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MUSECLIO

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LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879) N°2

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

                        B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

 

Textes 4 page 129 : Deux types de communards

Question 10 page 129 : Quel est le portrait social des communards ?

Les individus membres de la Commune (les Communards) sont comme l’ébéniste Brousse des artisans et petits patrons « J’occupais 1 à 3 ouvriers » (l. 2). D’autre part, les femmes occupant l’église de la Trinité sont du milieu ouvrier : « « la plaie sociale, qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons, qui exploitent l’ouvrier » (l. l.1 à 3).

 

_ Les communards ont pour meneurs des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui*, des disciples de Proudhon. Les insurgés sont en majorité des ouvriers et des artisans, parfois au chômage et vivant de la solde de la Garde nationale. Les femmes participent activement à l’insurrection

 

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

* Auguste Blanqui : républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l'Enfermé » parce qu'il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l'empereur.

 

Question 11 page 129 : Quelles idées défendent-ils ?

Les textes nous présentent des idéaux différents bien que tous les deux issus de la gauche

* Le texte de l’ébéniste Brousse nous montre un réformateur : « je voudrais en un mot toutes les réformes » (l. 10-11). Il est probablement socialiste et souhaite l’établissement de la République (l. 5-6) : « je veux la souveraineté du Peuple la plus étendue, toutes les libertés sans autre limite que la liberté d’autrui. » Il désire aussi des réformes sociales fiscale « impôt unique » (l. 8) et sociales (l.  9- 10) comme l’école gratuite, obligatoire et laïque.

* Les femmes occupant l’église de la Trinité s’en prennent avec violence à la hiérarchie sociale : « lorsque nous n’aurons plus ni patrons, ni riches, ni prêtres » (l. 10- 11). Elles sont des anarchistes disciples de Proudhon.

 

_ Le 26 mars un Conseil de la Commune est élu par les insurgés parisiens. La Commune a pour but de créer un nouveau régime politique (autogestion, démocratie directe) et de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale. Il adopte le drapeau rouge, instaure le droit de vote des femmes, l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat et établit un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

 

Correction :

 

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ? République

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ? Autonomie de la Commune par rapport à l’Etat

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ? Autogestion = démocratie sociale.

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ? Sur la libre-adhésion

 

 

La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale.

Le gvt de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante " (21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.

 

 

Témoignage :

Nous fûmes bientôt plus de trois mille prisonniers. Tout le dimanche, les détonations retentirent à côté de nous. Le lundi matin, un peloton entra : « Cinquante hommes ! », dit le sergent. Nous crûmes qu'on allait nous fusiller.

Sur une étendue qui nous parut sans fin, nous vîmes des tas de cadavres. « Ramassez tous ces salauds », nous dit le sergent. Nous relevâmes ces corps gluants de sang et de boue. Les soldats plaisantaient affreusement : « Vois donc, quelles gueules ça fait ! », et ils écrasaient du talon quelque visage. Il nous sembla que plusieurs vivaient encore. Nous le dîmes aux soldats; mais ils répondirent: « Allons ! Allons ! va toujours ! » Sûrement, il y en a eu qui moururent en terre. Nous mîmes dans les fosses dix-neuf cent sept corps.

LISSAGARAY, Histoire de la Commune de Paris, 1876.

 

 

 

 

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

 

Transparent : Carte des combats de Paris.

 

 

Photographie 5 page 129 : cadavres de communards exécutés

+ tableau du haut page 122 : L’arrestation de Louise Michel

+ tableau du bas page 122 : Le mur des fédérés

 

Comment sont traités les Communards ? Par qui ? Pourquoi ?

* Les communards subissent dans la semaine de combats de nombreuses pertes : 20 000 morts. Les témoins évoquent des exécutions sommaires, mais aussi des meurtres d’ouvriers communards et des viols. 30 000 personnes sont déportées dont la poétesse Louise- Michel. Jules Vallès doit s’enfuir en Belgique puis en Angleterre.

* Les communards sont réprimés avec dureté par les troupes françaises du gouvernement établi à Versailles, portant le nom de Versaillais.

* Le but des Versaillais est d’écraser un mouvement révolutionnaire de gauche.

 

_ Le gouvernement de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la « Semaine Sanglante » (21-27 Mai 1871). La guerre civile se déroule entre communards parisiens et troupes du gouvernement appelés Versaillais.

_ On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 4 000 déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Parmi ces derniers se trouve la poétesse Louis Michel.

_ L’échec de la Commune permet d’écarter de la vie politique la gauche socialiste et de rassurer la province et les notables sur la capacité du gouvernement d’assurer l’ordre public..

 

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

 

(           Texte 6 page 129 : Proclamation de Thiers aux Parisiens, le 8 mai 1871       )

 

   

 

 

 

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

 

 

            A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

 

Graphique semi-circulaire 1 page 130 : Le rapport des forces à l’Assemblée (1871) puis à la Chambre des députés (1876)

Question 1 page 131 : Comment évolue le rapport entre les forces politiques de 1871 à 1876 ?

* Les élections du 8 février 1871 portent au pouvoir les monarchistes (légitimistes et orléanistes) proposant un programme de paix. Les républicains sont minoritaires.  

* En 1876 les Républicains dominent la Chambre des députés.

 

Pourquoi, alors que les monarchistes sont victorieux des élections, le régime politique ne devient-il pas une monarchie ? 

Les monarchistes sont majoritaires (400 députés sur 630) mais divisés entre légitimistes (200 députés favorable au comte de Chambord, descendant de Charles X) et Orléanistes (200 députés en faveur du comte de Paris, descendant de Louis-Philippe). Les représentants des deux prétendants s’opposent.

* le comte de Chambord refuse une monarchie constitutionnelle et exige le rétablissement du drapeau blanc. Les Orléanistes n’acceptent pas ces valeurs réactionnaires.

* Le régime politique est un compromis dans l’attente de la mort du comte de Chambord sans héritier. Les Orléanistes parviendraient alors au trône de France.

 

_ La question du nouveau régime à établir après la chute de l’Empire est posée sans succès en 1871. Les monarchistes, majoritaires à l’Assemblée, sont divisés entre Légitimistes partisans du comte de Chambord et de ses valeurs réactionnaires (drapeau blanc, refus des principes de 1789 et d’une monarchie constitutionnelle) et Orléanistes soutenant le comte de Paris et une monarchie constitutionnelle.

_ Dans l’incapacité de se mettre d’accord sur un roi, la république est acceptée en attendant la restauration de la monarchie. En 1873 le légitimiste Mac Mahon est élu président de la République (1873-1879) pour 7 ans dans cette attente.

_ Mais, les élections de 1876 sont une victoire pour les Républicains… La République passe aux mains des républicains…    

 

Légitimistes (p. 332 ) : nom donné après 1830 aux monarchistes ne reconnaissant comme légitime héritier du trône de France que le comte Henri de Chambord, petit-fils de Charles X, issu de la branche aînée des Bourbons. Ils prennent position contre la monarchie de Juillet et le Second Empire.

 

Orléanistes : nom donné aux monarchistes partisans de Philippe d’Orléans, comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe. Ce dernier favorise la fusion des royalistes en reconnaissant le comte de Chambord comme héritier mais l’intransigeance de ce dernier dans « l’affaire du drapeau » fait échouer le projet.

 

             B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

Organigramme 4 page 131 page 131 : Les lois constitutionnelles de 1875

Question 7 page 131 : Qui détient la souveraineté ?

_ La souveraineté appartient au peuple grâce à des élections au suffrage universel masculin permettant d’élire des assemblées aux pouvoirs réels.

* En effet, tous les représentants sont soit élus directement (conseillers, députés), soit indirectement (sénateurs, président de la République) par le peuple. Dans le cas des membres du gouvernement nommé par le président, ils sont responsables devant les députés et sénateurs. Le gouvernement est démocratique.

 

Question 8 page 131 : Comment s’organisent les pouvoirs (pouvoir législatif, pouvoir exécutif, relations entre ces pouvoirs) ?

* Le pouvoir législatif est divisé entre deux chambres (bicamérisme) formant l’Assemblée nationale. Les représentants votent les lois, élisent le président de la République, le gouvernement est responsable devant eux.  

* Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République.

* Celui-ci nomme le Président du conseil mais ce dernier est responsable devant l’Assemblée nationale. Il peut également dissoudre une des deux chambres : celle des députés.  

 

Question 10 page 131 : Pourquoi peut-on parler de régime parlementaire ?

Le régime est parlementaire car le Parlement (Assemblée nationale) dispose du pouvoir de voter les lois, d’élire le Président de la République, et le gouvernement est responsable devant lui. Le rôle du Parlement est donc étendu.

 

_ Les lois constitutionnelles votées le 24, 25 février et 16 juillet 1875 fixent le fonctionnement de la République. Mais c’est l’amendement Wallon du 30 janvier 1875, votée à une voix de majorité, qui introduit le terme de République.

* Le pouvoir législatif est divisé en deux Chambres (bicamérisme) : la Chambres des députés et le Sénat. Les sénateurs sont élus pour un mandat de neuf ans au suffrage indirect par les élus locaux. Les députés sont élus au suffrage direct pour quatre ans. Ils contrôlent et peuvent renverser le gouvernement. Réunis en congrès sénateurs et députés élisent le président de la République.

* Le Président de la République est élu pour 7 ans : au départ il dispose de droits importants comme diriger l’armée, le droit de grâce, l’initiative des lois ainsi que le droit de dissoudre la Chambre des députés. 

 

 

 Texte 6 page 131 : dix années décisives de l’Histoire de France

Question 12 page 131 : Comment l’auteur évoque-t-il l’installation de la République ?

L’auteur évoque l’installation de la République comme une longue lutte pour que le régime passe aux mains des Républicains.

* « la guerre étrangère et guerre civile » (l. 2-3) évoque la guerre franco-allemande de 1870, ainsi que la Commune. Le terme « mutilée » évoque la perte de l’Alsace-Lorraine.

* « ensemble de circonstances a fait accepter la République comme le régime du pays » fait allusion à l’amendement Wallon et aux lois constitutionnelles de 1875.

*

Que veut dire l’auteur par la phrase : « définitivement émancipée de toutes les anciennes influences en 1877, débarrassée de la présidence de M. le Maréchal Mac Mahon en 1879 » (l. 15-17) ?  

 

_ Les élections de 1876 donnent la majorité aux Républicains. En mai 1877 Mac Mahon dissout la Chambre des députés. Les élections d’octobre 1877 sont remportées par les Républicains. Mac Mahon démissionne en 1879. Le président doit « se soumettre ou se démettre » selon la formule de Gambetta. Le pouvoir exécutif s’incline devant le pouvoir législatif.

 

Question 13 page 131 : Quels regrets et quelle attente exprime-t-il ? Cette attente a-t-elle été satisfaite ?

* L’auteur désire la stabilité des institutions de façon à populariser la République.

* Il a été entendu car le régime est resté stable de 1875 jusqu’en 1940, soit 65 ans. C’est la plus longue durée d’un régime républicain. Enfin, le régime se popularise grâce à de nouveaux symboles comme la Marseillaise, la fête du 14 juillet, le buste de Marianne…

 

_ Les Républicains sont majoritaires au Sénat (1879) et à la Chambre des Députés (1877). Après la démission de Mac Mahon le Républicain Jules Grévy devient Président de la République. Les républicains élus sont des modérés appelés : « opportunistes ». Ils prennent un grand nombre de mesures favorables au renforcement du régime républicain :

_ Les symboles de la République sont rétablis : la Marseillaise devient hymne national en 1879, le 14 Juillet est consacré Fête Nationale, Marianne devient la personnification de la République.

 

Méthode étude de Marianne à partir de transparent

 

  

1e Fiche d’objectifs histoire n°5

 

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

 

SAVOIR

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

                A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

                               1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

                               2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

3. Quelle est la constitution de la II République ?

B. Comment chute la II République ?

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

                A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

                B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

                C. Comment s’opère la guerre civile ?

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

                A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

                B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Ateliers nationaux (p. 330) : institution créée par la Constituante en 1848 pour employer les ouvriers chômeurs à Paris, essentiellement à des travaux de terrassement. 

Suffrage universel masculin (p. 118) : système électoral où sont électeurs tous les citoyens majeurs de sexe masculin.

Coup d’Etat (p. 331) : action illégale, souvent violente par laquelle on tente de renverser un gouvernement.

Plébiscite (p. 119) : Scrutin par lequel une personne ayant accédé au pouvoir demande aux électeurs de lui manifester leur confiance en se prononçant par oui ou par non sur un texte donné.

Césarisme (p. 120) : Dictature qui s’appuie ou prétend s’appuyer sur le peuple. En référence au régime créé à Rome par Jules César.

Garde nationale (p. 331) : En France, milice bourgeoise organisée à l’échelle du pays. Née en juillet 1789 pour garantir l’ordre à Paris, elle est plusieurs fois dissoute et reformée jusqu’en 1871.

