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MUSECLIO

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Cours 1ère L/ES Histoire : La colonisation (2)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

II. Quelles sont les causes de l’expansion européenne ?

 

Impérialisme (p. 73) : Politique d’expansion d’un Etat qui cherche à assurer sa domination politique, culturelle et économique sur d’autres.

 

T. P. pages 80-81 : L’impérialisme économique européen

 

            A) Puissance industrielle

 

Tableau 2 page 80 : L’Europe (Russie incluse) dans l’économie mondiale (1800-1910)

Question 3 page 81 : Calculez la part de l’Europe, en 1800 et en 1910 dans chaque domaine.

* En 1800 le continent européen constitue 1/5e de la population mondiale. En 1910 elle en constitue ¼.

 

* En 1800 l’Europe crée une richesse de 41 milliards de dollars (1/4 du PNB mondial), en 1910 elle crée un peu moins de la ½  de la richesse mondiale.

* En 1800 l’Europe consomme environ le 1/3 de l’énergie mondiale. En 1910 elle consomme  bien plus de la moitié de l’énergie mondiale. Ses besoins sont énormes !

* Le fer brut pour l’Europe est la  40e partie de celui présent dans le monde. Mais en 1910 l’Europe compte pour plus de la moitié du fer brut (1,70).

 

* En matière d’exportations en 1800 l’Europe constitue 2/3 des exportations, mais en 1910 bien plus de la moitié.

 

Question 4 page 81 : Qu’en concluez-vous ?

En matière industrielle l’Europe dispose d’une puissance lui conférant une supériorité technique et technologique sur les autres parties du monde en energie, fer brut et autres éléments nécessaires à la Révolution Industrielle.

 

_ La Révolution Industrielle est une des causes de l’expansion européenne : elle nécessite la recherche de matières premières et de débouchés nouveaux. Elle conduit à la supériorité technique et technologique de l’Europe sur les autres parties du Monde.

 

B. Révolution des transports

(barre exportations du tableau)

Quelle est la part de l’Europe dans les exportations ?

* En matière d’exportations en 1800 l’Europe constitue 2/3 des exportations, mais en 1910 bien plus de la moitié.

 

_ L’Europe dispose d’une importante production industrielle, celle-ci est exportée dans le monde en direction des colonies. En 1910 l’Europe assure 58% des exportations mondiales et 65% des importations.

_ Cette facilité dans les exportations est liée à la Révolution des transports, en particulier avec le passage de la marine à voile à celle à vapeur, mais il faut des escales pour avitailler le navire dans son périple maritime, ce qui entraîne la création de comptoirs puis de colonies (Le Cap sur la routes des Indes britanniques).

 

 

C. Puissance démographique

Barre population tableau 2 page 80

 

* En 1800 le continent européen constitue 1/5e de la population mondiale. En 1910 elle en constitue ¼.

 

_ L’expansion démographique des Européens : à partir du 2ème quart du 19ème siècle, l’Europe entre dans la transition démographique. Cela se traduit par une augmentation sans précédent de la population L’Europe passe de 275 millions d’habitants vers 1850 à 481 millions en 1913.

 

Page 72 : image d’émigrants arrivant aux Etats-Unis en 1906

Tableau 1 page 93 : L’émigration hors d’Europe entre 1851 et 1910

 

_ Cela conduit à la fois à une volonté d’expansion territoriale et à une émigration massive vers les pays neufs (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil…) et. Environ 40 millions d’Européens quittent l’Europe entre 1800 et 1913.De 1900 à 1913 plus d’un million d’Européens quittent le « vieux continent ».

_ L’émigration diffuse la civilisation européenne. En 1913 un habitant du monde sur 3 est Européen ou d’origine européenne.

 

Civilisation (p. 72) : Mot désignant les genres de vie, les valeurs, les croyances, les techniques et l’organisation politique et sociale d’une population. Au XIX siècle, « civiliser » était défini dans les dictionnaires comme « faire sortir de la barbarie, améliorer du point de vue moral, intellectuel et industriel ».

  

III. Quelles sont les diverses formes économiques, politiques et culturelles de la domination européenne ?

 

            A. Comment s’exerce la domination économique ?

 

Carte 1 page 80 : Flux de capitaux et de marchandises dans le monde à la veille de la Première Guerre mondiale

Questions 1 page 81 : Analysez les principaux flux de capitaux et de marchandises dans le monde.

_ Les principaux flux de marchandises montrent que l’Europe envoi des produits manufacturés dans le monde et reçoit en échange des matières premières.

_ Les flux de capitaux montent une domination européenne (à l’exception des capitaux des Etats-Unis sur le continent américain). La Grande-Bretagne domine ces flux de capitaux par le rôle de Londres comme place financière et boursière, mais aussi par le nombre et l’importance de ces investissements à l’étranger.

 

Question 2 page 81 : Qu’en déduisez-vous ?

_ La domination européenne en matière commerciale et financière est écrasante, en particulier de la Grande-Bretagne dont les capitaux sont présents sur tous les continents, mais aussi dont des espaces coloniaux sont réservés : Indes, Union sud-africaine, Australie.

 

_ L’expansion du commerce mondial s’accompagne d’une exportation des capitaux. Les Européens détiennent 60% de l’or monnayé dans le monde et sont les « banquiers » du monde.

_ L’Europe en investissant à l’étranger obtient des revenus importants mais assure également sa domination sur les pays endettés : Empire Ottoman, Grèce, Mexique…

_ En Chine les Européens et Américains obtiennent du gouvernement impérial la gestion des douanes, ce qui leur permet de fixer une politique douanière conforme à leurs intérêts. Ils obtiennent encore dans plusieurs ports des concessions placées sous leur autorité, par exemple Shanghai.  

Concession (p. 330) : enclave territoriale dans les ports où l’Etat chinois ne pouvait plus exercer sa compétence à l’égard des étrangers, du milieu du XIX siècle à la Seconde Guerre mondiale.

 

Images 3 page 81 : Le commerce colonial en images

Question 5 page 81 : Quelles sont les caractéristiques du commerce colonial ? Qui le domine ?

_ Le commerce colonial est un système où les colonisés apportent des produits essentiellement agricoles et reçoivent en échange des produits manufacturés, industriels, de la part des Européens.

_ Ce commerce est dominé par les Européens qui reçoivent les produits alimentaires, mais aussi organisent et encadrent l’économie coloniale au profit des besoins la métropole.

 

_ L’Europe organise à son profit une « division internationale du travail ». Elle achète aux « pays neuf » des produits bruts agricoles ou miniers dont elle fixe dans une large mesure les prix. En échange elle leur fournit des objets fabriqués, des produits de l’industrie textile ou métallurgique.

_ L’emprise sur les territoires colonisés est politique mais aussi économique (grandes compagnies à chartes minières, compagnies de plantation, de Chemin de fer…), et humaine (travail forcé pour les colonisés, emprise sur les esprit avec une négation systématique de la réalité des civilisations extra-européennes).

            B. Quelles sont les rivalités européennes pour établir une domination politique et militaire sur des colonies ?

 

5 page 81 : Le partage de la Chine

Question 8 page 81 : Qui sont les personnages ? Quelle est leur expression ? Que font-ils ?

Les six personnages représentent des pays.

* Le premier, debout, est la Chine représenté dans le costume traditionnel des mandarins (ongles longs, natte dans la nuque…). Il proteste avec colère contre le partage de son pays. Mais, désarmé, il ne peut rien.

* Autour du gâteau chinois représentant le territoire chinois, les pays se disputent leurs parts du gâteau : La reine Victoria (Grande-Bretagne couronné et portant de nombreux bijoux) a posé la main sur le gâteau. Elle affronte du regard le Kaiser allemand Guillaume II (casque à pointe et uniforme militaire) qui a agressivement déjà planté son couteau dans le gâteau.

* Ensuite viennent les pays qui hésitent sur leurs positions coloniales : la Russie (tsar Nicolas II, allié de la France) est pensif (regard vague) mais armé. La France symbolisée par une douce Marianne semblent retenir les ambitions coloniales de la Russie. le Japon en samouraï a posé son sabre, il réfléchit.

 

 

Les rivalités coloniales peuvent opposer des pays européens comme la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne…

 

_ Les rivalités nationales en Europe : le colonialisme est au fond une manifestation des rivalités entre les grandes puissances européennes.

* La colonisation française est par exemple à bien des égards une compensation de la perte de l’Alsace-Lorraine en 1871.De même l’Angleterre fait de son empire économique la base de sa puissance politique. Ou encore, la toute nouvelle Allemagne (l’Unité date de 1871) cherche à s’affirmer comme grande puissance mondiale en se lançant dans une politique coloniale active.

* La colonisation conduit d’ailleurs à des crises annonciatrices de la Première Guerre Mondiale (Fachoda entre la France et la GB, les 2 crises marocaines d’Agadir et de Tanger entre la France et l’Allemagne).

 

Image page 75 : Délimitation des frontières du Congo, Le Petit Journal, novembre 1913.

OU   Texte 2 page 93 : Déclaration finale de la Conférence de Berlin (1884-1885)

 

C. Quelles conceptions justifient la colonisation ?

 

Texte 1 page 82 de Rudyard Kipling : Le fardeau de l’homme blanc

Question 4 page 83 : Quelle est la mission de « l’homme blanc » selon Kipling ?

L’homme blanc a pour mission de commander et d’éduquer des « peuples enfants ».

 

Texte 1 page 84 : Pour la colonisation

Question 1 page 85 : Comment Jules Ferry justifie-t-il la colonisation ?

En France Jules Ferry justifie la colonisation pour des raisons :

* économique (l. 1 à 6) : les colonies permettent de s’assurer un débouché pour les exportations et placer les capitaux.

* car il faut éduquer « les races inférieures » (l. 11 à 16) c’est le droit et les devoir (le fardeau) de l’homme blanc civilisé, des « races supérieures ».

* il faut prendre des colonies pour éviter que les autres pays n’en conquiert. Les pays « rivaux » (l. 18) cités sont la Grande Bretagne et l’Empire allemand.

 

_ Confortés par leur supériorité technique, les Européens sont convaincus de la supériorité de leur civilisation. C’est à cette époque que naissent les théories de la supériorité de l’Homme blanc (fardeau de l’homme blanc de Rudyard Kipling), ainsi que les bases du racisme contemporain (Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines). Cette prétendue supériorité sert la légitimation de l’expansion territoriale de l’Europe, l’affirmation de la mission civilisatrice de l’Europe venant alimenter la bonne conscience des colonisateurs.

 

_ La doctrine des « 3 C » consiste en la pratique de la Christianisation et de la Civilisation des peuples d’Afrique par la pratique du Commerce de leurs produits et non de leurs hommes.

 

3 et 4 page 85

2) Quelles sont les représentations des colonies et des colonisés ?

Page 73

Pp 68-69

 

Afin de convaincre les métropolitains de la nécessité du colonialisme, une véritable propagande se met en place pour justifier et exalter l’aventure coloniale, en particulier en France. L’action française dans ses colonies est présentée comme une mission civilisatrice, et la France se prétend le continuateur de l’Empire Romain. Le christianisme apparaît comme la religion des civilisés, par opposition à l’islam.

Pour convaincre les métropolitains de la nécessité d’avoir des colonies, on organise assez fréquemment des expositions coloniales en métropole, censées présenter les avantages des colonies et la richesse de leur culture.

La + importante de ces expositions coloniales a lieu à Paris en 1931. C’est l’Entre-2-Guerres ; les coloniaux ont servi en masse pendant la 1ère GM, et l’Empire Français est donc un peu + « populaire ». Elle dure 6 mois et est visitée par 34 millions de visiteurs. Elle est le fruit d’un travail titanesque : on a prolongé une ligne de métro rien que pour y accéder, sans compter les multiples constructions et reconstitutions du site (voir vidéo : temple d’Angkor Vat – 5000 m², 55 m de haut -, mosquée de Djenné,pavillons pour chaque colonie ; coloniaux recrutés comme figurants, parcs zoologiques…)

Quel aspect de la colonisation est montré dans le film ? – aspect éducatif d’alphabétisation, « mission civilisatrice »

 La propagande coloniale française trouve son apogée lors de l’Exposition Coloniale de 1931 à

Paris. De gigantesques travaux ont permis de reconstituer la diversité de l’empire colonial français pour l’exalter. C’est un grand succès populaire. On y montre un empire colonial pacifié, civilisé grâce au génie des colonisateurs français.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : La colonisation (1)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

L’EUROPE ET LE MONDE DOMINE

 

Introduction :

CONTEXTE

En 1850 les principaux pays européens disposent d’une puissante industrie, connaît la révolution des transports. La supériorité de leur technologie s’accompagne d’une forte croissance démographique. Ceci provoque des migrations humaines et rapidement d’un contrôle de vastes territoires peuplés en dehors du continent européen.

ORDRE D’IMPORTANCE :

De 1850 à 1939 tous les continents à l’exception de l’Europe et de l’Amérique sont touchés. 

 

Problématique : Quelles sont les causes de l’expansion européenne ? Quelles sont les diverses formes de la domination européenne ?

 

I. Quels sont les principaux Empires coloniaux en 1914 ?

           

            A. Sur quels territoires s’étendent les Empires coloniaux ?

 

Carte page 70-71 : Les empires coloniaux en 1914  OU Tableau à remplir

 

Quels sont les principaux pays colonisateurs ?

Les pays colonisateurs sont principalement le Royaume-Uni et la France. Ils disposent d’un vaste Empire colonial s’étendant sur plusieurs continents. L’Allemagne a des colonies en Afrique (Togo, Cameroun, Namibie…) et dans le Pacifique (îles Bismarck…).

 

Où s’étendent les territoires dominés ?

L’Afrique est presque entièrement dominée par les pays européens, à l’exception du Libéria (fondée par les Etats-Unis pour les esclaves noirs libérés) et l’Ethiopie jusqu’à l’invasion italienne de 1936.

Les continents africains, asiatique et l’Océanie sont dominés.

