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MUSECLIO

Cours 2e Histoire : L'élargissement du monde (XV-XVI siècle) 4

25 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

IV. Pékin est elle une cité interdite ?

 

TP pages 174-175 : Pékin, la cité interdite ?

 

            A. Quelle est l’organisation de la cité interdite ?

 

Question 1 page 175 : Comment est organisée la Cité interdite ? (doc. 1, 2)

La Cité interdite est conçue comme une ville dans la ville, autosuffisante, avec son secteur domestique, réservé à l’empereur, et son secteur public, dévolu à l’administration (doc. 2). Son architecture dénote une recherche qui exprime la sérénité et la stabilité du pouvoir impérial (doc. 1).

 

Question 2 page 175 : Quelle  image donne l’administration impériale ? Que peut-on en déduire sur la perception que les Chinois ont de leur empire ? (doc. 1, 2, 3)

L’administration impériale est à l’image de la cité interdite (doc. 1) : un pouvoir qui agit loin du peuple et se ferme (doc. 3). C’est une administration coupée de la société, mais qui la contrôle (doc. 2, c’est le rôle des mandarins) jusqu’aux limites de la Chine, où un étranger est immédiatement contrôlé (doc. 4).

 

_La dynastie Ming établit à Pékin le pouvoir impérial en 1421. L’ancienne capitale Nankin était une ville ouverte et cosmopolite. Pékin est une cité plus fermée aux influences extérieures.

_ Pékin est la plus grande ville du monde en 1450. La ville est développée grâce à une politique de grands travaux (construction de la Cité interdite et du palais impérial).

_ L’architecture de la ville et de la Cité interdite reflète les conceptions du monde des Chinois : le plan en damier de Pékin est l’image du carré de la Terre. La Cité interdite est symbole de la fermeture de la Chine. Résidence de la famille impériale (sur 70 hectares avec environ 9000 pièces) elle est interdite au peuple. Le gouvernement centralisé est visible dans le fait que le trône se trouve au centre de la salle de l’Harmonie, elle-même au centre du palais, de la capitale et de l’Empire.

 

  Chine-des-Ming.jpg

 

 

            B. Comment la Chine passe-t-elle de l’ouverture à « la fermeture des mers » ?

 

Texte 3 page 171 : L’arrivée des premiers Européens en Chine

Question 1 page 171 : Les Européens sont-ils ici en position de faiblesse ? Pourquoi ?

Les Européens parvenant en Chine en 1517 sont en position de faiblesse.

* En effet, ils sont méconnus des Chinois, confondus avec des musulmans (envoyés dans la mosquée Koang Hiao Seu pour être instruits, et comparés à des musulmans « suivant la coutume des mahométans ».

* Ils sont en position de faiblesse également car ils ne connaissent ni la langue ni les usages de la cour impériale (présence d’un interprète, séjour pour être instruit de l’étiquette impériale).

 

Question 2 page 171 : Pourquoi sont-ils mal reçus par les Chinois ?

Les Portugais sont mal reçus par les Chinois car :

* ils sont inconnus des Chinois (« le Ta Ming Hoei Tien, recueil des lois de la dynastie Ming, ne contenait aucune mention de tribut reçu de la nation en question »),

* Leur physique étonne à leur désavantage : « nez proéminent », « yeux profondément enfoncés ».

* Surtout , leur ignorance de l’étiquette de la cour de Pékin mécontente les Chinois : « En conséquence de la conduite irrespectueuse de la part [des étrangers] […] ses hommes furent renvoyés prisonniers à Canton et expulsés hors des frontières de la province. »

 

_ L’empereur Yongle (1360-1424) a lancé des gigantesques expéditions commerciales et diplomatiques en direction des royaumes du Pacifique ouest et de l'Océan Indien. À partir de 1405, plus d'un demi-siècle avant les explorateurs portugais, les « Flottes des trésors » de l'amiral Zheng He (1371-1434) explorent l'océan Indien jusqu'au port de Calicut en Inde et la côte orientale de l'Afrique (Mozambique).

_ Cependant, après la mort de Zheng He, la Chine des Ming renonce à ces expéditions. La politique d’ouverture est considérée comme trop favorable aux commerçants, traditionnellement méprisés. De plus, la Chine se préoccupe surtout de la menace constituée par les peuples Mongols (siège de Pékin par les Mongols en 1450), par exemple avec la construction à la fin du XIV siècle d’une grande muraille symbolisant l’attitude défensive du pays.

_ La Chine renforce néanmoins un commerce maritime avec l'Asie du Sud-est, mais se ferme aux Européens à partir de 1433.Ces derniers prennent alors le contrôle des grandes routes maritimes mondiales.

 

 

 

 

Question 3 page 175 : Comment se manifeste la fermeture de Pékin et de la Chine aux étrangers ? (doc. 1, 3)

Pékin et la Chine sont résolument fermés aux étrangers (doc. 4). La centralisation empêche tout contact (doc. 3). Mais il y a aussi un complexe de supériorité, comme l’éprouve Matteo Ricci (doc. 5).

 

Question 4 page 175 : Comment les Chinois se représentent-ils le monde qui les entoure ? (doc. 1, 3, 5)

Les Chinois ont le sentiment de vivre dans l’empire du Milieu, un empire qui s’identifie au monde (doc. 5), dont le centre incarne la totalité (doc. 1) et qui, comme lui, doit être fermé (doc. 3).

 

Question 5 page 175 : Comment Matteo Ricci parvient-il à se faire accepter par Pékin ? Comment se comporte-t-il à l’égard des Chinois ? (doc. 4, 5)

Le cas de Matteo Ricci illustre les stratégies des missionnaires européens pour être acceptés. Il adopte le costume des dignitaires chinois (doc. 4) et leur présente leur pays au centre du monde (doc. 5). C’est à ce prix qu’il peut gagner certains esprits et tenter d’évangéliser (doc. 4).