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

Légitimistes (p. 332 ) : nom donné après 1830 aux monarchistes ne reconnaissant comme légitime héritier du trône de France que le comte Henri de Chambord, petit-fils de Charles X, issu de la branche aînée des Bourbons. Ils prennent position contre la monarchie de Juillet et le Second Empire.

Orléanistes : nom donné aux monarchistes partisans de Philippe d’Orléans, comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe. Ce dernier favorise la fusion des royalistes en reconnaissant le comte de Chambord comme héritier mais l’intransigeance de ce dernier dans « l’affaire du drapeau » fait échouer le projet.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

24 février 1848 : proclamation de la République.

10 décembre 1848 : Louis Napoléon Bonaparte, président de la République.

2 décembre 1851 : coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte. 

21 novembre 1852 : rétablissement de l’Empire.

Avril 1860 : rattachement de ma Savoie et de Nice à la France.

Mai-juin 1868 : lois sur la presse et les réunions publiques

8 mai 1870 : Plébiscite, l’Empire est renforcé.

19 juillet 1870 : déclaration de guerre à la Prusse.

4 septembre 1870 : proclamation de la République

18 mars-28 mai 1871: Commune de Paris

24 mai 1873 : Démission de Thiers remplacé par Mac-Mahon

24, 25 février et 16 juillet 1875 : Vote des lois constitutionnelles de la III République

20 janvier 1879 : démission de Mac-Mahon

 

4/ JE CONNAIS LES EVENEMENTS BIOGRAPHIQUES :

 

Février 1848 : Lamartine (1790- 1869) poète membre du gouvernement provisoire ; défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

1851 – 1870 : règne de Napoléon III (1808 – 1873) 

1808 – 1898 : Mac-Mahon

1797 – 1877 : Adolphe Thiers

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UN ORGANIGRAMME

 

6/ JE SAIS ETUDIER UNE IMAGE

 

7/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

8/ JE SAIS ANALYSER UN GRAPHIQUE SEMI-CIRCULAIRE

 

 

1ère Fiche d’objectifs géographie n°5

 

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

                                  SAVOIR

notions

méthodes

 Problématique : Comment expliquer l’instabilité politique de la France de 1848 à 1879 ?

Sur quelles valeurs s’appuient les Républicains pour obtenir les suffrages des Français ?

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

            Comment expliquer l’échec de la II République ?

            A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

                        1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

                        2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

 

 

3. Quelle est la constitution de la II République ?

B. Comment chute la II République ?

 

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

            A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

            B. Quelles sont les contestations face au Second Empire ?

III. En quoi l’époque de la Commune est-elle une la révolution pour la démocratie sociale ?

            A. Quelles sont les origines de la Commune ?

            B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

            A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

            B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abolition esclavage

Suffrage universel masculin

 

 

Coup d’Etat

Plébiscite 

Césarisme

 

 

Démocratisation sociale

 

Communards

Versaillais

 

 

Légitimistes

Orléanistes

Opportunistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude de textes

Etude d’images

 

 

 

 

 

 

 

Analyse d’organigramme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude de graphique semi-circulaire

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879) n°1

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

Manuel Nathan 2003, 1ère L/ES

Introduction :

 

            De 1848 à 1875 plusieurs régimes politiques se sont succédés en France :

            * La II République succède à la monarchie bourgeoise de Louis-Philippe à partir du 22 février 1848.

            * Le Second Empire voit le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte devenir par un coup d’Etat le dirigeant puis l’empereur de la France (1851-1870)

            * Le pouvoir insurrectionnel  de la Commune de Paris s’est établi dans une époque de guerre civile, après la défaite de Napoléon III.

            * A partir de 1870 un nouveau régime se met en place progressivement en place : La III République (1870- 1875 jusqu’en 1940).

            La France recherche des institutions capables d’inscrire l’héritage de la Révolution dans la société nouvelle. L’instabilité politique est forte entre la Révolution française et la III République.

Problématique : Comment expliquer l’instabilité politique de la France de 1848 à 1879 ?

Sur quelles valeurs s’appuient les Républicains pour obtenir les suffrages des Français ?

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

            Comment expliquer l’échec de la II République ?

 

            A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

 

                        1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

Texte 1 page 124 : le retour pacifique de la République

+ tableau page 118 : Février 1848 Lamartine rejette le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville de Paris

Question 1 page 125 : Comment l’auteur justifie-t-il le retour inévitable et définitif de la République ?

Le catholique social Frédéric Ozanam présente le retour de la République comme :

* un fait inévitable car la monarchie de Louis-Philippe n’a pas d’assise politique : «  il ne laisse point derrière lui […] un grand parti qui lui conserve un attachement et un dévouement presque religieux » (l. 5-6) et n’est pas soutenu par la population : « On a proclamé la République sans fanatisme et sans opposition ; tout le monde l’accepte » (l. 6à 8), « Tout le monde est décidé à faire l’expérience d’une nouvelle forme de gouvernement »  (l. 10-11).

* un fait définitif à cause de l’échec de trois monarchies auparavant : « la monarchie, trois essayé […] a trois fois donné preuve de son impuissance. »(l. 8 à 10), et de la modération des esprits en matière politique : « il n’y a pas de risque de recommencer la Terreur de 93 »(l. 14), « les institutions politiques […] ne passionnent plus assez les hommes pour qu’ils se coupent la gorge en leur honneur.» (l. 15 à 18). 

 

Ces affirmations peuvent être expliquées : la monarchie bourgeoise du « roi-citoyen » n’a pas d’assise politique car les électeurs sont très peu nombreux : 300 000 électeurs sur 36 millions d’habitants.

 La monarchie n’est plus soutenue par la population car la bourgeoisie est mécontente d’être à l’écart de la vie politique, et la population moins aisée souffre depuis 1846 d’une crise économique et sociale, caractérisée par un chômage en hausse et des prix élevés pour les produits alimentaires.

 

_ Le 22 février 1848 le peuple de Paris se soulève contre la monarchie (1830 – 1848) du roi-citoyen Louis Philippe. Ce régime était fragile à cause d’un nombre réduit d’électeurs (300 000 électeurs sur 36 millions d’habitants), du mécontentement de la bourgeoisie d’être exclu du pouvoir politique, et de la crise économique et sociale affectant depuis 1846 les catégories moyennes et pauvres (chômage, prix alimentaires élevés).    

_ Le 24 février après deux jours de combats Louis-Philippe abdique et la République est proclamée par le poète du romantisme Lamartine (1790-1869). Celui-ci rejette le drapeau rouge comme drapeau national au profit du drapeau tricolore.

                        2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

 

_ La Deuxième République est la forme de gouvernement de l'État français du 4 novembre 1848 au 2 décembre 1852. Elle fait suite à la monarchie de Juillet et sera remplacée par le Second Empire.

 

Texte 3 page 124 : L’abolition de l’esclavage

Question 6 page 125 : Sur quels principes les auteurs de ce décret fondent-ils leurs décision ?

La décision d’abolir l’esclavage repose sur le respect de la dignité humaine, le « dogme républicain » de la : liberté, égalité, fraternité, c’est-à-dire la croyance dans le libre-arbitre de chaque homme. 

 

Question 7 page 125 : Quelle est la teneur de ce décret ?

Le décret interdit l’esclavage, c’est-à-dire la possession, l’achat et la vente d’être humains en France et à l’étranger, mais aussi les punitions corporelles.

 

_ Les principes républicains (respect de la dignité humaine, dogme républicain de la liberté, égalité, fraternité…) conduisent à l’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises. L’abolitionniste Victor Schoelcher (1804-1893) est à l’initiative du décret d’abolition du 27 avril 1848.

_ L’esclavage avait déjà été aboli une première fois durant la Révolution française par l’Abbé Henri Grégoire le 4 février 1794 mais avait été rétabli en 1802 par Bonaparte.

 

Image 4 page 125 : Le suffrage universel dédié à Ledru-Rollin

Question 9 page 125 : Comment l’auteur a-t-il associé l’idée de République et le suffrage universel à celle de prospérité économique ?

L’auteur lie la prospérité et le suffrage universel en mettant ensemble aux pieds de Marianne l’urne électorale et le sac rempli de fruits, la table des Droits de l’homme et la machine de l’ouvrier.

 

_ la République qui naît de la Révolution de 1848 associe principes de démocratisation politique à principes de démocratisation sociale. Cela se traduit par des scènes de fraternisation de la Bourgeoisie avec le monde ouvrier contre la Monarchie.

_ La République proclame le droit au travail. Dans ce but sont créés des Ateliers nationaux pour donner un emploi aux ouvriers touchés par le chômage. La fraternité s’ajoute à la liberté et à l’égalité dans la devise de la République.

_ Cependant, très vite, le non-respect de ces principes de départ aboutit à des émeutes sévèrement réprimées qui marquent le divorce entre classes laborieuses et bourgeoisie au pouvoir. Le 21 juin les Ateliers nationaux jugés trop coûteux, et favorisant les idées socialistes sont fermés. L’émeute parisienne protestant contre cette fermeture est réprimée avec violence. Le « parti de l’ordre » mené par Thiers (1797 – 1877) triomphe.

Ateliers nationaux (p. 330) : institution créée par la Constituante en 1848 pour employer les ouvriers chômeurs à Paris, essentiellement à des travaux de terrassement. 

 

 

Suffrage universel masculin (p. 118) : système électoral où sont électeurs tous les citoyens majeurs de sexe masculin.

 

 

( 3. Quelle est la constitution de la II République ? )

Question 8 page 125 : décrivez cette image en expliquant la signification symbolique des éléments qui la constituent (composition du cortège, attitude des participants, personnages centraux) ?

* L’image montre la venue des Français jusqu’à l’allégorie de la République au centre, c’est-à-dire la possibilité pour tous les Français de voter qu’ils soient de gauche (ouvriers en bleu de travail, classes populaires, soldats…) ou de droite (officiers, clercs, hommes riches et à leur tête se trouve Thiers) ayant déjà le droit de vote avec l’ancien système (suffrage censitaire). Le cortège de gauche est uni, s’avançant en ordre, le cortège de droite est déjà à proximité de la Marianne. La signification de cette attitude des participants est l’enthousiasme des classes moyennes et populaires de pouvoir participer à la démocratie, et le doute du Parti de l’Ordre, avec Thiers à sa tête, sur l’arrivée de ces nouveaux citoyens.

* Au centre de l’affiche se trouve Marianne, l’allégorie qui symbolise la République. Elle porte le bonnet phrygien symbole de liberté, le flambeau de liberté et de civilisation, la table des Droits de l’homme qui évoque les Dix Commandements. Elle regarde les hommes du cortège de droite qui semblent être choqué de l’arrivée des nouveaux citoyens. Son regard est un rappel à l’ordre du principe républicain : égalité. A ses côtés se tient le révolutionnaire Ledru-Rollin. Il porte le même habit que l’un des membres du cortège de gauche, indiquant par là qu’il est membre du peuple. Son bras tient la charrue du laboureur, l’autre bras est posé sur un vase portant gravé le mot : urne électorale. Aux pieds de Marianne se trouve de part et d’autre la machine de l’ouvrier et les fruits récoltés par le paysan.

_ La signification générale de la gravure est l’arrivée au suffrage universel (urne électorale, Marianne) de tout le peuple, les riches choqués et dubitatifs (cortège de gauche) et les classes moyennes et populaires (cortège de droite).

Ou

 

Schéma sur la Constitution de la II République

 

 

 

Questions :

 

1. Présenter le document.

 

2. Qui détient la souveraineté ? qui détient le pouvoir exécutif ? Qui détient le pouvoir législatif ?

 

3. Quelles sont les relations entre les différentes institutions ?

 

4. Caractériser ce régime.

 

_ La constitution de la Deuxième République répartit ainsi les pouvoirs :

* Le pouvoir exécutif : Le président est élu pour 4 ans au suffrage universel direct, à la majorité relative avec un minimum de 2 millions de voix ; il n'est rééligible que 4 ans après la fin de son mandat. Il doit avoir au moins 30 ans. Il dispose de la force armée, sans pouvoir jamais la commander en personne. Il ne peut pas non plus dissoudre l'assemblée. C'est lui qui nomme les ministres. Il dispose du droit de grâce. Certains amendements avaient pour objet d'interdire à certaines personnes de se présenter à la présidence (les constituants voulaient éviter un dévoiement du régime en excluant de la course à l'élection le neveu de Napoléon et les membres de la famille royale), mais ils ne furent pas retenus.

* Le pouvoir législatif : Une assemblée unique (monocamérisme), l'Assemblée Nationale (750 membres d'au moins 35 ans, élus pour 3 ans au suffrage universel direct). Ses membres perçoivent une indemnité.

_ La constitution de la deuxième République est promulguée par le président de l'Assemblée constituante le 4 novembre 1848. Le 10 décembre, Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la République avec 74% des suffrages exprimés.

 

B. Comment chute la II République ?

 

Texte page 119 : La proclamation du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte

 

Qui s’adresse au peuple français ?

Le président, le prince Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l’empereur Napoléon I (signature du document).

