Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
MUSECLIO

Articles avec #histoire des arts tag

Analyse de BD sur la 1ère Guerre mondiale : l'oeuvre de Tardi 1

12 Mars 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Analyse de BD sur la 1ère Guerre mondiale : l'oeuvre de Tardi

 

 

 

 

 

METHODE SIMPLIFIEE D’ANALYSE DE LA BD

 

 

I- Présentation de la BD

1- Titre de la BD, son type de dessin (école franco-belge, manga japonais, comics américain…).

2 - Nom et courte biographie de l’auteur et/ou dessinateur, sa nationalité.

3- Date de parution et contexte historique.

4- Résumé de la BD.

5- Destinataire : public visé, réception du public.

 

II- Description et analyse

6- La composition de la planche : nombre de vignettes, couleurs …

7- La situation des scènes : lieu, date,…

8 - L’analyse des vignettes sélectionnées - décrire les vignettes choisies avec le vocabulaire approprié. Préciser si l’auteur respecte la réalité historique.

 

III- Interprétation

9- Quel(s) message(s) l’auteur veut-il transmettre (critique, dénonciation …) ?

 

Vocabulaire spécifique de la BD

 

Planche : page entière de B.D., composée de plusieurs bandes.

Bande : (aussi appelée un “strip”) succession horizontale de plusieurs images.

Vignette : (aussi appelée une case) image d’une bande dessinée délimitée par un cadre.

Bulle : (aussi appelée un phylactère) forme variable qui, dans une vignette, contient les paroles ou pensées des personnages reproduites au style direct.

(un) Appendice relié au personnage : permet d’identifier le locuteur. Il prend la forme d’une flèche pour les paroles et de petits ronds pour les pensées.

Cartouche : encadré rectangulaire contenant des éléments narratifs et descriptifs assumés par le narrateur, appelés également commentaires.

 

Lexique de la Bande dessinée : de nombreux sites proposent des lexiques. Pour connaître les termes essentiels vous pouvez par exemple consulter :

http://www.sesam.cd/site/images/stories/fiches_methodologiques/fiche_methodo_6_lexique.pdf

ou     http://lecoindesbulles.blogspot.com/2007/03/le-vocabulaire-de-la-bande-dessine.html

 

LIENS SUR TARDI ET LA BD

 

Lien : http://profcattiaux.pagesperso-orange.fr/mapage6/hda-fiche-francais-tardi5.pdf

Exemple d’analyse de trois planches de BD de Tardi

 

Vignettes en couleur : http://www.tice-cool.fr/TICE-COOL/BDs_files/Fiche%20Tardi.pdf

 

Analyse générale de l’œuvre :

http://www.clg-chartreux.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/pdf/putain_de_guerre-1.pdf

 

 

 

PRESENTATION GENERALE

 

1- Titre de la BD : Putain de guerre, 1914, 1915,1916, parue en 2008.

Autre titre : C’était la guerre des tranchées.

Ecole de BD : franco-belge

 

2- Tardi est un auteur dessinateur français né en 1946. Il a passé son enfance en Allemagne car son père est militaire de carrière. Il fait l’école des Beaux Arts de Lyon. Son sujet de prédilection est la 1ère GM car son grand père gazé pendant la 1ère GM lui a narré toute son enfance des récits de cette guerre et l’a hanté de nombreuses nuits.

 

3- Il parait en 2008, année de commémoration du 90ème anniversaire de la 1ère GM. Le dernier poilu vient de disparaître

 

4- C’est un récit de fiction qui suit de manière chronologique la vie d’un poilu dans les tranchées. On suit un homme du peuple dans ses réflexions, ses peines quotidiennes.

L’histoire est découpée en 3 parties :

- 1914 : la bataille de la Marne,

- 1915 : les tranchées

- 1916 : les soldats des colonies, Verdun, l’entrée en guerre des américains « des tommies »

On suit un soldat français mais l’auteur montre les deux côtés de la ligne avec le même réalisme. Le personnage principal pourrait tout aussi bien être allemand.

 

5- Une oeuvre destinée essentiellement au public français et unanimement salué par la critique car très proche de la réalité historique. Tardi s’entoure d’ailleurs de Paul Verney pour élaborer cet ouvrage, historien spécialiste de la 1ère GM.

