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MUSECLIO

Antiquité, source : Poésies de Catulle

29 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* CATULLE, Poésies, Les Belles Lettres, Budé, Les Belles Lettres, Paris, 1923, 1996 (12e édition revue en 1992), 131 pages.

 

 

Source. Les poésies de Catulle sont vives, piquantes, courtes souvent et apportent des informations sur les mœurs et les usages des Romains à l’époque de César. Catulle a chanté son amour pour Lesbie, aristocrate infidèle cause des scandales, mais aussi pour des jeunes garçons. Il envoie des poèmes piquants vis-à-vis de ses amis comme des ses ennemis, brocardant de traits terribles parfois. Mais il peut également écrire de longs poèmes de mariages où tout le savoir mythologique est exposé. Il peut-être émouvant lorsqu’il parle de son amour pour Lesbie et bien plus encore pour son frère défunt.

 

            Les poèmes montrent son inimitié vis-à-vis de César (poème n°57 : « L’accord est parfait entre ces invertis infâmes, le giton Mamurra et César »…), comme son admiration pour Cicéron. De nombreux traits de la vie quotidienne et de la mentalité romaine sont évoqués. Quelques exemples : l’évocation du dégoût d’un Celtibérien utilisant comme ceux de son pays son urine pour se blanchir les dents ; le fait de distribuer des noix au mariage (comme nous le ferions pour des dragées), noix servant aussi de billes aux jeunes enfants romains.

 

            Le livre est une traduction bilingue, et comporte une introduction contant la vie et l’œuvre de Catulle ainsi que l’établissement du texte. En fin d’ouvrage sont inscrits les fragments trouvés dans les autres auteurs attribués à Catulle. Un index de noms permet d’identifier personnages, lieux et objets cités dans le livre.

 

 

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Antiquité, source : Comédies de Plaute

28 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* PLAUTE, Comédies, tome I, Les Belles Lettres, Budé, Les Belles Lettres, Paris, 1932, 1996, 203 pages.

 

 

Source. Le livre, en traduction latin- français, comporte plusieurs comédies de l’auteur romain Plaute. Les comédies nous livrent un humour un peu gras, où les esclaves sont malicieux et parfois voleurs, les maris parfois sous la domination de leur femme, où l’appât de l’or et des femmes constitue un des ressorts du comique, sans oublier dans ces mêmes ressorts les jeux de mots et phrases à double sens.

 

            Les trois comédies sont différentes : une se rapproche du genre noble : amphitryon : les dieux sont présents, puissants, mais coquins comme Zeus… Les hommes sont les jouets des dieux. Amphitryon revient de guerre et découvre sa femme enceinte, mais pas de lui : de Zeus. Celui-ci avait pris l’apparence du mari d’Alcmène. Leur enfant sera le prodigieux Hercule. Mercure a pris l’apparence du valet Sosie pour empêcher celui-ci de perturber les amours de Zeus. Les quiproquos sont nombreux, mais montrent la puissance des dieux. Les deux autres comédies mettent en scène une représentation du peuple : l’Asinaria conte l’histoire d’un père sous la coupe de sa femme. Il désire aider son fils à payer les locations d’une courtisane aimé de celui-ci pour une année. Pour cela il demande l’assistance de ses serviteurs pour l’escroquer lui-même et obtenir l’argent de la vente de ses ânes (d’où le titre : Asinaria). Mais le père demande ensuite une nuit avec la courtisane. L’action du parasite du rival du fils conduit à faire intervenir l’épouse du père. Celle-ci ramène le père pour une scène de ménage et laisse la courtisane et le fils à leur amour. La troisième comédie est célèbre, bien qu’incomplète (fragments manquants). L’Aululaire raconte l’histoire d’un avare amoureux de sa marmite d’or et de sa fille qui est enceinte d’un viol. Le violeur désire réparer sa faute en épousant la jeune fille, mais son oncle désire le faire aussi tout en ignorant l’état de la jeune fille et l’acte de son neveu. Le vieil avare ne pense qu’à la dot et à cacher son or, mais celui-ci lui est dérobé par les serviteurs de son gendre, et restitué contre la main de sa fille. La pièce a eu une grande postérité avec l’Avare de Molière, et le caractère du père changé par une richesse excessive.

 

            Les points très intéressants dans ces pièces sont d’observer l’histoire du théâtre : l’emprunt au comique grec, la postérité pour Amphitryon et l’Avare dans le théâtre français, etc… La vie quotidienne dans ses aspects les plus courants : parasite (serviteurs), rôle des esclaves, réputation de voleurs des cuisiniers, etc… mais aussi les croyances religieuses puisque Zeus, Mercure, mais aussi le dieu Lare peuvent parler  en prologue, etc…

 

 

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Antiquité, source : Histoire romaine de Velleius Paterculus

27 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* VELLEIUS PATERCULUS, Histoire Romaine, livre 1, les Belles Lettres, Budé, Paris, 1982.