 

Comment agit Louis Napoléon Bonaparte avec le pouvoir législatif ?

L’Assemblée nationale est dissoute le jour du coup d’Etat (2 décembre 1851, date anniversaire du couronnement de Napoléon Ier). Les députés les plus en vue sont arrêtés (article 1).

 

Qui est chargé de l’exécution du décret ? Comment ?

Le Ministre de l’Intérieur est chargé de l’application du décret. Il est aidé par les militaires car l’Etat de siège a été décidé pour la ville de Paris. Le pouvoir exécutif prend le pouvoir (articles 4 et 6).

 

Que rétablit-il ?

Le prince-président rétablit le suffrage universel masculin. Celui-ci avait été limité par la loi électorale du 31 mai 1850 excluant du droit de vote ceux qui n’ont pas trois ans de domicile dans le même canton. Avec cette loi sont exclu trois millions de citoyens, en particulier les travailleurs itinérants (article 2).

 

Pourquoi le peuple français est-il convoqué du 14 au 21 décembre ?

Le peuple français est convoqué pour voter pour donner au président de prolonger son mandat de 10 ans, ainsi que le pouvoir de modifier la constitution. Le plébiscite est approuvé à une large majorité.

 

_ Les conservateurs décident de faire de Louis-Napoléon Bonaparte leur candidat à l’élection présidentielle de décembre 1848. Thiers pense que « c’est un crétin qu’on mènera ».

_ Mais, à la fin de son premier mandat  le président réalise un coup d’Etat le 2 décembre 1851, date anniversaire du couronnement de Napoléon I. Il dissout l’Assemblée et fait arrêter les députés les plus en vue. Il établit un gouvernement de transition vers une restauration de l’Empire.

_ Le prince président rétablit le suffrage universel masculin. Celui-ci avait été limité par la loi électorale du 31 mai 1850 excluant du droit de vote ceux qui n’ont pas trois ans de domicile dans le même canton. Cette loi avait exclu trois millions de citoyens, en particulier les travailleurs itinérants.

_ Le 20 décembre 1851 un plébiscite permet à Louis Napoléon Bonaparte de prolonger son mandat et d’obtenir les pleins pouvoirs pour modifier la constitution.

_ Dès le 2 décembre 1852, il se fait proclamer empereur sous le nom de Napoléon III (1808 -1873).

Coup d’Etat (p. 331) : action illégale, souvent violente par laquelle on tente de renverser un gouvernement.

 

Plébiscite (p. 119) : Scrutin par lequel une personne ayant accédé au pouvoir demande aux électeurs de lui manifester leur confiance en se prononçant par oui ou par non sur un texte donné.

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Pesanteurs et dynamismes de la France (1848-1914)

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

 

Introduction : La France se transforme entre 1850 et 1914 sous l’action de l’industrialisation. Cependant la situation de la France est contrastée. Quatrième puissance économique mondiale et dotée de transports modernes avec la Révolution des transports, elle est encore rurale et sa population vieillit. 

Problématique : Quels sont les facteurs d’évolution et les mutations de la société française ?

 

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

 

Problématique : Comment le territoire national est-il maîtrisé grâce aux réseaux de transports ?

 

            A. Quels sont les dynamismes économiques ?

 

METHODE : Commenter une carte historique : page 113

 

Question 2 page 113 : D’après la carte, expliquez pourquoi le Second Empire est un moment décisif du développement économique de la France.

            La carte montre le développement économique de la France sous le Second Empire. En effet, sur la carte sont représentés les équipements de transports (chemins de fer, ports) et infrastructures commerciales et financières (chambres de commerce, agences du Crédit lyonnais) de l’époque.   

            On constate l’important développement des chemins de fer entre 1850 et 1870 car durant cette période les lignes du réseau ferré se sont étendues à toute la France, de même le nombre de chambres de commerce créées sous le Second Empire s’est multiplié.

 

Question 3 page 113 : Décrivez et analysez la répartition géographique des équipements et des activités industrielles et financières sous le Second Empire.

            L’équipement ferroviaire délaisse les Alpes, l’intérieur de la Bretagne et la Corse, est peu dense au sud et à l’ouest de la France. Le maillage est plus serré autour de la capitale (en particulier en direction du port océanique de Paris : Le Havre) et dans le nord de la France à proximité des gisements houillers.

            Les canaux doublent et complètent les grands axes (d’Alsace vers le Nord, entre Toulouse et Bordeaux) pour éviter la saturation de ces axes et améliorer le transport des pondéreux.

            En lien avec le développement de compagnies de navigation maritime comme les Messageries maritimes (MM) et la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) des ports sont développés sous le second Empire, comme Le Havre et Nantes pour le commerce avec l’Amérique. Mais trois ports méditerranéens sont développés (Sète, Nice et Marseille) Ce développement est à mettre en relation avec le développement des liens en direction des colonies françaises en méditerranée (Algérie et Levant [intérêts français au Liban et en Syrie])  mais aussi en Asie (Indochine) via le canal de Suez creusé sous la direction du Français Ferdinand de Lesseps.   

            La période du Second Empire est celle de la multiplication des chambres de commerce dans la partie Est et Sud de la France où elles étaient peu nombreuses. Ainsi s’opère un rééquilibrage partiel de l’offre financière en France. Mais la partie nord de la France continue de compter davantage de Chambres de commerce. L’époque est aussi celle de la croissance du nombre d‘agences du Crédit lyonnais le long de la voie rhodanienne puis le long de la côte méditerranéenne.      

_ L’époque du Second Empire (1851-1870) est celle d’une croissance économique et du développement des infrastructures commerciales (chambres de commerce) et équipements de transports (extension du réseau ferré à l’ensemble du territoire, aménagement de canaux et de ports en particulier méditerranéens pour la liaison avec les colonies). L’action de l’Etat a aidé ce développement.

Question 4 page 113 : L’action de l’Etat sous le Second Empire a-t-elle permis un rééquilibrage de l’espace économique français ?

            L’Etat est à l’origine de nombreux développements économiques. La centralisation se manifeste dans le réseau de transports en étoile autour de la capitale. De nouvelles zones sont équipées comme la zone rhodanienne et des littoraux méditerranéens pour les chambres de commerce. Mais ce développement correspond aussi à un dynamisme de Lyon, Marseille…

            Des espaces comme l’intérieur de la Bretagne, la Corse, les Alpes et le centre de la France sont peu dotés d’équipements. Bien plus, l’arrivée des transports ferroviaires contribue à faciliter l’exode rural et à la désertification d’espaces intérieurs.

 

_ L’action de l’Etat vise à développer l’économie française, dans le contexte de la Révolution Industrielle. L’aboutissement de ces efforts est un développement économique mais aussi une centralisation accrue comme le montre le réseau de transports en étoile autour de la capitale

_ Les résultats du développement économique de la France et de son équipement en transport sont différents selon les régions. Dans la zone rhodanienne et sur les littoraux méditerranéens l’économie se développe avec l’aide des deux grands pôles formés par les villes de Lyon et de Marseille. Par contre, dans les zones montagnardes et rurales, l’exode rural et la dépopulation des campagnes est facilité par le développement des transports.

 

_ Le développement économique français se poursuit après la période du second Empire. De 1871 à 1914 le taux de croissance du PIB par habitant est de 1,4%. Il est inférieur à celui de l’Allemagne (1,7%) mais supérieur à celui de la Grande Bretagne (1,2%). 

Un ralentissement économique de 1870 à 1890 n’empêche pas une forte reprise à partir de 1890 jusqu’en 1914.

_ Les succès français sont nombreux avec l’automobile (Panhard, Peugeot, Renault), le caoutchouc (Michelin), l’aviation (Bréguet, Farman), mais aussi le cinéma avec Pathé et Gaumont.

_ La France en en 1913 la quatrième puissance économique mondiale. Ses exportations représentent 15% du PIB en 1913 soit un des taux les plus élevés d’Europe.

 

            B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

 

Cartes 1 page 102 : Le réseau ferroviaire en 1855 et en 1913.

Question 1 page 103 : Décrivez la croissance du réseau de chemin de fer.

Le réseau s’accroît fortement entre les deux dates. Le réseau est construit en étoile, et se densifie fortement tout en se partageant entre plusieurs compagnies.

 

_ La progression du réseau ferré est très importante. En 1870 17 500 km sont en place. En 1939, avec 59 000 km de voies le réseau ferré français est le plus dense d’Europe.

_ Le chemin de fer devient une puissante industrie qui emploie 360 000 personnes, dispose de plus de 14 000 locomotives et de 42 000 wagons.

 

Question 2 page 103 : Quels sont les propriétaires de ce réseau ?

Le réseau est la propriété de six compagnies importantes et de quelques compagnies locales. 

 

_ À partir du Second Empire une Révolution des transports unifie le territoire national, tout en renforçant la centralisation du pays. En 1842 une loi fixe les grandes directions des « lignes principales » des chemins de fer et précise les rôles de l’Etat et de six compagnies ferroviaires privées (Nord, Est, Ouest, Midi, Paris-Orléans, Paris—Lyon-Méditerrannée).

_ Les réseaux de communication dont les plans sont achevés par Freycinet, sont disposés en étoiles sans chercher à se raccorder aux réseaux voisins. Freycinet est ministre des Travaux publics (18771879), où son nom est attaché à la multiplication de lignes de chemin de fer souvent de qualité médiocre (plan Freycinet), dans le but de désenclaver les régions mal desservies.

_ Le territoire national est progressivement progressé grâce à l’achèvement du réseau routier et surtout ferroviaire.

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

 

Problématique : Quelle est la spécificité de la transition démographique française ?

 

            A. Quelle est la situation démographique française ?

 

                        1. Quelle est la croissance de la population française ?

 

Question 3 page 101: Comment évoluent les populations de ces quatre pays ?

            Les populations d’Allemagne, de Grande Bretagne, de France et d’Italie voient leur population augmenter tout au long de la période. En 110 ans la population de la Grande Bretagne quadruple en passant d’environ 10 millions à approximativement 40 millions, de l’Allemagne triple en passant de 20 à 60 millions, de l’Italie double en passant de 15 à 30 millions. Celle de la France se contente de doubler en passant de 20 à 40 millions.

             

Question 4 page 101: Quelle est la place de la France par rapport aux autres pays ?

La France, deuxième pays européen le plus peuplé en 1851, passe à la sixième place en 1911. 

 

_ La population française passe de 36,4 millions en 1851 à 41,4 millions en 1911 (dans les frontières actuelles) : à la veille de la Première Guerre mondiale, elle a régressé de la deuxième à la sixième place Europe. 

_ De 1890 à 1914 la France gagne seulement 1 300 000 habitants contre 16 millions en Allemagne et 5 millions en Italie. La population française s’accroît en moyenne de 0,1% par an, alors que le Royaume-Uni s’accroît à un rythme de 0,9%.

 

                        2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

 

Graphiques 1 page 101 : natalité et mortalité en France, au cours du XIX siècle

Question 1 page 101 : Comment évoluent la natalité et la mortalité au cours du XIX siècle ? Comment expliquer le pic de mortalité ?

* De 1800 à 1901 le taux de natalité ne cesse de diminuer en passant d’environ 33 0000 à approximativement 22 000 naissances.  Le taux de mortalité est inférieur à ce taux de natalité, mais l‘écart entre ces deux taux diminuent fortement au cours du XIX siècle. On assiste à la transition démographique française.

* La France connaît un pic de mortalité dans les années 1870-71. Ce pic de mortalité s’explique par la guerre avec la Prusse et les Etats allemands puis la guerre civile française entre Communards (mouvements révolutionnaires de gauche) et Versaillais (partisans de l’ordre). La mortalité est le résultat des combats, des victimes civiles et militaires et de la guerre, et de la répression des allemands et des Versaillais sur la population civile.

 

_ La France connaît de façon précoce la transition démographique avec une baisse du taux de natalité (à peine supérieur à 20 pour mille à la fin du XIX siècle) et un recul plus lent du taux de mortalité (25 pour 1000 en 1815, 17 à 18 pour 1000 en 1913).   

_ La diminution de la fécondité s’explique par la volonté des familles françaises de limiter les naissances. Ce malthusianisme a pour cause la volonté des familles françaises d’assurer l’avenir de leurs enfants en limitant le nombre de ceux-ci.  Cette évolution débute dans les familles bourgeoises puis s’étend aux classes moyennes et au monde ouvrier. Les régions catholiques du Nord et de la Bretagne sont épargnées.

 

 

Transition démographique (p. 96) : passage d’une période où les taux de natalité et de mortalité sont élevés à une période où ils sont bas.

Taux de mortalité (p. 334) : Rapport du nombre de décès au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Taux de natalité (p. 334) : Rapport du nombre de naissances au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Malthusianisme (p. 96) : Le malthusianisme tire son nom du pasteur anglican, T. R. Malthus. Dans son Essai sur le principe de population (1798), il part de l’idée que la population s’accroît plus vite que les subsistances et prône la réduction volontaire des naissances. En démographie, le mot désigne le mouvement qui préconise la limitation de la natalité. En économie, il désigne l’attitude d’un patronat qui refuse d’investir.