 

CLASSER DES INFORMATIONS : Regroupez les informations prélevées dans les documents selon trois thèmes : l’administration impériale ; la fermeture de l’Empire aux étrangers ; les étrangers dans l’Empire.

1. L’administration de la cité interdite : bâtiments administratifs de la partie publique de la Cité (doc. 1), centralisation extrême, l’empereur présidant à l’examen du Palais (doc. 4), répercussion de ses ordres jusqu’à Canton (doc. 3).

 

2. Fermeture de l’Empire : volonté de vivre dans un monde clos (doc. 1) et autosuffisant (doc. 5), interdiction à tout étranger d’y pénétrer (doc. 3).

 

3. Les étrangers dans l’Empire : nécessité de s’intégrer aux élites locales (doc. 4) en adaptant leurs savoirs.

 

REDIGER UN TEXTE CONSTRUIT ET ARGUMENTE : Sujet : « Comment s’explique la fermeture de la Chine aux Européens ? »

_ La Chine des Ming est une brillante civilisation qui a le sentiment d’être un monde parfait et central et qui refuse donc de s’ouvrir, à l’image de la Cité interdite au coeur de Pékin.

_ L’efficacité de la pyramide administrative permet à l’empereur de diriger la Chine sans la quitter.

_ Les efforts des missionnaires européens comme le jésuite Matteo Ricci (1552-1610) pour pénétrer ce monde au prix d’importantes concessions montrent la rigueur de cette fermeture.

 

Conclusion :

_ L’intérêt des Européens pour la Chine est fort  pendant les XVe et XVIe siècles. Mais, de leur côté, les Chinois s’intéressent peu à l’Europe. Les sagesses orientales (confucianisme et  taoïsme) renforcent l’hostilité au monde marchand et à l’ouverture vers l’étranger. Cependant les Chinois n’échappent pas complètement au processus de mondialisation impulsée par l’Europe : l’argent des Amériques introduit en Chine par les Espagnols contribue-t-il à enrayer la crise monétaire chinoise à la fin du XVIe siècle, prouvant l’existence d’une économie-monde.

Economie-monde (p. 170) : Economie non limitée par les frontières politiques, animée par une dynamique planétaire et souvent organisée autour d’une ville dominante.

 

Conclusion générale :

 

   Schema-de-synthese-elargissement-du-monde.jpg

 

HISTOIRE DES ARTS

 

Rubens, Les quatre fleuves du Paradis

 

TP p. 176-177

 

ANALYSE DE L’ŒUVRE

 

Question  1 page 177 : Quels sont les personnages représentés sur l’œuvre ? Que symbolisent-ils ?

Les personnages représentés sont les quatre dieux fleuves accompagnés de figures féminines assimilées aux quatre continents.

 

Question  2 page 177 : Quels sont les éléments que Rubens réutilise de son modèle antique pour caractériser le Nil ?

Rubens réutilise le modèle antique de dos, et surtout les figures d’enfants.

 

Question  3 page 177 : Quel est l’objet tenu par le personnage symbolisant le Danube ? Que signifie-t-il ?

L’objet tenu par le personnage symbolisant le Danube est une rame, attribut d’un fleuve navigable.

 

Question  4 page 177 : Que représentent les animaux peints au premier plan ? Quel rôle jouent-ils dans la composition ?

 Le combat d’animaux au premier plan renforce par contraste le caractère paisible de la scène.

 

 

STYLE ET COMPOSITION DE L’ŒUVRE

 

Question  5 page 177 : A quelle époque semble se situer la scène ? Quels sont les éléments hérités de la Renaissance ?

 Cette scène allégorique se veut intemporelle. De l’héritage Renaissance, l’artiste conserve les codes iconographiques antiques.

 

Question  6 page 177 : Quelle est la part de nouveauté dans l’œuvre de Rubens ?

En revanche, il les adapte au goût baroque : cadrage resserré, vigueur de la composition, accentuation des couleurs.

 

UNE REPRESENTATION TRADITIONNELLE

 

Question 7 page 177 : Comment l’artiste représente-t-il les quatre parties du monde connu à son époque ?

L’artiste représente de façon traditionnelle le Tigre, l’Euphrate, le Nil et le Gange.

 

UNE NOUVELLE VISION DU MONDE

Question 8 page 177 : Quels sont les fleuves qui symbolisent, à partir du XVI siècle, les quatre parties du monde ?

À partir de la fi n du XVIe siècle, les artistes font correspondre continents et fleuves : Nil (Afrique), Tigre ou Gange (Asie), Danube (Europe), Rio de la Plata ou Amazone (Amérique).

 

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Cours 2e histoire : L'élargissement du monde (XV-XVI siècle) 3

25 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

III. Comment l’Europe cherche-t-elle des nouvelles routes maritimes pour développer ses échanges ?

 

Lien découverte voyage de Magellan (1min 53) :

http://www.youtube.com/watch?v=RasvNyd3m3A

 

TP Fernand de Magellan, un Européen à la découverte du monde

 

Question 1 page 167 : Quels sont les apports géographiques du voyage de Magellan ? (doc. 1, 2, 3, 4, 5)

L’expédition que Magellan propose au roi d’Espagne (doc. 1) a un but précis : parvenir aux Moluques, d’où les Portugais rapportent les épices, par une nouvelle route occidentale qui contournerait le continent américain par le Sud (doc. 3). Il franchit le détroit de la Terre de Feu (doc. 5) et traverse l’océan Pacifique (doc. 2), avant d’atteindre les Philippines où il trouve la mort (doc. 6).

 

Question 2 page 167 : En quoi le voyage autour du monde impose-t-il des défis inédits aux Européens ? (doc. 1, 2, 3, 5)

Magellan ignore où passe à l’Est la ligne de démarcation entre zones d’influence portugaise et espagnole (doc. 3). La découverte du détroit de Magellan est encore nourrie de mythes (doc. 5), tandis que le Pacifique se révèle être une immensité insoupçonnée (doc. 2).

