Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
MUSECLIO

Articles avec #evaluations 1ere tag

Devoir histoire 1ère : 1ère Guerre mondiale Combattants et violences de guerre 1914-1918

2 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 1ère

 

 

 

Devoir d’histoire 1ère               Date :                 Nom :

 

Chapitre : La Première Guerre mondiale L’expérience combattante dans une guerre totale

 

COMPOSITION AU CHOIX :

 

Sujet 1 : « Combattants et violences de guerre (1914-1918). »

 

OU

 

Sujet 2 : « L’expérience combattante en France pendant la Première Guerre mondiale. »

 

Vous rédigerez une introduction avec présentation du sujet, problématique et courte annonce du plan. Puis vous répondrez à votre problématique en rédigeant deux ou trois parties comportant des sous-parties. Enfin vous élaborerez votre conclusion en établissant un bilan de votre démonstration puis une ouverture au devoir.

 

 

 

 

CORRECTION COMPOSITION   Sujet : « Combattants et violences de guerre (1914-1918). »

 

 

METHODE GUIDEE

 

CORRECTION COMPOSITION 

Sujet: « L’expérience combattante en France pendant la Première Guerre mondiale. »

METHODE GUIDEE

Quoi ?

Quand ?

Qui ?

Où ?

Comment ? Pourquoi ?

Violences de guerre

1914-1918

Les combattants

partout

Violences subies, infligées

Consignes générales pour la composition

Consignes pour organiser votre travail

I. ANALYSER LE SUJET

* Analyser les termes du sujet

* Le terme « combattants » renvoie certes aux soldats, mais certains civils peuvent aussi être pris dans le feu des combats.

* Quand aux violences de guerre, elles renvoient à toutes les formes de violences liées à la guerre (combats terrestres, bombardements, etc.).

* Préciser le thème du sujet

* Le sujet invite à réfléchir sur l’expérience combattante, qui est pour les soldats l’occasion de découvrir une violence jusque là insoupçonnée. La notion de brutalisation est au cœur du sujet.

* Limites chronologique du sujet ?

* 1914-1918 : la période explicitement désignée est celle de la Première Guerre mondiale, du début di conflit le 1er août 1914 à la signature de l’armistice le 11 novembre 1918.

* Limites géographiques du sujet

* Elles sont implicites ici, le contexte de la Grande Guerre renvoie à priori principalement à l’Europe.

* Réfléchir à la formulation du sujet

* Ici, le « et » indique qu’il faut s’interroger sur le rapport entre les combattants et la violence de guerre, selon qu’ils la subissent ou qu’ils l’infligent.

II. DEGAGER UNE PROBLEMATIQUE

La problématique guide l’organisation de la réflexion et donc le plan.

Trouvez une problématique permettant de traiter tous les aspects du sujet.

III. MOBILISER LES CONNAISSANCES SUR UN BROUILLON

On note au brouillon les idées et les faits qui se rapportent à la problématique.

Posez-vous des questions simples et répondez-y :

- Quelles violences de guerre subissent et infligent les soldats sur le front.

- Quels progrès technologiques peuvent expliquer cette violence ?

- Comment les soldats vivent-ils cette expérience combattante ?

- Qu’est-ce que les historiens ont appelé le « brutalisation » des hommes ?

 

Au stade de la première analyse du sujet, on peut distinguer :

Des violences de guerre subies par les soldats

- dans les phases d’offensive, sous l’action de l’artillerie lourde.

- dans les phases défensives lors de l’attaque des tranchées, l’artillerie lourde mais aussi l’artillerie légère et notamment les mitrailleuses dressent devant les soldats un « mur de balles » éminemment meurtrier.

 

Des violences infligées par les combattants

- aux autres combattants par les biais des canons ou des mitrailleuses, mais aussi dans le combat de près lors du « nettoyage des tranchées ».

-aux civils lors des phases d’invasion ou d’occupation comme lors de l’invasion allemande en Belgique.

IV. ELABORER UN PLAN

Afin d’organiser les connaissances et de répondre à la problématique, trois questions directrices peuvent être posées.

