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Cours Géographie Tle STMG : Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités

14 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

LES FRANÇAIS DANS LE MONDE : DE NOUVELLES MOBILITES

Manuel Hachette 2013                                                                               2 heures 30

 

http://cache.media.education.gouv.fr/file/33/80/0/STMG_hist_geo_225800.pdf

 

Introduction : Les Français de l’étranger sont environ 2,3 millions. Etablis sur tous les continents les Français prennent part à la mondialisation. Les liens sont multiples et importants avec le pays d’origine (liens économiques, sociaux et culturels).

 

Problématique : Quels sont la répartition et le rôle des Français de l’étranger ?

 

 


I. Où et pourquoi les Français sont-ils à l’étranger ?

 

            A. Quelle est la répartition des expatriés français dans le monde ?

 

Carte 1 page 242 : Les Français établis hors de France

Tableau statistique : L’évolution du nombre de Français vivant à l’étranger par zone géographique

Question 1 page 243 : Quelles régions du monde accueillent le plus de Français expatriés ?

_Les 2,4 millions de Français expatriés résident principalement en Europe et dans les pays francophones. La moitié des expatriés (51, 9%) se concentrent dans les pays européens. Les quatre premiers sont la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Belgique. Cela à cause de la proximité géographique et historique avec la France.

_Les pays de la diaspora française sont variés :

*La deuxième zone d’accueil est l’Amérique du nord (12% des expatriés). Les Etats-Unis attire à cause du « rêve américain » et de son dynamisme économique. Le Québeccanadien a des liens historiques et culturels avec la France.

*En Afrique, les Français expatriés sont surtout présents dans les anciennes colonies françaises francophones.

Expatrié (p. 242) : personne résidant dans un autre pays que son pays d’origine, souvent pour des motifs professionnels et pour une durée limitée.

Diaspora : Réseau formé par des communautés de migrants de même origine, dispersées dans le monde

 

Question 2 page 243 : Dans quelles régions du monde le nombre de Français est-il en forte augmentation ?

_ Plus de 1,6 millions de Français sont inscrits au registre mondial des Français vivant hors de France en décembre 2011. Cependant, l’inscription n’est pas obligatoire : les Français vivant à l’étranger seraient donc environ de 2 millions.

_ Le nombre de Français vivant à l’étranger est en augmentation : il passe de 1 373 988 en 2006 à 1 611 054 en 2012. Les régions où les augmentations sont les plus fortes sont en Europe occidentale (+ 116 203 personnes), en Asie-Océanie (+33 867), au Proche et Moyen Orient (+31 718). La plus forte progression en personnes est donc en Europe occidentale et sur le continent asiatique.


_Avec une croissance de 4% par andepuis le début des années 2000 le nombre de Français expatriés grandit, ce montre l’ouverture croissante de la France à la mondialisation. La population expatriée augmente en Amérique du Nord et en Asie.

Carte : 20 premières destinations des expatriés : http://www.lesechos.fr/29/10/2009/LesEchos/20541-047-ECH_l-expatriation-est-elle-soluble-dans-la-crise--.htm

 

 

 

 


            B. Quelle est la motivation des Français pour s’établir à l’étranger ?

 

Texte 3 page 243 : Pourquoi s’expatrier ?

Texte 5 page 243 : Les jeunes diplômés s’expatrient

+ Repères page 242

Question 3 page 243 : D’après les deux textes, pour quelles raisons des Français décident-ils de vivre à l’étranger ?

La décision de partir est « motivé par des raisons professionnelles » pour 54,8% des Français (l. 3-4). Ce choix concerne aussi bien les cadres dans leurs activités (texte 1) que des jeunes diplômés à la recherche d’un emploi (texte 2). La seconde motivation est « familiales ou personnelles »  avec la recherche d’un « cadre de vie plus agréable » (texte 1). D’autres Français (1,3% des expatriés) travaillent à l’étranger dans des ONG et le domaine humanitaire.  

_Les motivations pour s’expatrier sont diverses :

*professionnelle et économique : Plus de la moitié des départs (54,8%) sont liés à des raisons professionnelles (recherches d’emplois, de salaires plus élevés). De nombreux expatriés travaillent ainsi dans de grandes FTN comme les ingénieurs des groupes français (Bouygues, Areva, Vinci).

*culturelle et de formation (scolarité, enseignement, recherche) : Les mobilités des étudiants sont croissantes, par exemple avec les programmes européens d’échanges d’étudiants comme Erasmus. Les professeurs dans les lycées français à l’étranger sont présents dans de nombreux pays.

*Motivations personnelles (retraites, exil fiscal…) : Les retraités cherchent à l’étranger un meilleur cadre de vie et un accès aux services moins coûteux. L’exil fiscal incite également des citoyens aisés à s’installer à l’étranger.

*engagement humanitaire et coopération : Les Français sont engagés dans des missions humanitairesvariées dans le monde comme le montre le rôle des « French doctors » pour Médecins sans frontières

*Présence militaire : Les militaires français sont engagés dans des opérations extérieures par exemple au service de l’ONU (FINUL au Liban) ou des missions d’aide aux pays étrangers comme au Mali.

 


Question 4 page 243 : Que recherchent les jeunes diplômés ? Leur expérience est-elle toujours positive ?

Les jeunes diplômés expatriés recherchent un premier emploi et une carrière professionnelleintéressante. Cependant, la situation est parfois décevante comme le montre le texte 2 avec le cas de Fanny, 23 ans, qui renonce au bout d’un mois et demi et repart en France après son séjour à New York.

_La situation des expatriés n’est pas toujours favorable et peut conduire à des séjours courts, en particulier pour les jeunes diplômées ne parvenant pas à trouver le premier emploi espéré. _ Le portrait-robot de l’expatrié est celui d’une personne jeune et diplômée (74% ont un niveau d’études supérieur ou égal à Bac+3). Ce sont aux deux tiers des hommes. Ils appartiennent principalement aux catégories sociales « supérieures » (cadres supérieurs, professions intellectuelles, entrepreneurs). Ils résident longtemps dans leur pays d’accueil : la moitié des séjours durent plus de 5 ans. 45% des expatriés disposent de la double nationalité ce qui les autorise à résider de façon permanente hors de France.

 

 

 

 

II. En quoi la présence des expatriés français à l’étranger contribue à l’influence et au rayonnement de la France ? Le cas de Londres

 

            A. Quelle est le rayonnement culturel des Français à Londres ?

 

Texte 11 page 246 : Les Français à Londres

Carte 13 page 246 : Le quartier de South Kensington : la « Froggy Valley »

 

Question 10 page 247 : Comment la population des Français vivant à Londres évolue-t-elle ces dernières années ?

La population de Français vivant à Londres « est devenue en quelques années l’une des plus importantes minorités » (l. 2-3).

_Londres est l’équivalent de la sixième plus grande ville de France en nombre de résidents français (entre 300 000 à 400 000 personnes). La capitale anglaise attire les Français qui sont devenus une des plus importantes minorités étrangères de la ville.

 

Question 11 page 247 : Pourquoi le quartier de South Kensington est-il surnommé « Froggy Valley » ?

_Le quartier de South Kensington est surnommé la « Froggy Valley » (Vallée aux grenouilles).

*En effet les Français se concentrent dans ce quartier chic autour de nombreuses institutions françaises : ambassade et consulat de France, institut français et lycée français Charles-de-Gaulle.

*De plus, le quartier concentre de nombreux établissements liés à la gastronomie française (classée patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO) et à son art de vivre : restaurants et cafés français, et commerces (fromagerie, marchands de vin, boulangerie/pâtisserie). Autour du lycée Charles-de-Gaulle se trouvent aussi des relais de la culture française avec le cinéma Lumière assurant la projection de films français et des librairies d’ouvrages français.

 

En quoi le rayonnement culturel de la France est renforcé par les expatriés ?

_Le rayonnement culturel de la France est renforcé par les expatriés en exportant des biens culturels, le mode de vie et les produits français.  Les enseignantsà l’étranger valorisent l’image de la France et diffusent la francophonie. Les lycées français ont vu leurs effectifs augmentés de 10% en 15 ans.

 


            B. Quelle est l’influence économique des Français à Londres ?

 

Texte 11 page 246 : Les Français à Londres

Quelle est la contribution des Français dans l’économie de Londres d’après le texte ?

_Les expatriés français ont une influence économique à Londres par leurs emplois, parfois dans le cœur économique et financier de La City. Ilspeuvent être cadres des FTN, chercheurs…

 

Quelles sont les différentes formes de l’influence économique des expatriés ?

_L’influence économique des expatriés comporte plusieurs formes : stimulation des exportations françaises ; création d’entreprises ; investissements français à l’étranger

 

 


III. Quels sont les liens économiques, sociaux et culturels des Français expatriés avec la France ?

 

A. Quelle est la représentation politique des expatriés au sein de la République ?

 

Organigramme 6 page 244 : La représentation politique des citoyens français expatriés

Carte 7 page 244 : Les résultats des élections législatives de 2012 dans les circonscriptions électorales des Français de l’étranger.

Question 5 page 245 : Comment les Français installés à l’étranger sont-ils représentés ?

