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MUSECLIO

Elèves primés pour le CNRD 2007-2008 (article de journal)

30 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Concours et club histoire

 

  Les élèves du club histoire (1ère année d'existence) ont reçu le 3e prix en catégorie dossier collectif lycée. L'article comporet une erreur car il est indiqué Troyes et non Romilly. Mais ce sont bien les élèves du lycée Joliot-Curie qui sont ainsi distingués.

 

 

clip image002 

 

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Club histoire : Deux lauréats gagnants du 1er prix du CNRD

28 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Concours et club histoire

  PALMARES DEPARTEMENTAL

 

CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION SESSION 2011

 

Voici un lien où apparait la liste des élèves lauréats du CNRD de la session 2011 

 

http://www.ac-reims.fr/ia10/IMG/pdf/palmares-1.pdf

 

 

 

Je félicite vivement les deux élèves du club histoire pour leur succès :-)

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Carte historique : Lien vers carte décolonisation

27 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #TL : Documents et exercices

 

Pour répondre à la demande de la TSTG,

 

Voici un lien pour examiner une carte intéressante de la décolonisation dans le monde

 

http://www.atlas-historique.net/1945-1989/cartes/MondeDecolonisation.html

 

 

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Cours 1ère Histoire : La politique nazie d'extermination (2)

26 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

III. Quel est le bilan de la persécution nazie des Juifs et des Tziganes ?

 

Tableaux chiffrés 1 page 294 : La destruction des Juifs d'Europe

Question 1 page 295 : Quels pays sont les plus frappés (doc. a) ?

_ Les pays les plus frappés par la politique nazie d'extermination des Juifs sont ceux d'Europe de l'Est. La Pologne comportait 3 200 000 juifs avant guerre. 3 000 000 soit 90% de la population juive a été exterminé. Cette proportion se retrouve pour les Etats Baltes (202 000 juifs tués) et pour l'Allemagne (120 000 juifs tués). En chiffre absolu les pays les plus touchés sont la Pologne puis l'URSS (700 000 victimes, soit 23% de la population juive). 

_ Les pays d'Europe de l'Est sont davantage frappés car ce sont des pays occupés directement (Pologne) ou en guerre (URSS). De plus, la volonté de conquête d'un "espace vital" à l'Est et la conception d'une croisade anticommuniste contre les judéo-bolcheviks accentuent les meurtres de juifs, par exemple avec les einsatzgruppen "groupes d'intervention" qui sont créés au printemps 1941 pour exécuter méthodiquement les Juifs. 

 

Question 2 page 295 : En quoi ce bilan met-il en évidence le projet de "solution finale" (doc. b) ?

_ Les massacres de Juifs et de Tziganes ne résultent pas de crimes de guerre, mais d'une volonté de destruction comme le montre l'importance de l'extermination en camp des Juifs (54% des morts juifs). Le camp d'Auschwitz avec 1000 000 de morts montre l'importance du gazage et du meurtre planifié dans la Shoah. Cependant, plusieurs méthodes de destruction des Juifs ont été employés : la mort dans les ghettos (800 000 victimes), l'exécution en plein air, souvent par des einsatzgruppen (1 300 000)... 

_ Au total ce sont plus de 5 000 000 de Juifs et 250 000 tziganes qui ont été exterminés par les nazis (les trois cinquièmes des Juifs d'Europe et le tiers de la population tzigane).

 

Question 3 page 295 : Quelle année marque un tournant (doc. c) ? Pourquoi ?

_ L'année 1942 marque un tournant dans la politique d'extermination juive car 2 700 000 juifs ont été exterminés cette année soit davantage que toutes les autres années. Cela correspond à la décision de la "solution finale" prise à la conférence de Wannsée et à la mainmise sur un grand nombre de Juifs après l'invasion de l'URSS. 

 

Texte 2 page 294 : La première défiition de "crime contre l'humanité"

Question 4 page 295 : Comment cette première définition de la notion nouvelle de "crime contre l'humanité" permet-elle de condamner les nazis?

_ Le Tribunal international de Nuremberg juge les criminels nazis  du 18 octobre 1945 au 1er octobre 1946. La barbarie nazie a provoqué un choc et besoin de réaffirmer la dignité de l’humanité à travers la déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, mais aussi la création de la notion de crimes contre l’humanité. Cette nouvelle notion permet d'ériger un tribunal affirmant siéger au nom de la conscience universelle.

 

Crime contre l'humanité (p. 286) : "Actes inhumains" et toutes les formes de persécution, notamment raciales, perpétrés contre les populations civiles. Ces crimes sont imprescriptibles.

 

 

1ère Fiche objectifs histoire n°11

 

LA POLITIQUE NAZIE D'EXTERMINATION

 

SAVOIR

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Comment se met en place l'extermination des Jufs et des Tziganes ?

                A. Quelles sont les conceptions raciales et idéologiques du nazisme ?

                B. Quelles sont les discriminations envers les Tziganes et les Juifs ?

II. Comment est organisé l'univers concentrationnaire ? (à différentes échelles)

                A. A l'échelle européenne ?

                B. A l'échelle des villes ?

                C. A l'échelle des camps ?

III. Quel est le bilan de la persécution nazie des Juifs et des Tziganes ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Antisémitisme (p. 330) : haine des juifs

Pogrom (p. 333) : émeute accompagnée de pillage er de meurtres dirigée, au départ dans l'empire russe, contre les communautés juives.

Aryaniser (p. 330) : confisquer une entreprise ou un commerce appartenant à un juif et le donner ou le vendre à un non-juif ou "Aryen". Sous l'impulsion des nazis, les différents Etats collaborateurs ont procédé à l'aryanisation.

Ghetto (p. 284) : Quartier où les Juifs étaient contraints de résider ; par extension, lieu où une moinorité se trouve séparée du reste de la population.

Shoah (p. 286) : Mot hébreu signifiant "anéantissement", qui désigne l'extermination des Juifs par les nazis.

Crime contre l'humanité (p. 286) : "Actes inhumains" et toutes les formes de persécution, notamment raciales, perpétrés contre les populations civiles. Ces crimes sont imprescriptibles.

 

3/ JE CONNAIS LA BIOGRAPHIE DE :

 

Heydrich (page 285) : (1904-1942)

 

4/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Mars 1933 : Ouverture du camp de concentration de Dachau.

1er avril 1933 :  Boycott des boutiques et entreprises juives.

Nuit du 9 au 10 novembre 1938 : Nuit de Cristal, pogrom contre les magasins juifs.

15 septembre 1935 : Lois de Nuremberg.

30 janvier 1939 : Discours d'Hitler menaçant les Juifs d'extermination en cas de guerre.

2 octobre 1940 : Fondation du ghetto de Varsovie.

20 janvier 1942 : Conférence de Wannsee décidant de la "solution finale" d'extermination des Juifs.

Eté 1942 : Rafle de 310 000 Juifs dans le ghetto de Varsovie.

Avril à mai 1943 : Révolte du ghetto de Varsovie.

18 octobre 1945 au 1er octobre 1946 : Tribunal international de Nurembreg chargé de juger les criminels nazis.

 

 

SAVOIR FAIRE

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CHRONOLOGIE

6/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

7/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

8/ JE SAIS ANALYSER UN PLAN

9/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU CHIFFRE

 

 

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Cours 1ère Histoire : La politique nazie d'extermination (1)

26 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA POLITIQUE NAZIE D'EXTERMINATION

 

Document d'accroche : Photographie pages 278-279 : Survivant du camp d'Auschwitz

Décrire la photographie : quel est le décor ? Quel est l'état de santé des personnages ? Quel est leur uniforme ?

(Attention : risque de reconstitution par les communistes)

* Décor : derrière des barbelés (privation de liberté, autrefois électrifiés pour empêcher l'évasion des déportés, moyen pour eux de se suicider)

* Etat de santé : personnages maigres

* uniforme rayé pour être reconnaissable. Certains, les "nuits et brouillards" avec une cible dans le dos.

 

Introduction : La politique raciste et antisémite nazie a provoquée l'extermination de plus de 5 millions de Juifs et 250 000 Tziganes.

 

Problématique : Comment l'Allemagne, pays de culture, a pu organiser de façon industrielle et méthodique la mise à mort de millions de personnes pour leur origine religieuse ou ethnique ?

 

I. Comment se met en place l'extermination des Jufs et des Tziganes ?

 

            A. Quelles sont les conceptions raciales et idéologiques du nazisme ?

 

Catalogue des insignes des déportés page 283

Quelles sont les différentes catégories de déportés ?

_ L'idéologie raciale nazie conduit à la persécution de nombreuses catégories de personnes :

*  pour leurs opinions politiques (triangle rouge : politiques comme les communistes ; triangle noir : associaux c'est-à-dire anarchistes),

* pour des délits et des crimes de droit commun (triangle vert : voleurs, violeurs, criminels...). Ils deviennent souvent kapos, des détenus encadrant les autres ayant tous les droits sur eux.

