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MUSECLIO

Cours 1ère Histoire : Guerre froide : conflit idéologique, conflit de puissances (3)

27 Décembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

III. Pourquoi et comment les Etats-Unis ont-ils mené et perdu la guerre du Vietnam (1964-1973) ?

 

A. En quoi la stratégie de l’endiguement explique l’intervention américaine au Vietnam ?

 

Carte 1 page 164 : Une guerre pendant la Détente

Texte 2 page 164 : L’objectif des Etats-Unis : endiguer le communisme en Asie

Texte 5 page 165 : Comprendre l’échec des Etats-Unis au Vietnam

Question 1 page 165 : Pourquoi les Etats-Unis interviennent-ils au Vietnam?

_ Le Vietnam est divisé en deux Etats le long du 17e parallèle : le Nord Vietnam de Hô Chi Minh est communiste et lutte contre la dictature pro américaine du Sud Vietnam.

_ L’intervention des Etats-Unis au Vietnam correspond à la mise en pratique de la stratégie de l’endiguement ou containment. La lutte contre l’influence de l’URSS est soutenue par les Etats-Unis partout dans le monde pour éviter la propagation du le communisme selon la théorie des dominos.

_ Il s’agit donc d’un conflit visant à assurer aux superpuissances en rivalité leur leadership sur les pays du Tiers monde issus de la décolonisation, en particulier dans la zone asiatique qui est l’objet de nombreux conflits : guerre civile chinoise (1927-1949), guerre de Corée (juin 1950-juillet 1953).

Hô Chi Minh (p. 391) : (1890-1969) Nguyen Ai Quoc, connu sous le nom de Hô Chi Minh (« celui qui éclaire ») quitte l’Indochine française en 1911. Il s’installe en France en 1917 et adhère au parti communiste français en 1920. De retour en Indochine, il fonde le parti communiste indochinois en 1930. Nationaliste et communiste à la fois, il proclame l’indépendance du Vietnam en 1945 et dirige la lutte contre la France de 1946 à 1954.

Containment (ou « Endiguement ») (p. 152) : Doctrine appliquée par les Etats-Unis à partir de 1947, visant à s’opposer par tous les moyens (militaires, économiques, propagande) à toute nouvelle extension du communisme dans le monde.

Théorie des dominos (p. 167) : théorie d’après laquelle la victoire du communisme dans un pays suscite une réaction en chaîne entraînant son extension à toute une région.      

 

Carte 1 page 164 : Une guerre pendant la Détente

Texte 3 page 165 : La guérilla communiste

Question 2 page 165 : Comment ce conflit s’insère-t-il dans la Guerre froide ?

_ La guerre du Vietnam (1963-1973) est l’un des conflits indirects de la Guerre froide, une « guerre périphérique », opposant l’armée du Sud-Vietnam et l’armée américaine d’un côté à la guérilla des Vietcong et au Vietnam du Nord aidé et équipé par l’URSS et la Chine de l’autre.

_  La guerre du Vietnam est une guerre asymétrique, c’est-à-dire un type de conflit qui oppose deux forces inégales, aux tactiques différentes : d’un côté, une armée conventionnelle ; de l’autre des mouvements de guérilla ou des groupes terroristes.

Vietcong (p.167) : Guérilla nationaliste et communiste au Vietnam du Sud, qui bénéficie de l’aide du Nord et souhaite la réunification du pays.

 

 

 

 

 

 

 

B. En quoi la guerre du Vietnam montre les limites des grandes puissances ?

 

HISTOIRE DES ARTS

 

Apocalypse Now (La plage : 3 min 46) :

http://www.dailymotion.com/video/x1juo7_apocalypse-now-la-plage_shortfilms

 

En quoi cet extrait d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola montre à la fois l’absurdité et la violence de la guerre du Vietnam ? Quelles sont les armes utilisées et quels sont leurs effets ?

Apocalypse Now est un film américain de 1979 de Francis Ford Coppola évoquant la guerre du Vietnam. Il retrace la mission du capitaine Willard chargé par les services secrets américains d’exécuter le colonel Kurtz, un officier américain établi au Cambodge et menant des opérations sanguinaires avec des indigènes.

            L’extrait montre un officier désireux de transformer une plage pilonnée par le Vietcong en plage de surf. Pour réduire au silence l’ennemi il obtient l’utilisation de l’aviation.

            Les armes américaines sont nombreuses : hélicoptères équipés de mitrailleuses et d’armes lourdes, avions bombardiers utilisant du napalm et l’agent orange… Face à cela les mortiers vietnamiens sont rapidement détruits.

 

SITE INA : Guerre chimique au Vietnam (03min46s) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/CAF97055885/guerre-chimique-au-vietnam.fr.html

 

Photographie 4 page 165 : Bombardements américains au napalm (juin 1972)

Texte 5 page 165 : Comprendre l’échec des Etats-Unis au Vietnam

Question 5 page 165 : Pourquoi l’opinion américaine est-elle de plus en plus hostile à la guerre ?

_ L’opinion américaine devient hostile à la guerre au Vietnam. La guerre a montré les limites de l’armée la plus perfectionnée du monde : l’enlisement militaire s’accompagne d’une désastreuse couverture médiatique de la guerre du Vietnam.

Un enlisement militaire :

* Enlisement puis échec des troupes militaires : pour contrer la guérilla les Etats-Unis envoie de plus en plus de troupes : 16 000 conseillers en 1960, 550 000 soldats en avril 1969. Puis, face à l’enlisement du conflit le président Nixon décide la « vietnamisation du conflit » et diminue la présence américaine : 69 000 en mai 1972. Les accords de Paris du 27 janvier 1973 mettent fin au conflit. 58 000 soldats américains sont morts dans ce conflit.

* Démoralisation des troupes : Les troupes sont ravagées par la drogue et démoralisées face à un ennemi insaisissable dans une jungle favorisant la guérilla.

* L’offensive du Têt en 1968 consiste dans l’attaque par le Vietcong des villes du Sud Vietnam et des bases américaines. Le Vietcong prouve ainsi à l’opinion publique américaine sa capacité à agir jusque dans le cœur du dispositif militaire américain.

Un échec médiatique :

* Contestation par les civils de la guerre : le mouvement pacifiste se développe aux Etats-Unis face à la couverture médiatique de la guerre du Vietnam montrant les atrocités de la guerre comme le massacre de My Lay (massacre en 1968 par les Américains de plus de 300 villageois, femmes et enfants) ou  l’emploi massif de bombardements chimiques : napalm et agent orange. Plus de deux millions de Vietnamiens sont morts dans cette guerre.

Napalm : substance à base d’essence servant à la fabrication de bombes incendiaires.

Agent orange : produit chimique utilisé par l’aviation américaine pour détruire la jungle où se cachait le Vietcong, responsable de nombreux dommages humains et écologiques.

 

Schema-explicatif-Vietnam.jpg

 

 

Un QCM pour réviser sur la guerre du Vietnam : http://www.kedifoad.net/histoire/bacpro/Guerre_froide/guerre_du_vietnam.html

 

 

 

 

 

 

Organigramme-synthese-Guerre-froide.jpg

 

 

Schema-de-synthese-Guerre-froide_0002.jpg

 

 

 

 

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Cours 1ère Histoire : La guerre froide : conflit idéologique, conflit de puissances (2)

27 Décembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

 

II. Comment les Etats-Unis et l’URSS en sont-ils arrivés à se menacer directement malgré les risques de guerre nucléaire ? (crise de Cuba en 1962)

 

SITE INA

Les actualités françaises de 1962 sur la crise de Cuba, une semaine après la fin du risque de 3e Guerre mondiale :

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/AFE85009705/le-film-de-la-crise.fr.html

 

3 min 36 : Récapitulatif des évènements de la crise de Cuba dite "crise des missiles", après le survol de la région par des avions américains U2 et la découverte de rampes de lancement de fusées offensives installées par les soviétiques. Cet événement reste comme un des moments clés de la Guerre Froide.

 

            A. Quels sont les enjeux stratégiques et territoriaux expliquant la crise de Cuba ?

 

Carte 1 page 162 : Des missiles soviétiques au cœur du continent américain

Texte 2 page 162 : Blocus ou intervention militaire ?

