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MUSECLIO

Articles avec #pour reviser... tag

Pour réviser : quizz et chronologies

16 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

 

   Voici des liens pour réviser en s'amusant :

 

En histoire :

 

http://www.jeux-historiques.com/

 

Choisissez alors les catégories suivantes :

 

1) Les grandes dates le monde depuis 1945 

 

2) Les grandes dates la France depuis 1945

3) Présidents français.

 

 

QUIZZ historique :

 

Quizz sur la Seconde guerre mondiale : http://www.histoire-en-questions.fr/quiz/deuxieme-guerre-mondiale-quizz.html

 

Quizz sur la guerre froide : http://www.kedifoad.net/histoire/bacpro/Guerre_froide/index.html

Allar sur la page d'accueil, puis après avoir lu les articles, répondre aux questions simples posées pour la guerre de Corée, du Vietnam, etc... (quiiz, vrai/faux, etc...)

 

Et aussi :

 

Autre quizz sur la guerre froide : http://www.quizz.biz/quizz-421003.html

Quizz sur le mur de Berlin:  http://www.quizz.biz/quizz-140360.html

 

En géographie :

 

 

http://www.jeux-geographiques.com/

 

 

Quiz sur les migrations internationales :  http://hdr.undp.org/fr/statistiques/acceder/mobilite/quiz/#top

 

 

 

 

 

Quelques sites pour réviser la chronologie  

 

 

 

 

 

 

Chronologie générale de première : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/ppt/chronologie_g-n-rale_premiere.ppt

 

Frise chronologique sur les quatre thèmes principaux : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/pdf/chrono_generale.pdf

 

 

 

Frise chronologique sur guerre et totalitarisme : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/pdf/guerre_et_totalitarisme.pdf

 

 

 

 

 

TERMINALE L/ES (ancien programme)

 

Chronologies interactives : http://histoire-geo-remiremont.blogspot.fr/2006/09/chronologies.html

 

 

Une chronologie simple : http://www.scribd.com/tewfiq/d/99478-C-h-r-o-n-o-l-o-g-i-e

 

 

Une frise interactive : http://cartoflash.free.fr/motcle/frise.htm

 

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Fiche révision : L'union européenne dans la mondialisation

8 Mai 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

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Fiche révision : Les territoires ultramarins de l'Union européenne

8 Mai 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

 

LES TERRITOIRES ULTRAMARINS DE L’UNION EUROPEENNE

 

 

Les territoires ultramarins des Etats de l’Union européenne (Danemark, Espagne, France, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni) sont nombreux et de deux types :

 * les régions ultrapériphériques (RUP) : Açores, Madère (Portugal), Canaries (Espagne),

Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte, Saint- Martin, Saint – Barthélemy (France).

            Elles font partie intégrante du territoire de l’Union européenne et bénéficient des moyens et des aides de natures diverses de la part de l’UE : Fonds social européen (FSE), FEDER, programme Interreg… ;

- les pays et territoires d’Outre-mer (PTOM) : une vingtaine de territoires qui relèvent de quatre Etats : France (Polynésie française, Saint-Pierre et Miquelon, Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna, Terres antarctiques et australes françaises…) ; Royaume – Uni (Anguilla, Montserrat, Falkland, Bermudes, Pitcairn, Caïman, Sainte-Hélène…) ; Danemark (Groenland) ; Pays-Bas (Aruba, Antilles néerlandaises). Ces territoires ne font pas partie intégrante du territoire de l’Union européenne, mais leurs habitants sont des citoyens européens.

             Les PTOM ont un statut d’association avec l’UE et reçoivent des aides du Fonds européen de développement (FED), instrument principal de l’aide communautaire à la coopération et au développement. Ils bénéficient aussi de l’aide de la Banque européenne d’investissement (BEI) et participent à certains programmes communautaires (éducation, environnement, santé, transports…).

Problématiques : Comment les territoires ultramarins des Etats de l’UE gèrent-ils les effets de la distance, l’insularité ? Quelles sont leurs spécificités socioéconomiques et leurs relations avec l’UE et l’espace proche ?

 

Etude de cas sur la Guadeloupe (pages 210-213)

Les caractéristiques du territoire ultramarin : La Guadeloupe fait partie des Petites Antilles, elle se situe dans la mer des Caraïbes, c’est-à-dire à l’Est de l’Amérique centrale dans l’Océan Atlantique. Elle se trouve à 7 000 km de la métropole. C’est un archipel composé de deux îles principales, Grande- Terre et Basse-Terre, reliées par deux ponts qui permettent de franchir un étroit bras de mer (la Rivière Salée), et de trois autres îles appelées dépendances : les Saintes, la Désirade et Marie-Galante.

L’île est confrontée à plusieurs difficultés : la discontinuité avec le reste du territoire métropolitain marquée par son éloignement, l’insularité qui renforce son isolement, la fragmentation territoriale liée à son caractère archipélagique et d’importants aléas, par exemple climatiques : de climat tropical, la Guadeloupe se trouve sur la trajectoire des cyclones.

À ces difficultés s’ajoutent les faiblesses structurelles de son économie dont le système productif est surtout fondé sur l’agriculture d’exportation (monoculture de la banane, au cours très dépendant des marchés mondiaux) et sur le tourisme, soumis aux aléas et à la concurrence des îles voisines.

La Guadeloupe est donc confrontée à un taux de chômage plus élevé qu’en métropole (supérieur à 20 % alors qu’il est inférieur à 10 % en métropole) et à des prix plus élevés qu’en métropole, d’où est importée une grande partie des produits de consommation courante (vie chère). Le coût des produits de grande consommation a fait l’objet des revendications lors des manifestations de février 2010. La Guadeloupe essaie de dépasser son insularité grâce à la modernisation de ses infrastructures de communication, en particulier de son port à conteneurs, afin de pouvoir multiplier les échanges avec la métropole et avec ses voisins.

La Guadeloupe est mal insérée dans son bassin régional : La Guadeloupe et la Martinique ont un statut juridique différent de leurs voisins caribéens. Départements et régions d’outre-mer (DROM), elles sont complètement intégrées au territoire français même si elles disposent, dans le cadre de la politique de décentralisation, d’une certaine souplesse pour adapter la loi aux spécificités locales.

Il existe aussi une différence de niveau de vie entre les deux DROM et les îles voisines, dont la plupart sont moins développées.

La Guadeloupe est faiblement intégrée dans la Caraïbe pour des raisons économiques (écart de richesse, politique française protectionniste…), culturelle (les îles voisines sont pour la plupart anglophones ou hispanophones), mais aussi à cause de la faiblesse des infrastructures de transport qui ne permettent pas d’importants échanges.

