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MUSECLIO

Vie de classe : Tutorat

22 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Vie de classe

Tutorat 2e7- TSTG GRH

 

Le rendez-vous de tutorat pour Barbara C. avec Mélanie B. est fixé mardi de 8h00 à 8h30.

 

Le rendez-vous de jeudi entre 13h00 et 14h00 au CDI est maintenu.

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Cours TL Histoire : L'émancipation des peuples colonisés (4)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

IV. Quelles sont les formes d’émancipation après 1980 ?

 

( A. Comment les peuples font-ils pression pour obtenir la démocratie et le respect des droits de l’homme ? )

 

Texte 2 page 190 : La nature du pouvoir politique en Afrique après les indépendances

Question 2 page 191 : Quelles sont les caractéristiques des dictatures africaines ? En quoi le pouvoir politique en Afrique reste-t-il influencé par l’Occident malgré l’indépendance ?

Les dictatures africaines imitent les pouvoirs coloniaux, elles s’appuient sur la force armée. Elles sont coupées de la base populaire et des pouvoirs des chefs traditionnels. Le modèle est l’ex administration coloniale.

 

Dans quel autres pays sont établis des dictatures ?

_ Après les décolonisations, de nombreux pays voient se mettre en place des dictatures comme dans de nombreux pays africains comme le Zaïre de Mobutu. D’autres régions voient également se mettre en place ou se consolider des régimes dictatoriaux : Amérique latine, Europe centrale et Europe de l’Est.

 

Quelles sont les actions en faveur de la démocratie ?

_ Les actions en faveur de la démocratie sont nombreuses. En effet les populations se mobilisent progressivement pour réclamer la démocratie : par exemple avec la vague des « conférences nationales » en Afrique au début des années 1990. Ces actions sont soutenues par la pression internationale. Mais cette pression est un mouvement de soutien populaire non gouvernemental, plus qu’un réel appui des Etats.

_ La démocratie progresse un peu partout : avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud avec l’action de Nelson Mandela, la démocratisation de nombreux pays en Afrique, en Amérique latine, et dans toute l’Europe centrale et de l’Est. Mais les exceptions sont encore nombreuses (République démocratique du Congo), les retours en arrière possible (Côte d’Ivoire) et surtout les progrès se sont faits avec parfois des épisodes de violence et de génocide (Rwanda, Balkans).

Apartheid (p. 376) : régime de « développement séparé » des races en Afrique du Sud entre 1948 et 1992. Il instaure une ségrégation dont sont victimes les populations non-blanches pourtant majoritaires.

MANDELA Nelson (1918-…) : Membre de l’ANC Nelson Mandela résiste à politique raciste de l’Afrique du Sud. Il est libéré en 1990 après 26 ans de prison pour motifs politiques. Il est élu en 1991 président de l’ANC. Il mène avec le président F. W. De Klerk les négociations qui mettent fin à l’apartheid. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1993, puis est élu président de la nation « de l’arc en ciel » de 1994 à 1999.

 

_ La "révolution du Jasmin" a éclaté en Tunisie en janvier 2011, elle a été provoquée par des mécontentements sociaux dans la classe moyenne, par la colère contre la corruption en vigueur dans les classes dirigeantes proches du président Ben Ali. Après trois semaines d'émeutes le dirigeant a quitté le pouvoir, laissant une transition politique incertaine.

 

            ( B.  Comment les peuples luttent-ils pour sortir de l’emprise de certaines puissances étrangères ? )

 

_ L’URSS a étendu son influence sur une grande partie de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. L’armée rouge passant d’armée de libération à une armée d’occupation. Cette expansion se continue avec par exemple l’invasion de l’Afghanistan. La chute de l’URSS a permis à ces peuples de reprendre leur autonomie et, pour certains, d’intégrer l’Union Européenne. D’autres, inclus dans la CEI, tentent de s’émanciper de l’influence russe (Révolution orange en Ukraine, 2005). Certains pays demeurent dominés par de puissants voisins : c’est le cas du Tibet, envahi par la Chine en 1950.

_ De manière générale, les peuples du Tiers-Monde tentent, depuis la conférence de Bandung, de s’affranchir de l’influence des puissances qui dominent la planète (« néocolonialisme » qui maintient certaines formes de domination entre les anciennes colonies et les puissances dominantes). Ces mouvements prennent des formes variées, des plus pacifiques comme les mouvements altermondialistes, d’ailleurs largement portées par les opinions publiques des pays du Nord, aux plus extrêmes, comme les mouvements fondamentalistes musulmans dans leur lutte contre la puissance occidentale.

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Cours Tle Histoire : L'émancipation des peuples colonisés (3)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

III. Quelles sont les tentatives d’organisation du Tiers Monde ?

 

            A. Qu’est-ce que le Tiers monde ?

 

Texte page 196 : Trois mondes, une planète

 

Question 1 : Présentez le document.

            Le texte est un extrait d’un article de presse nommé « Trois mondes, une planète » paru dans le journal L’Observateur, le 14 août 1952. L’auteur, le démographe et économiste français Alfred Sauvy (1898-1990) est célèbre pour sa création du terme Tiers monde, dans ce même article.  

            Le contexte dans lequel est paru l’article est celui des débuts de la décolonisation : l’Empire des Indes pour la Grande Bretagne par exemple, mais aussi la Syrie et le Liban pour la France en 1946. De plus, une guerre se livre entre Viet minh et soldats français en Indochine. A cette lutte s’en ajoute une autre : la Guerre froide entre les Etats-Unis et les pays alliés contre l’URSS et les démocraties populaires. Alors que les blocs antagonistes se forment, la question de la place des nouveaux pays indépendants dans ce cadre bipolaire se pose.  

 

Question 2 : Définissez chacun des trois mondes auxquels l’auteur fait allusion.

Les trois mondes auxquels fait allusion Alfred Sauvy sont les deux blocs occidental et soviétique s’opposant dans le cadre de la Guerre froide.

* Le « monde libre » est constitué des Etats-Unis et de ses alliés européens. Ils ont pour point commun d’être des démocraties (France, Royaume-Uni..) et d’avoir un système économique basé sur le capitalisme et le libre-échange. C’est un monde riche ou en reconstruction rapide avec le plan Marshall.

* Le bloc soviétique est formé de l’URSS et des démocraties populaires, mais aussi de la Chine populaire à partir de 1949. L’ensemble est uni par une économie communiste où l’Etat domine et planifie la production, ainsi que par une absence de liberté politique.

* Enfin, le « Tiers monde » (l. 23) 

 

 

_ Au fur et à mesure que les colonies accèdent à l’indépendance se forme un troisième bloc, le Tiers Monde, plus ou moins neutraliste, plaidant en faveur de l’émancipation des peuples encore colonisés. En 1955, à la Conférence de Bandoeng, ce bloc neutraliste proclame sa solidarité avec les pays encore dominés, et condamne le colonialisme.

 

            B. Quelles sont les tentatives d’organisation politique du Tiers Monde ?

 

                        1. En quoi consiste le Mouvement des Non-Alignés ?

 

_ Le Mouvement des Non-Alignés naît pendant la Guerre Froide. Le Tiers Monde prend peu à peu conscience de lui-même. D’abord en Asie du Sud-est où se trouvent les premiers pays à accéder à l’indépendance (Inde, Pakistan, Ceylan -Sri Lanka-, Birmanie –Myanmar-, Indonésie). La guerre d’Indochine entretient dans cette région du monde une solidarité anti-impérialiste.

 

                        2. En quoi la Conférence de Bandoeng de 1955 constitue-t-elle un acte fondateur?

 

Texte 1 page 186 : La résolution finale de la conférence de Banung (24 avril 1955)

+ Texte 2 page 186 : Discours de clôture de Nehru à la conférence de Bandung (24 avril 1955)

Question 1 page 187 : Que condamnent ces textes ? Quels en sont les objectifs ? Comment les pays participant à la conférence espèrent-ils arriver à leurs fins ?

_ Que condamnent ces textes ? Quels en sont les objectifs ?

Ces textes condamnent tous deux le colonialisme : « Le colonialisme sous toutes ses formes est un mal auquel il doit être rapidement mis fin » (document1). L’expression est volontairement large pour englober des situations variées et contenter ceux qui, comme l’Irak, pensent que l’on peut assimiler également la diffusion des idées communistes comme une nouvelle forme de colonialisme.

_ Les objectifs de ces textes sont de lutter contre le colonialisme, de favoriser l’accès à l’indépendance des pays encore dominés et en lutte contre la métropole (par exemple les Algériens contre la France depuis 1954). L’autre objectif est de créer un bloc neutre, à l’écart des blocs communistes et américains.  

_ Les pays espèrent arriver à leurs fins grâce à l’ONU (texte 1, l.22, 35 : « Charte de l’Onu »);  à la solidarité entre nations du Tiers-monde (texte 2, l. 16-17 : « Il appartient à l’Asie d’aider l’Afrique au mieux de ses possibilités, car nous sommes des continents frères. »            

 

_ A la Conférence de Bandoeng convoquée par ces 5 pays asiatiques participent 29 Etats afro-asiatiques. Le mouvement est dominé par Nehru, Nasser, Halié Sélassié, Soekarno. Tito est là aussi en tant qu’observateur. La conférence condamne le colonialisme, mais aussi la politique des blocs. Aucune organisation internationale n’est créée à Bandoeng.

Nehru : (1889-1964) Biographie page 174

 

                        3. Quelles sont les décisions de la Conférence de Belgrade de 1961 ?

 

Texte 4 a page 187 : Déclaration finale de la conférence de Belgrade

Question 3 page 187 : Qu’est-ce que le « non-alignement » ?

Les promoteurs du mouvement des non-alignés rejettent la conception d’un troisième bloc qui serait une « contradiction en soi, car un tel bloc les entraînerait justement dans le système des blocs, ce qu’ils considèrent comme indésirable » (déclaration Nehru-Tito du 5 octobre 1954) ou encore « les pays non alignés représentés à la conférence ne prétendent pas créer un nouveau bloc et ne peuvent pas constituer un bloc ». Dans la réalité, ils ont toujours cherché à créer un pôle autonome entre l’Est et l’Ouest. En 1947, un bloc « arabo-asiatique » se forme à l’ONU à l’occasion des événements indonésiens. En décembre 1950, la guerre de Corée est l’occasion de la naissance du groupe « afro-asiatique ». Se développe alors une réaction « neutraliste » face au contexte international.

