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MUSECLIO

L'évolution graphique du Manga

27 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Enseignement d'exploration Littérature et société

L'EVOLUTION GRAPHIQUE DU MANGA (des dessins de samouraï d'Hokusai à Naruto de Masashi Kishimoto)

 

 

D'Hokusai au XIX siècle jusqu'à Naruto Shippunden aujourd'hui les dessins du manga, la bande dessinée japonaise, ont beaucoup évolué.

 

 

AUX ORIGINES DU MANGA

 

Le manga a des origines anciennes : des rouleaux peints monochromes (e-makimono) dont les plus anciens sont les "Rouleaux des Animaux" attribués à l'abbé Sôjô Toba (1053-1140) qui représentent des animaux habillés en nobles ou en prêtres.

L'e-makimono a survécu jusqu'aux années 1950 sous la forme du Kamishibai, un "théâtre de papier" où le narrateur accompagnait son récit avec une succession d'images fixes, parfois en déroulant un long rouleau d'images.

 

Hokusai le dieu Sumô 1819

Hokusai, Combat légendaire entre Taima no Kehaya et Nomi no Sukune, le "Dieu sumô", 1819

L'inventeur du terme "manga" reprend ici un thème familier des estampes de guerriers : le saut légendaire de Yoshitsune au dessus de huit bateaux, lors de la bataille de Dan-no-ura en 1185. 

 

LES GENRES DU MANGA

 

Shôjo manga : "manga pour filles" avec une esthétique spécifique, une vision féminine de la vie amoureuse et une attention à des problèmes comme la grossesse.

 Manga Alice 19th

 Yuu Watase, Alice 19th, Glénat, 2005

Lapin blanc, amour timide, grands yeux émerveillés ou larmoyants, magie et amitié : paru au Japon en 2001-2003, Alice 19th est l'archétype du manga pour filles (shôjo manga).

 

 

Shônen manga : Manga pour adolescents.

 

Lone Wolf et Cub

Kazuo Koike et Goseki Kojima, Lone Wolf et Cub, Panini France/Génration comics, 2003

Le héros de cette longue saga, parue au Japon de 1970 à 1976, est un tueur à gages. A la fois chasseur et chassén il erre dans le Japon d'Edo (1603-1868) avec son très jeune fils. Cette série a été l'un des premiers mangas traduit avec succès aux Etats-Unis.

 

Seinen manga : "manga pour jeunes adultes mâles" mêlant sexe et sentiment aux problèmes de société et d'actualité.

 

Jidai mono : Mangas historiques.

 

Mangas de genre : sport, arts-martiaux, science-fiction et mecha, manga de société (shakai manga), de fantastique, d'horreur, gag manga, séries consacrées à la cuisibe ou aux hobbies (pêche à la ligne, mahjong...)

 

OL-manga : l'action se passe dans les entreprises.

 

 

Source :

" Le manga Entre idées reçues et histoire vraie" par Jean-Marie BOUISSOU in RACINE, Bruno ; Dossier Bandes dessinées ;  Revue de la Bibliothèque nationale de France n°26, juin 2007.

 

 

 

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Documents Histoire 2e : Citoyenneté et démocratie à Athènes V-IV siècle av. J.-C.

24 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

 

1. Citoyens et non citoyens à Athènes au V. siècle avant J.-C.

 

480 av. J.-C.

430 av. J.-C.

Statut

Citoyens

25 000 à 30 000

35 000 à 45 000

Athéniens de plus de 18 ans, de père citoyen et de mère fille de citoyen et ayant accompli leur éphébie.

Femmes et enfants de citoyens

50 000 à 70 000

70 000 à 110 000

Non-citoyens : Les femmes jouent un rôle important dans la transmission de la citoyenneté mais sont exclues de la vie politique.

Métèques (femmes et enfants compris)

9 000 à 12 000

25 000 à 40 000

Non citoyens : étrangers domiciliés à Athènes mais exclus de la vie politique.

Esclaves (femmes et enfants compris)

30 000 à 40 000

80 000 à 110 000

Non-citoyens : ils ne sont pas libres, n’ont pas de famille et ne possèdent rien.

Nombre total d’habitants

120 000 à 150 000

215 000 à 300 000

 

1. Calculez la part de citoyens par rapport au nombre total d’habitants de la Cité en 480 av. J.-C., puis en 430 av. J.-C. Qu’en concluez-vous ?

 

 

 

 

ENSEMBLE DOCUMENTAIRE : LES EXCLUS DE LA CITOYENNETE

 

1. Aristote définit l’esclave

   Est, en effet, esclave par nature celui qui est apte à être la chose d’un autre, et qui a la raison en partage dans la mesure seulement où elle est impliquée dans la sensation, mais sans la posséder pleinement. […] L’usage que nous faisons des esclaves ne s’écarte que peu de l’usage que nous faisons des animaux. […] La nature tend à faire les corps des esclaves différents de ceux des hommes libres, accordant aux uns la vigueur requise pour les gros travaux, et donnant aux autres la station droite les rendant impropres aux besognes de ce genre, mais utilement adaptées à la vie de citoyen. […] Il est donc manifeste qu’il y a des cas où par nature certains hommes sont libres et d’autres esclaves et que pour ces derniers demeurer dans l’esclavage est à la fois bienfaisant et juste.

       Aristote, Politique, (-335/-323 av. J.-C.)

 

QUESTIONS :

1. A quelles activités sont destinés les esclaves selon Aristote ?

2. Comment justifie-t-il l’esclavage ?

2. La fonction de la femme dans la société

Un paysan, Ischomaque, raconte à Socrate son mariage et décrit les relations qu’il entretient avec sa femme.

 A peine avait-elle quinze ans quand je l’épousai. On l’avait jusque là soumise aux lois d’une austère surveillance : on voulait qu’elle ne vît, n’entendit presque rien. Qu’elle ne fit que le moins possible de questions. Quand elle fut […] familiarisée avec moi de manière à me parler librement, je lui fis à peu près les questions suivantes :

   - Dis-moi, ma femme, commences-tu à comprendre pourquoi je t’ai prise, et pourquoi tes parents t’ont donné un mari ? […] Il est du devoir d’un homme et d’une femme sensée se comporter de manière qu’ils administrent le mieux possible les biens qu’ils possèdent, et qu’ils en acquièrent de nouveaux par des moyens justes et honnêtes.

- Mais en quoi vois-tu que je puisse coopérer avec toi à l’accroissement de notre maison ?

- En remplissant de ton mieux les fonctions que la nature te destine, et que, d’accord avec la nature, la loi ratifie.

- Quelles sont donc ces fonctions ?

- Ces fonctions, soit intérieures, soit extérieures, demandent travail et surveillance ; aussi la divinité a-t-elle fait l’homme pour les dernières, comme la femme pour les premières. En donnant à l’homme un corps robuste et une âme forte qui le mettent en état de supporter le froid, le chaud, les voyages, la guerre, elle l’a chargé des travaux du dehors ; mais en donnant à la femme une plus faible complexion, la divinité ne parait-elle pas l’avoir restreinte aux soins de l’intérieur ?

        Xénophon, L’Economique, 1ère moitié du IV siècle av. J.-C.

 

QUESTIONS :

1. A quel âge la femme se marie-t-elle ?

2. Quelle a été son éducation jusque là ?

3. Qui décide de son mariage ?

4. Quelles sont les fonctions respectives de l’homme et de la femme ?

3. Les métèques

Nous avons en les métèques une des meilleures sources de revenus, puisque se nourrissant eux-mêmes et ne recevant aucun salaire de l’Etat, ils payent encore une taxe de résidence. Pour leur témoigner notre intérêt, je crois qu’il suffirait de supprimer toutes les mesures […] qui semblent être des marques de mépris, et de les dispenser […] de servir dans l’infanterie […]. En faisant participer les métèques à toutes les charges honorables, en particulier au service dans la cavalerie, nous accroîtrions leur attachement et nous rendrions notre pays plus fort et plus grand.

       Xénophon, Les Revenus, 1ère moitié du IV siècle av. J.-C.

 

QUESTIONS

1. Quels sont les devoirs des métèques ?

2. Selon Xénophon, sont-ils satisfaits de leur situation à Athènes ? Justifiez votre réponse.

SYNTHESE :

Comment les Athéniens justifient-ils l’exclusion des femmes, des esclaves et des métèques ?

 

TEXTE  

La condition d’esclave

Dans Les Grenouilles, Aristophane ironise sur le sort d’un esclave torturé à la place de son maître, Xanthias, accusé de vol.

      XANTHIAS – Que je meure, si je t’ai volé la valeur d’une épingle ! Prends cet esclave, mets le à la question [torture], si tu acquiers la preuve que je suis coupable, fais-moi périr.

       EAQUE – Et quel genre de question ?

       XANTHIAS – Tous les genres : tu peux le lier sur le chevalet, le pendre, le déchirer de coups, l’égorger, lui tordre les membres, lui verser du vinaigre dans le nez, le charger de briques, tout ce que tu voudras.

         Aristophane, Les Grenouilles, 405 av. J.C.

 

 

 

 

 

 

LES INSTITUTIONS DE LA DEMOCRATIE ATHENIENNE

 

 

1. Tableau : Les droits et les devoirs des citoyens

Droits et devoirs

Citoyens pauvres

Citoyens de condition aisée

Citoyens les plus riches

Politiques

En théorie

 

 

 

En pratique

 

* Accéder aux assemblées (Ecclésia, Boulè, Héliée)

* Accès possible à presque toutes les magistratures par élection au tirage au sort

* Facilité de participation : misthos

Exclusion du tirage au sort des archontes

 

 

Magistratures les plus importantes exercées par les plus riches en raison des frais qu’elles occasionnent

Militaires

Service militaire de deux ans (éphébie)

* Rameurs

* Fantassins légers

Hoplites

* Cavaliers

* Liturgies militaires : armement d’un navire

Religieux

Participation aux grandes fêtes de la cité

 

 

Liturgies religieuses : chorégies…

Autres

* Propriété et transmission d’un lot de la terre de la cité

* Possibilité d’intenter une action en justice comme victime ou pour défendre l’intérêt commun.

1. Quels sont les droits du citoyen athénien ?

2. Tous les citoyens ont-ils les mêmes droits et devoirs ? Justifiez votre réponse.

 

 

 

 

2. Organigramme : Le fonctionnement de la démocratie athénienne

 

  Organigramme institution athénienne

QUESTIONS

1. Pourquoi parle-t-on de démocratie directe ?

2. Qui a le pouvoir législatif, exécutif, judiciaire, militaire ?

3. Quelle est la fonction la plus importante ?

LEXIQUE

Ecclésia : Assemblée politique des citoyens.

