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MUSECLIO

Cours 1ère Histoire : La guerre d'Algérie 2

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Pourquoi assistes-t-on à l’enlisement dans une « guerre sans nom » ?

 

A. Comment s’effectue l’escalade vers la guerre ?

 

Texte 2 page 298 : « L’Algérie c’est la France »

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentas de la Toussaint ? Comment est-elle justifiée ?

 

_ Une escalade vers la guerre : Après les attentats de la « Toussaint rouge » du 1 novembre 1954 et la proclamation du FLN les gouvernements français mettent en place des mesures de « pacification » : envoi de forces de polices puis de militaires en 1956. L’Etat d’urgence est décrété en 1955.  La répression est de plus en plus violente (tortures).

 

( Récit : Le président du Conseil Pierre Mendès France envoie des renforts de police et proposent des réformes qui sont rejetées par l’assemblée nationale. L’année suivante, le gouverneur général Jacques Soustelle tente également de mettre en place des réformes, mais les « massacres du Constantinois » font plus d’une centaine de victimes européens et de musulmans autour de Philippeville et la répression s’organise contre l’Armée de libération nationale (ALN)

Les premiers appelés du contingent sont envoyés en Algérie tandis que les violences se multiplient : les massacres perpétrés à l’initiative du FLN frappent des européens et des musulmans accusés de « collaboration ». La répression française fait des milliers de morts. Si les attentats de 1954 ont suscité peu d’écho en métropole, l’Algérie est au coeur de la campagne électorale de 1955.

C’est sous le gouvernement de Guy Mollet que l’assemblée nationale vote en 1956 les « pouvoirs spéciaux » pour rétablir l’ordre en Algérie : les « opérations de maintien de l’ordre » commencent. Les médias pour leur part évoquent pudiquement les « événements » d’Algérie. En réalité, deux ans après la fin de la guerre d’Indochine, la France mène une nouvelle guerre coloniale.)

  

 

B. Pourquoi assistes-t-on à trois guerres en une seule ?

 

1. Une guerre franco-algérienne

 

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentats de la Toussaint ?

Des soldats français sont envoyés en nombre croissant en Algérie pour lutter contre les indépendantistes.

_ Des forces de police puis à partir de 1956 les militaires du contingent mènent des opérations de maintien de l’ordre contre les Fellaghas. Les militaires du contingent sont de jeunes Français de métropoles envoyés combatte en Algérie dans le cadre de leur service militaire (2 millions entre 1956 et 1962).

_ Les opérations de maintien de la paix s’intensifient pour devenir des opérations de guerre. Mais c’est une « guerre sans nom » car le gouvernement refuse de reconnaître la réalité d’une nouvelle guerre coloniale (l’expression « guerre d’Algérie » n’est reconnu par la France qu’en 1999).

_ Le ratissage des campagnes algériennes est pratiqué par l’armée et les harkis malgré les embuscades. En janvier-octobre 1957 se déroule la bataille d’Alger pour démanteler le FLN. Des attentats à la bombe dans les lieux publics sont réalisés par l’ALN (800 attentats à Alger en 1957), des actes de tortures par les militaires français… L’armée française est victorieuse sur le terrain.

Fellaghas (p. 303) : Terme arabe signifiant « coupeurs de routes » ou « bandits de grand chemin » utilisé par les Français pour désigner les membres du FLN.

 

 

* Lien INA (5 min 49) Interview Henri Alleg : http://www.ina.fr/video/1757741001011

* Lien Ina (3 min 32 à 6 min 10extrait du film La Question) :

 http://www.ina.fr/video/I05152048

 

Texte 7 page 300 : La pratique de la torture par l’armée française

Dans quels buts sont pratiqués les actes de tortures ?

Les actes de tortures sont pratiqués par des militaires français dans le but d’obtenir des renseignements.

_ Les violences sont intenses de chaque côté : mutilations de soldats Français et attentats contre les civils par les Fellaghas, torture (« gégène ») et assassinat politique par les parachutistes.

_ D’autres méthodes sont aussi employées par les chefs militaires français : le détournement d’un avion marocain pour capturer des dirigeants du FLN et le bombardement du village tunisien de Sakhiet (1958).

 

 

Texte 9 page 301 : la manifestation du 17 octobre 1961 : la guerre touche la métropole

Comment la violence est-elle présente sur le territoire de la métropole ?

_ La violence s’étend à la métropole : le 17 octobre 1961, la police parisienne se livre à une « ratonnade » après avoir dispersé une manifestation organisée par le FLN parisien pour protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens de France. La répression ordonnée par le préfet de police Maurice Papon fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

2. Une guerre algéro-algérienne…

 

Texte 6 page 300 : Une guerre civile entre Algériens

Quelle est la motivation de la lutte entre courants nationalistes ? Quelles sont les formes de cette lutte ?

* Des mouvements nationalistes sont rivaux comme le MNA et le FLN. Ils s’affrontent entre eux pour s’assurer l’obéissance des populations. Le FLN multiplie les actes de violences et assassinats punir ceux qui ne les soutiennent pas.

* La lutte du FLN contre le MNA prend la forme de tracts de propagandes et de meurtres (« condamnation à mort » l. 17-18) commis par le bras armé du FLN, l’ALN.

 

_ La guerre en Algérie opposent les Algériens entre eux.

* Les mouvements nationalistes rivaux comme le MLA et le FLN s’opposent à travers des assassinats en Algérie et dans la métropole, par du racket exercé sur les 300 000 immigrés algériens installés dans la métropole.

* Les Algériens en faveur de la France s’opposent aux indépendantistes, luttant aux côtés de la France comme les harkis.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

3. Une guerre franco-française…

 

Photographie 5 page 299 : Les partisans de l’Algérie française

Photographie 8 page 300 : Les attentats de l’OAS

+ Chronologie page 298

Question 6 page 299 : Comment les partisans de l’Algérie française  manifestent-ils leur mécontentement face à la politique d’autodétermination proposée par de Gaulle ?

 _ Face à l’enlisement du conflit le général de Gaulle propose des solutions politiques pouvant conduire à l’indépendance de l’Algérie. Des partisans de l’Algérie française réagissent par des actions violentes :

* construction de barricades à Alger lors de la semaine des barricades (24 janvier-1er février 1960) ;

* fondation de l’OAS en février 1961 et actes terroristes en Algérie et en France ;

*  tentative de putsch par quatre généraux à Alger les 25 et 26 avril 1961.

OAS (Organisation armée secrète) (p. 303) : Organisation terroriste et clandestine (février 1961-juin 1962) regroupant des civils français d’Algérie et des militaires déserteurs pour empêcher les négociations entre le gouvernement et le FLN et l’application des accords d’Evian.

 

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