            Nasser, arrivé au pouvoir en 1954, rêve d’unifier la « nation arabe », aspirant à jouer un rôle analogue à celui de Nehru dans le Sud-Est asiatique. Ce dernier refuse également d’intégrer l’un des deux blocs. Aux côtés de Nehru et Nasser, Tito apparaît comme le troisième père fondateur du mouvement. Tito rencontre Nehru en 1954. La conférence de Bandung en 1955 conforte un neutralisme fortement anti-européen et confirme le rôle prééminent de Nasser et de Nehru. Tito, lui, est laissé en dehors de la manifestation. Une semaine avant de prononcer son célèbre discours de Belgrade sur le canal de Suez, Nasser se rend en Yougoslavie, dans l’île de Brioni, pour y rencontrer Tito et Nehru, le 18 juillet 1956. Leur déclaration commune à l’issue de l’entrevue marque le point de départ de liens et de consultations réguliers entre les trois hommes (entre 1955 et 1960, Tito et Nasser se rencontrent plus de trente fois). C’est de ces rencontres que naît le concept de « non alignement », énonce officiellement à Belgrade en 1961.

 

_ La conférence de Belgrade en 1961 est la première réelle conférence des non-alignés. A l’initiative de Tito et de Nehru y est défini le concept de neutralisme. Les signataires de la Conférence déclarent oeuvrer pour la coexistence pacifique, soutenir les mouvements de libération nationale comme le FLN algérien, n’appartenir a aucune alliance et refuser toute base militaire étrangère sur leur territoire.

_ Mais assez rapidement le mouvement des non-alignés prend un caractère ambigu. En effet, le mouvement des non-alignés n’est plus uniquement un groupement d’anciennes colonies (présence de la Yougoslavie), et surtout certains pays membres sont tout à fait communistes (Yougoslavie, Cuba, Vietnam). Son caractère neutraliste devient donc pour le moins suspect.

Tito : biographie page 241

  

                        4. Quelle est l’ambiguïté du mouvement des non-alignés ?

 

Texte 1 page 190 : Les limites du non alignement

Texte 3 page 191 : « Le non alignement a-t-il encore un sens? »

Question 1 page 191 : Pourquoi peut-on parler d’une faillite du non-alignement ?

Il semble que, dès le sommet d’Alger en 1973, le mouvement des non-alignés rencontre des difficultés. Dans son allocution, le colonel Kadhafi fait état de certains leaders du mouvement qui entretiennent des relations, voire engagent « des alliances avec les grandes puissances », ce qui est contraire à l’idéal du non-alignement. Le document 3, écrit avec du recul (1998), rappelle ces contradictions du mouvement non-alignés, se sont retrouvés tous en rang serrés, alignés derrière l’un ou l’autre camp, malgré eux et à leur corps défendant » (ex. relation de l’Egypte de Nasser avec l’URSS). Dans chacun des documents, cette dérive est justifiée par la force des enjeux de la guerre froide, ainsi que les difficultés économiques des pays du Tiers monde qui les conduisent à accepter l’aide financière de l’un des blocs. Selon Kadhafi, le non-alignement a failli également à mettre en pratique les principes de paix qu’il s’était assignés : « Je constate également que, malheureusement, nous avons eu nous-mêmes recours à la force armée pour régler nos conflits ». Enfin, avec la disparition des blocs, le mouvement non alignés perd sa raison d’être, même s’il continue à se réunir ponctuellement : « Dans le contexte qui est celui de cette fin du XX siècle, le non-alignement a-t-il encore un sens ? La réponse, d’emblée, est non… »

 

_ L’entrée de pays comme Cuba ou le Nord-Vietnam compromet de plus en plus le projet initial de neutralisme. Cuba préconise «l’alliance naturelle» avec le camp socialiste. Le Nord-Vietnam est à cette époque en guerre contre les Etats-Unis d’Amérique, alors que Cuba est nettement aligné sur l’URSS. La Conférence des non-alignés, après celles du Caire en 1964, et d’Alger en 1973, se tient à La Havane en 1979, et Fidel Castro en devient même le Président ! Si bien que ce neutralisme... trop pro-soviétique devient  très suspect.

_ Aujourd’hui, le mouvement des non-alignés regroupe plus de 110 pays et se veut le porte-parole des problèmes des pays sous-développés. A l’antagonisme Est/Ouest, le mouvement a tenté de substituer l’antagonisme Nord/Sud. Mais trop souvent, le mouvement tombe dans la dénonciation unilatérale de l’impérialisme nord-américain, si bien que les Etats-Unis  n’ont jamais entretenu de rapport avec lui.

 

( * Depuis les années 1950, les Etats-Unis d’Amérique n’apprécient pas le développement du mouvement des non-alignés dans les pays d’Amérique Latine qui ont pourtant les mêmes problèmes de sous-développement que le reste du Tiers-Monde. )

* Pour leur éviter de prendre des positions trop «neutralistes», les Etats-Unis disposent de moyens de persuasion très efficaces, pression économique, diplomatique ou militaire. Et quand un pays tente une voie différente, les Etats-Unis ont tôt fait de le ramener sous leur tutelle : interventions militaires au Guatemala et Costa Rica en 1954, sur l’île de la Grenade en 1983, pression économique sur le Chili de Salvador Allende en 1973 puis coup d’Etat, sur le Nicaragua des sandinistes de Daniel Ortega.

 

                        5. Quelle est l’efficacité de l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.) ?

 

_ L’OUA est créée en 1963 dans le but de hâter la décolonisation et de préparer une union économique africaine. Dès le départ, elle est déchirée entre une tendance réformiste et une autre plus révolutionnaire. Si bien qu’elle se borne à condamner les régimes racistes d’Afrique du Sud et de Rhodésie, mais demeure inopérante dans certains conflits comme au Congo ou au Tchad. Pourtant, petit à petit, elle s’impose comme une force politique. Elle se pose en tant que médiatrice dans le conflit Maroc/Algérie à propos du Sahara Occidental, et, entraînée par les pays arabes, elle soutient la cause du peuple palestinien.

Léopold Sédar Senghor (1906-2001) : biographie page 177

 

            C. Quelles sont les limites économiques du Tiers-Monde ?

 

                        1) En quoi les pays du Tiers-Monde ont-ils besoin de l’aide des pays développés ?

 

Tableau statistique 3 page 188 : L’évolution du PIB par habitant, par région

Question 3 page 189 : Comparez l’évolution du PIB/habitant dans les pays développés et ceux du Tiers monde. Qu’en déduire ?

Si, dans tous les cas, on observe une augmentation du PIB/hab. entre 1950 et 2001, on constate que celui des régions pauvres reste toujours inférieur à celui des régions plus riches (Europe de l’Ouest et Etats-Unis). L’écart va de 1 à 10,6 entre l’Afrique et les Etats-Unis en 1950 et de 1 à 18,5 en 2001. Ce rapide calcul illustre l’accentuation des écarts Nord-Sud.

 

_ La volonté du Tiers-Monde/PED d’être indépendant des blocs est diminuée par l’importance des besoins et des problèmes de développement impossibles à résoudre sans aide extérieure. L’aide au Tiers-Monde est essentiellement occidentale. De 1945 à 1970, 90% de l’aide provient des pays occidentaux et à peine 10% des pays de l’est. L’aide des Etats-Unis est la plus importante.

 

_ L’octroi d’une aide dépend de la politique économique du pays demandeur. Pour les Etats-Unis, le libéralisme économique devient un dogme politique. Ils répugnent à aider des pays du Tiers-Monde qui s’engagent dans la voie du socialisme, ou d’une économie planifiée. Le refus des Etats-Unis conduit l’URSS à apporter son aide aux pays nécessiteux, sinon elle encourt elle aussi une perte de prestige (ex. : l’Egypte de Nasser lors de la construction du barrage d’Assouan).

 

(L’URSS, de son côté, intervient surtout dans des projets de développement planifié et d’inspiration socialiste. Ne se sentant nullement responsable du sous-développement imputable au pillage du Tiers-Monde par les pays capitalistes, l’URSS accepte d’aider les pays qui s’engagent dans la voie du socialisme, et de préférence un socialisme de type soviétique donnant priorité à l’électrification (Egypte), ou à l’industrie lourde (Inde)...)

_ Les deux blocs sont donc présents dans le Tiers-Monde à travers des aides techniques, financières, de telle manière que la subordination économique du Tiers-Monde n’a pas cessé avec la décolonisation.

 

_ L’industrialisation reste très insuffisante pour couvrir les besoins de développement. La croissance démographique entraîne une augmentation de la demande de produits alimentaires que les pays industrialisés sont souvent les seuls à pouvoir satisfaire. Il faut donc que les pays du Tiers-Monde exportent des produits tropicaux, des matières premières, du pétrole.... pour pouvoir payer des importations indispensables à leur survie. Le déficit de la balance des paiements des pays du Tiers-Monde est catastrophique, l’endettement s’est accru et aujourd’hui bien des pays sont dans l’incapacité de payer seulement les intérêts de leur dette.

 

                        2) Quels sont les objectifs de l’O.P.E.P. ?

 

Courbe 6 page 189 : Evolution des cours du pétrole entre 1950 et 1981

Question 4 page 189 : Commentez ma courbe. Mettez en évidence les raisons de la création de l’OPEP et ses objectifs.

L’examen de la courbe nous permet de mettre en évidence une phase de stagnation des prix entre 1950 et 1973 et une croissance ininterrompue jusqu’en 1981, s’intensifiant à l’occasion des deux crises pétrolières (1973 et 1979). L’OPEP est créée en 1960 à l’occasion des deux crises pétrolières (1973 et 1979). L’OPEP est créée en 1960 à l’initiative du Venezuela dans le but de s’opposer à la faiblesse et à la baisse du prix du brut décidée par les compagnies occidentales pour supplanter définitivement les autres sources d’énergie. Ses membres partagent alors la conviction que la fin des inégalités dans le système des échanges pétroliers passe par le renversement des rapports de force en faveur des pays producteurs. Les pays membres de l’OPEP parviennent alors à acquérir le droit de décider des prix et à contrôler la production chez eux. Malgré la disparité politique et idéologique de ses membres, elle réussit, à l’occasion des deux crises de 1973 et 1979, à avoir un poids décisif sur le marché.