Question 1 page 163 : Pour quelles raisons les Etats-Unis ne peuvent-ils laisser l’URSS installer des missiles à Cuba sans réagir ?

La proximité entre Etats-Unis et Cuba rend trop périlleuse la présence de missiles nucléaires sur l’île à peine distante de 150 km de la floride. Le 14 octobre 1962 un avion U2 repère des rampes de lancement de missiles à Cuba. Une nouvelle mission apporte des photographies prouvant la présence de bases de lancement de fusées, de conseillers soviétiques, de bombardiers Ilyouchine, et une quarantaine de fusées de 1500 à 3000 kms de portée. Or, la Floride n’est qu’à 150 km des côtes cubaines. En mer, 26 navires soviétiques font route vers Cuba avec probablement les ogives nucléaires, qui pourraient être installées et opérationnelles en une dizaine de jours.

 

Le monde suit avec anxiété l’avancée des cargos soviétiques qui s’approchent des bâtiments de l’US Navy. Un incident naval peut provoquer la 3ème guerre mondiale, une guerre nucléaire.

 

_ Cuba est une île proche (90 milles, 145 kilomètres) des Etats-Unis mais dotée d’un régime communiste et alliée à l’URSS. La révolution castriste se déroule en janvier 1959. Fidel Castro et ses compagnons les « barbudos » renversent la dictature pro-américaine de Batista. Les Etats-Unis ont riposté par un embargo économique en 1960, une rupture des relations diplomatiques en 1961, puis par une tentative de débarquement d’exilés cubains anticastristes armés par la CIA dans la baie des Cochons.

_ La crise des fusées de Cuba éclate en octobre 1962 avec la découverte par un avion espion américain d’installations et de rampes de lancement destinés à des missiles nucléaires d’une portée de 1500 à 3000 kilomètres. La Floride n’est qu’à 150 km des côtes cubaines. En mer, 26 navires soviétiques font route vers Cuba avec probablement les ogives nucléaires, qui pourraient être installées et opérationnelles en une dizaine de jours. Il existe une situation d’urgence face à une situation pouvant menacer le cœur du territoire américain.

Fidel CASTRO (p. 166) : (né en 1926) Révolutionnaire cubain, il s’empare du pouvoir en 1959 et met progressivement en place une dictature d’inspiration marxiste-léniniste. En 1962, il pousse Khrouchtchev à l’épreuve de force contre les Etats-Unis.

 

 

 

(

Texte 2 page 162 : Blocus ou intervention militaire ?

Question 2 page 163 : Quelles sont les différentes réactions envisagées ?

Face au danger représenté par la possibilité de la proximité de missiles nucléaires des côtes américaines la présidence américaine et l’Etat-major des armées envisage plusieurs possibilités :

- L’attaque des militaires américains contre Cuba (« si nous attaquions Cuba » (l. 1), «intervention militaire directe » l. 8) et liquider la dictature communiste de Fidel Castro.

- L’établissement d’un blocus américain pour empêcher les navires soviétiques de parvenir à Cuba (idée du blocus défendu par Kennedy et signalé en préambule). 

 

Question 3 page 163 : Quels arguments militent en faveur d’une riposte armée ? Quels arguments s’y opposent ?

Les arguments pour une riposte armée sont :

- Ne pas agir serait une preuve de faiblesse incitant les Soviétiques à prendre Cuba. « Là où on s’est montré déterminé, ils ont reculé. » (l. 22)

- Le blocus contribue à la montée des tensions conduisant à la guerre « Ce blocus ne peut que nous mener à la guerre. » (l. 13-14)

Les arguments contre une riposte armée sont :

- Cela donnerait un prétexte aux Soviétiques pour s’emparer de Berlin. (l. 1-3)

-  Les Alliés ne soutiendraient pas les Etats-Unis dans une attaque contre Cuba. (l.6-7)

- La détention d’armes nucléaires par l’URSS ne constitue pas une nouveauté nécessitant de prendre un risque de guerre (dernières lignes du texte).

 

Question 4 page 163 : Quelle est la position de Kennedy ?

Le président Kennedy est en faveur d’un règlement pacifique de la crise sans passage par une intervention militaire directe contre l’URSS ou Cuba.                )

 

 

B. Quelles sont les leçons de la crise ?

 

Caricature 4 page 163 : Le bras de fer nucléaire

Question 5 page 163 : Expliquez la signification de cette caricature. Quelles craintes traduit-elle ?

La Crise de Cuba est une tension politique majeure opposant deux superpuissances nucléaires. Ce « bras de fer nucléaire » constitue un danger pour le monde et est aussi un épisode de la Guerre froide entre les deux dirigeants Kennedy et Khrouchtchev après la construction du mur de Berlin en 1961.

_ Le « duel des K » entre le président américain Kennedy et le dirigeant soviétique Khrouchtchev lors de la crise de Cuba a risqué de déclencher une troisième guerre mondiale malgré la dissuasion nucléaire et l’équilibre de la Terreur.   

_ « L’horloge de l’apocalypse » est une horloge imaginaire où minuit représente la fin du monde. Elle a été créée en 1947 (elle indique alors 23 heures 53), après le choc représenté par l’explosion de bombes nucléaires sur le Japon. En octobre 1962 elle aurait pu être à minuit moins deux ! (en 2010 elle indique minuit moins 6).

Nikita KHROUCHTCHEV (p. 167) : (1894-1971) Premier secrétaire du Parti communiste en 1953 et successeur de Staline à la tête de l’URSS, il est démis de ses fonctions en 1964, notamment en raison de sa politique extérieure jugée trop imprudente à Berlin et à Cuba.

Dissuasion nucléaire (p.154) : Doctrine consistant à prévenir un conflit en menaçant l’agresseur de représailles qui annuleraient les bénéfices espérés de l’agression. A l’ère nucléaire, la dissuasion est absolue : chacun dispose de la capacité de détruire l’autre en totalité.

 

Texte 5 page 163 : Une sortie de crise négociée

Question 7 page 163 : Comment se dénoue la crise ? En quoi inaugure-t-elle une période de Détente entre les deux Grands ?

_ Le président Kennedy décide la mise en quarantaine de Cuba avec blocus de l’île par la flotte américaine pour interdire l’importation à Cuba des ogives nucléaires. Un incident naval peut provoquer la 3ème guerre mondiale, une guerre nucléaire.

* La négociation permet de dénouer la crise : les navires soviétiques font demi-tour. L’URSS promet de retirer missiles, fusées et autres bombardiers de Cuba. En échange les Etats-Unis s’engagent à ne pas attaquer Cuba, mais aussi à démonter leurs fusées de Turquie.

_ Pour éviter à nouveau une telle situation de risque les deux superpuissances décident de plusieurs mesures permettant la Détente :

* Un dialogue direct devant éviter une nouvelle crise avec la mise en place d’un « téléphone rouge », c’est-à-dire une ligne directe entre la Maison Blanche et le Kremlin en 1963.

* des traités pour diminuer la menace nucléaire : en août 1963 le traité de Moscou est signé. Ce traité interdit les essais nucléaires atmosphériques.

_ Dans le « duel des K » la crise de Cuba renforce le « mythe Kennedy » en présentant l’image d’un président modéré, alors que Khrouchtchev perd de son prestige auprès du Tiers-monde avant d’être écarté du pouvoir en 1964. Castro reproche à l’URSS de l’avoir sacrifié à ses propres intérêts et la Chine communiste d’avoir sacrifié l’idéologie communiste au nom de la diplomatie.

Détente (p. 157) : (1963-1975) Période qui suit la crise de Cuba, durant laquelle les Etats-Unis et l’URSS renouent le dialogue et signent plusieurs accords dans les domaines militaire et commercial. Elle ne met toutefois pas fin à la Guerre froide.