Boulé : Conseil de la cité siégeant en permanence où 500 bouleutes préparent le travail de l’Ecclésia.

Héliée : Tribunal de 6000 héliastes qui rend la justice civile après avoir écouté accusation et défense.

Aéropage : Tribunal composé des anciens présidents des tribunaux (archontes) jugeant les meurtres.

Stratèges : 10 magistrats élus commandant l’armée et appliquant les lois.

 

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Culture, arts et religions à l'âge industriel 1850-1939 (4)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

  DIAPORAMA HISTOIRE DES ARTS

 

V. En quoi consiste la révolution des arts ?

Quelles missions pour l’art ? Quelles sont les ruptures dans la peinture ?

 

            A. Qu’est-ce que le réalisme ?

 

Raboteurs de Parquet

Peinture 3 page 57 : Les Raboteurs de parquet

Quel sujet a été choisi par le peintre ? Où se déroule la scène ?

_ Le sujet choisi par Caillebotte est un sujet mettant en scène la vie quotidienne avec le plus grand réalisme.

_ La scène se déroule dans l’appartement du peintre. Il a choisi de représenter les ouvriers travaillant pour lui.

 

Quelle impression se dégage du tableau ?

La fatigue, l’effort des ouvriers sont représentés sans chercher à embellir la condition de vie des ouvriers.

 

  Enterrement à Ornans

 

Texte 2 page 56 : Les critiques contre Un enterrement à Ornans

Question 2 page 57 : En réfléchissant au sujet traité, aux dimensions, à la composition, aux couleurs et au dessin de ces toiles, montrez en quoi elles sont caractéristiques de la peinture réaliste.

La peinture réaliste représente les individus et  les objets sans chercher à les embellir, en étant le plus proche de la réalité vécue.

 

_ L’art n’a plus pour mission de représenter le Beau, en choisissant des sujets nobles : « religion, mythologie, batailles, portraits de souverains ». Le réalisme cherche à représenter la vérité en se basant sur le réel.

 _ Gustave Courbet (Un enterrement à Ornans (p. 56), les cribleuses de blé (p. 45) ) est le chef de file du « réalisme » peint des scènes de la vie quotidienne. Le scandale est important car Les critiques trouvent les tableaux grossiers.

Réalisme (p. 333) : courant littéraire et artistique de la seconde moitié du XIX siècle qui privilégie la représentation exacte de la nature et des hommes et insiste sur la necéssité de montrer la réalité sociale de l’époque.

 

            B. Qu’est-ce que l’impressionnisme ?

 

Caricature 3 page 58 : caricature de Cham ; texte 5 page 59 : Un barbouillage extravagant.

Question 3 page 59 : Quel a été l’accueil fait aux premières œuvres impressionnistes par la critique ? Pourquoi ?

_ Les critiques et une partie du public ne comprennent pas les premières œuvres impressionnistes. Pour eux, comme le caricaturiste Cham, il s’agit de barbouillage et de tableaux mal faits. 

 

_ La peinture est profondément bouleversée au XIX° et au XX° siècles. Les peintures académiques, imitant encore les canons de la Renaissance, sont abandonnées par les peintres d’avant-garde qui rejettent le conformisme.

_ Ces avantgardistes, dont beaucoup travaillent à Paris, alors lieu d’innovation artistique majeur, sont presque unanimement rejetés par la critique d’art qui voit en eux des imposteurs sans talent (« 5 ou 6 aliénés, un groupe de malheureux atteints de la folie ou de l’ambition » ; « les gens pouffent de rire devant leurs oeuvres » ; « un amas de choses grossières »… écrit un critique du Figaro visitant l’exposition impressionniste de 1874). Plusieurs tableaux créent de véritables scandales (L’Origine du Monde, Olympia (page 47), Le Déjeuner sur l’Herbe de Manet…).

 

 

  Impression soleil levant

Peinture 1 page 58 : Impression, soleil levant

Quel est le sujet du tableau ? Quelles sensations se dégagent de l’œuvre ?

Le tableau a pour sujet un soleil levant. Cependant, il n’est pas représenté de façon réaliste mais en peignant les sensations lumineuses données à cet instant par le jeu des lumières.

 

_ Les impressionnistes sortent des ateliers, vont peindre des paysages pour en rendre l’aspect global, la luminosité, sans essayer de les restituer exactement ; le souci de l’exactitude des contours, de la forme, disparaît en effet avec la diffusion de la photographie. Le miroitement de la lumière devient le sujet principal.

Impressionnisme (p. 332) : mouvement pictural qui se développe contre les conceptions académiques de l’art dans le dernier quart du XIX siècle.

 

            C. Quelles sont les avants-gardes dans la peinture ?

 

Peinture 1 page 60 : Port en Normandie

Pourquoi ce tableau est-il déconcertant ?

Le tableau est déconcertant car il montre une forme reconnaissable, mais par un jeu de formes qui ne renvoie pas à la réalité visuelle quotidienne.

 

_ Les peintres deviennent de moins en moins figuratifs.

Dans les années 1880 trois artistes ouvrent de nouvelles voies :  

1. Cézanne simplifie les formes et montre l’objet sous différents angles.

2. Van Gogh exprime ses passions par la violence des couleurs (p. 48)

3. Gauguin appuie les traits des contours avec la technique du cloisonnisme. 

_ Cézanne est l’un des premiers à utiliser des formes géométriques dans ses toiles impressionnistes. Mais à partir de Picasso et des cubistes, les formes sont totalement destructurées pour laisser place à un « tableau-objet » sans correspondance avec le monde réel, réduit à des formes géométriques. La peinture devient abstraite.

Peinture figurative : peinture qui représente la forme réelle des choses.

Cloisonnisme : à cerner les surfaces de traits fortement appuyés.

Peinture abstraite : peinture qui s’affranchit de la réalité.          

 

The Dream Dali

Peinture 3 page 60 : The Dream (Le Rêve)

Question 3 page 61 : Décrivez le tableau et définissez l’atmosphère qui s’en dégage.

_

_ L’atmosphère est celle d’un rêve. Le monde apparaît irréel, impossible, et pourtant la maîtrise de la perspective, de la technique picturale simule la réalité.

 

 _ Le figuratif est abandonné par les peintres abstraits qui laissent place au jeu des couleurs et des formes. Les surréalistes privilégient également l’imagination sur la forme, influencés par les théories de leur temps (Bergson qui restaure le poids de l’intuition dans la raison, Freud qui révèle le poids de l’inconscient).

 

Aquarelle abstraite Kandinsky

Peinture 4 page 61 : Aquarelle abstraite

_ Kandinsky abandonne la représentation du réel en 1910. L’œuvre d’art devient indépendante de la réalité extérieure.

 

 

 

 

 

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Culture, arts et religions à l'âge industriel 1850-1939 (3)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

IV. Comment les Eglises font-elles face au monde moderne ?

 

Introduction :

La religion traditionnelle trouve un rival dans l’explication du monde : la science réputée infaillible.

Comment les pratiques religieuses évoluent-elles dans ce contexte ?

 

            A. Quelle est l’évolution des pratiques religieuses ?

                        1) Les catholiques

Image de catéchisme 2 page 50.

Question 3 page 51 : Quel jour de la semaine la scène se déroule-t-elle ?

La scène se déroule le dimanche, jour de la messe (cérémonie religieuse à l’église) et du repos dominical.

 

Question 4 page 53 : Décrivez l’illustration en distinguant ce qui relève de la tradition et de la modernité. Laquelle des deux notions est-elle mise en valeur ? Pourquoi ?

_ L’image peut être interprétée comme une allégorie des dangers de l’enfer et du bonheur du paradis.

* La modernité est figurée au bas de l’image, avec la représentation de l’usine comme un lieu où le travail est difficile, sans repos. La chaleur est intense, l’atmosphère enfumée, la surveillance des contremaîtres sans faille. C’est une vision de l’enfer.

* La modernité est encore présente dans la ville avec les bistrots où les hommes sont attablés et se moquent probablement des curés emmenant les enfants à la messe.

 

*La foule de ceux qui se dirigent vers l’église devient de plus en plus ordonnée : hommes et femmes en habits de couleurs mélangés, puis les clercs et les enfants en rang, devant eux les militaires en habits rouges et quelquefois cuirasses accompagnés de leurs épouses… Loin devant eux sur la route on trouve en tête de ce cortège vertueux les moniales (bonnes sœurs) en rang. 

 

* La tradition est située en hauteur, dans le monde de la campagne avec verdure, croix sur les chemins, haute église en pierre blanche sur la colline où se réunissent les habitants des alentours. C’est aussi une image du paradis. 

 

_ L’église et la campagne sont mises en valeur car c’est le monde resté christianisé alors que le monde des villes et des ouvriers est de plus en plus déchristianisé, les ouvriers étant de moins en moins pratiquants. La volonté est de catéchiser ces populations déchristianisées.

 

_ Dans les régions industrialisées la pratique religieuse est en baisse pour toutes les religions. Les ouvriers sont déchristianisés. Les pratiquants se contentent des rites qui rythment les grandes étapes de la vie : baptême, communion solennelle, mariage, enterrement : c’est ce qu’on appelé « la religion des quatre saisons ».

_ Les vocations religieuses sont moins nombreuses. En France en 1900 plus de 4 000 paroisses sont sans prêtre.

_ Cependant, le recul de la religion doit être nuancé : les femmes pratiquent davantage que les hommes. En France, l’Ouest, le Nord et le Massif Central sont des espaces de chrétienté. Le culte de la Vierge Marie est mis en valeur par le pèlerinage de Lourdes.

                       

                        2) Le protestantisme et le judaïsme

_ Les protestants  subissent la même crise des pratiques mais les réactions sont plus radicales : des sectes protestantes voient le jour pour revenir à des pratiques plus ascétiques, pour venir en aide aux masses et purifier les fidèles. C’est notamment sous l’influence de ce mouvement que le puritanisme s’accentue dans les pays anglo-saxons (Prohibition de la consommation d’alcools aux Etats-Unis en 1919).