L’UE tente de faciliter l’intégration de la Guadeloupe dans l’espace caribéen en finançant des projets de coopération qui apportent des solutions aux problèmes communs à l’ensemble de la région comme, par exemple, la gestion des risques naturels dans une zone fortement exposée à de multiples aléas : cyclones, séismes, volcanisme…

Les liens entre Union européenne et la Guadeloupe : La Guadeloupe bénéficie de nombreuses aides financières venant de l’UE dans le cadre de différents fonds. Ces aides visent à favoriser le développement de l’île, en particulier en finançant des projets pour réduire les effets de l’éloignement et de l’insularité et valoriser les spécificités locales. La promotion de la banane guadeloupéenne, cofinancée par l’UE, ou encore le développement d’un parc éolien à la Désirade ou à Marie Galante illustrent cette logique.

 

SCHEMA : GUADELOUPE

 

 

 

 

 

 

 

Les caractéristiques et les défis des espaces ultramarins

            Localisation des territoires ultramarins de l’Union européenne : Les territoires d’outre-mer des Etats de l’Union européenne correspondent à 30 territoires regroupant 6 millions d’habitants. Ils sont dispersés dans l’Océan Indien, le Pacifique et l’Atlantique. Ils relèvent de 6 Etats européens : France et Royaume-Uni, Portugal (Açores, Madère) et Espagne (Canaries), Danemark (Groenland, îles Féroé) et Pays-Bas (Antilles néerlandaises).  Les territoires ultramarins sont présents à presque toutes les latitudes, même dans les mers froides (Groenland) et polaires (Terres antarctiques et australes françaises).

Diversité des statuts des territoires ultramarins Les relations de l’Union européenne et de sa périphérie peuvent être représentées avec un système de cercles concentriques :

1) Autour du cœur européen des 27 Etats membres se trouve un premier anneau constitué des neuf régions ultrapériphériques (p. 214) (depuis le traité de Lisbonne de 2007) regroupant 4,2 millions d’habitants : Acores et Madère pour le Portugal, Canaries pour l’Espagne, les DROM français (Guadeloupe, Réunion, Guyane, La Réunion, Mayotte en 2014…). Elles sont dans la zone euro et bénéficient de fonds structurels européens.

2) Un deuxième anneau regroupe les vingt et un Pays et territoires d’outre-mer (p. 214) ou PTOM. A l’exception de la Guyane ce sont des îles. Ils relèvent du Royaume-Uni, de la France, des Pays-Bas et du Danemark. Ils sont associés à l’Union européenne mais pas soumis aux lois de l’UE. Leurs habitants sont un million des citoyens européens, électeurs et éligibles pour le Parlement européen).

Les difficultés des territoires ultramarins sont parfois les conséquences de l’éloignement : A l’échelle internationale l’éloignement des territoires ultramarins de la métropole est considérable : Madère est à 2566 km de Bruxelles, alors que la Réunion est située à 10 000 km de Bruxelles. La Nouvelle Calédonie est à 16 700 km de Paris. Malgré les moyens modernes de transport cette discontinuité territoriale est une contrainte en coût et en temps de déplacement pour relier la métropole : il faut 7 heures pour aller de Paris à Fort-de-France (Martinique) et 12 pour Saint-Denis de la Réunion. De plus le décalage horaire est source de gène pour le voyageur.

A l’Echelle régionale : Les RUP et PTOM ont une ouverture limitée sur leur espace environnant. Par exemple la Guadeloupe est faiblement intégrée dans la Caraïbe pour des raisons économiques, culturelle, mais aussi à cause de la faiblesse des infrastructures de transport qui ne permettent pas d’importants échanges. Néanmoins le programme Interreg (p. 216) encourage les projets de coopération avec les Etats voisins pour la gestion des risques, les énergies renouvelables, le traitement des eaux, etc.

A l’échelle locale : L’émiettement insulaire des archipels renforce la discontinuité et explique un phénomène de « surinsularité » des îles secondaires. L’île principale abrite la capitale dotée de l’aéroport et du port, mais les îles secondaires en sont éloignées. Par exemple en Polynésie française les îles Marquises sont éloignées de 1 300 km de Tahiti.

Les conséquences de l’insularité : A l’exception de la Guyane continentale et du Groenland, les RUP et PTOM sont des territoires insulaires de très petite taille. Les problèmes communs sont la faiblesse des relations avec l’extérieur, des coûts de transport élevés rendant la vie chère dans des zones où les produits sont souvent importés de métropole. L’étroitesse du marché intérieur ne rendent pas rentable les besoins d’infrastructures (ports et aéroports, services de santé, etc.).

Les flux migratoires : Les territoires ultramarins connaissent des flux migratoires importants. Les RUP ont un niveau de vie élevé et sont attractifs pour les émigrants clandestins venus des pays pauvres voisins : Comoriens vers Mayotte, Africains aux Canaries (13% de la population), Surinamiens et Brésiliens en Guyane. En effet les RUP sont des portes d’entrées vers l’Europe et apparaissent comme des îlots de prospérité comparés aux Etats voisins : par exemple l’île Maurice a l’image d’un succès économique (tourisme, canne à sucre, industrie) mais son PNB/hab. de 6 986 dollars en 2009 est très inférieur à celui de l’île voisine de La Réunion (25 857). De plus, grâce aux aides européennes et aux fonds européens (p. 313) les espaces ultramarins disposent d’infrastructures modernes (routes, hôpitaux). Les relations avec la métropole sont marquées par de nombreux échanges de populations : destination touristique (Réunion, Tahiti, Antilles), ce sont aussi des terres où les métropolitains s’installent comme fonctionnaires alors que des citoyens des territoires ultramarins vont étudier et travailler dans la métropole. Ces derniers forment des diasporas ultramarines. Les Antillais ou Açoriens installés en Europe créent des flux saisonniers (vacanciers, retraités revenant au « pays ») et investissent dans leurs territoires (construction, création de PME).

Les atouts et les faiblesses des espaces ultramarins : Les espaces ultramarins disposent d’atouts pour devenir des pôles de développement régionaux grâce aux activités tertiaires. Les plages de sable des Açores et des Antilles françaises, les paysages volcaniques de la Réunion, etc. suscite un tourisme important pour l’économie locale : en 2009 10 millions de touristes aux Canaries, 1 million pour Madère, etc. En Martinique les 590 000 touristes ont rapporté 244 millions d’euros, soit l’équivalent de 70% des exportations de l’île.  Des investissements importants sont réalisés pour créer des zones franches et développer l’économie. Les zones franches sont des espaces caractérisés par la suppression de droits de douane et l’exonération totale ou partielle des charges fiscales et sociales. Les îles vierges britanniques, les îles Caïmans sont des paradis fiscaux avec d’importantes retombées économiques. Les Bermudes disposent du 3e PNB/hab. du monde en 2007.