 

_ L’OPEP est créée à Bagdad en 1960, par les 5 principaux exportateurs d’alors : Arabie Saoudite, Irak, Iran, Koweït, Venezuela. L’OPEP domine le marché du pétrole dans les années 1970. Depuis la guerre du Kippour, l’OPEP a fait monter le prix du baril de pétrole de 2.9$ en juin 1973 à 34$  en octobre 1981. Depuis la situation lui échappe à nouveau en grande partie, à cause de la diminution de la consommation des pays industrialisés qui ont pratiqué des politique d’économie d’énergie et accéléré le développement de leur programme nucléaire, mais aussi du fait de l’apparition de nouveaux grands producteurs non membres de l’OPEP.

 

                        3) En quoi consiste le Groupe des 77 et la C.N.U.C.E.D. ?

 

Texte 2 page 188 : La situation économique du Tiers monde à la fin des années 1960

 

_ Fondé à l’ONU en 1963, le «Groupe des 77» s’est mis d’accord pour réclamer une Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement ou CNUCED, afin de mieux régler les échanges entre le Tiers-Monde et les pays les plus industrialisés. La première conférence s’est réunie à Genève en 1964, réussissant à conclure quelques accords internationaux sur les prix des produits de base.

_ En 1974, le Groupe des 77 a fait adopter par l’ONU une «Déclaration concernant l’instauration d’un nouvel ordre économique international» : demande de restructuration des échanges internationaux, demande de réforme du système monétaire international, demande d’allègement des dettes, demande d’un nouveau droit à la mer... Les EUA se sont opposés à toutes ces revendications.

_ Entre temps, le Groupe des 77 s’est élargi. Les pays du Tiers-Monde ont pris conscience des énormes différences entre pays à très faibles revenus et d’autres exportateurs de pétrole, ce qui entraîne en septembre 1981 à la Conférence de Paris, la mise en place d’un plan d’action en faveur des 31 pays les plus pauvres du monde ou P.M.A. (Pays les moins avancés). En 1981, le premier et dernier sommet Nord/Sud réunissant 22 pays a lieu à Cancun. Il est resté sans lendemain.

_ En août 1980, l’ONU a proposé que les pays développés consacrent 0.7% de leur budget national à l’aide au Tiers-Monde. Peu de pays ont fait l’effort. Aujourd’hui, l’aide accordée fait l’objet de critiques car elle est insuffisante, mal distribuée et arrive très souvent à peine aux vrais destinataires !

_ Les tentatives d’organisation politique et économique du Tiers-Monde existent mais montrent une faiblesse dans ses résultats. C’est dû à des faiblesses internes des pays, à l’instabilité politique (plus de 60 coups d’Etat en Afrique depuis 1945), à l’autoritarisme de certains régimes politiques, à la corruption. Le Tiers-Monde voit s’affronter les Grands qui essayent d’établir des zones d’influences.

 

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Cours Tl Histoire : L'émancipation des peuples colonisés (2)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

II. Quelles sont les différentes vagues et les différents types de décolonisation ?

 

            A. Quelles sont les vagues de la décolonisation ?

 

Carte pages 170-171 : La décolonisation (1945 – 1990) +frise chronologique page 168

Distinguez les différentes étapes de la décolonisation en indiquant à chaque fois quelles sont les régions les plus touchées.

 

_ La décolonisation se fait en plusieurs vagues :

* L’Asie devient indépendante avant l’Afrique. Cela s’explique par l’ancienneté de l’implantation des mouvements nationalistes, par l’influence du marxisme dans plusieurs pays (l’Indonésie, l’Indochine…), par le rôle déstabilisateur du Japon pendant la guerre (qui a décrété l’indépendance des colonies conquises). La première décolonisation est celle de l’Inde, en 1947, suivie de Ceylan, la Birmanie (1947-1948), les Indes néerlandaises (Indonésie) (1949) et, plus tardivement, l’Indochine française (1945-1954) et la Malaisie (1957).

* La deuxième vague de décolonisation concerne essentiellement l’Afrique, en commençant par le Maroc et la Tunisie (1956), puis la Gold Coast (Ghana) (1957) en Afrique subsaharienne, et la majorité des pays en 1960 (Afrique noire française, le Congo belge…).

* Certains pays connaissent une décolonisation plus tardive : notamment les colonies portugaises (1974, lors de la révolution des Œillets et la chute de la dictature portugaise).

L’indépendance des colonies portugaises est plus tardive

 

                Elle ne survient qu’après la «Révolution des Oeillets» au Portugal, en 1974, qui met un terme final à la dictature faciste du docteur Antonio de Oliveira Salazar au pouvoir depuis 1932.

 

                En Guinée-Bissau, le P.A.I.G.C. (Parti Africain de l’Indépendance de la Guinée et des Iles du Cap Vert) mène une guerilla urbaine contre les portugais. A partir de 1964, il cherche à prendre en main l’administration des régions libérées. L’intervention de l’armée portugaise ne résoud rien. En 1972, le P.A.I.G.C., qui contrôle l’ensemble du pays, organise l’élection d’une Assemblée Nationale qui proclame l’indépendance. L’ONU reconnaît le nouvel Etat en 1973. Après la Révolution des Oeillets au Portugal, le nouveau chef de gouvernement, le général Spinola signe un accord avec le P.A.I.G.C., consacrant l’indépendance désormais acceptée par Lisbonne (septembre 1974).

 

                En Angola et au Mozambique, une évolution semblable a lieu, mais avec une intervention étrangère beaucoup plus marquée. En Angola, se développent deux mouvements nationalistes rivaux, qui déclanchent la guerilla à partir de 1962 : le F.L.N.A. (Front National de Libération de l’Angola) soutenu par le Congo et la République d’Afrique du Sud , et le M.P.L.A. (Mouvement Populaire de Libération de l’Angola) marxiste donc soutenu par l’URSS et Cuba. L’Indépendance est proclamée en novembre 1975 dans un contexte de guerre civile. Le M.P.L.A. l’emporte finalement, mais après de multiples tergiversations, l’Angola reste encore aujourd’hui une région très troublée dans une région stratégique de l’Afrique.

 

                Au Mozambique, le FRELIMO (Front de Libération du Mozambique) déclenche la guerre d’indépendance en 1964. L’indépendance est obtenue en 1975. Là aussi, les troubles persistent.

 

 

            B. Quelles sont les différentes formes des décolonisations ?

 

                        1. Les décolonisations négociées

 

Texte 2 page 182 : Le discours de Carthage (Tunisie)

Question 2 page 183 : Quelle est la politique de la France en Tunisie en 1954 ? Comment est-elle justifiée ?

            Dès son investiture, Pierre Mendès France se prononce pour un changement de politique dans les protectorats d’Afrique du Nord. Le 31 juillet 1954, quelques jours après avoir réglé la question de l’Indochine à Genève, il se rend à Tunis. Au palais de Carthage, il prononce ce discours resté célèbre, en présence du bey. Au terme d’une période extrêmement troublée, la France accorde l’autonomie interne à la Tunisie ; mais entend maintenir en vigueur le traité du Bardo (1881) qui confiait à la France la Défense et les Affaires étrangères. Le président du Conseil justifie sa décision en invoquant les valeurs libérales de la France, les aspirations du peuple tunisien et les engagements pris (première phrase). D’autre part, il explique que la Tunisie est maintenant arrivée à un degré de civilisation et dispose d’un personnel politique et administratif lui permettant de pouvoir accéder à l’autonomie : »Le degré d’évolution auquel est parvenu le peuple tunisien […], la valeur remarquable de ses élites justifient que ce peuple soit appelé à gérer lui-même ses propres affaires. »

 

_ La plupart des colonies obtiennent leur indépendance de manière pacifique : c’est le cas de la majorité des colonies britanniques, et des colonies françaises d’Afrique subsaharienne.

 

_ Ponctuellement, quelques territoires ont choisi de s’émanciper en s’intégrant à la puissance coloniale : c’est le cas, en France, des Dom-Tom.

 

 

                        2. Les décolonisations violentes

 

Texte 3 page 183 : « L’Algérie c’est la France »

Question 3 page 183 : Comment le gouvernement français réagit-il à l’insurrection de la Toussaint ?

François Mitterrand, ministre de l’intérieur du gouvernement Mendès France, présente la réaction du gouvernement français face à l’insurrection dite de la Toussaint. Il commence par revenir sur la rumeur que l’Algérie serait « à feu et à sang ». Il entend montrer l’efficacité de son gouvernement et la promptitude de sa réaction : « les mesures que nous avons prises ont été immédiates », « en trois jours, tout a été mis en place ». Le premier élément de cette réaction est le rétablissement de l’ordre par l’envoi de « seize compagnies républicaines de sécurité » ; l’autre, qui n’apparaît pas dans le texte, est l’accélération des réformes pour « s’attaquer aux racines profondes des problèmes, qui sont d’abord économiques et sociaux » (P. Mendès France).

 

                         

_ Des décolonisations donnent lieu à des guerres d’indépendance : c’est le cas des colonies de peuplement (Kenya britannique, Algérie française) et des puissances déclinantes qui ne sont pas prêtes à abandonner leurs colonies, symbole de leur prestige passé (l’Indochine française, car la France veut rehausser son prestige perdu lors de la Seconde Guerre mondiale, et les colonies portugaises, derniers fleurons d’un gigantesque empire perdu).   

 

            _ L’exemple de la guerre d’Algérie

 

Récit :

                Alors que la Tunisie et le Maroc accèdent à l’indépendance par la négociation, l’Algérie y parvient après une guerre de près de 8 ans.

 

                Cela s’explique par la situation particulière de l’Algérie :

                L’Algérie depuis la colonisation, est considérée comme faisant partie intégrante du territoire national français. Elle forme trois départements français de l’autre còté de la Mer Méditerranée. Elle est peuplée de 10 millions d’habitants, sur lesquels on compte un million de français de souche, les «pieds-noirs» parmi lesquels se trouve un groupuscule très influent dans l’administration française en Algérie, et très hostile à une Algérie musulmane et indépendante. Plus d’un siècle de colonisation a détruit en Algérie tous les cadres politiques locaux sans jamais les avoir remplacer. La France ne reconnaît donc aucun représentant légitime du peuple algérien. Il n’y a donc personne avec qui pouvoir négocier. Les algériens n’ont donc pour se faire entendre que le recours à la rébellion. C’est le Front de Libération Nationale, dirigé par Ahmed Ben Bella réfugié au Caire (Nasser est au pouvoir en Egypte), qui lance la rébellion le 1er novembre 1954. Se développent alors des actions de guerilla et de terrorisme menées par les «fellaghas» dans les campagnes, puis dans les villes. Le FLN soutenus par les pays arabes reçoit aussi l’appui de l’URSS.