 

II-

6-7-8 Seulement 6 vignettes pour cette planche. Il n’ y a pas de bulles. Le dessin suffit par lui-même. Les vignettes ont des formes différentes, reprenant l’action en cours :

* Les deux cercles de chaque côté du haut de la planche évoquent la vision (forme circulaire de l’œil posé sur une paire de jumelle). Au niveau des couleurs les deux cercles montrent aussi la succession du jour et de la nuit par l’alternance ombre et lumière).

* La forme horizontale est celle de la zone du no man’s land. Cela montre l’étirement de cette zone comme est horizontale la vision des soldats au fond de leur tranchée. Situé entre les deux cercles,  l’horizon voit se superposer plusieurs bandes : débris de bâtiments en noir profond, lever du soleil figuré par l’empilement du clair surmonté d’un gris sombre.

* Les trois vignettes suivantes sont verticales pour mieux montrer l’exiguïté du soldat circulant dans la tranchée.  

 

Il n’y a pas de dialogue, seulement des descriptions et la narration des actions du personnage principal.

 

Les couleurs sont ternes, grises, elles montrent l’aspect sordide de la vie des soldats dans les tranchées entre pluie, boue et mort !

 

III-9 -  Tardi veut faire prendre conscience de l’horreur de la guerre. C’est un devoir de mémoire de la part de Tardi pour éviter que cela ne se reproduise. Un récit antimilitariste montre les lieux dévastés, les traits fatigués des combattants et le contact de la boue.

 

 

ETUDE D’UNE PLANCHE DE BD : C’ETAIT LA GUERRE 1914 1918 DE TARDI

 

LA VISION DES TRANCHEES PAR TARDI

 

 BD Tardi Tranchées

 

 

TRAVAIL D’ETUDE :

            1. Présenter le document. Recherchez qui est Tardi et le contexte de la date de parution de la BD.

            2. Pourquoi l’auteur a-t-il choisi pour la narration ces formes de vignettes ? Qu’est-ce que cela apporte à l’histoire racontée ?

            3. Décrire les vignettes et relever les termes désignant les tranchées, leur disposition et les aménagements (« abri », « boyaux », etc.). Comparez les deux. Faites un schéma de la zone des tranchées.

            4. Décrire l’armement et l’équipement des soldats. Evaluez le poids et l’efficacité du matériel transporté. Relevez le détail montrant l’appartenance au 19e régiment d’infanterie de Binet.

 

 

 

 

 

ETUDE D’UNE PLANCHE DE BD : C’ETAIT LA GUERRE 1914 1918 DE TARDI

 

LA VISION DU NO MAN’S LAND PAR TARDI

 

 

 BD Tardi No man's land

 

TRAVAIL D’ETUDE : 

            1. A partir du texte et de la description de la première vignette définir no man’s land.

            2. Quels éléments montrent la brutalité des combats dans le no man’s land ?

            3. En quoi la forme des vignettes et plusieurs éléments des dessins renforcent l’impression de chaos, de bouleversements issus des destructions ?

 

 

 

 

ETUDE D’UNE PLANCHE DE BD : C’ETAIT LA GUERRE 1914 1918 DE TARDI

 

LA VISION D’UNE GUERRE MONDIALE PAR TARDI

 

 

BD-Tardi--Les-combattants-du-monde-entier.jpg

 

1.      Etablir une liste des différentes nationalités présentes dans le conflit.

2.      Retrouver l’uniforme des combattants de chaque nationalité sur la planche à l’aide du livre du CDI :   ou de sites Internet.

3.      Quelle est l’impression donnée par la première vignette ? Par la dernière ? Pourquoi la vignette centrale ne comporte-t-elle pas de texte ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Histoire des arts : En quoi la gravure de Lucas Cranach exprime l’esprit et les revendications des réformés ?

12 Mars 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Histoire des arts : En quoi la gravure de Lucas Cranach exprime l’esprit et les revendications des réformés ?

 

Interpréter une allégorie

 

 

 

 

 

 Vraiefausseegliselucas Cranach

 

 

 

 Répondre aux questions : 

1) Quel rôle l’artiste dévolue-t-il au chapiteau central ?