L’agriculture dans l’économie ultramarine occupe désormais une place secondaire malgré l’importance des cultures d’exportation. L’agriculture n’occupe que 12% des emplois et ne suffit pas aux besoins locaux. L’économie de plantation (monoculture de produits tropicaux destinés à l’exportation) héritée de l’époque coloniale a favorisé les cultures d’exportation (canne à sucre, banane des Antilles, vanille de la Réunion). Mais ces cultures sont en forte régression à cause de la petite taille des exploitations et de la concurrence étrangère disposant d’une main d’œuvre meilleure marché. Ainsi les bananes produites à l’intérieur de l’UE sont concurrencées par les « bananes-dollars » d’Amérique centrale. Les plantations de canne à sucre sont en fort recul. La diversification agricole a permis la présence de cultures à haute valeur ajoutée comme les agrumes de Martinique, les ananas de la Réunion, ou encore le vin de Madère (mélange de vin et de sucre de canne) exporté dans le monde entier.

La pêche est peu développée dans les espaces ultramarins malgré l’importance des ZEE (p. 266) dont dispose la France (2e rang mondial). La ZEE totale des RUP est de 3 millions de km² (dont 1,6 millions de km² pour les Açores et Madère). Saint-Pierre et Miquelon maintient difficilement son activité de pêche. La Nouvelle-Calédonie pratique l’aquaculture et exporte des crevettes.

 Les exemples de réussite industrielle dans les espaces ultramarins sont rares : la plateforme spatiale de Kourou constitue une vitrine de haute technologie pour la Guyane. Les raffinages pétroliers dans les possessions hollandaises de Curaçao et d’Aruba sont des exemples de développement industriel. Les espaces ultramarins disposent de ressources mais ont des économies fragiles : peu de matières premières, sauf le Nickel en Nouvelle-Calédonie ; la faiblesse des industries s’explique par l’étroitesse du marché local et le coût trop élevé de la main d’œuvre.

Les raisons de la faiblesse de l’économie des espaces ultramarins sont diverses : Les handicaps structurels sont les désavantages en matières de développement causés par l’insularité, l’éloignement et l’exiguïté des territoires ultramarins. L’Union européenne reconnaît ces « handicaps structurels » des RUP depuis le traité d’Amsterdam de 1997 et tente de les compenser par des mesures multiples visant à réaliser une parité économique et sociale entre outre-mer et métropole dans le cadre de l’objectif « convergence » (p. 216) : 1) des défiscalisations : En France la loi « Pons » de 1986 prévoit une exonération d’impôts pour les sommes investies en outre-mer par des entreprises ou par des particuliers. 2) des lois nationales comme LODEOM en France en 2009. La loi d’orientation pour le développement économique de l’outre-mer prend en compte les spécificités locales et les problèmes de développement liés à l’isolement, à l’éloignement, à l’insularité, à la petite taille, à la fragilité des écosystèmes et aux risques naturels. 3) des programmes européens comme POSEIDOM (programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité des DOM). Ce programme prend en compte les contraintes liées à l’ultra-périphéricité.

 

 

 

 

Mais les transferts financiers (60 à 80% du PIB dans les territoires français) créent un cercle vicieux. En effet ils augmentent les salaires et les prix. Le coût du travail élevé nuit à la production et génère un très fort chômage (20 à 30% de la population). La main d’œuvre et les capitaux se détournent des secteurs exposés à la concurrence pour se tourner vers les secteurs protégés comme l’administration. Le secteur tertiaire est hypertrophié (80% des emplois).

Les problèmes sociaux dans les espaces ultramarins : Les territoires ultramarins disposent d’un niveau de vie inférieur en moyenne de 30% par rapport à la métropole. La culture vivrière ne suffit pas aux besoins locaux et le coût des marchandises venant de métropole explique la cherté de la vie. Les manifestations de 2009 contre la vie chère montre un malaise social. L’importance du chômage provoque des poches de pauvreté, par exemple dans les périphéries urbaines (Le Chaudron à Saint-Denis de la Réunion). 

 

Les enjeux environnementaux :

             L’isolement explique une grande richesse de la biodiversité avec des espèces animales et végétales endémiques (spécifique à une région) comme à La Réunion (papillons, lézards et oiseaux). Cette richesse de la biodiversité conduit à la création de parcs et de réserves de biosphère (sites classés par l’UNESCO protégeant la biodiversité mais en préservant la gestion durable des ressources au profit des communautés locales).

La richesse des paysages (exotisme de la forêt guyanaise, paysage volcanique de la Réunion…) et des cultures permet de développer l’écotourisme. L’écotourisme est l’activité touristique se développant dans des espaces ruraux peu mis en valeur. Ce type de tourisme permet la promotion d’une région tout en contribuant à la protection de la nature et au bien-être des populations dans le cadre d’un développement durable. Il s’agit par exemple tout en visitant la forêt guyanaise de respecter les traditions des tribus de la forêt guyanaise, ou encore de reconnaître la culture créole.

Les enjeux écologiques sont également présents dans les réalisations écologiques. Les énergies renouvelables sont développées avec la géothermie et l’énergie marémotrice dans les Açores.

 

 Les territoires ultramarins sont souvent des îles volcaniques et subtropicales marquées par leurs caractéristiques physiques. Ce sont des espaces à hauts risques (saison cycloniques de 5 à 6 mois, volcanisme). En effet la plupart des îles sont d’origine volcanique avec des volcans actifs aux éruptions dangereuses (éruptions de Montserrat en 2008, destruction de Saint-Pierre de la Martinique en 1902 avec la montagne Pelée). Lors de la saison chaude les îles tropicales sont soumises au risque de cyclones dévastateurs.

 Ces caractéristiques renforcent des déséquilibres spatiaux. En effet les périphéries intérieures sont dépeuplées malgré leur patrimoine naturel (forêt guyanaise, volcans des Açores). Les littoraux concentrent hommes et activités. De plus, l’opposition entre façades pluvieuses « au vent » soumises aux alizés (vent fort et régulier soufflant d’est en ouest) et côtes plus sèches « sous le vent » structure le territoire avec une inégalité de peuplement. Les villes montrent une hétérogénéité : les quartiers aisés (villas bien exposées) cohabitent avec les quartiers défavorisés (fonds de vallées inondables, pentes abruptes).

Les caractéristiques sont néanmoins un atout considérable pour le tourisme : les éruptions spectaculaires mais peu dangereuses du Piton de la Fournaise à La Réunion, les récifs coralliens bordant les îles tropicales protégeant lagons et plages de sable blanc, etc. attirent les touristes.

 

 

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Fiche révision : Temps des dominations coloniales

8 Mai 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

 

LE TEMPS DES DOMINATIONS COLONIALES

Introduction : En 1850 les principaux pays européens disposent d’une puissante industrie, connaît la révolution des transports. La supériorité de leur technologie s’accompagne d’une forte croissance démographique. Ceci provoque des migrations humaines et rapidement d’un contrôle de vastes territoires peuplés en dehors du continent européen.

De 1850 à 1939 tous les continents à l’exception de l’Europe et de l’Amérique sont touchés. L’Afrique est un continent colonisé dans sa presque totalité, en particulier par deux immenses Empires : britannique et français.