* des apatrides (triangle bleu : personnnes sans nationalités : comme après la disparition des Etats baltes, de la Pologne...),

* pour leurs croyances religieuses (triangle violet : bibelforscher ou témoin de Jehovah),

* pour leur origine religieuse ou ethnique (étoile jaune : les juifs ; triangle marron : les tziganes).

 

Quelles catégories n'apparaissent pas ? Quel sort leur est réservé ?

_ D'autres catégories de personnes n'apparaissent pas : les homosexuels (triangle rose) sont envoyés en camps de concentration ; les handicapés mentaux sont exterminés (70 000 malades mentaux gazés entre octobre 1939 et août 1941).

 

Comment nommer les conceptions raciales du nazisme ?

_ Le nazisme a une idéologie raciste et antisémite. Les Juifs sont considérés comme des parasites nuisibles pour la "race aryenne".

 

Antisémitisme (p. 330) : haine des juifs

 

            B. Quelles sont les discriminations envers les Tziganes et les Juifs ?

 

Chronologie haut de la page 296

+ Photographie haut de la page 284 : la nuit de Cristal

Quels sont les actes antisémites ? Quelles sont les lois antisémites ? Que révèle l'évolution de ces actes et lois ?

* Dès l'arrivée au pouvoir des nazis en 1933 commence la persécution des opposants et des Juifs avec l'ouverture en mars 1933 du camp de concentration de Dachau, et le boycott des boutiques et entreprises juives1er avril 1933. La nuit de Cristal dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 consiste dans la déstruction par les nazis de nombreux magasins juives. Les éclats de verres formées par les vitrines brisées donne ce nom de cristal à ce vaste pogrom antisémite.

* En plus des actes de violence, des lois sont décidées par les nazis pour organiser des persécutions contre les Juifs et les Tziganes. Les Lois de Nuremberg du 15 septembre 1935 organisent la "mort économique" et civile des juifs. En effet les biens juifs sont aryanisés pour être confiés à des Allemands non juifs, et ils perdent leurs droits (exclusion de l'armée, de la justice, de la fonction publique, de l'enseignement... Interdiction des mariages mixtes).

* La détérioration de la condition des Juifs en Allemagne puis dans les zones soumises aux nazis montrent une montée de la violence physique et morale dans la persécution, jusqu'à la décision d'exterminer les juifs. Le 30 janvier 1939 Hitler, dans un discours, menace les Juifs d'extermination en cas de guerre. 

 

Pogrom (p. 333) : émeute accompagnée de pillage er de meurtres dirigée, au départ dans l'empire russe, contre les communautés juives.

Aryaniser (p. 330) : confisquer une entreprise ou un commerce appartenant à un juif et le donner ou le vendre à un non-juif ou "Aryen". Sous l'impulsion des nazis, les différents Etats collaborateurs ont procédé à l'aryanisation. 

 

Texte 3 page 288 : La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Présenter le document.

_ Le texte de la conférence de Wannsée du 20 janvier 1942 a été consigné dans un rapport secret par Heydrich, chef de la police de sécurité. Ce document utilisé lors du tribunal de Nuremberg jugeant les criminels nazis pour indiquer les responsabilités des dirigeants nazis dans l'extermination des Juifs.

 

Heydrich (page 285) : (1904-1942)

 

Question 3 page 289 : Que signifie précisément, d'après ce document, l'expression "solution finale" ?

_ L'expression "solution finale" apparait la première fois dans le texte de la conférence de Wannsée. Elle désigne la mise à mort par différents moyens (mort lente par le travail, gazage, mais aussi stérilisation, etc..) des populations juives en Europe.

 

 

 

 

( Question 4 page 289 : Que peut signifier le choix de la programmer d'ouest en est, précisément en ce début 1942 ? )

L'expansion nazie se fait vers l'est dans un "drang nacht osten" à la conquête d'un espace vital (lebensraum page 282). La conquête de la Pologne à partir de septembre 1939 puis l'attaque de l'URSS le 22 juin 1941 agrandit les territoires occupés à l'Est et rend illusoire les projets d'évacuation des juifs vers Madagascar. Ce début 1942, alors que la partie occidentale de l'URSS est occupé ainsi que sa nombreuse population juive, correspond à ce moment de prise de conscience par les nazis.

)

 

Question 5 page 289 : En quoi ce programme est-il spécifique de la "question juive" ? Pourrait-il s'appliquer à d'autres populations non aryennes ?

_ Le programme d'extermination de la population juive est spécifique de l'obsession nazie de pureté de la race. Les juifs, considérés comme des parasites, des "bacilles" doivent être éliminés pour "l'hygiène raciale". Les Latins (Italiens et Français) ne sont pas aussi mal considérés. Les Slaves, considérés comme des "sous-hommes, sont destinés à être esclaves. Cependant, les Tziganes sont également destinés à l'extermination comme les Juifs.

 

 

 

II. Comment est organisé l'univers concentrationnaire ? (à différentes échelles)

 

            A. A l'échelle européenne ?

 

Carte 1 pages 280-281 : L'Europe sous la botte allemande en 1942

Où sont localisés les camps de concentration ? D'extermination ? Pourquoi ces emplacements ?

_ Les camps de concentration sont situés en Allemagne (mais aussi dans l'Alsace occupée), alors que les camps d'extermination sont localisés dans l'ancienne Pologne. Il n' y a pas de camps de la mort en dehors du territoire du Grand Reich (Allemagne et ancienne Pologne) car l'extermination des juifs doit se dérouler à l'abri des regards étrangers.

Camp de concentration : camp de la mort lente par le travail regroupant des opposants au régime.

Camps d’extermination : centres de mise à mort immédiate, ouverts à partir de la fin de l’année 1941 et destinés à tuer juifs et Tziganes.

 

De quels pays sont originaires le plus grand nombre de victimes ? Le plus petit nombre ? Pourquoi ces différences ?

_ Les victimes juives sont principalement originaires de l'Europe de l'Est (3 millions de Juifs de Pologne, 700 000 Juifs d'URSS, 260 000 de Tchécoslovaquie, 130 000 en Lituanie...) car ce sont des territoires où les Juifs étaient nombreux et car l'occupation à l'Est est particulièrement brutale dans ces pays en guerre ou sous contrôle direct de l'Allemagne nazie.

 

 

            B. A l'échelle des villes ?

 

Plan 2 page 281 : Plan du ghetto de Varsovie

Comment est organisé le ghetto ?

_ Le ghetto est organisé comme une partie de la ville où les Juifs sont parqués à l'écart du reste de la population. Des murs sont construits pour renforcer cet isolement et cette séparation.  Les Juifs disposent d'organes de gouvernement interne comme le Conseil juif (Judenrat) et la police. Mais ces organes sont obligés de collaborer avec les nazis...

 

Ghetto (p. 284) : Quartier où les Juifs étaient contraints de résider ; par extension, lieu où une moinorité se trouve séparée du reste de la population.

 

Quelle est l'évolution de l'espace occupé par les juifs dans le ghetto d'octobre 1940 à juillet 1942 ?

_ L'espace occupé par les Juifs diminue avec le temps et la forte mortalité dans le ghetto. Des ghettos sont constitués dans les villes polonaises de Lodz, Cracovie... Le ghetto de Varsovie fondé le 2 octobre 1940 regroupe 440 000 Juifs sur 4 km². Il est divisé en deux parties : le grand ghetto et le petit ghetto relié par un pont. Mais, en juillet 1942, les Juifs sont expulsés du petit ghetto. D'avril à mai 1943 les Juifs survivant se révoltent mais ne parviennent pas à empêcher la destruction du ghetto et de ses habitants.

 

+ Photographie bas de la page 284 : Dans le ghetto de Varsovie

+ Photographie 3 page 291 : La rafle qui déclenche la révolte de janvier 1943

Quelles sont les conditions de vie dans les ghettos ?

_ La mortalité est très forte dans les ghettos à cause de la faim, mais aussi du travail forcé et du typhus. On compte 4 000 à 5000 morts par mois en 1941-1942 dans le ghetto de Varsovie.

_ De plus, des rafles emportent des juifs vers les camps d'extermination d'Auschwitz et de Treblinka (310 000 Juifs dans l'été 1942), n'épargnant ni les femmes ni les enfants.

 

            C. A l'échelle des camps ?

 

Plan 3 page 281 : Plan du camp d'extermination Auschwitz-Birkenau

Quelles sont les différentes fonctions du camp ? Quel est son but principal ?

_ Le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau comprend plusieurs fonctions : c'est un centre de transport d'où viennent par voie ferroviaire les déportés. C'est sur la rampe de "sélection" que sont choisis les valides qui peuvent survivre alors que les jeunes enfants, les malades et les vieillards sont gazés peu après dans les chambres à gaz.  La principale fonction du camp étant de tuer : plus d'un million de Juifs, Tziganes, Slaves, résistants, etc... La mise à mort de tant de Juifs est appelée la Shoah. Pour les Tziganes on parle de Porainos.