 

                En Algérie, la France répète les mêmes erreurs qu’en Indochine : ne pas comprendre le sens de la rébellion, croire que la masse du peuple algérien est en faveur de la France, croire que l’écrasement de la rébellion sera rapide. La France s’engage donc dans une politique de répression croissante par l’envoi de moyens et de soldats toujours plus nombreux dans le but officiel de «maintenir l’ordre». En 1956, les élections législatives se font sur la question algérienne et les partisans de la paix l’emportent. Guy Mollet, nouveau chef du gouvernement, tente alors de mettre en oeuvre sa politique «cessez-le-feu, élections, négociations». Mais sous la pression et l’hostilité des pieds-noirs, il se voit obliger de renforcer la présence du contingent militaire français sur le terrain afin d’intensifier la «pacification». Bien plus encore, les pieds-noirs et l’armée française d’Algérie estiment insuffisant l’engagement et la détermination de la France. Finalement, le 13 mai 1958, éclate l’insurrection d’Alger, avec le soutien de l’armée française d’Algérie qui menacent  d’un coup d’Etat en métropole si De Gaulle ne revient pas au pouvoir. Tous ces événement, d’une extrême gravité, conduisent à l’effondrement de la IVème République et au retour au pouvoir du général De Gaulle.

 

 

Au départ, De Gaulle ne semble pas avoir considéré l’indépendance comme inévitable. Il essaie deux nouvelles politiques : «La Paix des Braves»  (pardon politique à tous) et «La Troisième Force» (le juste milieu entre les extrêmes : pieds-noirs et FLN). Mais, face au pourissement de la situation,  il ne voit très rapidement d’autre solution que la négociation avec la FLN qui, en 1958, se transforme en G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne). Pour De Gaulle, la négociation apparait la seule issue face aux attaques contre la France à l’ONU, mais aussi du fait de la perte de prestige auprès des pays du Tiers Monde, alors que De Gaulle cherche au contraire à redonner une place importante à la France dans le monde.

 

                L’évolution de l’Algérie vers l’indépendance par la négociation est toutefois retardée par l’opposition farouche des pieds-noirs (révolte des barricades en Janvier 1960 à Alger), mais surtout de l’armée qui, en avril 1961, tente un coup d’Etat : le putsch des généraux (Salan, Challes, Jouhaud, Zeller, le fameux «quarteron de généraux»). De cette double opposition surgit bientôt l’O.A.S. (Organisation de l’Armée Secrète) qui tente à plusieurs reprises d’assassiner De Gaulle.

 

                Les négociations aboutissent enfin, le 12 mars 1962, à la signature des Accords d’Évian :  Algérie indépendante (Sahara compris), avec référendum en France et en Algérie. 800 000 pieds-noirs quittent alors l’Algérie pour la France métropolitaine. La guerre a fait entre 600 000 et un million de victimes. Ce fut  la plus cruelle des guerres de décolonisation.

 

 

* La France accorde en 1956 l’indépendance aux protectorats de Tunisie et du Maroc. Mais, en Afrique du Nord, l’Algérie a un statut particulier. Cette colonie de peuplement comporte un million de « pieds noirs » sur dix millions d’habitants. L’armée française est chargée avec des appelés (jeunes hommes effectuant un service militaire) de pacifier les départements français d’Algérie. Le Front de libération nationale de Ahmed Ben Bella lance la guérilla à partir de 1954.

* Terrorisme et guérilla durent de 1954 jusqu’aux accords de paix en 1962. Les Pieds noirs et l’armée française d’Algérie jugent insuffisante la détermination des hommes politiques. Le 13 mai 1958 l’insurrection d’Alger conduite avec le soutien de l’armée française d’Algérie menace d’un coup d’Etat la métropole si De Gaulle ne revient pas au pouvoir. Ces événements conduisent à l’effondrement de la IVème République.

* Le 12 mars 1962 les négociations aboutissent à la signature des Accords d’Évian : l’Algérie devient indépendante. 800 000 pieds-noirs quittent l’Algérie pour la France métropolitaine. La guerre a fait entre 600 000 et un million de victimes, victimes des combats, du terrorisme des « «fellaghas», de la torture (« gégène ») des services de renseignements français.

 

 

 

 

_  Exemples du Kenya et de l’Indonésie

 

Récit :

            Durant la guerre d’Indochine, deux autres Etats conquièrent par les armes leur indépendance : le Kenya en Afrique de l’est, et l’Indonésie en Asie du sud-est. Il est à noter tout de suite que les combats y ont été beaucoup moins meurtriers qu’en Indochine.

 

            En 1952, au Kenya, les britanniques doivent affronter, la rébellion de la tribu des Mau-Mau qui veulent reprendre aux colons britanniques les meilleures terres que les anglais ont accaparées. Ceux-ci répondent aux attaques des rebelles par des campagnes de «pacification» ! Les très longues négociations avec le chef de la rébellion, Jomo Kenyatta, mettent un terme à la tuerie en 1954, mais le Kenya n’obtient réellement son indépendance qu’en 1963 !

_ Deux autres exemples de décolonisation par la lutte armée sont les cas du Kenya et de l’Indonésie. 

 

_ Au Kenya en 1952 les Britanniques combattent la rébellion de la tribu des Mau-Mau. Ces derniers veulent reprendre aux colons britanniques les meilleures terres confisquées par les colons. Des campagnes de «pacification» sont organisées en représailles aux attaques des rebelles.

_ Les très longues négociations avec le chef de la rébellion, Jomo Kenyatta, mettent un terme à la tuerie en 1954, mais le Kenya n’obtient réellement son indépendance qu’en 1963 !

 

Récit :

            En Indonésie, Ahmed Soekarno (1901-1970), leader du Parti National Indonésien créé en 1928 et dont les principes de lutte nationale sont : foi en Dieu, amour de l’humanité, nationalisme et démocratie, proclame l’indépendance le 17 aôut 1945. Mais les Pays-Bas espèrent restaurer leur souveraineté sur les «Indes Neerlandaises». Entre 1947 et 1948 de très nombreux affrontements ont lieu. Mais en 1949, devant les difficultés rencontrées, les hollandais acceptent l’ouverture de négociations. La Conférence de la Table Ronde de La Haye débouche, fin 49, sur la reconaissance par les Pays-Bas de la création des Etats-Unis d’Indonésie dans le cadre de l’Union néerlandaise. Mais en 1950-1952, les Pays-Bas soutiennent le cessession de la République des Moluques. Soekarno impose alors un Etat centralisé et unitaire. En 1956, l’Union néerlandaise est dissoute. Finalement, en 1957, les derniers ressortissants néerlandais sont expulsés et leurs biens confisqués.

 

 

_ Le 17 août 1945 le leader du Parti National Indonésien Ahmed Soekarno (1901-1970) proclame l’indépendance de l’Indonésie. Mais les Pays-Bas veulent restaurer leur souveraineté sur les «Indes Néerlandaises». De violents combats se déroulent en 1947 et 1948. Face aux difficultés les Hollandais acceptent des négociations en 1949. A la fin de 1949 les Pays-Bas reconnaissent la création des Etats-Unis d’Indonésie dans le cadre de l’Union néerlandaise. Mais, en 1956, l’Union néerlandaise est dissoute. Les derniers ressortissants néerlandais sont expulsés et leurs biens confisqués en 1957.

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Cours Tl histoire : L'émancipation des peuples colonisés (1)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

L’émancipation des peuples colonisés : indépendances et tentatives d’organisation (1945- 1975)

 

            Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des peuples de la planète se trouve sous la domination de quelques puissances : puissances coloniales comme la France et la Grande-Bretagne, puissance régionale dominante comme l’URSS qui étend son emprise sur l’Europe de l’Est et l’Europe centrale, mais aussi puissance dictatoriale comme dans le cas de l’apartheid en Afrique du Sud.

            Quelles ont été les différentes trajectoires d’émancipation des peuples dépendants depuis 1945 ? La période 1945-1975 a-t-elle permis aux peuples colonisés d’entrer dans le concert des nations ?   

            Après la Seconde Guerre mondiale, les facteurs de décolonisation se sont multipliés ; la quasi-totalité des colonies sont devenues indépendantes avant la fin des années 1960 ; à partir des années 1980, les peuples ont essentiellement lutté pour se soustraire à la dictature et à certaines influences étrangères.

 

I. Quels sont, après 1945, les nouveaux facteurs de décolonisation ?

           

            A. En quoi la guerre a-t-elle accéléré les revendications nationales ?

 

Texte 1 page 180 : La résolution Quit India (août 1942) :

Question 1 page 181 : Que veulent les membres du parti du Congrès ? Quels sont leurs arguments ?

                La déclaration de l’entrée en guerre de l’Inde aux côtés de la métropole provoque un réveil des nationalismes et conduit le parti du Congrès à refuser son soutien au gouvernement britannique à moins d’une reconnaissance de l’Inde comme partenaire reconnu. Cela implique donc l’indépendance. Mais la métropole réplique par un refus, se réfugiant derrière le motif de l’état de guerre. Très rapidement, l’Inde joue un rôle essentiel dans le conflit : l’équivalent de 4 milliards de dollars sont fournis à la métropole et, à partir de 1942, l’Inde se retrouve en première ligne du front allié en Asie. Le danger japonais grandissant, la métropole assouplit ses positions et envoie une « mission de Bons Offices » dirigées par sir Stafford Crips, connu pour ses prises de position anti-impérialistes. Cette mission est un échec face à l’intransigeance de ka Ligue musulmane, qui réclame la reconnaissance du Pakistan, et celle du Congrès, qui demande un transfert immédiat de pouvoir à une Inde unitaire. L’année 1942 voit ainsi se jouer une crise sans précédent entre Indiens et Britanniques. Gandhi lance le nouveau slogan Quit India (« les Anglais hors d’Inde »), résolution adoptée par le Congrès, en partie reproduite ici. Les nationalistes y réclament donc la fin de la domination britannique : «La fin de la domination britannique sur ce pays est donc une question vitale et primordiale. » Cette déclaration constitue le point d’orgie d’une argumentation volontairement provocatrice. Outre une condamnation du colonialisme et de ses effets désastreux sur le pays, le Congrès rappelle les principes de liberté défendus par les Alliés et place le Royaume-Uni face à ses contradictions et aux enjeux de la place de l’empire dans la guerre : « C’est sur la libération de l’Inde que l’on jugera l’Angleterre et les Nations unies », le cas indien étant envisagé comme un exemple pour les autres pays dominés. C’est en accédant à l’indépendance que l’Inde sera le mieux à même de défendre les principes de liberté et de démocratie prônés par les Alliés dans leur combat contre les totalitarismes. La résolution est d’autant plus retentissante que l’Inde joue un rôle essentiel dans le conflit. Elle se présente comme le leader des peuples opprimés qu’elle s’engage à rattacher au camp des Alliés (dernière phrase).   