1. A quels types et quelles formes de violences les soldats de la Grande Guerre ont-ils été confrontés ?

2. Comment expliquer un tel déploiement de violences aussi meurtrières ?

3. Quelles conséquences physiques et psychiques ces violences ont-elles eues sur les combattants ?

 A partir des trois grandes questions qui se posent à l’issue de l’étape III, proposez un plan, organisée en trois paragraphes.

 

Proposez pour chacun des trois paragraphes, un argument/ une idée et un exemple pour l’illustrer.

V. REDIGER L’INTRODUCTION

Une introduction  de composition doit comporter trois moments.

- Reprenez les éléments définis dans l’étape I et rédigez quelques phrases de présentation du sujet.

- Reprenez la problématique que vous avez élaborée lors de l’étape II.

- Formulez une phrase annonçant le plan que vous avez bâti à l’issue de l’étape IV.

METHODE

PISTES POUR TRAITER LE SUJET

1. Analyser et comprendre le sujet : retrouver les mots clés, les notions, les limites spatio-temporelles et identifier la problématique

* Repérez le vocabulaire expliqué en cours.

* Repérez les limites spatio-temporelles du sujet.

* Réfléchissez à la formulation (affirmative, interrogative, problématisée, etc.).

* Identifiez la problématique et le type de « réponse attendue ».

Il faut reprendre l’intitulé du sujet, repérer les principaux éléments qui le constituent et les définir.

* « expérience combattante » : ensemble des situations et des pratique de guerre auxquelles les combattants sont confrontés ; le singulier sous-entend une approche globale de la guerre.

* « en France » : territoire délimité par les frontières internationales : le sujet inclut donc les régions françaises occupées, notamment du Nord.

* « pendant la Première Guerre mondiale » : on pense aux dates de début (1914) et de fin du conflit (1918), mais on ne peut exclure des conséquences plus tardives.

Conseil : Le sujet invite donc à donner les caractéristiques spécifiques du conflit tel qu’il fut vécu par les combattants en France. C’est un sujet qui demande à la fois des connaissances précises et un bon esprit de synthèse.

2. Rassembler les connaissances en relation avec le sujet

* Qui combat contre qui ?

* Comment combat-on ?

* Que fait-on en dehors des combats ?

* Quels sont les risques encourus par les combattants ?

* Quelles sont les séquelles des combats ?

* En quoi est-ce nouveau et caractéristique de la Première Guerre mondiale ?

Plusieurs thèmes sont attendus 

* Des combats différents en 1914, avec la guerre de mouvement, puis avec la guerre de position.

* Un affrontement surtout franco-allemand, mais qui inclut aussi les alliés anglo-saxons de la France et les troupes coloniales.

* Des armes de plus en plus meurtrières (gaz et artillerie notamment) qui touchent de façon anonyme et débouchent sur des hécatombes.

* Une vie au front faite aussi d’attente, de peur et de solidarité.

* Des combattants qui s’en prennent aussi aux civils.

* Une expérience qui laisse des traces parmi les « anciens combattants » et marque la mémoire collective.

3. Choisir le plan le plus adapté

* Un plan chronologique ? thématique ?

* Un plan qui combine les deux ?

* Un plan inductif, etc. ?

La nature du sujet invite à choisir un plan thématique.

Le devoir doit cependant inclure des évolutions, entre le début et la fin de la guerre, et indiquer des nuances dans la réponse apportée.

4. Organiser ses connaissances

* Un grand thème pour structurer chaque partie.

* Une idée principale par paragraphe.

* Un exemple pour illustrer.

 

 

 

Rédiger ensuite une courte introduction et une rapide conclusion.

On pourrait aboutir à un plan en trois parties.

I. Des situations de combats différentes

- L’importance de la guerre des tranchées, après une courte période d’offensives.

- La vie au front, faite de combats, mais aussi d’attentes, de tâches quotidiennes et de solidarité.

- L’occupation rigoureuse de certaines régions, qui implique les civils.

II. Des combattants confrontés à la guerre totale

- La mobilisation de millions d’hommes.

