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Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 22:07

 

 

 

Les combats de la Résistance (contre l’occupant nazi et le régime de Vichy) et la refondation républicaine.

 

Introduction :

La deuxième étude s’intéresse au moment qui va de la défaite de 1940 à l’instauration de la IVe République en 1946. Le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république apparemment consolidée par la victoire en 1918, mais que les crises des années 1930 ont fragilisée. Le régime de Vichy développe dès son avènement un discours violemment antirépublicain. Il convient donc de rappeler les principes de ce régime et sa politique. Face aux outrances de la réaction, la défense de la République se replie dans la Résistance. L’histoire de la Résistance est celle d’une redécouverte progressive de l’idéal républicain.

(Les valeurs de la République n’occupent cependant qu’une place modeste dans les motivations des premiers résistants à côté du refus de la présence de l’occupant et de la lutte contre le fascisme. Ce n’est qu’à partir de l’été 1941 que la lutte contre Vichy et la réaffirmation de l’idée républicaine deviennent une priorité pour la Résistance intérieure. En 1942, la France libre fait à son tour de la restauration d’un régime démocratique son principal objectif, de Gaulle modérant sa critique de la IIIe République. La République devient alors le dénominateur commun entre les différents mouvements de résistance. En utilisant des témoignages de résistants, il s’agit aussi de montrer que par son fonctionnement même, la Résistance est une démocratie à l’oeuvre.)

L’idée républicaine sort donc relégitimée par quatre années d’occupation mais elle a subi une évolution. Les résistants refusent de revenir à une IIIe République discréditée.

 

Problématique :

En quoi la résistance est-elle à l’origine de la refondation de la République ?

 

 

Frise chronologique page 313

 

 

Chronologie-Resistance-et-refondation-republicaine.jpg

 

 

 

I. En quoi la Résistance est-elle une démocratie en œuvre ?

 

            A. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus de la défaite face aux totalitarismes ?

 

1. En quoi le choc de la débâcle de 1940 amène à une remise en cause radicale d’une république ?

 

Lien vidéo INA (3 min 30) : http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu04532/l-offensive-allemande-de-mai-1940-debacle-de-l-armee-francaise-et-exode-des-populations-devant-l-avancee-de-la-wehrmacht.html

Lien vidéo débâcle française (3 min 40) : http://www.dailymotion.com/video/xnd5p_la-campagne-des-18-jours-et-l-exode_shortfilms

Lien vidéo L’exode (1 min) : http://www.tv5.org/apocalypse/L-exode?bonus=179

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

Question 1 page 326 : Montrez la rapidité de la défaite française de 1940.

Après la drôle de guerre (septembre 1939 – juin 1940) caractérisée par une absence d’actions militaires à la frontière entre Allemagne et la France, les opérations militaires se déclenchent et s’enchaînent rapidement : attaque allemande le 10 mai 1940 ; défaites françaises provoquant la demande d’armistice le 17 juin 1940 ; signature de l’armistice et début de l’occupation allemande le 22 juin 1940.

_ La défaite rapide de la France face à l’invasion allemande (10 mai – 22 juin 1940) aboutit à une demande d’armistice (17 juin) signée le 22 juin à Rethondes. La débâcle militaire se caractérise par la déroute de l’armée et l’exode des civils français et belges devant l’avancée ennemie.

Exode (p. 330) : Fuite des civils devant l’avancée de l’armée allemande en juin 1940.

 

Carte 1 page 326 : La défaite de 1940

Carte 2 page 326 : La France occupée

Question 2 page 326 : Quelles sont les conséquences de la défaite et de l’armistice pour le territoire français ?

_ La France est occupée au Nord. Le maréchal Pétain dirige la zone libre au sud avec pour capitale la ville thermale de Vichy, offrant de nombreux hôtels pour loger les fonctionnaires de l’Etat français.

  

 

Texte 2 page 328 : Un ordre nouveau

Affiche 3 page 328 : La Maison France

Question 3 page 329 : Quel régime, quelles idées, quelles personnes sont rendus responsables de la défaite ?

Le maréchal Pétain accuse  la République d’être responsable de la défaite de la France : « Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique » (texte 1, l. 6 à 9). Le Régime de Vichy accuse encore les idées républicaines (doc. 2 : « Parlement », « démo » et « cratie », « pot-de-vin ») et de gauche (doc. 2 : « radicalisme », « communis(me) »). Les étrangers (« France et Cie »), communistes (le drapeau rouge), juifs et francs-maçons (« juiver(ie) » et l’étoile de David avec les trois points maçonniques) sont désignés comme responsables de cette situation.