 

 

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Cours 1ère histoire : La guerre froide conflit idéologique, conflit de puissances (1)

27 Décembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

LA GUERRE FROIDE : CONFLIT IDEOLOGIQUE, CONFLIT DE PUISSANCES

 (1945-1991)

5 heures                                                                                              Manuel Nathan Côte 2011

 

Duck and cover (1min 01) :  dessin animé américain de la Guerre froide  pour la protection des enfants (se jeter au sol et se couvrir la tête) : http://www.youtube.com/watch?v=B1lwB4YdVDg&feature=related

 

 

Introduction : Les termes de « Guerre froide » sont apparus en 1947 sous la plume du journaliste Walter Lippmann. La Guerre froide désigne la période d’affrontement indirect entre 1947 et 1991 entre les deux superpuissances des Etats-Unis et de l’URSS.

Les deux Grands disposent de puissants moyens :

* armée surpuissante : neuf millions de soldats américains pendant la guerre du Vietnam, l’URSS cinq millions. Armées équipées de chars d’assaut et d’avions de combat, de flottes présentes sur tous les océans et sous marins lanceurs de missiles nucléaires…

* de la capacité nucléaire d’anéantir toute vie sur la planète selon le système MAD (Destruction Mutuelle Assurée).

De cette situation surgit un équilibre de la terreur, mais plusieurs crises (guerre de Corée et demande d’emploi de la bombe atomique par Mac Arthur, crise de Cuba) ont provoqué la peur de l’entrée dans la 3e Guerre mondiale…

L’absence de confrontation directe n’exclue pas une longue rivalité dans tous les domaines (idéologiques, militaire, spatiale…).

 

 

Problématique : En quoi la Guerre froide montre-t-elle l’évolution du rapport des forces entre les deux superpuissances ?

 

 

Chronologie crises de la Guerre froide

 

 

INTRODUCTION AU THEME AVEC L’HISTOIRE DE L’ART

 

CARICATURE La paix chassée du paradis par le général Marshall

 

études des notions de la guerre idéologique.

 

+ frise chronologique haut de la page 147

+ carte 1 page 150 : L’Europe dans les années 1950

 

I. En quoi Berlin est un lieu symbolique de l’affrontement américano-soviétique de la guerre froide ?

 

« Qui tient Berlin tient l’Allemagne » pour Lénine…

 

A. Quelles sont les origines des crises de Berlin ?

 

Carte 1 page 150 : L’Europe dans les années 1950

Carte 2 page 150 : L’Europe dans les années 1980

Question 1 page 151 : Que sépare le rideau de fer ?

_ Le  « rideau de fer » est une expression de Winston Churchill en 1946 indiquant la séparation de l’Europe en deux blocs opposés :

* une Europe occidentale (France, Royaume-Uni, Italie, Benelux…) démocratique et à économie de marché (capitaliste). Le monde occidental est sous la protection militaire américaine grâce à l’OTAN. Les pays ont bénéficié de l’aide économique américaine avec le plan Marshall.

* une Europe de l’Est (Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie…) sous domination soviétique, constituée de dictatures communistes nommées démocraties populaires. Les pays communistes sont regroupés dans une alliance militaire intitulée Pacte de Varsovie.

_ La bipolarisation du monde et l’opposition entre les deux superpuissances des Etats-Unis et de l’URSS entraîne une série de conflits indirects : Blocus de Berlin, crise de Cuba… C’est la Guerre Froide (guerre idéologique qui oppose les Etats-Unis et l’URSS de 1947 à 1991, sans affrontement direct du fait de la dissuasion liée à l’arme nucléaire).

Rideau de fer (p. 155) : Expression employée par Churchill lors d’un discours prononcé à Fulton (Etats-Unis) le 5 mars 1946, pour dénoncer l’installation des régimes communistes en Europe de l’Est et déplorer leur isolément du reste du continent.

OTAN (p. 155) : (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) : Organisation civile et militaire de l’Alliance atlantique, mise en place en 1950 et rassemblant à l’origine, autour des Etats-Unis, le Canada et dix pays d’Europe occidentale.

Démocraties populaires (p. 152) : Nom donné par les Soviétiques aux pays communistes d’Europe de l’Est. Les démocraties populaires sont en réalité des régimes dictatoriaux.

Pacte de Varsovie (p. 155) :    Alliance militaire fondée en 1955 pour faire contrepoids à l’OTAN, rassemblant l’Union soviétique et les pays d’Europe de l’Est.

 

  

SITE INA Blocus de Berlin

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/AFE85002228/les-dernieres-images-du-blocus.fr.html

 

Carte 2 page 158 : Berlin et les deux Allemagnes

Question 1 page 159 : Pourquoi la ville de Berlin est-elle au cœur de l’affrontement entre les deux blocs ?

_ La ville de Berlin est le reflet de la division du monde et de l’Europe entre un bloc démocratique et un bloc communiste :

* L’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation : une orientale avec l’occupation soviétique et trois occidentales avec les présence américaine, britannique et française. L’Allemagne est donc coupée en deux entre Alliés et URSS de part et d’autre du rideau de fer.

* Berlin est elle aussi divisée entre deux zones d’occupation alliée et soviétique. Berlin-Ouest devient une vitrine de l’Occident capitaliste au milieu de la RDA soviétique.

 

Texte 1 page 158 : Le blocus de Berlin-Ouest (1948-1949)

Carte 2 page 158 : Berlin et les deux Allemagnes

Question 2 page 159 : Qu’est-ce que le blocus de Berlin ? Comment les Occidentaux parviennent-ils à le contrer ?

_ Les accès sont limités entre l’Allemagne de l’ouest et Berlin-Ouest. En effet seulement trois couloirs de circulation, terrestres et aériens permettent de relier les deux zones occidentales.

_ Staline décrète un blocus qui commence le 24 juin 1948 et bloque tous les accès routiers et ferroviaires de Berlin-Ouest afin d’asphyxier la ville. Les Berlinois de l’ouest auraient pu rencontrer des difficultés pour s’approvisionner en produits de premières nécessité : aliments, médicaments, etc… Pour le chancelier Konrad Adenauer le but des Soviétiques est de « forcer les Occidentaux à se retirer et faire passer toute la ville sous leur autorité ». Le blocus de Berlin dure entre le 24 juin 1948 et le 12 mai 1949. C’est la première tension diplomatique et militaire entre les deux superpuissances.

_ Les Etats-Unis ripostent immédiatement au blocus soviétique par un pont aérien. Le président américain Truman indique qu’il ne veut « ni abandon, ni troisième guerre mondiale ».  Le « pont aérien » dure 11 mois, avec un avion cargo toutes les trois minutes sur les trois aéroports disponibles, des milliers d’avions au total qui transporte près de 2.5 millions de tonnes de ravitaillement en un an. (277 728 vols en 322 jours)

_ La fermeté des Américains incite Staline à lever le blocus le 12 mai1949. RDA (communiste) et RFA (démocratique) sont désormais deux Etats allemands distincts en 1949.

Blocus (p. 167) : Opération visant à isoler une zone (ville ou pays) par la force, en la privant de toute communication avec l’extérieur.)

Joseph STALINE (p. 392) : (1879-1953) Né en Georgie, il devient Secrétaire général du parti communiste en 1922. Après la mort de Lénine, il prend le pouvoir et se débarrasse un à un de ses adversaires politiques. Il engage, en 1929, l’URSS dans le « Grand tournant » : une politique de transformation radicale de l’économie et de la société, dans un climat de terreur. Soucieux de la sécurité de l’URSS avant tout, il signe en 1939 un pacte de non-agression avec Hitler. En 1941, il mobilise la population dans la « grande guerre patriotique » et rejoint les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans la Grande Alliance. Après 1945, il participe à l’élaboration du nouvel ordre mondial et impose le communisme aux pays d’Europe de l’Est occupés. Il est un acteur majeur des premières crises de la Guerre froide.

TRUMAN (p. 393) : (1884-1972) Vice-président de Roosevelt en 1944. Il devient président des Etats-Unis en avril 1945. Il participe à la conférence de Potsdam et décide d’utiliser la bombe atomique contre le Japon pour accélérer la fin de la guerre en Asie. Il élabore la politique du containment et accepte l’idée du plan Marshall en 1947, entraînant les Etats-Unis dans la Guerre froide.