 

Texte 4 page 101 : Les causes de la mortalité en France

Question 5 page 101 : Quelles sont les causes de la mortalité évoquées dans le texte ?

Les causes de la mortalité évoquées sont la tuberculose (l. 10 à 12) et l’alcoolisme (l. 16).

 

Question 6 page 101 : Quelles sont les conséquences de cette mortalité ?

La tuberculose est une maladie pulmonaire qui est en 1882 en Europe la cause de 1 décès sur 7. Le texte cite 150 000 morts par an en France (l. 11).

 

_ La tuberculose et l’alcoolisme causent de nombreux morts. Mais, à partir des années 1880, les travaux de Pasteur (1822 – 1895) sur la vaccination et les progrès de l’hygiène font reculer la mortalité. Cependant, en 1900, 1907 et 1911 on enregistre « plus de tombeaux que de berceaux ». La mortalité infantile est élevée dans les milieux populaires. Ainsi à Lille en 1900 la mortalité infantile est de 380 pour 1000 dans les immeubles ouvriers.

Mortalité infantile (p. 332) : nombre d’enfants morts avant l’âge d’un an.

 

                                   3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

 

Tableau 5 page 101 : Les étrangers en France

Question 7 page 101 : Pourquoi l’accueil de populations immigrées peut-il être un moyen de lutter contre le vieillissement de la population ?

La société française vieillit, l’arrivée d’une population jeune peut permettre d’assurer le renouvellement des générations et éviter un trop grand déséquilibre entre les âges.

 

_ Pour lutter contre le vieillissement de la population et le déclin démographique, la France a recours à l’immigration dès 1880. En 1850, 3 80 000 étrangers sont en France. En 1911 ils sont au nombre de 1 133 000  (3% de la population totale). Les immigrés sont Italiens, belges, Polonais et Espagnols.

 

Question 8 page 101 : Quels problèmes cela peut-il poser ?

L’arrivée de populations d’origine étrangère peut provoquer des difficultés d’intégration mais aussi déclencher la xénophobie.

 

Question 9 page 101 : Comment expliquer que la proportion des étrangers en France puisse baisser ?

La naturalisation, c’est-à-dire l’octroi de la nationalité française à des individus d’origine étrangère, peut expliquer la baisse de la proportion d’étrangers en France.

 

_ Les immigrés arrivant en France acceptent des bas salaires, provoquant ainsi la colère et la xénophobie des ouvriers. En 1893, à Aigues-Mortes, des ouvriers italiens et français travaillant dans les salins s’affrontent et provoquent 9 morts et une centaine de blessés du côté italien.

            B. Quelles sont les transformations urbaines ?

 

                        (   1. Comment la capitale est-elle transformée ?     )

 

Carte 1 page 106 : Les transformations de Paris sous le Second Empire.

Question 1 page 107 : Quels sont les transformations, les créations ou aménagements voulus par le préfet Haussmann, sous le Second Empire.

_ Le préfet Haussmann (1809 -1891), dirige les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.

* Il équipe la capitale d’axes de transports faciles comme les nombreuses gares et voies ferrées de Paris : Gare Saint Lazare, gare du Nord, gare de l’Est, gare de Lyon, gare d’Austerlitz, gare Montparnasse. Dans le même temps de larges avenues sont percées dans Paris. Une douzaine d’entre elles partent de la célèbre place de l’Etoile, dont la célèbre avenue Champs-Elysées.

* Il réalise aussi la construction d’édifices religieux (Saint-Augustin, Trinité) et de monuments (Bibliothèque Nationale, palais de l’industrie, préfecture de Police…). Des grands magasins se dressent à cette époque : La Samaritaine, Au Printemps…

* La ville de Paris connaît d’autres transformations. La ville accroît sa taille par l’annexion de plusieurs communes en 1859 (Bercy, Auteuil…). A cette extension de la ville s’ajoute l’aménagement de grands espaces verts (Bois de Boulogne, Bois de Vincennes).

 

_ La capitale française est transformée sous le Second Empire par des travaux dirigés par le préfet de la Seine de 1853 à 1869 le baron Haussmann (1809 -1891). Les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %. Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d'avenues ou de vastes places. L'exemple le plus représentatif est la place de l'Étoile d'où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l'avenue des Champs-Élysées. Il aménage un certain nombre de parcs et jardins afin de permettre à la population de respirer. C'est le cas du jardin du Luxembourg, ou encore du parc des Buttes-Chaumont. Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence.

_ La capitale s’agrandie en annexant des communes alentours en 1859 (Bercy, Auteuil).

 

Texte 3 page 107 : Les transformations sociologiques

Question 4 page 107 : Quelles sont les conséquences sociales des travaux ? Pourquoi est-ce jugé néfaste par ces deux auteurs ?

Les travaux de transformation de la capitale aboutissent à forcer les ouvriers à quitter le centre de Paris pour la banlieue. La mixité sociale et les liens d’entraide n’existent plus, et entraînent en conséquence des tensions entre les espaces occupés par les catégories aisées, et les zones où résident les populations pauvres.

 

Carte 5 page 107 : La nouvelle carte sociologique de Paris

Question 7 page 107 : Où se situent majoritairement les classes populaires ? Les classes possédantes ?

Les classes populaires se localisent dans l’Est populaire où se concentrent usines et ouvriers. Les classes possédantes se retrouvent à l’Ouest dans les « beaux quartiers ».

 

_ Paris compte trois millions d’habitants en 1910. C’est une ville moderne (ouverture d’un métro en 1900, grands magasins) et industrielle avec de nombreuses usines comme Renault employant 4 000 ouvriers en 1913. La ville connaît l’essor de matériel électrique, d’industrie aéronautique et cinématographique.

_ la ville est divisée entre un Est populaire où se retrouvent usines et ouvriers et un Ouest où se situent les « beaux quartiers ».

 

                        (    2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?   )

 

Carte 1 page 10 : Industrialisation et urbanisation en 1850

Carte 2 page 10 : Industrialisation et urbanisation dans les années 1930

Les villes françaises importantes (+ de 100 000 habitants) sont-elles nombreuses en 1850 ? En 1930 ? 

 

_ La France est un pays de villes moyennes. La Révolution des transports a nourri les mouvements migratoires vers les villes mais la France reste moins urbanisée que la Grande Bretagne ou l’Allemagne. En 1911 seulement 16 villes dépassent 100 000 habitants. Au même moment la Grande-Bretagne et l’Allemagne en comptent une cinquantaine. 

_ La part de la population urbaine augmente et passe de 20% à la fin du XVIII siècle à près de 45% dans les années 1910.

_ De grandes agglomérations prennent leur essor comme Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux.

_ Dans les villes moyennes se concentrent les artisans, les commerçants, les fonctionnaires et les employés. Deux millions d’actifs travaillent dans les boulangeries, boucheries, épiceries, cafés (on en compte 500 000  en 1913, soit 1 pour 53 adultes).  

 

            C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

Tableau 1 page 108 : La population active par secteur d’activité (1856-1906)

Question 1 page 109 : Comment chaque secteur de l’économie évolue-t-il en pourcentage ?

Le secteur primaire voit son importance diminuer puisque le pourcentage de la population active passe de 51 % en 1856 à 43 % en 1906. Le secondaire reste stable : 31 % en 1856 et 30 % en 1906. Le secteur connaissant un grand essor est le tertiaire passant de 18 % en 1856 à 27 % en 1906.

 

Question 2 page 109 : Ce constat est-il valable pour les effectifs ? Pourquoi ?

Le constat établi pour l’évolution en pourcentage n’est pas valable pour les effectifs, car, quelque soit le secteur concerné, la population augmente fortement : de 7 305 000 personnes en 1856 à 8 855 000 en 1906 pour le primaire, de 4 418 000 à 6 338 00 pour le secondaire, et surtout de 2 493 000 à 5 528 000 pour le secondaire.

 

_ Malgré l’industrialisation la France demeure un pays rural. En 1911 la population rurale représente 56 % de la population totale alors que la population active agricole occupe 43 % des actifs.  

 

Texte 4 page 108 : La journée d’une paysanne bretonne vers 1900

Question 6 page 109 : Comment pouvez-vous qualifier la journée d’une paysanne ? Justifiez votre réponse.

La journée de la paysanne est saturée d’occupations, le travail est omniprésent. Les travaux domestiques et des champs occupent toute la journée.

 

Photographie 5 page 109 : La moisson vers 1900

Question 7 page 109 : Quels sont les avantages de la mécanisation ? Quelles sont les contraintes ?

La mécanisation permet d’accroître la productivité du travail, mais a comme contraintes de coûter cher (coût d’acquisition des machines agricoles) et de libérer des emplois parmi les ouvriers agricoles et les artisans dont les emplois ne sont plus indispensables. Cela alimente l’exode rural

 

_ L’exode rural concerne essentiellement les non-paysans : artisans, forgerons, fabricants d’habits ou d’outils, attirés par les salaires plus élevés de la ville, mais aussi les ouvriers agricoles dont les emplois sont libérés par la mécanisation progressive. 

Exode rural (p. 98) : Migration des habitants des campagnes vers les villes, l’exode rural entraîne une mutation professionnelle qui réduit le poids des actifs agricoles au profit de l’industrie et des services.

1e Fiche d’objectifs histoire n°4

 

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

 

SAVOIR

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

                A. Quels sont les dynamismes économiques ?

                B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

                A. Quelle est la situation démographique française ?

                               1. Quelle est la croissance de la population française ?

                               2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

                               3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

                B. Quelles sont les transformations urbaines ?

                               1. Comment la capitale est-elle transformée ?    

                               2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?  

                C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Transition démographique (p. 96) : passage d’une période où les taux de natalité et de mortalité sont élevés à une période où ils sont bas.

Taux de mortalité (p. 334) : Rapport du nombre de décès au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Taux de natalité (p. 334) : Rapport du nombre de naissances au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Malthusianisme (p. 96) : Le malthusianisme tire son nom du pasteur anglican, T. R. Malthus. Dans son Essai sur le principe de population (1798), il part de l’idée que la population s’accroît plus vite que les subsistances et prône la réduction volontaire des naissances. En démographie, le mot désigne le mouvement qui préconise la limitation de la natalité. En économie, il désigne l’attitude d’un patronat qui refuse d’investir.

Mortalité infantile (p. 332) : nombre d’enfants morts avant l’âge d’un an.

Exode rural (p. 98) : Migration des habitants des campagnes vers les villes, l’exode rural entraîne une mutation professionnelle qui réduit le poids des actifs agricoles au profit de l’industrie et des services.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

1851-1870 : Second Empire.

1870 - 1890 : Ralentissement économique de la France.

1880 : Travaux de Pasteur (1822 – 1895) sur la vaccination et les progrès de l’hygiène.

1880 : Recours de la France a à l’immigration.

1893 : Emeutes xénophobes et ouvrières à Aigues-Mortes (9 Italiens morts et une centaine de blessés).

1900 : Ouverture du métro parisien.

1910 : Paris compte trois millions d’habitants.

1911 : La population rurale représente 56 % de la population totale.

 

4/ JE CONNAIS LES EVENEMENTS BIOGRAPHIQUES :

 

1853 – 1869 : Baron Haussmann (1809 -1891) préfet de la Seine.

18771879 : Freycinet est ministre des Travaux publics

1822 – 1895 : Louis Pasteur

 

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE HISTORIQUE

 

6/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

 

7/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

8/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU STATISTIQUE

 

 

1ère Fiche d’objectifs géographie n°4

 

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

                                  SAVOIR

notions

méthodes

Quels sont les facteurs d’évolution et les mutations de la société française ?

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

Comment le territoire national est-il maîtrisé grâce aux réseaux de transports ?

           A. Quels sont les dynamismes économiques ?

 

            B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

Quelle est la spécificité de la transition démographique française ?

            A. Quelle est la situation démographique française ?

                        1. Quelle est la croissance de la population française ?

                        2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

                        3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

            B. Quelles sont les transformations urbaines ?

                        1. Comment la capitale est-elle transformée ?   

                        2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?  

            C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transition démographique 

Taux de mortalité 

Taux de natalité 

Malthusianisme

Mortalité infantile

 

 

 

 

 

Exode rural 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter une carte historique 

 

 

 

 

 

Etude de graphiques

 

Etude de tableau statistique

 

Etude de cartes

 

 

Etude de textes

 

 

 

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1ère S : Les Français dans la Guerre (2)

18 Décembre 2009 Publié dans #Cours 1ère

III. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

 

A faire à la maison : notée sur 20

T.P. pages 96-97

            A. Qu’est-ce que le bourrage de crâne » ?

Texte 1 page 96 : Le bourrage de crâne

Question 1 page 97 : Quelles contrevérités apparaissent dans ces extraits de presse ?

_ La presse cherche à minimiser le nombre de morts en affirmant que le nombre de victimes diminue avec le progrès de l’armement.