 

Source : L’historien mineur romain Velleius Paterculus raconte dans son court livre (21 pages) l’histoire de Rome. En fait, il remonte bien avant avec les mouvements de population en Méditerranée. La synthèse est brève, alors que le texte comporte une importante lacune : peu après la fondation de Rome jusqu’à la guerre contre Persée roi de Macédoine. Le livre s’arrête à la destruction de Carthage et de Corinthe. Malgré la brièveté de la synthèse des indications intéressantes se retrouvent dans le livre : liste et date des colonies romaines depuis la première jusqu’en 100 avant J. -C. (Narbo Martius en -118). Des considérations sur Paul Emile, les Scipions, enrichissent également le livre. Le livre regarde également brièvement la floraison des arts à Athènes et à Rome.

 

            Les notes sont nombreuses et permettent de replacer hommes, dates, mais aussi style dans leur contexte et leur apport. L’introduction est comme toujours très longue et détaillée sur tous les aspects du livre et de l’auteur. La première partie de celle-ci permet de mieux comprendre l’origine sociale de Velleius Paterculus, issu de la magistrature municipale et illustrant l’ascension sociale de ces notables italiens.   

 

 

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Antiquité, source : Lettres de Pline le Jeune

26 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* PLINE LE JEUNE, Choix de lettres, Rome, Traductions Hatier, R. Létoquart traducteur, Hatier, 1966, Paris.

 

 

Source. La correspondance de Pline le Jeune nous montre la vie quotidienne et les préoccupations d’une certaine fraction aisée de la société romaine à l’époque de l’Empire. Il expose sa carrière d’avocat, d’augure, de protecteur  d’une ville. Il montre ses préoccupations d’écrivain, de narrateur. Il s’adresse à des personnalités illustre : l’empereur Trajan, Tacite… Certaines de ces lettres sont justement célèbres : le récit de la mort de son oncle Pline l’ancien dans l’éruption du Vésuve, lettre (et réponse de Trajan) adressée à l’empereur sur la procédure à user envers les chrétiens.

 

Table des matières : I. La vie privée de Pline : 1. Quelques détails personnels ; 2. Pline et sa femme ; 3. Pline et ses amis ; 4. Pline et son oncle, Pline l’Ancien ; 5. Pline et ses esclaves ; 6. Pline et ses propriétés ; 7. Pline et les merveilles de la nature. II. Pline témoin de son époque : 1. la vie à Rome ; 2. Le milieu littéraire ; 3. Les chrétiens. III. Le rôle d’acvocat, le procès de Bassus, un songe : me devrai-je inquiéter d’un songe ? IV. Un maître cruel tué par ses esclaves, une femme admirable : Arria, des histoires de fantômes, un dauphin ami des enfants.

 

Illustrations : buste de Cicéron, carte du centre de l’Italie(de l’Etrurie jusqu’en Campanie : indications de tous les lieux cités dans les lettres), peinture à fresque : les noces aldobrandines, un tombeau romain : de CECILIA METELLA sur la Via Appia, vue du forum de Pompéi (dans le fond le Vésuve), scène pastorale (sarcophage antique, Musée de Thermes à Rome), scène de Banquet : peinture à fresque de la « tombe des léopards » à Tarquinia (Etrurie). Tête de l’empereur Trajan (sculpture antique u Musée du Vatican, Course d’Amours montés sur des dauphins (mosaïque ancienne, Musée du Louvre).

 

 

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Antiquité, source : Vie des douze Césars de Suétone

25 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

*SUETONE, Vies des douze Césars, tome II, Les Belles Lettres, Budé, Les Belles Lettres, Paris, 1961, 214 pages.

 

 

Source. Le livre ne comprend pas d’introduction puisqu’il complète le 1er tome. Il comporte la traduction française et en regard le texte latin. Les notes sont nombreuses aussi bien en bas de page qu’en fin de livre. Il n’y a pas de documents explicatifs.

 

            Les vies racontées par Suétone sont celles de Tibère, Caligula, Claude et Néron. La source permet de connaître les faits et gestes des empereurs, mais Suétone s’attarde avec complaisance sur les dépravations des uns et des autres. Les Vies nous livrent des indications sur la vie politique, les mœurs, les batailles, et parfois, discrètement, quelques très rares lignes sur les chrétiens.    

 

 

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Antiquité, source : La guerre civile de César

24 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

*CESAR, La guerre civile, tome II (livre III), Les Belles Lettres, Budé, Paris, 1936, 1982.

 

 

Source. Le livre est la seconde partie de la narration de la guerre civile romaine entre Pompée et César relatée par César lui-même. Le texte est subtilement partial (les chefs pompéiens sont vaniteux mais les troupes pompéiennes sont courageuses…). Il montre les combats et opérations militaires depuis l’avènement de César comme dictateur à Rome puis son départ de Brindes pour l’Epire dans le but de combattre Pompée. Le livre relate l’état des forces dans l’un et l’autre camp, les manœuvres, la guerre de position puis de mouvement, les batailles maritimes et terrestres dont la grande victoire de Pharsale pour César contre un ennemi supérieur en nombre mais avec des troupes moins aguerries que celles de César.  Enfin, la fuite de Pompée et son exécution en Egypte par le conseiller du jeune Ptolémée sont évoquées, ainsi que le début de la guerre d’Alexandrie.  