2) Quels sont les éléments qui permettent d’identifier d’une part l’Eglise catholique et, d’autre part, l’Eglise protestante ?

3) Autour de quel personnage entouré par les fidèles est bâti, de part et d’autre, la représentation de chacune des deux religions ?

4) Quel livre consulte, selon vous, Luther du haut de sa chaire ?

5) Quel est le personnage représenté attablé devant des sacs de pièces de monnaie et d’un coffre ? Que fait-il ?

6) Identifiez dans la gravure les deux sacrements reconnus par les protestants ;

7) Comparez les représentations des cieux et de Dieu. Que constatez-vous ?

8) Quel nom donne-t-on à un dessin ou à une peinture qui accentue ou met en évidence certains détails ? Peut-on donner ce nom à cette gravure ?

9) Quelle religion soutient, selon vous, le graveur ?

 

 

 

 

 

 

1) Quel rôle l’artiste dévolue-t-il au chapiteau central ?

Le chapiteau central, élément d’architecture religieuse, permet de séparer les deux Eglises catholiques et protestantes, mais aussi de les opposer au bénéfice des protestants.

 

2) Quels sont les éléments qui permettent d’identifier d’une part l’Eglise catholique et, d’autre part, l’Eglise protestante ?

* L’Eglise catholique se reconnaît par ses membres : pape coiffé de la tiare (triple couronne), l’évêque à sa mitre, les moines à leur robe de bure et à leur tonsure (crâne tondu)… On trouve également des moniales (près du pape), une cloche.

* De l’autre côté les protestants se reconnaissent au dénuement de leur temple, à l’absence de prêtre, à la présence de la Bible

 

3) Autour de quel personnage entouré par les fidèles est bâti, de part et d’autre, la représentation de chacune des deux religions ?

* La représentation de chacune des religions est bâtie autour du personnage du prédicateur ; d’un côté, pour les protestants, c’est le réformateur et ancien moine Martin Luther qui est entouré des fidèles.

* De l’autre, les catholiques (des moines) entourent un moine gras au regard cruel. Un petit démon est posté près de son oreille et actionne un soufflet pour lui inspirer de mauvaises idées.  

 

4) Quel livre consulte, selon vous, Luther du haut de sa chaire ?

La Bible est le livre sacré dont l’autorité est la seule acceptée par les Protestants.

 

5) Quel est le personnage représenté attablé devant des sacs de pièces de monnaie et d’un coffre ? Que fait-il ?

Le pape, reconnaissable à sa tiare, vend des indulgences pour obtenir de l’argent. Les indulgences sont des promesses de messe pour obtenir le pardon de Dieu.

Les opposants à la vente des indulgences accusent le pape de vendre ce qui n’appartient qu’à Dieu : le temps passé au purgatoire et l’accès au paradis. C’est l’accusation en particulier de Luther.

 

6) Identifiez dans la gravure les deux sacrements reconnus par les protestants.

La gravure montre les sacrements du baptême ainsi que celui de la communion sous les deux espèces (consommation du pain et du vin).

 

7) Comparez les représentations des cieux et de Dieu. Que constatez-vous ?

* Les cieux des catholiques montrent un Dieu en colère. Des nuages où il se tient sortent des flammes et de la grêle montrant sa colère. A ses côtés se tient un moine aux mains percées comme la Christ. Ce porteur de stigmate est saint François d’Assise. Il prend la place du Christ.

* Le ciel protestant comporte plusieurs éléments montrant le lien des protestants avec Dieu. Le ciel est peuplé d’anges bienveillants. De la main de l’orateur part un texte. Celui-ci rencontre plusieurs éléments : une colombe illuminée représentant le Saint-esprit, puis l’agneau pascal figurant le Christ, à proximité de Dieu se trouve le Christ agenouillé. Le texte aboutit à Dieu le père.

 

8) Quel nom donne-t-on à un dessin ou à une peinture qui accentue ou met en évidence certains détails ? Peut-on donner ce nom à cette gravure ?

Le nom donné à un dessin accentuant certains détails est celui de caricature.

 

9) Quelle religion soutient, selon vous, le graveur ?

Le graveur en montrant Dieu apaisé et bienveillant du côté protestant, et des diables du côté catholique, monte qu’il soutient le protestantisme.