_ Les Français installés à l’étranger sont mieux représentés au Parlement depuis la réforme de 2008 avec 11 députés et 12 sénateurs. Sur les onze circonscriptions de l’étranger, six sont centrées sur l’Europe. Cela montre le poids des expatriés en Europe parmi l’ensemble des expatriés Français.

_ Les Français expatriés sont encadrés administrativement par le second réseau consulaire au monde.

 

Texte 8 page 244 : Le point de vue d’un candidat sur les élections législatives de 2012.

Question 7 page 245 : Comment l’auteur du texte analyse-t-il l’abstention des Français de l’étranger ?

_ Les expatriés ont un taux d’abstention plus élevé qu’en métropole comme lors des élections législatives de 2012 (entre 72 et 87%). Ce fort taux d’abstention s’explique par l’éloignement, par un désintérêt pour des députés votant des lois ne concernant pas l’expatrié vivant à l’étranger. On peut rajouter l’immensité des circonscriptions (la 11e couvre l’ex URSS, l’Asie et l’Océanie), les difficultés du vote électronique…

 

Photographie et légende 14 page 247 : Une file d’attente d’électeurs français à Londres pour le 1er tour de l’élection présidentielle, le 22 avril 2012.

Question 13 page 247 : En quoi le vote des Français de Londres est-il différent de celui des Français de la métropole ?

_ Le vote des expatriés est différent de celui des Français de la métropole, par exemple lors des élections de 2012 les Français de Londres ont majoritairement voté pour le candidat de droite (Nicolas Sarkozy). Les expatriés, appartenant souvent aux catégories supérieures, sont davantage de droite.

 


            B. Quels sont les liens culturels des expatriés avec la France ?

 

Photographie 4 page 243 : La fête du 14 juillet à New York

+ Affiche 9 page 245 : La fête de la Musique à Wuhan (Chine) en juin 2012

Question 8 page 245 : Comment les liens culturels avec la France peuvent-ils être maintenus ?

_ Les expatriés entretiennent des liens culturels avec la métropole :

* des manifestations festives : à New York tous les 14 juillet les Français de la ville organisent une fête dans les rues avec dégustation de pâtisseries françaises, musique et bal populaire.

* à travers des évènements culturels comme les festivals de cinéma ou la fête de la Musique comme à Wuhan à Chine, ville où se trouve une liaison aérienne directe entre Wuhan et Paris.

 

Texte 10 page 245 : « Quand on rentre en France, on redevient comme tout le monde ».

Question 9 page 245 : Pourquoi le retour en France peut-il être difficile ?

_ Le retour en France des expatriés est parfois difficile car cela peut constituer une rupture avec des modes de vie adoptés à l’étranger. Il faut une adaptation à de nouveaux rythmes, à de nouveaux établissements comme l’école, mais c’est aussi un changement de climat et de loisirs. Retrouver la famille peut également être difficile lorsqu’un époux est parti et l’autre est resté…

 

 


Conclusion : La mondialisation permet le départ d’un nombre croissant d’expatrié français. Ils deviennent alors des « ambassadeurs » de la France par leur contact quotidien avec les habitants d’autres pays et diffusent l’image et la culture française. L’Etat français par les consulats, les élections à l’étranger, mais aussi l’établissent de lycées français, etc. entretient des liens politiques et culturels avec les Français expatriés.

 

 

 

 

 

 

 

 


FICHE REVISION T STMG GEOGRAPHIE : Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités

 

VOCABULAIRE :

Expatrié : personne résidant dans un autre pays que son pays d’origine, souvent pour des motifs professionnels et pour une durée limitée.

Diaspora : Réseau formé par des communautés de migrants de même origine, dispersées dans le monde.

.

CHIFFRES CLES :

2,3 millions : Nombre de Français à l’étranger au 31 décembre 2011, dont 1,6 millions sont inscrits (ou immatriculés) auprès des consulats des pays de résidence.

La moitié des expatriés (51,9%) se concentrent dans les pays européens.

4% par an : croissance des expatriés depuis le début des années 2000.

45% des expatriés disposent de la double nationalité.

54,8% des départs sont liés en 2011 à des raisons professionnelles.

12 sénateurs et 11 députés représentent les Français de l’étranger au Parlement.

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : Les femmes dans la société française

11 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

LES FEMMES DANS LA SOCIETE FRANCAISE

Manuel Hachette 2013                                                                               4 heures

 

 

Lien Eduscol : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/35/4/06b_STMG_Hist_Term_Theme3_SE1_362354.pdf

 

 

Rappel : En 1èrele vote des femmes a été étudié en classe en première STMG

 

Introduction :

Les Femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944, à la suite de leur rôle dans la Résistance. Maisde nombreuses autres inégalités continuent d’exister dans la société française au niveau professionnel, politique et social. La lutte pour l’égalité et la conquête de droits a été importante dans la deuxième moitié du XX siècle, en particulier entre 1965 et 1985. Cette lutte continue toujours au XXI siècle par exemple pour obtenir l’égalité salariale et empêcher les discriminations à l’embauche, pour être représenté à égalité parmi les députés, etc. 

Problématiques :

1) Comment la place des femmes a-t-elle évolué dans les domaines économique, politique, social et culturel sous la Vème République ? A quelles époques ?

2) Pourquoi la place des femmes dans la société française est-elle encore aujourd’hui marquée par l’inégalité et des discriminations ? Comment réagir ?

 

  schéma évolution de la place des femmes au XX

 

 

 

Eduthèque : http://fresques.ina.fr/jalons/parcours/0004/les-femmes-dans-la-societe-francaise-depuis-1945.html

 

 

I. Quelle est la place des femmes dans la vie active ?

 

            A. Quelle est l’augmentation de la part des femmes dans la scolarité et dans l’emploi ?

 

Texte 2 page 114 : 1972, Anne Chopinet : la première femme major de l’Ecole polytechnique

Question 5 page 115 : Expliquez le parcours d’Anne Chopinet. En quoi est-il exceptionnel ?

(texte en ligne sur : http://www.lexpress.fr/informations/la-pionniere-sabre-au-clair_597521.html)

* Anne Chopinet est la première ! Cette femme se démarque par ses très bons résultats durant sa formation (major au concours d’entrée de l’Ecole polytechnique, dans les dix meilleures notes à sa sortie) et son parcours professionnel dans les plus hauts postes de l’Etat (ministère de l’industrie, du budget, Cnes) et des grandes entreprises (GEC-Alsthom).

* Ce parcours est exceptionnel car les femmes sont rarement présentes dans les hautes études et leur parcours professionnel est marqué par l’existence d’un « plafond de verre » limitant leur accès aux postes avec de hautes responsabilités et de hauts revenus. De plus, Anne Chopinet a su concilier vie de famille et vie professionnelle malgré la quantité de travail que cela représente, une « double journée de travail ».

_La place des femmes dans la société dans les années 1970 était marquée par une scolarisation et une réussite sociale moins importante que celles des hommes.

_La scolarité : Jusque dans les années 1960 filles et garçons n’étudient pas dans les mêmes écoles et ne reçoivent pas la même formation. Au XXI siècle la situation est modifiée : les filles sont plus nombreuses que les garçons à obtenir le baccalauréat. Ainsi en 2010 on trouve 58% de filles parmi les lauréats.

En effet, à partir des années 1970, la scolarisation des filles progresse. Par exemple Anne Chopinet est en 1972 a intégré de précieuses écoles comme l’Ecole polytechnique (major au concours d’entrée), des postes élevés dans l’administration de l’Etat (ministère du budget) et des grandes entreprises. Ceci en étant épouse et mère de famille.

_Le parcours professionnel des femmes connaît de nombreux obstacles :

*la vision traditionnelle de la femme «  mère au foyer » limitait les ambitions des femmes pour elles-mêmes. Elles sont spécialisées et cantonnées dans des activités « féminines » : secrétaires et institutrices, infirmières et sages-femmes.

*La double journée de travail, professionnelle et domestique (ménage et cuisine, s’occuper des enfants…), pénalisait les femmes.

 

Graphiques en barre 6 page 114 : L’évolution du taux de l’activité féminine

Question 6 page 115 : Comment le taux d’activité des femmes a-t-il évolué depuis les années 1950 ? Comment pouvez-vous l’expliquer ?

_Le taux d’activité féminine progresse depuis les années 1950. Pour les femmes dans la tranche d’âge de 25 à 54 (après la scolarité) le taux d’activité passe de 43% en 1954 à 79% n 1996. La féminisation du travail reste faible parmi les ouvriers (20% des ouvriers en 1999 sont des femmes) mais est importante dans les emplois salariés et tertiaires (76% des membres des professions intermédiaires sont des femmes).

_L’accès aux fonctions d’encadrement progresse : en 2000, un tiers des cadres sont des femmes. Mais le sommet de la hiérarchie reste masculin.

           


           B. Quelles sont les discriminations faites aux femmes dans le monde du travail ?

 

Caricature 8 page 114 : La discrimination dans l’emploi

Question 7 page 115 : Quelles limites relevez-vous à l’intégration professionnelle des femmes ?