 

 

B. Quelles sont les formes des affrontements à Berlin ?

 

Photographie 3 page 159 : La construction du mur en 1961

Texte 4 page 159 : La décision de construire le mur

Question 3 page 159 : Pourquoi le mur est-il construit en 1961 ? Remplit-il ses objectifs ?

* Le mur de Berlin est construit par la RDA pour « protéger la RDA » (l. 5) et « mettre un terme aux activités hostiles […] de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest ». A ce but politique s’ajoute un aspect policier de meilleur contrôle policier des déplacements de la population : « système de contrôle » (l. 10), « contrôles efficaces » (l. 16), « permis spécial pour franchir la frontière de Berlin-Ouest. » (l. 21-22).

 

_ Le mur séparant Berlin-Est de Berlin Ouest (55% de la ville, 484 km²) est construit par la RDA (République Démocratique allemande), avec l’accord de l’URSS, dans la nuit du 12 au 13 août 1961. La décision de construire le mur corresponde à des nécessités idéologiques et économiques :

* Economique : Le contraste entre la prospérité de Berlin-Ouest alimentée par l’aide américaine et l’austérité de Berlin-Est devient de plus en plus frappant. Cette situation est renforcée par le départ depuis 1949 de 2,6 millions d’Allemands de l’Est, privant la RDA de main-d’œuvre. L’émigration est-allemande est ainsi une arme économique contre le régime communiste (1960 : départ de 216 642 personnes).

* Idéologique : L’émigration massive a une signification politique. La perte d’un cinquième de sa population par la RDA montre le refus de la population de vivre dans une dictature communiste. Les Allemands de l’Est « votent avec leurs pieds » en quittant la RDA pour Berlin-Ouest et la RFA.

_ Le mur parvient à remplir ses objectifs de contrôle de la population. 500 000 personnes franchissaient la ligne de démarcation entre Berlin-Est et Berlin-Ouest chaque jour avant sa construction (visite familiale, travail, achats). La police de la RDA ne parvenait pas à contrôler ces déplacements. Après la construction de 155 kilomètres de murs, de bunkers et de miradors le départ de Berlin-Est est une fuite dangereuse. D’août 1961 au 8 mars 1989, 5 075 personnes réussissent à s’évader de l’Est au péril de leur vie (588 morts).

En complément : http://www.diploweb.com/Mur-de-Berlin-vie-mort-et-heritage.html

 

Quelles sont les conséquences de la construction du mur de Berlin pour les habitants ?

_ L’encerclement de Berlin-Ouest par le Mur de Berlin s’accompagne d’une diminution des points de passage (passant brutalement de 81 à 7). Les échanges économiques cessent entre les deux Berlin. 63 000 berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est. Les familles sont séparées et ne peuvent parfois se retrouver qu’après 28 années !

 

 

Texte 5 page 159 : La réaction de Kennedy : « Ich bin ein Berliner »

Question 5 page 159 : Pour Kennedy, pourquoi le mur est-il un symbole de la Guerre froide ? Pourquoi signifie-t-il la « faillite du système communiste » ?

_ Le président américain Kennedy prononce en 1963 à Berlin-Ouest un discours où il dénonce le mur de Berlin. Il érige Berlin en symbole de la liberté face à un système communiste privant les hommes de liberté à travers l’expression « Ich bin ein Berliner ». Le mur de Berlin fait de Berlin Est et de la RDA une prison où la population est surveillée par la police politique (Stasi).

_ Ce discours est l’occasion dans la guerre idéologique entre Etats-Unis et URSS d’opposer deux systèmes comme en1947 avec la doctrine Jdanov du nom du collaborateur de Staline accusant les Etats-Unis d’impérialisme, et la doctrine Truman se dressant contre l’impérialisme de l’URSS et demandant l’ « endiguement du communisme ». La propagande existe des deux côtés. Le même mur est appelé « Mur de la Honte » pour les occidentaux et « Mur de protection antifasciste » par les communistes. 

John F. KENNEDY (p. 167) : (1917-1963) Président des Etats-Unis de 1960 à 1963, il se distingue par son habile gestion de la crise de Cuba et sa décision d’engager militairement son pays au Vietnam. Il est assassiné à Dallas en 1963.

 

 

LES CRISES DE BERLIN A TRAVERS LES ACTUALITES

 

 

LIENS INA :

 

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAC89047963/historique-du-mur-de-berlin.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/I00000294/construction-du-mur-de-berlin-temoignages-des-allemands-separes.fr.html

 

http://www.ina.fr/video/AFE85009973/le-president-kennedy-a-berlin-ouest.fr.html

 

http://www.ina.fr/media/petites-phrases/video/I07065860/kennedy-ich-bin-ein-berliner.fr.html

 

 

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAB89047469/chute-du-rideau-de-fer-retro-mur-de-berlin.fr.html

 

L’émigration de RDA et les soldes migratoires RFA/RDA (1950-1969)

SOURCE De la "catastrophe" à la construction du Mur par Jean-Paul Cahn,Ulrich Pfeil

 

LE MUR DE BERLIN EN IMAGES :

 

 

 

 

C. Quelles sont les conséquences territoriales en Europe des affrontements américano-soviétiques ?

           

Texte 6 page 160 : L’attitude décisive de l’URSS

Photographie 7 page 160 : Manifestations à Berlin-Est, le 4 novembre 1989

Texte 10 page 161 : Berlin, 1989 : la fin de la Guerre froide.

Question 7 page 161 : Qu’est-ce qui explique la chute du mur de Berlin ? Distinguez les facteurs internes et les facteurs externes à la RDA.

* En 1989, le gouvernement de la RDA ne parvient plus à enrayer l’émigration car celle-ci utilise un nouvel espace de transit, la Tchécoslovaquie, pour se rendre en Hongrie. Et ce pays finit, sous la contrainte des milliers de voitures fuyant l’Est, par ouvrir ses frontières avec l’Autriche. Cette ouverture est définitivement actée le 10 septembre 1989 par le démantèlement définitif du rideau de fer à la frontière austro-hongroise. Le mur de Berlin, puisqu’il peut être et est contourné par ces Allemands de l’Est qui fuit avec leurs voitures trabans, perd largement de son utilité initiale.

 

 

 

 

_ La chute du mur de Berlin se produit le 9 novembre 1989. Plusieurs facteurs expliquent cet évènement qui constitue une rupture au sein de la Guerre froide :

* Facteurs externes à la RDA :

- L’arrivée d’un nouveau dirigeant à la tête de l’URSS en 1985 M. Gorbatchev provoque des mutations profondes dans le bloc de l’Est (réformes, désir de paix avec les Etats-Unis). En octobre 1989 M. Gorbatchev annonce que l’URSS refuse d’intervenir dans les démocraties populaires (comme ce fut le cas en 1956 lors de l’insurrection de Budapest ou en 1968 lors du « printemps de Prague » en Tchécoslovaquie). Désormais les démocraties populaires sont libres de choisir leur système politique.

- Les démocraties populaires ouvrent leurs frontières. Des milliers d’Allemands de l’Est se rendent à la frontière austro-hongroise pour pouvoir rejoindre l’Occident démocratique. L’exode massif  des Allemands de l’Est contourne le mur de Berlin qui n’a plus d’utilité.

* Facteurs internes à la RDA : Les manifestations se multiplient en RDA. Les anciens dirigeants de la RDA (comme Erich Honecker qui dirigeait la RDA depuis 1971) démissionnent peu avant la décision d’ouvrir la frontière avec la RFA le 9 novembre 1989. Les manifestants commencent à détruire le mur de Berlin.

Mikhaïl GORBATCHEV (p. 390) : Adhérent du parti communiste en 1952, il devient membre du Politburo en 1980 et secrétaire général du parti en 1985. Il tente de réformer le système soviétique en lançant la perestroïka et la glasnost. A l’extérieur, il multiplie les appels au désarmement qu’il négocie avec les Etats-Unis. Il organise le retrait soviétique d’Afghanistan et en 1989, il se refuse à utiliser la force pour empêcher la fin des démocraties populaires en Europe de l’Est. Contraint d’accepter la disparition de l’URSS, il démissionne le 25 décembre 1991. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1990. 