 

_ La colonisation c’est la transformation d’un territoire en colonie. Celle-ci est alors soumise à une métropole (c’est-à-dire au pays colonisateur). On parle de colonialisme pour désigner les politiques visant à la constitution d’empires coloniaux. Le colonialisme est donc une forme particulière d’impérialisme. Le terme de colonialisme prend vite une connotation péjorative chez ceux qui y sont hostiles et qui sont désignés alors comme anticolonialistes. Les colonisés originaires des colonies sont dits indigènes ou autochtones, tandis que les colonisateurs venus s’y installer sont des colons.  

 

_ Les  grandes puissances coloniales en 1914 sont :

* le Royaume-Uni, c’est la plus grande puissance coloniale : sur son Empire, « le soleil ne se couche jamais ». Elle a des possessions en Afrique, en Inde, Asie du Sud-Est, Australie, Canada…).

*  La France a également un Empire important, centré sur l’Afrique Noire, le Maghreb et l’Indochine.

* L’Allemagne qui s’est lancée tardivement dans la course coloniale, a seulement quelques colonies en Afrique et en Océanie (Nouvelle Guinée).

_ D’autres pays européens ont un Empire colonial comme le Portugal (Angola, Mozambique en Afrique), l’Italie (Libye, Erythrée, Somalie en Afrique), la Belgique (Congo Belge) et les Pays-Bas en Océanie (Indes Néerlandaises) et en Amérique (Surinam). 

 

 

Les possessions coloniales en 1914

Remplir le tableau à l’aide de la carte pages 70-71

 

Afrique

Asie

Océanie

Amérique

Royaume-Uni

 

 

 

 

 

 

France

 

 

 

 

 

 

Allemagne

 

 

 

 

 

 

Italie

 

 

 

 

 

 

Portugal

 

 

 

 

 

 

Belgique

 

 

 

 

 

 

Pays-Bas

 

 

 

 

 

 

 

 

Les possessions coloniales en 1914

Remplir le tableau à l’aide de la carte pages 70-71

 

Afrique

Asie

Océanie

Amérique

Royaume-Uni

 

 

 

 

 

 

 

France

 

 

 

 

 

 

 

Allemagne

 

 

 

 

 

 

Italie

 

 

 

 

 

 

Portugal

 

 

 

 

 

 

Belgique

 

 

 

 

 

 

Pays-Bas

 

 

 

 

 

 

 

 

Les possessions coloniales en 1914

 

Remplir le tableau à l’aide de la carte pages 70-71

 

 

Afrique

Asie

Océanie

Amérique

Royaume-Uni

 

 

Sierra Leone ; Côte de l’Or, Nigeria ; Soudan ; Ouganda ; Tanganyika ; Rhodésie ; Bechuanaland ; Union sud-africaine ; Egypte.

Palestine ; Oman ; Aden ; Irak ; Empire des Indes ; Birmanie ; Malaisie.

Nouvelle Guinée ; Australie ; Nouvelle-Zélande.

Canada ; Guyana

France

Maroc ; Algérie ; Tunisie ; Afrique Occidentale Française ; Afrique Equatoriale Française ; Madagascar

Syrie ; Indochine

 

Guyane

Allemagne

 

 

Cameroun ; Sud-Ouest Africain Allemand ; Afrique Orientale Allemande

Nouvelle Guinée

 

 

Italie

 

 

Libye ; Erythrée ; Somalie

 

 

 

Portugal

 

 

Angola ; Mozambique

 

 

 

Belgique

 

 

Congo belge

 

 

 

Pays-Bas

 

 

 

 

Indes Néerlandaises

Surinam

 

B. Quels sont les différents statuts des colonies ?

 

Carte page 71

 

La situation des colonies est-elle identique ? Comparer le cas de du Canada et du Kenya. 

La situation des colonies n’est pas identique. Le Canada est un Etat sous souveraineté britannique, une colonie blanche où convergent de vastes flux de population (9 millions d’habitants) ; par contre le Kenya pays noir est une colonie directement dominée par la métropole.  

 

Quelles sont les formes de dominations européennes ?

La domination européenne est directe (domination politique et militaire) mais aussi indirecte via l’influence économique, etc. Des traités règlent les liens entre la métropole et les colonies. Celles-ci ont donc des statuts divers.

 

 

_ La domination européenne prend des formes différentes. Les statuts des colonies sont divers.

* Des colonies conservent une large autonomie : ce sont les dominions britanniques (ex : Canada, Australie). Ce sont des colonies de peuplement européen.

* Des colonies sous la dépendance de la métropole, mais conservent leur administration interne : ce sont les protectorats.

*  La plupart des colonies sont des possessions directement placées sous la souveraineté de la métropole. Les territoires sont annexés.

* Des zones d’influence existent, comme en Chine, où les Européens se partagent les intérêts stratégiques et économiques sans dominer politiquement le pays.

 

Dominion : (p. 74) : possession anglaise ayant le droit de se gouverner elle-même, tout en reconnaissant la souveraineté britannique.

 

Protectorat : (p. 75) : Régime juridique établi par un traité international selon lequel un Etat « protecteur » en contrôle un autre, surtout pour les questions diplomatiques et militaires.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : L'enracinement de la République (3)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

IV. Quelles sont les réalisations de la République radicale (1902 -1914) ?

 

            A. Qui sont les républicains radicaux ?

 

Texte 4 page 153 : Le programme radical

Question 5 page 153 : Quels principes fondamentaux sont énoncés  en 1901 ?

En 1901 les républicains radicaux ont pour valeurs la laïcité, la liberté républicaine, l’aide sociale.

 

Question 6 page 153 : Sont-ils tous confirmés en 1908 ?

En 1908 les radicaux s’opposent de plus en plus aux conceptions socialistes « idées et rêves des collectivistes » (l. 16-17).

 

_ De 1902 jusqu’en 1914 les radicaux dominent la vie politique française. Le radicalisme influence la politique. Les Radicaux pratiquent une politique anti-cléricale très prononcée. Le laïcisme militant devient pour longtemps un des fondements de l’identité de la Gauche.

_ Le laïcisme militant des Radicaux se traduit par la dissolution des ordres religieux. Cette dissolution interdit de fait l’enseignement privé et met fin au rôle privilégié que jouait l’Eglise dans l’éducation (1902). En 1904, la République rompt ses relations diplomatiques avec le Vatican. En 1905, c’est l’aboutissement de cette politique anticléricale avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat

 

Radicalisme (p. 333) : courant politique, apparu sous Louis-Philippe, qui propose une politique des réformes en faveur de la laïcité, de la liberté et de l’égalité. Défenseurs farouches de la République, ils se réclament du « programme de Belleville » écrit en 1869 par Léon Gambetta. Le parti radical, fondé en 1901, représente entre 1800 et 1930 les aspirations de beaucoup de Français pour le progrès de l’instruction, les libertés fondamentales, l’égalité sociale mais aussi la défense de la propriété.

 

Question 7 page 153 : A quel parti les radicaux s’opposent-ils en refusant la violence révolutionnaire ?

Les radicaux s’opposent aux socialistes de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) et aux syndicats qui leurs sont liés.

 

_ Dans le domaine social, le parti radical s’oppose au syndicalisme révolutionnaire de la CGT, affirmées au congrès d’Amiens de 1906. Les grèves sont réprimées avec violence, en particulier sous Georges Clemenceau (1906-1910). Mais la politique sociale du parti radical aboutit à la création en 1906 du ministère du travail,  et en 1910 à une loi sur les retraites ouvrières. L’impôt sur le revenu est adopté en 1914.

 

 

Photographie 4 page 159 : Manifestation contre « la loi des 3 ans »

 

_ En 1913, face aux risques de guerre la loi des trois ans de service militaire est adoptée.

 

  

            B. Quelles sont les actions des Radicaux ?

 

Texte 6 page 155 : Loi de 1905

Question 10 page 155 : Quelles décisions sont prises par la République française ?

La République française décide la séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est-à-dire :

* L’Etat et les collectivités publiques ne financent plus les membres du clergé : prêtres, pasteurs, rabbins (article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »)

* De plus, les biens des églises sont transférés (articles 4 et 9). Ils ne sont plus la propriété du clergé.

* Enfin, la liberté des cultes est garantie (article 1) à l’aide de la force publique (article 25).

* Les signes religieux sont interdits dans les lieux publiques (article 26, 28).

 

Question 11 page 155 : Sur quels principes républicains se fondent-elles ?

La laïcité, la liberté de conscience.

 

_ La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 cherche à garantir la liberté de conscience des citoyens. La République française est laïque et ne finance aucun culte, même pas celui de la très grande majorité de Français en 1900 : le catholicisme. Les prêtres et les pasteurs ne sont plus des fonctionnaires de l’Etat, les biens d’Eglises (monastères, églises…) sont confisqués et donnés aux mairies. Mais la pratique d’une religion peut continuer dans ces établissements.

 

Laïcité : séparation de l’Eglise (pouvoir religieux) et de l’Etat.

 

OU

 

(   10. Quelle liberté cette loi garantit-elle ?

La loi garantit la liberté de conscience, c’est-à-dire d’avoir ou non une croyance politique ou religieuse, de pratiquer un culte religieux si la personne le désire…

 

13. Quelles sont les conséquences immédiates de cette loi ?

La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat a pour conséquences de transformer les agents du culte (pasteurs et surtout prêtres catholiques) : ils ne sont plus fonctionnaires mais de simples individus.

En plus, les biens d’Eglise (catholiques : monastères, églises…) sont donnés aux mairies, établissements publics.

 

14. Quelle valeur républicaine justifie le vote de cette loi ?

La laïcité.

 

Article 1 : liberté de conscience

Article 2 : séparation de l’Eglise et de l’Etat, la République ne salarie aucun culte, aucune religion d’Etat.

Problèmes :

Comment les prêtres vont-ils être payés ?

Par le denier du culte (dons des fidèles à l’Eglise)

 

Que faire des biens de l’Eglise qui depuis la révolution française était propriété de l’Etat ?

La loi prévoyait de faire l’inventaire des biens de l’Eglise étant transféré à des associations cultuelles (religieuse) qui avait un an pour se constituer.

 

Les inventaires commencèrent en 1906 et provoquèrent des manifestations.   )

 

            C. Quelles sont les oppositions politiques en 1914 ?

 

Graphiques semi-circulaires 2 page 152 : Les députés radicaux à l’Assemblée nationale de 1881 à 1914

Quels sont les opposants aux radicaux ?

Les socialistes et les conservateurs

 

_ Le début du XX siècle voit la naissance de partis politiques. Ce sont des organisations structurées dotées de statut, et de sections locales.

* Le 1er parti à se constituer est le parti radical (gauche) en 1901, de la fusion de plusieurs tendances républicaines.

* La SFIO (section Française de l’Internationale Ouvrière) socialiste naît en juin 1905, elle a pour chefs Jules Guesde (socialiste révolutionnaire) et Jean Jaurès (socialiste réformiste). Elle remporte les élections législatives en 1914.

* L’Alliance républicaine démocratique  (droite) naît en 1901, avec pour leader Raimond Poincaré

                       

Texte 2 page 163 : Manifeste de l’Action française

 

1. Présentez le document et son contexte

L’Action française est le journal des monarchistes.

 

2. Quel régime est dénoncé et par quels arguments ?

_ La République est dénoncée avec force.

_ On lui reproche d’être « vendue à l’étranger » et aux sociétés secrètes : juifs, protestants, francs-maçons, étrangers… On lui reproche aussi d’avoir un système d’éducation protestant, de détruire l’Eglise, de provoquer des conflits dans la société, de piller les richesses de la France…

 

3. Quels groupes sociaux sont considérés comme destructeurs de la nation française ?

Les Juifs et les étrangers.

 

4. Quel régime est proposé aux Français ? Qu’en attendent les auteurs de ce manifeste ?

_ A la place de la République on propose la monarchie.

_ Mettre fin à l’inquiétude de la raison française en rétablissant le régime des fondateurs de la France.

 

5. Concluez en dégageant l’intérêt historique de ce document.

Le document montre que la République n’a pas réussi à rallier tous les Français autour d’elle. Mais que les républicains sont néanmoins majoritaires. La liberté d’expression a triomphé et permet à tous, même aux opposants de la République, de s’exprimer.

 

Les oppositions à la culture républicaine sont diverses :

_ Les monarchistes et l'extrême droite s'expriment dans l'Action Française : minoritaire mais ayant une grande influence dans les milieux intellectuels.

 * La Ligue d’Action Française est créée en 1905 par Charles Maurras. Elle dispose d’un service d’ordre avec les Camelots du Roy. Les valeurs de l’Action Française sont à l’opposé des valeurs républicaines : elle est nationaliste (différent du patriotisme d’amour de la patrie), cette doctrine politique accorde la priorité à la défense des intérêts nationaux. Elle est aussi antisémite et xénophobe, antiparlementaire et contre-révolutionnaire, monarchiste et religieuse. Elle s’oppose aussi à la Franc-maçonnerie.

* La ligue souhaite une restauration monarchique, défend l’Eglise catholique et souhaite retrouver le caractère français.

_ A l’extrême gauche les anarchistes prônent une doctrine politique préconisant l’abolition de l’Etat et de toutes les formes de réglementation, mais aussi la suppression de la propriété privée qui opprime les non- possédants. Les anarchistes ont des modes d’actions violents.

Ligue : groupement, à l’origine, civique ou patriotique autour d’une action déterminée. Dans les années 1930, moyen d’action utilisée par l’extrême droite pour faire de l’activisme politique. 

Xénophobie : haine de l’étranger.

Franc-maçonnerie : Association fermée prônant un idéal de fraternité et de solidarité, accueillant les principaux responsables républicains.

 

 

Conclusion : La France à la veille de la 1ère Guerre mondiale

 

 

 

Conclusion :

La culture républicaine qui s’impose progressivement à partir des années 1880  associe respect de l’individu, prépondérance de la Chambre des députés désignés par la nation souveraine, rôle décisif de l’instruction publique pour la formation du citoyen et le dégagement d’une élite, réponse aux attentes de la classe moyenne indépendante, adhésion à un ensemble de symboles et de rites. Cette culture est dominante au tournant des XIX –XX siècles, ce qui ne signifie pas qu’elle n’a pas des adversaires.