_ Le maréchal Pétain parvient au pouvoir dans cette période de crise en apparaissant comme l’homme providentiel qui pourrait sauver la France. L’homme en profite pour mettre fin à la III République et installer un régime dictatorial dont l’idéologie est la Révolution nationale.

_ Un violent discours antirépublicain est tenu dès la naissance de l’Etat français vichyste. La République est accusée d’être la cause de la défaite de la France, ainsi que les hommes du Front populaire, les Juifs et les francs-maçons.

Pétain (p. 330) : (1856-1951) Général, il s’illustre à la bataille de Verdun (1916). Officier respecté et populaire, il devient président du Conseil en juin 1940 ; il demande alors l’armistice, puis engage la France dans la Révolution nationale et la collaboration.

Révolution nationale (p. 330) : idéologie du régime de Vichy qui rompt avec les principes républicains.

 

Texte 1 page 328 : Un régime autoritaire

Question 1 page 329 : En quoi ce texte met-il fin au régime républicain ?

Les Actes constitutionnels de juillet 1940 mettent fin à la démocratie en donnant la totalité des pouvoirs au maréchal Pétain (pouvoir exécutif : «il a la plénitude du pouvoir gouvernemental » ; pouvoir législatif « il exerce le pouvoir législatif »).

De plus, les représentants élus ne sont plus réunis pour exercer la souveraineté populaire (acte constitutionnel n°3).

_ Dans le contexte de l’exode où députés et sénateurs sont chassés de Paris par l’avancée allemande, les parlementaires votent les 10-11 juillet 1940 un Acte constitutionnel. Cet acte abolit la iiie République et met en place un régime autoritaire où Pétain a tous les pouvoirs pour une nouvelle constitution. Les Actes Constitutionnels attribuent à Pétain « plus de pouvoirs qu’à Louis XIV » (selon un mot de Laval).

 

Affiche 3 page 328 : La Maison France

Question 5 page 329 : Quelle est la devise de l’Etat français ? Sur quels « piliers » est-il construit ? Quelle activité économique en est absente ?

_ Les principes de l’Etat français sont visibles dans sa devise « Travail, famille, Patrie ».

* Le travail (« paysannerie », « artisanat ») est exalté avec comme vision celle d’un retour à la terre d’une France rurale. L’idéologie de la révolution nationale préfère l’artisanat à l’industrie. Les grèves sont interdites et les syndicats sont remplacés par des corporations.

* La famille est célébrée par le régime de Vichy avec la valorisation de l’image de la mère au foyer. L’école doit transmettre les valeurs du régime et le respect de la hiérarchie.

* La Patrie est montrée par la propagande comme sauvée par le maréchal Pétain. La Marseillaise est interdite par les Allemands et remplacée par l’hymne : « Maréchal, nous voilà. »

Corporation (p. 330) : organisation professionnelle qui réunit patrons et ouvriers d’un même secteur d’activité.

 

  

 

                        2. Quelles sont les réactions face à la remise en cause des valeurs républicaines et face à l’occupation nazie ?

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

Question 1 page 335 : Quelles sont, selon de Gaulle, les causes de la défaite ?

 

 

Question 2 page 335 : A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi peut-on dire qu’il appelle à l’insoumission vis-à-vis de Vichy ?

 

 

_ La résistance patriotique et républicaine débute dès l’appel à la BBC de Londres du général de Gaulle du 18 juin 1940. Il demande à tous les Français de poursuivre le combat et s’oppose à l’armistice demandé par le maréchal Pétain. Le général de Gaulle est condamné à mort par coutumace  par les juges aux ordres du régime de Vichy.

 

Lien vodéo : Les FFL (1 min01) : http://www.youtube.com/watch?v=2-mjDw91atw

 

Texte 1 page 334 : L’appel du 18 juin

Photographie 2 page 334 : Les soldats de la France Libre

Affiche 5 page 335 : L’union des Résistances

Question 1 page 335 : Qui sont les combattants de la France libre ? Où combattent-ils ?

_ La France libre se constitue autour du général de Gaulle à Londres. En 1940 le « chef des Français libres » regroupe 7 000 personnes au sein des Forces Françaises Libres (FFL). En 1942 les FFL sont plus de 70 000 et comprennent des soldats issus des colonies françaises.

_ Les FFL combattent au côté des Britanniques. Les pilotes français participent à la bataille d’Angleterre dans les avions de la Royal Air Force. Ils livrent un combat glorieux contre les troupes allemandes de Rommel à Bir Hakeim en Afrique du Nord.

Force Françaises libres (p. 334) : Organisées dès juin 1940, ce sont les forces armées d’outre-mer de la France libre. Modestes à leur début, elles atteignent 60 000 combattants en juillet 1943.