 

Quelles sont les conséquences de la chute du mur de Berlin ?

_ La chute du mur de Berlin a pour conséquence d’annoncer la fin de la guerre froide et la réunification allemande :

* Le 3 octobre 1990 la RFA et la RDA redeviennent un seul pays avec Berlin unifiée comme capitale. Le chancelier Helmut Kohl soutenu par la France a opéré cette réunification.

*  La chute du mur de Berlin est révélatrice de la fin de l’opposition entre l’URSS et le monde libre. Au sommet de Malte du 2 décembre 1989, au côté de M. Gorbatchev le président Georges Bush père annonce ainsi la fin de la Guerre froide.

Helmut KOHL (p.166) : (né en 1930) Chancelier de la RFA de 1982 à 1998, il comprend au lendemain de la chute du mur de Berlin la nécessité de la réunification.

 

 

 

 

 

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Cours 1ère géographie : Valoriser et ménager les milieux (2)

26 Décembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Quelles sont les potentialités et les contraintes du territoire français (ultramarin compris) ?

 

A. Quels sont les repères importants du territoire national (climats, reliefs, principaux fleuves, principales contraintes naturelles…) ?

 

Carte A page 320 : Le relief de la France

Carte B page 321 : Les climats de la France

Carte 2 page 85 : Potentialités et risques du territoire français

 

CONSIGNES : A partir des cartes réaliser le schéma sur le sujet suivant : Les repères importants du territoire national. Analyser le sujet, réaliser un tri parmi les informations des cartes, réaliser la légende, tracer le schéma puis placer la nomenclature (nommer les reliefs, les principaux fleuves…).

 

chorême L'organisation du relief en France

 

_ Le territoire national (551 000 km² en métropole, 120 000 km² pour les DROM ) présente plusieurs potentialités et contraintes du fait de la grande variété de climats et de milieux.

* La France métropolitaine a un climat tempéré avec des températures moyennes de 15° à Perpignan au sud, 10° à Strasbourg à l’est. Les précipitations sont modérées avec 800 mm par an en moyenne. Les climats présentent diverses nuances : océanique à l’ouest de la France, méditerranéen, continental en Alsace, montagnard sur les Alpes, Pyrénées… La région parisienne avec une température moyenne annuelle de 12° a réussi à créer son propre climat plus chaud de 2 à 3° en moyenne que les campagnes environnantes.

* La diversité des milieux est forte : 5 500 km de littoraux métropolitains (falaises en Bretagne, plages sableuses en Aquitaine…) ; forêts et prairies très présentes dans les moyennes (Massif central, Jura…) et hautes montagnes (Alpes, Pyrénées) ; plaines agricoles dans les bassins parisiens et Aquitains, Alsace) ; zones humides et marais riches en biodiversité.

B. Quelles sont les potentialités et les contraintes du territoire français ?

 

_ Les contraintes sont les difficultés que présente un milieu pour son occupation ou sa mise en valeur. Sa maîtrise dépend des moyens techniques dont dispose une société. Les potentialités sont les qualités d’un lieu qui pourraient être mises en valeur.

_ Les ressources sont les richesses potentielles offertes par un milieu, exploitable à un coût acceptable.

 

                        1) Quelles sont les caractéristiques des territoires ultramarins ?

 

                                   * Caractéristiques générales

 

Carte 1 page 84 : La France métropolitaine et d’outre-mer

Carte A page 322 : Les départements et régions d’Outre-Mer

D’après les cartes et vos connaissances, indiquez quels sont les espaces ultramarins français et leurs caractéristiques climatiques et naturelles ?

_ La diversité du territoire français est renforcée par la France d’outre-mer.

* La majorité des espaces ultramarins est en milieu tropical. Les Antilles dans l’Océan Atlantique, la Réunion dans l’Océan Indien, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie dans l’Océan Pacifique sont des territoires avec un climat tropical à deux saisons, une sèche et l’autre humide. La mangrove (qui peut servir à l’écotourisme) ou des récifs coralliens se développent sur certains littoraux (ex. La Réunion).

* La Guyane équatoriale est couverte d’une immense forêt. Ce vaste fragment de l’immense forêt amazonienne est un milieu menacé car, trop grand et sous peuplé, il n’est pas efficacement protégé des exploitations destructrices comme celle des 10 000 chercheurs d’or illégaux défrichant, employant du mercure rejeté dans les eaux et bu par les Amérindiens…

* Saint Pierre et Miquelon et les Terres australes et antarctiques (îles Kerguelen) appartiennent au domaine océanique du froid et du vent.  

 

                        * Cas de La Réunion

 

T.P. pp. 92-93 : Protéger et valoriser les paysages : la Réunion

Problématiques : Comment le Parc national de la Réunion participe-t-il au développement de l’île ? Quelles contraintes sa gestion fait-elle peser sur les différents acteurs ?

Question 1 page 93 : Quelles sont les caractéristiques naturelles de l’île de la Réunion (doc. 1, 2, 3, 5) ?

La Réunion est une île tropicale (végétation luxuriante, faune exotique) et volcanique (nombreux volcans dont certains sont encore en activité, paysages montagneux vertigineux).

 

Question 2 page 93 : Pourquoi a-t-on inscrit le Parc national de La Réunion au patrimoine mondial de l’Unesco (doc. 2, 3,5) ?

Son Parc national a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour la beauté de ses paysages, et parce qu’il rassemble une biodiversité exceptionnelle (nombreuses espèces endémiques).

 

Question 3 page 93 :

* L’île cherche à développer le tourisme vert en valorisant son patrimoine naturel. Grâce au développement de l’activité touristique, de nombreux emplois vont pouvoir être créés.

* Le développement du tourisme sera encadré par le cahier des charges de l’Unesco appliqué aux sites classés patrimoine mondial, et par l’État et la Région dans le cadre du Parc national.

LIEN VIDEO (et/ou article) / incendie sur l’île de la Réunion en 2011

INA Cyclone sur la Réunion en 2002 (2 min 13) : http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/la-terre/video/1927854001010/cyclone-dina-a-la-reunion.fr.html

RESUME : L'alerte cyclonique rouge devrait être levée aujourd'hui à la Réunion à 12h00 locales (9h00 à Paris). Le cyclone tropical intense Dina ne présente plus de danger pour l'île après son passage près des côtes, il a cependant provoqué des "dégâts très importants" selon le préfet de la Réunion Gonthier FRIEDÉRICI. De fortes rafales pouvant atteindre les 200 km/h ont frappé l'île et on annonce de fortes pluies pour les heures à venir. Selon un premier bilan, le cyclone n'a pas fait de victimes à l'exception de deux personnes blessées à Saint-Denis mardi matin. Mais il faudra plusieurs jours pour établir un bilan précis, de nombreux endroits de l'île étant encore inaccessibles.

INA Volcan du Piton de la Fournaise : http://www.ina.fr/video/VDD09000536/reunion-departement-le-piton-de-la-fournaise.fr.html

RESUME : Montagne volcanique surgie de la mer, l¿île française de la Réunion est une terre sauvage posée 800 km à l'est de Madagascar. Au sud-est, le volcan du Piton de la Fournaise (2 600 m), actif, a l'élégance de ne pas être dangereux. Coeur brûlant de l'île, cet impressionnant massif présente un paysage de cendres, couleur acier, où s'éteignent peu à peu les dernières bruyères. Au-dessus d'une plaine de sable rouge et noir enchâssée entre des remparts basaltiques, s'ouvre une cuvette de lave grise, parsemée de petits cratères noirs formés lors de récentes éruptions.

Quels sont les risques et les avantages des caractéristiques naturelles de l’île tropicale de la Réunion ?

_ Située dans l’Océan Indien, à 10 000 km de la métropole, La Réunion est une île tropicale présentant une remarquable biodiversité, richesse qu’il convient de protéger et de valoriser pour le développement local.

* En 2007 a été créé un Parc national conforme au nouveau statut adopté pour les Parcs Naturels Nationaux en 2006 : un « coeur », sous protection forte, et une aire plus large, à laquelle les communes concernées sont libres d’adhérer ou non. En 2010, il a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

* Mais le même territoire peut-être soumis à des risques :

- l’insularité et le climat tropical favorable au tourisme est aussi le cadre des cyclones tropicaux qui peuvent dévaster l’île.

