/voir/CAB97144240

 

Texte 2 page 376 : Dans la famille, une autorité partagée

Question 4 page 377 : Montrez que cette loi constitue une avancée pour les droits des femmes.

La loi du 4 juin 1970 donne enfin l’égalité pour les deux parents dans l’éducation parentale, qui n’est plus seulement l’autorité paternelle.

_ De nombreuses avancées sont réalisées dans les décennies 1960-1970 :

* Mœurs : en 1970, les époux partagent l’autorité parentale. La femme peut plus facilement divorcer (1975) ou vivre en concubinage sans être un objet de scandale.

* Maîtrise de son corps : Le libre accès à la contraception (1967) contribue à sa liberté sexuelle. La maternité est programmée en fonction des études et des ambitions professionnelles.

 

            B. En quoi consiste la bataille de l’avortement ?

 

Texte 3 page 377 : La bataille de l’avortement

Question 3 page 377 : Quels sont les objectifs et les arguments de ce manifeste ?

Le « Manifeste des 343 » a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et de permettre le droit à l’avortement. Les arguments du manifeste portent sur la dangerosité (« 5000 d’entre nous meurent » l. 24) et le traumatisme moral (« Chaque année 150 000 femmes vivent dans la honte et le désespoir » l. 22-23) représenté par l’avortement clandestin, et aussi sur le droit à la dignité de la femme  qui doit pouvoir disposer librement de son corps : « Pourtant notre ventre nous appartient. » (l. 21)

_ Le « Manifeste des 343 » est une pétition rédigée par l’écrivain Simone de Beauvoir et signée par 343 femmes dont des écrivaines comme Françoise Sagan ou Marguerite Duras ou encore l’avocate Gisèle Halimi. Le manifeste a été publié le 5 avril 1971 dans le Nouvel Observateur. Elles demandent la liberté pour les femmes d’avorter et affirment avoir elles-mêmes avorté. Elles s’exposent à des poursuites judiciaires et à la prison car depuis 1920 la contraception et l’avortement sont interdits, Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d’avortement est passible de la Cour d’assises.

Simone de Beauvoir (p. 379) : (1908-1986) Philosophe et femme de lettres engagée, compagne de Jean-Paul Sartre, elle est célèbre dans le monde entier pour son essai intitulé Le Deuxième sexe. Elle milite contre la guerre d’Algérie et participe au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

 

Lien Ina (contexte, manifeste des 343, etc) (2 min. 06) : http://www.ina.fr/video/CAB00002510

Lien INA (1min 02) Sortie du procès de Bobigny : http://www.ina.fr/video/CAF88043918

 

_ Gisèle Halimi est une avocate de la cause féministe agissant pour la condition féminine. En 1972 elle était avocate lors du procès de Bobigny jugeant puis acquittant une adolescente ayant avorté clandestinement à la suite d’un viol.

_ En effet les avortements clandestins représentent un traumatisme moral et un danger physique mortel pour les femmes. Les « faiseuses d’ange » ou avorteuses utilisaient des procédures pouvant traumatiser, blesser ou rendre stérile (lavement répétés à l’eau de javel, utilisation d’aiguilles à tricoter ou de tringles de rideaux). Les avortées mourraient souvent dans des conditions de souffrance atroces à cause des chocs, perforations ou aux infections.

Cf. lien texte procès Bobigny  http://www.senat.fr/colloques/colloque_femmes_pouvoir/colloque_femmes_pouvoir8.html

 

Lien Ina Veil (2min 14)  http://www.ina.fr/video/I07169806

 

Texte 4 page 377 : La dépénalisation de l’avortement

Question 5 page 377 : Relevez les principaux arguments de Simone Veil.

Mme Veil justifie la dépénalisation de l’avortement par plusieurs points : l’inefficacité de la loi et son non respect par les médecins et autres professionnels dans les domaines de la santé et du social, car la loi ne fait pas cesser les avortements : elle les rends clandestins et dangereux pour les avortées, parfois mortels !