La caricature montre la discrimination dans l’emploi par un jeu de contrastes :

* dans le dessin entre une femme debout en habits clairs et à la chevelure abondante et de l’autre un homme assis, chauve et en costume sombre. Le fait qu’elle soit debout et se penche vers lui, alors qu’il est assis les bras croisés, montre sa position de supériorité ; le côté rembourrée de la chaise de l’homme et son bureau vide de dossiers contrastent avec le sac à dos et les dossiers tenus en main par la jeune femme.

* dans le texte le contraste apparaît entre la longue liste de diplômes de la femme face à la déclaration sèche de l’homme. On se pose alors la question : à quoi sert un doctorat de japonais pour confectionner un café ?

_ La vie professionnelle des femmes connaît des obstacles à cause des discriminations pour leur embauche, l’avancée de leur carrière, l’égalité salariale avec les hommes. En 2006 les écarts entre salaires moyens annuels des cadres étaient de 23% : 48 200 euros pour les hommes et 37 200 pour les femmes. En 2011il existe 27% d’écart de rémunérationentre hommes et femmes.

_ L’inégalité résulte d’un « plafond de verre », c’est-à-dire l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques. De plus les femmes sont davantage affectées par la précarité du travail : travail à temps partiel et chômage.

«  Plafond de verre » : Ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

 

Quels sont les moyens de lutter contre ces discriminations ?

_Pour lutter contre les discriminations des lois sont établies :

* 1972 : la loi pose le principe de l’égalité salariale pour les travaux de valeur égale.

*1983 : loi Roudy sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, proposée par la ministre des Droits de la femme Yvette Roudy.

 

II. Quelle est la place des femmes dans la vie politique ?

 

            A. Quelles sont les étapes de la féminisation du personnel politique face à la « gouvernance masculine » ?

 

Graphiques linéaires 1 page 112 : Les femmes candidates et élues aux élections législatives de 1958 à 2012.

Photographie 2 page 112 : 1974, Arlette Laguiller : la première femme candidate à l’élection présidentielle.

Photographie 3 page 112 : 1991, Edith Cresson : la première femme nommée Premier ministre.

Une de journaux 5 page 113 : 2007, Ségolène Royal : la première femme présente au second tour de l’élection présidentielle.

Question 1 page 113 : Quelles sont les principales étapes de l’émergence des femmes dans la vie politique ?

_ « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes » décrète Charles de gaulle dans son Ordonnance du 21 avril 1944. L’engagement massif des femmes dans la Résistanceest récompensé, mais l’idée que la politique est une affaire d’hommes perdure… Néanmoins Valéry Giscard d’Estaing féminise le gouvernement en nommant Simone Veil ministre de la santé et en créant un ministère de la condition féminine.

_ Les principales étapes de l’émergence des femmes dans la vie politique sont :

* 1974 : Arlette Laguiller est la première femme candidate à l’élection présidentielle. 

*1991 : Edith Cresson devient la première Française chef de gouvernement.

* 2007 : Ségolène Royal est la première femme présente au second tour de l’élection présidentielle.

 

(   Question 2 page 113 : Selon vous, quelle est la date la plus importante pour la place des femmes dans la vie politique ? Justifiez votre réponse.     )

 

 

            B. En quoi consiste le combat pour la parité ?

 

Texte 4 page 113 : 2000, la loi sur la parité

+Graphiques linéaires 1 page 112 : Les femmes candidates et élues aux élections législatives de 1958 à 2012.

Question 3 page 113 : En quoi la loi sur la parité peut constituer une réponse au constat du document 1 ?

_Le nombre de femmes parlementaires ou ministre reste faible : 5,6% de députées à l’Assemblée nationale en 1945, 6,1% en 1993. En réaction à cette situation des intellectuelles lancent en 1992 l’appel « Au pouvoir citoyennes ! » avec une nouvelle devise républicaine : « Liberté, Egalité, Parité ».

_La loi du 6 juin 2000 établit la parité : désormais les partis politiques doivent présenter autant de femmes que d’hommes aux élections, sinon ils risquent des sanctions financières.

Parité : Principe selon lequel la vie publique doit être représentative de la composition de la société composée pour moi de femmes et pour moitié d’hommes.

 

Question 4 page 113 : Quelles sont les élections concernées par cette loi et quel en est l’impact ?

_La loi sur la parité permet de faire progresser le nombre de femmes candidates et élues aux élections. Mais en la France est au 63e rang mondial pour la part des femmes au Parlement (18,9% à l’Assemblée – 21,9% au Sénat).

 

Graphiques en barre page 276 : L’évolution du taux de féminisation de quelques assemblées

Question 5 page 276 : Dans quelle mesure le document 2 reflète-t-il la féminisation de la vie politique et ses limites ?

Après 2000 la féminisation de la vie politique progresse fortement. Cependant, elle reste inégale en 2010 : la parité est mieux respectée dans les conseils municipaux et les conseils régionaux qu’à l’Assemblée nationale et au Sénat.

 

III. Quelle est l’évolution de la place des femmes sur un plan social et culturel ?

 

            A. En quoi la période de 1965 à 1985 formes les « Vingt Glorieuses des femmes » ?

 

Lien http://www.ina.fr/notice/voir/CAB97144240

Organigramme page 119 : L’essentiel schématisé

Question : Quelles sont les réformes réalisées dans les domaines économiques et sociaux favorables à l’égalité homme-femme ?

_Les années 1965 à 1985 correspondent aux « Vingt Glorieuses des femmes » car elles sont marquées par de nombreuses réformes favorables à l’égalité :

* Famille : en 1970, les époux partagent l’autorité parentale. La femme peut plus facilement divorcer (1975) ou vivre en concubinage sans être un objet de scandale.

* Maîtrise de son corps : Le libre accès à la contraception par la loi Neuwirth (1967) contribue à sa liberté sexuelle. La maternité est programmée en fonction des études et des ambitions professionnelles.

 

Lien Ina (1 min 40) : http://www.ina.fr/video/CAF90010438

Quels sont les groupes en faveur des droits des femmes en action dans les années 1970 ?

_Le Mouvement de Libération des Femmesou MLF est un groupe de femmes luttant en faveur du féminisme. Ce mouvement illustre la montée de la revendication de femmes dans les années 1960 et 1970. Le MLF a par exemple lancé en 1970 le slogan : «Un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux ». Le 26 août 1970 le MLF a tenté de déposer une gerbe sous l’Arc de Triomphe en l’honneur de la femme du soldat inconnu.

Féminisme : Mouvement pour l’égalité entre hommes et femmes.

 

 

            B. En quoi consiste la bataille pour légaliser l’IVG ?

 

Lien Ina (contexte, manifeste des 343, etc) (2 min. 06) : http://www.ina.fr/video/CAB00002510

En quoi consiste le manifeste de 343 ?

_Le « Manifeste des 343 » est une pétition rédigée par l’écrivain Simone de Beauvoir et signée par 343 femmes dont des écrivaines comme Françoise Sagan ou Marguerite Duras ou encore l’avocate Gisèle Halimi. Le manifeste a été publié le 5 avril 1971 dans le Nouvel Observateur. Elles demandent la liberté pour les femmes d’avorter et affirment avoir elles-mêmes avorté. Elles s’exposent à des poursuites judiciaires et à la prison car depuis 1920 la contraception et l’avortement sont interdits, Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d’avortement est passible de la Cour d’assises.

Simone de Beauvoir (1908 – 1986) : Philosophe et femme de lettres, elle est l’une des principales figures intellectuelles de la Francede l’après-guerre. Son ouvrage le Deuxième Sexe (1949) marque un moment important dans l’histoire du féminisme français et international.

Photographie page 118 : Le procès de Bobigny, novembre 1972

Lien INA (1min 02) Sortie du procès de Bobigny : http://www.ina.fr/video/CAF88043918

 

_Gisèle Halimi est une avocate de la cause féministe agissant pour la condition féminine. En 1972 elle était avocate lors du procès de Bobigny jugeant puis acquittant une adolescente ayant avorté clandestinement à la suite d’un viol.

_En effet les avortements clandestinsreprésentent un traumatisme moral et un danger physique mortel pour les femmes. Les « faiseuses d’ange » ou avorteuses utilisaient des procédures pouvant traumatiser, blesser ou rendre stérile (lavement répétés à l’eau de javel, utilisation d’aiguilles à tricoter ou de tringles de rideaux). Les avortées mourraient souvent dans des conditions de souffrance atroces à cause des chocs, perforations ou aux infections.

Cf. lien texte procès Bobigny  http://www.senat.fr/colloques/colloque_femmes_pouvoir/colloque_femmes_pouvoir8.html

Gisèle Halimi (1927- ) : Avocate et militante féministe. En 1971, elle fonde avec Simone de Beauvoir le mouvement féministe « Choisir ».

 

Lien Ina Veil (2min 14)  http://www.ina.fr/video/I07169806

Texte 9 page 115 : 1975, le vote de la loi Veil légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG)

Question 8 page 115 : Présentez Simone Veil et listez les arguments qu’elle invoque pour faire voter la loi sur l’IVG.

Mme Veil justifie la dépénalisation de l’avortement par plusieurs points : l’inefficacité de la loi et son non respect par les médecins et autres professionnels dans les domaines de la santé et du social, car la loi ne fait pas cesser les avortements : elle les rends clandestins et dangereuxpour les avortées, parfois mortels !