 

Question 3 page 167 : Comment se manifeste la foi de Magellan ? (doc. 4, 6)

Arrivé aux Philippines, Magellan entreprend de convertir les populations et n’hésite pas à recourir aux armes là où il rencontre des résistances (doc. 4). Il y trouve la mort (doc. 6).

 

Question 4 page 167 : Comment expliquer la réaction des populations à l’arrivée de Magellan ? (doc. 1, 2, 3, 4, 5)

Les nombreuses conversions opérées auprès des Philippins (10 000) s’expliquent par le fait que ceux-ci suivent leurs chefs (doc. 4), dont certains ont vu dans les Espagnols des alliés, tandis que d’autres les perçoivent avant tout comme des conquérants (doc. 4 et 6).

 

BILAN (p. 167) : Rédiger un texte construit et argumenté. Sujet : « Comment le voyage de Magellan bouleverse-t-il la connaissance que les Européens ont du monde ? »

_ Le but de Magellan en entamant son tour du monde (1519-1522) est le même que celui de Christophe Colomb : parvenir aux îles aux épices d’Extrême-Orient. Une fois contournée la Terre de Feu, un défi inattendu est relevé, avec la traversée en trois longs mois d’un océan immense : le Pacifique.

_ L’arrivée aux Philippines est l’occasion de renouer avec l’un des autres objectifs initiaux : l’élargissement de la chrétienté. Même si Magellan est tué aux Philippines, son lieutenant El Cano accomplit la première circumnavigation intégrale. Il revient avec seulement un navire sur les cinq partis et 18 hommes.

Magellan (p. 166) : Ferdinand de Magellan, né vers 1480 d’une famille de nobles portugais, voyage aux Indes et au Maroc entre 1505 et 1513 pour le compte du roi du Portugal. Peu reconnu dans son pays natal, Magellan offre ses services au roi d’Espagne Charles Quint au nom duquel il contourne l’Amérique par le Sud. Son expédition contribue à dessiner une nouvelle carte du monde.

 

A l’aide des cartes page 166 et 2 p. 171, réaliser la carte du monde et du voyage de Magellan :

Trace écrite : carte http://blog.crdp-versailles.fr/aladecouvertedumonde/public/magellan.jpg

 

 

SEANCE TICE

 

Préparation : se munir du fond de carte et du matériel du dessinateur (crayons de papier et de couleurs, gomme, règles…).

 

1) Regarder les deux parties du documentaire en mettant sur la carte l’itinéraire de Magellan au crayon de papier, en indiquant les étapes du voyage et l’endroit de la mort de Magellan.

Documentaire complet 

Magellan 1 (5min 38) : http://www.dailymotion.com/video/xbzdx2_voyages-et-decouvertes-03-les-decou_school#

Magellan 2 (6 min 32) : http://www.dailymotion.com/video/xbzefw_voyages-et-decouvertes-04-les-decou_school?ralg=meta2-only#from=playrelon-3

 

2) Retrouver l’itinéraire du voyage de Magellan :

Exercice TICE sur le voyage de Magellan à travers Google Earth : http://www.histoire.ac-versailles.fr/spip.php?article852

 

3) A l’aide des cartes page 166 et 2 p. 171, réaliser la carte du monde et du voyage de Magellan :

 

Trace écrite : carte http://blog.crdp-versailles.fr/aladecouvertedumonde/public/magellan.jpg

 

 

magellan.jpg 

 

TRANSITION/ FIL CONDUCTEUR : Les Européens partis explorer les mers découvrent l’Amérique, contournent l’Afrique, etc. Ils propagent leur conception du monde et leur foi religieuse. A l’opposé de cette attitude les Chinois se ferment aux autres civilisations.

 

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Cours 2e Histoire : L'élargissement du monde (XV-XVI siècle) 2

25 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

II. En quoi la ville d’Istanbul est un lieu de contacts entre différentes cultures et religions ?

 

Lien : http://www.dailymotion.com/video/xa25h3_expansion-puis-declin-de-l-empire-o_news

 

De quoi la prise de Constantinople est-elle un triple symbole ? (1 min 47)

La prise de Constantinople par les Turcs le 29 mai 1453 est un triple symbole :

1) la fin de l’Empire byzantin ;

2) Asie et Europe se rapprochent politiquement ;

3) victoire de l’Islam sur la chrétienté d’Orient.

 

OU

 

TP pages 158-159 : De Constantinople à Istanbul : un lieu de contacts entre différentes cultures et religions

 

Question 1 page 159 : Pourquoi la prise de Constantinople est-elle importante pour les Ottomans ? (doc. 1, 2, 4)

C’est une prouesse qui manifeste la puissance guerrière de l’islam (transport par voie de terre des navires ottomans, doc. 1) ; c’est la conquête d’une ville fascinante par sa beauté, son opulence, son site et sa situation d’exception (doc. 2) ; c’est enfin une victoire religieuse du djihad, de la guerre sainte, et de l’islam sur le christianisme (doc. 4).

 

Question 2 page 159 : Décrivez le sort des Occidentaux et de leurs principaux édifices religieux ? (doc. 2, 3, 4)

La prise de la ville s’accompagne d’effusions de sang massives, même si le sultan les regrette rapidement (doc. 2). Une grande partie des édifices chrétiens est convertie en mosquées (doc. 4), à commencer par Sainte-Sophie (doc. 3), la plus grande de la ville. D’autres édifices viendront s’y ajouter : le palais du sultan à Topkapi et la mosquée Süleymaniye.

 

Question 3 page 159 : Quel regard Turcs et Européens portent-ils sur la prise de Constantinople ? (doc. 2, 4)

Pour les Européens, byzantins comme étrangers, la chute de Constantinople est une catastrophe sans précédent, perçue comme la fi n d’un monde (doc. 2). Pour les musulmans, c’est le signe de la supériorité de l’islam sur la chrétienté, une occasion de purifier la ville (doc. 4).