- Des armes destructrices et meurtrières.

- La violence généralisée et légitimée contre l’ennemi.

III. Une expérience combattante qui laisse des traces durables

- Chez les combattants eux-mêmes (blessures, traumatismes, retour à la vie civile, etc.).

- Parmi les civils (deuil, veuvage, destructions, etc.).

- A l’échelle des pays (humiliations des vaincus, désir de revanche, etc.).

Lire la suite

Devoir Histoire 1ère : Les mutations de société depuis 1850 analyse statistique immigrés en France depuis 1945

2 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 1ère

 

 

 

Devoir d’histoire 1ère               Date :                 Nom :

Chapitre : Les mutations de société depuis 1850

Analyse de documents : L’origine des immigrés en France depuis 1945

Consigne : Vous présenterez d’abord le document ci-dessous, puis vous en exploiterez les données à l’aide de vos connaissances. Vous mettrez en évidence l’importance de la période, vous repérerez les périodes de rupture et en donnerez les raisons. Enfin, vous en montrerez l’intérêt et les limites.

Tableau statistique : L’évolution de l’origine des immigrés entre 1946 et 1999 (en milliers)

INSEE

 

 

 

 

            CORRECTION : L’origine des immigrés en France depuis 1945

 

La première partie est l’introduction du devoir

La seconde partie est le corps du devoir qui peut comprendre deux paragraphes :

Une origine liée aux besoins et aux politiques de la France

Une origine liée aux évènements et à l’économie des pays d’émigration.

La troisième partie est la conclusion du devoir.

1946

1968

1982

1999

Espagnols et Portugais

324

903

1094

715

Italiens

451

572

340

201

Maghrébins

40

619

1437

1135

Autres Africains

13

33

158

283

Asiatiques

70

45

290

410

Consignes pour étudier le document

Consignes pour organiser vos réponses

I.  PRESENTER LE DOCUMENT

Avant de s’intéresser à ce que le document apporte, il faut commencer par en indiquer la nature.

Puis, comme pour tout document historique, il faut en préciser l’auteur.

De quand date-t-il ?

Dans quel contexte a-t-il été produit ?

 

Il s’agit d’un tableau statistique qui présente l’évolution de l’origine des immigrés.

 

 

L’INSEE, un organisme officiel, a fourni les données.

Le tableau date de 1999…

…mais les données portent sur la période 1946-1999, c’est-à-dire les Trente Glorieuses et les deux décennies suivantes.

II. ANALYSER LE DOCUMENT 

Prélever, hiérarchiser et confronter des informations selon des approches spécifiques en fonction du document ou du corpus documentaire. Mettre en relation avec la situation historique étudiée.

Quelle est la tendance générale mise en évidence par les statistiques ?

 

Cette tendance est-elle la même pour tous les immigrés ?

 

 

 

 

 

 

Comment expliquer cette tendance ?

 

 

 

 

 

 

Une forte augmentation d’immigrés après la seconde Guerre mondiale puis une baisse.

 

Non, il y a d’abord une forte augmentation d’immigrés d’origine européenne après la guerre, puis une baisse à partir des années 1960.

Pour les immigrés d’Afrique du Nord, l’augmentation se situe entre les années 1960 et 1980, et pour les Africains, hors Maghreb, la hausse se dessine après 1960.

 

La reconstruction après la guerre et le besoin de main-d’œuvre. L’immigration est d’abord européenne, puis maghrébine. On passe d’une immigration européenne à une immigration Sud-Nord.

La politique française d’immigration avec la crise et la fermeture des frontières, malgré le regroupement familial, explique la baisse de l’immigration. On peut distinguer l’immigration de la misère et l’immigration politique qui fait de la France une terre d’asile.

III. Etudier la portée historique du document

Cerner le sens général d’un document

Quel est l’intérêt du document par rapport à la question ?

Il met en évidence la diversité des origines migratoires et leur évolution dans le temps.

 IV. Critiquer le document 

Montrer les limites du document pour la compréhension de la question étudiée 

Quelles sont les limites de ce document ? Y a-t-il des aspects qu’il n’aborde pas ?