  

Ouverture, transition avec le chapitre suivant

 

 

Lecture des pages 158-159

 

 

Le début du siècle est également très marqué par l’esprit de revanche sur l’Allemagne. L’école sert de propagande patriotique, la diplomatie française mène une politique d’alliances qui conduit à la formation de la Triple Entente (avec la Russie et la GB), le débat politique se focalise sur la durée du service militaire, les crises diplomatiques avec l’Allemagne se multiplient (les 2 crises marocaines en 1905 et 1911). L’opposition politique entre la droite et la gauche, centré jusque là sur la question sociale, se déplace sur l’opposition entre militarisme et pacifisme.

 

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Cours histoire 1ère : L'enracinement de la République (2)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

II. Quels sont les éléments de la culture politique républicaine ?

 

            A. Quels sont les valeurs et les symboles républicains ?

 

T. P. pages 156-157 : les symboles de la République

 

Statue 2 page 156 : Buste de Marianne (1890)

Quels symboles et valeurs de la République sont représentés sur ce document ?

Les symboles de la République sont : Marianne est une personnification de la République (à la fois mère (seins gonflés de la mère nourricière), et combattante [tête de Méduse sur sa poitrine]). 

Le bonnet phrygien est un symbole de liberté, il était porté par les esclaves romains libérés.

La devise : liberté, égalité, fraternité sont les valeurs républicaines.

 

_ La culture politique française devient républicaine grâce à l’utilisation de symboles, souvent hérités de la Révolution française. La III République se présente comme l’achèvement des promesses de la Révolution française :

* Marianne : allégorie de la République. Il y’a une identification entre Marianne et la République qui date de la révolution française. 

* Bonnet phrygien : bonnet des esclaves romains affranchis, devient le symbole de la liberté.

* drapeau tricolore : les deux couleurs de Paris (bleu et rouge) entre le blanc de la monarchie.

* souvent également les tables de la loi : déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

_ Le triomphe de la République signifie l’avènement d’une ère nouvelle, faite de progrès et bâti sur la devise : « liberté, égalité, fraternité ».

 

Culture politique : connaissances et sentiments d’individus ou de groupes d’individus concernant une idéologie politique.

 

D’après les documents visibles (3 p. 156 timbre-poste « républicain » créé en 1903, 5 page 157 carte postale de Hansi : « La Marseillaise » (1905)) et vos connaissances, citer d’autres symboles républicains.

La Marseillaise, la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, le drapeau tricolore.

 

_ Les valeurs républicaines sont l’égalité devant la loi, les droits de l’homme, la lutte pour la liberté, la valeur du progrès. Elles sont présentées comme la nouvelle croyance. Ce catéchisme républicain est institutionnalisé par des rites :

* Le 14 juillet  (anniversaire de la prise de la Bastille) devient fête nationale en 1880.

* En 1879 la « Marseillaise » écrite par Rouget de Lisle est choisi comme hymne national.

_ C’est au moyen de ces symboles et de ses rites que la culture républicaine s’est diffusée et à enraciner solidement la république dans l’esprit des Français. Grâce à la pratique régulière du suffrage universel et à l’école, la République est en 1914 un régime accepté par la majorité des Français.

 

             B. Par quels moyens la République s’est-elle imposée aux esprits ?

 

Texte 2 page 154 : Le service militaire

3 page 155. A quelle défaite l’auteur fait-il allusion ? Quel pays considère-t-il comme l’ennemi?

La défaite est celle de la guerre de 1870, perdu contre la Prusse devenue l’Empire d’Allemagne.

 

2. Qu’est-il demandé aux classes populaires et aux classes aisées ? Dans quel but ?

Les citoyens des classes populaires comme des classes populaires doivent accomplir le service militaire. Il doit unir les Français dans un même objectif : reconquérir l’Alsace et la Lorraine. Pour cela les soldats doivent se sentir Français, avant d’être républicains, monarchistes…  Le service militaire doit donner à toutes les couches de la société (ouvriers et bourgeois) une préparation suffisante pour la revanche.

 

L’école et l’armée sont les principales institutions favorisant l’apprentissage de la République, ainsi que la mixité sociale et régionale.

* Politique de défense nationale : l’armée prépare la Revanche contre les Prussiens et pour la reconquête de l’Alsace-Lorraine. Tous les Français doivent effectuer un service militaire, quels que soient leurs catégories sociales (ouvriers, bourgeois).

 

T. P. L’école de la République page 149

3. Quelles missions sont fixées à l’école républicaine ?

L’école a pour mission de former le citoyen républicain, et de préparer les esprits des futurs soldats pour la revanche contre l’Allemagne.

 

4. A qui l’auteur compare-t-il les instituteurs ?

Charles Péguy (l’auteur) compare les instituteurs aux « hussards noirs », c’est-à-dire aux soldats du 1er Empire.

 

5. Quelles valeurs incarnent-ils ?

Ils incarnent les valeurs civiques de la République « après le pain, l’éducation est le second besoin du peuple ».

 

7. Relevez les symboles républicains présents sur ce tableau.

Au-dessus du bureau de vote on trouve le drapeau tricolore et le buste de Marianne.

 

8. Quel droit républicain ce tableau met-il en scène ?

Le droit de vote.

 

* L’apprentissage de la République se fait aussi à travers l’école où les instituteurs qualifiés de « hussards noirs de la République » diffuse le savoir et des valeurs civiques à toutes les couches de la société, dans toute les régions françaises. Les lois de Jules Ferry rendent l’enseignement primaire gratuit (juin 1881), laïque et obligatoire (mars 1882), de 6 à 13 ans.  

_ Les contingents des premiers élèves arrivent en âge de voter : les valeurs enseignées à l'école se retrouvent dans les urnes.

 

 III. Quelles crises affectent la République (1886 – 1906) ?        

 

            A. Quelles sont les mouvements opposés à la République ?

 

Illustration haut de la page 142 : Boulanger à l’assaut de la Bastille parlementaire.         

Décrire la caricature ? Quelle est sa signification ?

            La caricature montre un général français (pantalon rouge, képi orné, médaille d’officier de la légion d’honneur) tenant un drapeau. Il désigne du doigt une forteresse sur laquelle est écrit « Bastille parlementaire ». Le général est entouré d’un soldat tirant au canon des écrits, d’une foule levant le poing mais aussi dressant haut des drapeaux portant des titres de journaux (L’Intransigeant, la Cocarde, la Presse…).

            * La caricature montre le soutien de diverses catégories de la population (paysan en chapeau de paille avec sa faux, ouvrier en chemise blanche, bourgeois en haut de forme, militaires) et de journaux.

            * Le but des personnes en faveur du général Boulanger est d’établir une modification du régime. Cela est visible avec les slogans inscrits sur le drapeau tenu par le général : « Vive la République honnête », « A bas les voleurs ». L’accusation de corruption vise les parlementaires installés derrière les murs de la Bastille.

            * Le moyen de parvenir au pouvoir est indiqué avec le soleil se levant à l’horizon sur lequel est inscrit : « Elections de 1889 ». Le canon porte sur son fut l’inscription : « Suffrage universel ». Le général Boulanger compte sur les élections proches (l’affiche de 1889) et sa grande popularité pour parvenir au pouvoir.

 

_ Le général Boulanger rassemble autour de lui les oppositions à la République opportuniste de 1886 à 1889. Il bénéficie d’une grande popularité après s’être opposé à l’Allemagne lorsqu’il était ministre de la guerre en 1886. Le « général Revanche » inquiète les modérés et l’écarte du gouvernement en 1888. Il remporte les élections partielles de 1888-1889.

_ Le programme boulangiste est nationaliste et anti-parlementaire. Il demande la dissolution de la Chambre, l’élection d’une assemblée Constituante, et la révision de la Constitution pour renforcer le pouvoir exécutif.

_ Le général Boulanger rallie autour de lui une coalition de radicaux désirant une république autoritaire et centralisatrice (jacobine), mais aussi des royalistes et des bonapartistes espérant renverser le gouvernement.

_ Le général Boulanger remporte une victoire triomphale à paris et une immense foule l’incite à marcher sur l’Elysée où se trouve le siège de la présidence de la République. Il refuse le coup de force et attend avec confiance les élections générales de 1889. Mais, face aux poursuites judiciaires lancées contre lui par les modérés, il s’enfuit en Belgique où il se suicide en 1891. 

 

Illustration haut de la page 142 : Boulanger à l’assaut de la Bastille parlementaire ?       

Décrire la caricature ? Quelle est sa signification ?

            Dans la caricature on distingue un jeune homme tenant en main un couteau arrêté par d’autres hommes. Le président Sadi Carnot, tient sa main sur une tâche écarlate sur l’écharpe rouge de sa fonction. 

            La caricature montre le choc dans l’opinion provoqué par l’assassinat du plus haut magistrat de la République. Les anarchistes désiraient justement provoquer cette stupeur et la terreur dans l’opinion publique.

 

_ Les anarchistes effectuent une série d’attentats « en réaction violente contre l’ordre établi ». Ils désirent détruire « l’Etat bourgeois » par la violence.

_ Le contexte est celui de scandales dont le plus important est celui du scandale de Panama en 1892. Des députés sont accusés de corruption pour permettre à la Compagnie du canal de Panama d’émettre des emprunts auprès du public. L’opinion a le sentiment d’une complicité entre monde des affaires et classe politique.    

_ Les attentats anarchistes se succèdent : En décembre 1893 une bombe explose dans la chambre des députés. En juin 1894 le président de la république Sadi Carnot est assassiné à Lyon.  

 

           B. Pourquoi l’Affaire Dreyfus divise-t-elle profondément les Français ?

 

T. P. pages 150-151 : L’affaire Dreyfus      

Questions 1 à 6 page 151 :

1. Qui sont les véritables coupables de l’affaire Dreyfus, d’après Zola ?

Pour l’écrivain Zola, les responsables sont des officiers, des généraux et les bureaux de guerre, c’est-à-dire les militaires hauts gradés.

 

2. Quelles explications donne-t-il à cette erreur judiciaire ?

Pour Zola l’explication est double, d’un côté une « passion cléricale », une hostilité des chrétiens envers le juif Dreyfus. De l’autre, la volonté de protéger l’armée, de faire d’elle une institution infaillible dans sa justice (militaire) et donc inattaquable.

 

3. Quelles valeurs défend-il ?

Emile Zola se fait le défenseur de valeurs républicaines de « vérité et justice ». Il défend la primauté des droits de l’individu sur la raison d’Etat (l’armée doit préparer la revanche et donc être « infaillible »).

 

_ L’affaire Dreyfus éclate en 1894 : le service de contre-espionnage découvre qu'un officier de l'état-major livre des renseignements à l'Allemagne. Les soupçons pèsent sur le capitaine Alfred Dreyfus, juif alsacien. Il est condamné à la dégradation et à la détention à perpétuité en Guyane en 1894. Puis le nouveau chef du service des renseignements découvre que le coupable est un autre officier, Esterhazy. Mais l’armée refuse de reconnaître ses torts. Ainsi, le 11 janvier1898 Esterhazy est acquitté. La famille de Dreyfus suivi peu à peu par les intellectuels se mobilisent. Le 13 janvier 1898 Emile Zola  publie un célèbre article en faveur de la vérité et de Dreyfus : J'Accuse, dans le journal L’Aurore.

 

4. Quel est le message de cette caricature ?

La célèbre caricature de Caran d’Ache montre l’intensité de la division en France entre les dreyfusards, partisan de l’innocence de Dreyfus et de la révision du procès, et des antidreyfusards qui refusent le procès soit par antisémitisme, soit parce qu’ils considèrent que l’armée ne doit pas avoir tort. 

 

_ A la suite de cet article de journal la France se divise en deux camps opposés :

* les dreyfusards, partisan de l’innocence de Dreyfus et de la révision du procès. Ils se rassemblent dans la Ligue des droits de l’homme créée en février 1898.

* Les antidreyfusards refusent la révision du procès, soit par antisémitisme, soit parce qu’ils considèrent que l’armée ne doit pas avoir tort. Ils préfèrent une injustice individuelle à un amoindrissement de « l’honneur de l’armée ». Ils se réunissent dans la Ligue des patriotes de Paul Déroulède.

 

5. De quels maux sont accusés les Juifs dans ce tract ?

Les Juifs sont accusés de diviser la France, d’accaparer les richesses du pays, de salir l’image de l’armée.

 

_ L’affaire Dreyfus transforme la culture politique française. La gauche devient graduellement de plus en plus antimilitariste, alors qu’une partie de la droite devient antisémite. La période est aussi celle de la création de la catégorie des intellectuels, qui se revendiquent ainsi face aux autres composantes de la société.

 

6. En quoi, selon cette gravure italienne, la réhabilitation de Dreyfus consoliderait-elle la République française ?

La réhabilitation de Dreyfus s’est mettre en avant la vérité (trompette du génie ailé), favoriser la paix entre les citoyens (ailes du génie), et faire revivre la justice (elle sort du tombeau).

 

_ Face au retentissement du scandale, une révision du procès se déroule pendant l'été 1899. Finalement, le capitaine Dreyfus est gracié par le président de la République Emile Loubet en septembre 1899 et réhabilité en 1906.

_ « L'Affaire » Dreyfus s'est achevée par la reconnaissance des valeurs républicaine avec la victoire du camp dreyfusard.

Antisémitisme : Haine des individus issus d’une famille juive.

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Cours Histoire 1ère : L'enracinement de la République (1880-1914) 1

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

L’ENRACINEMENT DE LA REPUBLIQUE (1880-1914)

Manuel : Nathan L/ES 2003 collection Jacques Marseille

 

Introduction : A partir de 1879 la République est aux mains des Républicains, c’est-à-dire que le système politique est dirigé par des hommes aux convictions républicaines.

            La France acquiert des lois garantissant les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques (liberté de réunion… enseignement obligatoire…).

            Cependant, une partie des Français contestent à travers une série de crises ce régime républicain jusqu’à « l’Union sacrée » de 1914. 

Problématique : Comment expliquer que la République devienne le régime politique qui rassemble le mieux les Français ?

 

Réflexion sur le chapitre comme s’il s’agissait du sujet d’une composition.