 

Question 6 page 377 : Pourquoi est-il question d’injustice à la dernière ligne du discours ?

Le discours dénonce l’injustice : les femmes riches peuvent avorter dans d’autres pays, les pauvres françaises endurent souffrances et risques mortels.

 

_  En 1975 la ministre de la santé Simone Veil est à l’origine de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse. L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale à partir de 1982, puis autorisée par voie médicamenteuse depuis 2004.

Simone Veil (p. 379) : (née en 1927) femme politique française. Rescapée du camp d’Auschwitz, elle fait carrière dans la magistrature jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé en mai 1974. C’est à ce poste qu’elle fait adopter la loi Veil (janvier 1975) qui autorise l’avortement en France. Première femme à présider le Parlement européen entre 1979 et 1982, elle est élue à l’Académie française en mars 2010.

 

 

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Cours 1ère histoire : La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX siècle 1

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LA PLACE DES FEMMES DANS LA VIE POLITIQUE ET SOCIALE DE LA FRANCE AU XX SIECLE

Manuel Nathan Côte                                                   5 heures

 

 

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Introduction :

Au cours du XX siècle la place des femmes dans la vie politique et sociale de la France se modifie fortement. Au début du XX siècle, en contradiction avec les idéaux républicains, la condition des femmes est caractérisée par l’inégalité et la privation du droit de vote.

Au long du XX siècle les femmes ont connues trois voies vers l’émancipation : la conquête des droits politiques (depuis le droit de vote jusqu’à la parité), la maternité depuis l’interdiction de la contraception jusqu’à l’autorisation de l’IVG, le travail avec la tertiarisation du travail féminin mais aussi une précarité plus grande que leurs collègues masculins.

Problématique : Comment expliquer la lente émancipation des femmes ? Quelles sont les limites de cette émancipation ?

 

 

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I. Quelle est la situation politique et sociale des femmes au début du XX siècle ?

 

A. Quelles sont les contradictions entre les idéaux républicains et la condition des femmes ?

 

Texte 1 page 374 : Les arguments contre le vote des femmes au début du XX siècle

Question 1 page 375 : Quels sont les arguments utilisés contre le vote des femmes ?

Les arguments utilisés contre le vote des femmes sont pour le sénateur au sortir de la 1ère guerre mondiale sont

* le fait que ce sont les femmes eux-mêmes qui ne veulent pas de ce droit de vote (l. 7 à 9). * Pour le sénateur Bérard le rôle des femmes n’est pas d’être dans la vie publique mais dans la maternité « […] leur très grande majorité qui, pour la vie publique, se refuse à abdiquer la grâce qui fait son charme et sa force, la maternité […] ».

 Cette conception montre la condition réservée aux femmes dans le domaine politique et par extension dans la société française : femme au foyer.

 

_ La République française ne respecte pas l’égalité entre hommes et femmes. La société française du début du XX siècle est inégalitaire : Elles sont privées de nombreux droits et considérées comme des mineures à vie :

* par les conceptions : La vision est généralisée selon laquelle la nature destine la femme à être une épouse, une mère et une ménagère. Elle doit se soumettre à son mari car  elle est considérée comme un être faible guidé par ses émotions. L’image proposée par l’idéal féminin bourgeois est celle de la mère au foyer vaillant sur son intérieur, la santé et l’éducation de ses enfants. Rester sans mari est considéré comme une anomalie.

* par la loi et pratiques juridiques : En effet le Code civil de 1804 fait du mari le chef de famille : les femmes célibataires, les épouses et leurs enfants sont sous son autorité L’article 213 précise « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». Il a l’autorité parentale, choisit le domicile conjugal et sa femme doit lui obéir. Elle ne peut pas effectuer d’action en justice, signer de contrat ou travailler sans l’accord de son époux. Seules la célibataire de plus de 21 ans, la veuve ou la divorcée sont émancipées.

 

Photographie 2 page 320 : Une classe de filles

Question 3 page 321 : Pourquoi l’obligation scolaire pour les filles est-elle un enjeu pour les républicains ?