Ce document ne concerne que la France et les lieux d’origine des immigrés. Pour d’autres pays, les données seraient différentes. De plus, le phénomène migratoire a commencé en France dès la fin du XIX siècle.

Lire la suite

Devoir Histoire 1ère : Les mutations de société depuis 1850 Economie monde ?

2 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 1ère

 

 

 

 

Devoir d’histoire 1ère               Date :                 Nom :

 

Chapitre : Les mutations de société depuis 1850

 

Sujet de composition : Le monde britannique (1850-1914) : une économie-monde ?

 

OU

 

Sujet de composition :Les mutations de la société française depuis le milieu du XIXe

 

Vous rédigerez une introduction avec présentation du sujet, problématique et courte annonce du plan. Puis vous répondrez à votre problématique en rédigeant deux ou trois parties comportant des sous-parties. Enfin vous élaborerez votre conclusion en établissant un bilan de votre démonstration puis une ouverture au devoir.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Devoir d’histoire 1ère               Date :                 Nom :

 

Chapitre : Les mutations de société depuis 1850 

 

Sujet de composition : Le monde britannique (1850-1914) : une économie-monde ?

 

 

CORRECTION

 

Les clés du sujet :

 

Le sujet porte sur le monde britannique, c’est-à-dire la Grande-Bretagne et l’ensemble des territoires qui lui sont liés institutionnellement, économiquement et culturellement (l’Irlande, l’ « Empire informel » - les régions sous son influence économique).

            Les limites chronologiques (milieu du XIX siècle – début de la Première Guerre mondiale) correspondent au moment où la Grande-Bretagne est la puissance mondiale dominante.

 

La notion clé du sujet est celle d’économie-monde : selon l’historien Fernand Braudel, il s’agit d’un espace caractérisé par des relations économiques et commerciales intenses entre ses différentes composantes, et qui cherche à étendre son influence à l’échelle mondiale. Il est organisé autour d’un centre rayonnant sur des périphéries plus ou moins intégrées. La forme interrogative invite à réfléchir sur la pertinence de cette notion pour caractériser le monde britannique.

 

Dégager la problématique :

 

La problématique est largement suggérée par le libellé du sujet : dans quelle mesure le monde britannique constitue-t-elle une économie-monde du milieu du XIX siècle à la veille de la Première Guerre mondiale ?

 

Définir un plan :

 

Même si le sujet couvre une période d’une soixantaine d’années, un plan analytique est le plus pertinent pour rester dans sa logique. Cependant on tiendra compte des évolutions propres au monde britannique.

On peut ainsi construire le plan en trois parties : on décrira d’abord le fonctionnement de cet espace comme celui d’une économie-monde ; on présentera ensuite les fondements de cette dernière ; enfin, on mettra en évidence ses limites. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

[Accroche]

            Selon l’historien Fernand Braudel (1902-1985), l’histoire de l’Europe est rythmée par une succession d’économies-monde du XI au XIX siècle. Il désigne ainsi un espace, caractérisé par l’intensité des relations commerciales et économiques entre ses différentes composantes, qui cherche à étendre son influence à l’échelle mondiale ; il est organisé autour d’un centre rayonnant sur des périphéries plus ou moins intégrées.

[Définition du sujet et problématique]

            Durant la période comprise entre le milieu du XIX siècle et 1914, la Grande-Bretagne s’affirme comme la première puissance économique européenne et mondiale. Dans quelle mesure le monde britannique, organisé autour de ce territoire, est-il une économie-monde ?

[Annonce du plan]

            Nous répondrons à cette problématique en présentant d’abord le fonctionnement de cet espace, puis ses fondements, avant d’en décrire les limites.

 

I. Le monde britannique, un fonctionnement d’économie-monde

1. Un centre, des périphéries

* La Grande-Bretagne est la première puissance économique mondiale durant la seconde moitié du XIX siècle. Londres est une métropole économique mondiale (siège de bourse des valeurs, des bourses de commerce, des grandes entreprises) qui fait figure d’hyper-centre.