 

 

 

 

Bilan page 159, décrire une situation historique :

Constantinople, capitale du vieil Empire byzantin au carrefour de l’Europe et de l’Asie, est prise par les Turcs ottomans en 1453 au terme d’un siège difficile mené sur terre et sur mer. La conquête s’accompagne de pillages qu’interrompt bientôt le sultan Mehmet II, fasciné par la ville. De nombreuses églises deviennent des mosquées. Bientôt s’élèvent de nouveaux édifices comme le palais impérial de Topkapi ou la mosquée Süleymaniye.

 

 

_ La prise de Constantinople, en 1453, marque la chute de l'Empire byzantin. La ville est pillée et vidée de ses habitants (massacrés ou vendus comme esclaves) après la victoire du sultan turc Mehmet II. Mais ce dernier la repeuple et y construit le palais de Topkapi qui sera le centre du pouvoir de l'Empire ottoman. Il règne avec l'aide du grand vizir et de ses troupes d'élites : les janissaires, des enfants chrétiens capturés, formés et convertis à l'islam dès le plus jeune âge. Tous les pouvoirs (religieux et politiques) sont entre les mains du sultan. Ses successeurs, comme Soliman le Magnifique, poursuivent la conquête de l'empire.

 

 

Question 1 page 159 : Qui le sultan fait-il venir pour repeupler sa nouvelle capitale ? Y parvient-il ? (doc. 1, 2, 3)

Pour repeupler sa nouvelle capitale, le sultan a beaucoup recours à des chrétiens : grecs (les « Péloponnésiens»), arméniens, chrétiens non orthodoxes, et des habitants d’autres parties de l’empire ottoman (Anatolie, Crimée). Ils répondent à son appel, car le sultan leur laisse la liberté de s’installer où ils veulent dans la ville, ainsi que des facilités pour construire leurs édifices (doc. 1) et ils bénéficient toujours du statut de dhimmi (doc. 4). Vingt ans après (doc. 2), la ville est redevenue cosmopolite. À la fi n du XVe siècle viennent des marranes, juifs expulsés d’Espagne et du Portugal qui sont bien accueillis par le sultan (doc. 5 et 6).

 

Question 2 page 161 : Quelle place occupent les chrétiens et les juifs dans Istanbul ? (doc. 2, 3, 4, 5, 6)

En 1478, les chrétiens forment environ 30 % et les juifs 10 %, de la population (doc. 2), regroupés par quartiers (doc. 3 et 6). En tant que dhimmi, ils pratiquent à peu près librement leur religion, ce qu’attestent  à Istanbul le grand nombre de synagogues, d’églises et de couvents chrétiens (doc. 3 et 6), qu’ils soient grecs, arméniens ou catholiques. Mais ils sont soumis à des taxes spéciales (doc. 4 et 6).

 

Question 3 page 161 : Quels sont les métiers pratiqués par les non-musulmans ? (doc. 1, 4, 6)

Les Grecs sont plutôt paysans dans les environs d’Istanbul (doc. 1). D’autres sont spécialisés dans les activités marchandes : Grecs encore (doc. 4), mais aussi Arméniens (doc. 1), juifs, catholiques italiens ou même français (doc. 6).

 

 

Question 4 page 161 : Quel bénéfice la ville tire-t-elle de la variété de son peuplement ? (doc. 1, 4, 5, 6)

Le caractère cosmopolite de la ville explique en partie son dynamisme (spécialisation, solidarités communautaires). Chaque communauté possède des édifices variés dont des lieux de culte (doc. 1) et des écoles (doc. 5). Les costumes font un spectacle haut en couleurs (doc. 4 et 5). Ces communautés servent d’intermédiaires, à l’exemple des Français et Italiens de Galata et Pera (doc. 6).

 

 

Bilan page 161, rédiger un texte construit et argumenté :

 

_ Les Turcs ottomans, en s’emparant de Constantinople, recueillent le prestige du passé romain et chrétien de la ville. Bien qu’ils lui imposent la domination de l’islam, ils ont besoin du concours des juifs et des chrétiens, aussi bien grecs et arméniens qu’occidentaux, pour dynamiser ses activités. Protégés par le statut de dhimmi, ceux-ci, comme les marranes expulsés de la péninsule Ibérique, affluent dans la ville.

_ Organisées en communautés de quartiers, souvent spécialisées dans les activités marchandes ouvertes sur le monde, ces minorités actives contribuent au dynamisme de la capitale ottomane.

 

Récit :

_ Malgré sa puissance l’Empire Ottoman ne participe pas aux grandes explorations menées par les Européens vers l’Amérique (ils découvrent l’Amérique à travers les traductions italiennes). De plus, il ne partage pas  le développement économique européen et disposent de peu de moyens pour diffuser leur pensée (l’imprimerie n’est adoptée qu’au XVIII siècle). 

 

 

 

 

Relations communautés religieuses dans l'Empire ottoman

 

 

 

 

Liens :

 

Lien Musée du quai Branly sur les explorateurs : http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

Livre en ligne : http://medias.editions-hatier.fr/hatier/flipnew/94415/index.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TRANSITION / FIL CONDUCTEUR ENTRE LES ETUDES :

 

L’Empire Ottoman tente d’étendre sa domination sur plusieurs continents : Afrique, Asie et Europe. L’exemple de la prise de Constantinople par les Ottomans puis de la coexistence entre les populations d’origine diverses témoigne de ce projet. Mais les échecs successifs du siège de Vienne montrent l’échec de la tentative ottomane de dominer le monde.

            A cause des confrontations militaires, et par désir de parvenir directement aux pays asiatiques producteurs de richesses comme les épices, les Européens partent explorer les mers et découvrent l’Amérique, contournent l’Afrique, etc.