L’obligation scolaire permet à la République de former les citoyens en donnant une culture républicaine, ce qui permet l’enracinement de la République auprès de la population. Les filles sont un enjeu pour la III République car devenues adultes elles peuvent transmettre à leurs enfants les valeurs républiques.

 

_ L’émancipation des femmes passe par leur accès à l’éducation. Aussi l’éducation des filles est une des principales revendications du féminisme. En 1880 les femmes accèdent à l’enseignement secondaire et elles sont des milliers à être dans les lycées en 1914. Dans les années 1940 autant de filles que de garçons accèdent au baccalauréat. Elles intègrent progressivement l’université et deviennent professeurs agrégées, médecins, etc.

_ Marie Curie (1867-1934) est la première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906, elle reçoit le prix Nobel de chimie en 1911.

 

 

 

 

B. Comment s’opère la conquête des droits politiques pour les femmes ?

 

Photographie 2 page 374 : Manifestation de suffragettes à Paris en 1935

Question 2 page 375 : Comment les suffragettes luttent-elles pour diffuser leur combat ?

Les suffragettes militent pour obtenir le droit de vote. Pour cela elles organisent des manifestations, réalisent des textes sous forme d’affiche et d’articles de journaux comme le montre la présence de la journaliste Louise Weiss.

 

_ Les mouvements suffragistes naissent dès la fin du XIX siècle. Les femmes expriment leurs revendications à travers plusieurs actions :

* de sensibilisation : manifestations, journaux, pétitions, associations regroupées dans le Conseil national des femmes françaises (1901).

*  d’opposition politique : les suffragettes tentent de perturber les séances de l’Assemblée nationale et les bureaux de vote. En 1910 elles proposent des candidates aux élections législatives.

_ Les obstacles durent : en 1922 le Sénat refuse de discuter le droit de vote des femmes, en 1936 le gouvernement Blum nomme trois femmes secrétaires d’Etat, mais le Sénat rejette à nouveau le projet de loi accordant le droit de vote aux femmes.

_ L’itinéraire des suffragettes est illustré par la journaliste Louise Weiss (1893-1983) est une journaliste et écrivaine européenne, elle s’engage dans le combat féministe avec son mouvement « femme nouvelle ». Elle se présente aux élections de 1936, puis refuse un poste de ministre car elle veut être élue.

Mouvement suffragiste (p. 378) : né en Angleterre en 1866, ce mouvement milite pour les droits politiques des femmes. La femme qui milite est appelée « suffragette » à partir du début du XX siècle.

 

Photographie 3 page 375 : La République accorde le droit de vote aux femmes

Question 3 page 375 : Dans quel contexte les femmes ont-elles enfin obtenu le droit de vote en France ?

Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944 en récompense de leur engagement massif dans la Résistance.

_ « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes » décrète Charles de gaulle dans son Ordonnance du 21 avril 1944. L’engagement massif des femmes dans la Résistance est récompensé, mais l’idée que la politique est une affaire d’hommes perdure…

 

Tableau statistique 6 page 375 : la représentation des femmes en politique

Question 7 page 375 : Comment évolue la représentation politique des femmes à la suite du vote de la loi sur la parité ?

_ Le nombre de femmes parlementaires ou ministre reste faible. Un plafond de verre empêche la féminisation du personnel politique : 5,6% de députées à l’Assemblée nationale en 1945, 6,1% en 1993.

_ En réaction à cette situation des intellectuelles lancent en 1992 l’appel « Au pouvoir citoyennes ! » avec une nouvelle devise républicaine : « Liberté, Egalité, Parité ». La loi du 6 juin 2000 établit la parité. Malgré cela la France est en 2010 au 63e rang mondial pour la part des femmes au Parlement (18,9% à l’Assemblée – 21,9% au Sénat).

Plafond de verre (p. 379) : Image désignant l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

Parité (p. 378) : Similitude d’accès aux mandats électoraux pour les hommes et les femmes.

 

 

 

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