 

Lire la suite

Base de données d'art

23 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Voici une nouvelle base de données :

 

http://jocondelab.iri-research.org/jocondelab/keywords/

 

Elle permet de rechercher des oeuvres d'art par noms d'artistes, ou d'oeuvres mais aussi par thèmes.

Lire la suite

Comment réaliser un scénario ? des dialogues ?

16 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

COMMENT REALISER UN SCENARIO ? DES DIALOGUES ?

 

I. TRAME

 

_ L’action : autour d’une action unique, de préférence dramatique, créer un climat (peur, tristesse, joie) provoquant de l’émotion.

_ Les personnages : choisis pour leurs liens (un homme, une femme et un homme ne signifient rien, au contraire d’un mari, une épouse et son amant ; un juif et un nazi…) ou pour leur caractère symbolique (le chevalier symbolisant la justice, la vieille femme symbolisant la mort, l’enfant évoquant l’avenir…).

_ Les enjeux : à travers une chute (action ou dialogue terminant le récit) donner un sens (politique, historique, moral…) à la planche.

 

 

II. LES DIALOGUES

 

1) Imaginer l’action vignette par vignette avec une gradation des sentiments, du drame jusqu’à la chute finale.

 

2) Les sentiments animant les paroles peuvent être figurées par des dessins. La façon de s’exprimer par des majuscules (cris) ou avec des tailles de caractère (petites minuscules correspondent à des chuchotements…).

 

 

 

3) Les couleurs évoquent la nature des sentiments : le rose évoque l’amour, le rouge le côté sanguinaire, le vert la colère, le bleu la douceur….

 

 

III. PRESENTATION DU SCENARIO

 

Le titre

Description du thème/sujet

Présentation des personnages (physique et caractère)

Scénario vignette par vignette, avec description de la scène puis les dialogues.

 

 

IV. TRAMES DE SCENARIO A DEVELOPPER 

 

Imaginer une planche de quatre ou cinq vignettes avec les dialogues en choisissant une des trames suivantes :

 

1) Science fiction/uchronie : un super héros (vous avec des superpouvoirs) remonte le temps et sauve un enfant de le mort. Le super héros revient à son époque et se rend compte que l’enfant qu’il a sauvé était Hitler !

2) Un soldat allemand est retrouvé inconscient et défiguré après un combat à mort avec un juif. Il a perdu la mémoire mais continue à se battre dans l’armée. Les jours suivants des souvenirs lui reviennent. En arrivant dans un camp d’extermination il se rend compte qu’il est juif et a échangé ses vêtements avant de tomber inconscient après le combat contre le véritable soldat allemand.

3) Quatre princesses sont dans un château et s’ennuient ! Elles échangent selon leurs caractères des paroles venimeuses, gentilles, amusantes, tristes… Soudain, la porte s’ouvre et entre au choix une affreuse future belle-mère, un prince charmant et ses trois-frères, le père-Noël, etc.

4) Des élèves animaux vivent une aventure réelle ou imaginaire de la classe : quatre animaux, le professeur ornithorynque, le paresseux amical mais toujours endormi, un chaton charmeur et un singe malicieux, etc… Le paresseux s’endort. Le singe et le chaton décident de lui faire une blague en lui mettant de l’encre rouge sur les joues. Il le réveille en lui disant qu’il est blessé ! A ce moment le professeur ornithorynque arrive en demandant où est passée son encre rouge pour corriger les copies !

5) Imaginer une nouvelle aventure de Gaston Lagaffe ou de votre héros de BD préféré.

 

Lire la suite

TEXTE DE SYNTHESE SUR MAUS : LE ZOOMORPHISME

16 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

TEXTE DE SYNTHESE SUR MAUS : LE ZOOMORPHISME

 

Correction fiches sur comparaison Maus d'Art Spiegelmann, la Bête est morte d'Italo Calvo et Auschwitz de Pascal Croci.

 

(Travail préparatoire à l’écriture de scénario)

 

* Permet une narration « apaisée », sans qu’elle soit choquante (à la différence d’Auschwitz de Pascal Croci).

* Tradition d’utilisation des animaux dans la littérature française : Roman de Renard au Moyen Age, fables de La Fontaine, et finalement La Bête est morte en BD.