 

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Cours 2e Histoire : L'élargissement du monde (XV-XVI siècle) 1

25 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

L’ELARGISSEMENT DU MONDE (XV-XVI siècle)

 

 

Introduction : Une première mondialisation prend naissance aux XV et XVI siècle avec la multiplication des échanges entre les continents. En effet, les Européens créent un réseau d’échange à partir de la découverte de l’Amérique en 1492 puis de l’exploration de l’Asie et de l’Afrique. Des contacts s’opèrent entre des civilisations différentes : Européens avec les Empires aztèque et Inca en Amérique, avec la Chine des Ming en Asie.

            L’expansion européenne conduit à diffuser leurs valeurs et leurs cultures par l’émigration de colons européens et parfois la domination d’autres peuples. Les connaissances des autres peuples et de leurs territoires progressent cependant par les récits des explorateurs, l’établissement de cartes, etc.  

 

Problématiques :

 

1) Quels sont les différents aspects (économique, culturel et religieux, militaire…) de la première « mondialisation » constituée par la mise en contact d’hommes et de territoires différents et éloignés ?

2) Quelles sont les diverses formes de la modernité visibles dans les échanges et les contacts avec d’autres « humanités » ?

 

Diaporama en ligne : http://www.youtube.com/watch?v=qW7KvbOdx5Q

 

Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb : http://www.dailymotion.com/video/x1iitj_christophe-colomb-1492_news?start=3

 

 

 

 

FIL CONDUCTEUR ENTRE LES DIFFERENTES ETUDES 

 

L’étude porte donc sur différents lieux où des contacts s’établissent entre civilisations différentes. Ces contacts produisent des effets sur les politiques et les peuples :

* L’Empire Ottoman tente d’étendre sa domination sur plusieurs continents : Afrique, Asie et Europe. L’exemple de la prise de Constantinople par les Ottomans puis de la coexistence entre les populations d’origine diverses témoigne de ce projet. Mais les échecs successifs du siège de Vienne montrent l’échec de la tentative ottomane de dominer le monde.

* Les Européens recherchant une autre voie vers les épices que celle passant par le Proche et Moyen Orient découvrent les Indes occidentales (l’Amérique) et explorent le monde, propageant leurs conceptions du monde et leur foi religieuse.

* Les Chinois disposent d’une civilisation brillante. Mais, alors que des expéditions maritimes permettent aux Chinois au XV siècle de parvenir jusqu’en Afrique ils choisissent de renoncer au monde par une fermeture politique les isolant des autres civilisations.  

 

 

 

I. Quel est le cadre chronologique et spatial ?

 

Question 1 page 157 : Quels sont les espaces connus des Européens au début du XV siècle et à la fin du XVI siècle ?

À la fin du XVIe, le monde entier est connu, sauf l’intérieur de l’Amérique du sud et de l’Afrique, la Sibérie orientale et l’Océanie.

 

Question 2 page 157 : Les Européens ont-ils une connaissance complète du monde à la fin du XVI siècle ?

Les contacts sont essentiellement militaires (caravelles et soldats de Colomb), religieux (la croix de Colomb, Sainte-Sophie devenue mosquée), culturels (Vasco de Gama en Inde).

 

Compléter le fond de carte (trace écrite) 

 

OU

 

Gravure 1 page 164 : La caravelle, navire des explorations lointaines

_ Les motivations et les techniques permettant les grandes découvertes : Au xve siècle, l'Europe catholique cherche de nouvelles routes commerciales contournant le monde musulman. Les royaumes ibériques d’Espagne et du Portugal ont plusieurs motivations : religieuse avec le but d’étendre la foi chrétienne, mais aussi économique. Le goût pour le sucre et les épices se répand et le besoin d'or grandit pour fabriquer de la monnaie.

_ Les découvertes sont favorisées par l’utilisation de bateaux de petit tonnage nommées caravelles associées au gouvernail d’étambot et à l’astrolabe.

Astrolabe (p. 164) : instrument d’origine grecque adoptée par les Arabes, puis les Portugais, permettant d’obtenir, pour une latitude donnée, une représentation plane simplifiée du ciel à une date précise. Cet instrument permet de se situer de façon sure en utilisant les étoiles.

 

Carte pages 156-157 

+ Carte 2 page 171 : La présence européenne dans le monde

Comment se manifeste la compétition entre Espagne et Portugal pour la découverte du monde ?

_ Les Portugais débutent les Grandes Découvertes : En 1487, Bartolomeu Dias passe le Cap de Bonne-Espérance. Les Portugais commercent directement l'or qui passait auparavant par le Sahara. En 1497-1499, Vasco da Gama va jusqu'en Inde. Les Portugais contrôlent le commerce des épices (poivre, cannelle, girofle, gingembre…) au détriment de l'alliance économique des Vénitiens et des Turcs. À partir des années 1570, ils fondent des plantations au Brésil et y cultivent la canne à sucre.

_ Pour l'Espagne le Génois Christophe Colomb atteint en 1492 les îles Bahamas, Cuba et Saint-Domingue (les « Indes » selon lui). Les conquistadores menés par exemple par Hernan Cortes imposent le pouvoir de l’Espagne aux Amérindiens. Les jésuites diffusent la foi catholique.

_ En 1494, le pape départage les deux grandes puissances maritimes et fixe la ligne délimitant les deux empires à 2000 km au large du cap Vert : c'est le traité de Tordesillas. La papauté voit dans les empires un moyen d'évangéliser les populations découvertes.

Christophe Colomb (p. 164) : (vers 1450-1506). Navigateur d'origine génoise, Christophe Colomb conçoit d'atteindre les Indes en traversant l'Atlantique. Econduit par le toi du Portugal qui contrôle déjà la route orientale des Indes, il est soutenu par les souverains d'Espagne, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille. Il dirige quatre expéditions entre 1492 et 1504 et reste persuadé jusqu'à sa mort qu'il a accosté en Asie.