Problématiques : 1) Comment s’opère le partage colonial de l’Afrique au XIX siècle ?

2) Quel est l’état de l’empire français au moment de l’exposition coloniale (dans ses réalités, ses représentations, les contestations qu’il suscite) ?

 

I. Comment s’opèrent la conquête et le partage colonial du monde et de l’Afrique à la fin du XIXe siècle ?

Les causes de l’expansion européenne : Carte 1 page 20 : L’économie-monde britannique (1850-1914) L’impérialisme des Européens est rendu possible à cause de la puissance industrielle et démographique des pays européens, ainsi que par la révolution des transports.

* Puissance industrielle : La Révolution Industrielle est une des causes de l’expansion européenne : elle nécessite la recherche de matières premières et de débouchés nouveaux. Elle conduit à la supériorité technique et technologique de l’Europe sur les autres parties du Monde.

* Révolution des transports : L’Europe dispose d’une importante production industrielle, celle-ci est exportée dans le monde en direction des colonies. En 1910 l’Europe assure 58% des exportations mondiales et 65% des importations. Cette facilité dans les exportations est liée à la Révolution des transports, en particulier avec le passage de la marine à voile à celle à vapeur, mais il faut des escales pour avitailler le navire dans son périple maritime, ce qui entraîne la création de comptoirs puis de colonies (Le Cap sur la routes des Indes britanniques).

* Puissance démographique : L’expansion démographique des Européens : à partir du 2ème quart du 19ème siècle, l’Europe entre dans la transition démographique. Cela se traduit par une augmentation sans précédent de la population L’Europe passe de 275 millions d’habitants vers 1850 à 481 millions en 1913. Cela conduit à la fois à une volonté d’expansion territoriale et à une émigration massive vers les pays neufs (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil…) etc. Environ 40 millions d’Européens quittent l’Europe entre 1800 et 1913.De 1900 à 1913 plus d’un million d’Européens quittent le « vieux continent ». L’émigration diffuse la civilisation européenne. En 1913 un habitant du monde sur 3 est Européen ou d’origine européenne.

 

Les rivalités européennes pour le partage des territoires : Cartes 1 page 266 et 2 page 267

_ Les territoires des colonies sont partagés par les  grandes puissances coloniales en 1914 :

* le Royaume-Uni, c’est la plus grande puissance coloniale : sur son Empire, « le soleil ne se couche jamais ». Elle a des possessions en Afrique (de l’Egypte au Nord jusqu’à la province du Cap en Afrique du Sud), en Inde, Asie du Sud-Est ; dominions (possession anglaise ayant le droit de se gouverner elle-même, tout en reconnaissant la souveraineté britannique) en Australie, Canada…).

*  La France a un Empire important, centré sur l’Afrique Noire, le Maghreb et l’Indochine.

* L’Allemagne qui s’est lancée tardivement dans la course coloniale, a seulement quelques colonies en Afrique (Afrique  orientale allemande, Togo, Cameroun, Sud-ouest africain allemand) et en Océanie (Nouvelle Guinée).

_ D’autres pays européens ont un Empire colonial comme le Portugal (Angola, Mozambique en Afrique), l’Italie (Libye, Erythrée, Somalie en Afrique), la Belgique (Congo Belge) et les Pays-Bas en Océanie (Indes Néerlandaises) et en Amérique (Surinam). 

Mais pour parvenir à ce partage les rivalités ont été très fortes : Texte 6 page 269 : Fachoda, la rivalité franco-britannique.

_ Les rivalités nationales en Europe : le colonialisme est au fond une manifestation des rivalités entre les grandes puissances européennes.

* La colonisation française est par exemple à bien des égards une compensation de la perte de l’Alsace-Lorraine en 1871.De même l’Angleterre fait de son empire économique la base de sa puissance politique. Ou encore, la toute nouvelle Allemagne (l’Unité date de 1871) cherche à s’affirmer comme grande puissance mondiale en se lançant dans une politique coloniale active.

* La colonisation conduit d’ailleurs à des crises annonciatrices de la Première Guerre Mondiale (Fachoda entre la France et la GB, les 2 crises marocaines d’Agadir et de Tanger entre la France et l’Allemagne).

La situation de l’Afrique est exemplaire du partage et des rivalités coloniales

Texte 2 page 268 : La conférence de Berlin (1884-1885) La conférence de Berlin, en 1885, est un moment clé du partage colonial de l’Afrique. Elle en a fixé les règles : la liberté et l’égalité du commerce dans les bassins du Congo et du Niger, la lutte contre l’esclavage et les conditions de reconnaissance des prises de possessions européennes sur les côtes.

 Les partages se font en 1890 (traités entre Anglais et Français en Afrique de l’Ouest et entre

Anglais et Allemands en Afrique de l’Est), en 1894 (délimitation entre Français, Allemands et le Congo de Léopold II) et 1898 entre Français et Anglais après la crise de Fachoda.

La colonisation de l’Afrique est-elle quasiment achevée à la fin du XIX siècle. Carte 1 page 268 : La course aux colonies en Afrique et texte 5 page 269 Questions 7 et 5 page 269.

_ A la fin du XIX siècle le continent africain est presque entièrement colonisé à l’exclusion du Maroc, de l’Abyssinie et du Libéria. Les rivalités européennes s’exacerbent autour du partage des territoires africains. La domination européenne n’est néanmoins pas absolue comme le montre la victoire des Abyssins sur les Italiens à Adoua en mars 1896.

 

II. L’empire français au moment de l’exposition coloniale de 1931, réalités, représentations et contestations

 

L’étendue de l’Empire colonial Carte 3 page 267 : L’Empire français à son apogée dans les années 1930. L’Empire français est en 1930 le second du monde et s’étend sur trois continents et 12 millions de km². Il comporte plus de 60 millions d’habitants et forme avec la métropole la « plus grande France » de 100 millions d’habitants.

La domination française prend des formes différentes. Un Empire colonial est un agrégat de territoires sous influence étrangère à des degrés divers, sous administration directe ou indirecte. Les statuts des colonies (p. 272) sont divers.

* Des colonies sont sous la dépendance de la métropole, mais conservent leur administration interne : ce sont les protectorats (p. 272) comme pour la Tunisie (1881) et le Maroc (1912). L’Indochine en 1887 est une fédération de quatre protectorats et d’une colonie. 

*  La plupart des colonies sont des possessions directement placées sous la souveraineté de la métropole. Les territoires sont annexés. Par exemple l’Algérie conquise à partir de 1830 est devenue une colonie de peuplement (p. 276). En Afrique les colonies comportent les territoires appartenant à l’A.O.F. (Afrique occidentale française) dont la capitale est Dakar et ceux appartenant à l’A.E.F. (Afrique équatoriale française) dont la capitale est Brazzaville (capitale de l’actuelle Congo-Brazzaville). La France contrôle aussi la grande île orientale de Madagascar. De nombreux territoires d’Océanie sont des colonies.