- La biodiversité est forte mais fragile, très sensible par exemple à l’érosion torrentielle sur les pentes volcaniques.

- Si à La Réunion le volcan du Piton de la Fournaise ne semble pas constituer un danger, dans d’autres îles comme en Guadeloupe avec le volcan de la Soufrière, où à la Martinique avec l’éruption du volcan Pélée.

LIEN INA (volcan de la Soufrière en Guadeloupe, 2min 28) http://www.ina.fr/video/CAB7600872001/la-soufriere.fr.html

LIEN INA : Eruption du volcan Pelée en Martinique (1min  13): http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/1997253001010/la-montagne-pelee.fr.html

 

  La Réunion, la valorisation d'un milieu ultramarin tropica

 

  Schéma La Réunion

 

 

                        2) Réalisation d’un croquis sur les potentialités et les risques du territoire métropolitain

 

Réalisation d’un croquis sur les potentialités et les risques du territoire métropolitain

 

REALISER UN CROQUIS : Atouts et contraintes du territoire français.

 

Consigne : A partir de vos connaissances, vous réaliserez un croquis de géographie répondant au sujet.

 

  Croquis à faire Atouts et contraintes du territoire franç

 

 

 

                        3) Quels sont les modes actions et les acteurs de gestion du territoire français ?

 

Carte 1 page 87 : Des milieux très aménagés

  Organigramme-valoriser-et-menager-les-milieux.jpg

 

Organigramme-relations-societe-milieux.jpg

 

 

 

A partir d’une réflexion sur la carte et en vous aidant des organigrammes, indiquez  quelles sont les relations entre les Français et les milieux naturels ?

(La classe est divisée en trois : chaque groupe développant un des points suivants : les différences selon les sociétés de la valorisation des milieux, le territoire aménagé mais vulnérable, la gestion des risques. Tous doivent rédiger un développement sur la protection de la nature).

_ La valorisation des milieux varie selon les époques et la perception des espaces par la société. L’hiver, autrefois morte saison en montagne (activité agricole à l’arrêt à cause de l’enneigement), est aujourd’hui une ressource grâce à la neige qui permet les sports d’hivers et le tourisme.

_ Le territoires est aménagé mais vulnérable : La fragilité de certains milieux naturels du territoire français est accentué par la pression anthropique (20 millions de Français supplémentaires en un demi-siècle) avec les prélèvements en ressources (exploitation du bois par exemple) et en espace (poussée de l’urbanisation sur les littoraux). Mais l’Etat a mis en place des organismes (Office national des forêts pour la gestion des forêts : l’ONF) et des lois (Grenelle de l’Environnement), des actions parfois contestées (réintroduction dans la nature d’animaux comme l’ours, le loup) en faveur de la protection des milieux.

_ La gestion des risques : Une série de mesures pour renforcer la prévention des risques a été prise dans le cadre du Grenelle Environnement et des deux catastrophes intervenues en France en 2010 (tempête Xynthia sur les littoraux charentais et vendéen et inondations de Draguignan) : l’établissement d’une législation plus contraignante pour les autorisations de permis de construire, la mise en place de nouveaux plans de prévention des risques naturels (PPRN). Des pouvoirs exceptionnels ont été donnés aux préfets pour pouvoir interdire de nouvelles constructions en attendant l’établissement des nouveaux PPRN.

ONF (p. 314) : Office National des Forêts, établissement public à caractère industriel et commercial chargé de la gestion des forêts publiques. Il a trois missions principales : la production de bois, l’accueil du public et la protection de la forêt.

 

 

 

Grenelle de l’environnement (p. 313) : négociations entre l’Etat, les organisations non gouvernementales (ONG), les entreprises, les syndicats et les collectivités locales qui se sont déroulées en 2007 dans le but d’intégrer le développement durable aux politiques aux politiques d’aménagement. La loi « Grenelle1 » de 2009, propose des mesures concernant l’énergie et le bâtiment, les transports, la biodiversité et les milieux naturels, la gouvernance et les risques pour l’environnement et la santé. La loi dite « Grenelle 2 » de 2010 correspond à la mise en application d’une partie des engagements du Grenelle Environnement.

 

Carte 3 page 85 : Les parcs naturels en France

Comment la carte met-elle en évidence les préoccupations environnementales des Français ?

Elle met en évidence les préoccupations environnementales des Français au travers de la création de Parcs naturels (nationaux et régionaux) dans différents espaces du territoire.

 

_ La gestion durable du territoire passe par la protection des paysages et du patrimoine naturel, mais comporte aussi une dimension économique. Par exemple la gestion des espaces forestiers (16 millions d’hectares) comprend le souci de protection des milieux, la production de bois, et un espace de loisirs pour le tourisme.

  choreme-organisation-d-un-parc-national.jpg

 

( Images 8 page 91 : Les acteurs du développement durable. )

Quels sont les acteurs du développement durable ? De la gestion des contraintes et des risques sur le territoire ? S’agit-il des mêmes acteurs ?

_ Les milieux à ménager le sont par des politiques de gestion durable mis en place par différents acteurs : Le ministère de l’Ecologie et du développement durable encadre de nombreux établissements publics chargés de la protection de l’environnement : parcs nationaux, ONF, Conservatoire du littoral, Agences de l’eau, ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), IFEN (institut français de l’environnement). L’Union européenne par le réseau Natura 2000, les conseils régionaux, les municipalités par les Plans locaux d’urbanisme (PLU) tentent de protéger le patrimoine naturel. Des associations militent en faveur de l’environnement comme Greenpeace France regroupant 110 000 adhérents et employant plus de 50 personnes.

_ Les acteurs de la gestion des contraintes et des risques sur le territoire sont l’Union européenne par exemple à travers la directive européenne de 2008 sur les risques d’inondations, l’Etat français à travers les PPRN (loi de 1995) concernant 12 000 communes.

 

Exemple de sujet type BAC : page 293

 

 

 

Organigramme-gestion-des-risques-en-France.jpg

 

 

 

 Organigramme-milieux-entre-conflits-d-usage-et-protection_0.jpg

 

 

Schema-les-milieux-en-France.jpg

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Cours 1ère Géographie : Valoriser et ménager les milieux (1)

26 Décembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

VALORISER ET MENAGER LES MILIEUX

4-5 heures                                                                       Manuel Magnard 2011

 

 

Introduction : Le territoire français présente une grande diversité de milieux. Leur gestion, en particulier la valorisation de leurs ressources, est l’objet d’enjeux économiques, sociaux et environnementaux appréciés différemment selon les acteurs qui, à différentes échelles, y interviennent. Des compromis sont de plus en plus recherchés entre « valoriser » et «ménager» ces milieux.

 

Problématiques : Quelles sont les composantes et les caractéristiques du territoire français ?

Quelles nouvelles exigences, parfois contradictoires, la prise en compte du développement durable introduit-elle ?

 

COMPLEMENT INFORMATIF : Qu’est-ce qu’un estuaire ?

 

Un estuaire correspond à l'entrée d'eau de mer dans une rivière, aussi loin que la marée pénètre dans ce cours d'eau. Il est généralement divisé en trois parties:

L'estuaire marin, en contact direct avec la mer.

L'estuaire intermédiaire, constitué d'un mélange d'eau douce et d'eau fortement salée.

L'estuaire fluvial, d'eau douce, soumis à l'action quotidienne de la marée.

 

Schema-Estuaire.jpg

 

 

 

I. Etude de cas : Comment concilier le développement économique et la gestion durable de l’estuaire de la Loire ?

 

Comment la Loire est-elle considérée comme « le dernier fleuve sauvage d’Europe » ?

 

Etude de cas pages 81-82 et 82-83

 

A. En quoi l’estuaire de la Loire est un espace fragile très aménagé ?

 

Pages 81-82 : I. Un espace fragile très aménagé

 

Question 1 page 81 : Identifiez et caractérisez les différents milieux « naturels » qui composent le milieu de l’estuaire de la Loire (doc. 1, 2, 3). Pourquoi peut-on parler d’un espace artificialisé ?