_ Simone Veil est une femme politique, rescapée de la shoah. En tant que ministre de la Santé, elle défend le projet de la loi sur l’IVG (interruption volontaire de grossesse), autorisant l’avortement (1975).

Simone Veil : (née en 1927) femme politique française. Rescapée du camp d’Auschwitz, elle fait carrière dans la magistrature jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé en mai 1974. C’est à ce poste qu’elle fait adopter la loi Veil (janvier 1975) qui autorise l’avortement en France. Première femme à présider le Parlement européen entre 1979 et 1982, elle est élue à l’Académie française en mars 2010.

 

            C. Quels sont les combats à mener pour les droits des femmes ?

 

Texte 10 page 115 : 2012, le « manifeste des 313 » contre le tabou du viol

Question 10 page 115 : Quels combats les femmes ont-elles encore à mener ?

   (     OU

 

Photographie page 118 : Le procès de Bobigny, novembre 1972

Question 2 page 118 : Le combat pour la liberté et l’égalité des femmes est-il terminé ? En quoi le « Manifeste des 313 » est-il le pendant de celui des « 343 » ?  )

 

_Les combats pour la liberté et l’égalité des femmes ne sont pas terminés. Il reste à mener celui pour une lutte efficace contre les violences sexuelles comme le harcèlement sexuel et le viol.

*La loi de 1992 inscrit le harcèlement sexuel dans le Code pénal.

*Le manifeste des 313 publié en 2012 proteste contre l’impunité des violeurs et le silence des femmes violées (« un viol sur huit fait l’objet d’une plainte »). Ce manifeste est le prolongement de la longue lutte contre l’impunité du viol : en 1978 se déroule le procès d’Aix-en-Provence où Gisèle Halimi défend deux jeunes filles violées, en 1980 le viol n’est plus considéré par la loi comme un délit mais comme un crime.

 

            D. Quelle est la place des femmes dans le monde de la culture et dans la vision de la société ?

 

                        1. Quelle est l’importance des femmes dans le monde de la culture ?

 

Texte 12  page 117 : 1981, Marguerite Yourcenar : la première femme élue à l’académie française.

Question : En quelle année Marguerite Yourcenar est-elle élue à l’Académie française ? En quoi cet évènement constitue une rupture dans le monde de la culture ?

_Marguerite Yourcenar est en 1981 la première femme élue à l’Académie française. Cet évènement rompt avec le passé car la place des femmes dans la littérature était à la fois prestigieuse par de grands auteurs comme George Sand et Colette au XIX siècle mais aussi à part du monde littéraire masculin.

_Aujourd’hui les femmes sont présentes dans tous les domaines du monde de la culture, attribuant par exemple un prix littéraire reconnu comme le prix Fémina depuis 1904 où tous les jurés sont des femmes ; ou encore avec des réalisatrices de cinéma comme Coline Serreau réalisant en 1985 le film Trois Hommes et un couffin récompensé par trois oscars.

 

                        2. Quelle est la vision des femmes dans la société française ?

 

Publicité sexiste : Babette : http://croninet.free.fr/Site/Babette.html

Etude publicité sexiste : http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/p-20898-Ravage-des-publicites-sexistes.htm

Quelle vision de la femme est visible dans la publicité ? En quoi cela est-il dénoncé par les féministes ?

_Les féministes revendiquent une véritable égalité entre les sexes et de mettre fin aux préjugés.

_En effet les discriminations reposent sur des préjugés sexistes, sur le machisme et les conceptions patriarcalesvécus dans le cadre familial (enfance de Gisèle Halimi) et véhiculé par les médias (publicités de la crème liquide Babette de Candia). Ces conceptions se traduisent ensuite par des inégalités en société et dans la famille : ainsi les tâches domestiques sont assumées à 70% par des femmes. En 2011 122 femmes sont décédées à la suite de violences conjugales.

 

 

CONCLUSION : Un rôle des hommes discutable http://www.ina.fr/notice/voir/I05012067!

 

Les droits des femmes ne sont toujours pas respectés au début du XXI siècle : une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups. Depuis 1990 les violences conjugales sont punies par la loi.

La République ne cesse de poursuivre ce combat.

D’autres combats républicains sont livrés pour la dignité de la femme et contre les sexismes modernes par des associations comme Mix-Cités (1997), les Chiennes de garde (1999) ou encore  « Ni putes, ni soumises » est créée en mars 2003. L’association exprime la volonté des filles issues de l’immigration d’éviter la soumission en gardant leur dignité. Elle est une réponse à l’assassinat de Sohane Benziane, jeune fille brûlée vive le 4 octobre 2002 par des garçons de son quartier…

Les citoyennes et citoyens ne cessent de poursuivre le combat pour la dignité et l’égalité.

 

 

 

FICHE REVISION : LES FEMMES DANS LA SOCIETE FRANCAISE

 

DATES CLES:

 

VIE POLITIQUE :

1944 : Les Françaises obtiennent le droit de vote

1981 : Création du ministère des Droits de la femme

1991 : Edith Cresson devient la première Française chef de gouvernement.

2000 : Loi sur la parité en politique ; les partis politiques doivent présenter autant de femmes que d’hommes aux élections.

2007 : Ségolène Royal, première femme au second tour de l’élection présidentielle.

 

SOCIETE :

1967 : Loi Neuwirth autorisant la contraception

1970 : Partage de l’autorité parentale.

1975 : Loi Veil autorisant l’IVG (interruption volontaire de grossesse)

1981 : Première femme élue à l’Académie française.

2011 : 122 femmes décédées à la suite de violences conjugales.

 

VIE ECONOMIQUE :

1972 : Principe de l’égalité salariale entre hommes et femmes.

1993 : Loi sur l’égalité professionnelle

2011 : 27% d’écart de rémunération entre hommes et femmes.

 

VOCABULAIRE

Emancipation : Evolution vers la liberté d’un individu (ici les femmes),  c’est-à-dire qu’il ou elle puisse disposer librement de sa vie sans subir la domination d’un autre groupe (ici les hommes).

« Plafond de verre » : ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

Féminisme : Mouvement pour l’égalité entre hommes et femmes.

Parité : Principe selon lequel la vie publique doit être représentative de la composition de la société composée pour moi de femmes et pour moitié d’hommes.

 

BIOGRAPHIES

Simone de Beauvoir (1908 – 1986) : Philosophe et femme de lettres, elle est l’une des principales figures intellectuelles de la France de l’après-guerre. Son ouvrage le Deuxième Sexe (1949) marque un moment important dans l’histoire du féminisme français et international.

Gisèle Halimi (1927- ) : Avocate et militante féministe. En 1971, elle fonde avec Simone de Beauvoir le mouvement féministe « Choisir ».

Simone Veil : (née en 1927) femme politique française. Rescapée du camp d’Auschwitz, elle fait carrière dans la magistrature jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé en mai 1974. C’est à ce poste qu’elle fait adopter la loi Veil (janvier 1975) qui autorise l’avortement en France. Première femme à présider le Parlement européen entre 1979 et 1982, elle est élue à l’Académie française en mars 2010.

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : L'évolution politique de la V République 3/3

7 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

III. Quels sont les rapports entre les citoyens et la V République ?

 

A. Quelles sont les familles politiques en France ?

 

Graphiques 1 page 107 : Les valeurs de droite et de gauche

Question 1 page 107 : Comment les questions de société partagent-elles la gauche et la droite ? Comment ce partage évolue-t-il (doc. 1) ?

_Les questions de société comme la possibilité de l’avortement ou le respect de l’autorité partage les individus selon des sensibilités de droite et de gauche.

_Cependant, l’écart d’opinion sur ses sujets de société diminue avec le temps malgré de grands débats comme la question du mariage pour tous. Le clivage droite/gaucheporte désormais davantage sur les questions économiques et sociales

_Les familles politiques se regroupent autour de convictions communes. Une famille politique peut donner naissance à plusieurs partis politiques.

Droite/Gauche (p. 106) : répartition des forces politiques en deux camps dont les idées et les programmes s’opposent au moment des élections.

Parti politique (p. 106) : organisation dont les membres partagent des valeurs et des idées et mènent une action commune pour faire élire leurs représentants aux élections locales et nationales.

 

 

 

Hémicycles schématisés 2 page 109 : Scrutin majoritaire ou scrutin proportionnel ?

Quels sont les principaux partis politiques en France ? A quelle famille politique appartiennent-ils ? Qui sont leurs principaux dirigeants ou porte-parole ?

 

 

 

 

Possibilité de recherche par les élèves : choisir un parti politique pour effectuer une recherche : présenter l’origine du parti étudié, ses fondateurs, ses valeurs, l’évolution de son nom.

 

 

 

 

 

 

            B. Quels sont les rôles et la place des partis politique en France et leur évolution depuis 1958 ?

 

Affiches électorales 2 page 107 : Gauche contre droite

Question 2 page 107 : Quel camp chaque affiche défend-t-elle ?