* Maus est singulier avec une noirceur pour adultes qui le différencie des BD pour enfants ou des comics américains.

L’intérêt graphique du zoomorphisme est donc ici d’effectuer un contraste entre les personnages représentés avec une douceur dédramatisant, mais qui souligne la violence de l’action vécue par les souris juives.

L’intérêt intellectuel est de créer une démonstration de la logique de haine nazie par l’utilisation de la chaîne alimentaire. La souris (juif) est mangé par le chat (nazi) lui-même pourchassé par le chien (américain démocrate donc antinazi). Les cochons (Polonais) sont en dehors de cette chaîne alimentaire, car ils ne sont pas ciblés par l’antisémitisme nazi mais la Pologne est occupée par l’Allemagne.

 

 

Cependant, il y a des remarques et des limites :

* Le rôle des masques permettant aux juifs de dissimuler leur identité.

* la question de la double appartenance : le chien noir américain peut-être victime de racisme aux Etats-Unis à cette époque… L’amie de cœur d’Art Spiegelmann est une juive française. La question se pose doit-elle être représentée en grenouille ou en souris ?

 

 

Lire la suite

Histoire des arts : Felix Vallotton et la 1ère Guerre mondiale

5 Décembre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Voici un lien pour découvrir l'oeuvre de Félix Vallotton : http://www.youtube.com/watch?v=HDA8VCUsmVw

 

 

Lire la suite

Liens sur le patrimoine industriel de Romilly sur Seine

4 Janvier 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

Le patrimoine industriel de Romilly sur Seine :

 

 

 

 

 

Les Établissements Boudios,
Romilly-sur-Seine

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_84.htm

 

 

 

Les Établissements Claverie,
Romilly-sur-Seine

 

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_82.htm

 

 

Les Établissements Jacquemard,
Romilly-sur-Seine

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_85.htm

 

 

Les silos de la SCARM,
Romilly-sur-Seine

 

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_09.htm

 

 

Les Établissements Dupré,
Romilly-sur-Seine

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_06.htm

 

 

La maison Vin,
Romilly-sur-Seine

 

 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pia/fiche_81.htm

 

 

 

Lire la suite

L'Ecole d'Athènes de Raphaël

20 Avril 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

 

L’EMERGENCE DE L’ARTISTE A LA RENAISSANCE

 

Introduction : Le nouvel idéal de l'homme, que l'on retrouve à la fois dans les idées des humanistes et dans la réforme religieuse, est aussi représenté dans les œuvres d'art de la Renaissance.

 

Comment s’opère l’émergence de l’artiste ? Comment s’effectue la naissance de l’individu en tant que sujet de représentation ?

 

En quoi les œuvres d’art sont-elles le reflet des réflexions scientifiques et esthétique de la Renaissance ?

 

 

TP pages 196-197 : L’Ecole d’Athènes

 

L’Ecole d’Athènes de Raphaël  en 3D :

http://crimson.eventorb.com/ytvideowatch.aspx?vid=skG6Vo07Nh4

 

Lignes de Composition de L’Ecole d’Athènes de Raphaël (1 min 38) :

http://hervephilippo.unblog.fr/category/histoire-secondes/

 

 

 L’école d’Athènes par Raphaël, explication de la perspective sur le blog :
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.ac-grenoble.fr/lycee/LAB/HG/FabienneANDRE-HIGEO/seconde/Renaissance/images/ecole%2520d%27athenes%2520composition.jpg&imgrefurl=http://profshistoirelcl.canalblog.com/archives/2006/12/06/3402878.html&usg=__WOoswNdj0YkFP71n_pHtR0W0ylM=&h=1469&w=2070&sz=164&hl=fr&start=38&sig2=YBju0dFGIDHDLN-98_zvpQ&tbnid=IXKZZpmhtI-UOM:&tbnh=106&tbnw=150&ei=JyuDSfSqI4Wo0gX13PSaAg&prev=/images%3Fq%3Dl%2527%25C3%25A9cole%2Bd%2527Ath%25C3%25A8nes%26start%3D21%26gbv%3D2%26ndsp%3D21%26hl%3Dfr%26rlz%3D1B3GGGL_frFR249FR250%26sa%3DN

www.ac-grenoble.fr/lycee/LAB/HG/FabienneANDRE...