 

_ Les revendications d’indépendances sont anciennes. Elles n’ont pas cessé depuis le début de la colonisation. Par exemple Gandhi (1869-1948) (p.146) conteste la présence britannique en Inde et a organisé des campagnes de désobéissance civile, de boycott de produits anglais. Dés 1942, le Parti du Congrès de l’Inde somme les Anglais de « Quitter l’Inde ».

_ Ces revendications revêtent des formes de plus en plus modernes – partis politiques, syndicats, presse d’opinion (exemple : le Parti du Congrès dès 1885 en Inde) – et gagnent progressivement la masse de la population. La plupart des organisations naissent ou se développent dans l’entre deux guerres: Le Parti national Vietnamien (1927), le Parti national indonésien (1927), le Néo Destour tunisien et l’action marocaine (1934), le Parti populaire algérien (1937)...  Les partis sont souvent dirigés par une élite occidentalisée : ( les Indiens Gandhi, Nehru (p. 174) et Jinnah sont avocats comme le Tunisien Bourguiba, l’Indonésien Soekarno est ingénieur, l’Algérien Fehrat Abbas est pharmacien... ).

Parti du Congrès (p. 146) : fondé en 1885, parti politique indien qui lutte pour l’indépendance de l’Inde à partir de 1929.

 

Texte 3 page 180 : Déclaration d’indépendance de la République du Vietnam (2 septembre 1945)

Question 3. Comment l’indépendance est-elle justifiée ? Quelles sont les intentions des signataires de cette proclamation ?

            En 1945, les Alliés décident à Potsdam (fin juillet – début août) de confier la réoccupation du nord de la péninsule Indochinoise aux Chinois et le sud aux Britanniques. Le 14 août, à la suite des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki, le Japon capitule. Avant l’arrivée des Chinois et des Britanniques s’ouvre un vide politique dont les militaires du Viêt-minh profitent. Les groupes armés sont réorganisés depuis avril en une Armée de libération nationale, commandée par le général Giap, et contrôlent déjà des territoires. Le 16 août, le PCI lance un appel à l’insurrection nationale et crée un Comité de libération nationale, présidé par Hô Chi Minh. Les unités de Giap se mettent en marche vers Hanoi. Le Viêt-Minh prend possession de la capitale le 19, tandis que la prise du pouvoir dans les villes du nord et du centre s’effectue entre le 18 et le 28 août. Le 29 août, un gouvernement provisoire est formé sous la présidence de Hô Chi Minh. Le 2 septembre, à Hanoi, devant une marée humaine, ce dernier lit la déclaration d’indépendance de la République démocratique du Vietnam. Quelques semaines plus tard, en Cochinchine, les premiers contingents venus de France, aidés par les Britanniques se lancent à la reconquête du sud.

            La proclamation de l’indépendance est justifiée habilement par la reprise des principes démocratiques occidentaux et la référence aux deux textes fondateurs que sont la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui sont retournés contre la France, accusée de les bafouer en Indochine : « Et pourtant, pendant plus de quatre-vingts années, les impérialistes français abusant de leur « liberté, égalité, fraternité » ont violé la terre de nos ancêtre et opprimé nos compatriotes ». Le deuxième motif est la collaboration imputée à la France vichyste avec l’envahisseur japonais durant la Seconde Guerre mondiale. En théorie, les Japonais s’étaient engagés à respecter la souveraineté française en limitant leur présence militaire (1940). Mais, dès 1941, ils imposent aux Français un accord autorisant leurs troupes à stationner en nombre illimité et reconnaissant le principe d’une « défense commune » de l’Indochine en cas d’agression extérieure. L’Indochine et intégrée à l’économie de guerre nippone. Fait déterminant pour la suite de l’action des indépendantistes menés par Hô Chi Minh, le mouvement national indochinois peut lutter frontalement contre le pouvoir colonial en se réclamant de la cause alliée, puisque la France vichyste est devenue le partenaire de l’ennemi japonais. C’est ainsi que le texte rappelle le rôle de l’Indochine dans la lutte contre le fascisme, en faisant un argument en faveur d’une émancipation envisagée comme une juste récompense. La République démocratique du Vietnam tire également sa légitimité du fait qu’elle s’est libérée seule du joug nippon et a mérité son indépendance : « Après la reddition des Japonais, notre peuple tout entier s’est levé pour reconquérir sa souveraineté et a fondé la République démocratique du Vietnam. »

            Les signataires se déclarent prêts à aller jusqu’au bout (jusqu’à la guerre) pour conserver leur indépendance : « Tout le peuple du Vietnam est décidé à mobiliser toutes ses forces spirituelles et matérielles, à sacrifier sa vie et ses biens pour garder son droit à la liberté et à l’indépendance. »

 

_ La Seconde Guerre mondiale a stimulé les revendications : elle a abaissé le prestige des grandes puissances coloniales, a vu la victoire du camp des défenseurs de la liberté, de la démocratie et du « droit de tous les peuples à choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils veulent vivre » (charte de l’Atlantique signée par Roosevelt et Churchill en 1941). En outre, ceux qui ont combattu dans les troupes alliées rapportent l’espoir d’une reconnaissance.

_ En Asie, le Japon a balayé «l’impérialisme blanc» et a présenté son occupation comme une revanche des peuples de couleurs sur les Blancs. Les grandes puissances coloniales européennes (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique) ne sont sorties de la guerre du côté des vainqueurs que grâce aux Etats-Unis ou l’URSS. Et pendant la guerre, le Royaume-Uni et la France ont multiplié les promesses pour gagner l’appui nécessaire des colonies. Pour rallier l’Afrique Noire toute entière à la France Libre, De Gaulle, dans son discours de Brazzaville, en 1944, sans aller jusqu’à promettre l’indépendance, annonce une participation des colonies à la marche des affaires. A partir de 1945, les colonies réclament donc cette émancipation qu’on leur a laissé entrevoir.

_ L’Europe sort ruinée de la Guerre. Les métropoles ne maintiennent que difficilement l’emprise sur leurs colonies. La domination par la force devient aussi un problème dans le sens où les métropoles n’ont plus les moyens d’entretenir des corps expéditionnaires partout, excepté dans les villes principales et les points stratégiques. Ils ne peuvent donc plus tenir la totalité des pays.

_ Or ces expéditions lointaines coûtent cher et grèvent les budgets et freinent la reconstruction économique des métropoles au lendemain de la guerre. Il est à noter que les pays qui ont connu la plus forte croissance économique après la guerre sont l’Allemagne, l’Italie et le Japon qui justement n’ont pas la charge d’un empire colonial. La forte croissance de l’économie française ne survient qu’à partir de 1962, après avoir évacué le problème algérien.

 

            B. En quoi le conflit a-t-il créé un contexte favorable à la décolonisation ?

 

Texte 5 page 187 : L’ONU et la question indonésienne

Question 5 page 181 : Pourquoi l’ONU intervient-elle dans la question indonésienne ? Que préconise-t-elle ?

            L’ONU intervient dans la question indonésienne pour mettre fin aux hostilités entre les Pays-Bas et les Républicains et fixer un compromis pacifique entre les deux parties : « Le Conseil invite les gouvernements des Pays-Bas et de la République d’Indonésie à coopérer pleinement en vue de rendre effectives les dispositions de cette résolution. »C’est avec cet épisode que l’ONU, en vertu de ses principes fondateurs de maintien de la paix et d’ »égalité de droits des peuples et leur droit à disposer d’eux-mêmes»  (article 1er de la charte de San Francisco), devient une tribune de l’anticolonialisme. Les Pays-Bas sont alors la première puissance coloniale mise en procès sur la scène internationale.

             L’ONU préconise un arrêt préalable des opérations militaires des deux côtés, la libération des leaders emprisonnés et le retour dans leurs fonctions ainsi que la reprise des négociations sous l’égide d’une « commission des Nations unies pour l’Indonésie », tout en confirmant l’indépendance. La suite de cette résolution fixe le calendrier du transfert progressif de souveraineté aux Etats-Unis d’Indonésie.

 

_ Le principe des peuples à disposer d’eux-mêmes est repris dans la Charte des Nations Unies en 1945, puis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Aussi, dès le début des années 1950, l’ONU devient une tribune internationale de soutien à la décolonisation.  De plus chaque décolonisation est marquée par l’entrée d’un nouveau pays dans l’organisation, lequel appuie les revendications des autres.

_ Au sein des pays coloniaux, les mentalités évoluent : l’opinion publique voit de moins en moins l’intérêt de conserver des colonies, et les partis de gauche soutiennent les revendications indépendantistes.

 

_  Les deux nouvelles grandes puissances sont hostiles au fait colonial :

* l’URSS au nom de la doctrine marxiste, d’autant plus qu’un certain nombre de mouvements nationalistes sont d’inspiration communiste ;

* Ancienne colonie anglaise, les Etats Unis se déclarent par principe favorables au mouvement de décolonisation. Ils donnent l'exemple en accordant l’indépendance aux Philippines en 1946 et n’hésitent pas au besoin, à faire pression sur leurs Alliés européens réticents. Mais, en raison de la guerre froide, ils adoptent dès 1949, une attitude plus prudente par crainte de voir les territoires émancipés passer dans le camp soviétique.

 

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Géographie 2e Fiche activité : L'enjeu énergétique : Méthode étude de texte et réalisation organigramme

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

ACTIVITES ELEVES

 

 METHODE ETUDE DE TEXTE

 

Etude du texte 1 page 128 : à partir de ce texte ensuite remplir le schéma

 

Economies d’énergie ou énergies renouvelables ?

      « Les énergies renouvelables, au début des années 1970, étaient quasiment ignorées. Depuis, avec la hausse continue des prix de l’énergie, elles ont le vent en poupe.

      Il faut pourtant raison garder. Les énergies renouvelables les plus médiatiques, tels le solaire et l’éolien, représentent encore une part infime de la production d’énergie.

        En 2007, dans l’Union européenne, ces deux filières représentaient 0,5% de la consommation d’énergie primaire (énergie disponible dans la nature avant transformation). En y ajoutant les autres sources (biomasse, barrages hydroélectriques) on arrive à 7,7%.