* L’affiche du PS avec le logo d’une main tenant une rose et montrant le loup du conte du petit chaperon rouge habillé comme un patron d’entreprise défend les convictions  sociales et les intérêts économiques de ses électeurs.

* L’affiche du RPR montrant un bonnet phrygien républicain et la croix de lorraine gaulliste

 

Question 3 page 107 : Sur quoi ces affiches jouent-elles pour défendre leurs idées ?

La peur sociale, la dénonciation de la pression fiscale sont des données économiques et sociales sur lesquelles jouent les affiches. De plus, l’affiche du RPR montre une « usure » du pouvoir dans l’indication des dix ans de pouvoir socialiste.

_La bipolarisation de la vie politique française se constate à travers l’affrontement des deux partis : le PS et le RPR gaulliste devenu UMP après son union avec les centristes de l’UDF.

_La bipolarisation est dénoncée par les centristes du Modem, le front de gauche et le PCFmais surtout par l‘extrême droite du FN qualifiant d’UMPS l’offre politique des deux partis. D’autres idéologies se sont diffusées comme l’écologie politique représentée par le parti des Verts.

_Ces partis politiques ont connu plusieurs crises :

*En 2008 le PS est menacé d’implosion après l’élection contestée de Martine Aubry.

*En 2012  l’UMP connaît une grave crise et est menacée de scission.

Bipolarisation(p. 106) : organisation de la compétition politique autour de deux pôles (droite/gauche). 

PS (Parti socialiste) (p. 106) : parti de gauche fondé en 1969, dirigé jusqu’en 1981 par François Mitterrand.

RPR (Rassemblement pour la République) (p. 106) : parti politique se revendiquant du gaullisme, créé par Jacques Chirac en 1976.

UMP (Union pour un mouvement populaire) (p. 106) : parti fondé en 2002 qui rassemble les tendances gaullistes (RPR), libérales et démocrates-chrétiennes (UDF) de la droite.

UDF (p. 106) (Union pour la démocratie française) : parti du centre droit fondé en 1978.

Front de gauche(p. 106) : coalition électorale rassemblant depuis 2009 plusieurs partis de gauche et d’extrême gauche.

PCF (p. 106) (Parti communiste français) : parti de gauche révolutionnaire fondé en 1920, devenu parti républicain dans les années 1930.

FN (p. 106) (Front national) : parti nationaliste d’extrême droite fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et dirigé depuis 2011 par sa fille Marine Le Pen.

Ecologie politique (p. 106) : courant politique né dans les années 1970 revendiquant la défense de l’environnement et un modèle de développement durable.

 

 

 

Evolutions des forces politiques 1901 2007

 

 

 

 

C. Quels sont les nouveaux rapports des citoyens à la politique (abstention, vote blanc, etc.) ?

 

                        1. Comment se manifeste la crise de la citoyenneté ?

 

Repère bas page 108 : L’abstention en France depuis 1958

Question 1 page 109 : L’abstention est-elle la même pour toutes les élections ?

_La crise de la citoyenneté est visible à travers deux pratiques dans le vote des citoyens :

*L’abstention connaît une forte hausse depuis la naissance de la V République. Elle est variable néanmoins selon le scrutin : forte pour les élections européennes et régionales, elle progresse pour les élections législatives, mais reste faible pour les élections municipales à cause de la proximité des élus. Les élections présidentielles - point fort de la vie politique - connaissent moins d’abstention sauf en 2002, ce qui facilité l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles. 

Abstention (p. 108) : non-participation aux élections.

 

Affiche 1 page 109 : La lutte contre l’abstention

Question 2 page 109 : Comment l’affiche présente-t-elle l’abstention ?

L’affiche présente l’abstention comme une action inutile car elle n’a pas de conséquence positive pour améliorer la vie des citoyens.

_L’abstention correspond à un désintérêt des citoyens pour la politique ou à une méfiance face aux hommes politiques. L’abstention diminue la représentativité des élus et leur légitimité pour s’exprimer au nom de tous.

 

Quelles sont les autres formes de contestation des électeurs face aux principaux partis ?

*Le vote contestataire : Les électeurs choisissent parfois de voter pour un parti politique sans vouloir le porter au pouvoir mais pour exprimer leur mécontentement face aux partis traditionnels. Lors des élections présidentielles de 2012 le score élevé de 17,9% des voix en faveur du FN montre que le votre frontiste n’est plus un vote protestataire.

Vote contestataire (p. 108) (ou vote protestataire) : tendance d’une partie des électeurs à exprimer un mécontentement vis-à-vis des principaux partis en votant pour des partis extrémistes sans adhérer à l’ensemble de leur programme.

 

Qu’est-ce qui explique cette crise de la citoyenneté ?

_La crise de la citoyenneté et le désaveu de la politique à plusieurs causes :

*L’échec des gouvernements successifs à résoudre la crise économique et sociale et en particulier la forte hausse du chômage.

*L’image du monde politique est ternie par les scandales politico-financiers et par l’impression ressentie par les citoyens que les hommes politiques sont de plus en plus éloignés de leurs difficultés quotidiennes.

 

 

 

 

 

 

2. Quelles sont les nouvelles formes de participation à la vie citoyenne ?

 

Texte 3 page 109 : La démocratie de proximité

Question 4 page 109 : Comment la ville de Saint-Gratien met-elle en pratique la démocratie de proximité ? Quels domaines sont particulièrement concernés ?

* La ville de Saint-Gratien met en place une démocratie de proximité en créant des « espaces de dialogue et d’expression » (l. 5) par quatre réunions par an pour chacun des cinq quartiers de la ville. Le dialogue a donc lieu entre les habitantsde la ville périodiquement et un lien direct avec la mairie est créé. 

* Plusieurs domaines sont concernés : animations et initiatives des habitants du quartier, informations communiquées entre les habitants et la mairie.

 

_La participation à la vie citoyenne prend des formes différentes d’autrefois avec la baisse des adhésions et du militantisme traditionnel dans les partis politiques.

*Le mouvement associatif alimente le débat des citoyens par des associations de gauche (Sos racisme, Le DAL (Droit au logement), Ni putes ni soumises…) et de droite (Civitas) ou apolitique comme Les Restos du cœur, la Fondation abbé Pierre.

*La loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité prévoit la création de conseils de quartier dans les communes de plus de 20 000 habitants. Ils doivent avoir un rôle consultatif auprès du maire pour la politique de la ville.

 

 

Conclusion : La V République  a su stabiliser la démocratie en remplaçant la IV République et en donnant des pouvoirs renforcés au chef de l’exécutif. Les successeurs du général De Gaulle ont prolongé jusqu’en 1981 sa politique. Depuis 1981 l’alternance gauche –droite et les cohabitations ont montré la capacité de la V République a s’adapter. Mais la crise économique, une image ternie des hommes politiques et un désintérêt progressif des citoyens crée une crise de la citoyenneté visible dans l’abstention et le vote contestataire. Cependant, la démocratie de proximité et la vie associative montrent les capacités de renouveau de la citoyenneté.

 

 

 

FICHE REVISION T STMG GEOGRAPHIE : L’EVOLUTION POLITIQUE SOUS LA v REPUBLIQUE

 

 

 

NOTIONS :

 

 

 

Constitution : loi ou ensemble de lois définissant l’organisation des pouvoirs d’un Etat.

 

Alternance : Changement de majorité politique.

 

Cohabitation : situation politique où le président de la République appartient à un autre camp politique que son Premier ministre. La France a connu trois périodes de cohabitation : 1986-1988, 1993-1995, 1997-2002.

 

Droite/Gauche : répartition des forces politiques en deux camps dont les idées et les programmes s’opposent au moment des élections.

 

Parti politique : organisation dont les membres partagent des valeurs et des idées et mènent une action commune pour faire élire leurs représentants aux élections locales et nationales.

 

 

 

CHRONOLOGIE :

 

 

 

Naissance de la V République :

 

1958 : septembre : Adoption de la Constitution de la V République.

 

1958 : Décembre : De Gaulle est élu président de la République.

 

1962 : Octobre : Référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

 

1965 : Décembre : De Gaulle est réélu président de la République.

 

1968 : Mai : Crise étudiante sociale et politique qui paralyse le pays.

 

1969 : Avril : Démission de De Gaulle.

 

Les évolutions de la V République depuis 1958 :

 

1965 : Premières élections présidentielles au suffrage universel direct.

 

1981 : Première alternance à la tête de l’Etat avec l’élection de F. Mitterrand

 

1982-1983 : Lois Deferre sur la décentralisation

 

1986 : Premières élections régionales au suffrage universel direct

 

1986-1988 : Première cohabitation

 

2000 : Adoption du quinquennat

 

2002 : Loi sur la démocratie de proximité

 

2003 : La Constitution reconnaît l’organisation décentralisée de la République.

 

2008 : Réforme constitutionnelle

 

Les citoyens et la V République :

 

21 avril 2002 : J.-M. Le Pen est qualifié pour le 2e tour des présidentielles face à J. Chirac.

 

2008 : Le PS est menacé d’implosion après l’élection contestée de Martine Aubry.

 

2012 : Abstention record aux élections législatives. Grave crise à l’UMP, menacée de scission.