_ Les Juifs sont de plus en plus victimes de l’antisémitisme qui sévit un peu partout dans une Europe qui baigne dans le nationalisme de plus en plus exacerbé (et où ils font une nouvelle fois figure de bouc-émissaires), et surtout à l’Est où plusieurs pogroms sont organisés. Mais l’ampleur de l’Affaire Dreyfus montre que la France connaît également de fortes vagues antisémites.

D’où la solution pour les Juifs selon Herzl : le sionisme visant à la création d’un Etat juif.

            B. Quelles sont les attitudes des catholiques face au défi de la modernité ?

 

Texte 3 page 50 : L’Eglise et la science

Question 5 page 51 : Quel est le point de vue de chacun des auteurs sur la science ? Quels sont leurs arguments ?

_ le Père de Scoraille est opposé au darwinisme et à la théorie de l’évolution des espèces. Il ne veut pas d’examen sur cette question. Il évoque implicitement l’argument d’autorité, la tradition : il est traditionaliste.

_  L’abbé Loisy cherche un accord entre science et foi. Il évoque le travail de vérité qui est à la base du christianisme. Il est en faveur de la modernité : c’est un moderniste.

 

 _ L’époque est celle de la confrontation de la foi et du progrès scientifique. Deux opinions s’opposent au sein des Eglises :

* les traditionalistes condamnent le modernisme, à l’exemple du pape Pie IX (1864-1878) qui condamne les « erreurs de notre temps » dans les 80 articles du Syllabus en 1864. Ces erreurs sont : la laïcisation des institutions, le libéralisme, le socialisme…

* les modernistes sont favorables à un accord entre la raison scientifique et la croyance religieuse.

 

Modernisme : Mouvement chrétien favorable à une interprétation des textes, des croyances et des doctrines en accord avec les découvertes de la science.

 

Texte 4 page 50 : La naissance de la doctrine sociale de l’Eglise

Question 6 page 51 : Présentez le texte.

            L’extrait est issu de l’encyclique (lettre adressé par le pape à tous les évêques pour les instruire sur une décision de l'Église, elle est nommée d’après ses premiers mots) Rerum Novarum (Au sujet des choses nouvelles). L’auteur de cette lettre est le pape Léon XIII (1878-1903) et est datée du 15 mai 1891.

Elle a pour objet la prise en compte de la misère ouvrière tout en condamnant la lutte des classes.

 

Question 7 page 51 : Quelles sont les doctrines critiquées par Léon XIII ? Pourquoi ?

            Léon XIII critique le socialisme (l.5) et le marxisme à travers la notion de lutte des classes (l. 11 à 14). Mais il condamne aussi le capitalisme qui exploite les forces du travailleur : 2e partie du texte).

            Le pape condamne le marxisme et le socialisme dont la vision violente de lutte des classes choque ses conceptions chrétiennes. De plus, le marxisme s’oppose à la religion : « La religion est l’opium du peuple » a dit Karl Marx. Ensuite, Léon XIII condamne le capitalisme qui exploite l’individu et s’oppose ainsi à la charité chrétienne.

 

Question 8 page 51 : Que propose l’Eglise en matière sociale ?

L’Eglise propose aux patrons de traiter les ouvriers avec respect (l. 20-21), et surtout à l’Etat d’intervenir pour assurer un revenu suffisant aux ouvriers (l. 24-25), mais aussi de limiter le temps de travail (l. 26à 29), d’être attentif à l’état de santé de l’ouvrier (l. 28-29) ; de protéger les femmes et les enfants (l. 31 à 35).

 

_ Le pape Léon XIII (1878-1903) s’efforce de concilier christianisme, démocratie et justice sociale. Par son encyclique Rerum Novarum de 1891 il prend en compte la misère ouvrière. Il rappelle ainsi aux patrons « qu’exploiter la misère et spéculer sur l’indigence (pauvreté) sont choses que réprouvent (condamnent) également les lois divines et humaines ».

_ Le pape Pie XI (1922 – 1939) condamne plusieurs conceptions politiques et économiques dominantes à son époque. En 1931 il condamne l’égoïsme du capitalisme libéral dans l’encyclique Quadragesimo anno. En 1937 il condamne le nazisme par l’encyclique Mit brennender Sorge (14 mars 1937), le communisme avec l’encyclique Divini Redemptoris (19 mars 1937).

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Culture, arts et religions à l'âge industriel 1850-1939 (2)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi l’urbanisme cherche-t-il à adapter la ville à la société industrielle ?

 

Documents page 54 : Photographie 1 page 54 : Vue de New York, vers 1920.

Photographie 2 page 54 : Le Corbusier, Plan voisin, 1925

Texte 3 page 54 : la ville nouvelle selon Le Corbusier   

Question 4 page 55 : Expliquez en quoi la démarche de Le Corbusier privilégie la fonctionnalité.

Le Corbusier veut développer l’harmonie entre l’homme et son milieu en :

_ décongestionnant le centre des villes (texte 1, l. 12à 24 : « vastes espaces qui rejettent loin d’elles les rues axiales pleines de bruit et d’une circulation plus rapide » ; texte 2, l.4-5 : « décongestionner le centre des villes (pour faire face aux exigences de la circulation) ».

_ accroître la densité des centres-villes (texte 2, l. 6 ; texte 1. l. 2-3 : « il suffirait de rassembler en quelques points rares cette forte densité de population »).

_  développer les moyens de circulation (texte 2, l. 8).

_ développer les surfaces vertes (texte 2, l. 12 ; texte 1 l. 14-15 : « Au pied des tours se déroulent des parcs ; la verdure s’étend sur toute la ville ».

 

_ L’urbanisme se développe, illustré en France par le Suisse Le Corbusier. En 1922 celui-ci prévoit un « Plan pour une ville contemporaine de 3 millions d’habitants ». Dans son livre Urbanisme paru en 1925 il expose ses principes qui ont pour but l’harmonie entre l’homme et son milieu :

* décongestion des centres villes

* accroissement de leur densité

* développement des moyens de communication

* développement des surfaces plantées.

Urbanisme (p. 49) : science qui définit l’aménagement des villes (tracé des rues, emplacement des bâtiments publics, des parcs, etc.), leur gestion et leur développement, et s’attache aux aspects fonctionnels de la vie urbaine (vie quotidienne, loisirs, travail, transports, etc.) mais aussi aux coûts, aux besoins et aux cultures des habitants.

 

Photographie 4 page 55 : Walter Gropius, bâtiment du Bauhaus à Dessau, 1925-1926.

Question 6 page 55 : Décrivez le bâtiment du Bauhaus

Le Bauhaus est un bâtiment aux formes simples et pures, sans décoration mais avec une importante utilisation des matériaux nouveaux comme le verre.

 

_ En Allemagne en 1919 l’architecte Walter Gropius crée le mouvement architectural Bauhaus (Maison de la Construction), à l’origine du style international. En 1925, étudiants et enseignants participent à l’élaboration des plans du bâtiment abritant l’école d’architecture. Le bâtiment utilise des matériaux nouveaux (béton, acier, verre). Le mouvement Bauhaus cherche à concilier esthétique et fonctionnalité.

 

 

III. En quoi les avancées scientifiques remettent elles en cause croyances et modes de pensée ?

 

Caricature page 44 : caricature de Charles Darwin et de sa théorie de l’évolution (1874)

 

Présenter le document.

Le document est une caricature publiée dans The London Sketch Book.  Elle a été publiée en 1874 en réponse à la théorie de Charles Darwin sur sa théorie de l’évolution des espèces.

 

Décrire la caricature.

La caricature montre dans un paysage de nature avec des roches et des palmiers. On voit assis sur une roche une femelle singe se contemplant dans un miroir et un singe portant la tête de Charles Darwin lui tenant ce miroir, peut-être pour la séduire en lui montrant à quoi elle ressemble, combien elle est belle.

 

En quoi consiste la théorie de Charles Darwin ? En quoi peut-elle être un scandale ?

_ Le scientifique anglais Charles Darwin a publié en 1859 un livre nommé De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. Il explique que l’homme actuel descend du singe et a évolué au cours du temps.

_ Cette théorie cause un scandale car elle s’oppose à la théorie selon laquelle Dieu a créé l’homme.   

 

_ La vie quotidienne est bouleversée par les progrès scientifiques (nouvelles énergies, électricité…). Mais la science a également des conséquences sur le monde des idées : l’historien Ernest Renan proclame en 1848 « La science est une religion ».

_ Les sciences se développent et permettent d’apporter de nouvelles réponses réputées incontestables (car scientifiques…) à des questions auparavant monopolisées par l’Eglise. C’est par exemple le cas de Charles Darwin qui publie en 1859 un livre nommé De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle où il décrit l’évolution des espèces : sélection naturelle par adaptation environnementale (d’où, en résumé, l’homme descend du singe, mais plus exactement, l’homme et le singe ont un ancêtre commun).

(Noter que Marx suit les mêmes types de raisonnements en expliquant les conflits sociaux par un phénomène aussi immuable que la sélection naturelle : la lutte des classes).

_ La médecine fait d’énormes progrès et permet de lutter conter des maladies dévastatrices, en même temps qu’elle s’intéresse à la genèse de la vie sans avoir recours à l’explication religieuse. Pasteur découvre le rôle des microbes et expérimente avec succès le vaccin contre la rage.

 

 

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Culture, arts et religions à l'âge industriel 1850-1939 (1)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

CULTURE, ART ET RELIGION A L’AGE INDUSTRIEL (1850 – 1939)

 

Introduction :

Représentation : Qu’est-ce que la culture ?

_ Des arts ….    des traditions….  une langue….  une religion…

 

            Une culture n’est pas figée dans le temps : elle évolue en même temps que les populations, les techniques, les idéologies…

            Or, tous ces éléments sont transformés et renouvelés à l’âge industriel.

Problématique : Comment les transformations sociales de l’âge industriel ont-elles influencé les pratiques culturelles et artistiques de l’époque ?

 

I. Quelles sont les nouvelles pratiques culturelles ?

 

Introduction/ Rappel

 

_ La société a beaucoup changé lors de la RI. L’accès à l’information et à la culture se trouve modifié par la croissance démographique, l’apparition de nouvelles classes sociales (bourgeoisie, ouvriers…), la forte urbanisation, et les meilleures liaisons et communications (chemins de fer, navires, téléphone, télégraphe…).

 

            A. Quels sont les nouveaux médias ?

                       

                        1) La révolution du son : radio et musique

 

Texte 6 page 53 : La TSF, « c’est merveilleux ».