_ Les milieux « naturels » de l’estuaire de la Loire sont divers : « le dernier fleuve sauvage d’Europe » est le plus long fleuve de France, les zones humides de son estuaire est le lieu de grands ensembles naturels : des zones humides naturelles, des plaines alluviales et des marais aménagés à but agricole (doc. 3). Les zones humides (marais de Brière, lac de Grand-Lieu) comporte des « vasières, des roselières, des près inondables » (haut du doc. 2).

_ L’estuaire de la Loire est un espace artificialisé car fortement aménagé (« aménagement de la Basse-Loire », « endiguement », « chenalisation » doc 2) pour les activités humaines (agglomération et zone urbaine, activités portuaires et industrielles). Ces aménagements ont modifié et dégradé le fonctionnement de l’estuaire de la Loire : « il en résulte l’artificialisation d’un unique chenal de navigation, la disparition des îles et le comblement des bras morts et des chenaux… » (bas du doc 2).

 

Un estuaire est un écosystème dynamique entre fleuve et océan sur lequel s’exercent les effets de la marée. Il est composé de plusieurs milieux naturels : l’embouchure du fleuve, où se mêlent eau douce et eau salée – ce qui entraîne une forte sédimentation –, la formation d’îles et de bras morts et de milieux humides, zones de contact entre le fleuve et la terre ferme (marais, vasières, roselières, prés inondables). Les aménagements hydrauliques ont transformé le milieu naturel. Ils en ont aussi créé de nouveaux, qui ont enrichi la biodiversité.

Il s’agit d’une mosaïque de milieux dits « naturels ».

 

_ L’occupation du territoire en France métropolitaine est caractérisée par la présence humaine et par l’activité agricole : 60% d’espaces agricoles et 34% de forêts, pâturages et broussailles ; 5% d’espaces très artificialisées. Le un pour cent restant se divise entre 0,7% de surfaces en eau et 0,3% de zones humides. L’estuaire de la Loire est dans une zone humide comportant des vasières, des roselières et des prés inondables.

_ Les milieux qui caractérisent l’espace français sont donc marqués par l’action de l’homme. La Loire a été endiguée dès le Moyen Age.  La Loire, « dernier fleuve sauvage » d’Europe, est aussi un espace artificialisé, avec des aménagements qui modifient le fonctionnement de l’estuaire de la Loire.   

Milieu (p. 86) : espace naturel ou aménagé, cadre de vie des sociétés ; chaque milieu intègre des éléments de nature et d’autres origines anthropique qui sont les marques des sociétés passées.

 

 

Question 2 page 81 : Quelles sont les pressions anthropiques (« qui relève de l’homme ») qui s’exercent sur cet espace (doc. 1, 3, 4) ? Quelles en sont les conséquences ?

_ Les pressions anthropiques sont de diverses catégories :

 

Les pressions anthropiques sur cet espace sont liées aux activités économiques et à la croissance démographique de la région : extension des aménagements portuaires et industriels, urbanisation et développement des voies de communication, aménagement du fleuve pour la navigation (endiguement, creusement de canaux…). Ces aménagements entraînent des pollutions, l’artificialisation et la modification du fonctionnement de l’écosystème estuarien (disparition de certains milieux naturels et remontée des phénomènes de marée en amont du fleuve).

 

_ L’anthropisation correspond à la transformation d’un milieu du fait de son occupation et de sa mise en valeur par les sociétés humaines.

_ L’estuaire de la Loire est affecté par plusieurs pressions anthropiques.

* Les activités industrielles sont importantes et peuvent générer des pollutions graves à cause d’établissements classés Seveso (raffinerie Total). [plus de 1100 sites sont classés Seveso en France]. Les activités industrialo-portuaires (terminal méthanier Gaz de France…) implantées sur l’estuaire de la Loire renforcent cette exposition au risque d’accidents.

* Les activités agricoles ont également des conséquences néfastes à cause des rejets des produits chimiques (engrais chimiques et pesticides).

* Les effets de l’urbanisation sont les plus importants. Les agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire sont en expansion avec une périurbanisation grandissante s’effectuant le long des axes de circulation, renforçant l’artificialisation de l’estuaire.

Seveso (p. 315) : ville italienne où se produisit en 1976 une pollution chimique à la dioxine. Depuis, l’UE a mis en place des « directives » dans le cadre de la prévention des risques technologiques : Seveso I (juin 1982) oblige les Etats à prendre des mesures pour prévenir les accidents industriels majeurs ; Seveso II (décembre 1996) renforce la prévention.

Périurbanisation (p. 314) : processus d’avancée de la ville sur sa frange (au-delà de la banlieue) dans laquelle ville et campagne s’interpénètrent. 

 

Question 3 page 81 : Quels sont les raisons et les termes du conflit à propos du projet d’extension portuaire de Donges-Est (doc. 3, 5) ?

_  Le projet d’extension portuaire de Donges-Est est à l’origine de tensions.

* Les associations comme SOS Loire vivante s’opposent au projet d’extension portuaire. En effet elles promeuvent une logique environnementale de protection des espaces (préservation des 750 hectares de la vasière classés Zones de protection spéciale).

* Le projet d’extension des terre-pleins du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire conduit à artificialiser un espace auparavant protégé. La logique économique est d’aménager le territoire pour permettre le développement des activités portuaires avec la création de nouveaux sites spécialisés pour les bateaux (en plus des silos de stockage céréaliers, des grues pour débarquer les conteneurs, des terminaux méthaniers…).

 

Le projet de Donges-Est vise à étendre les installations portuaires de Nantes-Saint-Nazaire dans une zone de vasière reconnue pour la richesse de sa faune (ZPS), les intérêts économiques se heurtent alors à la défense d’un riche milieu naturel engagée par certains habitants de la région.

 

_ Les enjeux économiques et environnementaux de la gestion des milieux peuvent être contradictoires et susciter des débats. Une logique environnementale de protection des espaces peut s’opposer à une logique économique d’aménagement de ces territoires (création de sites portuaires spécialisés de Donges Est avec des grues pour les conteneurs…).

 

Comment concilier protection de l’environnement et le développement économique de l’estuaire de la Loire?

 

 

ACTIVITE AUDIOVISUELLE

 

Archive Ina (1972, 11 min 47) :

 http://www.ina.fr/art-et-culture/architecture/video/CAF93027498/le-parc-de-briere.fr.html

 

« Au nord de l'estuaire de la Loire, entre Saint Nazaire et Donges, s'étend la Brière, région marécageuse d'une vingtaine de kilomètres. L'habitat traditionnel de cette région, tend à disparaître. Les toits de chaume et les petites fenêtres sont trop souvent remplacés par des ardoises et des tuiles, la commission départementale du Parc de Brière, et ses architectes conseils, veillent à faire respecter la tradition, et à conseiller les particuliers et les entrepreneurs, pour obtenir un compromis esthétique fidèle au style de la région et adapté à la vie moderne. »

 

QUESTIONNAIRE

 

Visionnage de 1min à 3 min 30.

 

1) Quel est le nombre de zones du parc de Brière et leurs particularités ?

 

 

 

 

2) Par quel organisme les plans du Maître d’œuvre a été refusé ?

 

 

 

3) Décrire les maisons (chaumières) de Brière.

 

 

 

Visionnage de 3 min 32 à 5 min 27.

 

4) Quelle est la surface du parc de Brière ?

 

 

 

5) Quel est le cœur du parc de Brière ?

 

 

 

6) Quelles sont les règles de construction dans le zonage du parc de Brière ?

 

 

 

7) Quelles sont les mesures pour protéger le type d’habitat du parc de Brière ?

 

 

 

 

 

 

B. Comment concilier protection de l’environnement et le développement économique de l’estuaire de la Loire?

QUESTIONNAIRE

 

Visionnage de 1min à 3 min 30.

 

1) Quel est le nombre de zones du parc de Brière et leurs particularités ?

Il existe trois zones : A, B et C. Pour la zone A le toit de chaume est obligatoire, le village est en pierre (village « ker ») ; des règles existent pour protéger les zones.