_ Le camp est aussi un moyen d'enrichissement pour les SS : travail gratuit des déportés, pillage des prisonniers ("Canada")

 

Shoah (p. 286) : Mot hébreu signifiant "anéantissement", qui désigne l'extermination des Juifs par les nazis.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les régimes totalitaires (3)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

IV. Comment les totalitarismes ont encadré les masses ?

 

            A. Comment s’exerce la domination d’un parti unique ?

 

Texte 2 page 236 : Staline définit le rôle du parti communiste (1924)

Question 3 page 236 : Quel est le rôle du parti communiste d’après Staline ?

Le Parti est indispensable pour l’établissement et le maintien du communisme en URSS. « Le Parti est l’instrument de la dictature du prolétariat ». Pour cela le Parti doit avoir une « discipline de fer ».

 

_ Dans les régimes totalitaires domine un parti unique comme le parti communiste en URSS. Le parti (PNF en Italie, NSDAP en Allemagne, PC en URSS) contrôle tous les rouages de l’Etat ainsi que la société dans tous ses aspects (les loisirs sont contrôles et pris en charge par les régimes totalitaires par exemple). Le parti unique est lui-même au service du chef unique car le chef dirige à la fois le parti et l’Etat.

 

            B. Comment la société est-elle soumise à une intense propagande ?

 

Texte 5 page 247 : La propagande vue par un dignitaire nazi

Question 7 page 247 : Quels moyens sont mobilisés au service de la propagande dans l’Allemagne nazie ?

_ La propagande cherche à convaincre les individus d’une politique. Pour cela elle s’appuie sur toute la gamme des médias modernes : en particulier la radio où sont diffusés les discours d’Hitler et de Goebbels.

_ Le cinéma est également utilisé par exemple les films d’Eisenstein comme Le cuirassé Potemkine en 1925 ou Ivan le terrible tourné entre 1942-1944 qui reçoit le prix Staline en 1945.

_ Les ministères de la propagande surveillent les livres et la presse, le cinéma et la radio.

           

            C. Qu’est-ce que le culte du chef ?

 

Texte 3 page 245 : Le culte de Staline vu par André Gide   (+ photo p. 136 : Congrès nazi Nuremberg)

Question 7 page 149 : Comment se manifeste concrètement le culte de la personnalité en URSS ?

_ Le culte du chef est présent partout. André Gide décrit en 1936 dans son livre Retour d’URSS le culte de Staline qui se manifeste par la multiplication des portraits et statues, par des louanges tournant à l’idolâtrie.

_ Le chef charismatique est en effet considéré comme un surhomme. Ainsi Mussolini est à la fois décrit comme athlète et écrivain, législateur et artiste. Le chef est également considéré comme un guide infaillible : (« Mussolini a toujours raison »). Le chef porte un titre montrant cette infaillibilité : Duce pour Benito Mussolini, Führer pour Hitler. Joseph Staline est le « petit père des peuples ». Le chef dirige à la fois le parti et l’Etat.

_ Des grandes cérémonies politiques célèbrent le culte du chef par exemple en Allemagne les congrès du parti nazi à Nuremberg de 1936. La mise en scènes grandioses montre un peuple discipliné et enthousiaste sous l’autorité de son chef.

Charismatique (p. 330) : se dit d’une personne qui séduit et fascine les foules. On parle d’un « leader charismatique ».

 

Texte 2 page 245 : Le Credo fasciste          (+ image du haut 1 page 148)

Question 4 page 245 : Comment Mussolini est-il dépeint ?

_ Le mythe du chef s’appuie sur la culture chrétienne au travers de la figure du sauveur. Mais l’image du guide s’inspire également des empereurs romains.

 

            D. Comment s’exerce la répression ?

 

Texte 6 page 237 : Le parti communiste analyse les grands procès (1938)

Question 10 page 237 : Quels sont les actes reprochés aux trotskistes et aux boukhariniens ? Ces motifs sont-ils vraisemblables ?

_ Les anciens compagnons de Lénine (Trotski, Boukharine) et leurs partisans sont accusés par le parti communiste sous la domination de Staline de multiples trahisons : rétablissement du capitalisme, complot contre Lénine, espionnage, entente avec les pays étrangers pour faciliter l’invasion du pays… Mais ces accusations ne sont pas crédibles. Elles cachent l’élimination par Staline d’opposants prestigieux (car anciens compagnons de Lénine).

_ Dès 1933, 25% des membres du parti communistes sont exclus. Les « procès de Moscou » se déroulent une première fois en 1936 où des dizaines de milliers de membres du parti sont exécutés ou déportés en Sibérie. En 1938, une deuxième série de « procès de Moscou » est organisée: Boukharine est à son tour condamné à mort. Les déportations et exécutions reprennent.

_ En 1939, le bilan est le suivant: tous les dirigeants du parti bolchevik de 1917 encore vivants en 1935 ont été exécutés (sauf Staline et Trotski exilé en 1929, mais Staline le fait assassiner en 1940), 70% des membres du Comité Central ont été liquidés et 60% des délégués au congrès de 1934. Dans l'armée, 2 maréchaux sur 4, tous les amiraux, 14 des 16 généraux d'armée... 35% des officiers sont exécutés.

 

Quels sont les autres moyens de surveillance et de répression des régimes totalitaires ?

_ Les régimes totalitaires comportent des polices politiques : Guépéou puis NKVD en URSS, OVRA en Italie, Gestapo en Allemagne.

_ Les ennemis du régime sont confinés en Italie dans des endroits isolés (procédure de confinamento comme l’illustre le livre Le Christ s’est arrêté à Eboli). En URSS les individus qui n’avaient parfois que le tort d’être propriétaires paysans (koulaks) sont déportés en Sibérie dans des goulags. En Allemagne les opposants communistes ou démocratiques sont envoyés en camps de concentration comme Dachau ; les juifs et tziganes sont eux envoyés en camps d’extermination.

Gestapo (p. 331) : abréviation de Geheime Staaspolizei, « police secrète d’Etat » créée en 1933 par Goering. Cette police politique du parti national-socialiste dispose de moyens illimités. Elle s’attaque surtout aux mouvements de résistance européens, aux juifs et à tous ceux jugés ennemis du nazisme.

 

 

            E. Comment l’Etat pratique un dirigisme économique ?

 

Texte 6 page 243 : Le premier plan quinquennal en URSS (1928)

Question 12 page 243 : Quels sont les objectifs du plan quinquennal ?

_ L’économie est dirigée dans les pays totalitaires dans le but de préparer une société nouvelle, communiste et sans classes en URSS ; pour préparer la guerre (économie de guerre) en Italie et en Allemagne. En URSS la planification de l’économie se manifeste dans des plans quinquennaux où  l’Etat décide de toutes les mesures à prendre, sans initiatives privées.

 

Question 13 page 243: Quel est sa priorité ?

_ Le but est de préparer une société marquée par la collectivisation en URSS, où la propriété n’existe pas. La priorité est donnée au secteur industriel pour moderniser le pays autrefois essentiellement agricole.

_ Les paysans sont regroupés dans des Sovkhozes (fermes directement gérées par l’Etat soviétique) et des kolkhozes (en URSS, coopérative placée sous la tutelle du parti communiste qui regroupe le bétail et les terres qui sont alors cultivées en commun par les paysans).

 

Question 14 page 243 : Selon la dernière phrase, comment Staline entend-t-il le financer ?

_ L’URSS compte financer seule le développement économique basé sur l’industrie lourde. Mais, faute de capitaux, les paysans sont transformés de force en ouvriers soumis à une discipline de fer (cadences élevées, absences punies). Les ouvriers sont incités à travailler davantage avec l’exemple d’Alexeï Stakhanov, célèbre mineur qui aurait réalisé l’abattage de 14 fois plus de charbon que la norme en vigueur. Il est érigé en modèle par le régime.

_ En Italie et en Allemagne l’Etat intervient dans l’économie par une politique grands travaux pour lutter contre le chômage (bonification des terres marécageuses dans les Marais Pontins en 1931 en Italie, construction d’autoroute en Allemagne). En Allemagne, pour préparer la guerre, Goering lance en 1936 un plan quadriennal de réarmement et une politique d’autarcie.

 

Autarcie (p. 330) : caractéristique des régimes hitlérien et mussolinien, mais aussi stalinien, l’autarcie vise à réduire les échanges avec l’étranger et à n’autoriser que les importations indispensables. Le pays doit se suffire à lui-même. Il faut pour cela encourager la production agricole, organiser la collecte et le recyclage des métaux et développer des produits nationaux de substitution, comme le pétrole ou le caoutchouc synthétiques.