 

 

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Antiquité, source : La guerre des Gaules de César

23 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

*CESAR, La guerre des Gaules, GF-Flammarion, Paris, 1964.

 

Conservé à la bibliothèque de Troyes : code 937. 05 CESA

 

 

Source. César expose dans ses commentaires le récit de la conquête de la Gaule. Dans un style clair et sobre, il célèbre ses hauts faits. En huit livres, dont le dernier est de HIRTIUS, les batailles sont racontées, les renversements d’alliance politique, l’expédition en Germanie et en Bretagne, mais aussi la révolte de la Gaule sous la conduite de Vercingétorix. Peu de pages sont consacrées à la présentation des lieux et des peuples, mais celles-ci sont primordiales pour la connaissance de la Gaule, de la Bretagne et de la Germanie.

 

 

 

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Antiquité, source : Histoire Romaine de Tite-Live

22 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* TITE-LIVE, Histoire Romaine, livre XXXI, les Belles Lettres, Budé, Paris, 1977, 1990.

 

 

Source : L’historien romain Tite-Live traite de la période de la seconde guerre contre la Macédoine. Elle se situe juste après la fin de la Seconde Guerre Punique et  emploie les grands généraux. Le livre XXXI s’arrête avant la fin de cette guerre. Il présente dans le détail les opérations militaires ainsi que les lieux de batailles, décrit l’armement des uns et des autres, montre également les activités diplomatiques.

 

 

Le livre est intéressant pour ce grand nombre de détail, mais aussi parce qu’il montre les tensions politiques intérieures en Italie (entre citoyens pauvres et riches à Rome pour la poursuite de la guerre, entre Italiens et Romains…), les démêlés avec les Gaulois au nord de l’Italie… Les activités diplomatiques au sein de la Grèce , avec les royaumes voisins de Carthage sont également présentées.

 

 

            Le texte nécessite un appareil critique à cause de la profusion du nom des généraux et hommes politiques romains, mais aussi de la géographie antique –en particulier grecque – avec son énumération de villes dont l’emplacement et la toponymie ne sont pas forcement les mêmes qu’aujourd’hui.

 

 

 

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Antiquité, source : Vie de Périclès, d'Alcibiade par Plutarque

21 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* PLUTARQUE, Vies, Les Belles Lettres, Budé, Paris, 1964, 1990. (Traduction Flacelière)

 

 

Source. L’ouvrage relate les vies comparées de plusieurs personnages grecs et romains. Il s’appuie sur de nombreuses sources mais nous donnent toutes les indications sans parfois réaliser de tris entre les médisances et la réalité historique. Son plan est également à revoir : ainsi la liaison d’Aspasie et de Périclès est traité dans la politique extérieure d’Athènes. Plus moraliste qu’historien il s’approfondit sur les conséquences morales des actions plus que sur les actions elles-mêmes. Il dresse des portraits vivant de la vie d’Athènes au niveau artistique…

 

            Les vies présentées sont celle de Périclès, mais aussi celle d’Alcibiade pour la partie grecque.   

 

 

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Antiquité, Source : Anabase de Xenophon

20 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

XENOPHON, Anabase, livre I et II, Les Belles Lettres, classiques en poche n°52, Paris, 2000. (Traduction Paul Masqueray)

 

Code Mat : L 880 XENO

 

 

Source. Le livre ne contient que les deux premiers chapitres de l’Anabase. Celle-ci est l’histoire de l’épopée des mercenaires grecs parti aider le prétendant Cyrus a renversé le Roi Perse, et, bien que victorieux, à cause de la mort de Cyrus, se sont retrouvés isolés dans un  pays hostile. Xénophon conte ces souvenirs de jeunesse.

 

             Le livre est une édition bilingue, comportant des notes historiques intéressantes. L’introduction situe l’événement dans les contextes historiques et biographiques de la Perse et de Xénophon. Une carte à la fin de l’ouvrage permet de situer le périple des Grecs. A cela s’ajoute un index et une bibliographie.

 

            « A la mort de Darius II, c’est Artaxerxès II qui lui succède sur le trône de Perse ; mais Cyrus le jeune essaie de détrôner son frère avec le concours des troupes spartiates et des mercenaires grecs, les « Dix mille ». Xénophon, jeune Athénien riche et de bonne famille, aimant les voyages, la guerre et la gloire, décide de suivre Cyrus dans l’espoir de rapporter de cette aventure un beau récit et sans doute de grandes richesses. Malgré la bravoure des Grecs, la guerre tourne mal et Cyrus est tué en 401 à Counaxa, près de Babylone.

 

            Harcelée par les troupes du satrape Tissapherne, l’armée tombe dans un guet-apens et tous les généraux sont tués. Xénophon entre alors véritablement en scène. Il est élu général et contribue par son intelligence à sauver l’armée des mercenaires : groupés autour de lui, les survivants rejoindront la Thrace et passeront au service de Sparte. C’est le récit de cette retraite fameuse, au cœur de l’hiver et des montagnes, du centre de l’Arménie jusqu’à la mer Noire, que Xénophon a noté dans carnets d’expédition et qu’il retrace dans l’Anabase. »

 

 

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