 

 

 

 

Question 1 page 197 : Comment et pour qui a été réalisée cette oeuvre ?

L’oeuvre est une fresque réalisée pour le pape et mécène Jules II.

_ La première capitale de la Renaissance est Florence, lors du quattrocento (le xve siècle) grâce à l’action de grands personnages comme les Médicis. Mais lors du XVI siècle (cinquecento), Rome devient la nouvelle capitale de la Renaissance grâce à l’action de papes comme Jules II.

_ Par leur mécénat les papes font reconstruire la basilique Saint Pierre et notamment la chapelle Sixtine. Ils font appel aux artistes Michel Ange et Raphaël qui servent de modèles pour l’Europe entière.

Renaissance (p. 186) : période de développement culturel et artistique (XV et XVI siècles) perçue par ses contemporains comme un renouveau.

Mécénat (p. 186) : protection accordée par un puissant à des artistes ou des lettrés qui doivent en retour honorer leur bienfaiteur.

Raphaël (p. 196) : (1483-1520). Peintre de la Renaissance italienne (1483-1520). Profondément influencé par Michel Ange et par Léonard de Vinci. Il travaille d’abord à Pérouse puis au service de la République de Florence. Appelé à Rome en 1508, il devient le peintre officiel de la papauté.

 

Qui est Raphaël ?

_ L’époque de la Renaissance est celle de l’émergence de l’artiste. Raphaël est le peintre officiel de la papauté. Sa célébrité lui permet de s’affirmer face à ses mécènes. Le statut d’artiste est désormais différent de celui de l’artisan. La proximité des artistes les plus célèbres avec les princes de la Renaissance favorise leur ascension sociale et augmente leur liberté de création.

 

 

 

 

Question 2 page 197 : A quelle époque est située la scène ? Dites pourquoi. 

L’Ecole d’Athènes évoque la cité athénienne à l’époque d’Aristote et de Platon. Mais, au fur et à mesure que l’on s’approche du spectateur qui regarde la fresque on s’avance dans le temps avec des hommes de l’Antiquité postérieurs à Platon (Ptolémée), du Moyen Age (Averroès), et même de la Renaissance (Michel Ange).

            Le but est de montrer le rôle central et fondateur d’Athènes dans l’élaboration de la philosophie, des sciences et des arts pour les autres époques.

 

Question 4 page 197 : Comment Raphaël donne-t-il l’illusion de la profondeur ? Quelles techniques utilise-t-il ?

Utilisation de la perspective.

_ La grande innovation de la Renaissance est la découverte progressive de la perspective, qui permet de créer chez le spectateur d'un tableau l'impression de profondeur. Mise au point au début du XVe siècle à Florence par des peintres comme Masaccio, elle est théorisée par Léon Batista Alberti dans son traité Sur la peinture en 1435.

_ Pour représenter un paysage en perspective, le peintre doit avoir des bonnes connaissances en géométrie : cette polyvalence de l'artiste est une des caractéristiques de la Renaissance.

Perspective (p. 186) : technique artistique et géométrique permettant de représenter un univers à trois dimension sur un espace plan en donnant l’illusion de la profondeur

 

 

 

Question 9 page 197 : Quels arts et quelles sciences sont représentés ?

Tous les arts de la Renaissance sont représentés ici.

 

Question 10 page 197 : Pourquoi Raphaël a-t-il utilisé les traits de ses contemporains pour représenter des philosophes antiques ?

 

_ L’époque est celle de la naissance de l’individu en tant que sujet de représentation. Raphaël se représente lui-même dans la fresque l’Ecole d’Athènes.

Tableau 4 page 191 : Léonard de Vinci : Un portraitiste de cour

 

Question 11 page 197 : En quoi cette œuvre est-elle révélatrice des préoccupations des humanistes ?

_ Pour les artistes de la Renaissance, les artistes antiques ont su représenter le beau et l'idéal en respectant des proportions précises, aussi bien pour les frontons des temples que pour les corps humains. Tout en continuant à représenter de nombreux sujets religieux, ils accordent une place plus importante qu'auparavant aux thèmes païens ou tout simplement laïcs (portraits...).