 

Ne pas confondre

 

REGIME AUTORITAIRE

REGIME TOTALITAIRE

Libertés individuelles

Suspendues par crainte de l’opposition

Supprimées par idéologies

Société

Surveillance et répression des opposants

Embrigadement et répression de masse

Economie

Libéralisme plus ou moins tempéré

Dirigisme et/ou planification

Culture

Censure

Censure et culture officielle

Politique extérieure

Agressivité et/ou méfiance envers les ingérences extérieures

Agressivité et impérialisme

 

1e Fiche d’objectifs histoire n°5

LES REGIMES TOTALITAIRES

 

    SAVOIR   

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Comment les totalitarismes parviennent au pouvoir ?

                A. La révolution russe et la succession de Lénine par Staline (héritage politique)

                B. La crise de l’après guerre et la marche sur Rome de Mussolini (coup d’Etat)

                C. La crise économique et le succès électoral du NSDAP (élection démocratique)

II. Quelles sont les différentes idéologies et comment sont-elles appliquées ?

                A. L’abolition de la propriété en URSS : dékoulakisation et goulag

                B. Le rôle de l’Etat dans l’embrigadement de la population en Italie 

                C. L’idéologie raciste et antisémite : les camps de concentration et d’extermination

III. Quelle est la politique étrangère de chaque Etat totalitaire ?

                A. Comment l’Italie cherche à recréer l’Empire romain ?

                B. Comment l’URSS désire répandre le communisme dans le monde entier ?

                C. Comment s’exprime le pangermanisme nazi ?

IV. Comment les totalitarismes ont encadré les masses ?

                A. Comment s’exerce la domination d’un parti unique ?

                B. Comment la société est-elle soumise à une intense propagande ?

                C. Qu’est-ce que le culte du chef ?

                D. Comment s’exerce la répression ?

                E. Comment l’Etat pratique un dirigisme économique ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Totalitarisme  : le régime politique qui vise au contrôle absolu de la personne, tant dans sa vie publique que privée.

Fascisme (p. 331) : vient du nom des « Faisceaux de combat » créés en 1919, le faisceau (assemblage de verges liées autour d’une hache, dans la Rome antique) symbolisant l’union et l’autorité. Le fascisme est un système politique qui encadre tous les aspects de la vie politique, économique et sociale sous l’autorité d’un Etat qui exalte le sentiment national.

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

Nazisme : doctrine nationale socialiste. Il désigne aussi le régime instauré en Allemagne de 1933 à 1945 et se caractérise par un Etat fort, le mythe du chef, l’antibolchevisme, le refus de la lutte des classes et la recomposition d’une « communauté » allemande selon un  critère racial.

Dictature du prolétariat (p. 331) : concentration de tous les pouvoirs au profit du parti communiste, qualifié d’ « avant-garde du prolétariat ». En fait, cette assimilation de la volonté du parti à celle du peuple conduit à mettre hors la loi tous ceux qui entrent en désaccord avec lui.

Goulag : ensemble des camps de travail forcé en URSS. Il en existait des milliers situés dans des régions éloignées.

Autodafé (p. 330) : de l’espagnol auto da fe, « jugement sur les matières de la foi ». a l’origine, jugement prononcé par l’Inquisition contre un impie, un juif ou un hérétique. Par extension, le mot désigne la destruction par le feu d’un objet, souvent un livre, que l’on désavoue.

Antisémitisme (p. 330) : haine des Juifs.

Aryaniser (p. 330) : confisquer une entreprise ou un commerce appartenant à un juif et le donner ou le vendre à un non-juif ou « Aryen ». Sous l’impulsion des nazis, les différents Etats collaborateurs ont procédé à l’aryanisation. 

Impérialisme (p. 332) : politique d’expansion d’un Etat qui cherche à assurer sa domination politique, culturelle et économique sur d’autres.

Espace vital (p. 331) : Lebensraum en allemand. Pour les Nazis, territoires nécessaires à la vie et à l’expansion du peuple allemand. La conquête de l’espace vital doit procurer à la « race aryenne » matières premières, terres et esclaves.

Charismatique (p. 330) : se dit d’une personne qui séduit et fascine les foules. On parle d’un « leader charismatique ».

Gestapo (p. 331) : abréviation de Geheime Staaspolizei, « police secrète d’Etat » créée en 1933 par Goering. Cette police politique du parti national-socialiste dispose de moyens illimités. Elle s’attaque surtout aux mouvements de résistance européens, aux juifs et à tous ceux jugés ennemis du nazisme.    

Autarcie (p. 330) : caractéristique des régimes hitlérien et mussolinien, mais aussi stalinien, l’autarcie vise à réduire les échanges avec l’étranger et à n’autoriser que les importations indispensables. Le pays doit se suffire à lui-même. Il faut pour cela encourager la production agricole, organiser la collecte et le recyclage des métaux et développer des produits nationaux de substitution, comme le pétrole ou le caoutchouc synthétiques.

 

3/ JE CONNAIS LES BIOGRAPHIES DE :

Staline (p. 228)                                     Mussolini (p. 229)                                Hitler (p. 230)

 

4/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

Les dates repères

FASCISME

NAZISME

STALINISME

1922 : Marche sur Rome

1925 Lois Fascistissimes

 

1929 Accords du Latran

 

1925 Mein Kampf

 

 

1933 Hitler chancelier

1935 Lois de Nuremberg

 

 

1928 Staline seul au pouvoir

1930 Dékoulakisation

1932-1933 Famine en Ukraine

 

1937-1938 Grande terreur

 

SAVOIR FAIRE

5/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

6/ Je sais analyser une carte.

7/ Je sais étudier des graphiques.

8/ Je sais étudier un document de propagande : carte postale.

9/ Je sais comparer des cartes.

10/ Je sais étudier un texte littéraire : André Gide.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les régimes totalitaires (2)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

II. Quelles sont les différentes idéologies et comment sont-elles appliquées ?

 

            A. L’abolition de la propriété en URSS : dékoulakisation et goulag

 

Photographie 3 page 236 : Manifestation paysanne (1932)

Question 5 page 237 : Quels sont les responsables désignés par les paysans ?

_ L’URSS est un pays communiste où les classes sociales des paysans et des ouvriers sont mises en valeur symboliquement. Cependant, la population est encadrée par les membres du parti communiste, par exemple dans les manifestations paysannes organisées dans le cadre de dékoulakisations (destruction des paysans propriétaires).

 

Question 6 page 237 : Pourquoi ne peut-on pas parler de manifestation spontanée ?

_ Le « Parti est l’instrument de la dictature du prolétariat » écrit Staline, c’est-à-dire que le parti communiste  contrôle le pouvoir à tous les échelons. La population est obligée d’obéir sinon elle risque la déportation au goulag : 15 millions de personnes sont déportés entre 1930 et 1953.

Dictature du prolétariat (p. 331) : concentration de tous les pouvoirs au profit du parti communiste, qualifié d’ « avant-garde du prolétariat ». En fait, cette assimilation de la volonté du parti à celle du peuple conduit à mettre hors la loi tous ceux qui entrent en désaccord avec lui.

Goulag : ensemble des camps de travail forcé en URSS. Il en existait des milliers situés dans des régions éloignées.

 

Texte 4 page 249 : Le travail quotidien de la police politique en URSS

Question 6 page 249 : Quel est le rôle de la GPU ?

_ La police politique (Guépéou puis NKVD en URSS) s’appuie sur un important réseau d’informateurs et d’espions pour surveiller la population soviétique. Les accusations de complot sont nombreuses pour cacher les échecs du régime. Le gouvernement stalinien s’appuie sur la peur. Des « purges » frappent les différentes catégories de population sans exception. A la fin de la vie de Staline le « complot des blouses blanches » permet de s’attaquer aux médecins…

 

 

            B. Le rôle de l’Etat dans l’embrigadement de la population en Italie 

 

Texte 2 page 248: Les « squadristi » : des professionnels de la violence

Question 1 page 249 : Qui sont les cibles de la violence des fascistes ?

_ Les fascistes organisés en « squadristi » pratiquent la violence politique. Ils s’attaquent aux communistes dans les campagnes, ceux occupant les terres lors du début des années 1920. Ils s’attaquent encore aux syndicalistes en détruisant les locaux et les biens, en frappant et parfois tuant les personnes. Les hommes politiques locaux sont également visés, les élus des villages sont obligés de démissionner sous peine de violences contre eux ou leurs familles. 

 

Comment se prolongent ces violences une fois les fascistes au pouvoir ?

_ En novembre 1926 les lois fascistissimes sont promulguées (mise en application par le pouvoir exécutif).

_ Ces lois imposent : la dissolution de tous les partis politiques et des syndicats, la déchéance des députés de l’opposition. Elles interdisent le droit de grève, et prévoient le recensement des citoyens suspects. De plus, sont créées l’OVRA, une police secrète et un tribunal spécial de défense de l’État.