Question 8 page 53 : Montrez comment la TSF élargit l’horizon culturel des populations.

            Le Télégraphe Sans Fil (TSF) propose des programmes variés à tous ceux qui l’écoutent, même si –comme dans le document – la personne est isolée à la campagne et aveugle. La TSF permet l’accès à la culture.

            Les programmes sont variés : lecture et mise en scène de roman, chanson populaire (Mistinguett)… 

 

_ L’amélioration du niveau de vie pour les familles ouvrières leur permet de disposer de davantage d’argent pour les loisirs et l’équipement ménager. Les postes de radio sont de plus en plus accessibles au grand public.

_ Le Télégraphe Sans Fil (TSF) inventé par Marconi en 1896 marque le début de l’ère de la radio qui devient un objet de consommation de masse. On compte déjà 30 stations de radio aux USA en 1912 ; en 1927 il y en a 700. 5,2 millions de postes radio équipent les ménages français en 1939 : c’est donc un média de masse.

Média de masse : Ensemble des moyens de communication de masse (presse à grand tirage, publicité, radio, cinéma, télévision) qui diffusent dans une société des connaissances et des comportements identiques.

 

Quels sont les programmes écoutés par la paysanne ?

La paysanne écoute les romans et les chansons. (l. 4-5 : « Sacha Guitry et tous les chanteurs » ; « Mistinguett qui chantait Mon homme »).

 

_ La TSF et d’autres médias diffusent de la musique et rencontrent un grand succès populaire.

_ Les disques sont de plus en plus utilisés grâce au phonographe. L’Entre-deux-Guerres est une période décisive avec la naissance d’artistes très populaires comme Maurice Chevalier, Tino Rossi…

_ L’époque est celle des débuts du jazz venu des Etats-Unis. Cette vulgarisation de la musique donne au music-hall ses heures de gloire, avec de nouvelles danses très appréciées (fox-trot, charleston…), et des vedettes internationales (Joséphine Baker).

                        2) La révolution de l’image : La photographie et le cinéma

 

Quel est le rôle des photographies ?

Page 14 : La crise de 1929 aux Etats-Unis ; page 15 : New York en 1905 : le Flat Iron building

Les photographies ont un rôle d’information et de prise de conscience.

 

_ La révolution de l’image s’opère à travers des médias comme la photographie et le cinéma. 

_ La photographie devient un support d’information, ainsi Félix Nadar (1820-1910) est un professionnel du portrait photographe dès 1855 (portraits de Victor Hugo, Georges Sand, Théophile Gautier…).

 

Affiche 4 page 53 : affiche du film A star is born (une étoile est née), 1937.

Question 5 page 53 : Quelle est la nouvelle pratique culturelle illustrée ici ? D’après le titre du film et l’affiche, quelles en sont les caractéristiques ?

_ Le cinéma, invention française, attire une population de plus en plus importante.

_ Il met en valeur des vedettes dont la gloire est souvent internationale. On appelle ces célébrités des étoiles ou stars.

 

Quelles sont les étoiles/stars de l’époque ? + 1 page 20 : Les Temps modernes (1936)

Charlie Chaplin (Charles Spencer dit, 1889-1977) pour le personnage de Charlot dans des films comme Le Kid (1921), Les Temps modernes (1936), Le Dictateur (1940). 

On trouve d’autres célébrités comme Marlène Dietrich (l’Ange Bleu)…

 

_ Le cinéma est inventé en 1895 par les frères Lumières. Il bouleverse les relations entre la culture et les masses.

_ La première projection le 28 décembre 1895 à Paris rassemble 33 spectateurs. Rapidement, c’est un succès. Le cinéma est un média (ou plutôt un spectacle) de masse :

* Dès 1905, on compte 10 000 salles de cinéma aux Etats-Unis fréquentées hebdomadairement par 26 millions d’Américains (séances à 5 cents). Au même moment : 300 salles en France, 40 à Milan…

* En 1938 en France 4 700 salles accueillent 250 millions de spectateurs.

_ Le cinéma devient parlant en 1927.

_ Les productions se font surtout à Berlin (L’Ange Bleu, Marlene Dietrich), en Italie (Cinecitta), en Russie (Eisenstein), et de plus en plus à Hollywood qui « invente » les grands genres cinématographiques (western, comédies musicales, policiers), et s’appuie sur des auteurs d’exception et des stars (Charlie Chaplin).  

 

Image de film 3 page 251 : Le cinéma nazi (Les Dieux du stade, film de Leni Riefensthal,1936).

Rappel :

Les Dieux du stade est un film réalisé par Leni Riefenstahl en 1936 comme la propagande du IIIe Reich lors des jeux Olympiques bien qu'il obéisse d'abord à la volonté de la cinéaste qui a présenté de la même manière d'esthétique virile ceux que le régime nazi préférait, les aryens, que le quadruple vainqueur noir américain Jesse Owens.

 

_ Le succès de l’image et sa force impressionne beaucoup les dirigeants politiques dont certains en font une arme de pouvoir redoutable (Staline, Hitler, Mussolini qui considère le cinéma comme « l’arme la plus  forte »).

 

 

 

            B. Quels sont les nouveaux loisirs ?

 

Texte et photographie 5 page 53 : L’avènement du sport-spectacle.

Question 6 page 53 : Pourquoi peut-on parler d’avènement du sport-spectacle ?

_ Le Tour de France est populaire : le Tour attire des millions de spectateurs (l. 16), des spectateurs différents car renouvelés tout au long du passage du tour de France dans le pays.

_ Le Tour de France est organisé par des personnes intéressées par la publicité autour de cet événement sportif. Le texte parle d’entreprise commerciale réussie (l. 25 à 28).

 

Question 7 page 53 : Pourquoi un tel engouement de la population pour le Tour de France ?

Le Tour de France est une grande fête populaire, gratuite, rassemblant des foules nombreuses.

 

_ Un autre aspect de cette culture populaire est lié à la ville qui ne cesse de s’affirmer comme le centre de la vie culturelle. Les citadins se retrouvent de plus en plus souvent autour d’événements de masse. Ils le font d’autant plus volontiers que la progressive du temps de travail permet de dégager des temps de loisirs (ex : le dimanche). Ces temps de loisirs sont occupés d’une part au cinéma, mais aussi dans de grands rassemblements populaires (bals, cirque, expositions – Expo Universelles, Expo Coloniale… -,  café-concerts…).

Parmi ces rassemblements, les rassemblements sportifs deviennent de plus en plus populaires.

_ C’est la naissance du Tour de France en 1903, les matchs de boxe qui drainent des foules et érigent les boxeurs au rang de super-stars (ex : le boxeur Carpentier), le rugby qui se développe surtout sur les Iles Britanniques et dans les colonies (et qui permet dans une certaine mesure d’affirmer ou de renforcer les nationalismes), et surtout le football qui devient le sport n°1 et un sport de plus en plus universel. La 1ère Coupe du monde se déroule en Uruguay en 1930 et est appelée à devenir un des événements les plus suivis au monde ; les matchs des championnats drainent des foules autour des équipes de club, dans des stades de plus en plus grands.

 

George Carpentier:(1894-1975) Premier champion d'Europe de boxe anglaise de nationalité Française. Il devient champion du monde de la catégorie mi-lourd en 1920 et participe à 113 combats toutes catégories confondues au cours de sa  carrière.

 

_ La fin du XIX° siècle voit la consécration du sport comme élément de la culture populaire avec la renaissance de l’olympisme, sur une idée du Français Pierre de Coubertin : les 1ers Jeux Olympiques ont lieu en 1896. Au départ ces compétitions ont un caractère un peu élitiste, mais deviennent très vite très populaires dans tous les sens du terme.

_ C’est aussi l’occasion du déchaînement des nationalismes ; le plus grand exemple est les J. O. de Berlin en 1936 qui sont une propagande formidable pour Hitler (sauf les résultats…). 3,8 millions de spectateurs assistent à ces J.O.

 

_ Ajoutons aussi à ces loisirs qui sont autant d’éléments d’une culture populaire urbaine commune le développement du tourisme. Il dépend évidemment beaucoup des revenus de chaque famille : les familles bourgeoises partent en vacances sur les littoraux ensoleillés dès la fin du XIX° car le réseau ferré le permet et l’automobile se répand peu à peu (guide Michelin en 1905). Ce type de tourisme se « démocratise » néanmoins à la fin de la période (été 1936 en France). Quant aux bourgeois, ils partent alors vers des destinations plus  exotiques…

_ Mais les loisirs invitent à un autre type de tourisme qui se développe avec le scoutisme (crée par Baden-¨Powell en 1908), les auberges de jeunesse, les clubs de vacances, les campings qui mettent els beautés de la nature à la portée de tous…

            C. Comment s’opère la démocratisation de l’écrit ?

 

Photographie 4 page 149 : Une école primaire publique, dans la Somme, en 1906

Comment évolue le nombre d’élèves scolarisés ? Pourquoi ? Quelles sont les conséquences culturelles ?

_ Le nombre des élèves scolarisés augmente avec les lois Jules Ferry sur l’école gratuite, laïque et obligatoire.

_ Le nombre de personnes sachant lire augmente. Cela permet la diffusion de l’écrit dans toutes les couches de la société. 

 

_ La scolarisation croissante fait reculer l’analphabétisme. Les habitants des pays industriels savent de plus en plus en lire, et ont donc accès à la culture écrite.

_ La culture écrite est diffusée par des livres, mais aussi des magazines, journaux, B. D. Cela permet un éveil politique chez les plus pauvres

 

Photographie 2 page 52 : La bibliothèque de la gare de Colmar en 1920

Question 2 page 53 : Décrivez cette bibliothèque de gare : qu’y propose-t-on au public ? En quoi cela contribue-t-il au développement d’une culture de masse ?

On propose au public des journaux de toutes sortes, destinés au grand public : comportant des illustrations, des événements de la vie courante. C’est ce qu’on appelle la littérature de gare. 

 

_ La presse s’adapte au public naissant en proposant des titres « ciblés », faciles d’accès) et richement illustrés, avec des articles courts.

_ En France, le journal Le Petit Parisien tire à 1,5 million d’exemplaires en 1913. Le prix est peu élevé grâce aux débuts de la publicité. La presse a grand tirage met des faits divers en première page, puis des éditoriaux politiques, des reportages, parle de la vie des célébrité. 

_ La presse publie des grands romans découpés en feuilletons, à la portée du public populaire qui se passionne pour les aventures d’Arsène Lupin, de Sherlock Holmes.