* L’Irlande, unie à la Grande-Bretagne au sein du Royaume-Uni, est une périphérie proche et intégrée.

* En périphérie lointaine mais intégrée, l’Empire colonial, composé en 1914 des colonies et des dominions (territoires autonomes sous tutelle britannique), est situé sur tous les continents.

* L’ « Empire informel » qui désigne tous les territoires sous influence britannique (en particulier les Etats-Unis, l’Amérique latine et la Chine), représente les périphéries lointaines en cours d’intégration.

2. D’intenses flux entre le centre et les périphéries

* Des flux commerciaux : la Grande-Bretagne exporte des produits industriels et importe des produits bruts (produits agricoles, matières premières, métaux). Ils sont à l’origine de véritables dépendances : à la fin du XIX siècle, la Grande-Bretagne assure 80% des échanges extérieurs de la Nouvelle-Zélande.

* Des flux financiers : la Grande-Bretagne investit dans l’ensemble du monde britannique. Au début du XX siècle, elle est ainsi le premier investisseur étranger en Chine (1/3 des investissements).

* Des flux migratoires : des millions d’Anglais et d’Irlandais émigrent vers les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine et l’Afrique du Sud.

3. L’extension de l’influence du monde britannique

* Elle s’explique essentiellement par l’agrandissement de l’empire colonial en Afrique à partir des années 1870-1880 : Afrique du Sud, Afrique occidentale, Afrique orientale.

* En 1914, l’Empire colonial britannique est le plus grand et le plus peuplé : il s’étend sur 29 millions de km² et compte 450 millions d’habitants.

 

II. Les fondements de l’économie-monde britannique

1. La puissance économique et financière de la Grande-Bretagne

* Durant la seconde moitié du XIX siècle, la Grande-Bretagne est la première puissance économique mondiale : première puissance industrielle (33% de la production manufacturière mondiale en 1870) et commerciale (60% du commerce des produits manufacturés).

* Sa politique commerciale fondée sur le libre-échange lui ouvre de nouveaux marchés et stimule les innovations.

* C’est également la première puissance financière : la City concentre les banques et compagnies d’assurances mondiales ; la livre sterling est la principale monnaie des échanges internationaux.

2. Les choix politiques

* Les gouvernements soutiennent l’impérialisme britannique qui s’exerce à l’échelle mondiale. Ainsi, à partir de 1887, des conférences coloniales (appelées impériales à partir de 1907) réunissent périodiquement les ministres des colonies autonomes et ceux de la métropole.

* Ces ambitions s’appuient sur la supériorité navale de la Grande-Bretagne par rapport à ses concurrents européens.

3. D’autres facteurs

* La forte croissance démographique du Royaume-Uni, conjuguée à la pauvreté d’une partie importante de la population, pousse au départ de nombreux adultes en quête d’une vie meilleure.

* Le contrôle britannique sur la plupart des grands câbles télégraphiques transocéaniques qui se multiplient entre 1865 et 1914 conforte le rayonnement mondial de la Grande-Bretagne.

 

III. Les limites de l’économie-monde britannique

1. Des résistances intérieures

* En Grande-Bretagne, des voix s’élèvent pour critiquer l’impérialisme britannique : c’est le cas de certains dirigeants du parti libéral, comme Lloyd George au début du XX siècle, qui dénonce la colonisation violente ; c’est également le cas des marxistes qui voient dans la colonisation une forme d’exploitation de l’homme par l’homme.

* Dans l’Empire, des révoltes fragilisent la domination britannique : en 1857, en Inde, la Grande Mutinerie affaiblit le prestige de la métropole et entraîne de nombreuses concessions politiques ; de 1899 à 1902, en Afrique du Sud, la guerre des Boers a un coût humain et financier très lourd pour la Grande-Bretagne.

2. De nouveaux concurrents

A partir de la fin du XIX siècle, la puissance économique de la Grande-Bretagne est dépassée par celle des Etats-Unis et rattrapée par celle de l’Allemagne : en 1914, les Etats-Unis réalisent ainsi 32% de la production industrielle mondiale, l’Allemagne 15% et la Grande-Bretagne 13%. Néanmoins cette dernière reste de loin au premier rang  pour les investissements réalisés à l’étranger (44% du total).