 

Photographie du haut page 235 : La jeunesse embrigadée en Italie : les Ballilas

+ Photographie 1 page 246 : Rassemblement des « Avant-gardistes » à Rome, le 3 septembre 1935

Question 1 page 247: Décrivez la photographie. Pourquoi le régime fasciste réunit-il ces jeunes à l’occasion de cérémonies grandioses ?

La photographie montre dans un cadre architectural combinant immeubles droits, place dégagée, statues… de vastes groupes d’enfants des deux sexes regroupés selon leur âge pour des défilés organisés de façon quasi militaires.

* L’Etat fasciste réunit ces jeunes dans un but d’encadrer la population dès le plus jeune âge.

 

_ L’Etat fasciste a une forte emprise sur les individus. En effet il organise l’encadrement de la jeunesse :

* de 4 à 8 ans, l’enfant est fils de la Louve,

* de 8 à 14, il intègre les ballilas et reçoit une formation prémilitaire,

* de 14 à 18 dans les avant-gardistes, avant d’entrer dans les Jeunesse italiennes du Parti

 

 

            C. L’idéologie raciste et antisémite : les camps de concentration et d’extermination

 

Photographie page 139 : La propagande en Allemagne nazie

Qu’indique la photographie sur le rapport entre nazisme et culture ?

_ « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver » disait le ministre de l’Information et de la propagande Goebbels. Des autodafés se multiplient en Allemagne à partir de 1933 où des milliers d’ouvrages jugés contraire à l’idéologie nazie sont brûlés.

Autodafé (p. 234) : de l’espagnol auto da fe, « jugement sur les matières de la foi ». a l’origine, jugement prononcé par l’Inquisition contre un impie, un juif ou un hérétique. Par extension, le mot désigne la destruction par le feu d’un objet, souvent un livre, que l’on désavoue.

 

Carte postale 7 page 241: Carte postale nazie de 1936

Question 13 page 241 : A qui s’adresse cette carte postale ?

_ Le peuple allemand est soumis dans l’Allemagne nazie à une intense propagande en faveur des théories xénophobes et antisémites du nazisme. Racisme et antisémitisme sont des caractères originaux du nazisme le distinguant d’autres totalitarismes. L’Aryen allemand est considéré comme supérieur racialement. La pureté raciale exige des lois (lois de Nuremberg de 1935) pour protéger la pureté du sang allemand !

_ « Je crois agir dans le sens du Créateur tout-puissant, en luttant contre le juif, je défends l’œuvre du Seigneur » écrit Hitler dans Mein Kampf. 80 000 handicapés sont exterminés avant 1939. Lors de la « nuit de Cristal » du 9 novembre 1938 280 synagogues sont incendiées et plus de 30 000 juifs arrêtés. Une contribution d’un milliard de Reichsmark est exigée de la communauté juive.

Antisémitisme (p. 330) : haine des Juifs.

 

Question 14 page 241 : Comment sont représentés les élèves et l’instituteur juifs ?

La propagande nazie se voit par exemple dans une carte postale de 1936 où les juifs sont représentés comme différent physiquement des Allemands Aryens blonds aux yeux bleus. Les juifs sont montrés avec des lèvres épaisses, de petits yeux et surtout un nez crochu. Ils sont différent physiquement mais aussi mentalement : parmi les enfants on voit un malade au teint pâle toussant fortement, un enfant méchant tirant la couette d’une jeune fille blonde, un malade mental tire la langue au ciel ! Les enfants sont ceux de l’instituteur juif dont la carrure épaisse et l’air méchant contraste avec la gentillesse de l’instituteur blond à l’entrée de l’école.

 

Photographie 6 page 249 : Le camp de concentration de Dachau en 1936

Question 11 page 249 : Quels sont les objectifs des camps de concentration ?

_ Les camps de concentration ont pour objectif d’enfermer les opposants au régime nazi : partisans de la démocratie et des droits de l’homme, hommes politiques, communistes… ceci de façon à museler le pays et d’établir un régime d’ordre et de terreur en Allemagne.

_ Les personnes considérées comme inférieures racialement (Juifs, Tziganes…) subissent d’abord des vexations symboliques (port de l’étoile jaune pour les juifs), puis des professions leurs sont interdites (enseignement, médecine), leurs biens sont attaqués (nuit de cristal) ou confisquées (aryanisation), enfin ils sont déportés dans des camps d’extermination où ils subissent la mort par gazage, etc...

Aryaniser (p. 330) : confisquer une entreprise ou un commerce appartenant à un juif et le donner ou le vendre à un non-juif ou « Aryen ». Sous l’impulsion des nazis, les différents Etats collaborateurs ont procédé à l’aryanisation. 

 

III. Quelle est la politique étrangère de chaque Etat totalitaire ?

 

Etude de la carte pages 258-259 : La marche à la guerre en Europe

Des aspirations expansionnistes contradictoires :

 

            A. Comment l’Italie cherche à recréer l’Empire romain ?

 

Carte pages 258-259: La marche à la guerre en Europe

Quels sont les territoires dont cherchent à s’emparer l’Italie ?

_ L’Italie fasciste de Mussolini est impérialiste. Elle veut conquérir des territoires pour former un nouvel Empire romain autour de la Méditerranée. Elle se lance dans une politique d’annexion par la conquête de l’Etat africain chrétien d’Ethiopie dès octobre 1935. De plus, l’Italie annexe l’Albanie en avril 1939.

_ Les revendications territoriales italiennes sont nombreuses : terres irrédentes, mais aussi la Savoie et la Corse sur la France, la Tunisie …

 

Impérialisme (p. 332) : politique d’expansion d’un Etat qui cherche à assurer sa domination politique, culturelle et économique sur d’autres.

 

            B. Comment l’URSS désire répandre le communisme dans le monde entier ?

 

Pourquoi existe-t-il un accord entre Allemagne et URSS ?

_ Le pacte germano-soviétique de non-agression signé le 23 août 1939 établi la paix entre Allemagne et URSS. L’URSS cherche à se protéger des invasions, à diffuser le communisme dans le monde, mais aussi à reprendre des territoires perdus lors de la 1ère guerre mondiale : des dispositions secrètes du pacte germano-soviétique donne à l’URSS les Etats baltes ainsi que la partie orientale de la Pologne.

 

            C. Comment s’exprime le pangermanisme nazi ?

 

Carte 1 page 240 : L’Allemagne en 1919

+ Carte pages 258-259 : La marche à la guerre en Europe

Quels territoires cherchent à conquérir l’Allemagne nazie ?

_ L’Allemagne nazie dans l’entre-deux guerres cherche à reprendre les territoires perdus par le traité de Versailles. Elle est pangermaniste et tente de regrouper les Germanophones dans un seul pays en annexant l’Autriche (Anschluss en 1938), en s’emparant des Sudètes de la Tchécoslovaquie, territoire peuplé de 3 millions d’Allemands.

_ L’Allemagne désire aussi s’emparer de la Pologne pour relier l’Allemagne à la Prusse orientale malgré le corridor de Dantzig. Mais sa politique d’annexion va au-delà des territoires allemands. Hitler veut une expansion pour l’Est pour donner un « espace vital » (Lebensraum), des territoires à coloniser pour les Allemands.

 

Espace vital (p. 331) : Lebensraum en allemand. Pour les Nazis, territoires nécessaires à la vie et à l’expansion du peuple allemand. La conquête de l’espace vital doit procurer à la « race aryenne » matières premières, terres et esclaves.

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les régimes totalitaires (1)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

LES REGIMES TOTALITAIRES

 

Manuel Nathan, collection Jacques Marseille, 2003

 

Introduction : Après les traumatismes de la 1ère Guerre mondiale, dans les années 1920 et 1930 s’affirment trois régimes d’un type nouveau : le fascisme en Italie, le stalinisme en URSS, le nazisme en Allemagne. Ce sont des régimes totalitaires.

            Quelles sont les caractéristiques (objectifs, idéologie d’Etat, pratiques) de ces régimes ? Quelles sont leurs différences ?

- Comment les différents projets totalitaires se sont-ils affirmés ? Comment les totalitarismes encadrent-ils la population ?

 

 

I. Comment les totalitarismes parviennent au pouvoir ?

 

Les trois totalitarismes parviennent au pouvoir de façon différente.

 

            A. La révolution russe et la succession de Lénine par Staline (héritage politique)

 

Texte 1 page 236 : Le « testament » de Lénine (1922-1923)

Question 1 page 236 : Quel jugement Lénine porte-t-il sur Staline et Trotski ?

Lénine porte un jugement très négatif sur ses deux possibles successeurs Staline (trop brutal) et Trotski (trop attaché au côté administratif).

 

_ Les révolutions russes de 1917 ont renversé le régime autocratique du tsar puis Lénine a établi le communisme en Russie devenue URSS. La succession de Lénine oppose deux hommes : Trotski et Staline. Le testament de Lénine juge Staline trop brutal, mais ce dernier parvient au pouvoir et impose sa dictature en URSS : le stalinisme. Le stalinisme est une forme de totalitarisme.