Hernan Cortes (p. 170) : (1485-1547) Conquistador espagnol parti à la conquête du Mexique, Cortès détruit l'Empire aztèque en 1521 et devient gouverneur de la Nouvelle-Espagne. Il connaît des démêlés avec la justice et tombe en disgrâce.

Conquistadores (p. 170) : mot espagnol, « conquérants » : soldats et aventuriers qui prennent possession de l'Amérique latine au nom de leur roi.

Jésuites (p. 170) : religieux appartenant à la Compagnie de Jésus. Cet ordre, fondé en 1534 par Ignace de Loyola (1491-1556), est le fer de lance des missions catholiques au service du pape et joue un rôle de premier plan dans la présence européenne en Asie.

 

HISTOIRE DES ARTS : les cartes

 

Carte 2 page 155 : L’élargissement des horizons géographiques

Question 1 page 155 : Comment la rencontre des Européens avec le Nouveau Monde est-elle figurée ?

Par leur attitude, les Amérindiens, vulnérables dans leur quasi-nudité, semblent accepter la conquête.

 

Question 2 page 155 : Comment ces artistes présentent-ils les Grandes Découvertes ?

Par leur disposition aux quatre coins du Nouveau Monde, les quatre explorateurs expriment la prise de contrôle, produit de la maîtrise des mers.

 

 

Diaporama : les cartes, expressions de l’imaginaire et de la connaissance géographique.

 

_ Les cartes européennes du Moyen Âge étaient parmi les moins complètes du monde. Les Européens voyaient la terre comme un espace fini avec des animaux mythologiques. Ils rêvaient de contrées mythiques. Avec les grandes découvertes ce regard est totalement dépassé : le monde et ses richesses (économiques, culturelles) s'ouvrent à eux.

_ Les Européens n'ont pas au début de l’époque moderne de cartes détaillées du monde : ils les dessinent au fur et à mesure de l'avancée de leurs explorations. Au Portugal, à Sagres, Henri le Navigateur fonde un véritable centre de recherche avec des savants et cartographes venus de toute l'Europe pour aider à la découverte de nouvelles routes maritimes.

 

 

 

 

TRANSITION / FIL CONDUCTEUR ENTRE LES ETUDES : L’époque moderne est donc celle de la mise en contact de plusieurs civilisations différentes. Ces contacts peuvent être pacifiques à travers le commerce (recherches des épices de l’Orient par les Européens), ou militaires comme en Europe avec la confrontation entre pays chrétiens et Empire Ottoman.

 

 

 

 

 

 

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Tutorat : Gestion du temps

24 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Tutorat et accompagnement personnalisé 2e

 

 

Gestion du temps – un gage de réussite

Au collège et au lycée, l’adolescent doit apprendre à gérer son temps.

Au moment des examens tels que le brevet et le baccalauréat, l’élève doit équilibrer et planifier son temps.

L’élève doit consacrer en moyenne :

  • Pendant la semaine, deux heures quotidiennes pour relire les cours, réviser et faire quelques exercices.
  • Pendant les Week-ends, trois à six heures sont nécessaires pour effectuer des recherches, apprendre, réviser et préparer des contrôles.

Mémorisation des cours

La Fiche Bac

Cette fiche est un outil pour structurer la mémoire ; elle vous permet de visualiser toutes les informations clés qui doivent apparaître dans la copie

A savoir ! d’un côté, la problématique, le but à atteindre (la conclusion), le type de plan, les 2 ou 3 idées maîtresses ; de l’autre, les dates, notions ou noms propres de références.

La concentration

Méthodes pour se concentrer- il faut apprendre à contrôler les facteurs qui influencent la concentration : la consommation de café ou de somnifères avant le sommeil, l’endroit choisi (calme ou bruyant), l’activité mentale, etc...

La concentration est une discipline de l’esprit. Une méthode de travail active ainsi que des auto-instructions efficaces peuvent faciliter grandement la concentration.

Attention ! le manque de sommeil, la fatigue excessive, les humeurs dépressives, un niveau de stress élevé ou des difficultés personnelles rendent impossibles un bon niveau de concentration.

Priorité des objectifs

Le collégien ou le lycéen doit se fixer des objectifs précis et se donner les moyens efficaces de les atteindre.

Les priorités peuvent venir d’un retard à combler, d’un coefficient plus important dans une matière ou d’une échéance en vue (examen, exposé, contrôle).

La motivation – condition indispensable du savoir

La motivation se caractérise aussi par le niveau d’engagement dans vos études, c’est-à-dire par la quantité et la qualité d’énergie investie.

Le Petit Robert définit la motivation en parlant de la « relation d'un acte aux motifs qui l'expliquent ou le justifient ». Ceci implique obligatoirement que, pour être motivé dans vos études, vous devez connaître les raisons qui vous poussent à être aux études.

Se fixer des étapes - Si un élève a un exposé à faire pour le 28 du mois, il peut programmer une première séance le 4, le 11, le 20 et la dernière la veille.

 

 

 

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Tutorat : Construire l'argumentation

24 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Tutorat et accompagnement personnalisé 2e

 

Construire l’argumentation

 

Tout le devoir consiste à développer une argumentation. Il ne s’agit pas de décrire pour décrire ni de raconter pour raconter, mais d’utiliser de descriptions et des récits de faits pour prouver ce que l’on veut désormais démontrer.

 

L’introduction

Elle doit être brève ; pas plus d’une demi page dans un devoir de six. Elle comprend :

- Quelques lignes sur le contexte dans lequel s’intègre le sujet ; cela ne doit pas être le prétexte à un étalage de connaissances ; il ne s’agit que de mentionner quelques faits généraux qui aident à comprendre le cadre géographique et/ou historique.

- La présentation de la problématique. C’est indispensable, et à exprimer le plus clairement possible. C’est souvent en lisant ce point (ou en constatant son absence) que le correcteur sait si le candidat a compris le sujet ou non.