 

« L’enracinement de la République (1880 -1914) » est un sujet d’un plan évolution

 

Analyse des termes du sujet :

* Analyse thématique :

« Enracinement » : c’est-à-dire la diffusion et l’appropriation d’un système de pensée et de pratiques auprès d’une population.

« République » : système politique basé sur le pouvoir politique donné aux citoyens (démocratie), sans la présence d’un souverain (roi ou empereur).

 

* Analyse géographique :

La « République » désigne la République française, en place depuis la chute du II Empire de Napoléon III. La République est isolée au sein de l’Europe car seuls la Suisse et Saint-Marin sont des Républiques au début de la période. En fin de période (en 1910) on peut joindre également le Portugal. 

 

* Analyse chronologique :

1880 : l’époque est celle de la République aux Républicains. Depuis 1879 les élections ont donné le pouvoir à des hommes de conviction républicaine.

1914 : cette date est celle du début de la 1ère Guerre mondiale. Elle est pour la France le moment de « l’Union sacrée » où tous les partis et mouvements politiques se réunissent autour de la défense de la Patrie.

 

Quelle problématique donner ?

 

La France dispose d’un régime original en Europe. Issu de la chute de II Empire, établi par des monarchistes dans l’attente de l’accession d’un roi au trône, comment la III République diffuse-t-elle et fait-elle accepter ses valeurs à la population française malgré les contestations et les crises ?

 

Quel plan proposer ?

            La problématique conduit à s’interroger sur la diffusion des valeurs républicaines à l’ensemble du pays (par quelles lois ? Quels symboles ? Quelles institutions ?). Quelles sont les évolutions et les crises affectant la République ?

            De 1880 à1886 comment s’enracine la République ? De 1886 à 1899 quelles sont les crises affectant la République ? De 1899 à 1914 En quoi la République peut-elle être qualifiée de radicale ?

 

I. Quelles actions permettent d’enraciner la République dans la société française ? (1880-1886)

 

            A. Quelles lois diffusent des valeurs et une culture républicaine ?

 

Gravure allégorique 1 page 148 : L’instruction obligatoire.

Question 1 page 149 : quel personnage symbolise ici l’Instruction obligatoire ? Qui combat-il ? Que protége-t-il ?

            L’Instruction obligatoire est symbolisée ici par une femme couronnée de lauriers et tenant haut un globe lumineux et rayonnant. Au-dessus d’elle se trouve la devise « fiat lux » ce qui veut dire «Que la lumière soit (existe)». Mais on trouva aussi deux autres femmes : l’une au profil doux enseigne aux enfants placés près d’elle, la troisième couronnée comme une souveraine (la souveraineté populaire ?) chasse avec un martinet les ennemis de la République et de ses avancées sociales (cf. plus haut les bannières portant les inscriptions : chambres syndicales, associations ouvrières, ligue de l’enseignement…).

            Les personnes combattues et chassées sont un noble avec sa perruque, ses bas de soie… (la féodalité et l’aristocratie), un homme en pardessus et chapeau haut de forme surmontant une moustache  ressemblant à Louis Napoléon Bonaparte (le Second Empire et les Bonapartistes), en dessous d’eux se place un homme échevelé au regard fixe et porteur d’un bâton torve. Ce personnage représente probablement les Communards, anarchistes, socialistes… Au dessus d’eux se tient un homme portant des décorations. Est-ce le traître Bazaine ayant refusé de combattre les Prussiens pour mieux combattre ensuite les Républicains ?

              Les valeurs protégées sont celles figurant sur les bannières : droit syndicaux (chambres syndicales, associations ouvrières) et sociaux (caisse des retraites), mais aussi de liberté de réunion (société commémoratives, société de sauveteurs), d’expression (ligue de l’enseignement), d’opinion (francs-maçons avec le triangle surmontant le compas et l’équerre).

 

_ Les valeurs républicaines sont diffusées dans un contexte de lutte contre les opposants monarchistes, bonapartistes et anarchistes. En 1879 la « République est aux mains des Républicains », c’est-à-dire que les élections ont porté au pouvoir des hommes de convictions républicaines. Ceux-ci cherchent à diffuser auprès du peuple leurs valeurs démocratiques.

_ Les idéaux démocratiques diffusés sont ceux d’une démocratie libérale et laïque. Les lois établissent les libertés politiques et reconnaissent des droits sociaux.

*  Les républicains abolissent les mesures répressives dont ils ont souffert durant l’Empire. Les libertés fondamentales sont assurées par les lois du 30 juin 1881 sur la liberté de réunion, du 29 juillet 1881 accordant la liberté de la presse.

* La liberté syndicale est instituée par la loi du 21 mars 1884 : elle permet, 10 ans après la Commune, de constituer des syndicats.

* La République est orientée dans un sens laïc par deux lois : en 1880 sont supprimées les dispositions légales imposant le repos le dimanche et les jours de fête religieuse ; en 1884 le divorce est rétablit.  

 

Démocratie libérale : régime politique dans lequel le pouvoir s’exerce par le peuple qui choisit, librement, au suffrage universel, ses représentants et où la séparation des différents pouvoirs est établie. 

 

 

 

            B. Quelles sont les transformations du système politique pour renforcer la République ?

 

                        1. Pourquoi la chambre des députés exerce-t-elle une primauté ?

 

Texte 5 page 131 : loi sur l’organisation des pouvoirs publiques (1875)

Question 10 page 131 : Pourquoi peut-on dire que les pouvoirs du président de la République sont importants ?

Les pouvoirs du président sont de diriger l’exécutif, mais le président a aussi le droit de grâce (pouvoir judiciaire) et l’initiative des lois. Il a aussi le droit de dissoudre l’assemblée (article 5).

 

Texte 6 page 131 : Dix années décisives de l’Histoire de France

Expliquez la phrase ligne 16 à 18 : « définitivement émancipée de toutes les anciennes influences en 1877, débarrassée de la présidence de M. le Maréchal de Mac-Mahon en 1879 ».

La présidence de la République a été occupée par Mac-Mahon malgré les élections favorables aux Républicains en 1877. Le président a exercé son pouvoir de dissolution contre les Républicains. C’est la crise du 16 mai 1877 qui se termine par la démission de Mac-Mahon en 1879.

 

Quelles sont les conséquences politiques de la crise entre président de la République et Républicains ?  

Les Républicains se méfient du pouvoir présidentiel. Aucun président après Mac-mahon n’ose se servir du droit de dissolution. La Chambre des députés prend un rôle très important.

 

_ La dissolution de la Chambre des députés par le président de la République légitimiste Mac-Mahon a été une tentative contre les Républicains. Les Républicains se méfient du pouvoir exécutif. Les présidents de la République n’osent plus se servir de ce droit de dissolution. Les présidents du Conseil exercent un rôle gouvernemental plus important que le président de la République.  La Chambre des députés peu renverser les gouvernements. La Chambre des députés, désignée par la nation souveraine, exerce donc une prépondérance politique. Le système politique est un régime parlementaire.

 

Régime parlementaire : régime politique dans lequel le pouvoir exécutif est sous le contrôle du pouvoir législatif.

  

                        2. Comment la « République opportuniste » (1880-1886) cherche-t-elle à renforcer le régime ?

 

Affiche page 141 : Affiche commémorant le centenaire de la République (1892).

Quel groupe professionnel est mis en valeur dans cette affiche ? Pourquoi

Les paysans sont mis en valeur à travers leurs activités agricoles.

 

_ Les Républicains Jules Ferry (1832-1893) et Léon Gambetta (1838 -1882) pensent qu’il faut des réformes graduelles pour faire accepter la République à la population française. Léon Gambetta cherche en particulier à conquérir les provinces françaises auparavant royalistes.

_ La période (1880 -1885) est-elle appelée « République opportuniste » car avec Gambetta et Ferry dominent les « opportunistes » favorables au suffrage universel et à la laïcité, au libéralisme économique et à la stabilité sociale.

 

 

Buste de Marianne page 140.

Décrire le buste de Marianne.

Le buste de Marianne (femme symbolisant la République) porte le bonnet phrygien (symbole de liberté) et des insignes maçonniques (équerres et compas).

 

_ La République est soutenue par les classes moyennes et les milieux d’affaires, mais aussi les milieux protestants, les francs-maçons et les notables locaux comme les pharmaciens, les avocats et les instituteurs, « hussards noirs de la République ».

 

 

Allégorie 5 page 137 : le triomphe de la République.

Quels personnages sont renversés par la République ?

Les rois et les Ultras, l’empereur Louis Napoléon Bonaparte et les Prussiens. 

 

_ La loi du 14 août 1884 affirme que « la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une proposition de révision ». Cette volonté de consolider le régime républicain se manifeste par plusieurs mesures :

* les membres des familles ayant régné en France sont inéligibles à la présidence de la République. En 1886 la loi d’exil oblige les prétendants monarchistes à la restauration à quitter le sol de France. 

* En 1884 les 75 sièges de sénateurs inamovibles prévus en 1875 sont supprimés et remplacés par des sièges électifs répartis entre les départements les plus peuplés.

* La loi d’avril 1884 permet l’élection des maires par les conseils municipaux. Ils ne sont plus nommés par le gouvernement, sauf à Paris demeurant sous la surveillance de préfets nommés par le gouvernement.

 

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Cours 1ère : Les réseaux de communication en France et en Europe (3)

10 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?

           

            A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

 

Carte page 234 : Les grands flux migratoires

En quoi consistent les flux de population ?

_ Les mobilités internes (intra-européenne) sont réduites : elles concernent chaque année 0,2% de la population totale de l’Union européenne (sept fois moins qu’aux Etats-Unis). Les migrants sont des urbains, des travailleurs qualifiés (brain drain) et des étudiants. Plusieurs formes de mobilité existent : migrations pendulaires entre lieu de résidence et d’emploi, mouvements transfrontaliers (entre France et Suisse, Allemagne ou Belgique), déplacements touristiques vers les littoraux et les espaces de montagne.

_ Les flux externes consistent en des migrations légales et illégales. De 1990 à 2004 l’Union européenne a accueilli en moyenne 700 000 nouveaux arrivants par an. Les migrants sont des demandeurs d’asiles, des travailleurs et des personnes bénéficiant du regroupement familial.

Migration pendulaire (p. 260) : déplacement quotidien entre le domicile et le lieu de travail.

 

Carte page 235 : Les régions attractives de l’Union européenne

Question 2 page 235 : quelles sont les régions de l’UE les plus attractives ? (à plusieurs échelles)

_ Les régions les plus attractives de l’Union européenne sont celles de la dorsale européenne. * A l’échelle européenne se sont l’Allemagne et l’Espagne qui sont les premiers pays d’accueil.

*  A l’échelle régionale les communautés d’étrangers se concentrent dans les grandes régions industrielles : Bade-Wurtemberg et Bavière en Allemagne, Rhône-Alpes en France…

* A l’échelle locale les villes importants attirent les migrants : Paris, Londres, Berlin, Milan, Madrid, Athènes.

 

 

            B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?

 

T.P. page 250-251 : L’Union européenne, entre ouverture et fermeture de ses frontières

1ère question page 250 : Quelles sont les origines principales des immigrants clandestins en Europe (doc 1) ? Quelles sont les « « principales portes d’entrée » pour cette immigration clandestine ?

_ Les immigrants clandestins proviennent des pays du Sud économique.

* Ce sont des Africains (du Maghreb et d’Afrique subsaharienne) et des Asiatiques : des Proches et Moyens Orientaux (de Turquie et Kurdistan, Iran et Irak) ; des individus originaires d’Asie centrale (Afghanistan, Pakistan), et d’extrême Orient (Inde, Sri Lanka, Chine).

* Le choix d’un pays d’accueil n’est plus lié à l’histoire coloniale même si les Algériens se concentrent en France (99% des Algériens émigrés) et les Indiens en Angleterre. L’immigration récente marocaine et africaine est diffusée dans toute l’Europe selon la logique de l’éventail.

_ Les étrangers sont nombreux en Allemagne : 2 000 000  de Turcs (72% de leur présence en U. E.) contre seulement 200 000 en France, mais aussi 2 millions de Russes et 2,3 millions d’Aussiedler, c’est-à-dire des Allemands de souche installés à l’est de l’Allemagne depuis parfois plusieurs siècles.

 

Quelles sont les « « principales portes d’entrée » pour cette immigration clandestine ?

_ L’immigration clandestine pénètre en Europe par deux grandes portes d’entrée :

* le littoral méditerranéen car les larges côtes difficiles à surveiller sont empruntés par les filières clandestines, par exemple la mafia albanaise organise des passages depuis Tirana jusqu’en Italie ; le détroit de Gibraltar est emprunté par des migrants clandestins malgré les risques de noyades.

* les frontières des pays d’Europe centrale et orientale où les Etats en transition doivent contrôler avec peu de moyens les flux de clandestins. 

 

2ème question page 250 : Repérez et explicitez les principales dispositions relatives eu renforcement des frontières extérieures de l’Europe (Documents 2, 3, 4, 5, 7).

_ Les accords de Schengen signés en 1985 facilitent la libre circulation des Européens mais l’abandon des frontières entre membres conduit à une politique commune des frontières de l’Union européenne. L’agence européenne Frontex créée en 2004 coordonne ainsi la coopération des Etats dans la gestion des frontières extérieures. Les mesures sont variées :

* politique de visas réglementant la durée et l’entrée de voyageurs dans l’espace européen.

* fin des candidatures multiples de demandes d’asile (accords de Dublin en 1990).

* Les expulsions et les détentions de clandestins sont facilitées.

* Les condamnations sont renforcées : pour les transporteurs comme pour les employeurs de clandestins.

           

  

 1e Fiche d’objectifs géographie n°3

LES RESEAUX DE COMMUNICATION EN FRANCE ET EN EUROPE

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Quels sont les enjeux liés aux axes de communications ?  L’exemple transalpin

II. Comment les transports transforment-ils l’espace européen à plusieurs échelles ?

                A En quoi l’Europe est un espace majeur d’échanges ? (échelle continentale)

                B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

                C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?          