        A l’échelle de la planète, cette proportion est un peu plus favorable (12,6% en 2007, contre 81% pour les sources fossiles, pétrole, gaz, charbon), mais elle est identique à celle de 1990.

       Encore marginales, les énergies renouvelables pourraient-elles à l’avenir être la solution au problème du changement climatique et le moyen de dépasser le clivage entre impératif économique et social ? En partie seulement.

         L’impératif écologique implique une division par deux en 2050 des émissions de CO².

         Mais l’impératif économique et social commande d’apporter des services énergétiques aux populations qui en sont aujourd’hui privées, à savoir l’immense majorité des populations des pays du Sud. Et de satisfaire les besoins d’une planète qui devrait compter plus de 9 milliards d’habitants en 2050. A cet horizon, la planète aura doublé !

            Aujourd’hui, on estime que les énergies renouvelables pourraient représenter 22% de la demande d’énergie primaire en 2030. Ce qui suppose une progression de 83% des capacités hydrauliques par rapport à 2007, de 66% du recours à la biomasse et de 770% pour les autres sources renouvelables, éolien et solaire principalement. Ce qui n’est pas une mince affaire.

            Des solutions pourraient résider dans le recours croissant à l’électricité et à la biomasse dans le domaine des transports et du chauffage. Mais la source la plus importante se situerait essentiellement dans les économies d’énergie.

                        A. de Ravignan, Alternatives économiques, Hors-série n°83 – 2009.

 

1. Présenter le document.

2. Qu’appelle-t-on des énergies renouvelables ?

3. Pourquoi le développement des énergies renouvelables est-il nécessaire ?

4. Les énergies renouvelables sont-elles la solution à la question énergétique et environnementale ?

5. D’après l’auteur, comment relever le défi énergétique dans l’immédiat ?

 

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Cours 2e géographie : L'enjeu énergétique (3)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

III. Comment assurer une sécurité énergétique durable ?

 

A. Etude de cas : Quelles places pour les énergies renouvelables ? (à différentes échelles)

 

T.P. Pages 122-124  Questions 1 à 3 page 123

 

Question 1 page 123 : Pour quelles raisons l’Allemagne s’est-elle engagée dans le développement des énergies renouvelables ? (doc. 1, 2, 6)

 

Question 2 page 123 : Quelles énergies semblent plus particulièrement favorisées ? (doc. 1, 3, 5).

 

Question 3 page 123 : A quelles échelles sont-elles développées ?

 

 

OU

 

 

A partir des pages 122-124 :

Rédiger un texte montrant l’utilisation des énergies renouvelables à différentes échelles :

_ Les énergies renouvelables sont développées à plusieurs échelles.

* L’échelle internationale : le projet DESERTEC associe l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. L’Europe et en particulier l’Allemagne finance des installations solaires (centrales photovoltaïques) dans les pays du Sud ensoleillés dans le but d’en importer l’électricité.

* L’échelle nationale : l’Allemagne a développé les énergies renouvelables dans le but de limiter la dépendance énergétique et de réduire la consommation d’énergie polluante. Un bouquet d’énergie renouvelable est adopté, même si l’éolien et l’énergie solaire sont privilégiés.

* L’échelle régionale et locale : Dans la région du Harz la ville de Dardesheim (1000 habitants) est autonome énergétiquement. Il s’agit d’une ville modèle.

* L’échelle domestique : En France, le Grenelle de l’environnement  de 2007 incite aux économies d’énergie pour les entreprises et pour les particuliers (isolation dans la maison, capteurs solaires, double vitrage…).

Energies renouvelables (p. 265) : source d’énergie se renouvelant assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle de temps humaine.

 

B. Comment construire un avenir énergétique durable ?

 

                        1. Pourquoi faut-il développer les énergies renouvelables ?

 

Couverture de magazine 8 page 119 : Questionnement sur un « après-pétrole » abondant et bon marché.

Quel est le problème évoqué par le magazine ? Quelle en est la cause ? Quelles en sont les conséquences ?

* La couverture de magazine montre un nœud coulant (pour une pendaison) réalisé avec un tuyau d’essence. Il s’agit du symbole d’une situation où le pétrole manquerait, à la fois trop rare et trop cher.

* La cause en serait l’épuisement progressif des gisements de pétrole, et en conséquence une augmentation très forte des prix de l’essence...

* Les conséquences seraient des difficultés pour se déplacer (avec l’avion et l’automobile), plus d’inflation (les prix de toutes les marchandises seraient plus élevés à cause du surcoût de transport, du plastique, etc…), et donc plus d’inégalités et plus de conflits (résultant des inégalités sociales).

 

_ La quantité limitée d’énergie fossile et l’augmentation du prix des hydrocarbures incitent à adopter de nouveaux comportements. Le « pic de production » à partir duquel le pétrole doit devenir plus tard commencerait en 2015. La transition énergétique est donc entamée et nécessaire pour éviter des conflits sur les énergies.

Transition énergétique (p. 118) : part croissante d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie.

  

                        2. Comment diversifier les sources d’énergie ?

 

 

FICHE D'ACTIVITE : Dessous des cartes, agro-carburants, une analyse complète

 

OU

Publicité 12 page 119 : Campagne pour la diversification des ressources (2009)

+ Dessin 1 page 126 : La crise alimentaire mondiale

Quelles sont les différentes sources d’énergies renouvelables possibles (proposer une définition) ? Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ?

_ Plusieurs énergies renouvelables existent :

* L’hydro-électricité avec des barrages (mais le nombre de fleuves et donc de barrages sont limités en France…), on trouve aussi les énergies marines comme avec l’usine marémotrice de la Rance en France. L’hydro-électricité est souple d’utilisation et très économique, mais les impacts environnementaux des barrages sont de plus en plus dénoncés.

* La géothermie : c’est l’utilisation de l’énergie thermique de l’eau du sous-sol pour le chauffage mais il est rare de pouvoir produire de l’électricité (Islande).

* L’énergie solaire thermique (utilisant la chaleur du rayonnement solaire) et photovoltaïque (utilisant la lumière du rayonnement solaire). L’énergie est faible et à faible coût mais sa rentabilité est à améliorer.

* L’énergie éolienne : c’est l’utilisation de la force du vent pour produire de l’électricité. Elle dépend de la force (vents entre 11 et 90 km/heure) et de la fréquence du vent. Mais les éoliennes sont parfois bruyantes et s’intègrent mal dans le paysage.

* La biomasse : c’est l’ensemble des végétaux (granulés de bois en Europe) et déchets (bouse de vache séchée en Afrique) permettant de produire de l’énergie. Le bois est massivement utilisé dans les pays en développement ce qui contribue à la déforestation.

* Les agrocarburants ou biocarburants : ils sont issus de la distillation des plantes (canne à sucre, tournesol, betterave de Champagne-Ardenne…). Ils réduisent les pollutions liées aux transports mais leur production consomme de l’énergie fossile. De plus, leur culture entre en compétition avec la culture destinée à l’alimentation humaine.

 

3. Comment réduire les consommations ?

 

TRACE DE COURS : A partir des connaissances du cours réaliser un schéma sur : Comment répondre durablement aux besoins en énergie 

 

Schéma : Comment répondre durablement aux besoins en énergie ?

 

 

 

            2e Fiche objectifs géographie n°3

 

L’ENJEU ENERGETIQUE

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Comment répondre à la diversité des besoins énergétiques ?

A. Etude de cas : En quoi la Russie est-elle un géant énergétique ?

                B. Comment concilier des besoins en énergie croissants et des ressources souvent limitées ?

                               1. Quelles sont les différentes ressources énergétiques ?

                               2. En quoi les ressources sont-elles inégalement réparties ?

                               3. Pourquoi économiser les ressources est une nécessité ?

II. Quels problèmes environnementaux et géopolitiques pose la consommation croissante d’énergie ?

A. Etude de cas : La Russie, entre contraintes environnementales et enjeux géopolitiques.

B. En quoi l’énergie est-elle au cœur des enjeux environnementaux et politiques ?

                               1. En quoi l’énergie est-elle source de tensions internationales ?

                                               * L’exemple de la Chinafrique

* La poudrière du Moyen-Orient

2. Quelles sont les pollutions et les risques technologiques provoquée par l’énergie ?

                                               * Les risques technologiques 

                                               * Les menaces sur l’environnement

III. Comment assurer une sécurité énergétique durable ?

A. Etude de cas : Quelles places pour les énergies renouvelables ? (à différentes échelles)

B. Comment construire un avenir énergétique durable ?

                               1. Pourquoi faut-il développer les énergies renouvelables ?

                               2. Comment diversifier les sources d’énergie ?

3. Comment réduire les consommations ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Hydrocarbures : gaz et pétrole, ce sont des ressources fossiles qui ne sont pas renouvelables.

Energie fossile (p. 114) : Energie tirée de combustibles formés par décomposition et transformation de matière organique au cours de millions d’années. Elle n’est pas renouvelable à l’échelle de temps humaine. 

Choc pétrolier (p. 264) : forte et brutale augmentation du prix du pétrole (1er choc en 1973). Contre-choc : baisse importante du prix du pétrole.

Bilan énergétique (p. 114) : rapport entre production et consommation d’énergie.

Environnement (p. 116) : l’ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine.

Effet de serre (p. 116) : mécanisme naturel d’accumulation de la chaleur dans les basses couches de l’atmosphère que la pollution engendrée par les activités humaines (émissions de CO², de vapeur d’eau, de méthane) peut aggraver.

Ecoresponsabilité (p. 118) : utilisation des biens permettant d’en optimiser la durée de vie et de limiter les gaspillages (énergie, consommables).

Energies renouvelables (p. 265) : source d’énergie se renouvelant assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle de temps humaine.

Transition énergétique (p. 118) : part croissante d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie

 

SAVOIR FAIRE

4/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES DOCUMENTS DE NATURE VARIES

5/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

6/ JE SAIS ETUDIER UN GRAPHIQUE

7/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE

8/ JE SAIS ORGANISER UNE LEGENDE

9/ JE SAIS TRACER UN SCHEMA

10/ JE SAIS LIRE UNE PHOTOGRAPHIE

11/ JE SAIS TRACER UN SCHEMA

12/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

13/ JE SAIS ANALYSER A DIFFERENTES ECHELLES

14/ JE SAIS COMPLETER UN ORGANIGRAMME

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Cours 2e géographie : L'enjeu énergétique (2)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

II. Quels problèmes environnementaux et géopolitiques pose la consommation croissante d’énergie ?

 

A. Etude de cas : La Russie, entre contraintes environnementales et enjeux géopolitiques.

 

Question 4 page 111 : Réalisez l’exercice suivant qui concerne les hydrocarbures :

* reproduisez le schéma ci-dessous :

* complétez la légende à partir de la carte 7

* évaluez les distances correspondant aux flèches rouges.