_ Pour le journal l’Intransigeant les balles et obus ne font que blesser et sont presque inoffensifs !

 

2 page 97 : Quel but visent leurs auteurs ? Quelles peuvent être les réactions de leurs lecteurs ?

_ Les auteurs veulent rassurer les Français sur les conditions de la guerre (projectiles inoffensifs, blessures légères et hommes joyeux).

_ Les propos tenus par les journaux ne sont pas crédibles, ils sont contredits par les faits et les annonces des décès : « pertes effroyables » (l. 2). Les lecteurs se méfient du bourrage de crâne, mais certains cherchent à se rassurer avec ces fausses nouvelles.

 

Illustration 2 page 96 : « La France piétine l’aigle allemand »

3 page 97 : Comment sont symbolisées l’Allemagne et la France ?

L’Allemagne est symbolisée par un aigle, symbole de l’aigle impérial. Cet aigle est noir, retourné sur le dos, vaincu.

La France quant à elle est symbolisée par une femme ailée (République+ange de la liberté) couronnée de lauriers (symbole de la victoire). Elle est vêtue de drapeaux (français sur le buste, mais aussi britannique (pour les Anglais, mais aussi les pays du Commonwealth comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande (Anzac) et surtout le Canada). 

La posture des deux personnages évoque celle de l’archange saint Michel terrassant le dragon (symbole du mal absolu, le diable). 

 

4 page 97 : En quoi cette « une » contribue-t-elle au « bourrage de crâne » ?

La « Une » date du 8 mai 1915 montre le combat juste de la France symbolisant le bien contre l’Allemagne et le mal. Le « bourrage de crâne » se continue en montrant la France en position victorieuse, le combat presque terminé.

 

_ La société est engagée dans la guerre au côté des poilus. La population doit accepter des sacrifices pour l’effort de guerre, c’est la guerre totale. La « mobilisation des esprits » passe par une intense propagande appelée « bourrage de crânes ». Les informations venues de la presse sont contrôlées par la censure, la gravité de la situation cachée aux civils. La propagande guerrière exalte les victoires de l’armée française.

_ Par contre, des journaux de tranchées disent la vérité aux poilus, suscitant une tradition qui dure toujours avec le « Canard enchaîné ».

 

Récit : Le 10 septembre 1915 c’est la création du journal le « Canard Enchaîné ». La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent "Le Canard enchaîné". La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du "Canard" : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau

 

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

 

            B. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                                           

                        1) La mobilisation des esprits

 

Affiche 3 page 96 : l’Or Combat Pour La Victoire

5 page 97 : Quel est l’objectif de cette affiche ?

L’affiche a pour but d’inciter les Français à souscrire aux emprunts de guerre pour financer l’effort de guerre (commande d’armements…).

 

6 page 96 : Comment est symbolisée la France ? Quelle image du soldat allemand donne-t-elle ?

_ La France est symbolisée par un coq (symbole gaulois) figurant sur une pièce en or.

_ Le soldat allemand est effrayé (yeux écarquillés) par le coq, il est penché comme s’il perdait le combat.

 

_ Avant guerre l’épargne des Français est importante (« bas de laine » des paysans). Des affiches demandent à ceux-ci de contribuer à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts de guerre.

_ La guerre coûte cher : pour la petite bataille de Malmaison dans l’Aisne la dépense s’élève à 600 millions de francs-or, soit 10% du budget de la France en 1914.      

_ L’Etat doit fournir un important effort financier avec l’aide des emprunts intérieurs (bons de la défense nationale) et extérieurs (crédits) en particulier auprès des Etats-Unis. L’Etat laisse se développer l’inflation : la masse de billets passe de 6 milliards en 1913 à 35 milliards en 1919.

 

                        2) La guerre industrielle et économique

 

Texte 4 page 97 : L’Etat et les industriels

7 page 97 : Comment Albert Thomas justifie-t-il le dirigisme de l’Etat sur les entreprises industrielles privées ?

Le ministre de l’armement justifie le dirigisme de l’Etat en prétextant de l’urgence des besoins, alors que la main-d’œuvre doit être réparti selon ces besoins.

 

_ L’Etat est amené à installer une « économie dirigée » pour répondre aux besoins de guerre. En effet les besoins sont importants : production d’armements, ravitaillement du front et de l’arrière… Et les possibilités réduites à cause de l’occupation par les Allemands des départements du Nord et de l’Est où se trouvent les mines de charbon, les industries métallurgiques et chimiques.

_ Le dirigisme de l’Etat s’explique aussi par les besoins en main-d’œuvre car les travailleurs sont mobilisés. Le gouvernement décide de retirer du front les spécialistes, d‘utiliser des travailleurs des colonies (220 000 nord africains et indochinois), et surtout d’embaucher des femmes en grand nombre.

 

Tableau statistique 5 page 97 : La guerre économique

8 page 97 : Que révèle cette évolution quant à « l’économie de guerre » française ?

La production industrielle de l’armement augmente très fortement.

 

_ La production industrielle en forte hausse : de 13 000 obus par jour avant guerre à 151 000 en juin 1916. Pour assurer cette hausse l’Etat fait appel aux grandes entreprises privées.

_ Les industriels travaillent pour l’Etat. Louis Renault fabrique des tanks, Marius Berliet des camions. Ils réalisent des profits très importants mais sont considérés dans l’opinion publique comme des profiteurs de guerre.

           

            C. Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

 

Texte 6 page 97 : Les femmes à l’usine

Une de journal 7 page 97 : Une de L’Excelsior, le 12 février 1917 

9 page 97 : Quelle image et quel rôle des femmes françaises sont mis en valeur par ces documents ?

_ La femme fournit de nombreux efforts durant la guerre : elle remplace les hommes aux travaux des usines.

_ Cependant les conséquences des lourds travaux réservés aux hommes et du rythme de production intense rendent les conditions de travail difficile. Les femmes sont épuisées par ces travaux : « c’est une loque que l’usine jette à la rue ».

 

10 page 97 : En quoi le texte contredit-t-il et complète-t-il la une de journal ?

_ La femme est effectivement présente à l’usine avec beaucoup de dignité sur la photographie. L’image complète le texte en montrant les machines de production, ses cheveux  sont sous un fichu pour éviter les accidents.

_ Cependant, l’image ne montre pas la très grande fatigue des femmes au sortir de leur travail épuisant.

 

Récit : Les femmes remplacent les hommes partis au front. Elles doivent assumer leurs travaux traditionnels (travail dans le textile ou à la ferme, élever les enfants, soigner les grands-parents âgés mais aussi les invalides et mutilés de retour de la guerre) ; de plus en plus elles remplacent les hommes dans les secteurs prestigieux mais difficiles qui leur étaient réservés.

 

 

_ Les femmes prennent un rôle de plus en plus important dans la guerre industrielle. Les travaux prestigieux et difficiles réservés aux hommes sont occupés avec le départ des hommes au front par des femmes. Elles assument aussi les travaux traditionnels : éducation des enfants, soin des invalides de guerre de retour du front… Dans les fermes les femmes accomplissent leurs travaux agricoles mais aussi ceux de leurs maris.

_ Les employées féminines acquièrent une liberté dans le faits plus grande. Les « munitionnettes » deviennent des suffragettes en faveur des droits des femmes comme le droit de vote. Après guerre les femmes désirent leur émancipation (« garçonnes » dans les années folles).

 

 

Rédigez une synthèse d’une page expliquant comment la guerre totale engage toute la nation française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V. Comment s’organise le souvenir ?

Pourquoi Verdun est-il devenu le principal « lieu de mémoire » de la Grande Guerre pour les Français ? Comment les familles vivent-elles le deuil ?

 

Photographie 1 page 100 : Cimetière de Verdun

Question 1 page 101 : Que symbolise ce lieu ? En quoi peut-il inciter les Français à considérer la Grande Guerre comme la « der des der » ?

_ Le cimetière de Verdun symbolise tous les sacrifices et la mort des soldats français pour défendre leur patrie, mais aussi la perte d’une génération et les horreurs de la guerre.

_ Le rappel de l’horreur de la guerre et du très grand nombre de morts incite les Français au pacifisme à cause du prix trop élevé de la guerre. Cette guerre est considérée comme la « der de der » (la dernière de toutes les guerres) à cause de ce grand nombre de morts.

 

Photographie 4 page 93 : L’ossuaire de Douaumont et son cimetière

Question 3 page 93 : Comment l’ossuaire de Douaumont s’affirme-t-il comme un haut lieu de la Grande Guerre ?

L’ossuaire est construit dans sur le site de l’effroyable bataille de Verdun. C’est le lieu où viennent se recueillir les familles de 15 000 soldats tués, mais aussi celles ne connaissant pas où sont enterrés leurs parents, soldats anonymes. En effet l’ossuaire recueille les ossements de dizaines de milliers de soldats anonymes.

 

+ Quels sont les autres moyens pour commémorer la mémoire des soldats morts ?

Fête nationale du 11 Novembre, monuments aux morts, soldat inconnu.

 

_ Verdun est devenu le principal « lieu de mémoire » à cause du très grand nombre de morts dans cette bataille incarnant la défense de la Patrie. L’ossuaire de Douaumont est devenu un lieu de pèlerinage pour les parents des soldats enterrés mais aussi pour les familles dont les parents sont morts que leurs corps ne soient identifiés. En effet l’Ossuaire de Douaumont (inauguré le 18 septembre 1927) regroupe les ossements de dizaines de milliers de soldats anonymes : la violence des combats a pulvérisé les corps devenus impossibles à identifier.   

_ Pour commémorer les défunts des monuments aux morts sont érigés, souvent financés par conscription publique. Le 11 novembre 1920 est déposé le cercueil d’un soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. En 1922 le 11 Novembre devient fête nationale. 

_ La guerre a bouleversé la vision du monde, le poète Paul Valéry écrit ainsi en 1919 : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».

 

Document sonore : la prière de l’enfant mort

OU

Photographie 2 page 100 : Sur la tombe d’un soldat

Question 2 page 101 : Quels sentiments sont suggérés par cette photographie ?

La photographie montre le sentiment de deuil qui affecte les familles.

 

+ Que peut-on dire des personnes qui sont sur la photographie ?

On voit que le deuil frappe toutes les générations (mère, épouse et sœurs, enfants). Les femmes sont nombreuses en effet le déséquilibre des sexes est important après la guerre.

 

_ Durant la guerre 1,4 million de Français sont morts (28% des combattants). 900 soldats sont morts chaque jour en moyenne pendant 4 ans et demi. Les ¾ des Français ont perdu un proche ou un ami. C’est un deuil de masse qui fait sentir ses effets pendant plus de 20 ans.

_ La guerre provoque un important déséquilibre entre les sexes. Les jeunes femmes ne trouvent pas d’époux, des mariages sont rompus par la mort (700 000 veuves de guerre). Le déficit de naissances est estimé à 1,6 million. Les orphelins sont au nombre de 800 000.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

1e Fiche d’objectifs histoire n°3

 

LES FRANÇAIS DANS LA PREMIERE GUERRE MONDIALE  (1914 - 1918)

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

                A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

                B. Quel engrenage conduit à la guerre ?

                               1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

                               2) L’engrenage des alliances

                C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

                A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

                B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

III. Qu’est-ce que le patriotisme défensif ?

                A) Comment  les soldats peuvent-ils endurer de telles souffrances ?

                               1) Les difficiles conditions de vie

                               2) La volonté de défendre le pays

                               3) Mutineries et les grèves de 1917

                B) Comment la culture de guerre et la politique impliquent-elle dans la guerre les civils ?

IV. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

V. Comment s’organise le souvenir ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

Etat-nation : pays regroupant un peuple et son territoire.

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

Paix religieuse : la laïcité acceptée par la majorité des catholiques et la part que ces derniers ont prise à la guerre favorisent une atmosphère de réconciliation nationale en rupture avec l’intensité des conflits du début du XX siècle.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Evénements politiques

31 juillet 1914 : Assassinat de Jaurès

Août 1914 : Union sacrée

Octobre 1915 : Briand forme le gouvernement

Janvier 1917 : Début des mouvements de grèves

Novembre 1917 : Clemenceau président du Conseil

Evénements militaires

3 août 1914 : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Septembre 1914 : Bataille de la Marne

Septembre 1915 : Début de l’offensive française en Champagne

Février 1916 : Début de la bataille de Verdun

Avril 1917 : Premiers refus collectifs d’obéissance

11 novembre 1918 : Armistice

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des cartes militaires.

5/ Je sais analyser des photographies.

6/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

7/ Je sais commenter une caricature.

1e Fiche d’objectifs histoire n°3

LES FRANÇAIS DANS LA PREMIERE GUERRE MONDIALE  (1914 - 1918)

                                               SAVOIR

notions

méthodes

Problématique :

            En quoi la guerre entraîne-t-elle la « brutalisation de la société » dans la culture de guerre  et la guerre totale ?

  I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

 

            A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

            B. Quel engrenage conduit à la guerre ?

 

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

 

            A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

Que révèle la manière dont les Français entrent dans le conflit ?