                A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

                B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Ferroutage (p. 244) : technique de transport combinée rail-route. Elle consiste à faire circuler des véhicules routiers (camions ou remorques de camions) sur des wagons de chemins de fer conçus à cet effet. Le ferroutage présente de nombreux avantages, notamment en matière d’environnement et de sécurité.

Axe : un axe est une ligne, un couloir majeur concentrant les voies de communication, les moyens de transport, autour duquel s’organise l’espace environnant.

Réseau de transport: ensemble des moyens de communication qui desservent et structurent un espace.

Hub (p. 259) : point d’un réseau de transport international à partir duquel rayonnent de nombreuses lignes secondaires. 

Flux : les flux sont des courants d’échanges visibles ou invisibles (flux de marchandises, de personnes, de capitaux, de services).

Plate-forme multimodale (p. 242) : espace spécialisé dans la logistique, relié à plusieurs modes de transports (maritime, transport, aérien).

Migration pendulaire (p. 260) : déplacement quotidien entre le domicile et le lieu de travail.

 

SAVOIR FAIRE

 

3/ JE SAIS METTRE EN RELATION CARTES, CHRONOLOGIE ET TEXTES

4/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE

5/ JE SAIS COMPARER DES CARTES

6/ JE SAIS ELABORER UN SCHEMA GRAPHIQUE 

7/ JE SAIS METTRE EN RELATION PHOTOGRAPHIE, CARTE ET  TEXTES

 

1ère Fiche d’objectifs géographie

 

Les réseaux de communication en France et en Europe

                                               SAVOIR

notions

méthodes

Quels rôles jouent les réseaux de transport sur l’organisation des espaces européens et français ? Quels sont les enjeux des politiques de transport en matière d’aménagement et d’environnement ?

 

I. Quels sont les enjeux liés aux axes de communications ?  L’exemple transalpin

 

 

II. Comment les transports transforment-ils l’espace européen à plusieurs échelles ?

                A En quoi l’Europe est un espace majeur d’échanges ? (échelle continentale)

 

 

 

 

                B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

 

 

 

                C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

 

 

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?

 

                A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

 

                B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?  

 

 

 

 

Ferroutage

(I)

 

 

Axe

Réseau de transport

Hub

Flux

(II A)

 

 

 

Plate-forme multimodale (IIC)

 

Migration pendulaire (III A)

 

 

 

 

- Mise en relation cartes, chronologie et textes (I)

 

- étude d’une carte

- comparaison de cartes

(II A)

 

élaboration d’un schéma graphique (IIB)

 

Mise en relation photographie, carte et textes (IIC)

 

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Cours 1ère géographie : Les réseaux de communication en France et en Europe (2)

10 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

 

Carte page 236 Les grandes infrastructures de transport en France à l’horizon 2025

Carte 12 page 245 : transports et organisation de l’espace en France

 

A l’aide des cartes page 236 et 12 page 245, élaborer un schéma graphique sur le sujet : la dimension européenne des réseaux de transport français.

 

 

 

_ La France est un carrefour européen, un espace de transit traversé par les Européens car c’est un point de passage obligé entre Europe du Nord et l’Europe du Sud. De plus, un axe maritime majeur (le Nothern Range ou Rangée Atlantique) passe à proximité de ses côtes. Les flux de marchandises et de voyageurs de la dorsale européenne peuvent emprunter ses axes de communication.

_ Les axes de transports français  sont nombreux et variés. Ils combinent les autoroutes et les trains à grande vitesse (LGV [Ligne à grande vitesse]). De plus Paris est un hub majeur au niveau mondial pour ses aéroports comme Roissy-Charles de Gaulle.

_ La place privilégiée de Paris dans les transports (réseau en étoile) s’explique par l’héritage historique de la centralisation et la place économique et politique de la capitale/

_ Les principaux axes de transit sont l’axe Lille-Paris-Lyon-Marseille (PLM) et le couloir méditerranéen entre l’Espagne et l’Italie via le port de Marseille.

_ Paris, Lyon, Marseille, sont d’importants nœuds de communication grâce aux LGV, à leurs aéroports, aux ports fluviaux ou maritimes : ce sont des plates formes multimodales.

_ Néanmoins, plusieurs obstacles sont à surmonter : les contraintes des montagnes doivent être surmontées grâce à des tunnels, mais la saturation des axes de transports peut entraîner des problèmes de coût, de rapidité ainsi que des dégradations de l’environnement. Les ports français, à l’écart du trafic de conteneur trop souvent, doivent être modernisés.

 

            C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

 

ETUDE DE CAS n° 2 : Nord-Pas-de-Calais : l’atout européen

T. P. pages 288-289 : Nord-Pas-de-Calais : l’atout européen

Questions 1 page 289 : Quels atouts représentent la situation de la région et les réseaux de transport pour le Nord-Pas-de-Calais ? (docs 2, 3, 4 et 5)

_ En France, le Nord-Pas-de-Calais forme par sa proximité avec Paris et sa position frontalière avec la dorsale européenne (100 millions d’Européens dans un rayon de 300 km) une « porte de l’Europe ». Elle bénéficie également d’une large ouverture sur la mer (Manche et Mer du Nord), zone d’intense trafic maritime de la Nothern Range.

_ Les réseaux de transport donnent au Nord-Pas-de-Calais la possibilité de valoriser sa situation géographique. Le tunnel sous la Manche et le TGV, les autoroutes, mais aussi le canal Seine-Nord prévu pour 2012… rendent rapides les liaisons avec Paris, Londres et Bruxelles (moins de 150 km).

 

Question 2 page 289 : Pourquoi parle-t-on de plate-forme trimodale (doc. 1) ? Pourquoi l’implanter à Dourges ? (docs 1, 3, 5)

_ La région Nord-Pas-de-Calais dispose d’une plate-forme multimodale nommé Delta 3 combinant la performance du TGV, l’autoroute et les canaux. La plate-forme accueille également une zone logistique, un centre de service et un terminal de transports.

_ La plate-forme a été installé à Dourges car le terrain disponible est abondant dans cet espace minier en reconversion. De plus, la plate-forme est avantagée par sa proximité des métropoles du Nord-Pas-de-Calais (Arras et Lille) et sa situation au cœur des grands axes de transports aussi bien fluvial que routier ou ferroviaire.

 

Plate-forme multimodale (p. 242) : espace spécialisé dans la logistique, relié à plusieurs modes de transports (maritime, transport, aérien).

 

Question 3 page 289 : En quoi l’ouverture européenne est-elle une chance pour la région (docs 1, 2, 3, 4, 5) ?

_ Les investissements étrangers (IDE) sont attirés par la région grâce à la performance et à la variété des infrastructures de transport donnant au Nord-Pas-de-Calais une position de carrefour européen.

_ La proximité de grandes métropoles (en TGV Paris et Lille sont à une heure de distance) et de la mégalopole européenne attirent non seulement des investissements privés, mais aussi des financements de l’Union européenne. Par exemple le canal Seine-Nord a été retenu par Bruxelles comme une infrastructure prioritaire. Au niveau local Lille et son quartier  d’Euralille ont été dynamisés par l’arrivée du TGV.

 

 

Conclusion : Les voies de circulation jouent un rôle capital dans l’organisation de l’espace. Plus un espace est bien relié aux autres, plus il est dynamique.

 

 

 

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Cours 1ère géographie : Les réseaux de communication en France et en Europe (1)

10 Janvier 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LES RESEAUX DE COMMUNICATION EN FRANCE ET EN EUROPE

 

Manuel Magnard 2007

 

Introduction : Les transports jouent un rôle essentiel dans la vie économique et l’organisation géographique des Etats. L’Europe est en effet un territoire dont les habitants, à haut niveau de vie, se déplacent fréquemment (travail, vacances), nécessitent des approvisionnements considérables et constants (pour se nourrir, pour alimenter les usines…). Une telle situation implique un système de communications performant pour le bon fonctionnement de l’économie.

            Les transports sont un élément déterminant du fonctionnement des sociétés européennes, constituant un enjeu économique (transporter des hommes par millions et des marchandises par centaines de millions de tonnes) mais aussi technique (vitesse) et environnemental.

Problématique : Quels rôles jouent les réseaux de transport sur l’organisation des espaces européens et français ? Quels sont les enjeux des politiques de transport en matière d’aménagement et d’environnement ?

 

I. Quels sont les enjeux liés aux axes de communications ?  L’exemple transalpin

           

ETUDE DE CAS n°1 : L’axe transalpin

T. P. pages 230-233 : Questions 1 à 3 page 231 (et questions 1 et 2 page 232)

 

Question 1 page 231 : Analysez l’évolution du trafic transalpin des marchandises. Comparez la situation française à celle de son voisin suisse.

_ Les contraintes naturelles sont un obstacle au trafic transalpin. En effet les Alpes s’étirent sur 1500 km et sont larges d’environ 200 km. Elles se dressent comme un mur au coeur de l’Europe.

_ Le trafic transalpin relie des espaces économiques majeurs de la dorsale européenne. Le trafic de marchandises connaît une croissance importante : pour la France de moins de 10 millions de tonnes de marchandises en 1970 à presque 50 millions de tonnes en 2000.

_ L’augmentation du trafic dans cet espace montagnard fragile a bénéficié à la voie ferrée (ferroutage) en Suisse, mais au transport routier pour la France (40 millions de tonnes pour la route contre moins de 10 millions pour le rail en 2000). Cette divergence est le reflet de choix de politiques d’aménagement différent.

Ferroutage (p. 244) : technique de transport combinée rail-route. Elle consiste à faire circuler des véhicules routiers (camions ou remorques de camions) sur des wagons de chemins de fer conçus à cet effet. Le ferroutage présente de nombreux avantages, notamment en matière d’environnement et de sécurité.

 

Question 2 page 231 : Quels maux dénoncent les manifestants ?

_ Depuis le milieu des années 1980, le trafic de poids lourds a progressé de 280%.  La croissance du trafic routier a provoqué saturation des axes de transports mais aussi des accidents dramatiques, des nuisances sonores et des problèmes écologiques à cause de la pollution (rejet du CO2 du gaz d’échappement dans des vallées en U stockant les gaz).

 

 

Question 3 page 231 : Quels sont les principaux enjeux et objectifs de la liaison transalpine ? Pourquoi peut-on parler d’une gestation lente pour le tunnel ?

_ Les enjeux de la liaison transalpine sont économique : elle permet en effet de relier les foyers économiques de la dorsale européenne à l’arc sud-européen (depuis la péninsule ibérique jusqu’au PECO). De plus, l’enjeu est écologique avec l’établissement de réseaux ferroviaires permettant de diminuer la pollution.

_ La construction du tunnel transalpin franco-italien est lente : 18 ans sont prévues entre le début du projet et la date prévue de sa réalisation. La coopération franco-italienne, malgré le soutien de l’Union européenne est difficile. Les travaux dans les Alpes nécessitent plusieurs années.

 

 

Si T. P Noté : questions 2 et 3 page 232

 

Question 1 page 232 : Présentez les caractéristiques du tunnel. Vers quelles destinations devrait-il faciliter les échanges à l’Ouest et à l’Est ?

_ Le tunnel transalpin reliant les deux métropoles Lyon et Turin est un projet pharaonique. Les voies ferrées doivent non seulement traverser des vallées mais aussi des montagnes à travers d’immenses tunnels comme le tunnel international de 53 km de long situé à 750 mètres d’altitude.

_ Les échanges seraient facilités avec  l’ensemble des pays de la dorsale européenne mais aussi avec les nouveaux membres de l’UE, ainsi qu’avec les pays méditerranéen. Les équipements de transports pour les échanges transalpins sont donc nécessaires à une meilleure intégration des membres dans l’UE.

 

Question 2 page 232 : Quels seraient les avantages du tunnel ? Quels sont les atouts du ferroutage ?

_ Le tunnel offre des avantages nombreux :

* en matière de sécurité le ferroutage permettrait d’éviter les encombrements de poids lourds et les accidents. En plus de la sécurité des personnes il est aussi plus respectueux de l’environnement.

* au niveau technique il autoriserait les trains à grandes vitesses permettant de diminuer par deux le temps de trajet. Au niveau économique il permettrait également de multiplier par quatre le trafic de marchandises.

_ Le ferroutage diminue fortement la pollution, les risques d’accidents et les encombrements en embarquant les camions sur des wagons. Ainsi est réalisé une « autoroute ferroviaire ».

 

 

_ Les Alpes s’étirent sur 1500 km et sont larges d’environ 200 km. Elles se dressent comme un mur au coeur de l’Europe.

_ L’espace alpin est située sur la dorsale européenne, sur les routes reliant la France, Suisse, Allemagne et Autriche, Italie. Les axes transalpins sont fortement fréquentés, mais du fait des contraintes du relief et du développement du trafic, un effet d’entonnoir est provoqué à cause de l’engorgement du trafic, créant des goulets d’étranglements

 

 

 

 

II. Comment les transports transforment-ils l’espace européen à plusieurs échelles ?

 

            A En quoi l’Europe est un espace majeur d’échanges ? (échelle continentale)

 

Carte Atlas 1 pages 262-263 : Le relief de l’Europe

Quelles sont les contraintes naturelles entravant le développement des transports en Europe ?

_ Des ruptures territoriales peuvent constituer des barrières de communications : le Channel entre les Îles britannique et le continent, les Alpes ou les Pyrénées entre l'Europe du Nord et celle du Sud, la Baltique entre la Scandinavie et le reste de l'Europe.

 

Carte a page 237 : Les principaux axes et nœuds de communication en Europe

Quelles sont les constructions destinées à surmonter ces contraintes naturelles ?

_ Pour surmonter les contraintes naturelles plusieurs aménagements ont été réalisées : le tunnel sous la Manche pour le Channel, le pont-tunnel de l’Oresund entre Danemark et Suède pour la Baltique. La liaison transalpine est en cours de construction entre France et Italie.

 

Carte a page 237 : Les principaux axes et nœuds de communication en Europe

Question 2 page 237 : quels sont les axes et nœuds majeurs dans l’UE ?

_ L’Europe est sillonnée d’axes de communication formant un vaste réseau de transport.

* Les axes terrestres principaux sont ceux de la dorsale européenne. L’axe maritime majeur est la Rangée Atlantique ou Nothern Range entre le Havre et Hambourg.