 

Staline (p. 228)

Totalitarisme : le régime politique qui vise au contrôle absolu de la personne, tant dans sa vie publique que privée.

  

            B. La crise de l’après guerre et la marche sur Rome de Mussolini (coup d’Etat)

 

Carte 1 page 238 : L’Italie au lendemain de la guerre

Question 1 page 239 : Quels sont les problèmes rencontrés par l’Italie au lendemain de la Première Guerre mondiale ?

 

La carte montre les nombreuses tensions existant en Italie au lendemain de la guerre :

_ Le premier problème est d’ordre territorial. La carte montre l’étendue des terres irrédentes voulues par les Italiens sur les pays voisins (Trentin, Istrie, ville de Fiume, Dalmatie). Or, seule une partie de ces terres irrédentes reviennent à l’Italie : le Trentin et l’Istrie. La Dalmatie est donnée aux Yougoslaves, et la ville de Fiume est contrôlée par la Société Des Nations jusqu’en 1924. Les Italiens revendiquent ces terres car elles sont partiellement peuplées d’Italiens, voisines de la péninsule, et car ils ont participé à la guerre. Le fait de ne pas recevoir lors des traités de paix de 1919 toutes les terres irrédentes est pour les Italiens une cause de mécontentement : ils parlent de « victoire mutilée »

_ La situation politique intérieure est tendue.

 Dans l’après-guerre, l’occupation de terres se développe dans la plaine padane, en Italie centrale ainsi qu’au sud de l’Italie et en Sicile. Les paysans veulent en occupant les grandes propriétés pousser à la réforme agraire. La situation semble celle de la Russie de 1917.

En effet, durant l’été 1920, de grandes grèves ouvrières éclatent dans les villes industrielles du Nord : Milan, mais aussi Bergame, Turin et Gênes. Les usines sont occupées et des soviets sont formés. La situation est révolutionnaire.

_ Les difficultés économiques sont importantes à cause de l’inflation et de nombreuses faillites. Les anciens combattants sont chômeurs ou mendiants alors que la petite bourgeoisie est ruinée par l’inflation. Cela favorise la montée des extrémismes politiques.

_ Benito Mussolini fonde les Faisceaux de Combat en 1919. Les Faisceaux brisent les grèves et reçoivent le soutien des industriels et des grands propriétaires. Les Faisceaux passent de 17000 membres fin 1919 à 720 000 en 1922. Il devient alors le Parti National Fasciste (PNF).

 

Fascisme (p. 331) : vient du nom des « Faisceaux de combat » créés en 1919, le faisceau (assemblage de verges liées autour d’une hache, dans la Rome antique) symbolisant l’union et l’autorité. Le fascisme est un système politique qui encadre tous les aspects de la vie politique, économique et sociale sous l’autorité d’un Etat qui exalte le sentiment national.

 

Photographie 2 page 238 : A l’issue de la marche sur Rome, 28 octobre 1922.

Question 2 page  239 : Quel est le but de cette démonstration de force du PNF ?

Le Parti National Fasciste veut montrer sa force et imposer Mussolini au pouvoir.

 

Question 3 page 239 : pourquoi Mussolini est-il vêtu en habits civils ?

Mussolini est prêt à prendre la direction du pays, en apparence en suivant la légalité.

 

_ Mussolini cherche à prendre le pouvoir au cours de l’année 1922.

Le 24 octobre 1922 il organise une marche sur Rome de 40 000 Chemises Noires. Le roi ne fait pas intervenir la troupe. Au contraire, le 30 octobre 1922 le roi appelle Mussolini au pouvoir. De 1922 à 1924 un gouvernement de coalition est dirigé par Mussolini.

_ Mais 1924 est une année de rupture avec le triomphe des fascistes aux élections de 1924, mais aussi l’assassinat  du député socialiste Giacomo Matteoti en juin. Mussolini annonce la dictature et se fait donner les pleins pouvoirs. Il devient le Duce (le chef).

Mussolini (p. 229)

 

            C. La crise économique et le succès électoral du NSDAP (élection démocratique)

 

T.P. Pages 240-241: L’Allemagne nazie

Question 1 page 241 : Quels éléments expliquent le mécontentement des nationalistes allemands en 1919 ?

            La situation de l’Allemagne en 1919 mécontente les nationalistes. En effet deux problèmes se posent : celui de la présence des Allemands en dehors de l’Allemagne et donc des frontières de l’Allemagne, et la perte de souveraineté militaire du pays.

_ Le traité de Versailles prive l’Allemagne de nombreux territoires peuplés de Polonais, de Français (Alsace-Lorraine), mais aussi de nombreux Allemands. Le « Diktat » de Versailles alimente le nationalisme allemand et le pangermanisme.

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

 

Graphiques 3 page 240 : les succès du NSDAP aux élections législatives

Question 6 page 241 : Quelle date marque une percée politique du NSDAP ?

_ Le parti national socialiste allemand des ouvriers (NSDAP) est un petit parti d’extrême droite avant la crise économique de 1929. Imitant Mussolini Hitler tente un coup d’Etat à Munich en 1923 mais c’est un échec. Il connaît la prison pour cela et écrit Mon Combat (Mein Kampf) où il expose les théories racistes du nazisme.

Hitler (p. 230)

Nazisme : doctrine nationale socialiste. Il désigne aussi le régime instauré en Allemagne de 1933 à 1945 et se caractérise par un Etat fort, le mythe du chef, l’antibolchevisme, le refus de la lutte des classes et la recomposition d’une « communauté » allemande selon un  critère racial.

 

Question 7 page 241 : Quand devient-il une force politique dominante ? Est-ce suffisant pour arriver légalement au pouvoir ?

_ La crise économique et le chômage de masse (30,8% de chômeurs en 1932 ; 4 800 000 chômeurs en 1933) favorisent le succès électoral du parti nazi. Celui-ci passe de 2,6% aux élections législatives de 1928 18,3% en 1930, puis 37,4% en juillet 1932.

_ Le 30 janvier 1933 Hindenburg,  le président de la République, nomme Chancelier Adolf Hitler. Les milieux conservateurs  pensent pouvoir utiliser Hitler pour détourner les milieux populaires du communisme. Hitler est parvenu légalement au pouvoir.

_ Le 27 février 1933 le Reichstag (Parlement) est incendié par les nazis. Cela permet à Hitler de décréter hors la loi le parti communiste et d’obtenir les pleins pouvoirs des députés.

 

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Cours TL L/ES Géographie : Quels sont les contrastes spatiaux de développement du Brésil ? (3)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

D. En quoi les contrastes sociaux sont-ils très forts ?

 

                        1. Quels sont les contrastes entre villes et campagnes ?

 

Quelle est la situation générale ?

 

_ Le Brésil compte 65 millions de pauvres. C’est un des Etats les plus inégalitaires en matières de revenus et de conditions de vie.

_ De profondes inégalités se maintiennent. Il y a au Brésil des populations riches : ainsi 1 % de la population dispose de 13,3% des revenus, et 10 % de cette même population dispose de 47,5 % des richesses. L’opposition est forte entre des « privilégiés » (industriels, commerçants, propriétaires de grandes exploitations,...) et les « pauvres » (chômeurs, ouvriers sous payés, habitants des favelas, paysans sans terre...).

_ En dépit de la croissance agricole, 20% des Brésiliens souffrent de malnutrition. Le sous-développement frappe particulièrement les campagnes où vivent encore 25 % de la population.

 

Quelles sont les conséquences de la pauvreté sur la population brésilienne ?

 

_ Les conséquences de la pauvreté sur la population sont nombreuses : sur l'espérance de vie, l'alphabétisation, les conditions de vie (pas d'accès à l'eau courante, à l'électricité...), le travail des enfants (3 millions d'enfants de moins de 14 ans travaillent), l'alimentation (malnutrition, révoltes agraires avec demande de redistribution des terres non occupées...).

_ Le Brésil est une grande puissance du Sud mais son développement difficile (inflation, endettement) est incomplet, les contrastes de développement étant très nombreux. On évoque un « mal développement ».

 

_ Les zones de « mal développement » comme les bidonvilles échappent parfois totalement au contrôle des autorités. Dans les quartiers où le sous-emploi est massif (A Paraisonopolis, deuxième favela de Sao Paulo, 20% des habitants sont au chômage. Les sources de revenus proviennent du secteur informel, en travaillant quelques semaines par an à la campagne.

 

 

    2. Quels sont les contrastes sociaux dans les villes ?

 

_ La ville est révélatrice de ces écarts sociaux : il y a une très forte ségrégation sociale.

_ Toutes les villes ont connu une croissance démographique rapide, due à l’exode rural et à l’accroissement démographique (exemple : Sao Paulo, 2 millions d’habitant en 1950, 18,5 millions d’habitant en l’an 2003) et en même temps une croissance économique rapide (pôles industriels, commerciaux, touristiques).