 

2) Par quel organisme les plans du Maître d’œuvre a été refusé ?

La Commission départementale des sites.

 

(Une Commission départementale des sites, perspectives et paysages est un organisme siégeant dans chaque département et chargé de veiller sur les sites historiques et pittoresques, de prendre l’initiative de leurs inscriptions et de leur classement. Elle participe à la création de réserves naturelles et protège la faune et la flore.)

 

3) Décrire les maisons (chaumières) de Brière.

a) Un toit de chaume, très pentu. La maison locale (la chaumière) est construite avec le matériau local : le roseau des marais. Il y a peu de fenêtres, de façon à se protéger du froid.

 

Visionnage de 3 min 32 à 5 min 27.

 

4) Quelle est la surface du parc de Brière ?

40 000 hectares. Situé à quelques km de l’océan Atlantique, au cœur de la presqu’île de Guérande, le parc de Brière s’étend sur 49 000 ha.

 

5) Quel est le cœur du parc de Brière ?

Un immense marais d’où partent des canaux qui vont irriguer les villages.

 

6) Quelles sont les règles de construction dans le zonage du parc de Brière ?

a) Le marais est inconstructible ; b) autour du marais une série de villages anciens qui font l’objet d’une protection particulière. La zone de protection est définie par un arrêté ministériel (le 16 octobre 1970).

 

7) Quelles sont les mesures pour protéger le type d’habitat du parc de Brière ?

En premier lieu le maintien du chaume pour les toits dans les villages au cœur du marais, pour une autre zone riveraine du marais une tolérance existe pour les toits en ardoise. En second lieu il s’agit d’intégrer le patrimoine dans la vie de tous les jours.

 

_ La volonté de préserver des espaces est une tendance forte développée ces dernières années par de nombreux acteurs, et est à l’origine de la création de parcs nationaux ou régionaux et de réserves naturelles.

_ Le parc de Brière est un des 47 parcs naturels régionaux de France. Il couvre 49 000 hectares. Un parc naturel régional est un territoire régi par une charte et géré par des représentants des communes, des départements et des régions, autour d’un projet de conservation et de développement local. La protection y est moins stricte que dans un parc national.

_ Au sein du parc de Brière des règles sont établies pour la construction des bâtiments de façon à conserver le style architectural correspondant au patrimoine régional. Dans le même temps les nouvelles habitations doivent être aménagées pour être adaptée à la vie moderne.

 

 

OU

 

Pages 82-83 : II. Entre protection et développement économique

 

Question 1 page 83 : Quel sont les différents niveaux, moyens et limites de la protection de l’estuaire de la Loire (documents 6, 8, 10, 12) ?

 

L’estuaire de la Loire est un espace protégé grâce à une importante réglementation imposée à l’échelle européenne, nationale ou régionale. La politique de protection passe aussi par le développement de la concertation entre les différents responsables, acteurs et riverains du milieu. Cependant, la fonction économique de cet espace (Nantes-Saint-Nazaire, 1er port de la façade atlantique française) est une limite majeure à sa protection.

 

Question 2 page 83 : Quels sont les acteurs qui oeuvrent pour une gestion durable de l’estuaire (documents 7, 8, 11, 12) ?

 

Des acteurs publics (États, collectivités locales…) et privés (entreprises) et les citoyens sont mobilisés pour mettre en oeuvre une gestion durable de l’estuaire.

 

_ La gestion durable d’un territoire est l’œuvre de plusieurs acteurs sur différentes échelles. Par exemple pour l’estuaire de la Loire :

* Echelle internationale : Convention de Ramsar édictée en 1971 pour la protection des zones humides.

* Echelle européenne : l’Union européenne établit des directives (directive Habitats de 1992) et créée des zones spéciales pour préserver les espèces et les habitats (zones de protection spéciales, zones spéciales de conservation).

* Echelle nationale : l’Etat est à l’origine de plusieurs dispositifs légaux visant à protéger l’environnement comme le plan Loire Grandeur Nature pour les années 2007-2013 et la mise en place du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) sur le bassin de la Loire ; ou encore d’espaces protégés (parc naturel régional (Grande Brière), réserve naturelle nationale et régionale, réserve de chasse…

* Echelle locale :

- Les collectivités locales agissent sur l’environnement (stations d’épurations, etc…) dans le cadre de la directive territoriale d’aménagement de l’estuaire de la Loire négociée avec l’Etat.

- Les agglomérations. Treize villes ont reçu le label d’écocité dont Nantes-Saint-Nazaire. En 2011 le ministère de l’écologie et du développement durable soutient 93 projets proposés par ces écocités. En effet le Grenelle de l’environnement est à l’origine, depuis le 4 novembre 2009, de 13 écocités qui veulent réaliser des « grands projets d’innovation architecturale, sociale et énergétique ».

- Les citoyens agissent par leur vote lors des élections et en se regroupant des associations comme SOS Loire vivante qui milite contre l’extension portuaire de Donges-Est.

Gestion durable (p. 90) : ensemble des dispositifs réglementaires censés assurer la durabilité d’un espace, ou mode de gestion destiné à valoriser les avantages économiques et environnementaux d’un espace tout en le protégeant pour les générations futures.

 

Lien ministère du développement durable :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Les-Ecocites-.html

 

 

 

Question 3 page 83 : Comment tentent-ils de concilier développement (documents 6 à  12) et protection ?

 

Les décideurs tentent de mettre en place un développement durable de l’estuaire de la Loire en encadrant de façon stricte le développement économique (entreprises soumises à des normes environnementales très contraignantes), afin de préserver le plus possible la richesse et la diversité de l’écosystème estuarien.

 

_ La préservation de l’environnement et le développement économiques sont deux grands objectifs de société. Différents moyens permettent de les concilier :

* outils juridiques : la convention de Ramsar sur la protection des zones humides au niveau international et des dispositions légales comme l’Arrêté de biotope visant à protéger des espèces au niveau local. 

* outils administratifs : création de zones protégées (parcs naturels nationaux et régionaux, réserves, conservatoire du littoral).  

* outils économiques : le label écocité permet le financement de projets environnementaux par l’Etat au profit de communes.

* outils politiques : création d’outils pour une gestion globale comme le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE).

_ Les enjeux économique set environnementaux ne sont pas inconciliables. Le tourisme dans les zones protégées permet un développement économique. La politique des écocités favorise la mise en place de projets urbains et environnementaux comme pour Nantes. 

 

 

LIEN VIDEO : Manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes

(cf. carte 9 page 83)

Les forces de l'ordre ont dû intervenir pour contenir une centaine de manifestants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes : http://www.youtube.com/watch?v=89cuE80YBsc

 

 

_ L’aéroport Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, dont les travaux sont prévus de 2014 à 2017, détruire 2000 hectares de bocage et entraînera la disparition de plusieurs exploitations agricoles. Ce projet provoque débat et conflit d’usage.

 

 

 

C. Réalisation d’un schéma sur la gestion durable de l’estuaire de la Loire  

 

CONSIGNES : A partir des deux croquis du manuel (3 page 81 : l’estuaire de la Loire : un milieu fortement anthropisé et 6 page 82 : Les espaces protégés) et de la carte (9 page 83 : Quelques projets d’aménagement à fort impact sur l’environnement naturel de l’estuaire) réaliser un croquis en respectant les étapes suivantes :

1) Dessiner la forme simplifiée du fond de schéma (limites terrestres et maritimes, tracé du fleuve)

2) À partir sujet « La gestion durable de l’estuaire de la Loire » réfléchir à une légende comportant des titres et des sous parties.

3) Associer chaque élément de la légende à un figuré (symbole, hiérarchie des tailles et des couleurs …).

4) Etablir la nomenclature (placer les noms sur la carte au bon emplacement).

5) Placer avec soin les figurés (ponctuels, linéaires et de surface).

 

 

  Légende gestion durable de l'estuaire de la Loire

 

 Schéma gestion durable estuaire de la Loire 1

 

 

 

 

 Schéma de la gestion de l'estuaire de la Loire 2

 

 

 

 

Schema-Le-modele-estuarien.gifestuaire_loire.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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