 

Page de Bande Dessinée 3 page 52 : La une du premier numéro du Journal de Mickey, 21 octobre 1934.

Question 3 page 53 : A quel public ce document est-il destiné ? En quoi montre-t-il que la culture franchit les frontières ?

_ La Bande Dessinée est destinée aux enfants, à la jeunesse (illustration, bulles).

_ La culture franchit les frontières car le héros de la BD est une souris Mickey, héros américain. Les aventures de ce héros américain sont diffusées en Europe, traduite dans d’autres langues…

 

_ Les plus jeunes ne sont pas oubliés, avec l’éclat de la BD (qui ne leur est pas réservée cependant).  La BD naît aux Etats-Unis le 12 décembre 1897 avec Pim, Pam, Poum dans le "New York Journal; les héros de BD du début du XX° sont amenés à être durables : Tarzan (qui s’inscrit dans l’intérêt pour l’exploration de l’époque) et Superman aux Etats-Unis, et surtout Tintin en Belgique (Tintin chez les Soviets en 1929, puis Tintin au Congo…).

 

Illustration page 49 : Maurice Leblanc, Arsène Lupin

_ Une littérature populaire se développe également, avec un public très large : Jules Verne, Arsène Lupin, Rouletabille, Fantomas… Les romans policiers d’Agatha Christie, de Conan Doyle (Sherlock Holmes

 

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La société de l'âge industriel (3)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

B. Comment s’organisent les nouveaux groupes sociaux ?

 

 

Photographie 3 page 33 : Le repas familial dans une famille de mineurs de Lens, années 1930

Photographie 4 page 33 : Le repas familial dans une famille bourgeoise, années 1930

7. Comparez les deux photographies : le cadre, le mobilier, les vêtements, la nourriture, l’attitude des différents personnages, etc... 

Les deux photographies montrent les oppositions de richesse et de niveau de vie des deux groupes sociaux des ouvriers et des bourgeois.

Le cadre montre un salon plus petit (les 9 personnes serrées autour de la table contre les 11 autres autour d’une vaste table), Les objets présents dans le logement ouvrier sont utilitaires (carafes, réveil, récipients)  car le salon sert aussi de cuisine. Dans l’autre cas, les bibelots sont décoratifs (éléphants en porcelaine, tableaux..). Le luxe de la vaisselle des bourgeois contraste avec la simplicité de celle des ouvriers. Les vêtements eux-mêmes montrent des positions sociales différentes : ouvriers avec casquettes et bérets, blouses de travail pour la mère. La famille bourgeoise comporte un militaire gradé dans ses rangs, les individus portent de beaux habits (cravates, noeuds papillon, colliers….). La posture est très révélatrice : fatigue des regards ouvriers, épaules affaissées par le poids du travail effectuée ; les autres montrent de la fierté dans une attitude droite du corps, avec des regards malicieux.

 

 

_ L’industrialisation de la société modifie les modes de vie et la répartition de la richesse. Des groupes sociaux se constituent et s’opposent dans leurs idéologies et leurs aspirations politiques : le penseur économiste Karl Marx les nomment : bourgeoisie et prolétariat.

_ Les valeurs de la bourgeoisie deviennent vite les valeurs dominantes de la société. C’est le triomphe de l’idéologie bourgeoise.

* Les valeurs de la bourgeoisie reposent d’abord sur la famille. La famille idéale, dominée par le père (depuis l’élaboration du code civil napoléonien), est unie par une stricte hiérarchie qui assure l’harmonie familiale. Elle est censée assurée l’harmonie sociale.

* L’idéologie bourgeoise exalte ensuite le mérite personnel qui conduit immanquablement à la réussite sociale, dans le cadre d’une économie de type capitaliste libérale.

* Les valeurs bourgeoises se confondent également souvent avec celles de la religion chrétienne (mise en avant de thèmes comme la charité, la pratique du culte qui sert de ciment social, mise en avant de la moralité judéo-chrétienne qui réprouve les excès et impose un contrôle permanent de ses pulsions).

 

Prolétariat (p. 17) : Dans l'Antiquité romaine, ensemble des citoyens les plus pauvres ; dans le vocabulaire marxiste, la classe ouvrière, qui n'a pour vivre que le travail de ses mains. 

Marx (p. 19) : Karl Marx (1818-1883)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T. P. pages 32-33 : Bourgeois et prolétaires             

Questions 1 à 5 ; question 7 page 33

 1. Quel pourcentage des dépenses consacre chacune de ces familles à l’alimentation ?

La famille de haute bourgeoisie consacre 4 920 F sur 24 000 F, soit : 20,5%

La famille de petite bourgeoisie 2 336 F sur 8 000 F, soit : 29,2%

La famille ouvrière1 272 sur 1664 F, soit : 76,45%

 

Pour faire des pourcentages : 4920 divisé par 24 000, le résultat est multiplié par 100.

 

2. Comparez la répartition des postes de dépense de ces trois familles.

Plus les revenus de la famille sont modestes, plus la part consacré à la nourriture augmente. La majorité du budget des ouvriers est consacré à la nourriture, et au loyer (dépenses incompressibles). En cas de problème, ce sont les besoins vitaux (se nourrir, se loger) qui ne sont plus assurés.

 

3. Pourquoi peut-on dire que la bourgeoisie est un groupe social hétérogène ?

La haute bourgeoisie dépense beaucoup d’argent en dépense de prestige (domesticité, vêtements et divers). Alors que la petite bourgeoisie ne dépense pas autant. Cependant elle essaie d’imiter le modèle social de la haute bourgeoisie (présence de domestique, divers..).

 

_ Les valeurs sont communes à l’ensemble de la bourgeoisie mais celle-ci est très hétérogène dans ses composantes sociales. La bourgeoisie est relativement hiérarchisée. Cette hiérarchie se fonde sur des critères économiques. Elle peut se schématiser ainsi:

* La petite bourgeoisie qui correspond aux classes moyennes en plein essor au cours du temps (petits commerçants, professions libérales, professions intellectuelles…)

* La moyenne bourgeoisie qui regroupe les rentiers (jusqu’en 1914, dans un monde qui ne connaît pas l’inflation), les chefs des petites et moyennes entreprises…

* Les grandes familles bourgeoises comme Schneider, de Wendel en France, Krupp et Thyssen en Allemagne, Agnelli et Pirelli en Italie, Rockfeller et Carnegie aux USA…

_  Cette bourgeoisie est désormais conquérante :

* Elle monopolise le pouvoir économique en possédant les moyens de production (le Capital dans le vocabulaire de Marx).

* Elle monopolise le pouvoir politique (les dirigeants en sont issus, elle fait pression sur le pouvoir politique par les lobbies).

* Elle dispose du pouvoir culturel (elle est détentrice du savoir et bénéficie en premier lieu de l’enseignement supérieur : la réelle démocratisation de l’accès des classes populaires au savoir date d’après la Deuxième Guerre Mondiale).

* Elle dispose du pouvoir moral : ses valeurs sont posées comme normes sociales.

 

 (

Caricatures 2 page 32

4. Comment le patronat est-il représenté sur chaque caricature ?

Le patronat est représenté comme des supérieurs injustes (rois fainéants, maître ennemi). Ce sont de gros hommes d’un âge mur, moustachus, cigares aux lèvres. Ils ont un air orgueilleux et méprisant, fiers de leurs richesses (sacs d’or, usines, couronne) et de leur pouvoir (grande taille, couronne). 

 

5. Comment les ouvriers sont-ils représentés ? A quoi sont-ils associés dans chacun des cas ?

Les ouvriers sont représentés comme des travailleurs dans les secteurs industriels (locomotive, usines…).  A chaque fois ils sont associés aux idées de progrès (techniques qu’ils font fonctionner) et aussi à celle du droit (le chef de gare affirme le droit de passage du progrès, le droit est bafoué par le patron exploiteur).)

Questions 2, 3 et 4 page 29

2 page 28 : Affiche de la CGT pour la journée de 8 heures publiée à l’occasion du 1er mai 1912

2. Quels sont les arguments de la CGT ?

Une journée de travail moins longue donne une meilleure hygiène de vie. La détresse financière amène la détresse morale avec l’alcoolisme.

Une journée de travail moins longue c’est aussi employer plus de monde pour faire le même travail, donc diminuer la pression sur l’emploi (moins de chômeurs), et par conséquent pour attirer les ouvriers il faut relever les salaires.

Avec la journée de 8 heures la CGT propose de protéger les travailleurs, d’améliorer leurs conditions de travail et de vie.

Pour lutter contre les bas salaires, le chômage, la tuberculose, la misère et l’alcoolisme.

 

_La condition sociale de la bourgeoisie tranche avec la condition ouvrière :

La condition ouvrière reste difficile malgré les progrès de la législation sociale. D’une manière générale, les ouvriers restent dans une situation de dominés par rapport à la bourgeoisie : salaires insuffisants même si au cours du temps ils augmentent (avec les théories fordistes en particulier qui posent comme base que la masse ouvrière est aussi consommatrice des biens qu’elle produit : une rémunération suffisante est un préalable à l’écoulement de la production), la journée de travail difficile (en constante diminution avec les progrès de la législation sociale : lois de huit heures à la fin du 19ème, congés payés dans les années trente…), travail dangereux, une protection sociale qui est mise en place tardivement (dans les années 20) et qui demeure insuffisante la plupart du temps.

_ La condition ouvrière progresse par l’action syndicale qui prend parfois une tournure violente (comme le 1er mai 1936 à Chicago, le 1er mai 1891 à Fourmis en France, ou les grèves de 1906 qui réclament la journée de 8 heures). Le syndicalisme s’appuie sur les nouvelles idéologies de la fin du 19ème qui font une part importante à la question sociale (Marxisme, anarchisme, socialisme réformiste, catholicisme social).

 

 

(

Texte 3 page 29 : Un grand patron témoigne

3. Pour quelles raisons les patrons membres de l’UIMM ont-ils développés les œuvres sociales ?

Les œuvres sociales sont destinées à lutter contre la misère des ouvriers, et ainsi contre l’influence des syndicats qui diffusent les idées socialistes.

 

4. Quelle image du monde ouvrier ressort de ce texte ?

Le monde ouvrier est dans une grande misère matérielle (dépérissement des enfants exténués par le travail, chômage, bas salaires) et morale (criminalité, prostitution, abandon des enfants).