             B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

 

III. Qu’est-ce que le patriotisme défensif ?

Comment les Français s’adaptent-ils à la situation créée par le conflit ?

 

            A) Comment  les soldats peuvent-ils endurer de telles souffrances ?

                        1) Les difficiles conditions de vie                                                                      2) La volonté de défendre le pays

Qu’est-ce que le patriotisme défensif ?

                        3) Mutineries et les grèves de 1917

            B) Comment la culture de guerre et la politique impliquent-elle dans la guerre les civils ?

 

IV. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

            A. Qu’est-ce que le bourrage de crâne » ?

            B. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                        1) La mobilisation des esprits

            2) La guerre industrielle et économique

            C. Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

 

V. Comment s’organise le souvenir ?

Pourquoi Verdun est-il devenu le principal « lieu de mémoire » de la Grande Guerre pour les Français ? Comment les familles vivent-elles le deuil ?

 

 

« brutalisation » de la société

 

 

 

 

Alliances

 

Nationalisme, patriotisme

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Union sacrée

 

 

 

 

 

 

 

Poilus

 

 

 

Mutinerie

« chair à canon »

 

 

guerre totale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuil

 

 

 

 

 

 

 

Etude de chronologies

 

 

Etude de cartes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude de texte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude d’affiches

 

 

 

Comparer texte et image

 

 

Etude de photographie

 

 

 

 

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1ère S : Les Français dans la Guerre (1)

18 Décembre 2009 Publié dans #Cours 1ère

LES FRANÇAIS DANS LA PREMIERE GUERRE MONDIALE   (1914-1918)

 

Introduction : La 1ère Guerre Mondiale entraîne la mobilisation de 9 millions de Français, mais aussi la mort de 1 400 000 personnes et la dévastation d’une grande partie du territoire. Les Français dans la guerre consentent de lourds sacrifices. La mobilisation est non seulement militaire mais aussi économique et humaine, concernant à la fois les hommes et les femmes. La guerre est totale. Elle entraîne des changements dans le vécu des individus : présence du deuil et organisation du souvenir, apaisement des luttes religieuses, évolution des rôles féminin et masculin

Problématique :

            En quoi la guerre entraîne-t-elle la « brutalisation de la société » dans la culture de guerre  et la guerre totale ?




I. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

 

            A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

 

Que révèle la manière dont les Français entrent dans le conflit ?

Comment expliquer cette « Union sacrée » ?

 

Texte 2 page 88 : La mobilisation à Paris

 + Photographie 3 page 88 : En août 1914, départs des soldats mobilisés.

2 page 89 : Quelles sont les attitudes des soldats et des civils sur la photographie ?

            Civils et soldats affichent leur patriotisme en tenant le drapeau tricolore et en chantant (sans doute la Marseillaise). Mais les civils ont une expression sérieuse et grave. La jeune femme tient la main de son mari ou fiancé car elle a conscience de la séparation et de ses risques : on devine ici le soutien de l’arrière (familles) aux soldats.

 

3 page 89. D’après le texte, quels sentiments animent les Parisiens lors de la mobilisation ?

            Les Parisiens sont graves (« solennelle » l. 3). Ils ne partent pas la « fleur au fusil » mais avec sérieux et même tristesse (« La tristesse » l. 5, « n’étaient pas gais » l. 15) ainsi qu’avec beaucoup de dignité : l.5-6 : « La tristesse qui était au fond des cœurs ne s’étalait point ». Le texte insiste sur la détermination des futurs soldats : « ils étaient résolus » l.15, ainsi que sur le soutien de l’arrière (« unanime bienveillance » l.13).

 

(   4 page 89. Ce témoignage concorde-t-il avec ce que montre la photographie ?

            Soldats et civils se montrent déterminés à accomplir leur devoir et partent avec leurs bagages. Le soutien de l’arrière se voit avec la main de la femme dans celle du futur soldat.   )

 

_ Le 3 août 1914 l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les Français entrent dans la guerre avec détermination et dignité. Il n’y a pas d’enthousiasme populaire, de départ « fleur au fusil », mais un fort patriotisme. Les soldats se montrent déterminés à accomplir leur devoir, et les familles restant à l’arrière les soutiennent avec dignité et affection.

_ L’ordre de mobilisation a été lancé le 1er août pour le 2 août. Tous les hommes de 20 à 48 ans sont appelés, soit 3,6 millions de soldats français (face à 4 millions d’Allemands). Les insoumis sont très peu nombreux (1,5% des mobilisés).

 

  Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte. 

 

 

            B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

 

Texte 4 page 89 : Le président de la République appelle à l’ « Union sacrée »

Question 5 page 89 : Quels mots emploient le président de la République pour rallier tous les Français à l’ « Union sacrée » ?

            Le président de la République utilise des termes inattendus dans la République laïque : « devoir sacré » l. 4, texte 2 : « l’union sacrée » l. 2, « foi patriotique » l. 4. 

* La France défend en effet des valeurs considérées comme sacrées (mais non religieuse) : l. 10-11 : « la Patrie du Devoir et de la Justice ».  

* Les textes insistent sur l’union et la mise entre parenthèse des divisions intérieures : l. 9-10 : « il n’y a plus de partis : il y’a la France éternelle… », texte 2 : l.1-2 : « défendue par tous ses fils », l. 3 : « fraternellement assemblés ».

* Enfin, la France se considère comme la victime de l’agression allemande : l. 8 : « le moyen d’assurer la paix dans l’honneur », l. 10 : « la France pacifique et résolue », texte 2 : « Elle (la France) sera héroïquement défendue » l.1, l. 4 : « indignation contre l’agresseur ». On peut noter l’évolution dans le ton des textes entre le 2 août époque de mobilisation, et le 4 août où l’Allemagne a déclaré la guerre à la France.

 

Texte 5 page 89 : Le ralliement de la gauche française

Question 6 page 89 : Par quel argument Léon Jouhaux obtient-il des socialistes qu’ils rompent avec les thèses pacifistes de Jean Jaurès ? Quels sont les buts de la guerre d’après lui ?

Contexte : Jean Jaurès, leader socialiste pacifiste est assassiné à la veille de la guerre (31 juillet 1914). Il avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ».

 

_ Léon Jouhaux indique aux socialistes que la guerre n’est pas voulue ni par la France ni par les socialistes, mais que cette guerre est une guerre défensive : l. 7-8 : « Cette guerre, ne l’avons pas voulue, […] Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l’envahisseur ».

 _ Pour le secrétaire général de la CGT Léon Jouhaux les buts de la guerre sont de deux ordres : défendre la civilisation française et républicaine : l. 9-10 « sauvegarder le patrimoine de civilisation et d’idéologie généreuse que nous a légué l’Histoire » ; un autre but de guerre est de diffuser la liberté aux autres pays, comme les soldats de l’An II lors de la Révolution française débutée en 1789 ; l. 10à 13 « Nous serons les soldats de la liberté pour conquérir aux opprimés un régime de liberté ». Cette liberté peut être politique (république ou démocratie) et sociale (syndicats…).   

 

_ A la veille de la guerre, au niveau politique les forces de gauche (SFIO et CGT) sont pacifistes. Le 16 juillet 1914 Jean Jaurès avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ». Jean Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914 et les socialistes se rallient à la guerre pour la défense de la Patrie et des idéaux républicains.

_ Un accord politique se crée entre les différents partis politiques pour cesser les divisions intérieures au profit de la lutte contre l’ennemi. Il ne s’agit pas d’un renoncement à des idéaux très différents mais d’une « trêve des partis » Cette union nationale est appelée en France : l’ « Union sacrée » selon l’expression du président de la République Raymond Poincaré. La France est dirigée par un gouvernement d’union nationale jusqu’en 1917.

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

 

II. Qu’est-ce que le patriotisme défensif ?

Comment les Français s’adaptent-ils à la situation créée par le conflit ?

           

            A) Comment  les soldats peuvent-ils endurer de telles souffrances ?

                       

                        1) Les difficiles conditions de vie

 

Photographie 1 page 90 : Le creusement d’une tranchée

Textes 2 page 90 : Paroles de Poilus

Question 1 page 91 : Quelles sont les diverses causes des souffrances des soldats ?

Les causes des souffrances des soldats sont nombreuses :

* L’inconfort des tranchées est important « taudis », « bouge infâme » (l. 1 et 4 du texte 1). Cependant l’abri souterrain protège de l’artillerie allemande.

* La peur est présente (texte 2), ainsi que la faim et la soif : « trois jours […] sans la moindre goutte d’eau à boire » (l. 1 à 3 texte 3) à cause du ravitaillement difficile, surtout pour les unités isolées.

* La mort est omniprésente : avec les cadavres (l. 4 et 6 du texte 3) et l’odeur de putréfaction (« puanteur » l. 3 texte 3). Ces mêmes cadavres nourrissent les rats qui pullulent dans les tranchées et sont habitués à la présence humaine. Aux rats s’ajoutent les vermines, les poux et les puces.

 

_ Les combats sont très éprouvants. A la fin 1914 les troupes françaises comptent 500 000 morts en particulier à cause des uniformes voyants et de l’absence de casque. Avec la guerre de position se généralise l’emploi d’armes mortelles comme le gaz moutarde ou Ypérite (car utilisé à Ypres par les Allemands) et le feu intensif de l’artillerie. 

_ Les conditions de vie des soldats sont déplorables. Les soldats vivent dans des tranchées boueuses, au contact de la mort lors des attaques et avec le feu de l’artillerie allemande, en présence des cadavres déterrés par l’explosion d’obus. L’absence d’hygiène mais aussi la boue, la vermine, les puces et les poux  font des soldats des « poilus ». Le ravitaillement difficile  provoque la faim et la soif des soldats. Les rats pullulent. Jusqu’en 1917 les permissions sont rares.

 

Texte 7 : L’ennui

* Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important sous risque de dépression (texte 7, l.1 : « je suis si déprimé »).

 

_ Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important. Le courrier relie les soldats à leurs familles. Les soldats sont majoritairement d’origine rurale car les ouvriers sont mobilisés dans les usines d’armement. Les poilus sont soucieux de leur famille et lorsqu’ils sont agriculteurs de leurs fermes.

 

 

 

                        2) La volonté de défendre le pays

Qu’est-ce que le patriotisme défensif ?

Contexte : L’année 1916 est dominée par la bataille de Verdun voulue par le commandement allemand pour « saigner à blanc » l’armée française. La bataille fait 377 000 victimes dont 275 000 morts chez les Poilus et 337 000 dont 240 000 décès pour les Allemands. 

 

Texte 5 page 93 : Le soldat de Verdun

Question 5 page 93. Comment Pétain explique-t-il la victoire de Verdun ?

            Le « dévouement total » (l. 14) du soldat s’explique par la volonté de défendre la Patrie. Ce sentiment de défense de la Patrie et des familles est partagé par tous : « obligation de protéger les êtres et les choses » (l. 12) pour tous les soldats. On trouve des interprétations différentes chez les personnes : « défense du champ paternel » (l. 17) pour le paysan, « « défense d’un idéal de civilisation » (l ; 19) pour les intellectuels, sentiment religieux pour le croyant.

            De plus les combats ont forgé l’endurance des soldats (l. 20 à 21) et le sentiment très fort d’une « admirable camaraderie » (l. 29). 

 

_ Pendant l’année 1916 se déroule la bataille de Verdun voulue par le commandement allemand pour « saigner à blanc » l’armée française. La bataille fait 377 000 victimes (dont 275 000 morts) chez les Poilus et 337 000 (240 000 décès) pour les Allemands. 

_ Les Poilus ont enduré de grandes souffrances durant la guerre dans la volonté de défendre le pays : c’est le patriotisme défensif. Il faut défendre le sol sacré de la patrie car c’est la meilleure façon de protéger les femmes et les enfants, mais aussi de défendre la République contre l’impérialisme, de défendre la liberté.

 

(     Question 6 page 93. Comment fait-il de Verdun un symbole des valeurs de la nation ?

            Pétain fait de Verdun un symbole des valeurs de la nation car le soldat qui a accompli le devoir de défendre la Patrie a incarné les valeurs patriotiques : il a souffert pour un idéal patriotique, et a été solidaire avec les autres Français en réalisant dans les tranchées une union sacrée en sacrifiant : « ses habitudes individualistes, ses préjugés de classe » (l. 28-29).      )

 

 

Comment le catholique considère-t-il sa mission de soldat ?

Le catholique défend sa patrie, il considère sa mission comme un devoir sacré.

 

Paix religieuse : la laïcité acceptée par la majorité des catholiques et la part que ces derniers ont prise à la guerre favorisent une atmosphère de réconciliation nationale en rupture avec l’intensité des conflits du début du XX siècle.

 

 

 

                        3) Mutineries et les grèves de 1917

 

Contexte : * En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

 * Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

 

Texte 4 page 91 : Le sacrifice des Sénégalais

Question 5 page 91. Pourquoi peut-on dire, d’après ces deux témoignages, que les Sénégalais du chemin des Dames ont été « sacrifiés » ?

