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MUSECLIO

Articles avec #2e : documents et exercices tag

Liste des fiches lectures d'oeuvres historiques à réaliser : 2e

16 Septembre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

LISTE FICHES LECTURES DES LIVRES, ROMANS, BD HISTORIQUES

 

Classe de seconde

 

La condition des femmes dans l’Antiquité et au Moyen Age

 

 

Méthode (rappel fiche) :

 

Sur le devant de la page :

 

1. Ecrire une présentation rapide : titre et auteur du livre, la date d’écriture de l’œuvre. Précisez le contexte (exemple : journal d’un soldat durant le seconde guerre mondiale, etc.).

 

2. Faire un résumé d’une vingtaine de lignes portant sur le récit des actions.

 

3. Ecrire le passage préféré dans le livre. Dire pourquoi.

 

Sur le verso de la page :

 

4. Indiquez l’intérêt historique ou géographique de l’œuvre : ce que l’œuvre apporte comme connaissances sur l’évènement ou le lieu, sur les personnages historiques, sur la société du pays, etc.

 

5. Comparez avec les indications venues d’autres ouvrages (manuels d’histoire, autres livres du CDI, etc.).

 

6. Noter les points importants sur la condition de la femme dans l’Antiquité et au Moyen Age.

 

Titre et auteur du livre…

Epoque ou pays évoqué par l’ouvrage

Côte CDI

ZITELMANN, Arnulf ; Hypatia ; Médium poche, Paris, 1990, 2008, 378 pages.

 

L’histoire de la femme philosophe et scientifique Hypatia à Alexandrie alors que les dangers liés au fanatisme religieux menacent.

R ZIT

 

BOURGEOIS, Laetitia ; Le parchemin disparu de maître Richard; 10/18, Collection Grands Détectives, Paris, 2006.

 

Un meurtre au Moyen Age. Pour l’élucider il faut découvrir quel était le parchemin disparu du coffre du mort. Mais comment faire alors que l’enquêteur ne sait pas lire ? Son épouse, Ysabellis,  se livre à d’étranges dialogues cachés…

POL BOU

MARTINEZ, Carole ; Du domaine des murmures; Gallimard nrf, Paris, 2011, 201 pages.

 

La jeune Esclarmonde refuse de se marier. Elle devient recluse, emmurée dans le château de son père. Pourtant les foules viennent à elle et elle prend part en rêve à la croisade.

R MAR

VAN RIJCKEGHEM, Jean-Claude, VAN BEIRS Pat ; La jeune fille rebelle; Mijade, Paris, 2009, 286 pages

La fille du comte de Flandre ne peut hériter de son père qui voulait un fils. La jeune femme se révolte contre la décision de lui imposer un mari.

R RIJ

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Sociétés et cultures urbaines : ville de Troyes TICE

21 Juin 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

 

Sociétés et cultures urbaines

 

 

Consigne : vous êtes un templier et vous arrivez à Troyes en 1261. Vous écrivez à un membre de votre ordre pour lui décrire la ville.

 

 

Pour répondre à ce sujet vous pouvez utiliser les liens TICE indiqués plus bas pour se documenter sur Troyes et sur les pages du manuel Belin 134, 138, 147 pour les idées générales. Vous pouvez aussi effectuer d’autres recherches personnelles.

Contraintes d’écriture

                         Le travail demandé est un récit. Vous prenez le point de vue de quelqu'un qui a vécu les événements : le "je" est donc autorisé. L'ensemble doit faire deux pages au minimum.

                         Soyez attentif à l’expression écrite et à l’orthographe.

                         Les éléments suivants doivent figurer dans votre récit :

                        1 Des informations sur l’ordre religieux des Templiers.

                        2 Une description de la ville (taille, bâtiments, activités, composition de sa population, symboles du pouvoir…)

                        3 Les causes de l’expansion de Troyes  et la place de Troyes dans le commerce européen (page 132)

                        4. Des informations sur la manière dont la ville de Troyes acquiert son autonomie vis-à-vis du comte de Flandre (charte de la ville de Troyes de septembre 1230)

 

Bon travail !

 

 

Ressources TICE :

 

* Les templiers : http://www.archives-aube.fr/atelier_pedagogique/travailler_en_classe/dossiers_thematiques/templiers/

 

* Histoire de la ville : http://jschweitzer.jimdo.com/

 

* Description de la ville : http://www.ac-limoges.fr/hist_geo/spip.php?page=articleimage&id_article=128

 

* Plan et activités de la ville : http://www.ac-reims.fr/editice/images/stories/histoire_geo_instr_civique/traam_2012_2013/plan_ville/imagesactives_prof_plantroyes13e.swf

 

* Charte de la ville de Troyes (1230) : http://classes.bnf.fr/ema/anthologie/ville/7.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Documents :

 

Texte :

Extrait des Privilèges et coutumes des foires de Champagne, XIII siècle.

 

« Le comte de Champagne prend sous sa protection tous les marchands, les marchandises et toutes les personnes venant à la foire dès le jour où ils arrivent à leur hôtel du soleil levant au soleil couchant. Il leur fera restituer tout ce qui pourrait leur être volé en chemin et demandera réparation au seigneur du lieu où le préjudice aura été commis. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Critères d’évaluation

 

 

 

Organiser son travail de manière autonome

 

 

 

Exploiter, confronter et synthétiser des informations

                        - ordre religieux

                        - description de la ville

                        - expansion de la ville et ses causes

                        - pouvoir urbain

 

 

 

 

Rédiger un récit construit

 

 

 

Rendre un travail soigné et correctement rédigé

 

 

 

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Réalisation d'un dossier et d'un texte : les risques, le cas des crues dans l'Aube en 2013

19 Mai 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

GERER LES RISQUES : LE CAS DES CRUES DANS L’AUBE EN 2013

 

 

Démarche :

 

Etablir un dossier documentaire dans le but de rédiger un article de journal sur le sujet suivant : « Les manifestations des risques liés aux inondations dans le département de l’Aube »

 

Consignes :

 

1) Recherches au CDI pour établir un inventaire des articles de presse et des images (photographies, schémas, etc.) utilisables pour le dossier.