* Les villes rhénanes et la mégapole de Paris et Londres forment des nœuds majeurs en conciliant plusieurs modes de transport : autoroutes et lignes ferroviaires à grande vitesse, grands aéroports (« hub »)…

Axe : un axe est une ligne, un couloir majeur concentrant les voies de communication, les moyens de transport, autour duquel s’organise l’espace environnant.

Réseau de transport: ensemble des moyens de communication qui desservent et structurent un espace.

Hub (p. 259) : point d’un réseau de transport international à partir duquel rayonnent de nombreuses lignes secondaires.  

 

Quelles sont les différences de densité des réseaux de communications en Europe ?

_ La densité de ces axes de communication correspond à une organisation centre-périphérie :

* La plus forte densité des réseaux de communication se trouve dans la mégalopole européenne, dans les conurbations Randstad-Holland et Rhin Ruhr.

* Les densités des axes de communication et l’importance des flux de voyageurs et de marchandises décroissent en s’éloignant de la dorsale européenne.

Flux : les flux sont des courants d’échanges visibles ou invisibles (flux de marchandises, de personnes, de capitaux, de services).

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Cours géographie 1ère : L'Union européenne : des territoires européens en voie d'unification ?

25 Novembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

L’Union européenne : des territoires européens en voie d’unification ?

 

Introduction : Le continent européen est morcelé entre 49 Etats, mais 27 pays sont membres de l’Union européenne. La Croatie et la Turquie sont candidates à l’Union européenne.

Problématique : En quoi le continent est-il en voie d’unification ? Quels sont les enjeux de l’unification ?

 

I. Comment définir le projet de l’Union européenne ?

 

Tableau 15 page 83 : L’Union européenne, un projet ouvert

Organigramme 11 page 82 : Les trois piliers de l‘UE

Quels sont les domaines concernés par le projet européen ?

_ Les critères d’adhésion à l’Union européenne définis en 1993 montre que l’Union européenne a pour projet un rapprochement politique, économique et financier, culturel entre ses membres. Les membres doivent être des démocraties respectant les droits de l’Homme et les minorités ; mais aussi des économies de marché.

 

Photographie 2 page 89 : La Banque centrale européenne (BCE) et l’euro

Carte page 87 : L’union européenne à géométrie variable

Quelles sont les réalisations économiques et financières ?

_ Le projet européen comporte des réalisations économiques et financières. Ainsi, une union douanière et un marché unique ont été réalisés. En 1992 la signature du traité de Maastricht permet la création de l’UEM (Union Economique et Monétaire). Dix ans plus tard le 1er janvier 2002 entre en circulation les pièces et les billets en euro. Mais la monnaie unique est refusée par le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède. Néanmoins, la zone euro comporte au 1er janvier 2007 treize pays européens représentant 318 millions d'habitants.

_ La Banque centrale européenne (BCE) a son siège à Francfort. Créée en 1998 elle a pour rôle de définir et de mettre en œuvr  la politique monétaire de la zone euro, mais aussi de conduire sa politique de change (par exemple combien faut-il de dollars pour avoir un euro), d’assurer le bon fonctionnement des systèmes de paiement ou encore de détenir et de gérer les réserves de change des Etats membres (440 milliards de dollars en 2007).

Zone euro (p. 88) : partie de l’Europe ou a été adoptée une monnaie unique, l’euro. L’adoption d’une monnaie unique a été souhaitée très tôt pour renforcer la cohésion de l’Europe et la collaboration économique entre pays.

 

Texte 4 page 89 : Une Union de plus en plus multiculturelle

En quoi l’Union européenne devient un espace multiculturel ? Quelles sont les limites ?

_ L’Union européenne est devenu un espace multiculturel du fait des 23 langues de ses 27 pays membres, mais aussi par la diversité des religions et des modes de vie. Sa devise est « unie dans la diversité ».

_ Cependant, deux modèles existent face à cette diversité de cultures présentes parfois dans le même espace (Ile de  France, région de Londres) du fait de l’immigration.

* le modèle assimilationniste français : la laïcité s’impose au citoyen.

* le modèle multiculturaliste anglo-saxon : les individus affirment leur appartenance à des communautés différentes.

_ D’autres limites consistent dans les difficultés économiques qui entraînent un sentiment d’exclusion et d’inégalité sociale parmi la population d’origine étrangère pouvant provoquer des violences.

 

Texte 3 page 89 : Une coopération politique européenne limitée

Quelles sont les réalisations politiques et militaire et leurs limites ?

_ L’Union européenne comporte plusieurs réalisations.

* L’espace Schengen permet la libre circulation des personnes au sein des pays adhérents.

* La PESD (politique européenne de sécurité et de défense) prévoit des coopérations policières et militaires, par exemple avec  l’eurocorps. Cependant ces deux dernières réalisations ont un poids limité par rapport à l’OTAN.

* Des accords de partenariat sont passés entre l’Union européenne et ses voisins comme les accords de Lomé en 1975 pour avantager les pays en développement, mais aussi un partenariat euro-méditerranéen.

* On trouve encore d’autres réalisations dans le domaine culturel et éducatif comme Erasmus pour les échanges d’étudiants ou Euréka dans le domaine économique.

 

Espace de Schengen (p. 88) : espace à l’intérieur duquel la circulation des personnes est libre, à la suite du traité signé en 1985 dans la ville luxembourgeoise de Schengen. L’abolition des contrôles entre les pays adhérents s’accompagne de contrôles souvent stricts aux limites extérieures.

Eurocorps (p. 259) : armée européenne entrée en service en 1995, regroupant théoriquement 50 000 soldats de cinq pays : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg. Son état-major est basé à Strasbourg. 

Eureka (p. 259) : réseau européen intergouvernemental qui a pour mission d’accroître la compétitivité de l’économie européenne en appuyant des initiatives d’industriels en matière de recherche et développement. Il comprend 35 pays plus l’Union européenne elle-même.

 

 

 

L’Europe des Vingt-sept en chiffres

* superficie : 4,3 millions de km² (7e rang mondial)

* Population : 501 millions d’habitants 01/01/2010 (3e rang mondial)

* Densité de population : 114 hab./km²

* 2e puissance économique mondiale

* 1ère puissance commerciale mondiale

* Nombre de langues officielles en 2007 : 23

 

 

II. Quels sont les objectifs et le fonctionnement actuel de l’U.E ?

 

            1) Quelles sont les institutions européennes ?

 

Organigramme 10 page 82 : Le processus de prise de décision dans l’U.E. 

Comment se déroule la prise de décision au sein de l’Union européenne ?

_ Les pouvoirs au sein de l’Union européenne sont répartis entre plusieurs organismes.

* le Conseil européen réunissant les chefs d’Etats et de gouvernement et décidant les grandes orientations.

* la commission européenne préparant les règles et les directives européennes. Elle a d’importants pouvoirs alors que ses membres ne sont pas élus, ce qui suscite un euroscepticisme des citoyens face à la bureaucratie européenne, l’« eurocratie » !

* le conseil de l’Union européenne réunit les ministres relatifs à chaque sujet débattu. Il adopte les règles et directives européennes.

* Le Parlement européen réunit 785 députés élus au suffrage universel. Mais les pouvoirs des députés sont limités : ils n’ont pas l’initiatives des lois européennes et sont simplement consulté sur les directives préparées par la commission.

* la Cour de justice des institutions européennes peut sanctionner les Etats en cas de non respects des décisions prises.

 

 

            2) Quelles sont les difficultés actuelles de fonctionnement de l’U. E. ?

 

Texte 12 page 82 : Un fonctionnement devenu trop complexe

(Texte 10 page 93 : La nécessaire réforme)

Quels sont les problèmes rencontrés par les institutions européennes ?

_ L’élargissement de l’Union européenne pose des problèmes de fonctionnement des institutions européennes. Des réformes sont nécessaires pour résoudre plusieurs problèmes : lenteur de prise des décisions, règles de l’unanimité pour certaines décisions, peu d’efficacité de la présidence tournante de l’Union européenne, existence nomade du Parlement européen entre Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg.

 

Graphique circulaire 14 page 83 : Le budget 2007-2013

Texte 12 page 93 : La nouvelle crise budgétaire

Quelles sont les réformes budgétaires nécessaires ?

_ Le budget de l’Union européenne repose sur la solidarité financière.

* Cependant les Etats membres sont soucieux de limiter au maximum leurs contributions à l’exemple du Royaume-Uni de Margaret Thatcher en 1984 prononçant son « I want my money back ».

* L’augmentation du nombre des Etats membres entraîne une augmentation des dépenses pour financer l’élargissement à des Etats pauvres.

* La part de la PAC (Politique agricole commune) dans le budget (70% en 1984, 46% en 2007) pose problème car son poids est important alors que celui des dépenses pour les activités d’avenir (recherche, formation, développement des infrastructures) est faible.

* Le montant du budget lui-même est contesté : insuffisant pour envisager de grandes actions pour certains, trop onéreux pour d’autres.

PAC (p. 90) : Politique agricole commune.

 

 

 

III. Quels sont les enjeux suscités par l’élargissement de l’Union européenne ?

           

            A. Quels sont les premiers élargissements et leurs dynamiques d’intégration ?

 

Texte 2 page 80 : Un projet pacificateur

 

OU

 

FICHE : La déclaration Schuman du 9 mai 1950 :

 

En quoi la France et l’Allemagne jouent-elles un rôle important dans la construction de la CEE ?

_ Les pères fondateurs de l’Europe sont à l’origine de la construction européenne : Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer…

_ La déclaration de Schuman (ministre des affaires étrangères) du 9 mai 1950 est inspirée par Jean Monnet. La France est donc à l’origine de la construction européenne. Les concepteurs du projet souhaitent créer en Europe un espace de paix et de prospérité, dans le contexte difficile de la guerre froide.

_ La France propose de s’associer sur un pied d’égalité avec l’Allemagne au sein d’une nouvelle entité chargée de gérer en commun l’acier et le charbon des deux pays. La proposition doit toucher principalement la France et l’Allemagne, mais reste ouverte aux autres pays d’Europe qui ont les mêmes objectifs.

_ Cet appel a été accepté par la RFA, l’Italie, le Benelux avec la France. En avril 1951 c’est la création de la CECA (Communauté économique du charbon et de l’acier). C’est la première étape de la construction européenne.

Pères fondateurs (p. 260) : pour que débute la construction européenne, il a fallu des initiatives prises par de fortes personnalités à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cinq hommes appartenant au courant de la Démocratie chrétienne ont œuvré : l’Allemand Konrad Adenauer, le Belge Paul-Henri Spaak, l’Italien Alcide de Gasperi, les Français Robert Schuman et Jean Monnet.

 

Les étapes de la construction européenne

 

1950 (9 mai) : déclaration Schuman, inspirée par Jean Monnet

1951 (avril) : signature du traité de Paris qui crée la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).

1957 (25 mars) : signature du traité de Rome qui fonde la CEE, Communauté Economique Européenne (Europe des 6).

1973 : adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark à la CEE.

1981 : adhésion de la Grèce à la CEE.

1986 : adhésion de l’Espagne et du Portugal à la CEE

1990 : signature des accords de Schengen, refusés par le Royaume-Uni et l’Irlande (y ont en revanche adhéré : Norvège, Islande) : libre circulation des personnes à l’intérieur de la Communauté.

1992 : signature du traité de Maastricht qui entre en vigueur le 1er novembre 1993. Création de l’Union Européenne (UE) et de l’UEM (Union Economique et Monétaire) ; notion de citoyenneté européenne.

1995 : adhésion de l’Autriche, la Suède, la Finlande à l’UE. Europe des 15.

2002 (1er janvier) : mise en circulation des pièces et billets en euro. La monnaie unique est refusée par le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède.

2002 (décembre) : Traité de Copenhague, qui prévoit l’adhésion à l’Europe de 10 nouveaux Etats.

2004 (1er mai) : adhésion de dix nouveaux Etats (Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Chypre et Malte).  

2005 : Rejet du traité constitutionnel par la France et les Pays-Bas.

2007 (1er janvier) : Entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union Européenne.

 

La déclaration Schuman du 9 mai 1950 :

            La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

            La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objectif essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre.

            L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée : l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

            Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l’action sur un point limité mais décisif :

            « Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe»

            La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

            La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L’établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

 

Souligner dans le texte les passages montrant l’importance de la France dans la construction européenne.

 

 

            B. Quelles sont les réformes nécessaires pour l’élargissement de l’Union européenne ?

 

Texte 19 page 84 : L’élargissement, source de débat

Caricature 20 page 85 : Les questions posées par la candidature de la Turquie à l’Union européenne

Question 3 page 85 : Quels sont les pays tentés par l’intégration dans l’Union européenne ? Quels problèmes pose la poursuite de l’élargissement ?

 

_ En 2007 l’Union européenne comporte 27 membres mais de nombreux autres pays sont candidats, essentiellement issus de l’ex Yougoslavie (Croatie, Macédoine) et de l’ex URSS (Georgie, Ukraine), ainsi que la Turquie.

_ L’élargissement de l’U.E. pose cependant problème.

* La question des limites (la Turquie, les pays du Caucase sont-ils européens) et de l’identité européenne (projet économique ou union des démocraties d’une culture proche) est ainsi posée.

* Les disparités au sein de l’Union se sont élargies avec l’intégration de nouveaux pays.

_ La crise éconmique de 2008 a fragilisé l'économie de plusieurs pays des périphéries européennes : Grèce et Irlande qui ont accepté un plan d'aide économique de l'Union Européenne et du FMI, mais aussi le Portugal et l'Espagne.

Elargissement : pour l’Union européenne, ce terme désigne les nouvelles adhésions, qui ont à chaque fois concernée des groupes de pays assez proches les uns des autres.

 

Tableau 15 page 83 : l’Union européenne, un projet ouvert

_ Lorsque les critères de base sont remplis (être en Europe et avoir un régime démocratique) des pays peuvent postuler pour intégrer l’Union européenne.