Les troupes coloniales africaines (dont toutes ne venaient pas du Sénégal) employées lors de l’offensive de la Somme ont été sacrifiés selon M. Diagne car les Sénégalais ont demandés des renforts en vain ; le premier texte le confirme en indiquant l’absence de préparation des services sanitaires et hospitaliers, mais surtout le fait que les Sénégalais ont été pris sous le feu mal réglé des Français et  celui des Allemands, tués par des tirs ennemis et amis. 

 

_ En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

_ Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

_ L’échec des grandes offensives s’accompagne de nombreux sacrifices inutiles de vies humaines. Les soldats sont considérés comme de la « chair à canon ». L’absence de renforts pour consolider les conquêtes minimes (une tranchée) chèrement payées (parfois 60% de pertes),  mais aussi la mauvaise organisation des services sanitaires multiplie le nombre de morts.

 

Contexte : La monarchie absolue du tsar russe Nicolas II est contestée à cause des privations du peuple et des défaites militaires. Celui-ci doit abdiquer. En novembre 1917 l’extrême gauche bolchevik de Lénine prend le pouvoir avec comme mots d’ordre : « La paix », « tout le pouvoir aux soviets », et établissent la dictature du prolétariat selon la doctrine marxiste.

 

Texte 1 page 94 : Les mutineries de mai 1917

Question 1 page 95. D’après ce témoignage, en quoi la Révolution russe de février 1917 influence-t-elle l’attitude des Poilus ?

La Révolution russe incite des soldats, excédés par les carnages inutiles, à se révolter. Les mutineries de 1917 s’inspirent de la révolution dans ses slogans : « Paix ou Révolution ! (l. 12) et ses chansons comme l’Internationale (l. 14) d’inspiration marxiste.

Cependant les troupes n’abandonnent pas les tranchées. Pétain fait cesser les mutineries.

 

_ La monarchie absolue du tsar russe Nicolas II est contestée à cause des privations du peuple et des défaites militaires. Celui-ci doit abdiquer. En novembre 1917 l’extrême gauche bolchevik de Lénine prend le pouvoir avec comme mots d’ordre : « La paix », « tout le pouvoir aux soviets », et établissent la dictature du prolétariat selon la doctrine marxiste.

_ La révolution russe influence les soldats Français qui demandent l’arrêt des combats inutiles et refusent de continuer le combat, mais sans abandonner les tranchées.

_ La nomination de Pétain comme commandant en chef permet de mettre fin aux mutineries.  Celui-ci accorde plus de permissions, améliore les conditions de vie des soldats, abandonne les grandes offensives mais fait fusiller aussi quelques mutins.

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.


           
B) Comment la culture de guerre et la politique impliquent-elle dans la guerre les civils ?

 

Texte 4 page 95 : Les grèves de l’arrière en juin 1917

Question 7 page 95. Pourquoi ce tableau peut-il donner une « impression déprimante » ?

Le tableau dressé dans le rapport officiel montre

* que les grévistes et certains soldats sont solidaires, y compris financièrement.

* que les soldats mobilisés travaillant  dans les arsenaux sont pacifistes.

* que le travail dans les arsenaux est lent, mal fait, peu productif, et que la situation dans la France, dans les usines et les syndicats.

 

_ Les ouvriers des usines, dont certains sont des soldats mobilisés, doivent contribuer à l’effort de guerre par la production industrielle. Les grèves avec des mobiles pacifistes sont perçues par les autorités comme un danger révolutionnaire majeur et une trahison contre l’effort de guerre. La participation de la population est demandée pour obtenir la victoire finale.

 

Texte 6 page 95 : Clemenceau : un gouvernement pour la victoire

Question 8 page 95. Quel objectif Clemenceau assigne-t-il aux Français ?

Clemenceau président du conseil depuis novembre 1917, impose comme devoir aux Français d’être solidaire des soldats dans la guerre, de se consacrer exclusivement à la guerre et à la réalisation de la victoire.

 

Question 9 page 95. Par quels moyens l’impose-t-il ?

Clemenceau utilise des moyens autoritaires : « tous les inculpés en Conseil de guerre » (l. 9), c’est-à-dire que les mutins seront traduits devant un tribunal militaire qui peut décider de leurs exécutions. Les « campagnes pacifistes » (l. 10-11) sont assimilées à de la trahison (l. 11-12) et réprimées.

 

+ Photographie 5 page 95 : Le président Clemenceau sur le front en 1917

Question 10 page 95. Quel passage du discours (doc. 6) Clemenceau met-il en pratique ? Pourquoi ce type d’image peut-il donner aux Français une confiance nouvelle ?

_ Par sa présence dans les tranchées Clemenceau met en pratique le passage de ce discours indiquant que le devoir des Français (et le sien, en tant qu’homme politique) est de « demeurer avec le soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui » l. 4-5.

_ Les Français voient que les gouvernants s’impliquent dans la guerre, en allant au plus près du front, se renseignant et rassurant les Poilus. Ils peuvent ainsi penser que les offensives inutiles des militaires ne sont plus permises par les hommes politiques. Ils peuvent en outre croire que le front est sécurisé puisque les hommes les plus importants de France osent visiter les tranchées près du front, des combats.

 

_ Georges Clemenceau surnommé « le Tigre » devient président du conseil en novembre 1917. Agissant avec autorité il assimile pacifisme et trahison et réprime l’agitation ouvrière, renforce la censure.  

 

OU

 

Transparent : Etude de document iconographique : L’affiche  Eux aussi font leur devoir.

 

 

Transparents : Les enfants enjeu de la culture de guerre

 

 

 

 

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Cours 1ère S : La France des années 1930 n° 2

28 Avril 2008 Publié dans #Cours 1ère

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

 

            A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

 

Caricature 6 page 119 : la peur du communisme

Question 10 page 119 : Quelle message politique cette caricature tente-t-elle de faire passer ?

La caricature appelle l’attention des électeurs sur le danger d’un débordement des groupes politiques traditionnels par les révolutionnaires communistes. La peur du communisme est basée sur les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique.

La caricature montre ainsi l’union des forces de gauche et la peur de nombreux électeurs du communisme.

 

_ Le Front populaire est une alliance électorale regroupant plusieurs partis politiques : le parti radical au centre, les socialistes de la SFIO, les communistes du PCF. La réunification des syndicats CGT et CGTU montre la volonté d’union de la gauche, surmontant la division traditionnelle entre communistes et socialistes datant du Congrès de Tours (1920).

_ La peur du communisme s’explique par les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique. Aussi le socialiste SFIO Léon Blum (1872-1950) forme un gouvernement avec l’appui du PCF mais sans la participation de ceux-ci au gouvernement (absence de ministres communistes).

SFIO (p. 110) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 110) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 110) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 110) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

 

Texte 2 page 118 : le programme du Front populaire

Question 3 page 119 : Quel programme le gouvernement Blum  entend-il appliquer ? En quoi consiste-t-il ?

_ Le programme du gouvernement Blum est le programme du Front populaire décidé avant les élections par toutes les forces de gauche constituant la coalition. Ce programme  est celui sur lequel il a été élu lors des élections législatives de mai-juin 1936.

_ Le programme consiste en des réformes sociales audacieuses : semaine de quarante heures, contrats collectifs et non individuels, congés payés, grands travaux pour relancer l’économie.

 

_ Les candidats du Front populaire remportent les élections législatives le 3 mai 1936 (376 sièges contre 222 à leurs adversaires). La SFIO obtient le plus grand nombre de députés, aussi son chef Léon Blum devient-il président du Conseil. Pour la première fois des femmes participent au gouvernement, dont Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie) à la recherche scientifique.

_ Le programme du Front populaire tient en trois mots : pain, paix et liberté. Des réformes sociales sont annoncées, facilitées par la vague de grèves de l’été 1936.

_ Léon Blum veut installer une politique de « reflation » inspiré du New Deal américain. Dans ce but le déficit du budget doit financer une politique de relance par l’augmentation des bas salaires et la diminution du temps de travail (semaine de 40 heures) sans baisse de salaires. Les grands travaux doivent permettre de lutter contre le chômage. La croissance doit augmenter les rentrées fiscales et permettre le retour à l’équilibre du budget.

 

            B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                        1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

 

Photographie 1 page 120 : Une usine en grève

Texte 2 page 120 : Des grèves joyeuses

Questions 1 et 2 page 121 

1. Comment le mouvement de grève de juin 1936 se déroule-t-il ? Pourquoi est-il interdit ?

_ Le mouvement de grève se déroule dans une atmosphère de fête et de joie, d’un sentiment de dignité retrouvée.

_ Le mouvement de grève est interdit car il ne s’agit pas seulement d’un arrêt de travail mais aussi de l’occupation des usines pour empêcher la reprise du travail.

 

2. Quelle est sa signification pour les ouvriers ?

Pour les ouvriers, la grève signifie aussi l’espoir et la dignité retrouvée, avec l’absence temporaire de la soumission et de la contrainte.

 

_ Un immense espoir naît chez les ouvriers : deux millions de grévistes cessent le travail et occupent les usines, dans une atmosphère de fête, pour soutenir le gouvernement face aux patrons.

 

                        2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

Texte 3 page 121 : Les accords Matignon (7 juin 1936)

Questions 3, 4 et 5 page 121

3. Qui sont les signataires de ces accords ?

Les signataires sont : « la délégation patronale » (l. 4) appelé aussi confédération générale de la production française (l. 1),  et les représentants des salariés c’est-à-dire le syndicat de la  C.G.T. (l. 2).

Récit : Les grèves et les occupations d’usines inquiètent le patronat. Il y voit une tentative d’expropriation et le début d’une révolution sociale. A la demande du patronat Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon les représentants du patronat et la C.G.T. . Ils signent les accords le 7 juin 1936.

 

4. En quoi est-ce une nouveauté ?

Pour la première fois l’Etat intervient directement pour arbitrer des conflits sociaux par la conclusion d’accords sociaux. De plus des conventions collectives sont élaborées.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

 

5. Quelles sont les principales mesures contenues dans cet accord ?

_ L’accord reconnaît le droit d’adhérer à un syndicat (Article 3) et la création de délégués ouvriers (Article 5) servant d’intermédiaires entre l’ouvrier et l’employeur, ainsi que contrôlant le droit du travail (Code du travail, salaires, sécurité…).

_ D’importantes hausses de salaires sont consenties par le patronat : hausse de 7 à 15% des salaires.

 

_ Les discussions syndicats-patronat organisées par le gouvernement aboutissent aux accords Matignon signés le 7 juin 1936 :

* conventions collectives.

* augmentation des salaires (7 à 15%).

* liberté d'action syndicale (droit d’adhérer à un syndicat…).

* création des comités d'entreprise (organisme formé par des représentants élus des salariés).

_ Le Parlement vote d'importantes lois sociales :

* deux semaines de congés payés par an : beaucoup de Français voient la mer pour la 1ère  fois.

* semaine de 40 heures (et non 48).

* nationalisations des Chemins de Fer (S.N.C.F.), du secteur de l’armement et de l’aéronautique.

_ Pour lutter contre le danger de l’extrême droite les Ligues sont interdites.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

            C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

Quelles sont les causes des échecs du Front populaire ?

             

Affiche 3 page 124 : un bilan économique critiqué

Question 4 page 125 : D’après cette affiche, quelles raisons expliquent l’échec du Front populaire ?

L’affiche dessinée par Yo Mich figure Marianne contemplant les « calamités » apportés par le gouvernement Blum. L’échec du Front populaire s’explique selon l’affiche par un mauvais bilan économique. En effet la dévaluation du franc de 25 à 35% en septembre 1936  n’est pas efficace pour relancer le commerce français à l’étranger. Les quarante heures augmentent de façon considérable les coûts de production.

 

Découragé le patronat n’investit plus et place ses capitaux à l’étranger.

 

_ Le bilan économique du Front populaire est un échec. La dévaluation du franc de 25 à 35% en février 1936 est tardive et inefficace, les quarante heures augmentent fortement le coût du travail. Le patronat n’investit plus et place même ses capitaux à l’étranger. 

 

Texte 5 page 125 : Léon Blum annonce la « pause » dans les réformes

Question 7 page 125 : Comment Léon Blum justifie-t-il la « pause » dans les réformes ?

Léon Blum justifie la pause pour éviter d’accroître excessivement le déficit budgétaire. 

En fait il cherche à restaurer la confiance des industriels. En agissant ainsi il déclenche la colère populaire.

 

_ Alors que la situation budgétaire devient catastrophique (17 milliards de déficit en 1936), Blum est contraint de rejeter à plus tard certains projets sociaux (retraite des personnes âgées notamment). En février 1937 Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en espérant restaurer la confiance des industriels, mais il s’attire l’hostilité des classes populaires.   

 

Affiche page 112 : Un appel à l’aide pour la République espagnole par Juan Miro, en 1937

Quel est le but de cette affiche ? Pourquoi faire appel aux citoyens ?

_ Le but de l’affiche est de soutenir le gouvernement espagnol de Front populaire - élu après le Front populaire français – dans la guerre civile opposant Républicains espagnols et nationalistes du général Franco.