2) Etablir une chronologie des faits, une liste des mots-clés à définir (dont les termes « vulnérabilité » et « risques ») pouvant décrire la situation de risques naturels (inondations) mais aussi industriels (menaces sur les sites polluants, sur des lieux de stockages de produits chimiques, des centrales énergétiques, etc.), et de cartes à différentes échelles montrant les territoires touchés et menacés par les eaux.

3) Faire des recherches indiquant quelles ont été les actions des acteurs politiques et administratifs pour sauvegarder la population et protéger les biens (rôles des maires et du préfet, utilisation du plan de prévention des risques [PPR]). 

 

4) Rédiger un article utilisant les données de la recherche. Il faut le structurer en paragraphes associant idées, notions-clés, exemples.

5) Réaliser un tableau dressant les bilans matériels (dégâts, coût économiques…) et humains (déplacés, blessés, personnes décédées) des inondations.

 

 

Aides :

 

* Aide vocabulaire : pour utiliser le vocabulaire approprié vous disposez des pages du lexique dans le manuel pages 264-267.

* Aide exemples : le manuel apporte des exemples sur les inondations dans d’autres régions (Paris, Niger…) à la page 241. Les exemples ne sont pas à utiliser dans le dossier mais peuvent donner des indications sur les documents pouvant être utilisés pour le dossier.

 

 

Suggestions de documents à rechercher à partir d’Internet :

 

* Communiqués de presse de la préfecture de l’Aube sur les crues.

* Cartes des zones d’inondations dans l’Aube, cartes des zones des risques industriels (à comparer pour voir les zones doublement exposées).

* Articles de presse des quotidiens nationaux et locaux retraçant les évènements.

Etc.

 

 

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Géographie 2e Fiche activité : L'enjeu énergétique : Méthode étude de texte et réalisation organigramme

19 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

ACTIVITES ELEVES

 

 METHODE ETUDE DE TEXTE

 

Etude du texte 1 page 128 : à partir de ce texte ensuite remplir le schéma

 

Economies d’énergie ou énergies renouvelables ?

      « Les énergies renouvelables, au début des années 1970, étaient quasiment ignorées. Depuis, avec la hausse continue des prix de l’énergie, elles ont le vent en poupe.

      Il faut pourtant raison garder. Les énergies renouvelables les plus médiatiques, tels le solaire et l’éolien, représentent encore une part infime de la production d’énergie.

        En 2007, dans l’Union européenne, ces deux filières représentaient 0,5% de la consommation d’énergie primaire (énergie disponible dans la nature avant transformation). En y ajoutant les autres sources (biomasse, barrages hydroélectriques) on arrive à 7,7%.

        A l’échelle de la planète, cette proportion est un peu plus favorable (12,6% en 2007, contre 81% pour les sources fossiles, pétrole, gaz, charbon), mais elle est identique à celle de 1990.

       Encore marginales, les énergies renouvelables pourraient-elles à l’avenir être la solution au problème du changement climatique et le moyen de dépasser le clivage entre impératif économique et social ? En partie seulement.

         L’impératif écologique implique une division par deux en 2050 des émissions de CO².

         Mais l’impératif économique et social commande d’apporter des services énergétiques aux populations qui en sont aujourd’hui privées, à savoir l’immense majorité des populations des pays du Sud. Et de satisfaire les besoins d’une planète qui devrait compter plus de 9 milliards d’habitants en 2050. A cet horizon, la planète aura doublé !

            Aujourd’hui, on estime que les énergies renouvelables pourraient représenter 22% de la demande d’énergie primaire en 2030. Ce qui suppose une progression de 83% des capacités hydrauliques par rapport à 2007, de 66% du recours à la biomasse et de 770% pour les autres sources renouvelables, éolien et solaire principalement. Ce qui n’est pas une mince affaire.

            Des solutions pourraient résider dans le recours croissant à l’électricité et à la biomasse dans le domaine des transports et du chauffage. Mais la source la plus importante se situerait essentiellement dans les économies d’énergie.

                        A. de Ravignan, Alternatives économiques, Hors-série n°83 – 2009.

 

1. Présenter le document.

2. Qu’appelle-t-on des énergies renouvelables ?

3. Pourquoi le développement des énergies renouvelables est-il nécessaire ?

4. Les énergies renouvelables sont-elles la solution à la question énergétique et environnementale ?

5. D’après l’auteur, comment relever le défi énergétique dans l’immédiat ?

 

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Géographie Enjeu énergétique : FICHE ACTIVITE A PARTIR DE L’EMISSION DESSOUS DES CARTES

18 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

FICHE ACTIVITE A PARTIR DE L’EMISSION DESSOUS DES CARTES

 

 

Regardez l’émission du Dessous des cartes : Les bio carburants, analyse complète.

(Possibilité de retrouver l’émission sur Internet avec le lien : http://www.youtube.com/watch?v=rySGkH5sLyk

 

(Attention, vous pouvez raccourcir le visionnage en ne regardant pas de 4’30 à 7’30 (ce qui concerne l’UE).