_ Tout ceci a pour conséquence une tension entre élargissement et approfondissement de l’Union européenne. L’élargissement de 2004 a modifié les équilibres au sein de l’Union européenne. L’entrée de nombreux pays pauvres pose comme double risque celui de décevoir les nouveaux arrivants et celui de faire perdre aux anciens membres les aides dont ils profitaient (Espagne, Grèce). Aussi la Commission module les aides selon les pays : par exemple les agriculteurs de Bavière ou de Beauce reçoivent une aide quatre fois plus élevée que les paysans de Pologne ou d’Estonie. Le fonctionnement de l’Union européenne est à géométrie variable selon les problèmes.

_ Des visions différentes de l’Europe existent, par exemple l’Europe fédérale et l’Europe des nations :

* L’Europe fédérale serait une Europe dotée d’un organe central indépendant des Etats membres et dont les décisions dans de nombreux domaines s’imposeraient à tous.

* L’Europe des nations serait une Europe dans laquelle chaque Etat conserve le pouvoir souverain de ses décisions. Les compétences communes sont limitées par les Etats. Les pouvoirs de l’UE seraient limités aux domaines dans lesquels l’UE est plus efficace que chacun des Etats membres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1e Fiche d’objectifs géographie n°2 b

 

L’Union européenne : des territoires européens en voie d’unification ?

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Comment définir le projet de l’Union européenne ?

II. Quels sont les objectifs et le fonctionnement actuel de l’U.E ?

                1) Quelles sont les institutions européennes ?

                2) Quelles sont les difficultés actuelles de fonctionnement de l’U. E. ?

III. Quels sont les enjeux suscités par l’élargissement de l’Union européenne ?

                A. Quels sont les premiers élargissements et leurs dynamiques d’intégration ?

                B. Quelles sont les réformes nécessaires pour l’élargissement de l’Union européenne ?

 

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Zone euro (p. 88) : partie de l’Europe ou a été adoptée une monnaie unique, l’euro. L’adoption d’une monnaie unique a été souhaitée très tôt pour renforcer la cohésion de l’Europe et la collaboration économique entre pays.

Espace de Schengen (p. 88) : espace à l’intérieur duquel la circulation des personnes est libre, à la suite du traité signé en 1985 dans la ville luxembourgeoise de Schengen. L’abolition des contrôles entre les pays adhérents s’accompagne de contrôles souvent stricts aux limites extérieures.

Eurocorps (p. 259) : armée européenne entrée en service en 1995, regroupant théoriquement 50 000 soldats de cinq pays : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg. Son état-major est basé à Strasbourg. 

Eureka (p. 259) : réseau européen intergouvernemental qui a pour mission d’accroître la compétitivité de l’économie européenne en appuyant des initiatives d’industriels en matière de recherche et développement. Il comprend 35 pays plus l’Union européenne elle-même.

PAC (p. 90) : Politique agricole commune.

Pères fondateurs (p. 260) : pour que débute la construction européenne, il a fallu des initiatives prises par de fortes personnalités à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cinq hommes appartenant au courant de la Démocratie chrétienne ont œuvré : l’Allemand Konrad Adenauer, le Belge Paul-Henri Spaak, l’Italien Alcide de Gasperi, les Français Robert Schuman et Jean Monnet.

Elargissement : pour l’Union européenne, ce terme désigne les nouvelles adhésions, qui ont à chaque fois concernée des groupes de pays assez proches les uns des autres.

Europe fédérale : Europe dotée d’un organe central indépendant des Etats membres et dont les décisions dans de nombreux domaines s’imposeraient à tous.

L’Europe des nations : Europe dans laquelle chaque Etat conserve le pouvoir souverain de ses décisions. Les compétences communes sont limitées par les Etats. Les pouvoirs de l’UE seraient limités aux domaines dans lesquels l’UE est plus efficace que chacun des Etats membres.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS LES ETAPES DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE

1950 (9 mai) : déclaration Schuman, inspirée par Jean Monnet

1951 (avril) : signature du traité de Paris qui crée la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).

1957 (25 mars) : signature du traité de Rome qui fonde la CEE, Communauté Economique Européenne (Europe des 6).

1973 : adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark à la CEE.

1981 : adhésion de la Grèce à la CEE.

1986 : adhésion de l’Espagne et du Portugal à la CEE

1990 : signature des accords de Schengen, refusés par le Royaume-Uni et l’Irlande (y ont en revanche adhéré : Norvège, Islande) : libre circulation des personnes à l’intérieur de la Communauté.

1992 : signature du traité de Maastricht qui entre en vigueur le 1er novembre 1993. Création de l’Union Européenne (UE) et de l’UEM (Union Economique et Monétaire) ; notion de citoyenneté européenne.

1995 : adhésion de l’Autriche, la Suède, la Finlande à l’UE. Europe des 15.

2002 (1er janvier) : mise en circulation des pièces et billets en euro. La monnaie unique est refusée par le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède.

2002 (décembre) : Traité de Copenhague, qui prévoit l’adhésion à l’Europe de 10 nouveaux Etats.

2004 (1er mai) : adhésion de dix nouveaux Etats (Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Chypre et Malte).  

2005 : Rejet du traité constitutionnel par la France et les Pays-Bas.

2007 (1er janvier) : Entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union Européenne.

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER UN ORGANIGRAMME

5/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE

6/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

7/ JE SAIS LIRE UN GRAPHIQUE CIRCULAIRE

8/ JE SAIS METTRE EN RELATION UN TEXTE ET UNE CARICATURE

 

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Cours géographie 1ère : En quoi l'Europe est-elle une mosaïque ?

25 Novembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

L’Europe des Etats et l’Union européenne

 

Introduction : L’Union européenne comporte 27 pays sur un ensemble de 49 Etats européens (dont les micro-Etats et la Russie) ; de 495 millions de citoyens sur 733 millions d’Européens en 2007.

            Mais, sur les 50 Etats européens, 14 pays ont à peine plus de 20 ans d’existence (depuis 1989), issus de l’URSS, de l’ex Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie. Après 1989, 14 200 km de nouvelles frontières ont été tracés en seulement deux ans !

            L’Europe est donc un continent morcelé, mais aussi un espace comportant des dynamiques d’unification.

 

Problématique générale : En quoi l’Europe est-il un continent morcelé mais aussi en voie d’unification ?

 

EXPLICATION PREALABLE : L’étude en deux ensembles, dont le premier est composée comme une dissertation, avec trois volets : description avec emboîtement d’échelles, explications, et enfin une typologie.

 

 

 

 

 

CONSIGNES DE TRAVAIL :

 

1) A l’aide des cartes ci-dessous, décrire les différences de répartition entre les espaces, les classer des espaces fortement peuplés aux espaces faiblement peuplés.

Echelle européenne : Carte pp 158-159 : Quelle répartition spatiale de la population de l’Europe ?

Carte page 161 : Quelle localisation des agglomérations et des métropoles en Europe ?

Echelle française : Carte p 160 : Quelle France du « vide », quelle France du « pleins » ? 

Echelle régionale : Carte 7 page 296 : répartition de la population de la région PACA

 

2) Décrire les inégalités de richesse au sein de l’Europe aux échelles européenne, française et régionale à l’aide des documents ci-dessous. Classer les espaces européens.

Echelle européenne : Carte page 57 : Le PIB par habitant par région (en 2003)

Tableau 8 page 61 : Des écarts de richesse considérable entre les régions (2003)

Echelle française : Carte 1 a page 124 : Le revenu imposable moyen

Carte 1 a page 56 : le PIB régional (en 2003)

Echelle régionale : Carte 10 page 297 : L’organisation de l’espace de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En quoi l’Europe est-elle une mosaïque ?

 

Introduction : Le continent européen est une mosaïque d’Etats (49 pays) de poids démographiques et économiques très variés. Les écarts sont importants : 921 habitants pour la cité du Vatican (0,44 km²) face aux 82 millions d’Allemands ; PIB allemand de 2907 milliards de dollars en 2006 face aux 117 milliards d’euros de Roumanie.

 

Problématique : En quoi le continent européen est-il une mosaïque d’Etats et de régions différentes ?

 

I. Quelles sont les inégalités démographiques et économiques au sein de l’Europe ?

(Description  et emboîtement d’échelles)

 

            A. Quels sont les contrastes démographiques sur le continent européen ?

 

Constitution de trois groupes de travail : un pour chaque échelle européenne, française, et régionale (PACA). (Pour la démographie dans un 1er temps, à la maison pour l’éco ensuite)

 

A l’aide des trois cartes ci-dessous, décrire les différences de répartition entre les espaces, les classer des espaces fortement peuplés aux espaces faiblement peuplés.

Echelle européenne : Carte pp 158-159 : Quelle répartition spatiale de la population de l’Europe ?

Carte page 161 : Quelle localisation des agglomérations et des métropoles en Europe ?

Echelle française : Carte p 160 : Quelle France du « vide », quelle France du « pleins » ? 

Echelle régionale : Carte 7 page 296 : répartition de la population de la région PACA

 

1) ECHELLE EUROPEENNE

_ L’Europe forme un le troisième trois grand foyer de peuplement du monde. Mais, malgré ses 733 millions d’habitants et une densité moyenne de 92 hab./km² (avec la Russie d’Europe, sinon la densité est supérieure à 140 hab./km²) l’échelle européenne montre une inégalité dans la répartition de la population.

 

* Les fortes densités coïncident avec la présence de grandes agglomérations. En effet les trois quart des Européens sont des citadins. Les fortes densités se concentrent sur deux axes fortement urbanisés :

            - un axe Ouest-Est s’étendant de l’Angleterre à la Pologne.

            - un axe Nord-Sud formant la dorsale européenne, c’est-à-dire les régions se situant dans une écharpe allant du centre de l’Angleterre jusqu’au nord de l’Italie.

Le noyau dense de l’Europe est au croisement de ces deux axes entre la Ruhr et la mer du Nord, il forme la mégalopole. 

 

* Les faibles densités se trouvent au nord et au sud de ces axes.

* Les espaces vides s’expliquent en grande partie par des conditions naturelles. Le climat rigoureux explique la faible densité de la Finlande (15 hab./km²). Les contrastes internes sont également important : 10% de la population se concentre à Helsinki. La densité de la Laponie, au nord de la Finlande, est par contre inférieure à 2 hab./km².

Densité (p. 259) : nombre d’habitants par kilomètre carré.

Dorsale européenne : Ensemble de régions se situant dans une écharpe allant du centre de l’Angleterre jusqu’au nord de l’Italie. Ce sont les régions du continent les plus peuplées et les plus développées économiquement.

Mégalopole (p. 162) : espace d’urbanisation forte, avec de très grandes villes assez proches les unes des autres pour que l’urbanisation puisse être considérée comme continue.

2) ECHELLE FRANCAISE Carte p 160 : Quelle France du « vide », quelle France du « pleins » ? 

_ La densité en France est de 108 hab./km² pour la métropole (97hab./km² avec les DOM/ROM). C’est une densité moyenne en Europe (Royaume-Uni : 245 hab./km², Allemagne 231hab./km² ; Espagne :86hab./km²). Mais les 63,4 millions de Français métropolitains se répartissent inégalement sur le territoire.

_ La France se caractérise par des déséquilibres dans le peuplement du territoire. 75% de la population se concentre sur 20% du territoire.

            * Les très fortes densités sont les agglomérations (Densité de Paris : 20 137 hab/km² !) Deux Français sur dix résident dans l’aire urbaine de Paris qui comporte 11,3 millions d’habitants. On compte trois autres agglomérations millionnaires : Lyon, Lille, Marseille.

            * Les densités fortes et moyennes sont dans les régions urbanisées et industrialisées du Nord et de l’Est, dans les grandes vallées fluviales de la Seine, du Rhône ; dans les vallées de la Loire et de la Garonne [cf. page 24 pour les localisations de fleuves] ; sur les littoraux.

            * Les faibles densités s’étendent sur trois quart du territoire. La « France du vide » est surtout une France rurale. Plusieurs départements ont des densités inférieures à 30 hab./km² (Lozère, Aveyron [localisation carte p. 265]). Les espaces peu peuplées comprennent des zones de montagne : Pyrénées, Alpes du Sud ; des îles comme la Corse  (275 000 habitants); des périphéries comme la Guyane.

 

3) ECHELLE REGIONALE Carte 7 page 296 : répartition de la population de la région PACA

_ La région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) montre une répartition inégale de la population. En effet, il existe un fort contraste entre le littoral urbanisé très peuplé et l’intérieur aux faibles densités, en particulier dans les Alpes du Sud.

_ La PACA est troisième région la plus peuplée de France (4 178 000 habitants en 2006), mais près des deux tiers de la population vivent dans les trois principales aires urbaines : Marseille (1,5 million), Nice (933 000) et Toulon (564 000).

* La zone située le long du Rhône avec les villes d’Arles, d’Avignon et Orange est bien peuplée.

 

            B. Quels sont les contrastes économiques sur le continent européen ?

 

TRAVAIL A LA MAISON A LA SUITE DU TRAVAIL EN CLASSE PRECEDENT :

Décrire les inégalités de richesse au sein de l’Europe aux échelles européenne, française et régionale à l’aide des cartes ci-dessous.

 

Echelle européenne : Carte page 57 : Le PIB par habitant par région (en 2003)

Tableau 8 page 61 : Des écarts de richesse considérable entre les régions (2003)

Echelle française : Carte 1 a page 124 : Le revenu imposable moyen

Carte 1 a page 56 : le PIB régional (en 2003)

Echelle régionale : Carte 10 page 297 : L’organisation de l’espace de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

 

PIB : Le produit intérieur brut est la richesse produite par un pays.

PIB/habitant : richesse produite par un pays divisée par le nombre d’habitants (le revenu par habitant).

DROM (p. 259) : Départements et régions d’outre-mer ; parties de la République française. Depuis la réforme constitutionnelle de 2003, les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ont en même temps le statut de « région ». Le préfet est à la fois préfet de département et de région. Les lois sont susceptibles d’adaptation aux conditions locales.

Régions ultrapériphériques (p. 60) : régions bénéficiant, depuis le traité d’Amsterdam de 1997, de mesures spécifiques de développement vu leurs handicaps et leur situation économique. Elles sont au nombre de 7 : les départements d’outre-mer français, les Canaries, les Açores et Madère.