_ En effet l’Ecole d’Athènes montre le goût des hommes de la Renaissance pour l’Antiquité et reflète les préoccupations humanistes.

 

 

 

Lire la suite

Histoire des arts : L'affaire Pasternak

11 Mars 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

HISTOIRE DES ARTS : L’AFFAIRE PASTERNAK

 

 

 

HISTOIRE DES ARTS : Le docteur Jivago

 

 

 

Lien bande annonce : Le docteur Jivago (3 min 41) :

 http://www.youtube.com/watch?v=xZvlRD4Z_iY

Comment résumer le film Docteur Jivago ? Quel pays est à l’origine de l’adaptation du livre en film ? En quoi le film peut-il être une critique de la révolution soviétique ?

 

 

Lien réaction des dirigeants soviétiques à son prix Nobel de littérature (1958) : http://www.dailymotion.com/video/x34ujv_boris-pasternak-1890-1960_creation#

OU : http://www.youtube.com/watch?v=_qkRY_M3L2g

Quelle est la réaction des dirigeants soviétiques à l’annonce de l’attribution du prix Nobel de littérature à Boris Pasternak ? Pourquoi ?

 

 

Texte 1 : Un roman censuré en URSS :

« Au printemps 1956, Pasternak avait proposé son roman à la revue Novy Mir, et l’avait envoyé en même temps en Italie à l’éditeur Feltrinelli en l’autorisant à le faire parvenir en France et en Angleterre à des fins de publication. Après avoir pris connaissance du roman, le comité de rédaction de Novy Mir a envoyé à Pasternak une longue lettre examinant le roman en détail et expliquant pourquoi il ne pouvait être question de publier une œuvre fondée sur l’idée que « non seulement la révolution d’Octobre n’a eu aucune conséquence positive pour l’histoire de notre peuple et pour celle de l’humanité, mais [qu’] elle n’a entraîné que le mal et le malheur. »

Les Editions d’Etat ont refusé de publier ce roman pour les mêmes raisons. Sous la pression des milieux littéraires, Pasternak a envoyé à l’éditeur Feltrinelli un télégramme le priant de lui retourner son romain. Mais Feltrinelli, qui avait entre-temps rompu avec les communistes pour passer dans le camp des réactionnaires, a refusé de rendre le livre s’est empressé de le publier en Italie. Le Docteur Jivago a déjà été réimprimé huit fois par la presse réactionnaire antisoviétique. [.]

Ce roman est une attaque de l’idéologie marxiste et de la pratique de la lutte révolutionnaire, un pamphlet haineux contre ceux qui ont fait la révolution. […]

C’est pourquoi il est impossible de publier ce roman en le « corrigeant », en supprimant de façon mécanique les passages contre-révolutionnaires. De plus, si nous publions ce roman chez nous nous, il paraîtrait aussitôt dans les démocraties populaires. »

            Note du 10 octobre 1958 du département de la Culture d’URSS

 

Texte 2 : Pasternak « rentre » dans le rang

« J’ai reçu l’attribution du prix Nobel comme une distinction littéraire, je m’en suis réjouis et je l’ai exprimé dans un télégramme envoyé à Anders Esterling, secrétaire de l’Académie de Suède. Mais je me suis trompé. […] Au bout d’une semaine, ayant vu l’ampleur qu’avait prise la campagne politique menée autour de mon livre et m’étant convaincu que cette attribution était un geste politique, qui entraînait à présent des conséquences monstrueuses, j’ai, de mon propre chef, sans que quiconque m’y contraigne, envoyé mon refus volontaire. Dans ma lettre à Nikita Khrouchtchev, j’ai déclaré que j’étais lié à la Russie par ma naissance, par ma vie et par mon travail, et qu’il était pour moi inconcevable de la quitter et de partir en exil à l’étranger. Par ce lien, j’entends non seulement son attachement pour la terre et pour la nature de mon pays, mais aussi, bien sûr, pour son peuple, son passé, son présent glorieux et son avenir.

Mais entre ce lien et moi se sont dressés les obstacles que, par ma faute, a engendrés le roman.

Je n’ai jamais eu l’intention de nuire au gouvernement et au peuple de mon pays. La rédaction de Novy Mir m’avait averti que ce roman pouvait être compris par les lecteurs comme une œuvre dirigée contre la révolution d’Octobre et les fondements du régime soviétique. Je n’en étais pas conscient, ce que je regrette à présent.