)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. Quelles sont les nouvelles idéologies développées dans les sociétés industrielles ?

Problématique : Face aux transformations sociales nées de l’industrialisation, quelles sont les idéologies qui remettent en cause cette nouvelle société ? Quelles nouvelles formes de société propose-t-on ? Comment la mettre en place ?

            A. Que proposent les idéologies acceptant le libéralisme ?

 

Questions 4 et 5 page 31

4. Pourquoi peut-on dire qu’Henri Schneider est un patron libéral ?

Henri Schneider est contre l’intervention de l’Etat dans l’économie. Il est pour le laisser faire au niveau économique, c’est-à-dire la libre entreprise qui dépend de l’initiative privée, de l’intérêt individuel.

 

5. Pourquoi se montre-t-il hostile à la journée de 8 heures ?

Le patron pense que la journée de travail de l’ouvrier limitée à 8 heures équivaudrait à baisser les salaires, ou à diminuer le pouvoir d’achat par l’augmentation du prix des produits. Henri Schneider dit aussi que la liberté du travailleur est de travailler autant qu’il le souhaite….

 

_ La Révolution Industrielle se fait dans le cadre du capitalisme libéral : Le Libéralisme est une pensée politique, économique et morale issue de la Philosophie des Lumières du 18ème siècle. Le libéralisme économique est formulé par l’Ecossais Adam SMITH (1776). Le libéralisme pose pour base que le moteur de l’économie est l’initiative individuelle privée (selon l’idée que ce qui incite l’individu à travailler et à épargner c’est la perception de son propre intérêt). Dans ce cadre, l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers. Par conséquent, les principes du libéralisme sont la libre entreprise qui permet l’initiative privée), la libre concurrence (qui favorise les produits les moins chers à qualité égale) et le libre-échange (qui favorise le commerce). L’Etat doit donc respecter la propriété privée et ne pas intervenir dans l’économie, ni fixer des réglementations abusives, ni exiger une fiscalité trop lourde.

Libéralisme (p. 18) : Doctrine prônant la liberté d'entreprendre et l'absence d'intervention de l'Etat dans l'économie.

 

Vitrail 5 page 31 : Henri Schneider est saint Eloi.

Quelles sont les motivations d’Henri Shneider en faisant réaliser ce vitrail ?

Henri Schneider reprend la tradition médiévale de se faire représenter sur les œuvres sociales et artistique  qu’il finance (cf. la Vierge du chancelier Rollin, où le mécène est représenté aux pieds de la Vierge). 

Il a en effet financé des projets sociaux (construction d’une église, de logements ouvriers), à la fois pour répondre au devoir de charité chrétien, mais aussi pour protéger comme un père ses ouvriers (paternalisme).

 

_ Le catholicisme social ne remet pas en cause l’économie capitaliste libérale mais cherche à en corriger les effets les plus négatifs sur le plan social. Il répond au devoir de charité exigé par le christianisme. Il encourage le patronat à prendre des mesures sociales envers les ouvriers (construction de logements décents, d’écoles, d’hôpitaux). On parle à ce sujet de paternalisme des patrons à l’égard des ouvriers.

Paternalisme (p. 18) : Attitude "paternelle" des patrons qui vise à fidéliser la main-d'oeuvre et à assurer la paix sociale dans l'entreprise par la construction de logements, de crèches, d'écoles et par la fourniture d'avantages divers (soins médicaux, retraite, chauffage...).

 

 

            B. Quelles idéologies demandent une remise en cause de la société ?

 

_ Plusieurs doctrines dénoncent les abus du capitalisme comme le socialisme, le marxisme ou l'anarchisme.

Socialisme (p. 19) : Apparu vers 1830, le terme désigne l'ensemble des doctrines qui dénoncent les abus du capitalisme libéral, prônent le remplacement de la propriété privée, des moyens de production et d'échanges par la propriété collective et souhaitent créer une société d'hommes, libres et égaux, sans patrons ni prolétaires.

 

Texte 2 page 34 : Le communisme

Contre qui se dresse le communisme ? Quelles solutions préconisent-ils ?

* Les communistes se dressent contre les « classes régnantes » (l. 17), c’est-à-dire la bourgeoisie qui profite du capitalisme (rentiers), qui possèdent les capitaux (haute bourgeoisie), tout ceux qui disposent d’une propriété. C’est la lutte des classes : prolétaires (travailleurs) contre bourgeois (capitalistes).

* Les communistes préconisent la révolution communiste pour mettre en place une société juste, mais aussi par l’union des partis démocratiques de tous les pays. Ils veulent l’abolition de la propriété.

 

_ Le Marxisme conteste les principes du libéralisme économique : Marx critique le capitalisme. Dans son vocabulaire, les acteurs de la production sont le Capital (les patrons qui amènent l’argent) et le Travail (le prolétariat qui apporte sa force de travail). Or, les bénéfices de l’entreprise profitent davantage au Capital qu’au Travail car les patrons réalisent une plus-value (ou une survaleur) par rapport au prolétariat. Aussi, le système capitaliste est injuste. Il conduit à une société dans laquelle un petit nombre d’individus accumulent les richesses tandis qu’une grande masse de prolétaires vit dans le dénuement. Marx parle de société duale et il y a lutte des classes entre la Bourgeoisie et le Prolétariat. Pour lui, cette lutte doit immanquablement conduire à la victoire du prolétariat car il est le plus nombreux. Lorsqu’il prendra conscience de sa force, il fera la révolution, s’emparera des moyens de productions et établira sa dictature. On entre alors dans une phase intermédiaire de la révolution marxiste : l’Etat possède tous les moyens de production et dirige l’économie par l’intermédiaire de plans fixe quantitativement et qualitativement les objectifs de production. Au terme de cette phase intermédiaire, on doit aboutir à une société sans classes (la société communiste).

 

Texte 3 page 35 : L’anarchisme

Questions 3 et 4 page 35

3. Expliquez l’expression « capital réel ».

Le « capital réel » désigne la force de travail de chaque ouvrier.

 

4. Par quel moyen les ouvriers peuvent-ils assurer leur émancipation ?

Les ouvriers pourraient obtenir leur émancipation par la grève générale (l. 10-11 : laissez-la pendant quinze jours inactive »).

Ils pourraient aussi utiliser la violence, mais elle est déconseillée.

 

_ L’anarchisme : il dénonce le capitalisme et surtout l’Etat car, selon lui, il opprime les classes populaire. Il faut par conséquent abattre l’Etat par tous les moyens (la grève générale en particulier), y compris éventuellement par l’action violente (terrorisme). L’objectif est aboutir à un système où il y a libre consentement de la base populaire. Les principaux théoriciens de l’anarchisme sont le Français Proudhon (1809-1865) et le Russe Bakounine (1814-1876).

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La société de l'âge industriel (2)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

            C. Quelles sont les périodes de croissance et la géographie des sociétés industrielles ?

           

METHODE 3 : Commentaire de statistiques   

 

T. P. Commenter des statistiques

Questions 1 à 4 page 39.

1. Présenter le document.

Le document est un tableau statistique dont le thème est la compétition industrielle entre trois Etats industrialisés (« match triangulaire »). Pour cela le tableau compare les productions industrielles entre ces trois pays en 1870 et 1913.

Le tableau est issu du livre : Un siècle d’histoire industrielle du Royaume-Uni. Industrialisations et sociétés, 1873-1973. L’auteur, B. Lemmonier, cite le tableau réalisé par B. R. Mitchell.  

Le tableau montre l’évolution  en millions de tonnes de plusieurs domaines relatifs à la puissance industrielle (production de charbons et de fers, consommation de coton brut pour l’industrie textile, mais aussi relatifs au transport (chemins de fer et navires marchands). L’étude débute à partir de l’unité allemande (1870) et peu de temps avant la seconde Révolution Industrielle (1880), jusqu’à la veille de la 1ère guerre mondiale.

 

2. Que peut-on dire des performances des trois pays en 1870 et en 1913 ?

En 1870 le Royaume-Uni domine largement par sa puissance industrielle l’Allemagne et les Etats-Unis (sauf pour ce dernier pays dans le domaine des transports). Par exemple, pour la production de fer, le Royaume-Uni produit trois fois plus de fer que les Etats-Unis, près de six fois plus que l’Allemagne. Mais en 1913 ces Etats ont rattrapé voire dépassé le Royaume-Uni. Les Etats-Unis produisent par exemple trois fois plus de fer que le Royaume-Uni. La situation est très différente selon les secteurs industriels.

 

3. Comment expliquer les phénomènes observés ?

Le Royaume-Uni a connu en avance la 1èreRévolution Industrielle, mais lors de la seconde Révolution Industrielle l’Allemagne et les Etats-Unis s’imposent comme de grandes puissances industrielles. Ces pays, par l’effet de rattrapage, connaissent une forte croissance industrielle. Le Royaume-Uni n’a pas besoin de construire beaucoup de chemins de fer car elle est déjà équipée et c’est un petit pays par rapport à l’Allemagne ou aux Etats-Unis. Mais la puissance commerciale du Royaume –Uni se constate dans l’important tonnage de navires marchands à sa disposition. 

 

4. Concluez en définissant le « match triangulaire » entre les trois pays.

Trois grands pays cherchent à être la plus grande puissance industrielle du monde. Leur confrontation forme le « match triangulaire ».

Le Royaume-Uni est un « petit » pays à l’origine de la Révolution Industrielle. Elle est déjà dotée d’une forte infrastructure ferroviaire, et d’une puissante mais vieillissante industrie.

A côté de grands « Etats-continents » comme l’Empire allemand et les Etats-Unis bénéficient des ressources de leurs immenses territoires et de leurs grands marchés intérieurs. Leurs industries récentes sont modernes et concurrencent celle du Royaume-Uni. Les performances sont inégales selon les secteurs d’activités. La puissance commerciale du Royaume-Uni se constate à travers l’important tonnage de navires marchands. Le Royaume-Uni est une grande puissance commerciale et industrielle.

 

 

 

_ Au milieu du XIX siècle, le Royaume-Uni, avec 2% de la population mondiale fait plus de 60% de la production mondiale de charbon, plus de 60% de celle d'acier et la moitié de celle de coton, son réseau ferré est le premier d'Europe et elle est la première puissance commerciale et financière de la planète.