_ L’affiche fait appel aux citoyens car le gouvernement français a opté pour la neutralité dans la guerre civile, en suscitant alors l’opposition et la colère des communistes.

 

_ Le contexte international est très difficile : en Espagne le général Franco mène une guerre civile contre le Front populaire (Frente Popular) espagnol (« guerre d'Espagne », se terminant par la victoire de Franco en 1939). En France les partis de gauche se scindent alors entre pacifistes et antifascistes. Le gouvernement est divisé et attaqué par les communistes demandant « des avions et des canons pour l’Espagne ». 

_ Blum démissionne en juin 1937. Malgré sa courte durée, son oeuvre est durable.

 

 

 

 

1e Fiche d’objectifs histoire n°4

 

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles crises affectent la France ?

                A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

                B. Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

C. Comment se manifeste la crise politique ?

                               1) En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

                               2) Quels groupes remettent en cause la République ?

                               3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

                A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

                B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                               1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

                               2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

                C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

SFIO (p. 110) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 110) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 110) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 110) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

1929 : La crise économique américaine.

1931 : Les répercussions de la crise touchent la France.

6 février 1934 : Manifestation et émeute mortelle.

7 février 1934 : Démission de Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir

Léon Blum (1872-1950)

3 mai 1936 : Le Front populaire remportent les élections législatives

Eté 1936 : Vague de grèves

7 juin 1936 : Signature des accords de Matignon

septembre 1936 : Dévaluation du franc de 25 à 35%

février 1937 : Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales

juin 1937 : Démission de Léon Blum

1936-1939 : Guerre civile espagnole

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des photographies.

5/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

6/ Je sais analyser un tableau chiffré.

7/ Je sais commenter une caricature.

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Cours de 1ère S : La France des années 1930 n°1

28 Avril 2008 Publié dans #Cours 1ère

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

Introduction :

            La société française connaît dans les années 1930 une série de crise : économique, sociale, politique et culturelle. 

            Quelles crises affectent la France et quelles sont les tentatives pour résoudre celles-ci ?

 

I. Quelles crises affectent la France ?

 

            A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

 

Pages 114-115  T.P La crise de 1929 en France

Tableau 2 page 114 : Evolution des revenus entre 1930 et 1935

Question 3 page 115 : Quels sont les groupes sociaux particulièrement affectés par cette crise ?

Les agriculteurs (pouvoir d’achat diminué de presque la moitié : 46%) et le groupe des industriels et commerçants (pouvoir d’achat : - 18%).

 

Texte 3 page 114: Le malaise du monde rural 

Question 4 page 115 : Comment se traduit la crise économique dans le secteur agricole ?

Le secteur agricole est fortement affecté par la crise. La chute des prix (blé, vin) est forte et la mévente importante (l.1, 3). La baisse de niveau de vie est importante. L’absence de rentrée d’argent n’empêche pas les dépenses : location des terres, impôts, mais aussi les frais pour entretenir la ferme et faire les récoltes : matériel, maréchal-ferrant…

Les produits indispensables ne peuvent plus être achetés, le recours à l’emprunt avec le problème des dettes est parfois évité par un retour à l’autoconsommation et à la production vivrière.

 

Photographie 4 page 115 : Marche des chômeurs, à Saint-Denis, en 1933

5. Quelles sont les conséquences sociales de la crise de 1929 en milieu rural comme en milieu urbain ?

La crise de 1929 entraîne une généralisation de la misère dans les campagnes, l’argent manque même pour les produits de première nécessité comme le pain. La situation est comparable dans le monde urbain où le chômage conduit à ne plus pouvoir acheter les aliments. Des marches de la faim se produisent alors. Elles regroupent un grand nombre de personnes et sensibilise l’opinion car ces marches sont longues (depuis Calais au Nord industriel de la France jusqu’à Paris).

 

_ En 1929 la crise économique américaine éclate. Les répercussions ne touchent la France que vers 1931. Cependant à cette époque elle provoque des faillites bancaires, une forte hausse du chômage... Celui-ci passe de 1700 chômeurs secourus en 1930 à 500 000 chômeurs complets en 1935. Le nombre d’emplois a diminué de 1 800 000. (De 1930 à 1935 la production d’acier diminue de 40%.)

_ La crise est également sociale. Les catégories les plus affectées par la crise sont les paysans (diminution de presque 50% du pouvoir d’achat entre 1930 et 1935), les commerçants et les ouvriers au chômage. L’importante baisse du niveau de vie provoque le manque de produits de base (alimentation…) dans ces catégories. De spectaculaires marches de la faim débutent pour protester contre les effets de la crise économique. Les soupes populaires se multiplient.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 

 

 

 

 

            B) Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

 

Texte 5 page 115 : La politique de déflation (1935)

Questions 6, 7 et 8 page 211

6. En quoi consiste la politique de déflation préconisée par Laval ?

La politique de déflation consiste à réduire le déficit budgétaire de l’Etat en réalisant des économies par la diminution des salaires et traitements versés aux fonctionnaires, jusqu’à 10%.

 

7. Pourquoi les partis de gauche qualifient-ils ces lois de « décrets de misère » ?

Les partis de gauche qualifient ces lois de « décrets de misère » car ils plongent dans les difficultés financières les fonctionnaires de l’Etat.

 

_Les gouvernements luttent sans succès contre la crise économique. Le gouvernement de Pierre Laval en 1935 décide de la déflation, c’est-à-dire de réduire les dépenses publiques (traitement des fonctionnaires…) pour équilibrer le budget, mais aussi de baisser les salaires pour diminuer le coût du travail. 

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

 

8. Relevez les expressions qui traduisent l’impuissance des gouvernements face à la crise.

Les « hommes politiques éminents qui se récusaient » (l.4 – 5), « peut-être est-ce par indigence (faiblesse) de pensée, mais nous n’avons pas trouvé mieux. » (l. 30 à 32).

 

_ Les radicaux et des socialistes remportent une victoire électorale en 1932. Mais ils mènent une mauvaise politique économique qui conduit le budget de l'Etat à être déficitaire.

_ La politique de lutte contre la crise des nombreux gouvernements qui se succèdent est inefficace. L’impuissance des hommes politiques à résoudre les difficultés économiques provoque, dans l’opinion des classes frappées par la crise, une remise en cause des valeurs républicaines et de l’efficacité de la démocratie.

 

OU

 

Travail des élèves en groupes : 15 à 20 minutes

 

Les élèves se mettent en groupe de 4, et répondent sur 3 rangées à deux questions à partir des documents du livre :

Elaborez une dizaine de lignes sur le sujet suivant à partir des documents du livre :

* pages 114-115 :

_ Quels sont les effets de la crise économique sur l’activité économique et le niveau de vie de la population ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

* pages 116-117

_ Quelles sont les causes de la crise politique ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

 

 

Réponse : cours encadrés précédents

B. Comment se manifeste la crise politique ?

Problématique : La démocratie est-elle en danger ?

 

                        1) En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

 

Texte 1 page 116 : L’affaire Stavisky

Questions 1 et 2 page 117

1. Qui est Sacha Stavisky ?

* L’escroc Alexandre (dit Sacha) Stavisky est accusé d’avoir détourné environ 200 millions de francs (environ 300 000 euros) par l’intermédiaire du Crédit Municipal de Bayonne.

* L’homme s’est échappé et est recherché par la police.

 

2. Pourquoi cette affaire a-t-elle pris une dimension politique ?

L’affaire Stavisky a pris une dimension politique car une double accusation est portée contre les hommes politiques :

* L’escroc aurait fondé le Crédit Municipal de Bayonne avec le soutien des hommes politiques (« fondé avec la bénédiction de M. Garat, député maire, et d’autres personnalités politiques… » l. 3-4).

* L’accusation porte aussi sur les facilités accordés à l’évasion de M. Stavisky, « familier des ministres et le conseiller du gouvernement ». (l. 10-11).

 

Récit : Alexandre Stavisky est retrouvé mort avant son arrestation. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

_ Les scandales financiers touchent des hommes politiques importants, provoquant une hausse de l'antiparlementarisme. Le scandale le plus célèbre est celui de l’Affaire Stavisky. Au début de l’année 1934 l’escroc Alexandre Stavisky est accusé d’avoir émise de faux bons du trésor avec la complicité d’hommes politiques haut placés. En contrepartie, Stavisky aurait financé les radicaux au pouvoir. La police est sur le point d’arrêter Stavisky mais elle découvre un cadavre. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

  

                        2) Quels groupes remettent en cause la République ?

 

Fiche : La Ligue des Croix de Feu

Ou

 

Texte 2 page 116: Les Ligues

Question 3, 4 et 5 page 117

3. Quelles critiques les ligues adressent-elles au régime républicain ?

Les ligues accusent le régime républicain :

* de trahir les Français en préparant une dictature « nos maîtres » (l. 6), « la dictature qui t’attend » (l.7).

* D’être le régime qui permet le pouvoir des hommes politiques corrompus « « Ton parlement est pourri, tes politiciens compromis » (l. 9-10).  

* Les accusations sont aussi de ruiner la France : « Paysan, la ruine te menace » (l. 16).

* Le régime est aussi accusé de favoriser l’insécurité (l. 13-15) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

4. Qui rendent-elles responsables de la crise ?

Les ligues rendent responsables de la crise les parlementaires corrompus et les étrangers qui accaparent les métiers des Français (l. 18-19).

 

5. En quoi ce texte est-il antisémite ?

* Le texte est antisémite en citant les noms des Juifs (l. 1à 5) comme ceux de personnes « maîtres » (l. 6) à qui sont livrés les Français. Ces derniers sont assimilés à un « troupeau de foire » (l. 2) que l’on expose avant l’abattage.

* Les personnes juives citées sont celles des grands hommes politiques comme Léon Blum, dirigeant socialiste du parti SFIO. 

 

_ Les scandales financiers touchent quelques hommes politiques importants. Cela provoque une hausse de l'antiparlementarisme, qui s'exprime dans les ligues d'extrême-droite, dont les Croix de Feu du colonel de la Rocque, l'Action Française de Charles Maurras.

_ Les ligues accusent le régime parlementaire de ruiner la France et de favoriser guerres civiles et guerres étrangères, d’être le gouvernement des hommes politiques corrompus, de laisser les étrangers et les juifs dominer la France. En effet de nombreuses ligues d’extrême droite sont antisémites

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

 

 

Réponses aux questions de la fiche :

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

Usé, déconsidéré par son incapacité

2 – Quel est le contexte économique ?

La crise (économique, sociale, politique)

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

Les Anciens Combattants.

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

Pour éviter une révolution sanglante.

 

 

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

 

 

                        3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

 

Photographie 3 page 116 : L’émeute du 6 février 1934, place de la Concorde

Comment agissent les manifestants ? Contre qui ? Comment ces gestes peuvent-ils être interprétés ?

_ Les manifestants défilent mais certains provoquent les forces de l’ordre et lancent des projectiles contre la police.

_ Ces gestes peuvent être interprétés comme un recours de la violence contre la légalité de l’ordre républicain.

 

4 page 117 : Affiche d’anciens combattants (1934)

Comment les manifestants (ligueurs et anciens combattants) présentent-ils la répression de leur manifestation ? 

Les Ligues qui ont subis la répression policière de leur manifestation considèrent que les hommes politiques ont fait tirer sur des Anciens combattants (hommes âges, mutilés, patriotes). Les hommes politiques sont assimilés à des assassins.

 

_ Le 6 février 1934 les ligues manifestent devant la Chambre des députés en criant : « A bas les voleurs » en mémoire du scandale Stavisky. La nuit d’émeute où le gouvernement craint que les émeutiers ne désirent prendre le pouvoir par la force aboutit à 14 morts du côté des manifestants, un garde mobile tué, et 1 435 blessés de part et d’autre.

 

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

 

1er texte du texte 5 page 117 : la valse des ministères

Question 5 page 117 : Quelle est la conséquence politique immédiate de la crise du 6 février 1934 ?

L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. C’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

_ La manifestation du 6 février 1934 aboutit à une nouvelle crise dans l’exercice du pouvoir : L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. L’instabilité gouvernementale est ancienne : quinze crises ministérielles (gouvernements renversés par un vote des députés) se sont déroulés entre 1932 et 1938. Mais c’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

Couverture d’affiche 6 page 117 : L’unité à gauche avec le Rassemblement populaire

Questions 9 page 117. Quelle est la raison qui pousse les partis de gauche à s’unir ?

Les partis de gauche s’unissent car ils ont pour ambition de défendre la démocratie contre les ligues accusées de vouloir renverser la République.

 

_ Le 6 février 1934 est considéré par les forces de gauche comme une tentative de prise de pouvoir par les ligues, comme une menace fasciste.

_ Les forces de gauche réagissent par une grève générale le 12 février 1934 dans le but de défendre la République. Le 14 juillet 1935 les partis et associations du centre et de gauche décident de s’unir. Le Front populaire est créé.   

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

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