* Des territoires confiés par la SDN après la 1ère Guerre mondiale sont administrés par la France. Ce sont les mandats (p. 272) du Levant (Syrie et Liban), du Togo et Cameroun.

* Des zones d’influence existent, comme en Chine, où les Européens se partagent les intérêts stratégiques et économiques sans dominer politiquement le pays. La France dispose d’une concession (quartier réservé) dans la ville de Shanghai

Les caractéristiques de l’administration coloniale du XIX et XX siècle. La colonisation des XIXe et XXe siècles est très différente de celle des siècles antérieurs. La mission civilisatrice au nom de laquelle les Européens s’emparent de l’Afrique conduit à lutter contre l’esclavage et la traite négrière.

 Le système colonial français génère rarement (sauf dans le cas de l’Algérie) la constitution de colonies de peuplement. Il se limite à la présence de coloniaux, essentiellement des fonctionnaires et des militaires, qui administrent les territoires. Par exemple l’Indochine comporte 34 000 Français pour une population de 2,6 millions d’habitants en 1930.

Les mythes et représentations de l’Empire colonial. Ensemble documentaire pp 274-275. L’exposition coloniale de 1931 exalte la politique coloniale. Elle marque le triomphe du colonialisme en Europe qui bénéficie d’un large soutien politique. L’opinion publique est de plus en plus réceptive à la propagande coloniale (célébration du centenaire de l’Algérie française en 1930, exposition coloniale de 1931 qui succède à celle de Marseille en 1922).

L’exposition coloniale est organisée dans le bois de Vincennes sous la direction du maréchal Lyautey du 6 mai au 15 novembre 1931. Elle rencontre un grand succès avec 12 000 exposants, 33 millions de tickets vendus, 8 millions de visiteurs venus accomplir le « tour du monde en un jour ». L’exposition constitue un moment majeur de la propagande colonialiste française.

Cependant l’exposition suscite des oppositions : une contre-exposition est organisée à Paris, le Collectif de douze surréalistes (dont André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, René Char) diffuse un tract le 30 avril 1931 : « Ne visitez pas l’Exposition Coloniale ».

            Plusieurs conceptions justifient la colonisation pour les Européens. Confortés par leur supériorité technique, les Européens sont convaincus de la supériorité de leur civilisation. C’est à cette époque que naissent les théories de la supériorité de l’Homme blanc (fardeau de l’homme blanc de Rudyard Kipling), ainsi que les bases du racisme contemporain (Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines). Cette prétendue supériorité sert la légitimation de l’expansion territoriale de l’Europe, l’affirmation de la mission civilisatrice de l’Europe venant alimenter la bonne conscience des colonisateurs. La doctrine des « 3 C » consiste en la pratique de la Christianisation et de la Civilisation des peuples d’Afrique par la pratique du Commerce de leurs produits et non de leurs hommes (interdiction de l’esclavage et de la traite négrière).

 

La colonisation ne respecte pas les principes démocratiques de la III République

 

Carte 1 page 278 : L’économie indochinoise dans les années 1930. Une économie de pillage ? Les intérêts économiques de la France sont imposés aux populations indigènes, ce qui engendre des inégalités sociales.  L’Indochine est ainsi une colonie d’exploitation (p. 278) dont les ressources (économie minière avec le charbon du Tonkin, économie de plantation avec le caoutchouc extrait des hévéas de Cochinchine, poivre du Cambodge…) sont exportées alors que la population vit dans la misère.

Texte 2 page 276 : La dénonciation du Code de l’indigénat Les populations indigènes ne sont pas associées à la gestion de leur territoire Les colonisés sont privés de droit et soumis au travail forcé par le Code de l’indigénat. Ce dernier correspond à) l’ensemble des mesures juridiques appliquées par l’administration coloniale aux seuls « indigènes », qui ont ainsi un statut inférieur aux citoyens français (liste extensive de délités, peines alourdies, etc.). Il est aboli en 1946.

Tableaux statistique 3 page 276 : Les inégalités de la société algérienne. L’Algérie est une colonie de peuplement dont la société connaissant de fortes inégalités. Les trois départements français d’Algérie abritent une population européenne (« pieds noirs ») disposant des meilleures terres agricoles et des indigènes dépossédés.

 

III. Quelles sont les contestations du fait colonial ?

 

Texte 5 page 277 : L’éveil du nationalisme algérien. Texte 4 page 279 Les espoirs déçus de l’élite indochinoise Le développement économique des colonies et l’action scolaire contribuent à promouvoir de nouvelles élites indigènes. Mais le blocage du système colonial contribue à l’émergence de mouvements de contestation du colonialisme sous différentes formes :

* Politique : la contestation est précoce en Asie avec Ho Chi Minh (p. 281), fondateur du parti communiste indochinois en 1930 et Gandhi en Inde. En Algérie le mouvement de l’Etoile nord-africaine fondée par Messali Hadj (p. 390) en 1926 revendique l’indépendance.

* Armée : la guerre du Rif affecte le nord du Maroc de 1921 à 1926. Les révoltés sous la direction d’Abd el-Krim sont vaincus par les troupes franco-espagnoles avec l’appui de l’artillerie et de l’aviation.

* culturelle : l’influence des intellectuels est limitée mais n’empêchent pas des écrivains comme André Gide de dénoncer les atrocités commises par les Français dans Voyage au Congo en 1925 ; le journaliste Albert Londres témoigne de l’horreur du travail forcé sur la ligne de chemin de fer Congo-Océan. Léopold Sedar Senghor (p. 281) réfléchit à une forme de fédération africaine associée à égalité avec la France au sein d’un empire démocratique et réalise des poèmes sur la négritude (p. 280).

 

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Fiche révision : Guerre d'Algérie

8 Mai 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

 

LA GUERRE D’ALGERIE (1954-1962)

 

La décolonisation est un phénomène historique majeur du XX siècle. Elle donne naissance à de nombreux nouveaux Etats, parfois après des conflits violents et des déchirements au sein de sa population comme pour l’Algérie.

            Après la seconde guerre mondiale se met en place un processus d’émancipation de l’occupation d’un territoire et du gouvernement d’un peuple par un Etat étranger. Ce processus a été l’occasion en Algérie d’une importante violence, car faisant suite à 130 ans de présence française, avec une population d’origine européenne considérant l’Algérie comme leur patrie (Camus), des violences multiples dans chaque camp.

 

La guerre d’Algérie est un conflit qui ne veut pas dire son nom car pour la métropole il existe un mythe selon lequel l’Algérie c’est la France.

La guerre d’Algérie se déroule dans le cadre de la décolonisation (Carte pages 292-293 + Frise chronologique page 291) :

* A l’échelle internationale : les deux Grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, Etats-Unis (ancienne colonie anglaise) et URSS (opposé à « l’exploitation de l’homme par l’homme) sont hostiles à la colonisation. L’Onu est devenu une tribune de l’anticolonialisme en accueillant comme membres les anciens pays colonisés.