 

                                   1) ECHELLE EUROPENNE :

 

Carte page 57 : Le PIB par habitant par région (en 2003)

Tableau 8 page 61 : Des écarts de richesse considérable entre les régions (2003)

_ L’Europe comporte d’importants contrastes de richesses. Ainsi, l’écart de richesse entre la Roumanie et le Luxembourg est de 1 à 9.

* Les régions les plus riches sont situées au sein de la dorsale européenne. Elles comportent de grandes agglomérations comme les métropoles de Londres, Paris, Milan

* Les pays d’Europe occidentale ont une économie développée.

* Au sein des pays on peut constater des inégalités régionales,

- par exemple entre la région capitale et la périphérie (France, Grande-Bretagne, République Tchèque) ;

- mais aussi des divisions internes fortes : par exemple en Italie entre le Nord industriel avec la capitale économique Milan, le centre et le Sud pauvre (Mezzogiorno) ou à Naples les trois quart des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi. La différence de PIB/hab. est importante : plus de 20 000 euros pour les régions du Nord, 12 200 pour le Mezzogiorno.

* Les pays d’Europe centrale et orientale ont un PIB faible à l’exception parfois des capitales. Leur PIB/hab. est inférieur de 75% à la moyenne communautaire.

* Les régions ultrapériphériques de l’Europe sont des espaces plus pauvres que les métropoles : DROM français comme la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique, la Réunion ; de la communauté autonome espagnole des Iles Canaries ; des régions autonomes portugaises des Açores et de Madère.

 

                                   2) ECHELLE FRANCAISE :

 

Carte 1 a page 124 : Le revenu imposable moyen

Carte 1 a page 56 : le PIB régional (en 2003)

_ Les écarts de richesse en France restent importants entre les régions.

* L’Île-de-France, Rhône-Alpes et PACA concentrent 45,5% du PIB français (dont 28,8% pour la seule Île-de-France).

* L’Ouest et le Sud s’affirment comme des espaces dynamiques, dont le PIB s’accroît.

* Les anciennes grandes régions industrielles comme la Lorraine ou le Nord-Pas-de-Calais ne représentent plus que 8,4% du PIB national. 

* Le PIB régional des régions du centre reste faible.

 

                                   3) ECHELLE REGIONALE :

 

Carte 10 page 297 : L’organisation de l’espace de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

_ A l’échelle régionale les différences de PIB s’expliquent par les activités pratiquées au sein de la région. En PACA des agglomérations comme Marseille, Nice, disposent de technopôles, d’aéroports internationaux, de la proximité d’un littoral touristique. Cette pluriactivité explique un écart de richesses avec les zones montagneuses des Alpes du sud bénéficiant essentiellement du tourisme.

(     * La PACA dispose d’une diversité de site favorisant le tourisme : tourisme urbain, d’art et d’histoire, balnéaire et nautique, activités liées à la neige… La part du tourisme dans le PIB régional est de 12,2 % (6,6 % au niveau national). La consommation touristique est estimée à prés de 10 milliards d’euros.   )

 

 

II. Quelles sont les causes de l’existence d’une mosaïque européenne ?

(Explications de ces inégalités et de cette diversité)

 

Carte page 25 : Les territoires de la France et de la francophonie

Pourquoi la France dispose-t-elle d’espaces « ultrapériphériques » (Guadeloupe, etc…) en dehors de  la métropole ?

_ La France comporte en plus de son territoire métropolitain (l’Hexagone) des espaces Outre-mer : les DROM, mais aussi les Collectivités d’Outre-mer (COM), les « Pays » d’Outre-mer (POM), ainsi que des îles inhabitées : Kerguelen, Clipperton, la Terre Adélie. Ces espaces « ultrapériphériques » permettent à la France de disposer d’un vaste territoire maritime (ZEE).

_ La présence française outre-mer (et d’autres pays européens) s’explique par le passé colonial.

COM (p. 259) : Collectivités d’outre-mer, parties de la République française. Elles sont dotées d’une certaine autonomie. Il y a en a trois, avec des statuts différents : Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, et la Corse qualifiée de « collectivité spécifique ». Prochainement Saint-Barthélemy et Saint-Martin s’ajouteront à la liste.

POM (p. 261) : Pays d’outre-mer, parties de la République française. La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer ; tandis que la Nouvelle-Calédonie est qualifiée de « collectivité spécifique », car son statut définitif doit être fixé par la consultation des populations en 2014.

ZEE (p. 26) : espace maritime, s’étendant jusqu’à 200 milles nautiques (370 km) à partir des côtes, dont l’exploitation est réservée aux Etats souverains.

 

TP. Polycopié sur l’éclatement de l’ex-Youglosavie

OU

 

Texte 3 page 81 : Une construction géopolitique et économique

Carte p. 18 : Avant 1989 : une Europe bipolaire ; carte 2 p. 19 : Depuis 1989 : l’Europe organisée autour de l’Union européenne.

Question 1 page 18 : Avant 1989, quels sont les deux grands ensembles en Europe ?

_ De 1945 à 1989 l’Europe est divisée en deux blocs :

*  les pays d’Europe occidentale sont des pays capitalistes, neutre ou membre de l’OTAN. 12 pays sont réunis dans la CEE.

* le bloc soviétique est constitué de pays communistes, ce sont des dictatures. L’URSS est alliée militairement aux démocraties populaires par le Pacte de Varsovie. Elles sont séparées de l’Europe occidentale par le « rideau de fer », matérialisé à Berlin par le mur de Berlin construit en 1961.

OTAN (p. 260) : Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Organisation politico-militaire destinée à assurer la sécurité de l’Europe occidentale et des Etats-Unis face à l’URSS. Elle a surtout joué un rôle pendant la guerre froide (env. 1947 – env. 1989) mais elle reste un élément important des relations internationales. Préparé par des accords préliminaires, le traité de l’Atlantique Nord a été signé en juin 1949. Il prévoit une défense solidaire entre les signataires, et l’OTAN est l’organisation destinée à le mettre en pratique.

Fondée par les 12 premiers signataires, de l’OTAN a maintenant 26 membres. Les pays de l’ancienne Europe de l’Est ont tenu à y adhérer depuis 1989.

 

 

 

 

Question 2 page 18 : quelles sont les transformations des cartes européennes depuis 1989 ?

_ La carte européenne actuelle est le résultat d’héritages historiques. En particulier la fin de la domination soviétique aboutit à l’indépendance mais aussi à la fragmentation d’anciens pays du bloc de l’Est, les PECO.

* La Tchécoslovaquie se sépare pacifiquement en deux Etats par le « divorce de velours » le 1er janvier 1993. La République Tchèque et la Slovaquie ont depuis 2004 intégrés l’Union européenne.

* L’ex Yougoslavie implose. La guerre oppose les Serbes avec les Bosniaques et les Croates à partir de 1991. Une épuration ethnique (massacre de Srebrenica en 1995) et de multiples violences caractérisent cette guerre où interviennent l’OTAN et les pays européens. Aujourd’hui, plusieurs des pays issus de l’ex Yougoslavie sont entrés (Slovénie) ou demandent leur adhésion dans l’Union européenne (Croatie).

* L’ex URSS a implosé en 1991. La CEI (Communauté des Etats Indépendants) a tenté de regrouper les Etats issus de l’URSS autour de la Russie. Mais les pays baltes sont entrés dans l’Union européenne. De plus, une série de révolutions procurent la démocratie et une indépendance de fait aux anciennes républiques soviétiques : la révolution orange pour l’Ukraine en 2004, la révolution des roses en Georgie en 2003. Plusieurs de ces pays demandent leur adhésion à l’Union européenne avec le soutien des PECO.

PECO (p. 260) : Pays d’Europe centrale et orientale. Sigle qui désigne les anciennes « démocraties populaires » et les pays de la CEI. Huit des pays entrés dans l’UE en 2004 (Lituanie, Estonie, Lettonie, Slovaquie, République Tchèque, Pologne, Hongrie, Slovénie) et les deux entrants de 2007 (Bulgarie et Roumanie) appartiennent à cet ensemble.

 

III. Quels sont les grands ensembles géopolitiques européens par rapport à l’Union européenne ?

(   Typologie des grands ensembles géopolitiques européens   )  

 

Carte page 86 : Du marché commun à 6 à l’Union européenne à 27

Carte page 87 : l’Union européenne à géométrie variable

Tableau 5 page 81 : Les élargissements successifs

Quels sont les différents ensembles géopolitiques européens ? (en rapport de leur situation géographique, histoire, culture).

 

_ L’Europe comprend plusieurs ensembles géopolitiques :

* L’Union européenne est un grand centre économique mondial et produit le tiers de la richesse planétaire. Ce pôle de la Triade attire de nombreux pays européens qui sont candidats à l’adhésion à l’Union européenne. Néanmoins les écarts économiques sont importants entre l’Europe des 15 et les nouveaux pays membres depuis 2004. Les 15 premiers pays membres de l’Union européenne forment le cœur historique et économique de l’Union européenne. Des pays comme la Bulgarie et la Roumanie sont en retard de développement.

* Les Etats balkaniques non membres de l’Union européenne sont des Etats fragiles. La démocratie n’y est pas encore solidement installée. De nombreuses tensions existent entre les minorités religieuses et ethniques comme dans le Kosovo entre Serbes, Albanophones et Tziganes ; en Macédoine entre Macédoniens et Albanophones.

* La Russie et les ex républiques soviétiques devenues indépendantes (Biélorussie, Ukraine, Moldavie) sont associées dans un ensemble géopolitique inspiré de l’ancienne CEE, la CEI : Communauté des Etats Indépendants. Des tensions existent entre pays membres et la Russie.

* Des pays sont restés volontairement en dehors de l’Union européenne, mais ils sont intégrés à sa sphère d’influence. Ce sont des pays démocratiques à haut niveau de vie comme la Suisse enclavée, la Norvège (refus par référendum en 1972 et 1994) et l’Islande.

 

1e Fiche d’objectifs géographie n°2 a

 

En quoi l’Europe est-elle une mosaïque ?

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles sont les inégalités démographiques et économiques au sein de l’Europe ?

                A. Quels sont les contrastes démographiques sur le continent européen ?

                                               1) ECHELLE EUROPEENNE

                                               2) ECHELLE FRANCAISE

                                               3) ECHELLE REGIONALE

                B. Quels sont les contrastes économiques sur le continent européen ?

                                               1) ECHELLE EUROPENNE 

                                               2) ECHELLE FRANCAISE

                                               3) ECHELLE REGIONALE 

II. Quelles sont les causes de l’existence d’une mosaïque européenne ?

III. Quels sont les grands ensembles géopolitiques européens par rapport à l’Union européenne ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Densité (p. 259) : nombre d’habitants par kilomètre carré.

Dorsale européenne : Ensemble de régions se situant dans une écharpe allant du centre de l’Angleterre jusqu’au nord de l’Italie. Ce sont les régions du continent les plus peuplées et les plus développées économiquement.

Mégalopole (p. 162) : espace d’urbanisation forte, avec de très grandes villes assez proches les unes des autres pour que l’urbanisation puisse être considérée comme continue.

PIB : Le produit intérieur brut est la richesse produite par un pays.

PIB/habitant : richesse produite par un pays divisée par le nombre d’habitants (le revenu par habitant).

DROM (p. 259) : Départements et régions d’outre-mer ; parties de la République française. Depuis la réforme constitutionnelle de 2003, les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ont en même temps le statut de « région ». Le préfet est à la fois préfet de département et de région. Les lois sont susceptibles d’adaptation aux conditions locales.

Régions ultrapériphériques (p. 60) : régions bénéficiant, depuis le traité d’Amsterdam de 1997, de mesures spécifiques de développement vu leurs handicaps et leur situation économique. Elles sont au nombre de 7 : les départements d’outre-mer français, les Canaries, les Açores et Madère.

COM (p. 259) : Collectivités d’outre-mer, parties de la République française. Elles sont dotées d’une certaine autonomie. Il y a en a trois, avec des statuts différents : Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, et la Corse qualifiée de « collectivité spécifique ». Prochainement Saint-Barthélemy et Saint-Martin s’ajouteront à la liste.

POM (p. 261) : Pays d’outre-mer, parties de la République française. La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer ; tandis que la Nouvelle-Calédonie est qualifiée de « collectivité spécifique », car son statut définitif doit être fixé par la consultation des populations en 2014.

ZEE (p. 26) : espace maritime, s’étendant jusqu’à 200 milles nautiques (370 km) à partir des côtes, dont l’exploitation est réservée aux Etats souverains.

OTAN (p. 260) : Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Organisation politico-militaire destinée à assurer la sécurité de l’Europe occidentale et des Etats-Unis face à l’URSS. Elle a surtout joué un rôle pendant la guerre froide (env. 1947 – env. 1989) mais elle reste un élément important des relations internationales. Préparé par des accords préliminaires, le traité de l’Atlantique Nord a été signé en juin 1949. Il prévoit une défense solidaire entre les signataires, et l’OTAN est l’organisation destinée à le mettre en pratique.

Fondée par les 12 premiers signataires, de l’OTAN a maintenant 26 membres. Les pays de l’ancienne Europe de l’Est ont tenu à y adhérer depuis 1989.

PECO (p. 260) : Pays d’Europe centrale et orientale. Sigle qui désigne les anciennes « démocraties populaires » et les pays de la CEI. Huit des pays entrés dans l’UE en 2004 (Lituanie, Estonie, Lettonie, Slovaquie, République Tchèque, Pologne, Hongrie, Slovénie) et les deux entrants de 2007 (Bulgarie et Roumanie) appartiennent à cet ensemble.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

* La dorsale européenne

* les mégapoles : Londres, Paris, Moscou (rappel)

* l’es axes rhodanien, séquanien, rhodanien, rhénan, ligérien.

* les zones de fortes et de faibles densités en France.

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER DES CARTES A DIFFERENTES ECHELLES

5/ JE SAIS COMPARER DES CARTES

6/ JE SAIS METTRE EN RELATION CARTE ET TEXTE

7/ JE SAIS ETABLIR UNE TYPOLOGIE

8/ JE MAITRISE LA METHODE DE COMPOSITION

 

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