 

 

 

ACTEURS CLES :

 

 

 

Charles de Gaulle (1890-1970) : Officier, chef de la France libre pendant la seconde Guerre mondiale, il est président du Gouvernement provisoire de la République française (1944-1946) et fondateur de la V République, qu’il préside de 1958 à 1969.

 

Georges Pompidou (1911-1974) : Professeur, directeur général de la Banque Rothschild, Premier ministre de De Gaulle de 1962 à 1968. Après la démission de de Gaulle en 1969, il est élu président de la République. Il meurt en 1974 avant la fin de son mandat.

 

Valéry Giscard D’Estaing  (né en 1926) : Inspecteur des finances, il est plusieurs fois ministre entre1959 et 1974. Elu président de la République en 1974 face au candidat de la gauche unie, François Mitterrand, il est battu par ce dernier en 1981.

 

François Mitterrand (1916-1996) : Ministre de la IV République, principal adversaire du général De Gaulle. Il dirige le Parti socialiste à partir de 1971. Battu au 2e tour de l’élection présidentielle en 1965 et 1974, il est élu président de la République en 1981 et réélu en 1988.

 

Jacques Chirac (né en 1932) : Maire de Paris de 1977 à 1995, deux fois Premier ministre (1974-1976 puis 1986-1988), il est élu président de la République en 1995 et réélu en 2002. Il est également fondateur du RPR en 1976 et de l’UMP en 2002.

 

Nicolas Sarkozy (né en 1955) : Maire de Neuilly à 28 ans, président du conseil général des Hauts-de-Seine et député UMP, il est élu président de la République en 2007 et battu en 2012.

 

François Hollande (né en 1954) : Elu plusieurs fois député de la Corrèze entre 1988 et 2012, président du conseil général de la Corrèze de 2008 à 2012 et maire de Tulle de 2001 à 2008. Premier secrétaire du parti socialiste entre 1997 et 2008, il est élu président de la République en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

Tableau de synthèse

 

Les institutions

_ Constitution approuvée par référendum, le 28 septembre 1958 : régime semi-présidentiel.

_ 1962 : référendum du 28 octobre approuvant l’élection du président de la République au suffrage universel.

_ 2 octobre 2000 : instauration du quinquennat.

Les présidents de la République

Charles de Gaulle (1958-1969)

Georges Pompidou 1969-1974)

Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981)

François Mitterrand (1981-1995)

Jacques Chirac (1995-2007)

Nicolas Sarkozy (2007-2012)

François Hollande (depuis 2012)

La vie politique

_ 1962 : accords d’Evian ; fin de la guerre d’Algérie

_ Crise de mai 1968

_ Les cohabitations (1986-1988 ; 1993-1995 ; 1997-2002)

_ Choc du 21 avril 2002 : l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.

Les grandes lois et les traités

1974 : majorité à 18 ans

1974 : Loi Veil sur l’IVG

1981 : abolition de la peine de mort

1992 : Traité de Maastricht

1998 : Loi instaurant les 35 heures de travail hebdomadaires

2000 : Loi sur la parité

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : L'évolution politique de la V République 2/3

7 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

II. Comment évolue la V République depuis sa naissance jusqu’à nos jours ?

 

            A. Comment la naissance de la V République en 1958 permet d’obtenir la stabilité politique ? (1958-1962)

 

                        1. En quoi l’instabilité gouvernementale devenait une crise politique majeure sous la IV République ?

 

Lien INA instabilité  gouvernementale (du début jusqu’à 2 min) :

http://www.ina.fr/video/I08217985/constitution-de-la-cinquieme-republique-video.html

Vodeo Les causes de l’instabilité gouvernementale : (1 min 54) :

http://www.vodeo.tv/documentaire/planete-bac-la-naissance-de-la-cinquieme-republique#play

 

Caricature 1 page 103 : Sièges éjectables pour gouvernements à réactions

Question 1 page 103 : Qui est le personnage féminin à gauche de l’image ? Où se situe la scène ? Quelle situation ce dessin suggère-t-il ?

* La caricature de Jean Eiffel montre une jeune femme coiffée d’un bonnet phrygien symbolisant Marianne, l’allégorie de la République.

* Elle se tient debout dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et appuie sur un bouton situé sur le fauteuil d’un homme politique.

* Le dessin montre plusieurs chefs de gouvernements (présidents du Conseil de la IV République, le dirigeant politique de la France)  sur des sièges éjectables : cela montre la très forte instabilité du pouvoir politique en France.

 

_La IV Républiqueest marquée par une très forte instabilité gouvernementale avec 24 gouvernements entre 1947 et 1958 ! Les partis politiques sont nombreux et les chefs de gouvernement doivent composer des coalitions qui sont de courte durée. Le mode d’élection nommé scrutin proportionnel est en partie la cause de cette instabilité qui ne permet pas de résoudre les crises majeures de la Francecomme la guerre d’Algérie.  

Scrutin proportionnel (p. 102) : mode de scrutin qui vise à donner à chaque parti politique un nombre de sièges proportionnel au total des suffrages qu’il a obtenu sur l’ensemble d’un territoire donné.

 

            2. Dans quel contexte Charles de Gaulle propose-t-il la V République ?

 

LIEN (7 min 40) : Le retour de De Gaulle au pouvoir : http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/25-histoire-geoetcivilisations/109599-reportage-de-gaulle-le-retour-au-pouvoir

LIEN INA : (3 min 15) http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/epoques/video/I08217985/constitution-de-la-cinquieme-republique.fr.html

_Le 13 mai 1958 des émeutiers favorables à l’Algérie française s’emparent du pouvoir à Alger et forment un Comité de salut public dirigé par le général Massu. Les insurgés demandent le retour du général de Gaulle au pouvoir.

 

LIEN INA (19 s) : http://www.ina.fr/divertissement/humour/video/I00012921/charles-de-gaulle-et-la-carriere-de-dictateur.fr.html

_Le 15 mai 1958 de Gaulle déclare être « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Lors de la conférence de presse du 19 mai 1958 il rassure sur sa volonté de respecter les libertés publiques fondamentales en rappelant son passé de résistant et de républicain.

 

 

 

Photographie 2 page 103 : Le référendum de 1958 sur la Constitution de la V République

Question 2 page 103 : Comment les partisans de Charles de Gaulle l’associent-ils à la République ?

Charles de Gaulle est associé par ses partisans à la République à travers une série de symbole : la présence sur les affiches de la croix de lorraine et du képi de général montre son rôle de chef de la Francelibre et de libérateur de la France et de la République durant la 2e guerre mondiale. De plus la bande tricolore montre son patriotisme et la devise de la République au bas de l’affiche montre son esprit républicain. A côté de l’affiche centrale se tiennent deux affiches avec Marianne glissant le bulletin oui dans une urne, symbolisant le oui au référendum.

 

_Charles de Gaulle est le fondateur de la V République. La Constitution de la V Républiqueprésentée le 4 septembre 1958 est approuvée par le référendum du 28 septembre 1958 par 80% des électeurs.

Charles de Gaulle (1890-1970) (p. 102) : Officier, chef de la Francelibre pendant la seconde Guerre mondiale, il est président du Gouvernement provisoire de la Républiquefrançaise (1944-1946) et fondateur de la V République, qu’il préside de 1958 à 1969.

 

 

            B. Comment se caractérise la France gaullienne de 1958 à 1969 ?

 

Textes 3 page 103 : 1962 : l’élection du président de la République au suffrage universel direct

Question 3 page 103 : Comment Charles de Gaulle et François Mitterrand présentent-ils le rôle du chef de l’Etat dans la V République ?

Charles De Gaulle et François Mitterrand ont deux visions différentes du rôle du chef de l’Etat dans la V République :

* Pour Charles De Gaulle le président doit être élu directement par les Français au suffrage universel.

* Le socialiste François Mitterrand s’oppose au renforcement du pouvoir personnel du président provoqué par son élection au suffrage universel. Dans son livre, Le Coup d’Etat permanent, il accuse le général De Gaulle de dictature.

 

_En décembre 1958 De Gaulle est élu président de la République. Il exerce avec une grande autorité le pouvoir présidentiel et parvient à résoudre plusieurs crises comme la guerre d’Algérie par les accords d’Evian. L’époque est celle de la prospérité des Trente Glorieuses.

_En 1962 le président Charles de Gaulle propose d’élire le président de la République directement au suffrage universel, et non plus par un collège (assemblée) de 80 000 Grands électeurs (parlementaires, conseillers généraux et municipaux). 

_Malgré l’opposition des parlementaires, les Français approuvent par référendum à 61,5% la révision de la Constitution. Désormais, les pouvoirs exécutif et législatif émanent tous deux du suffrage universel. L’autorité du président de la République est renforcée.