 

Puis répondre aux questions suivantes :

 

1) Quels peuvent être les intérêts des agro-carburants ? (au moins 3 indications)

 

 

2) Quels sont les deux principaux carburants utilisés ?

 

3) Quelle est la croissance de la production de biocarburants ?

 

4) Qui sont les pays producteurs de biocarburants ?

 

5) Quelle est la politique des Etats-Unis vis-à-vis de l’éthanol ?

 

(Attention, vous pouvez raccourcir le visionnage en ne regardant pas de 4’30 à 7’30 (ce qui concerne l’UE).

 

6) Quelles sont les critiques contre les agro-carburants ?

 

7) Quels sont les nouveaux agro-carburants ?

 

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Documents Géographie 2e : Nourrir les hommes ; article du journal Le Point

14 Novembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

Article de journal en lien avec le chapitre : Nourrir les hommes.

 

Article sur la vente de terres agricoles au niveau mondial : "La grande braderie des  terres agricoles"

Source : http://www.lepoint.fr/archives/article.php/375890

Article publié par le journal Le Point le 10/09/2009

 

N'oubliez pas de consulter les cartes publiés avec l'article : http://www.lepoint.fr/content/system/media/0/1929/048terres.pdf

Par Dominique Audibert avec Reza Nourmamode (à La Paz), Annie Gasnier (à Brasilia), Olivier Ubertalli (à Buenos Aires)

La cérémonie s'est déroulée en avril à 620 kilomètres de La Paz, dans les plaines fertiles du Chaco, en Bolivie. Arrivé en hélicoptère, le président Evo Morales remet officiellement 17 000 hectares au peuple indien Guarani. « C'est un jour historique ! s'enflamme-t-il . C'est le début de la fin pour les latifundia en Bolivie. » Les terres redistribuées ont été confisquées à de riches propriétaires de la région, parmi lesquels Ronald Larsen, un citoyen des Etats-Unis. Cet ancien du Peace Corps possédait à lui tout seul, selon l'Institut national de la réforme agraire, plus de 57 000 hectares répartis en 17 propriétés. Les Boliviens l'accusent d'y avoir exploité les Indiens Guarani en semi-esclavage. Morales a surtout voulu faire un exemple pour montrer que le sol sacré de la Bolivie socialiste n'est pas à vendre aux « gringos » .

Cette riposte a dû résonner comme un coup de semonce aux oreilles de bien des investisseurs internationaux. Car la terre est devenue, en quelques années, la valeur refuge d'un monde déboussolé par la folie des marchés financiers et inquiet pour sa sécurité alimentaire. Les traders ont redécouvert la sagesse du fameux aphorisme de Mark Twain : « Achetez de la terre, on n'en fabrique plus. » Au Brésil, qui est devenu le paradis de l'agrobusiness (voir encadré) , 5,5 millions d'hectares appartiennent déjà à des étrangers. Parmi eux, le PDG des skis Head, Johan Eliasch, qui s'est offert 160 000 hectares en Amazonie pour, selon lui, protéger la planète. « L'Amazonie n'est pas à vendre. Elle appartient aux Brésiliens » , a répliqué le président Lula. En Argentine, le cas le plus polémique reste celui de Benetton, qui a acheté près de 1 million d'hectares pour y produire de la laine. Son exemple a fait école. Douglas Tompkins, un Californien qui a fait fortune dans le sportswear (North Face, Esprit), a acheté près de 800 000 hectares en Argentine et au Chili. Le slogan de l'ineffable Carlos Menem, l'ex-président argentin qui clamait dans les années 90 : « Nous avons de la terre en trop », n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Les étrangers détiennent aujourd'hui près de 10 % du sol argentin. Parmi eux, des people comme les acteurs Richard Gere, Matt Damon ou encore le chanteur Florent Pagny.

Hold-up du siècle

Tout le monde s'y met. Des gouvernements de pays riches en mal de terres arables pour nourrir leurs populations ; des fonds souverains ou des fonds d'investissement privés qui flairent des bons coups sur ce nouveau marché ; des particuliers et des « nationaux », plus ou moins recommandables, qui spéculent à la hausse pour leur propre compte ou comme paravent d'acquéreurs étrangers.

Depuis 2006, selon l'Institute for Food Policy Research, basé à Washington, entre 15 et 20 millions d'hectares ont été achetés ou sont en passe de l'être dans les pays pauvres. Soit l'équivalent des deux tiers du domaine agricole français. L'ONG Grain a sonné l'alarme avec un rapport au titre évocateur : « Main basse sur la terre ». Le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, souhaite que la question de l'accaparement des terres soit inscrite à l'agenda du G8. Pas un seul mois ne passe sans qu'à travers la planète soient signés des contrats mirifiques à côté desquels la vente de la Louisiane par Bonaparte en 1803 fait presque figure de transaction d'amateur.

A deux doigts près, l'automne dernier, le sud-coréen Daewoo a failli réussir le hold-up du siècle à Madagascar. Au terme de discrètes négociations avec le gouvernement malgache, Daewoo avait obtenu le feu vert du président Ravalomanana (renversé depuis) pour acquérir 1,3 million d'hectares avec un bail emphytéotique de 99 ans. En fait, Daewoo obtenait ces terres gratis moyennant l'engagement de contribuer à l'emploi et aux infra-structures du pays. Sur ces terres qui auraient représenté près de la moitié du domaine arable de Madagascar, il était prévu de cultiver du maïs et de l'huile de palme. L'essentiel des récoltes était destiné à être rapatrié par cargos vers la Corée. Le pot aux roses dévoilé, l'affaire a fait scandale. Daewoo s'est empêtré dans des explications embarrassées. Quelques semaines plus tard, Ravalomanana était renversé par des émeutes populaires. Son successeur a annulé l'opération.