 

 

 _ La croissance urbaine mal contrôlée par les autorités et marquée par de très forts contrastes socio-spatiaux :

* le centre-ville est moderne, riche et développé avec une architecture à l’américaine (buildings) ou un urbanisme plus original (Brasilia, capitale du Brésil depuis 1960, est une ville créée de toute pièce par l’architecte français Oscar Niemeyer.

* Dans les villes se trouvent les classes moyennes, les anciens et nouveaux riches au niveau de vie élevé (revenus des familles en moyennes deux fois supérieurs à ceux du pays), mais aussi les « cortiços ».

* Les cortiços sont des taudis. Ce sont des chambres subdivisées, dotés d’équipements sanitaires insuffisants. Ces logements précaires proviennent de la transformation d’immeubles anciens, ou de la construction de petites pièces derrière les maisons construites dans les lotissements populaires. Le plus grand nombre de cortiços est situé près des lieux de travail. Environ 6% de la population de Sao Paulo habitaient dans les cortiços en 1993.  

 Cortiços : sortes de favelas verticales composés d’immeubles dégradés et insalubres, subdivisés entre des familles pauvres de plus en plus nombreuses.

 

* les favelas abritent entre 15 et 20% de la population métropolitaine. Ils sont présents dans les quartiers d’habitat précaire et spontané. Ce sont des maisons auto-construites situées en périphérie ou dans les espaces laissés libres (à proximité des voies ferrées, des autoroutes ou des aéroports, sur les pentes comme à Rio…), souffrant d’un manque d’équipements collectifs (eau, électricité, égout, voierie, …) et souvent marquée par des maux sociaux multiples (enfants abandonnés, délinquance, criminalité, prostitution, drogue, secteur informel). Toutes les villes brésiliennes sont touchées par les bidonvilles. A Belém, 30% de la population vivent dans des bidonvilles.

 

_ Les municipalités sont plus moins actives dans la lutte contre les inégalités sociales.

* La mairesse de Sao Paulo (élue en 2001), Marta Suplicy, réhabilite certains immeubles vétustes, mais ne fait rien contre les logements vides.

* La municipalité de Porto Alegre, qui a accueilli le Forum Social en 2003, est une cité modèle par son niveau d’équipement et l’accès de la quasi totalité des ses habitants à l’eau et à l’électricité.

 

Conclusion-résumé : le Brésil est un territoire très inégalement développé. On distingue trois ensembles :
- un Brésil moderne, développé et industrialisé

- un Brésil traditionnel et sous – développé

- un Brésil pionnier

Ces inégalités expliquent l'importance des flux migratoires intérieurs, toujours plus importants vers São Paulo que vers l'Amazonie.

 

  

 Carte de synthèse : L’organisation de l’espace brésilien         

 

 

 

Tle Fiche d’objectifs géographie 

 

Quels sont les contrastes spatiaux de développement au Brésil ?

 

    SAVOIR   

 

I. Quels sont les facteurs de développement du Brésil ?

            A. En quoi le Brésil est-il un des géants du Sud ?

            B. Quelles sont les stratégies de développement du Brésil ?

II. Quels sont les aspects du développement brésilien ?

            A. En quoi le Brésil est-il une puissance agricole ?

            B. Quel est le développement industriel du Brésil ?

            C. Comment le Brésil est-il une puissance régionale intégrée dans la mondialisation ?

III. Quelles sont  les limites du développement brésilien ?

            A. En quoi existent-ils des contrastes régionaux très forts ?

            B. Quels sont les contrastes régionaux ?

                        1. En quoi le Sud et Sudeste forment-ils le cœur économique ?

                        2 Pourquoi le Nordeste est-il la région la plus pauvre ?

                        3.  En quoi le Centre-Ouest et le Nord sont-ils des régions très peu peuplées ?

            C Quels problèmes posent la question agraire ?

            D. En quoi les contrastes sociaux sont-ils très forts ?

                        1. Quels sont les contrastes entre villes et campagnes ?

                        2. Quels sont les contrastes sociaux dans les villes ?

 

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Développement extraverti : développement réalisé en ouverture sur l’extérieur, c’est-à-dire en réduisant les mesures protectionnistes destinées à s’abriter de la concurrence étrangère, en accueillant les investissements internationaux et en cherchant à accroître les exportations.

Mercosur : marché commun de l’Amérique du Sud qui regroupe, depuis 1991, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay. Le Chili et la Bolivie ont signé un accord de libre-échange avec le Mercosur en juillet 1996, la Colombie est candidate à l’adhésion. Le Venezuela est membre depuis 2005.

Latifundio : très grande propriété foncière, peu mises en valeur, où se maintiennent des relations sociales traditionnelles entre le propriétaire et les travailleurs de la terre (emplois précaires, très faibles salaires).

Minifundio : Petites exploitations de paysans très pauvres. Elles sont cultivées avec des moyens manuels et produisent des cultures vivrières permettant à peine de survivre.

Cortiços : sortes de favelas verticales composés d’immeubles dégradés et insalubres, subdivisés entre des familles pauvres de plus en plus nombreuses.

 

3/ JE SAIS LOCALISER DANS L’ESPACE :

 

- Sao Paulo       - Rio de Janeiro            – Belo Horizonte          - Brasilia          - Nordeste        - Sertao

- Sudeste          - Amazone       - les zones de densités inégales

 

SAVOIR FAIRE

4/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

5/ JE SAIS COMPARER DES CARTES

6/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

7/ JE SAIS ANALYSER UN SCHEMA

8/ JE SAIS COMMENTER UNE PHOTOGRAPHIE

9/ JE SAIS REALISER UN CROQUIS

 

 

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Cours TL L/ES Géographie : Quels sont les contrastes spatiaux de développement du Brésil ? (2)

18 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

II. Quels sont les aspects du développement brésilien ?

 

Texte 2 page 254 : Brésil : vers quel développement ?

 

Quels produits sont exportés par le Brésil ?

 

            A. En quoi le Brésil est-il une puissance agricole ?

 

_ Le Brésil bénéficie d’une gamme de climats chauds : climat équatorial au nord ; climat tropical et subtropical vers le sud avec même un climat tempéré dans le sud-est. Cela offre au Brésil une grande diversité de cultures.

 

_ La puissance agricole du Brésil s’explique par plusieurs autres facteurs comme l’immensité du territoire permettant la diversité des climats, ainsi que la colonisation intérieure avec des fronts pionniers.

_ L'organisation de cet espace est stratégique : les régions les plus difficiles sont consacrées à l'élevage, les plaines littorales aux plantations pour l’agriculture d'exportation. L’intérieur pour la mise en valeur par la colonisation des espaces. Les cultures vivrières sont encore très présentes mais il y a eu une force tendance à les refouler vers l'intérieur.

_ Les capitaux étrangers (FMN de l'agroalimentaire) s’ajoutent pour contribuer à cette puissance agricole du Brésil.

_ La somme de tous ces facteurs est de faire du Brésil une puissance agricole : 1ère pour le café, la canne à sucre, les agrumes, 2ème pour le soja, les bovins, 3ème pour le maïs, le porc, 5ème pour le cacao, 8ème pour le coton brut... bois... Le Brésil est le 3ème exportateur de produits agricoles ; son intégration à un système agro-industriel lui permet d'exporter des produits agroalimentaires.

 

            B. Quel est le développement industriel du Brésil ?

 

_ La production est diversifiée, elle est le résultat d'un appel aux capitaux étrangers, d'une ouverture de l'économie et d'une remontée des filières. Il y a aujourd'hui autant d'actifs dans l'industrie que dans l'agriculture (20%).

_ Les principales productions sont le textile, l’agroalimentaire ; l’industrie lourde (8ème pour l'acier), l’automobile (11ème grâce aux investissements étrangers : Renault, Ford, Volkswagen), chantiers navals, aéronautique (Embraer), informatique, pharmacie, armement ....79% des produits exportés sont des produits industriels. L'essentiel de cette production est concentrée au Sudeste.

 

            C. Comment le Brésil est-il une puissance régionale intégrée dans la mondialisation ?

 

_ Le Brésil a un poids important en Amérique Latine (50% de la superficie et de la population). Il est un élément moteur du MERCOSUR crée en 1991.

_ L’intégration dans la mondialisation s’effectue par le biais du commerce, surtout avec les Etats-Unis mais aussi l’Union européenne.

_ L’intégration se passe également par le biais des loisirs de masse : tourisme, carnavals, football...
C'est aussi un symbole de l'antimondialisation... (cf Porto Alegre).

_ C’est un pays émergent et l’une des puissances montantes du Sud : puissance agricole (cacao, café, agrumes, soja), mais aussi un NPI (textile, sidérurgie, agro-alimentaire, automobile, aéronautique), grand pays exportateur (dans le monde entier et à l’échelle régionale dans le cadre du MERCOSUR) largement intégré à la mondialisation.