_Charles De Gaulle est réélu président au suffrage universel direct en 1965. Cependant, une son pouvoir est contesté par le mouvement étudiant en mai 1968. La crise politique et sociale paralyse le pays. Après l’échec d’une consultation du peuple par référendum il démissionne en avril 1969.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pouvoirs du président de la V Républque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HISTOIRE DES ARTS : Caricature de De Gaulle

 

Site pour trouver des caricatures sur De Gaulle : http://www.de-gaulle-edu.net/recreation/caricatures/galerie/index.htm

 

 

 

 

C. Comment évolue la V Républiquesous les présidences de droite de 1969 à 1981 ?

 

Lien informations de l’Elysée : biographies des présidents de la République.

http://www.elysee.fr/la-presidence/les-presidents-de-la-republique-depuis-1848/

 

 

Frises chronologiques pages 99 et 100

_Les premiers successeurs du général De Gaulle sont des hommes de droite :

*Georges Pompidou est élu en 1969 après la démission du général De Gaulle.

*Valéry Giscard D’Estaing est président de 1974 à 1981. L’élection de ce centriste montre le recul progressif du gaullisme. La période se caractérise au niveau politique par la montée de la gauche, mais aussi par des changements dans la société française avec l’adoption en 1974 de la majorité à 18 ans et de la loi de la ministre Simone Veil sur l’avortement. Mais, en 1981, débute l’alternance avec l’élection du premier président socialiste de la V République : François Mitterrand.

Georges Pompidou (1911-1974) (p. 102) : Professeur, directeur général de la Banque Rothschild, Premier ministre de De Gaulle de 1962 à 1968. Après la démission de de Gaulle en 1969, il est élu président de la République. Il meurt en 1974 avant la fin de son mandat.

Valéry Giscard D’Estaing (né en 1926) (p. 104) : Inspecteur des finances, il est plusieurs fois ministre entre1959 et 1974. Elu président de la République en 1974 face au candidat de la gauche unie, François Mitterrand, il est battu par ce dernier en 1981.

 

 

 

 

 

D. Comment l’alternance politique se met-elle en place depuis 1981 jusqu’à nos jours ?

 

 

 

 

 

 

1. En quoi consiste l’alternance ?

 

 

 

Caricature 1 page 105 Dessin de Plantu dans le Monde, 12 mai 1981

 

Question 1 page 105 : Quelle situation le dessin illustre-t-il ?


 

 

 

La caricature de Plantu montre un changement radical dans les repères de la vie politique française. Pour la première fois dans la V République, un socialiste est élu président de la V République. Ce changement est si important que des Parisiens s’étonnent de voir encore là la Tour Eiffel !

 

_ L’élection présidentielle du 10 mai 1981 porte pour la première fois un socialiste au sommet de l’Etat. 1981 débute donc une période de rupture avec l’arrivée de la gauche au pouvoir par les présidences de François Mitterrand (1981-1995). Celui-ci était d’abord hostile à la V République, avant de se rallier à ses institutions.

 

_ Le 21 mai 1981, jour de son investiture comme président de la République a lieu une cérémonie chargée de symboles au Panthéon. Elle donne aux Français le sentiment d’un tournant dans l’histoire de la République. En effet, l’élection présidentielle de 1981 est la première alternance droite-gauche de la Ve République.

 

 


Alternance (p. 104) : Changement de majorité politique.

 

 

 

François Mitterrand (1916-1996) (p. 104) : Ministre de la IV République, principal adversaire du général De Gaulle. Il dirige le Parti socialiste à partir de 1971. Battu au 2e tour de l’élection présidentielle en 1965 et 1974, il est élu président de la République en 1981 et réélu en 1988.

 

 

 

 

Frise chronologique 3 page 101 : Les alternances droite-gauche

 

Quelles sont les alternances présidentielles durant la période de 1981 à nos jours ?

 

 

 

 

 

_ Plusieurs alternances présidentielles se sont succédées depuis 1981 :

 

1) Alternance en faveur de la gauche avec l’élection de François Mitterrand (1981-1995).

 

2) Alternance en faveur de la droite avec l’élection en 1995 du président Jacques Chirac.

 

* Sous la présidence de Jacques Chirac est adopté en 2000 le quinquennat, c’est-à-dire que le mandat présidentiel dure désormais cinq ans au lieu de sept. En 2002 Jacques Chirac est opposé au second tour de présidentielles à J.-M. Le Pen, dirigeant du parti d’extrême droite le Front National. Des électeurs aux convictions de gauche votent pour Jacques Chirac par esprit républicain.

 

* Le président Nicolas Sarkozy est élu de 2007 contre la première femme à être présente au second tour des présidentielles : Ségolène Royal. Sa très grande visibilité médiatique parfois contestée fait qualifier son mandat d’hyperprésidence. La médiatisation de la vie privée des responsables politiques (« pipolisation ») brouille le message politique.

 

3) En 2012 a lieu une nouvelle alternance favorable à la gauche avec l’élection de François Hollande. Les sondages montrent une grande impopularité du président en période de crise économique et sociale majeure.

 

 

Jacques Chirac (né en 1932) (p. 104) : Maire de Paris de 1977 à 1995, deux fois Premier ministre (1974-1976 puis 1986-1988), il est élu président de la République en 1995 et réélu en 2002. Il est également fondateur du RPR en 1976 et de l’UMP en 2002.

 

Nicolas Sarkozy (né en 1955) (p. 106) : Maire de Neuilly à 28 ans, président du conseil général des Hauts-de-Seine et député UMP, il est élu président de la République en 2007 et battu en 2012.

 

François Hollande (né en 1954) (p. 106) : Elu plusieurs fois député de la Corrèze entre 1988 et 2012, président du conseil général de la Corrèze de 2008 à 2012 et maire de Tulle de 2001 à 2008. Premier secrétaire du parti socialiste entre 1997 et 2008, il est élu président de la République en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

2. Quelle est la situation de la vie politique pendant les cohabitations ?

 

Lien TF1 (3 min04) : http://videos.tf1.fr/retro-info-tf1/20-03-1986-premiere-cohabitation-francois-mitterrand-jacques-4373408.html

 

 

Cohabitation-Mitterrand-Chirac-par-Plantu.jpg

 

 

 

Frise chronologique 3 page 101 : Depuis 1981, les alternances droite-gauche.

Question 3 page 101 : Comment  nomme-t-on les périodes où la gauche et la droite se sont partagé le pouvoir (doc. 3) ? Comment une telle situation peut-elle se produire ?

_Les élections législatives peuvent porter au pouvoir une majorité de députés hostiles à la politique du président. A ce moment se met en place une cohabitation entre le Premier ministre et sa majorité parlementaire face au président d’un autre parti politique. Le pouvoir exécutif français dispose de deux dirigeants avec des volontés opposées !

_Les deux cohabitations à la fin des présidences de François Mitterrand s’expliquent par plusieurs raisons : le mandat présidentiel jusqu’en 2000 est un septennat (durée de sept ans) alors que les élections législatives ont lieu tous les cinq ans.

Cohabitation (p. 104) : situation politique où le président de la République appartient à un autre camp politique que son Premier ministre. La France a connu trois périodes de cohabitation : 1986-1988, 1993-1995, 1997-2002.

 

 

La cohabitation sous la V République

 

 

 

 

 

Frise chronologique 3 page 101 : Depuis 1981, les alternances droite-gauche.

Quelles sont les différences époques des cohabitations et leurs acteurs ?

_La France a connu trois cohabitations. Dans cette période le président exerce son pouvoir dans le « domaine réservé » de la politique étrangère, le Premier ministre dirigeant la Francesur les affaires intérieures. Les présidences de François Mitterrand (1981-1988, 1988-1995) connaissent deux cohabitations :

*de 1986 à 1988 avec Jacques Chirac comme Premier ministre. Le gouvernement de Jacques Chirac opère des privatisations, mais il est confronté au terrorisme, aux manifestations étudiantes et lycéennes.

*de 1993 à 1995 avec Edouard Balladur. Le gouvernement ne parvient pas à diminuer le nombre de chômeurs : 3 423 000 en 1994.

_Puis le président jacques Chirac cohabite avec Lionel Jospin (1997-2002). La Couverture maladie universelle, le PACS (pacte civil de solidarité) et la réduction à 35 heures du temps de travail sont adoptés.

 

                        3. Quels rôles la décentralisation donne-t-elle aux collectivités territoriales ?

Cartes 3 page 105 : Les élections régionales

Question 2 page 105 : Comment voit-on que la région existe en tant qu’entité politique à part entière ?

Les cartes montrent deux grandes victoires électorales : par la droite en 1986 et la « vague rose » en 2010 pour les socialistes.  L’enjeu politique des élections locales et régionales est apparu avec les lois de décentralisation de 1982. En effet le pouvoir exécutif sur de nombreuses compétences est transféré à des élus régionaux.

_La décentralisation cherche à établir une « démocratie de proximité » en donnant plus de compétences aux collectivités locales. Les départements et les régions ont un rôle important pour les infrastructures de transporte et les bâtiments scolaires, l’aménagement du territoire, l’aide sociale et le développement économique.

_La décentralisation se met en place à travers les lois Deferre (1982-1983) et est complétée par la réforme constitutionnelle de 2003. Le conseil régional est élu au suffrage universel direct tous les six ans. Cela crée un nouveau rapport de force entre exécutifs national et local à cause de la possible coexistence d’un exécutif national et d’exécutifs locaux de tendance politique opposée comme lors des élections régionale de 1992, 2004 et avec la « vague rose » de 2010.

_La réforme territoriale de 2014 diminue le nombre de régions de 22 à 13. 