On a fait mieux depuis. Mi-avril, un trust d'agriculteurs sud-africains, Agri SA, a réussi un coup sans précédent. La RDC lui a concédé 10 millions d'hectares pour y cultiver du maïs et du soja et y faire de l'élevage. Selon les autorités, ce deal devrait aussi améliorer la sécurité alimentaire du Congo. L'échelle de la transaction donne le vertige. Le vice-président d'Agri SA, Theo de Jager, n'en revenait pas : « Ils nous ont donné 10 millions d'hectares ! C'est beau-coup si vous considérez qu'en Afrique du Sud nous avons environ 6 millions d'hectares de terres arables. »

Dans cette Bourse planétaire où des pays se vendent à la découpe, c'est une vraie bataille pour la terre qui commence. Côté acheteurs, les plus gros opérateurs sont des Etats. Quatre d'entre eux (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Emirats arabes unis) disposeraient déjà de près de 8 millions d'hectares hors de leur territoire national. Ils ont pour point commun d'avoir peu de terres arables disponibles et une population qui croît rapidement. Dépendants de l'extérieur pour leurs approvisionnements, ils ont de sérieuses inquiétudes pour leur sécurité alimentaire, encore aggravée par la hausse des prix agricoles et les embargos. La Chine, par exemple, ne détient que 9 % des terres arables de la planète pour 20 % de la population mondiale. Dans les pays du Golfe, la dépendance vis-à-vis des importations alimentaires va encore augmenter. En délocalisant leurs productions, ils assurent leur approvisionnement et se prémunissent contre les risques du marché.

La Chine, omniprésente

L'Afrique et l'Amérique latine concentrent les opérations les plus lourdes. Et pour cause, elles offrent 80 % des terres rapidement cultivables, dont la moitié se trouvent dans 7 pays : l'Angola, la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) et le Soudan ; l'Argentine, la Bolivie, le Brésil et la Colombie. Les accords peuvent se faire d'Etat à Etat, mais le plus souvent par le biais de fonds souverains ou de grandes entreprises. Le Libyan African Investment Portfolio négocie par exemple des partenariats avec le Mali et le Liberia pour y cultiver du riz. La Qatar Investment Authority met sur pied des joint-ventures de production agricole avec le Vietnam, les Philippines ou la Malaisie. La Chine est omniprésente sous différents avatars. Ici, c'est Wuhan Kaidi, une compagnie énergétique, qui prospecte la Zambie pour y cultiver le jatropha (destiné au bio-fioul). Là, c'est Cofco, un trust céréalier, qui discute avec le Mozambique pour des cultures de riz et de soja. Là encore, c'est Yunnan Rubber-un ancien trust agricole d'Etat-qui veut développer 160 000 hectares d'hévéas au Laos. Rien qu'en Afrique, il pourrait y avoir 1 million de paysans chinois à l'horizon 2010.

Côté privé, les fonds d'investissement s'intéressent de près à ce nouveau marché. Avec la hausse des prix agricoles et la vogue du bio-fioul, l'investissement dans la terre redevient attractif. Certains de ces fonds sont spécialisés et ont pignon sur rue, comme Lonrho, basé à Londres, crédité d'une solide expertise en Afrique. D'autres, échaudés par la déroute boursière, diversifient leurs actifs. BlackRock Inc, l'un des plus gros gestionnaires de fortunes à New York, a récemment créé un hedge fund pour acquérir des terres à travers le monde. Morgan Stanley investit en Ukraine, où un fonds d'investissement russe, Renaissance Capital, a acquis des droits sur 300 000 hectares.

Certains opérateurs semblent moyennement recommandables. Comme Jarch Capital, une firme américaine où officient, dit-on, pas mal d'anciens de la CIA. Au Sud-Soudan, Jarch Capital a finalisé un marché portant sur 400 000 hectares en s'associant avec le fils d'un grand seigneur de la guerre local.

Les défenseurs de la libre acquisition des terres agricoles soutiennent que les investisseurs extérieurs contribuent à l'emploi et à la lutte contre la pauvreté, qu'ils développent les infrastructures et améliorent la productivité des agricultures locales. En somme, ce seraient des contrats « win-win » (gagnant-gagnant) où chacun apporte ses ressources pour le meilleur bénéfice mutuel. La FAO cite l'exemple de Pepsi Foods dans l'Etat du Pendjab, en Inde, qui a réussi une collaboration fructueuse avec les producteurs locaux pour la culture des tomates et du riz basmati.

« Grands malheurs »

Les adversaires du système en soulignent les dangers et les aberrations. Comme le fait de rapatrier vers les pays riches des denrées agricoles produites dans des pays pauvres qui reçoivent, par ailleurs, une aide alimentaire massive de la communauté internationale. Ou de déloger des petits paysans locaux dont les cultures vivrières nourrissent une bonne partie des populations. Marc Dufumier, professeur d'agriculture comparée à AgroParisTec (l'ex-Institut national agronomique), est catégorique. « Si on veut éviter de grands malheurs , dit-il, il faut mettre fin à ces pratiques. » Selon lui, plaquer des modèles agricoles productivistes en Afrique est une absurdité vouée à l'échec.