 

Texte 4 page 333 : L’engagement de l’archevêque de Toulouse

En quoi consiste la forme de résistance civile de l’archevêque de Toulouse ?

 

_ Les valeurs républicaines sont remises en causes par les Nazis dans la zone occupée et par l’Etat français dans la zone Sud. Une opposition intérieure spontanée se met en place pour lutter contre l’occupation nazie et le régime de Vichy.

_ La résistance civile prend plusieurs formes : distribution de tracts clandestins pour contrebalancer la propagande nazie ; cacher des juifs et organiser de filières d’évasions de juifs et de résistants par l’Espagne ou la Suisse ; mais aussi aider les services de renseignement alliés, saboter les voies ferrées ou même s’attaquer militairement aux troupes d’occupation.

Résistance civile (p. 332) : Modes d’action non armées (politiques, juridiques, sociaux, culturels, économiques).

 

 

 

 

 

B. En quoi la Résistance montre-t-elle le refus d’un régime antirépublicain ?

 

Journal clandestin 1 page 332 : organe des mouvements de résistance unis

Question 2 page 333 : De quand date cette « Une » ? Que montre-t-elle sur l’organisation des mouvements de Résistance et le rôle reconnu au général de Gaulle ?

 

_ La résistance spontanée s’organise en organisation structurée. Les mouvements de Résistance sont nombreux : Combat fondé en août 1940, Libération en novembre 1940, Francs-Tireurs en 1941.

_ Les résistants sont de différentes tendances politiques, mais tous attachés aux valeurs républicaines. Les communistes rallient la résistance après l’attaque de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941 et forment les FTP. Les jeunes rejoignent en grand nombre la résistance après la création du STO. Ils forment de nombreux maquis en 1943. Néanmoins les résistants ne représentent que 2 à 3%  de la population française.

Mouvements de Résistance (p. 332) : Organisation menant des actions militaires mais aussi civiles, notamment par la diffusion de journaux clandestins.

FTP (p. 332) : (Francs-tireurs et partisans) Force de résistance armée du parti communiste.

STO (p. 332) : (Service du Travail obligatoire) Service en Allemagne imposé aux jeunes Français.

 

Lien INA (6 min01) : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86002810/comment-sont-nes-les-ffi-et-ce-qu-ils-sont-devenus.fr.html

Qui sont les FFI ? Quels sont leurs combats ?

 

Texte 2 page 332 : Les femmes dans la Résistance

Photographie 3 page 333 : Le maquis

Affiche 5 page 333 : La répression : l’Affiche rouge

Question 6 page 333 : Quelles sont les formes de résistance armée ?

_ Les Forces Françaises de l’intérieur (FFI) multiplient les sabotages. Les maquis occupent plusieurs divisions allemandes en tenant les maquis du plateau de Glières, du Vercors. Les résistants aident ainsi les troupes alliées à libérer la France.

_ L’insurrection des Parisiens libère la capitale avant l’entrée des Français libres de la deuxième division blindée du général Leclerc dans Paris le 24 août 1944. 

FFI (p. 332) : (Forces françaises de l’intérieur) Groupes armés unis en 1944 sous l’autorité du Conseil national de la Résistance.

Maquis (p. 332) : Lieux difficiles d’accès où les résistants s’organisent et mènent une guérilla contre l’occupant nazi et le régime de Vichy.

 

Lecture Biographie Jean Moulin page 337

_ Le général de Gaulle envoie en France l’ancien préfet Jean Moulin le 1er janvier 1942 pour coordonner la résistance française au sein du MUR (Mouvement Unifié de la Résistance) puis dans le CNR (Conseil National de la Résistance) le 27 mai 1943.

_ Le CNR rassemble les représentants de la résistance et des anciens partis de la III République. Il publie en 1944 un programme pour refonder la République.

Jean Moulin (p. 337) : (1899-1943) Préfet à Chartres, il refuse en 1940 de se soumettre aux Allemands. Il rejoint la France libre : chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance intérieure, il fonde le CNR en 1943. Mais il est arrêté par la Gestapo et meurt après avoir été torturé.

 

Photographie 3 page 335 : Le gouvernement de la France libre

Question 6 page 335 : En quoi le Comité national français apparaît-il comme un quasi-gouvernement ? Quelles ambitions de la France libre la création du CNL traduit-elle ?

_ Le régime de Vichy est considéré comme un ennemi par les Français Libre. Le général de Gaulle fait reconnaître la France Libre et son gouvernement aux Alliés. Le Comité français de libération nationale (CFLN) est créé à Alger en 1942. Il est remplacé le 4 juin 1944 par le Gouvernement Provisoire de la République française (GPRF).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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