* A l’échelle de l’Empire Français : La métropole est affaiblie par la Seconde Guerre mondiale et a perdu la guerre d’Indochine en 1954, au moment où éclate la Guerre d’Algérie.

* A l’échelle de l’Algérie : Le mythe de l’Algérie française consiste dans la croyance que l’Algérie restera un territoire français comme l’indiquait en 1954 François Mitterrand : « L’Algérie, c’est la France ». (Texte 2 page 298 : « L’Algérie c’est la France »). En effet l’Algérie est française depuis 1830, et est organisée en trois départements  depuis 1848: l’Algérois, l’Oranais et le Constantinois. Au début des années 1950, elle est peuplée par un peu moins d’un million d’Européens (les « pieds-noirs ») et par environ 8,5 millions de musulmans.

 

Les réalités vécues provoquant la guerre d’Algérie sont des inégalités économiques et sociales. Les inégalités économiques et sociales en Algérie sont nombreuses (Tableau 3 page 276 ) :

* propriétés agricoles : la taille moyenne des exploitations agricoles des agriculteurs français est de 100 ha, contre 14 ha pour celle des algériens.

Toutefois, les colons riches – gros exploitants agricoles, chefs d’entreprises – ne représentent qu’une minorité des français d’Algérie, environ 25 000, la grande masse des autres appartenant à la classe moyenne ou aux classes populaires.

* salaires quotidien : Le niveau de vie des français d’Algérie est supérieur à celui des musulmans : le salaire journalier d’un ouvrier agricole français est deux fois et demi supérieur à celui d’un Algérien.

* Scolarisation : Les inégalités se retrouvent dans le faible taux de scolarisation des enfants musulmans dans le primaire (20% seulement, contre 100% des jeunes français). Par ailleurs, le taux de chômage élevé de la population musulmane se traduit en particulier par une misère importante dans les villes.

 

Le statut politique de l’Algérie et des Algériens pose problème. (Texte 5 page 277 )

_ Une assemblée algérienne de 120 membres (60 élus par les Français, 60 par les musulmans) a été mise en place en 1947.  Elle dispose en théorie d’une certaine autonomie. En réalité le pouvoir appartient au gouverneur général et à l’administration française.

_ Malgré la présence d’une assemblée et d’électeurs musulmans, les élections du collège des représentants musulmans portent à l’assemblée des partisans de la présence française. Cela les rend peu crédibles pour les Algériens.

_ Leur participation à l’effort de guerre des Algériens lors des deux Guerres mondiales n’a pas amélioré leur statut civique ni économique, créant de multiples revendications. En effet l’égalité de prime entre les anciens combattants algériens et français n’est décidée par le Conseil constitutionnel français qu’en 2010.

 

Les débuts de la « guerre d’Algérie» (Texte 1 page 298)

_ En 1954, lorsque débute la guerre d’Algérie, la décolonisation de l’Empire français a déjà commencé avec l’accession à l’indépendance du Liban et de la Syrie en 1946, de l’Indochine en 1954. La Tunisie et le Maroc sont proches de leur indépendance en 1956.

_ Le nationalisme algérien s’affirme dès le 8 mai 1945. Dans les villes de Sétif et Guelma sont organisés des défilés pour fêter la victoire. Des violences éclatent provoquant plus d’une centaine de morts côté français et plusieurs milliers dans la population musulmane.

_ Deux mouvements politiques représentent le nationalisme algérien avant le conflit :

* L’UDMA (Union de défense du manifeste algérien), dirigée par Ferhat Abbas, ne revendique pas l’indépendance mais une participation démocratique des Algériens au sein d’une Algérie fédérée à la France.

* Le MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali Hadj réclame pour sa part la formation d’une assemblée constituante et le départ des troupes françaises d’Algérie.

_ Au sein du mouvement nationaliste MTLD un groupe de six dissidents menés par Ahmed Ben Bella et Mohammed Boudiaf décident de passer à l’action : le 1er novembre 1954, ils organisent une dizaine d’attentats qui font 8 victimes et annoncent simultanément la formation d’un FLN (Front de libération nationale) dont le but est l’indépendance immédiate.

FLN (Front de libération nationale) (p. 303) : Mouvement fondé le 10 octobre 1954 pour conquérir l’indépendance de l’Algérie, il est doté d’une organisation militaire, l’ALN (Armée de libération nationale).

 

L’enlisement dans une « guerre sans nom » commence avec une escalade dans la violence (Texte 2 page 298+ Photographie 3 page 299+Chronologie page 298).

_ Une escalade vers la guerre : Après les attentats de la « Toussaint rouge » du 1 novembre 1954 et la proclamation du FLN les gouvernements français mettent en place des mesures de « pacification » : envoi de forces de polices puis de militaires en 1956. L’Etat d’urgence est décrété en 1955.  La répression est de plus en plus violente (tortures).

 

La guerre d’Algérie correspond à trois guerres en une seule. Une guerre franco-algérienne… (Photographie 3 page 299) avec l’arrivée des forces de police, puis à partir de 1956, des militaires du contingent qui mènent des opérations de maintien de l’ordre contre les Fellaghas. Les militaires du contingent sont de jeunes Français de métropoles envoyés combatte en Algérie dans le cadre de leur service militaire (2 millions entre 1956 et 1962).

_ Les opérations de maintien de la paix s’intensifient pour devenir des opérations de guerre. Mais c’est une « guerre sans nom » car le gouvernement refuse de reconnaître la réalité d’une nouvelle guerre coloniale (l’expression « guerre d’Algérie » n’est reconnu par la France qu’en 1999).

_ Le ratissage des campagnes algériennes est pratiqué par l’armée et les harkis malgré les embuscades. En janvier-octobre 1957 se déroule la bataille d’Alger pour démanteler le FLN. Des attentats à la bombe dans les lieux publics sont réalisés par l’ALN (800 attentats à Alger en 1957), des actes de tortures par les militaires français… L’armée française est victorieuse sur le terrain.

Fellaghas (p. 303) : Terme arabe signifiant « coupeurs de routes » ou « bandits de grand chemin » utilisé par les Français pour désigner les membres du FLN.

 

_ Les violences sont intenses de chaque côté : mutilations de soldats Français et attentats contre les civils par les Fellaghas, torture (« gégène ») et assassinat politique par les parachutistes (Texte 7 page 300).

_ D’autres méthodes sont aussi employées par les chefs militaires français : le détournement d’un avion marocain pour capturer des dirigeants du FLN et le bombardement du village tunisien de Sakhiet (1958).

_ La violence s’étend à la métropole (Texte 9 page 301) : le 17 octobre 1961, la police parisienne se livre à une « ratonnade » après avoir dispersé une manifestation organisée par le FLN parisien pour protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens de France. La répression ordonnée par le préfet de police Maurice Papon fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

Le conflit est aussi une guerre algéro-algérienne (Texte 6 page 300). La guerre en Algérie oppose les Algériens entre eux.