 

Question 5 page 111 : En complétant l’exercice avec le texte 8, relevez les principales difficultés, actuelles et à venir, d’exploitation des ressources énergétiques.

 

Question 6 page 111 : Quel est le principal marché énergétique pour la Russie aujourd’hui ? Dans l’avenir ? Avec quelles difficultés pour s’y développer ? 

 

TRACE DU COURS : carte de la question 4 page 111.

 

 

B. En quoi l’énergie est-elle au cœur des enjeux environnementaux et politiques ?

 

                        1. En quoi l’énergie est-elle source de tensions internationales ?

 

                                   * L’exemple de la Chinafrique

 

Texte 5 page 117 : La Chine intéressée par le pétrole africain

Présenter le document. Comment peut-on expliquer le titre du livre ?

            Le texte est extrait de l’ouvrage de S. Michel e M. Beuret, La Chinafrique, paru aux éditions Grasset en 2008. L’extrait a pour sujet les actions menées par la chine auprès de différents acteurs de façon à s’assurer la maîtrise de l’exploitation du pétrole sur le continent noir.

            Le titre de l’ouvrage Chinafrique, reflète la montée de la puissance chinoise au sein du continent noir : la Chine donnant de l’argent en échange de matière première. De plus la Chinafrique indique que la Chine remplace la France comme premier partenaire des Africains (ex Francafrique).

 

Quels sont les différents acteurs (Etats, dirigeants, peuples) autour du pétrole africain ?

La Chine utilise la « diplomatie du chéquier », c’est-à-dire qu’elle pratique la corruption des dirigeants des pays africains pour obtenir des marchés pétroliers (l. 1 à 3). De plus, elle finance des infrastructures de façon à s’attirer la faveur d’Etats africains (3e paragraphe).

 

Comment agit la Chine en Afrique ? Quelle est la réaction des Etats-Unis ?

            La Chine investit massivement dans les pays africains, et cela en ne prenant pas en compte la politique (droits de l’Homme, instabilité politique) ni l’endettement du pays.

Les Etats-Unis redoute la montée de la puissance chinoise et imagine le pire : un « choc frontal » entre Chine et Etats-Unis vers 2030.

 

_ Les ressources en hydrocarbures sont l’enjeu de luttes d’influence très fortes. Par exemple les gisements pétroliers d’Afrique sont disputés entre l’ancienne puissance coloniale (la Francafrique), la Chine (la Chinafrique), les Etats-Unis qui redoute cette montée en puissance.

_ La Chine utilise la « diplomatie du chéquier », c’est-à-dire à corrompre les dictateurs africains de façon à obtenir l’exploitation de gisements pétroliers. Elle ne conditionne pas non plus son aide à des avancées démocratiques.

_ La firme PetroChina mobilise d’énormes capitaux et savoirs technologiques pour donner à la Chine des ressources en pétrole.

 

Les échanges commerciaux de Pékin avec l'Afrique auraient, selon les autorités chinoises, dépassé les 106 milliards de dollars en 2008. Une progression de plus de 40 % par rapport à l'année passée. Et un nouveau record. Les échanges entre l'Afrique et la Chine ont été multipliés par dix depuis 2000.

* La poudrière du Moyen-Orient

 

Carte 7 page 117 : Le Moyen-Orient et la Caspienne : au cœur des réserves d’hydrocarbures et des conflits de la planète.

Expliquez le titre de la carte

Le titre de la carte signifie que la région du Moyen-Orient et autour de la mer Caspienne est riche en pétrole et en gaz, mais est aussi une zone de tensions et de violences internationales.

 

Pourquoi peut-on dire que le Moyen-Orient est une « poudrière » ? Justifiez à partir de la légende.

Le Moyen-Orient est un espace où les divisions religieuses sont importantes et entraine de nombreux conflits : Israël et Palestine, guerre civile au Liban et en Irak, actions des terroristes en Tchétchénie (Caucase), persécutions des chrétiens en Irak et en Egypte, dictature religieuse en Iran, violences des Talibans en Afghanistan et au Pakistan, révoltes indépendantistes au Cachemire indien et au Kurdistan, guerres en Georgie, au Koweit et en Irak…

            Toutes ces tensions existent dans un espace stratégiquement très important car c’est là que se situent les principales réserves d’hydrocarbures au monde. En ce lieu de violences se trouvent également plusieurs puissances nucléaires opposées les unes aux autres (ex. Pakistan-Inde).

 

Quelle est l’importance stratégique de cette région pour les flux énergétiques ?

La région du Proche-Orient est d’une très grande importance stratégique car c’est de là que partent les principales routes maritimes pour le transport du pétrole, mais aussi là que se trouvent les passages stratégiques (détroit d’Ormuz, canal de Suez…).

Pour éviter les phénomènes de piraterie, de nombreuses nations ont implanté des bases militaires (Etats-Unis, France, Russie, Chine).

 

_ Le Moyen-Orient et le Caucase sont des régions importantes stratégiquement car elles concentrent d’importantes ressources en hydrocarbures, les principales routes maritimes pour le transport du pétrole et d’importants passages stratégiques (détroit d’Ormuz, canal de Suez).

_ Cependant, la région est instable politiquement avec des violences terroristes et de nombreuses guerres. La piraterie et ces tensions internationales expliquent que pour assurer la sécurité des approvisionnements en hydrocarbures de grandes puissances aient installé des bases militaires dans cette région (en particulier les Etats-Unis).

_ Certains oléoducs et gazoducs traversent aussi ces régions instables ce qui fait peser des risques permanents sur les approvisionnements.

 

2. Quelles sont les pollutions et les risques technologiques provoquée par l’énergie ?

 

ACTIVITE ELEVES :

Modalité : Faire faire des recherches au CDI à partir de la presse écrite (Monde, etc…) et d’Internet.

But : Réaliser une recherche documentaire pour réaliser un débat : Tchernobyl, Deep Water Horizon…

Consigne : Former des groupes de 4 élèves pour réaliser la recherche.

Croiser les informations de la presse et d’Internet. Sélectionner des mots-clés, rechercher les acteurs importants de l’évènement (firmes, dirigeants, victimes, personnel de l’installation…).

Rédiger un compte rendu des évènements puis élaborer une problématique sur le sujet environnemental : « comment prévenir les risques industriels ? » par exemple. Un mini débat doit ensuite être réalisé.

Lien : Possibilité de faire le lien avec l’exposé sur la centrale de Nogent sur Seine.

 

                                    * Les risques technologiques :

 

Photographie 1 page 239 : Une catastrophe technologique : une explosion sur une plate-forme de forage dans le Golfe du Mexique, aux Etats-Unis, à l’origine d’une très grave marée noire (avril 2010)

Quelles ont été les conséquences de l’explosion de la plate-forme pétrolière « Deep Water Horizon » ?

L’explosion de la plate-forme pétrolière a provoquée une très forte marée noire touchant les côtes des Etats-Unis. Les pertes économiques (pêche, tourisme…) et les dégâts sur l’environnement sont gigantesques.

 

_ Les risques liés aux énergies sont importants. L’extraction, le stockage et le transport du charbon et des hydrocarbures présentent des dangers :

* 5 000 mineurs périssent chaque année dans les mines de charbon chinoises.

* Les marées noires causées par le transport (naufrage de l’Amoco Cadiz) ou l’extraction (explosion en 2010 de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon sur les côtes américaines) du pétrole causent d’immenses dégâts économiques et écologiques.

 

 Connaissez-vous d’autres explosions qui ont des conséquences majeures ?

En 1986 l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl a eu des conséquences importantes pour la santé humaine (augmentation du nombre de cancers mortels) et contamination de la nature par la radioactivité.

 

_ L’énergie nucléaire suscite de fortes inquiétudes. L’explosion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986 a provoqué des milliers de morts. Le nuage radioactif a couvert 40% de l’Europe, provoquant entre 4 000 et 60 000  morts. En 2010 : 430 réacteurs nucléaires sont en service, 42 sont en construction. 

_  L’énergie nucléaire présente des avantages et des inconvénients :

* Les inconvénients sont les trois problèmes majeurs de la sécurité de la filière de production et d’enrichissement du minerai ; la sécurité des installations ; la gestion des déchets dont certains restent radioactifs sur une très longue période (des milliers d’années).

* Les avantages sont que cette énergie n’émet pas de CO² et qu’elle accroît l’indépendance énergétique.

 

                        * Les menaces sur l’environnement

 

Carte 3 page 113 : Des émissions de CO² croissantes

Comment évolue les émissions de CO² entre 1990 et 2007 dans les pays développés ? Dans les pays émergents ?

Entre 1990 et 2007 les émissions de CO² ont augmenté de 40% dans le monde. Elles augmentent peu dans les pays développés déjà fortement pollueurs (Union Européenne), sauf pour les Etats-Unis. Par contre, les pays émergents (Inde et surtout Chine) connaissent une très forte progression. La Chine, premier producteur et consommateur de charbon, est devenue le premier pays pollueur au monde devant les Etats-Unis (augmentation de 170% de rejet de CO²)

 

Quelles sont les conséquences de ce rejet de CO² pour l’environnement ?

Les conséquences du rejet de CO² sur l’environnement sont la concentration de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique.

 

_ L’environnement est pollué par les énergies fossiles. En effet le rejet dans l’atmosphère de dioxyde de carbone (CO²) contribue à l’effet de serre et au réchauffement climatique.

_ L’émission de CO² entre 1990 et 2007 a augmenté de 40% dans le monde, en particulier à cause des pays émergents. La Chine, premier producteur et consommateur de charbon, est devenue le premier pays pollueur au monde devant les Etats-Unis (augmentation de 170% de rejet de CO²)

Environnement (p. 116) : l’ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine.

Effet de serre (p. 116) : mécanisme naturel d’accumulation de la chaleur dans les basses couches de l’atmosphère que la pollution engendrée par les activités humaines (émissions de CO², de vapeur d’eau, de méthane) peut aggraver.

 

Quelles pourraient être les solutions ?

_ Des réglementations internationales pourraient apporter une solution. Mais les principaux pays pollueurs comme les Etats-Unis et la Chine refusent de réduire leur rejet de gaz à effet de serre. Cela a conduit à l’échec de la conférence de Copenhague en décembre 2009.