« L'agriculture traditionnelle est celle qui résiste le mieux aux aléas climatiques et aux nuisances de toutes sortes. A l'inverse, dans un système de monoculture sur de grands espaces, à coups de transgéniques et d'herbicides, les risques de contamination sont foudroyants. Quand on diminue le nombre d'espèces dans un écosystème, on le fragilise ! » A l'entendre, la cohabitation équilibrée avec les petits producteurs locaux relève de l'illusion. « Quand on court pieds nus, on ne peut pas rivaliser avec un pilote de formule 1 soutenu par une écurie richissime. » Une telle cohabitation, selon lui, débouche fatalement sur des conflits. Michelin, par exemple, a choisi de renoncer à exploiter ses dernières concessions d'hévéas au Nigeria et au Brésil. Les frictions étaient devenues telles avec l'environnement local que Michelin va transférer ses plantations à ses cadres locaux et aux petits paysans.

Paul Mathieu, expert à la FAO, reste circonspect : « Les expériences sont trop récentes pour en tirer un vrai bilan. Il y a des risques réels d'abus, mais aussi des retombées positives. »

Même les entreprises les plus vertueuses n'échappent pas au piège. En 2007, la firme suédoise Sekab avait signé avec le gouvernement tanzanien un accord qui se voulait exemplaire. L'objectif était de mettre en culture 400 000 hectares. Le programme aurait fait de la Tanzanie le leader, avec le Mozambique, du bio-fioul en Afrique de l'Est. Sekab avait préparé ce projet en étroite collaboration avec les populations locales. La Tanzanie en attendait de fortes retombées en matière de recherche, d'éducation et de développement industriel. 70 000 emplois directs étaient en jeu, trois fois plus en emplois indirects. Pourtant, en mars, Sekab a plié bagages sans préavis. Son président a expliqué que la firme avait décidé de se recentrer sur des activités plus rentables. « Au vu de la situation du marché, Sekab cesse ses investissements en Tanzanie » , a commenté sèchement son porte-parole. Bonnes pratiques, disaient-ils...

 

L'accaparement des terres agricoles par des gouvernements ou des investisseurs privés

Les Etats-Unis ont un statut mixte. Ils possèdent, par exemple, 400 000 hectares au Soudan, tandis que des investisseurs japonais possèdent 216 862 hectares aux Etats-Unis.

10 % du sol argentin appartient à des étrangers.

Un trust d'agriculteurs sud-africains vient d'obtenir 10 millions d'hectares du Congo-Brazzaville pour cultiver du maïs, du soja et pour faire de l'élevage.

Le groupe saoudien Ben Laden a signé un accord d'au moins 4,3 milliards de dollars pour l'exploitation de 500 000 hectares de rizières en Indonésie.

La Russie loue 300 000 hectares de terres en Ukraine, mais elle est plus vendeuse qu'acheteuse.

La Chine, la Corée du Sud, la Suède et le Danemark sont les principaux investisseurs en Russie.

La Corée du Sud dispose de 690 000 hectares de terres au Soudan.

La Chine, avec 20 % de la population mondiale, ne dispose que de 9 % des terres arables de la planète.

Des accords entre les Philippines et la Chine ont été signés, qui permettent un accès à 1,24 million d'hectares de terres aux entreprises chinoises.

L'Australie a accueilli, dès 1989,l'une des premières fermes chinoises « offshore », d'une superficie de 43 000 hectares.

: « Il ne faut pas instituer un nouveau pacte colonial. »

Le Point : Les achats massifs de terres par les pays riches s'accélèrent. Ça vous inquiète ?

Jacques Diouf : Pour nourrir le milliard d'hommes qui ont faim dans le monde et les 9 milliards de population prévus en 2050, il faudrait doubler la production agricole mondiale. Un tel objectif implique à la fois des investissements publics et privés dans l'agriculture. Les investissements publics ont dramatiquement diminué depuis 1980 : la part de l'agriculture dans l'aide mondiale est passée de 17 à 3,8 %. Il faut déjà inverser cette tendance. Mais les investissements étrangers directs seront aussi nécessaires.

Vous avez pourtant dénoncé les risques d'un « néocolonialisme » agraire...

Je n'ai aucune hostilité de principe aux investissements privés dans l'agriculture mondiale. Simplement, je dis attention : pour ne pas instituer un nouveau pacte colonial, ils doivent respecter les conditions d'un échange égal. Cela suppose un partenariat équilibré afin que les pays d'accueil y trouvent aussi leur compte. C'est loin d'être toujours le cas et on assiste parfois à de dangereuses dérives.

Comment y remédier ?

Pour être des partenaires à part entière, les pays d'accueil doivent être présents dans les conseils d'administration et participer aux décisions stratégiques qui les concernent. Un code de bonne conduite pour l'acquisition des terres dans le tiers-monde est indispensable. La FAO y travaille, et je souhaite que des négociations s'engagent dans ce sens. Bien entendu, si l'on veut qu'un tel code soit efficace, il faudrait des incitations à la fois positives et négatives pour qu'il soit respecté.

Va-t-on vers une guerre pour la terre ?

Le monde est dans une situation potentielle de nouvelle crise alimentaire. Les stocks de céréales sont au plus bas depuis trente ans. Aujourd'hui, 31 pays-dont 20 en Afrique-subissent une crise alimentaire grave. La terre, tout comme l'eau, concentre les ingrédients de conflits très sérieux : elle devient rare, elle est disputée et son usage dépasse les disponibilités. La planète va passer de 6 à 9 milliards d'hommes, mais la terre, elle, n'augmente pas ! Si on combine tous ces éléments, et si on reste inerte, cela peut déboucher sur un mélange explosif.

Propos recueillis par Dominique Audibert

 

L'eldorado brésilien

La crise alimentaire et le boom des agrocarburants ont fait du Brésil un havre pour les capitaux étrangers. Les fonds d'investissement parient sur ce pays où la terre n'est pas chère pour l'élevage bovin, les céréales ou la canne à sucre destinée à la production d'éthanol. Parmi eux, le groupe européen Cosan, l'un des leaders mondiaux du sucre et de l'éthanol, ou Brenco, qui compte parmi ses investisseurs Bill Clinton et le fondateur d'AOL, James Wolfensohn.