 

CONCLUSION

[Bilan et réponse à la problématique]

Par son fonctionnement, le monde britannique constitue bien une économie-monde du milieu du XIX siècle à la veille de la Première Guerre mondiale ; elle s’appuie sur de solides bases, même si elle rencontre des limites.

[Ouverture]

Cependant, amorcée dès les années 1890, l’affirmation de la puissance économique des Etats-Unis annonce le basculement progressif vers une nouvelle économie-monde : le XIX siècle a été britannique, le XX sera américain.

 

Lire la suite

Devoir Histoire 1ère : Les mutations de société depuis 1850 La marche des Beurs

2 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 1ère

 

 

 

Devoir d’histoire 1ère               Date :                 Nom :

 

Chapitre : Les mutations de société depuis 1850

 

Analyse de documents : Un témoignage sur la première marche des Beurs en 1983

 

Consigne : Vous présenterez d’abord le sens général du document en le replaçant dans son contexte ; puis vous analyserez ce qu’il dit de la place et du rôle des enfants d’immigrés maghrébins dans la société française à la fin du XX siècle ; vous indiquerez enfin les limites de leur combat en faveur de l’égalité civique.

 

« Un soir de l’année 1983, on est venu me chercher : un enfant d’origine maghrébine s’était fait mordre par le chien d’un vigile, et un jeune de dix-neuf ans, Toumi Djaïda, s’était fait tirer dessus par le vigile propriétaire du chien. Je suis allée le voir à l’hôpital, puis je suis allée soutenir les jeunes immigrés qui, à la suite du père Delorme (1), commençaient une grève de la faim. Au départ, cette grève n’était qu’un geste de désespoir, afin de mettre un terme à l’affrontement incessant entre les jeunes de la cité et les forces de police. […]

                Le geste de désespoir des grévistes va peu à peu se transformer en dynamisme de lutte. C’est ainsi qu’est née l’idée de la marche, la fameuse « marche des beurs », cet immense cri de protestation de toute une jeunesse voulant exprimer au grand jour, par sa fraternité interethnique, un désir violent d’égalité au fronton de ses mairies ces trois mots symboliques : Liberté, Egalité, Fraternité… […] Je suis partie rejoindre le petit groupe, une cinquantaine de jeunes, garçons et filles, qui partaient de Marseille en direction de Paris. Notre but était de parvenir jusqu’à l’Elysée et d’apporter nous-mêmes nos revendications au Président Mitterrand.

                […] Les villages, les villes nous attendaient, nous accueillaient pour nous offrir de quoi se nourrir, de quoi dormir […]. Un soir, il y avait un mois que nous marchions, nous avons appris l’assassinat d’Habib Krimzi, un jeune touriste algérien défenestré par des apprentis légionnaires dans le train Bordeaux-Vintimille. […] Tout a failli dégénérer, ce jour-là… [Mais] nous avons tenu bon. Nous étions une cinquantaine au départ de Marseille et plusieurs milliers sur les marches de l’Elysée. Le 3 décembre, le président de la République, François Mitterrand, a reçu une délégation de marcheurs, pendant trois quart d’heure… […] Nous avons montré que nous étions vivants, que nous refusions de n’être que des ombres, comme l’avaient été nos pères. Nous avons obtenu la carte de résident de dix ans au lieu de cinq, une révision des procédures d’expulsion, le droit d’association (2). »

                Yamina Benguigui, « Warda ou la marche des Beurs », Mémoires d’immigrés, Albin Michel, 1997.

1. Le père Delorme est un prêtre du quartier des Minguettes, dans la banlieue lyonnaise aux côtés des immigrés dans la lutte contre le racisme. Il soutient Toumi Djaïda, victime d’agression, pour l’organisation d’une marche pacifique.

2. Au moment des événements relatés, ce droit est déjà reconnu.

 

 

 

 


 

Lire la suite