- Les limites du sujet : son cadre géographique, et les périodes à étudier. Si un sujet d’histoire comprend des dates, il faut brièvement expliquer pourquoi elles sont importantes (par exemple 1945 : c’est la fin de la seconde guerre mondiale, donc une date charnière).

 - L’annonce du plan (seulement des grandes parties ; pas des sous-parties).

 

 

Le développement

C’est le développement qui contient l’argumentation. Préparé au brouillon, le plan doit être structuré rigoureusement de façon que le correcteur puisse suivre sans effort le cheminement du raisonnement. Il faut concevoir chaque partie et chaque sous partie comme des éléments de réponse à la question posée dans al problématique. Si à la lecture de l’une le correcteur n’a pas vu la relation entre ce qui est écrit et la problématique, c’est que la (sous-) partie est hors- sujet. On ne consacrera pas une partie au contexte : c’est l’environnement du sujet et non le sujet lui-même. On peut éventuellement indiquer quelques éléments de contexte au début pour bien cadrer la partie dans l’espace et dans le temps, mais il faut se souvenir que la place du contexte est dans l’introduction.

 

Le plan doit apparaître au premier regard du correcteur sur la copie : on change de ligne en passant d’une sous – partie à la suivante. On fait de même et on passe une ligne pour aller d’une partie à l’autre. Ne pas laisser de trop larges espaces blancs entre deux parties ; cela nuit à l’impression d’unité que le devoir doit donner.

 

Chaque partie doit se présenter ainsi :     

 

- Obligatoirement, la ou les premières phrases annoncent à l’avance ce qui y sera démontré.

- Ensuite, on développe l’argumentation, en y intégrant les récits, les descriptions, les croquis, tableaux ou organigrammes qui l’illustrent.

- La partie s’achève par une ou deux phrases qui font le bilan de ce qui y a été démontré et qui font la transition avec la suite.

 

 

La conclusion

 

Elle doit être brève, mais soignée : c’est elle qui laisse au correcteur la dernière bonne ou mauvaise impression.

Elle fait le bilan de ce qui a été démontré, exprime le choix final que l’on a fait en cas d’alternative.

Elle s’achève par un élargissement par rapport au cadre géographique et/ou chronologique. Si le sujet concernait le monde méditerranéen, on peut esquisser une comparaison avec d’autres interfaces Nord-Sud. Si le sujet s’arrête en 1991, on peut mentionner les grandes lignes de ce qui s’est produit ensuite…

 

 

Bien rédiger

Est-il besoin d’insister sur la nécessité de bien rédiger, clairement, l’ensemble du devoir ? Si vous ne comprenez rien après la lecture de quelques pages d’un livre, vous ne continuez pas plus loin. Le correcteur du devoir s’efforcera de tout lire, mais se donner du mal à comprendre l’empêche d’adhérer à une argumentation qui lui est obscure.

 

Il faut bien évidemment construire des phrases qui respectent les règles de la syntaxe ; on n’utilisera pas le style télégraphique, ni le langage SMS. Ne se servir que des abréviations officielles (S.N.C.F., P.N.B., U.R.S.S.) et non celles que vous avez inventées : si pour vous pdt. signifie « président », pour moi c’est peut-être « pomme de terre ».

 

Mais bien rédiger, c’est aussi construire chaque phrase et choisir chaque mot de façon que le lecteur comprenne que tout répond à la problématique. Deux phrases contenant les mêmes connaissances peuvent- être l’une tout-à-fait dans le sujet, l’autre complètement en dehors selon la façon de construire la phrase et le choix des mots. 

 

 

 

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Tutorat : comment apprendre ses leçons ?

24 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Tutorat et accompagnement personnalisé 2e

 

 

COMMENT APPRENDRE SES LEÇONS

I/ Je fais le plan de la leçon

  • 1 J'écris sur une feuille blanche le titre du chapitre et le titre de chacune des parties.
  • 2  Je lis en silence plusieurs fois si nécessaire l'ensemble de la leçon
  • 3  Je souligne les dates, les noms et les chiffres importants. Je recherche puis j'apprends les définitions des mots que je ne connais pas
  • 4  J'encadre les conclusions

   Si j'apprends plus facilement en regardant, je regarde avec attention les mots et les chiffres à apprendre
   Si j'apprends plus facilement en entendant je lis à voix haute en les répétant plusieurs fois les informations que je veux mémoriser

II/ Je vérifie mes connaissances

  • 1 De mémoire j'essaye de reconstituer le plan de la leçon sans m'aider du cahier ou de la feuille que j'ai écrite.
  • 2 Je me pose des questions Quels sont les événements importants ? Quand ont ils eu lieu ? Quels sont les personnages cités dans la leçon ? Pourquoi sont ils importants ? Quels sont les chiffres importants à retenir ?
  • Je note tout ce que je sais sur une feuille puis en comparant avec le cours je relève ce que j'ai oublié pour pouvoir le réapprendre ensuite

III/ J'entretiens mes connaissances

  • 1 En feuilletant régulièrement mon livre et mon cahier
  • 2 En apprenant les titres des différents chapitres
  • 3 En relisant les plans des différentes leçons et en cherchant à les reconstituer de mémoire

Mémoriser c'est créer des bornes dans notre mémoire, c'est classer. Ces bornes ce sont de notions, des définitions, des mots clés. Ce sont elles qu'il faut savoir par coeur. C'est autour d'elles qu'il faut ranger vos connaissances pour pouvoir les reconstituer. Notre mémoire n'aime pas le désordre. Sans bornes nous ne retenons rien. Accumuler les détails sans créer ces bornes sature notre cerveau qui n'a pas d'autre solution que d'effacer des informations pour en mémoriser des nouvelles.

 

Mémoriser c'est retenir des informations qui vont nous être utiles dans un objectif précis. Notre cerveau ne garde en mémoire longue que ce dont nous avons besoin.