Officiellement, les entreprises qui exploitent ces terres sont légalement brésiliennes, de même que leurs cadres, comme la loi les y oblige. Même si l'essentiel des capitaux vient de l'étranger. L'Institut national de la réforme agraire chiffre à 5,5 millions d'hectares les terres possédées au Brésil par des étrangers, mais tout le monde reconnaît que cette évaluation est loin de la réalité. « Personne ne connaît ces données, car notre registre se fonde sur des déclarations spontanées. Nous n'enquêtons pas sur la provenance de l'argent et nous n'en avons pas les moyens », concède le président de l'institut, Rolf Hackbart. Jean-Yves Carfantan, un expert agricole qui réside au Brésil, auteur du livre « Le choc alimentaire. Ce qui nous attend demain »(Albin Michel), confirme : « Les acquéreurs étrangers n'exploitent pas directement la terre. Mais leur rôle peut être très intéressant quand ils arrivent avec un cahier des charges progressiste dans le domaine social ou de l'environnement, ce qui peut améliorer le modèle agricole brésilien. » Depuis trois ans, le prix de l'hectare s'est envolé, même s'il reste inférieur à celui pratiqué aux Etats-Unis. Dans le « triangle Mineiro » , par exemple, il est passé de 3 000 à 5 000 dollars. Annie Gasnier (à Brasilia)

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Documents Histoire 2e : Citoyenneté et démocratie à Athènes V-IV siècle av. J.-C.

24 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

 

1. Citoyens et non citoyens à Athènes au V. siècle avant J.-C.

 

480 av. J.-C.

430 av. J.-C.

Statut

Citoyens

25 000 à 30 000

35 000 à 45 000

Athéniens de plus de 18 ans, de père citoyen et de mère fille de citoyen et ayant accompli leur éphébie.

Femmes et enfants de citoyens

50 000 à 70 000

70 000 à 110 000

Non-citoyens : Les femmes jouent un rôle important dans la transmission de la citoyenneté mais sont exclues de la vie politique.

Métèques (femmes et enfants compris)

9 000 à 12 000

25 000 à 40 000

Non citoyens : étrangers domiciliés à Athènes mais exclus de la vie politique.

Esclaves (femmes et enfants compris)

30 000 à 40 000

80 000 à 110 000

Non-citoyens : ils ne sont pas libres, n’ont pas de famille et ne possèdent rien.

Nombre total d’habitants

120 000 à 150 000

215 000 à 300 000

 

1. Calculez la part de citoyens par rapport au nombre total d’habitants de la Cité en 480 av. J.-C., puis en 430 av. J.-C. Qu’en concluez-vous ?

 

 

 

 

ENSEMBLE DOCUMENTAIRE : LES EXCLUS DE LA CITOYENNETE

 

1. Aristote définit l’esclave

   Est, en effet, esclave par nature celui qui est apte à être la chose d’un autre, et qui a la raison en partage dans la mesure seulement où elle est impliquée dans la sensation, mais sans la posséder pleinement. […] L’usage que nous faisons des esclaves ne s’écarte que peu de l’usage que nous faisons des animaux. […] La nature tend à faire les corps des esclaves différents de ceux des hommes libres, accordant aux uns la vigueur requise pour les gros travaux, et donnant aux autres la station droite les rendant impropres aux besognes de ce genre, mais utilement adaptées à la vie de citoyen. […] Il est donc manifeste qu’il y a des cas où par nature certains hommes sont libres et d’autres esclaves et que pour ces derniers demeurer dans l’esclavage est à la fois bienfaisant et juste.

       Aristote, Politique, (-335/-323 av. J.-C.)

 

QUESTIONS :

1. A quelles activités sont destinés les esclaves selon Aristote ?

2. Comment justifie-t-il l’esclavage ?

2. La fonction de la femme dans la société

Un paysan, Ischomaque, raconte à Socrate son mariage et décrit les relations qu’il entretient avec sa femme.

 A peine avait-elle quinze ans quand je l’épousai. On l’avait jusque là soumise aux lois d’une austère surveillance : on voulait qu’elle ne vît, n’entendit presque rien. Qu’elle ne fit que le moins possible de questions. Quand elle fut […] familiarisée avec moi de manière à me parler librement, je lui fis à peu près les questions suivantes :

   - Dis-moi, ma femme, commences-tu à comprendre pourquoi je t’ai prise, et pourquoi tes parents t’ont donné un mari ? […] Il est du devoir d’un homme et d’une femme sensée se comporter de manière qu’ils administrent le mieux possible les biens qu’ils possèdent, et qu’ils en acquièrent de nouveaux par des moyens justes et honnêtes.

- Mais en quoi vois-tu que je puisse coopérer avec toi à l’accroissement de notre maison ?

- En remplissant de ton mieux les fonctions que la nature te destine, et que, d’accord avec la nature, la loi ratifie.

- Quelles sont donc ces fonctions ?

- Ces fonctions, soit intérieures, soit extérieures, demandent travail et surveillance ; aussi la divinité a-t-elle fait l’homme pour les dernières, comme la femme pour les premières. En donnant à l’homme un corps robuste et une âme forte qui le mettent en état de supporter le froid, le chaud, les voyages, la guerre, elle l’a chargé des travaux du dehors ; mais en donnant à la femme une plus faible complexion, la divinité ne parait-elle pas l’avoir restreinte aux soins de l’intérieur ?