* Les mouvements nationalistes rivaux comme le MLA et le FLN s’opposent à travers des assassinats en Algérie et dans la métropole, par du racket exercé sur les 300 000 immigrés algériens installés dans la métropole.

* Les Algériens en faveur de la France s’opposent aux indépendantistes, luttant aux côtés de la France comme les harkis.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

Le conflit est finalement également une guerre franco-française (Photographies 5 page 299 et 8 page 300).

_ Face à l’enlisement du conflit le général de Gaulle propose des solutions politiques pouvant conduire à l’indépendance de l’Algérie. Des partisans de l’Algérie française réagissent par des actions violentes :

* construction de barricades à Alger lors de la semaine des barricades (24 janvier-1er février 1960) ;

* fondation de l’OAS en février 1961 et actes terroristes en Algérie et en France ;

*  tentative de putsch par quatre généraux à Alger les 25 et 26 avril 1961.

OAS (Organisation armée secrète) (p. 303) : Organisation terroriste et clandestine (février 1961-juin 1962) regroupant des civils français d’Algérie et des militaires déserteurs pour empêcher les négociations entre le gouvernement et le FLN et l’application des accords d’Evian.

 

Pendant la guerre d’Algérie les mentalités évoluent. L’opinion publique française découvre peu à peu la violence de la guerre (Photographie 5 page 299).

_ Les mentalités sur l’accession à l’indépendance de l’Algérie sont diverses en métropole :

* « L’Algérie c’est la France » pour François Mitterrand et les Français en 1954. En effet l’opinion française a été traumatisée par la défaite et l’occupation lors de la Seconde guerre mondiale. La population française est attachée à l’Empire colonial comme symbole de la puissance française.

_ Mais d’autres Français ont des points de vues différents :

* Albert Camus, qui souhaiterait une réconciliation entre Français et Arabes est désespéré par la situation de l’Algérie.

* Les communistes, les « porteurs de valises » et certains intellectuels français comme le philosophe Francis Jeanson sont favorables à l’indépendance algérienne. Maurice Blanchot est l’auteur du « manifeste des 121 », un appel à la désobéissance appuyé par plus d’une centaine d’intellectuels.

 

_ Le 16 septembre 1959 le président français Charles de Gaulle prononce un discours favorable à l’autodétermination pour décider de l’indépendance de l’Algérie. Il provoque ainsi une rupture (Texte 4 page 299) avec les positions politiques précédentes (cf. François Mitterrand) et suscite une forte opposition de l’armée et des « pieds noirs ».

_ Le référendum de janvier 1961 montre qu’une large majorité de Français et d’Algériens (75%) sont également favorables à la fin de la « sale guerre ». Les négociations aboutissent aux accords d’Evian du 18 mars 1962.

_ Deux référendums organisés en métropole et en Algérie approuvent ces accords (respectivement 91% et 99,7% de « oui »). Le 3 juillet 1962 l’Algérie devient indépendante.

Autodétermination (p. 303) : le 16 septembre 1959, de Gaulle propose de consulter les Algériens par référendum sur trois possibilités : « la sécession », « la francisation » ou « l’association ».

 

La guerre d’Algérie a des conséquences sur la politique intérieure française. L’enlisement du conflit provoque la naissance de la V République (caricature 2 page 348+ Photographie 2 page 344)

_ L’enlisement meurtrier du conflit en Algérie provoque des réactions comme les émeutes de mai 1958 à Alger  provoquant le retour au pouvoir du général de Gaulle. Ce dernier est le créateur de la V République proclamée le 28 septembre 1958. Cf. cours sur la naissance de la V République.

Des violences politiques ont lieu dans la métropole après la guerre (Photographie 8 page 300).

_ Malgré la fin de la guerre l’OAS continue de perpétrer meurtres et attentats contre Algériens et Français favorables à l’indépendance. Ainsi, en août 1962, l’OAS commet une tentative d’assassinat contre de Gaulle au Petit-Clamart.

 

Le sort des Harkis après la guerre d’Algérie a été un sujet tabou (Tableau 11 page 301)

_ Le 18 mars 1962, les accords d’Evian sont signés : ils prévoient que le million de français présents peut rester en Algérie. Mais les éléments les plus extrémistes du FLN assassinent des Européens pour pousser les Français à partir.

_ Aussi plus de 800 000 pieds-noirs quittent l’Algérie à la hâte, abandonnant la plupart de leurs biens. La plupart des « rapatriés » s’installent dans les départements du sud de la France. La majorité d’entre eux se sentent déracinés, puisque plus de 80% sont nés sur le sol algérien.

_ Parmi les rapatriés d’Algérie une catégorie est rejetée en France et en Algérie : les harkis. Environ 260 000 Algériens musulmans se sont engagés dans l’armée française dans les troupes régulières, comme dans des groupes de protection des villages, les harkas. Il y eut toujours plus d’Algériens combattant sous le drapeau de la République française que dans les rangs du FLN, du MTLD et du MNA.

_ Ces supplétifs algériens musulmans de l’armée française ont été abandonnés aux représailles du FLN ou entassés dans des camps de fortune en France. En effet, à  la fin de la guerre, une partie de harkis, 50 000 à 70 000, a pu venir en France et échapper à la mort et aux tortures infligées par les hommes du FLN. Ils s’entassent dans des camps de fortune et ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part de la France. Ils sont rejetés à la fois par l’Algérie et par l’ancienne métropole.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

CONCLUSION :La « guerre sans nom » est un conflit meurtrier à l’origine de nombreuses violences sur plusieurs catégories de populations. Elle est à l’origine d’un déracinement pour les « pieds noirs » et les harkis, de traumatismes pour les acteurs du conflit. Cette guerre coloniale a aussi été à l’origine d’un changement politique majeur avec le retour au pouvoir du général de Gaulle et la création de la V République. Mais, aujourd’hui encore, les passions et les incompréhensions sont toujours vives de chaque côté de la Méditerranée malgré 132 ans d’histoire partagée.

 

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Liens vers les épreuves de Bac 1ère S 2011-2012

24 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

HISTOIRE-GEOGRAPHIE

 



Sujets de Première S - épreuve anticipée d'HG - Liban

Composition :
La décolonisation à partir des exemples français et anglais
ou
Le totalitarisme nazi : mise en place du régime, caractéristiques et dénazification de l'Allemagne

Analyse de document
A-Histoire : Dessin de Fritz Behrendt paru en 2000 sous le titre de « l'homme du siècle ».
Montrez en quoi ce document nous renseigne sur le régime soviétique et la sortie du totalitarisme en URSS

B-Géographie : La politique de la ville à Vaulx-en-Velin (commune de la communauté urbaine de Lyon).
Document 1 : banlieue d’essai. Source : Luc Bronner, Le Monde, 15 janvier 2008.
Document 2 : Projet de rénovation du quartier de la Grappinière (commune de Vaulx-en-Velin).
Source : http://www.gpvvaulxenvelin.org/Les-projets-par-quartiers/Grappiniere/Projet-urbain
En vous appuyant sur l'exemple de Vaux-en-Velin, présentez les raisons qui ont motivé la mise en place de « la politique de la ville ». Quelles formes prend-elle ? Quel bilan pouvez-vous en dresser ?