_ Cependant, avec le début de la seconde Révolution Industrielle (1880), de nombreux pays bénéficient de l’effet de rattrapage (construction d’une industrie moderne sans les coûts de recherche fournis par le pays pionnier). Les « Etats-continents » de l’Empire allemand et des Etats-Unis disposent des ressources minières de leurs immenses territoires, de leurs grands marchés intérieurs et d’une main-d’œuvre abondante. Ils concurrencent l’industrie puissante mais vieillissante du Royaume-Uni. C’est le « match triangulaire ».

 

Frise chronologique page 38

Quelles sont les périodes de crise ?

 

_ Sur la longue durée, le monde industriel connaît deux crises de 1850 à 1939 :

1) La Grande Dépression (1873-1895) qui commence par un Krach boursier à Vienne et qui provoque des faillites d’entreprises et l’effondrement spectaculaire de grandes banques (L’Union Générale en France en 1882 qui inspira l’histoire de L’Argent d’Emile ZOLA, Baring au RU en 1893…).

2) La Crise de 1929 (1929-fin des années 30) qui commence par le Krach de Wall Street (le 24 oct. 1929, le Jeudi Noir). Une crise de surcapitalisation provoque une crise bancaire. Cette crise des banques provoque la paralysie du crédit qui conduit à une crise industrielle par sous-consommation. Les faillites industrielles provoquent le développement du chômage qui nourrit la sous-consommation et aggrave la crise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(

            1. L’inégalité de l’industrialisation sur les espaces européens et américains

 

Les différentes voies industrielles :

 

_ La puissance industrielle du Royaume-Uni a plusieurs explications : L'esprit d'entreprise, dont on retrouve l'origine dans Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre fondateur du libéralisme économique (alors que la France est imprégnée de colbertisme).

  (   _ La révolution agricole du XVIII siècle : le mouvement des enclosures a permis aux propriétaires de clore les parcelles communes et de former des grandes exploitations, peu nombreuses, mais rentables. Les petits paysans, faute de communaux, n'ont pu se maintenir sur les petites parcelles, et ont formé une main d'oeuvre bon marché pour les usines, pendant que l'amélioration de l'agriculture faisait disparaître les famines et provoquait une forte croissance démographique, et par conséquent des débouchés pour l'agriculture et l'industrie.

 

_ En France, la tentative d'introduire ces réformes sous Louis XVI est une des causes de la Révolution.        )

La France a eu une croissance régulière, n'a pas sacrifié l'agriculture, qui est restée jusqu'à nos jours une de ses richesses, et a gardé un secteur d'industries traditionnelles de haute qualité (haute couture, maroquinerie, bijoux). L'Etat a gardé un rôle important, héritage du colbertisme : c'est Napoléon I qui décide d'introduire la betterave, c'est Napoléon III qui veut transformer la France en nation industrielle et qui est le véritable initiateur de l'industrialisation de la France. Dans la deuxième moitié du siècle, la France va choisir le protectionnisme (lois Méline), ce qui va préserver son agriculture et ses petites unités industrielles ; de ce fait, la crise de 1929 la touchera moins durement : peu ouverte sur les marchés mondiaux, utilisant les ressources et les débouchés de son empire, elle amortira le choc de la grande crise.

 

_ L'Allemagne a eu une croissance tardive et forte, poussée par quelques grands groupes industriels et quelque secteurs-clé comme la chimie, la sidérurgie. Elle s'est battue partout pour trouver des débouchés, n'ayant pas d'empire colonial, et a acquis dès lors un savoir-faire commercial qui s'est maintenu jusqu'à nos jours.

 

_ L'Autriche-Hongrie, l'Espagne, la Russie, ont quelques régions industrialisées au début du XX siècle, au milieu de vastes espaces encore ruraux : la Bohême, Odessa, Moscou, l'Oural, Saint-Pétersbourg, la Catalogne, etc.

 

                        2. Quels ont été les grands rythmes de l’industrialisation de 1850 à 1939 ?

 

Frise chronologique haut de la page 38

Que constate t-on pour la période de 1848 à 1939 ?

Une alternance entre périodes de croissance économique et industrielle (1848-1870 ; 1890-1930) et des périodes de dépressions (1870-1890 ; 1929-1945)

 

T. P. pages 22-23 : croissances, crises et dépressions

Questions 4, 10 et 11 page 23

4. Quelle évolution commune connaissent les trois pays ?

Le nombre d’agriculteurs diminue dans tous les pays, mais de façon moins importante en France. Pour la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le secteur secondaire (industriel) et tertiaire (des services) augmentent au point de dépasser le nombre de paysans. En 1930 le secteur tertiaire dépasse celui de l’industrie. Cela montre :

* l’exode rural dans le cas de la diminution du nombre d’agriculteurs.

* la crise industrielle à partir de 1929 dans le cas de la diminution du nombre d’ouvriers dans le secteur secondaire.

 

 

10. Selon Clément Juglar, quelle est la cause essentielle d’une crise ? Quelles en sont les manifestations ?

* La crise est une manifestation cyclique du développement des sociétés industrielles. La crise a pour cause la saturation passagère des possibilités d’écouler les marchandises à cause d’un excès de production par rapport à la demande. 

* Les manifestations sont : une crise de mévente (les produits ne sont plus achetés), les industriels ne trouvent plus d’argent pour faire vivre leurs entreprises (rares risques de faillites) la crise devient boursière avec la diminution de la valeur des titres (actions) des entreprises.

 

11. Selon Hector Denis, qu’est-ce qu’une dépression ? Sa portée est-elle simplement économique ?

* Une dépression est une crise prolongée, une rupture de l’équilibre économique.

* Elle a des conséquences morales et spirituelles, car elle provoque une crise de confiance dans la société avec comme conséquences : recul du nombre de mariages et augmentation de celui des suicides, de la criminalité.

 

 

 

_ L’économie capitaliste et libérale se caractérise par des cycles de croissance. La croissance économique n’est en effet pas régulière et continue mais elle fait alterner des phases d’expansion et des phases de dépression. On passe ainsi de périodes de prospérité à des périodes de crise.

_ On observe trois types de cycles, à trois échelles de temps différentes :

1) Le Trend séculaire correspond à une phase continue de croissance depuis le décollage industriel.

2) Sur la longue durée (50 à 60 ans), on observe un cycle dit de Kondratieff :

une phase A correspond à une période d’expansion (augmentation des prix, de la production, de l’emploi, des salaires, des profits…),

 une phase B correspond à une période de dépression (stagnation ou baisse de ces indices). Chacune des 2 phases dure 20 à 30 ans.

3) Sur la durée moyenne (7 à 10 ans), on observe un cycle dit de Juglar : il s’agit de fluctuation de plus courtes durées et de moindre importance. Elles sont dues à des crises de surcapitalisation (la spéculation boursière excessive conduisant à des Krachs boursiers), à des crises de sous-consommation (qui entraîne la surproduction), ou encore à une mauvaise politique budgétaire et/ou monétaire des Etats.

_ Qu’en est-il de ces fluctuations de croissance entre 1850 et 1939 ?

Pendant toute la période, il y a croissance selon le Trend séculaire. Cependant cette croissance est inégale à la fois sur la longue durée et sur la courte durée.

_ Sur la longue durée, le monde industriel connaît deux crises de 1850 à 1939 :

1) La Grande Dépression (1873-1895) qui commence par un Krach boursier à Vienne et qui provoque des faillites d’entreprises et l’effondrement spectaculaire de grandes banques (L’Union Générale en France en 1882 qui inspira l’histoire de L’Argent d’Emile ZOLA, Baring au RU en 1893…).

2) La Crise de 1929 (1929-fin des années 30) qui commence par le Krach de Wall Street (le 24 oct. 1929, le Jeudi Noir). Une crise de surcapitalisation provoque une crise bancaire. Cette crise des banques provoque la paralysie du crédit qui conduit à une crise industrielle par sous-consommation. Les faillites industrielles provoquent le développement du chômage qui nourrit la sous-consommation et aggrave la crise.

 

 

 

 

 

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II. Quelles sont les mutations techniques, sociales et idéologiques des sociétés industrielles ?

 

            A. Quelles sont les conditions de travail des ouvriers ?

 

T. P. pages 26 et 27 : Une nouvelle organisation du travail : taylorisme et fordisme

Questions 2 à 8 page 27

2. Comment est organisée la production dans cette usine ?

Les ouvriers effectuent un travail à la chaîne : ils sont de part et d’autres d’une chaîne de montage, où ils effectuent une même tâche répétitive et simple.

 

_ Dans les usines de nouvelles machines de plus en plus performantes sont utilisées, mais ce sont des investissements lourds à rentabiliser.

 _ « L’organisation scientifique du travail » est destinée à augmenter la productivité. Les méthodes de gestion du travail sont la mise au point du travail à la chaîne par l’ingénieur américain TAYLOR (on parle de Taylorisme). Il s’agit de rationaliser le travail en décomposant et en chronométrant les tâches des ouvriers. Le résultat est l’augmentation rapide de la productivité. C’est dans l’industrie automobile qu’on applique d’abord ces méthodes (Ford aux USA, Citroën et Renault en France).

_ Taylor propose d’optimiser au maximum la rentabilité du travail en adaptant l’homme à la machine. L’ouvrier ne doit pas réfléchir mais exécuter les gestes établis par le bureau des méthodes. Pas de gestes inutiles è pas de perte de temps è augmentation de la productivité

 

3. Quel est l’objectif du système mis en place par Henry Ford ?

Le but d’Henry Ford est d’améliorer la productivité : produire plus de voitures avec moins d’ouvriers (donc moins de salaires).

 

4. Que pensez-vous des arguments de Henry Ford (troisième paragraphe) ?

Henry Ford utilise des arguments peu convaincants, car il dénigre les esprits des ouvriers qui auraient peur de l’intelligence, de penser. Alors que pour les patrons il serait impossible de faire ce travail répétitif d’ouvriers.

 

_ Les conséquences de ces méthodes sont pour le patronat l’augmentation de la productivité, donc des bénéfices. Pour les ouvriers c’est une détérioration des conditions de travail, par l’absence d’initiative de leur part sur le travail, donc ils n’ont plus d’influence directe sur la production. Les ouvriers ne sont plus des artisans avec un savoir faire reconnu, mais des Ouvriers Spécialisés dans l’exécution d’une tâche unique et répétitive.

 

5. Selon André Citroën, quel doit être l’objectif de la nouvelle organisation du travail ? Pourquoi faut-il augmenter les salaires ?