        Xénophon, L’Economique, 1ère moitié du IV siècle av. J.-C.

 

QUESTIONS :

1. A quel âge la femme se marie-t-elle ?

2. Quelle a été son éducation jusque là ?

3. Qui décide de son mariage ?

4. Quelles sont les fonctions respectives de l’homme et de la femme ?

3. Les métèques

Nous avons en les métèques une des meilleures sources de revenus, puisque se nourrissant eux-mêmes et ne recevant aucun salaire de l’Etat, ils payent encore une taxe de résidence. Pour leur témoigner notre intérêt, je crois qu’il suffirait de supprimer toutes les mesures […] qui semblent être des marques de mépris, et de les dispenser […] de servir dans l’infanterie […]. En faisant participer les métèques à toutes les charges honorables, en particulier au service dans la cavalerie, nous accroîtrions leur attachement et nous rendrions notre pays plus fort et plus grand.

       Xénophon, Les Revenus, 1ère moitié du IV siècle av. J.-C.

 

QUESTIONS

1. Quels sont les devoirs des métèques ?

2. Selon Xénophon, sont-ils satisfaits de leur situation à Athènes ? Justifiez votre réponse.

SYNTHESE :

Comment les Athéniens justifient-ils l’exclusion des femmes, des esclaves et des métèques ?

 

TEXTE  

La condition d’esclave

Dans Les Grenouilles, Aristophane ironise sur le sort d’un esclave torturé à la place de son maître, Xanthias, accusé de vol.

      XANTHIAS – Que je meure, si je t’ai volé la valeur d’une épingle ! Prends cet esclave, mets le à la question [torture], si tu acquiers la preuve que je suis coupable, fais-moi périr.

       EAQUE – Et quel genre de question ?

       XANTHIAS – Tous les genres : tu peux le lier sur le chevalet, le pendre, le déchirer de coups, l’égorger, lui tordre les membres, lui verser du vinaigre dans le nez, le charger de briques, tout ce que tu voudras.

         Aristophane, Les Grenouilles, 405 av. J.C.

 

 

 

 

 

 

LES INSTITUTIONS DE LA DEMOCRATIE ATHENIENNE

 

 

1. Tableau : Les droits et les devoirs des citoyens

Droits et devoirs

Citoyens pauvres

Citoyens de condition aisée

Citoyens les plus riches

Politiques

En théorie

 

 

 

En pratique

 

* Accéder aux assemblées (Ecclésia, Boulè, Héliée)

* Accès possible à presque toutes les magistratures par élection au tirage au sort

* Facilité de participation : misthos

Exclusion du tirage au sort des archontes

 

 

Magistratures les plus importantes exercées par les plus riches en raison des frais qu’elles occasionnent

Militaires

Service militaire de deux ans (éphébie)

* Rameurs

* Fantassins légers

Hoplites

* Cavaliers

* Liturgies militaires : armement d’un navire

Religieux

Participation aux grandes fêtes de la cité

 

 

Liturgies religieuses : chorégies…

Autres

* Propriété et transmission d’un lot de la terre de la cité

* Possibilité d’intenter une action en justice comme victime ou pour défendre l’intérêt commun.

1. Quels sont les droits du citoyen athénien ?

2. Tous les citoyens ont-ils les mêmes droits et devoirs ? Justifiez votre réponse.

 

 

 

 

2. Organigramme : Le fonctionnement de la démocratie athénienne

 

  Organigramme institution athénienne

QUESTIONS

1. Pourquoi parle-t-on de démocratie directe ?

2. Qui a le pouvoir législatif, exécutif, judiciaire, militaire ?

3. Quelle est la fonction la plus importante ?

LEXIQUE

Ecclésia : Assemblée politique des citoyens.

Boulé : Conseil de la cité siégeant en permanence où 500 bouleutes préparent le travail de l’Ecclésia.

Héliée : Tribunal de 6000 héliastes qui rend la justice civile après avoir écouté accusation et défense.

Aéropage : Tribunal composé des anciens présidents des tribunaux (archontes) jugeant les meurtres.

Stratèges : 10 magistrats élus commandant l’armée et appliquant les lois.

 

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Documents Histoire 2e : Etude de cas Quitter les îles britanniques au XIX siècle 2

3 Octobre 2010 Publié dans #2e : Documents et exercices

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1. Des migrations encouragées

« Ici et là-bas ; l’émigration, un remède ».

Publicité britanniques incitant les pauvres à quitter le pays.

(The Illustrated London News, 15 juillet 1848.)

 

 

Le document ci-dessus est à inclure dans la fiche de travail ci-dessous, dans le cadre dévolu au document 1.

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Documents Histoire 2e : Etude de cas Quitter les îles britanniques au XIX siècle

3 Octobre 2010 Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

 

ETUDE DE CAS : QUITTER LES ILES BRITANNIQUES AU XIX SIECLE

 

 

1. Des migrations encouragées

« Ici et là-bas ; l’émigration, un remède ».

Publicité britanniques incitant les pauvres à quitter le pays.

(The Illustrated London News, 15 juillet 1848.)

2. Les migrations de la misère

Entre 1845 et 1850, une sévère famine frappe l’Irlande, tuant 1 million de personnes et en poussant 2 millions à l’exil.

        Depuis la maladie des pommes de terre (la pomme de terre est à l’époque l’aliment de base des paysans irlandais. Elle est frappée par une maladie, le mildiou, en 1845), l’Irlandais est dégagé de son amour pour le sol. Il a peur de ne pouvoir vivre dans son pays ; il songe à faire fortune et espère trouver le bonheur sur une autre terre. [… ].