 

 

Pour que des connaissances soient durablement mémorisées il faut les réutiliser il faut les entretenir.

Mémoriser c'est simplifier . Notre cerveau n'aime pas être saturé. Il faut donc lui rendre agréable les informations compliquées en les simplifiant. En faisant des schémas.

 

Mémoriser c'est associer les nouvelles connaissances à des anciennes. On mémorise plus facilement si on a déjà quelques connaissances, si ce qu'on apprend ressemble à quelque chose de déjà connu.

 

Mémoriser c'est associer les connaissances à des souvenirs agréables. En Géographie, un cours sur la Montagne pourra être associé à des souvenirs de promenades faites en vacances ou encore à des souvenirs de classes de neige. Il faut entretenir votre motivation en trouvant un intérêt.

 

Mémoriser c'est voir et entendre. Nous ne mémorisons pas tous de la même façon. Certains mémorisent plus facilement en parlant à voix haute d'autres en faisant des dessins, d'autres mémorisent facilement des deux manières. Mais en nous entraînant nous pouvons améliorer notre mode de mémorisation le moins performant.

 

 

 

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Liens vers les épreuves de Bac 1ère S 2011-2012

24 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Pour réviser...

 

HISTOIRE-GEOGRAPHIE

 



Sujets de Première S - épreuve anticipée d'HG - Liban

Composition :
La décolonisation à partir des exemples français et anglais
ou
Le totalitarisme nazi : mise en place du régime, caractéristiques et dénazification de l'Allemagne

Analyse de document
A-Histoire : Dessin de Fritz Behrendt paru en 2000 sous le titre de « l'homme du siècle ».
Montrez en quoi ce document nous renseigne sur le régime soviétique et la sortie du totalitarisme en URSS

B-Géographie : La politique de la ville à Vaulx-en-Velin (commune de la communauté urbaine de Lyon).
Document 1 : banlieue d’essai. Source : Luc Bronner, Le Monde, 15 janvier 2008.
Document 2 : Projet de rénovation du quartier de la Grappinière (commune de Vaulx-en-Velin).
Source : http://www.gpvvaulxenvelin.org/Les-projets-par-quartiers/Grappiniere/Projet-urbain
En vous appuyant sur l'exemple de Vaux-en-Velin, présentez les raisons qui ont motivé la mise en place de « la politique de la ville ». Quelles formes prend-elle ? Quel bilan pouvez-vous en dresser ?


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- Première S, épreuve anticipée d'HG - Amérique du Nord -
http://www.rochambeau.org/enseignement/examens/bac/bac2012/sujets/EA_HG_S.pdf

Première partie : Sujet 1 : Composition - Potentialités et contraintes du territoire français (territoires ultramarins compris).
Sujet 2 : Composition - Mobilités,flux et réseaux de communication sur le territoire français : quelles inégalités?

Deuxième partie.
Histoire. La dénazification de l'Allemagne.
En vous appuyant sur les 2 documents, présentez le contexte,les principes et le bilan de la dénazification de l'Allemagne. (doc 1 = Extrait du protocole de la conférence de Potsdam du 1er aout 1945 ; doc 2 tableau de statistiques sur l'épuration de l'administration allemande dans les zones occidentales en 1949).

Géographie.
Le Groenland : développement d'un territoire ultramarin de l'UE.
Consigne : à partir de vos connaissances et du document, montrez que le Groeland est un espace révélateur des enjeux des territoires ultramarins de l'UE. (doc : texte sur le Groenland).



Première S, épreuve anticipée d'HG - Maroc - Péninsule ibérique
http://clioweb.free.fr/peda/bac2012/1temp/hg2012-1s-maroc.pdf

Histoire - Composition :
Sujet 1 : L'accession à l'indépendance de l'Algérie
Sujet 2 : L'ONU, une organisation plus efficace que la SDN ?

Histoire - Analyse de documents :
La population active, reflet des bouleversements économiques et sociaux
( Répartition de l'emploi par secteur d'activité de 1955 à 2008 +
 "Les femmes sont elles des patrons comme les autres ?" tiré de Chef d'entreprise magazine no 16)

Géographie - croquis :
La Méditerranée : une interface entre l'Union Européenne et les pays du Sud et de l'Est méditerranéen.


  Première S, épreuve anticipée d'HG - Pondichéry
http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2012/histGeo-1ere.pdf

Histoire
L'URSS de la déstalinisation à la Glasnost
ou
Comment la culture républicaine s'enracine-t-elle en France à la fin du XIXe ?

doc : L'expérience combattante dans la 1 GM : Lettre de Joseph Deschanet, 15 février 1915
croquis : Atouts et contraintes du territoire français métropolitain


Première S, épreuve anticipée d'HG - Martinique - Brasilia
http://clioweb.free.fr/peda/bac2012/1temp/hg2012-1s-martinique.pdf

Histoire
Le totalitarisme soviétique et sa disparition
Les mutations de la société française depuis le milieu du XIXe

A histoire
pour une refondation de la République
éditorial du journal clandestin Réssitance 17 juillet 1943

B Geo - croquis : Le Northern Range, une façade maritime mondiale


- Première S, épreuve anticipée d'HG - Polynésie
au format pdf : http://tinyurl.com/polynesie-bac2012-sujets

Géo : composition
L’Union européenne : une union d’états « à géométrie variable » selon les projets.
La France, espace touristique mondial.

Histoire
Montrez en quoi ces deux documents rendent compte de l’engagement et de la souffrance individuels et collectifs des soldats au cours du premier conflit mondial.
Doc 1 : Dernière lettre de Louis Gondelon tué au sud de Barleux sur le front de la Somme le 12 septembre 1916.
doc 2 - Les forces mobilisées et les victimes

Géo
Schéma : Roissy, plate-forme multimodale et hub mondial.

 

 

Source : http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/06/09/24458236.html

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