En effet, si l’on considère les conclusions découlant de l’analyse critique du roman, il en ressort que je soutiendrais les positions erronées que voici : j’affirmerais que toute notre révolution est un phénomène dépourvu de toute légitimité historique, que la révolution d’Octobre a été l’un de ces phénomènes illégitimes, qu’elle a apporté à la Russie des malheurs et causé la perte de l’intelligentsia russe de souche. […] Je suis convaincu que je retrouverai en moi les forces nécessaires pour rétablir ma réputation et regagner la confiance de mes camarades. »

            Lettre de B. Pasternak à la rédaction de la Pravda, écrite le 5 novembre 1958 et publiée le lendemain.

 

Texte 3 : Une œuvre contre-révolutionnaire

« A cette époque des gens comme le soldat Pamphile Palykh (moujik [personne de classe sociale peu élevée] solide et abruti) qui spontanément haïssait d’une haine bestiale les intellectuels, les seigneurs et les officiers, étaient un véritable trésor pour les intellectuels de gauche enthousiastes qui leur attachaient un prix considérable. Leur manque d’humanité était présenté comme un miracle de la « conscience de classe », leur barbarie comme un modèle de « fermeté prolétarienne et d’instinct révolutionnaire ». Telle était la gloire que Pamphile avait acquise. Il était on ne peut mieux avec un des chefs des partisans et des autorités du Parti. Aux yeux de Iouri [Jivago] ce costaud ténébreux et insociable était un dégénéré. Sa dureté, la monotonie et la pauvreté de ses intérêts et de ses affections décelaient en lui un anormal. »

« Ils [les dirigeants du Parti] étaient mis aux rangs de divinités aux pieds desquelles la révolution déposait tous ses présents et tous ses sacrifices. Ils étaient assis silencieux et sévères comme des idoles, la vanité politique les avaient dépouillés de tout ce qu’ils avaient eu de vivant et d’humain. »

 

« Je ne connais pas de courant qui soit plus replié sur lui-même, plus éloigné des faits que le marxisme.

Chacun s’occupe de vérifier ses idées par l’expérience alors que les gens du pouvoir eux au nom de cette fable qu’ils ont forgée sur leur propre infaillibilité font ce qu’ils peuvent pour tourner la vérité. Je n’aime pas les gens qui sont indifférents à la vérité ».

            Extraits du Docteur Jivago, Editions Gallimard, 1994.

 

 

 

Timbre poste 4 : Timbre poste soviétique célébrant le centenaire de la naissance de Boris Pasternak, l’année 1990 étant proclamée « année Pasternak » en URSS.

 

Timbre-sovietique-Boris-Pasternak.jpg

 

 

I. PRESENTATION DE L’OEUVRE

1. Que raconte le roman de Pasternak ? Avec quel point de vue ? (texte 3)

2. Rappelez le contexte politique.

3. Pourquoi Pasternak peut-il espérer publier son roman ?

4. Quelle procédure un auteur devait-il suivre pour être publié dans l’URSS de Khrouchtchev ? (texte 1)

5. Comment Pasternak parvient-il à se faire publier ? (doc. 3)

  

II. ANALYSE DE L’ŒUVRE

6. Pourquoi Le Docteur Jivago est-il interdit de publication par les autorités soviétiques ? (textes 1 et 3)

7. Montrez que la lettre de Pasternak est rédigée sous la pression des autorités. (texte 2)

8. Après avoir replacé le timbre poste 4 dans son contexte, expliquez en quoi il illustre ce qu’a été la glasnost.

 

9. Montrez en quoi l’affaire Pasternak révèle les limites de la déstalinisation dans l’URSS de Khrouchtchev.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Histoire des arts : caricature Les limites de la dénazification

11 Mars 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 CARICATURE : BLANCHIMENT DES NAZIS

 

 

 

 

 

 

 

caricature blanchiment des nazis image

 

 

Caricature-blanchiment-des-nazis-legende.jpg 

 

ANALYSE :

 

Après avoir présenté le document et son contexte, expliquez pourquoi il illustre les limites de la dénazification.

 

Lire la suite
1 2 3 > >>