       Cependant l’expatriation n’aurait pas eu les proportions colossales qu’elle a atteintes, elle ne s’accroîtrait pas sur une échelle chaque jour plus large, si l’émigration ne fournissait elle-même aux dépenses de l’émigration.

       Un des traits les plus honorables de la population irlandaise, c’est le dévouement des fils pour leurs pères, c’est l’esprit de charité qui anime tous ces malheureux : ils se secourent les uns les autres et partagent le repas de la misère.

       Dès qu’un Irlandais est débarqué en Amérique, il s’efforce de réunir la somme nécessaire pour payer le voyage d’un de ses parents et soutenir les autres en attendant. Le nouveau venu imite la conduite de celui qui l’a précédé, et en deux ou trois ans la famille entière est de l’autre côté de l’eau.

       Plus il y a de gens partis, plus il arrive d’argent pour en faire partir d’autres, car l’ouvrier irlandais trouve aux Etats-Unis un salaire élevé en même temps que des vivres à bon marché.

        Dans toutes les lettres écrites aux parents, qui circulent de main en main parmi les habitants de la paroisse, on retrouve toujours cette phrase : « Je gagne un dollar par jour, je mange du pain et de la viande, j’économise pour le passage d’un tel ou d’une telle. Si je n’ai pas écrit plus tôt, c’est que je n’ai pas voulu envoyer une lettre vide à mes parents. »

       Jules de Lasteyrie, L’Irlande depuis la dernière famine, 1853.

 3. Des migrations forcées

           A partir de la fin du XVIII siècle et jusqu’en 1868, les Britanniques se débarrassent de leurs délinquants en les envoyant dans leur colonie pénale (bagne), en Australie. Près de 120 000 personnes sont ainsi déportées.

          Le Parlement, après une longue délibération, résolut de créer une colonie pénale à Botany Bay, sur la côte est de la Nouvelle-Hollande (actuelle Australie) […].

           Les principaux résultats qu’on se proposait d’atteindre […] étaient de mettre un terme aux graves inconvénients produits par l’accumulation croissante des condamnés dans les prisons et maisons de correction de la mère patrie.

          De former un établissement qui permît de garder étroitement les condamnés pendant la durée de leur peine, en offrant néanmoins les moyens de travailler graduellement à leur réforme.

        Enfin de créer une colonie avec les matériaux que la réforme des criminels pourrait ultérieurement fournir au gouvernement, en y adjoignant toutefois des familles d’émigrés libres, que des découvertes postérieures de territoire engageraient à s’établir dans la nouvelle province britannique.

             Jules de la Pilorgerie, Histoire de Botany Bay, 1836.

4. Nombre de départs pour 1000 habitants

 

1851-1860

1861-1870

1871-1880

1881-1890

1891-1900

Irlande

140

146

66

142

89

Ecosse

50

46

47

71

44

Angleterre

26

28

40

56

36

Source : J.-P. Poussou, Histoire des populations de l’Europe, t. II, 1998.

 

5. Les destinations des émigrants irlandais vers 1880

 

1. (note du texte ci-joint) Un mouvement dit « nativiste » se développa aux Etats-Unis de 1835 à 1855 contre les Irlandais catholiques. Il demandait notamment que la naturalisation soit accordée aux immigrés après 21 ans de séjour aux Etats-Unis (au lieu des 5 années prévues par la loi.

 

ANALYSE DES DOCUMENTS :

1. Quels problèmes, dans les îles Britanniques, expliquent l’émigration d’une partie de la population ? (doc. 1, 2, 3).

2. Quels sont les autres facteurs qui poussent les Britanniques à quitter leur pays ? (doc1 et connaissances).

3. Quelle région des îles Britanniques est la plus touchée par l’émigration ? Pourquoi ? (doc. 2 et 4).

4. Quels avantages présente l’immigration pour le pays d’accueil ? (doc. 3)

5. Vers quels pays se dirigent les émigrants britanniques ? Pourquoi ? (doc 2, 3 et 5)

6. Comment se manifeste l’intégration des immigrés dans leur nouveau pays ?

(doc.2,  6)

SYNTHESE :

Comment se déroule l’émigration des Britanniques au XIX siècle (causes, modalités et conséquences) ?

6. Une communauté qui suscite convoitise et rejet

         A New York et dans quelques autres villes, les émigrants sont assez nombreux pour exercer une influence sensible sur les élections locales. Ils en ont tiré parti. Les Irlandais notamment se sont promptement organisés ; ils votent avec ensemble dans toutes les élections, passant sans cesse d’un parti à l’autre, et sans autre préoccupation que de s’emparer des petites charges électives.

       Le Parti démocratique fut accusé, en 1844, d’avoir abandonné ses propres candidats dans les élections municipales pour acquérir à ce prix les votes des Irlandais dans la lutte présidentielle. Cette invasion par les étrangers des fonctions municipales et de tous les emplois qui en dépendent était devenue à cette époque si fréquente et si complète qu’elle exaspéra les Américains. Ceux-ci ne purent supporter d’être ainsi dépouillés par de nouveaux venus qui étaient à peine citoyens, qui souvent même n’avaient pas encore droit de cité.

      On réclama vivement contre l’influence illégitime exercée sur les affaires de l’Union [Etats-Unis] par des étrangers qu’une générosité imprudente assimilait entièrement aux véritables Américains. Une agitation commença, des associations se formèrent pour réclamer la révision des lois de naturalisation, et pour ne porter dans les élections que des candidats américains de naissance (1).

      Athanase-Philippe Cucheva-Clarigny, La Société américaine et les partis de l’Union en 1850, 1850.

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