* L’objectif de la nouvelle organisation du travail est d’abaisser le prix de fabrication de l’automobile pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’acheter le véhicule.

* Les salaires doivent être augmentés car c’est donner la possibilité aux ouvriers d’acheter la voiture.

 

_ Le système de fabrication en grande série est appliquée d’abord dans l’industrie automobile. Cela permet une :

* augmentation considérable du nombre d’automobiles disponibles, donc une diminution de son prix de vente.

* l’automobile devient ainsi plus accéssible.

Dans le même temps les salaires sont augmentés (Ford, Citroën), pour permettre aux ouvriers d’augmenter leur pouvoir d’achat et d’acquérir les voitures qu’ils construisent.

 

 

 

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6. Quels procédés sont utilisés dans ces entreprises pour augmenter la productivité ?

Les procédés sont le chronométrage des tâches exécutées, pour réduire le temps effectué à la tâche.

Les espaces réservés aux hommes et aux machines sont délimités par des lignes blanches.

 

7. Présentez et décrivez le document.

Le document est un tract publié par le syndicat CGT des usines Renault. Il appelle les ouvriers à faire grève ; il date de février 1913.

Le tract indique en haut de page sa provenance : l’Union Corporative des Ouvriers Mécaniciens, puis il donne en gras le motif de la grève : le refus de l’adoption du taylorisme par les ouvriers.

 

8. Quels sont les arguments des ouvriers de la CGT en faveur de la grève ?

Ils dénoncent l’usure provoquée par ce type de travail. En effet les vieux ouvriers incapables de soutenir le rythme seraient rejetés hors de l’usine…jusqu’au cimetière. 

 

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La société de l'âge industriel (1)

23 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA SOCIETE DE L’AGE INDUSTRIEL

 

Introduction : Qu’est-ce que la civilisation industrielle ? Que nous a-t-elle apportée ? Le comprendre c’est comprendre l’évolution de l’Europe et de l’Amérique du Nord depuis les années 1850 jusqu’en 1939.

            Cette époque est celle du passage d’une économie de subsistance à une économie de profit par :

            * L’industrialisation de l’Europe puis Amérique du Nord grâce à une série d’innovations en chaîne.

            * La mutation du système de production et du système économique.

 

Ces transformations ont des conséquences sur la société :

* Le passage d’une société rurale, agricole et artisanale à une société citadine, ouvrière et bourgeoise.

* Une opposition entre le patronat et le prolétariat.

 

Problématique : Quelles sont les grandes mutations affectant les structures économiques et sociales durant cette période ?

 

I. Comment le processus d’industrialisation transforme t-il les sociétés ?

 

            A. Pourquoi peut-on parler de sociétés industrielles ?

 

METHODE 1 : NADA et présentation d'un document

METHODE 2 : Commentaire d'une carte historique

 

T. P. Comparer des cartes : comprendre les modifications des révolutions industrielles

Cartes 1 et 2 pages 10 et 11 : Industrialisation et urbanisation en 1850, dans les années 1930

 

Quels sont les trois secteurs industriels présents ? Lequel est le plus important en 1850 ?

_ Les trois secteurs industriels présents sont l’extraction minière (fer et charbon), l’industrie textile et l’industrie diversifiée (construction de chemins de fer, locomotives…).

_ En 1850 l’industrie textile est la plus développée.

En effet jusqu’en 1880 les industries de la 1ère Révolution Industrielle (textile, mais aussi charbon et machine et vapeur) sont les plus importantes.

 

_ Jusqu’au XVIII siècle, le monde est essentiellement rural. Un artisanat et une proto-industrie existent mais les deux Révolutions Industrielles (1780-1850 ; 1880-1ère moitié du XX siècle) changent considérablement l’échelle de ces activités. C’est l’industrialisation de l’Europe et de l’Amérique du Nord. (L’industrie est l’ensemble des activités économiques ayant pour objet l’exploitation des richesses naturelles et leur transformation.)

_ La 1ère Révolution Industrielle est basée sur le textile, le charbon et la machine à vapeur. Ces industries dominent jusqu’en 1880. La 2e Révolution Industrielle est fondée sur deux nouvelles énergies : électricité et pétrole, et sur de nouvelles technologies : industrie chimique et sidérurgique, automobile.

 

Industrialisation (p. 12) : processus d’extension et d’intensification des activités industrielles ; moment où la production industrielle dépasse la production agricole.

 

 

Comment évoluent les chemins de fer entre 1850 et 1930 ? Peut-on dire que le processus d’industrialisation s’accompagne d’une révolution des transports ?

*En 1850 les chemins de fer sont nombreux en Angleterre, mais peu nombreux dans le reste de l’Europe. Par contre dans les années 1930 l’Europe est quadrillée par le réseau de voies ferrées.

*La multiplication des voies ferrées, leurs constructions en étoiles autour de capitales comme Paris ou Londres, le maillage plus fort en Europe de l’ouest, facilitent les transports d’hommes et de marchandises. Tout ceci correspond à une révolution des transports.

 

_ La Révolution Industrielle s’accompagne d’une révolution des transports. Les réseaux de voies ferrées se densifient surtout en Europe du Nord Ouest. La France a construit un réseau en étoile autour de sa capitale Paris, alors que l’Allemagne privilégie les relations entre ses Landers (régions). Cette multiplication de voies ferrées facilite les transports des hommes et des marchandises.

 

 

Quelles sont les conséquences de la présence des chemins de fer sur les campagnes ? Les villes ?

*Les chemins de fer facilitent le départ d’hommes des campagnes vers les villes, et bouleversent leurs économies au bénéfice des villes. Les migrations saisonnières deviennent définitives : c’est l’exode rural et l’installation de paysans, de montagnards dans les villes comme ouvriers. Mais aussi cela facilite les migrations internationales.

* En conséquence les tailles des villes s’accroissent, et de nouvelles villes apparaissent autour de bassins industriels, par exemple en Allemagne dans la région de la Ruhr. Les villes sont des pôles urbains et industriels.

Où se trouvent les populations les plus importantes dans les années 1930 ?

La population se concentre à proximité des industries (main-d’œuvre), de marchés (villes ou ports), des centres de matières premières (bassins industriels). Les périphéries des villes des Pays Noirs (mines de charbon) connaissent une forte urbanisation.

 

_ L’essor du transport entraîne un déplacement massif des populations des campagnes vers les villes : c’est l’exode rural. Les migrations saisonnières des paysans travaillant dans les usines en hiver et dans les champs en été s’arrêtent, la main-d’œuvre se fixe dans les villes.

Les migrations internationales (Italiens vers les mines de Belgique, de l’est de la France) contribuent à augmenter la taille et le nombre des villes.

_ La population se concentre à proximité des industries (main-d’œuvre), de marchés (villes ou ports), des centres de matières premières (bassins industriels). Les périphéries des villes des Pays Noirs (mines de charbon) connaissent une forte urbanisation. De nouvelles villes apparaissent dans les bassins industriels, comme celles de la Ruhr en Allemagne.

 

Urbanisation (p. 15) : mouvement de concentration croissante des populations à l’intérieur des villes ou de agglomérations urbaines. Elle se mesure par le rapport, en pourcentage, entre la population urbaine et la population totale d’un pays.

 

En 1850 quel pays a le réseau de voies ferrées le plus important ? Que peut-on dire de ce pays par rapport aux autres pays européens ?

La Grande Bretagne a été à la tête de la 1ère Révolution Industrielle, c'est un pays pionnier on voit son avancée par rapport aux autres pays par le nombre de voies ferrées déjà installées en 1850.

 

  

            B. Quels sont les mécanismes de la Révolution Industrielle ?

 

Organigramme : industrialisation le démarrage économique

 

_ La Révolution Industrielle correspond à une modification des capacités et des méthodes de production. Les richesses (capitaux) accumulées pendant des siècles de capitalisme commercial sont employées à mettre en valeur des innovations technologiques. 

_ L’introduction du machinisme c’est-à-dire l’utilisation de machines (machines à vapeur, métier à tisser, machines agricoles) et de nouvelles méthodes de travail (on passe du travail à domicile au travail à l’usine, puis au taylorisme…) diminuent les coûts de fabrication tout en permettant de produire plus.

_ La révolution des transports permet de porter les marchandises sur des marchés parfois lointains (trains à l’intérieur de l’Europe, steamers [bateau à vapeur] sur les mers)

_ La croissance économique et l’industrialisation provoquent l’emploi d’une forte main d’œuvre. Malgré les conditions de travail difficiles et de maigres salaires, la baisse des prix permet d’accéder à une hausse de la consommation et du niveau de vie.

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La Madone italienne : photographie de Lewis Hine

22 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Lewis W. Hine, Madone italienne, Ellis Island (1905)

 

 

Photographie d'art Lewis Hine La madonne italienne

  

L. Hine a accompagné cette photographie de la légende suivante : « Le jour où cette photographie fut prise, 12 000 immigrants sont arrivés à Ellis Island. »

 

Pour connaître le contexte : http://www.lesite.tv/videotheque/0209.0475.03-larrivee-des-immigrants-a-ellis-island

 

 

LECTURE DE L’ŒUVRE

1) Présenter le document

2) Où la photographie a-t-elle été prise ?

3) Quelles sont les personnes représentées ? Avec quel cadrage ?

4) Distinguez les différents plans de l’image. Comment sont-ils matériellement séparés ?

5) Quelle est l’attitude de la mère et de l’enfant ? Celle des personnes derrière eux ?

6) Décrivez les jeux de regard des différentes personnes photographiées.

ANALYSE DE L’ŒUVRE

7) Qu’est-ce qu’une Madone ? Justifiez le titre de cette œuvre.

8) Confrontez la photographie et la légende : pourquoi Hine apporte-t-il cette précision ? Que cherche-t-il à montrer ?

9) Quelle est l’origine de ces immigrés ?

10) Par quelles étapes passent-ils pour entrer sur le territoire américain (carte)

11) Dans quelles conditions vivent-ils une fois entrés sur le territoire américain ?

12) Quel message Hine délivre-t-il ?

 

Lewis W. Hine (1874-1940) : sociologue de formation, il commence sa carrière de photographe en 1904 en réalisant un documentaire sur l’arrivée des migrants européens à Ellis Island. Par ses photographies, Hine témoigne de la réalité sociale des migrants.

 

Pour vous aider lors de l'analyse de l'oeuvre voici la représentation lors de la Renaissance italienne d'une Madone :

 

Madone italienne

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