 

_ C’est de la responsabilité de tous les citoyens et de tous les Etats d’agir pour réduire l’impact des pollutions issues de la production de l’énergie sur l’environnement. On appelle cela l’écoresponsabilité.

 

Ecoresponsabilité (p. 118) : utilisation des biens permettant d’en optimiser la durée de vie et de limiter les gaspillages (énergie, consommables).

 

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Cours 2e géographie : L'enjeu énergétique (1)

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

L’ENJEU ENERGETIQUE

7 à 8 heures                                                                                           Manuel Magnard 2010

 

Introduction : Les énergies sont des ressources indispensables au développement des sociétés.

 

Lecture texte 2 page 115 : L’électricité, indispensable au développement.

 

Aujourd’hui, les pays émergents bâtissent leur croissance accélérée sur une très forte consommation énergétique.

La consommation d’énergie dans le monde par habitant est de 1,7 tep (en tonne équivalent pétrole : 1 tonne équivaut 1000 m3 de gaz et 1100 litres de pétrole), de 0,7 en Afrique mais de 7,9 en Amérique du Nord. Elle est actuellement de 1,1 en Chine…

Comment poursuivre un tel mouvement en s’appuyant sur des ressources limitées, alors que, par ailleurs, la consommation d’énergies fossiles est responsable de l’émission de gaz à effet de serre dangereux pour l’équilibre du climat, ainsi que de rejets et de risques de pollution majeurs ?

 

Problématique : Comment gérer les ressources énergétiques limitées de façon à répondre aux besoins énergétiques des sociétés, tout en protégeant l’environnement et en assurant un avenir énergétique durable ?

 

 I. Comment répondre à la diversité des besoins énergétiques ?

 

A. Etude de cas : En quoi la Russie est-elle un géant énergétique ?

 

ETUDE DE CAS : La Russie, un géant énergétique, pages 106-107, questions page 111

 

Question 1 page 111 : En quoi Gazprom est-il « la vitrine » de la Russie et « l’instrument du gouvernement russe » (doc. 1, 2) ?

 

Question 2 page 111 : Quelles ressources font de la Russie un « géant énergétique » ? (doc. 3, 4) ?

  

_ La Russie est un « géant énergétique » disposant d’immenses ressources d’hydrocarbures, en particulier de gaz naturel. La société Gazprom est un géant industriel (400 000  employés, 150 000 kilomètres d’oléoducs) contrôlé par l’Etat russe. Cette entreprise renforce l’influence de la Russie sur l’extérieur qui dépend d’elle pour son approvisionnement : le quart du gaz consommé dans l’Union européenne provient de Gazprom.

_ Cependant, l’énergie est très inégalement accessible en Russie. Par exemples des villages de l’Oural ne sont toujours pas raccordés au gaz.  

Hydrocarbures : gaz et pétrole, ce sont des ressources fossiles qui ne sont pas renouvelables.

 

Question 3 page 111 : Relevez les principales évolutions intervenues dans la consommation intervenues dans la consommation énergétique (doc. 6). Une révolution énergétique semble-t-elle en cours ?

 

 _ Une diversification des productions d’énergie apparaît en Russie avec la progression de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables. Mais les énergies fossiles représentent encore 90% de l’énergie utilisée en Russie.

_ Le projet du gouvernement de développer des énergies renouvelables correspond surtout à l’idée de libérer du gaz pour l’exportation où il est vendu 2 à 5 fois plus cher que sur le marché domestique.

 

            B. Comment concilier des besoins en énergie croissants et des ressources souvent limitées ?

 

                        1. Quelles sont les différentes ressources énergétiques ?

 

Graphiques 1 page 115 : La consommation d’énergie fossile

Présenter le document.

Les graphiques en barre représentent l’évolution de la consommation d’énergie mondiale en tep (tonnes équivalent pétrole) entre 1955 et 2007, d’après World Energy Outlook.

 

Quelle est l’unité de mesure utilisée pour comparer des productions d’énergie d’origine différente ?

_ Pour mesurer la consommation d’énergie on utilise une mesure nommée tep : tonne équivalent pétrole. Une tonne équivalent pétrole (1100 litres) équivaut à 11600 kilowatt heure (kWh) d’électricité ; 1000 m3 de gaz ; 7,3 barils de pétrole ; 2,2 tonnes de bois bien sec.

 

Comment évolue la consommation mondiale d’énergie à travers le temps? Pourquoi ?

_ La consommation mondiale d’énergie a fortement augmenté. En 1955 elle représentait 2 milliards de tep. En 2007 elle correspond à 12 milliards de tep.

_ L’explosion de la consommation mondiale s’explique par l’augmentation rapide de la population, la croissance économique et la transformation des modes de vie (société de consommation, généralisation de la voiture).

 

Quelles sont les principales sources d’énergie utilisées ? Pourquoi ?

_ La consommation mondiale repose à 80% sur trois énergies fossiles, non renouvelables à l’échelle humaine.

* Le gaz naturel correspond à 21% de la production d’énergie.

* Le charbon, facile d’utilisation, représente 26% de la production d’énergie.

* Le pétrole correspond à 34% de la consommation énergétique mondiale.

* Les énergies renouvelables représentent 3% de la consommation mondiale d’énergie, et l’énergie renouvelable thermique 10%. L’électricité nucléaire correspond à 6% de la production mondiale. (Source Agence Internationale de l’Energie, 2010).

_ La domination du pétrole s’explique par sa facilité de transport et son fort rendement énergétique.  

Energie fossile (p. 114) : Energie tirée de combustibles formés par décomposition et transformation de matière organique au cours de millions d’années. Elle n’est pas renouvelable à l’échelle de temps humaine. 

 

 

_ Malgré trois chocs pétroliers (1973, 1979, 2008) le pétrole reste la principale énergie dans le monde depuis 1960 (à la place du charbon).

Choc pétrolier (p. 264) : forte et brutale augmentation du prix du pétrole (1er choc en 1973). Contre-choc : baisse importante du prix du pétrole.

 

L'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium.

 

                        2. En quoi les ressources sont-elles inégalement réparties ?

 

Carte 1 page 112 : Des énergies fossiles

+ Carte 2 page 113 : Des énergies renouvelables peu développées

Où sont situés les principaux gisements d’énergies dans le monde ?

_ Les gisements énergétiques sont inégalement répartis dans le monde :

* Les principaux bassins de charbons sont en Chine, en Inde et Indonésie, en Australie et en Afrique du Sud, en Russie et aux Etats-Unis.

* Les gisements d’hydrocarbures se concentrent pour 62% au Moyen-Orient.

* L’hydroélectricité nécessite des grands fleuves (comme le Paraná au Brésil) ou des montagnes arrosées (Alpes). 

 

Réaliser le schéma 1 de la page 138 : Les grands producteurs d’hydrocarbures et de charbon.

 

                        3. Pourquoi économiser les ressources est une nécessité ?

                       

Carte 4 page 115 : Des situations énergétiques très inégales

En quoi l’inégale répartition des gisements énergétiques dans le monde constitue un avantage ou un désavantage économique et politique ?

_  Les pays exportant de l’énergie comme la Russie ou l’Arabie Saoudite disposent de forts revenus (« or noir »). Mais aussi des moyens d’influencer des pays dépendants d’eux pour leur approvisionnement en énergie (« arme noire » du pétrole utilisée lors du choc pétrolier de 1973 pour punir les Occidentaux d’avoir soutenu Israël lors de la guerre du Kippour).

Choc pétrolier (p. 264) : forte et brutale augmentation du prix du pétrole (1er choc en 1973). Contre-choc : baisse importante du prix du pétrole.

 

Carte 4 page 115 : Des situations énergétiques très inégales

+ Graphique 3 page 131 : Evolution de la consommation de pétrole (1965-2004)

+ Graphique 2 page 131 : Consommation d’énergie au Canada et en République démocratique du Congo (2007)

Quel est le niveau de développement des principaux pays dépendant ? Comment peuvent-ils réagir ?

_ Les pays développés d’Europe occidentale et le Japon sont dépendants de couteux approvisionnements en pétrole. La très forte croissance économique des pays émergents (Chine, Brésil, Inde) entraîne une augmentation de la dépendance énergétique. Ceci, malgré les énormes ressources en charbon de la Chine, en hydroélectricité du Brésil.

_  Les pays réagissent en fonction de leurs ressources.

* L’énergie nationale est utilisée en priorité. Pour produire de l’électricité la France développe l’énergie nucléaire, la Chine emploie son charbon.

* Dans le domaine du transport les pays pétroliers comme les Etats-Unis utilise la voiture individuelle, mais un pays dépourvu de ressources pétrolières favorise les transports en commun (Suisse).

_ Le bilan énergétique est négatif pour de nombreux pays. La dépendance face aux livraisons énergétiques pose des problèmes aux pays soucieux de leur sécurité énergétique et de diminuer les dépenses d’achats des hydrocarbures. Pour réaliser cela il faut limiter les gaspillages en modifiant le mode de vie : les Américains (5% de la population mondiale) consomment 25% de l’énergie du globe !

Bilan énergétique (p. 114) : rapport entre production et consommation d’énergie.

                       

 

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Géographie Enjeu énergétique : FICHE ACTIVITE A PARTIR DE L’EMISSION DESSOUS DES CARTES

18 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

FICHE ACTIVITE A PARTIR DE L’EMISSION DESSOUS DES CARTES

 

 

Regardez l’émission du Dessous des cartes : Les bio carburants, analyse complète.

(Possibilité de retrouver l’émission sur Internet avec le lien : http://www.youtube.com/watch?v=rySGkH5sLyk

 

(Attention, vous pouvez raccourcir le visionnage en ne regardant pas de 4’30 à 7’30 (ce qui concerne l’UE).

 

Puis répondre aux questions suivantes :

 

1) Quels peuvent être les intérêts des agro-carburants ? (au moins 3 indications)

 

 

2) Quels sont les deux principaux carburants utilisés ?

 

3) Quelle est la croissance de la production de biocarburants ?

 

4) Qui sont les pays producteurs de biocarburants ?

 

5) Quelle est la politique des Etats-Unis vis-à-vis de l’éthanol ?

 

(Attention, vous pouvez raccourcir le visionnage en ne regardant pas de 4’30 à 7’30 (ce qui concerne l’UE).

 

6) Quelles sont les critiques contre les agro-carburants ?

 

7) Quels sont les nouveaux agro-carburants ?

 

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