_ A l’échelle du Sud, il apparaît comme un pays assez développé : IDH moyen (0.777), RNB par hab. moyen (entre 6000 et 15000 dollars par an) taux d’urbanisation élevé, taux de fécondité en baisse.

Mercosur (page 336) : marché commun de l’Amérique du Sud qui regroupe, depuis 1991, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay. Le Chili et la Bolivie ont signé un accord de libre-échange avec le Mercosur en juillet 1996, la Colombie est candidate à l’adhésion. Le Venezuela est membre depuis 2005.

 

III. Quelles sont  les limites du développement brésilien ?

 

Problématiques : Quelles sont les inégalités de développement que l'on perçoit à l'échelle du territoire ? Comment s'expliquent ces violents contrastes ?

 

            A. En quoi existent-ils des contrastes régionaux très forts ?

 

Croquis page 269 : Le Brésil, un territoire inégalement développé

 

_ Il existe une opposition entre le littoral et l'intérieur du Brésil :

* le littoral est occupé depuis les temps anciens de la colonisation. Il connaît une forte concentration de population et de grands pôles urbains, et constitue un espace économique dynamique doté de structures portuaires...

* L'intérieur est moins mis en valeur, moins peuplé (le Centre Ouest et Amazonie : 61% de la surface et 13% de la population). Il est peu mis en valeur à cause de l’immensité, des problèmes du coût, des infrastructures, de l’exploitation anarchique...

 

_ Une opposition littorale existe aussi entre le Nordeste et le Sud et Sudeste.

* Elle est humaine (la population réside au sud), démographique (la Transition Démographique est presque finie au sud mais pas dans le nord), culturelle (avec une différence du taux d’alphabétisation), économique (le nord-est est une région pauvre, avec une industrialisation faible, le Sertao est une zone de sécheresse...)

* le Sud et le Sud-Est : ce sont des régions dynamiques comportant des plantations, une industrialisation, des ports ...

_ Cette opposition engendre de fortes migrations du Nord Est vers le Sud Est.

_ Le cœur économique est formé par Sao Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro. Ce coeur cumule des centres de décisions économiques, une forte activité, un important marché de consommateurs, des infrastructures...

 

_ La capitale Brasilia a été édifiée à partir de 1959 dans le but de promouvoir une plus grande égalité socio-spatiale dans le pays. Le lieu d’implantation de la capitale fut choisi pour sa position centrale. Brasilia concentre  les moyens de direction politique du pays, mais n’a pas pu s’imposer comme pôle directionnel et attractif face aux grandes métropoles de la façade atlantique.

 

Croquis de synthèse : les contrastes régionaux au Brésil

 

 

Croquis de synthèse : les contrastes régionaux au Brésil

 

  

            B. Quels sont les contrastes régionaux ?

 

Introduction : On dit du Brésil qu’il évoque « une Suisse dans un Pakistan ». Cela traduit l’opposition entre la région riche et développée du pays, qui correspond au Sud et au Sudeste, et le reste du pays, qui est beaucoup moins riche et moins développé.

schémas 3 p 255 pour les cycles

 

                        1. En quoi le Sud et Sudeste forment-ils le cœur économique ?

 

_ Sud et Sudeste produisent 76% du RNB du Brésil avec 57% de la population, sur 18% de la surface du pays. Le Sud et Sudeste comportent les régions industrielles (triangle industriel Sao Paulo / Rio de Janeiro / Belo Horizonte), mais aussi les régions d’agriculture commerciale moderne (agrumes, café). Ces régions sont ouvertes sur le monde par leurs ports et sont animées par de grandes métropoles (Sao Paulo).

 _ Sud et Sudeste sont développées à partir du 19ème siècle (le cycle du café provoque l’enrichissement. Les capitaux sont réinvestis dans le secondaire et le tertiaire et donne naissance à une classe moyenne solvable). Elles sont encore favorisées par l’intégration du Brésil à la mondialisation (choix d’un développement extraverti depuis les années 60 : modernisation agricole, privatisations et investissements étrangers).

 

_ Le niveau de vie est supérieur au reste du pays avec des salaires plus élevés, un IDH plus élevé, un analphabétisme faible, des taux de fécondité et de mortalité infantile plus faibles.  Cependant, les inégalités sont fortes dans les villes.

 

                        2 Pourquoi le Nordeste est-il la région la plus pauvre ?

 

Photo 4 p. 279 : la pauvreté du Nord Est

+ Schéma 3 page 255 : Nord-Est/Sud-Est : deux trajectoires opposées

 

_ Le Nordeste est densément peuplé depuis la colonisation du pays par les Portugais (culture de la canne à sucre dans le cadre d’un système esclavagiste), c’est une région encore assez rurale, qui joue un rôle économique réduit.

 

_ La région du Sertao est une vaste poche de pauvreté au Brésil où se concentrent des paysans sans terres et des ouvriers agricoles.

_ Le Sertao est la région semi –aride du Nordeste, autour de la vallée du Sao Francisco, marqué par des sécheresses qui peuvent durer plusieurs années (les secas) et qui présente les retards économiques et sociaux les plus graves du pays.

 

Photographie 8 page 256 : De profondes inégalités foncières

_ Elle reflète le mieux les problèmes liés à l’inégale répartition des terres au Brésil :

* Une minorité de propriétaires terriens sont à la tête d’immenses exploitations, (appelées latifundios), sur lesquelles travaillent des ouvriers agricoles misérables. 

* A l’inverse, de nombreux petits paysans cultivent des petites exploitations (minifundios) qui leur permettent à peine de survivre et de nombreux paysans sont sans-terre.

Latifundio : très grande propriété foncière, peu mises en valeur, où se maintiennent des relations sociales traditionnelles entre le propriétaire et les travailleurs de la terre (emplois précaires, très faibles salaires).

Minifundio : Petites exploitations de paysans très pauvres. Elles sont cultivées avec des moyens manuels et produisent des cultures vivrières permettant à peine de survivre.

 

_ Le Nordeste est la région la moins développée du Brésil (IDH faible, analphabétisme plus élevé, la faim continue de faire des victimes chaque année. L’un des projets du président Lula est le plan « Faim zéro »). En conséquence le Nordeste est une région d’émigration, d’exode rural vers les villes du Sud Est. 

 

                        3.  En quoi le Centre-Ouest et le Nord sont-ils des régions très peu peuplées ?

 

En quoi le Brésil du Centre-Ouest et du Nord est-il un Brésil pionnier ?

 

 

_  Le Brésil du Centre-Ouest et du Nord amazonien est peuplé de 25 millions d’habitants. Mais la densité est faible : moins de 5 habitants au km² soit 14,5% des Brésiliens sur 64% du territoire.

 

_ Le peuplement du Brésil s’est effectué à partir du littoral, de plus la mise en valeur des régions de l’intérieur est assez récente et ponctuelle : 

* Après avoir connu le cycle de l’or (XVIII siècle), le Mato Grosso est devenue une région d’élevage extensif, mais voit aussi se développer la culture du soja dans d’immenses exploitations modernes.

* Après la fin du cycle du caoutchouc (invention du caoutchouc synthétique), l’Amazonie a décliné : dans les années 1970, le gouvernement a lancé un « front pionnier » : la forêt recule face au percement des routes transamazoniennes, à l’exploitation minière et au développement agricole (petits terrains donnés aux colons, grands domaines d’élevage extensif).

 

 _ Des parcs naturels et des réserves indiennes tentent de préserver les premiers occupants de cette région, c’est une région intermédiaire en terme de développement (le Mato Grosso est plus riche et plus développé que l’Amazonie).

 

            C Quels problèmes posent la question agraire ?

 

Graphiques 8 page 256 : De profondes inégalités foncières

 

_ La persistance de la faim et de la pauvreté résulte en grande partie d'une répartition très inéquitable des terres. Deux tiers des ruraux Brésiliens soit 20 millions de personnes sont pauvres, ne disposent pas d’eau potable et d’électricité, et sont pour la plupart analphabètes.  

_ Dans les latifundios les modes d'exploitations sont modernes mais extensifs. Ces exploitations sont peu nombreuses mais gèrent l'essentiel du sol et pratiquent l'agriculture commerciale.

_ Au contraire, dans les microfundios les modes d'exploitations sont traditionnels et tournés vers l'agriculture vivrière. Ces exploitations sont très nombreuses mais gèrent peu de sol. Ainsi des familles « sans terre » travaillent comme journaliers ou occupent sauvagement des terres.

 

Affiche 9 page 256 : Mieux répartir les terres : la réforme agraire

 

_ Les tentatives de « réforme agraire » ont échoué et l'on tente de réduire le problème par distribution de terres sur fronts pionniers. Le « Mouvement des Sans-terre » tente d'occuper les terres sous-exploitées pour faire pression sur le président « Lula » da Silva.

 

 

 

 

 

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