.


- Première S, épreuve anticipée d'HG - Amérique du Nord -
http://www.rochambeau.org/enseignement/examens/bac/bac2012/sujets/EA_HG_S.pdf

Première partie : Sujet 1 : Composition - Potentialités et contraintes du territoire français (territoires ultramarins compris).
Sujet 2 : Composition - Mobilités,flux et réseaux de communication sur le territoire français : quelles inégalités?

Deuxième partie.
Histoire. La dénazification de l'Allemagne.
En vous appuyant sur les 2 documents, présentez le contexte,les principes et le bilan de la dénazification de l'Allemagne. (doc 1 = Extrait du protocole de la conférence de Potsdam du 1er aout 1945 ; doc 2 tableau de statistiques sur l'épuration de l'administration allemande dans les zones occidentales en 1949).

Géographie.
Le Groenland : développement d'un territoire ultramarin de l'UE.
Consigne : à partir de vos connaissances et du document, montrez que le Groeland est un espace révélateur des enjeux des territoires ultramarins de l'UE. (doc : texte sur le Groenland).



Première S, épreuve anticipée d'HG - Maroc - Péninsule ibérique
http://clioweb.free.fr/peda/bac2012/1temp/hg2012-1s-maroc.pdf

Histoire - Composition :
Sujet 1 : L'accession à l'indépendance de l'Algérie
Sujet 2 : L'ONU, une organisation plus efficace que la SDN ?

Histoire - Analyse de documents :
La population active, reflet des bouleversements économiques et sociaux
( Répartition de l'emploi par secteur d'activité de 1955 à 2008 +
 "Les femmes sont elles des patrons comme les autres ?" tiré de Chef d'entreprise magazine no 16)

Géographie - croquis :
La Méditerranée : une interface entre l'Union Européenne et les pays du Sud et de l'Est méditerranéen.


  Première S, épreuve anticipée d'HG - Pondichéry
http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2012/histGeo-1ere.pdf

Histoire
L'URSS de la déstalinisation à la Glasnost
ou
Comment la culture républicaine s'enracine-t-elle en France à la fin du XIXe ?

doc : L'expérience combattante dans la 1 GM : Lettre de Joseph Deschanet, 15 février 1915
croquis : Atouts et contraintes du territoire français métropolitain


Première S, épreuve anticipée d'HG - Martinique - Brasilia
http://clioweb.free.fr/peda/bac2012/1temp/hg2012-1s-martinique.pdf

Histoire
Le totalitarisme soviétique et sa disparition
Les mutations de la société française depuis le milieu du XIXe

A histoire
pour une refondation de la République
éditorial du journal clandestin Réssitance 17 juillet 1943

B Geo - croquis : Le Northern Range, une façade maritime mondiale


- Première S, épreuve anticipée d'HG - Polynésie
au format pdf : http://tinyurl.com/polynesie-bac2012-sujets

Géo : composition
L’Union européenne : une union d’états « à géométrie variable » selon les projets.
La France, espace touristique mondial.

Histoire
Montrez en quoi ces deux documents rendent compte de l’engagement et de la souffrance individuels et collectifs des soldats au cours du premier conflit mondial.
Doc 1 : Dernière lettre de Louis Gondelon tué au sud de Barleux sur le front de la Somme le 12 septembre 1916.
doc 2 - Les forces mobilisées et les victimes

Géo
Schéma : Roissy, plate-forme multimodale et hub mondial.

 

 

Source : http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/06/09/24458236.html

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Corrigés terminale STG baccalauréat 2012

21 Juin 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

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Pour réviser : quelques aides pour se repérer dans la chronologie

16 Juin 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

 

 

 

 

Quelques sites pour réviser la chronologie demandée au baccalauréat

 

 

 

 

PREMIERE SCIENTIFIQUE :

 

Chronologie générale de première : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/ppt/chronologie_g-n-rale_premiere.ppt

 

Frise chronologique sur les quatre thèmes principaux : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/pdf/chrono_generale.pdf

 

 

 

Frise chronologique sur guerre et totalitarisme : http://hetg.ac-reunion.fr/spip/IMG/pdf/guerre_et_totalitarisme.pdf

 

 

 

 

 

TERMINALE L/ES (ancien programme)

 

Chronologies interactives : http://histoire-geo-remiremont.blogspot.fr/2006/09/chronologies.html

 

 

Une chronologie simple : http://www.scribd.com/tewfiq/d/99478-C-h-r-o-n-o-l-o-g-i-e

 

 

Une frise interactive : http://cartoflash.free.fr/motcle/frise.htm

 

 

 

                                 

QUIZZ POUR REVISER EN TERMINALE L/ES (ancien programme)

 

http://www.letudiant.fr/quizz-revision/histoire-geographie/quizz-bac-es-l-histoire-geographie.html

 

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Pour réviser... Les épreuves en ligne de 1ère S

14 Mai 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

Pour réviser et s'entraîner :

 

 

 

* Les sujets de 1ère S de Pondichéry de 2012 : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2012/histGeo-1ere.pdf 

 

 

* Les sujets de 1ère S d'Amérique du Nord de 2012 : http://www.rochambeau.org/enseignement/examens/bac/bac2012/sujets/EA_HG_S.pdf

 

 

*  Les sujets de 1ère S du Liban de 2012 : http://clw.edu.lb/LinkClick.aspx?fileticket=SuKHqmibrF4%3d&tabid=138

 

 

 

* Les sujets de 1ère S de France métropolitaine de 2012 : http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-1ere-s/aide-scolaire-histoire/corrige-gratuit-epreuve-anticipee-bac-s-2012-histoire-geographie/55003

 

 

Et encore pour la France métropolitaine :

 

http://www.bankexam.fr/actualite/article/225-sujet-bac-corrige-2012-gratuit-toutes-les-corrections-du-bac-2012-apres-les-epreuves

 

 

Sujets d'histoire-géographie du bac S (épreuve anticipée de 1ère S) 2012

Sujet majeur 1 : La guerre d'Algérie

Sujet majeur 2 : La mutation de la population active en France de 1850 à nos jours

Sujets mineurs obligatoires :

Exercice A - Réalisez un croquis de l'organisation des réseaux de transports en France métropolitaine et de leurs connexions avec l'Europe et le monde.

Exercice B - Analyse d’un document en histoire.
La politique nazie d’asservissement et d’extermination.
Après avoir situé le document dans son contexte, montrez son apport pour la connaissance de la politique nazie d’asservissement et d’extermination.
Document : discours d’Himmler devant des dignitaires nazis, Posen*, octobre 1943.

 

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