Décentralisation (p. 104) : développement des responsabilités des collectivités territoriales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : L'évolution politique de la V République 1/3

7 Janvier 2015 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

 

L’EVOLUTION POLITIQUE DE LA V REPUBLIQUE

Manuel Hachette 2013                                                                               4 heures

 

 


Lien Eduscol : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/35/2/06a_STMG_Hist_Term_Theme3_QO_362352.pdf

 

FAIRE A LA MAISON questions 1 à 7 page 130 ; questions 1 à 7 page 131

 

Introduction : La Ve Républiqueest le régime politique qui garantit les droits et les libertés des citoyens français. Crée par la forte personnalité du général De Gaulle en 1958 et dans le contexte difficile de la guerre d’Algérie, le régime assure désormais stabilité et force aux institutions du pays. La vie politique s’organise sous ce régime politique en favorisant le regroupement des partis politiques autour d’une bipolarisation Droite/Gauche. Les élections présidentielles sont avec les élections législatives les principales élections de ce régime qui a connu, en comptant son premier président, 7 présidents, dont deux de gauche.

 

Problématiques :

1) De ses origines à nos jours, quelle a été l’évolution politique de la Vème République ?

2) Quelles sont les caractéristiques de la V République ?

 

I. Quelles sont les caractéristiques de la V République ?

 

Organigramme 2 page 100 : Les institutions de la V République

Question 4 page 101 : A quoi voit-on dans les institutions que les pouvoirs sont séparés et qu’ils s’équilibrent ?

_ Les pouvoirs exécutifs et législatifs sont séparés à travers leur répartition dans plusieurs institutions différentes :

* Le pouvoir législatif est aux mains de deux chambres formant le Parlement : l’assemblée nationale et le Sénat.

* Le pouvoir exécutif est reparti entre le président de la République et le gouvernement dirigé par le Premier ministre.

_ Les pouvoirs s’équilibrent grâce à des institutions comme le Conseil constitutionnel qui dispose d’une indépendance pour déterminer si les lois sont bien conformes à la Constitution : ces membres sont nommés par le Présidente de la République et le Parlement. De plus, le type d’élection (le suffrage universel) donne au président une légitimité identique que pour les députés de l’Assemblée nationale.

 

Demander aux élèves de proposer leur propre schéma mettant en évidence soit le fonctionnement du pouvoir exécutif, soit celui du pouvoir législatif.

 

 

 

 

 

Lien INA (2 min 51) : http://www.youtube.com/watch?v=ywdfHSCZJpw&feature=related

Lien Education TV : La fonction présidentielle sous la V République (5 min 43) : A partir de 2min 24 : http://education.francetv.fr/videos/la-fonction-presidentielle-sous-la-ve-republique-v104498

 

 

Organigramme 2 page 100 : Les institutions de la V République

Quelles sont les compétences du pouvoir exécutif ? En quoi le pouvoir du président est-il fort ?

_La Constitutionrenforce considérablement le pouvoir du président, qui est chef de l’Etat. Il dirige la politique extérieure, commande les armées et peut prendre les pleins pouvoirs en cas de crise (article 16 de la Constitution).

Le président, élu au suffrage universel depuis 1962,  peut également dissoudre l’Assemblée nationale, et proposer directement des lois au peuple par référendum.

*Le gouvernement a l’initiative des lois et conduit la politique de la nation. Il nomme aussi des dirigeants dans les administrations et les grands services publics.

*Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) vote les lois, peuvent saisir le Conseil constitutionnel, et dans des cas extrêmes renverser par une motion de censure (article 49 de la Constitution) le gouvernement. Le système est donc un régime parlementaire.

Constitution (p. 102) : loi ou ensemble de lois définissant l’organisation des pouvoirs d’un Etat.

Référendum (p. 102) : Vote par lequel les électeurs répondent par « oui » ou par « non » à une question posée. Prévu par la Constitution de 1958, le référendum est l’expression directe de la souveraineté du peuple. Il a lieu à l’initiative du président de la République.

 

Quel est le type de vote permettant l’élection des députés et du président de la République ? Pourquoi ce mode de scrutin renforce la stabilité politique ?

_Les élections des députés et du président de la République sont réalisées par le scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Cela renforce la légitimité du président et donne plus de stabilité au gouvernement car ce type de vote favorise la formation de majorités stables.

_En effet, le scrutin majoritaire uninominal à deux tours contribue à la stabilité politique en accordant une prime au parti dominant qui remporte les élections. Les gouvernements disposent avec ce type de scrutin d’une majorité stable à l’Assemblée nationale.

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours (p. 102) : vote des électeurs sur un seul candidat de leur choix (uninominal), élu à la majorité absolue au premier tour (50% des suffrages exprimés) ou à la majorité relative au second tour.

 

Organigramme 2 page 100 : Les institutions de la V République

OU  Lien Présentation par site CC (12min 18) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/videos/2010/octobre/presentation-du-conseil-constitutionnel.138138.html

Quel est le rôle du Conseil constitutionnel ?  Qui sont ses membres ?

_Le Conseil constitutionnel est une institution contrôlant la régularité des élections (référendum, élections présidentielles) et vérifie que les lois sont conformes à la Constitution. Le rôle du Conseil constitutionnel s’accroît avec le temps.

_Le Conseil Constitutionnel est formé de 9 membres. Ces membres sont nommés par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat.

Lien site du Conseil constitutionnel : http://www.conseil-constitutionnel.fr/

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : L'Union indienne à partir de 1947 3/3

12 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

 

 

III. Quelle est la place occupée par l’Inde dans l’espace régional et sur la scène internationale ?

 

            A. Comment l’Inde s’affirme-t-elle sur la scène internationale au niveau diplomatique et culturel ?

 

                        1. Quels sont les liens de l’Inde avec les puissances émergentes ?

 

Photographie 17 page 87 : Le sommet de l’IBAS à Pretoria, 18 octobre 2011

Question 13 page 87 : Quelles sont les caractéristiques communes des pays membres de l’IBAS ?

_L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont trois pays émergent formant depuis 2003 le G3 ou IBAS. Ce groupe se rencontre régulièrement pour discuter de la gouvernance mondiale et du développement.  L’Inde affirme ainsi son statut de nouvelle puissance mondialeau côté d’autres économies émergentes.

 

2. En quoi l’Inde est-elle une puissance culturelle ?

 

Texte 15 page 87 : Bollywood à la conquête du monde ?

Question 13 page 87 : Pourquoi le cinéma est-il représentatif de la place que l’Inde veut tenir dans le monde ?

_Le cinéma indien s’appuie sur plusieurs forces qui sont celles du pays : le plus grand marché cinématographique au monde (3,5 milliards tickets vendus par an), une forte croissance annuelle de 16% et une exportation croissante de ses films dans toute la diaspora indienne. Ainsi Bollywood est devenue le 3e pourvoyeur de films aux Etats-Unis derrière Hollywwod et le cinéma anglais.

 

En quoi l’Inde est-elle également une puissance culturelle ?

_L’Inde affirme un rayonnement culturel caractérisé par une synthèse des cultures indiennes et occidentales par exemple dans le cinéma : Bollywood (contraction de Bombay et Hollywood). Bollywood est le plus important centre au monde en nombre de films tournés.

 

Lien audio (2 min 07) : http://www.rts.ch/info/culture/4872832-le-cinema-indien-de-bollywood-est-centenaire-et-en-pleine-forme.html

Lien sur tournage film Bollywwod (42 secondes) : http://www.vodeo.tv/documentaire/carnets-d-inde-le-cinema

Lien (à partir de 1m 50) : http://www.dailymotion.com/video/x2u656_documentaire-bollywood-arte_news

 

 

 

 

 

            B. Quelles sont les relations de l’Inde avec ses voisins asiatiques ?

 

Relation Inde avec les pays voisins

http://www.youtube.com/watch?v=cCynwtEIVI8

 

Naissance de l’Inde et du Pakistan violences religieuses (La partition de l'Inde entraîna également des suicides collectifs et de nombreux massacres : dans la communauté sikh, les pères exécutent leurs filles afin qu'elles ne tombent pas entre les mains des musulmans ou qu'elles ne soient pas converties à l'islam. Du côté musulman comme du côté hindou, près de 75 000 femmes sont enlevées, violées, torturées et humiliées publiquement (seins coupés). À Calcutta, en août 1946, une Action Day de la Ligue musulmane finit en bain de sang et les mosquées sont profanées. En mars 1947, les émeutes de Rawalpindi dans le Pendjab provoquent la mort de milliers de personnes.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-781732,36-941922@51-940408,0.html      )

 

 

Carte 11 page 86 : L’Inde, puissance nucléaire depuis 1974

Question 9 page 87 : Avec quels pays voisins l’Inde rencontre-t-elle des problèmes ? Pour quelles raisons ?

_L’Inde a connu plusieurs guerres avec ses voisins pour des questions de frontières :

*Pakistan : Dès 1947-1949 se déroule la 1ère guerre indo-pakistanaise, suivie par une 2e en 1965 et une troisième en 1971. Les tensions sont toujours très fortes entre les deux pays comme le montre la confrontation indo-pakistanaise en 2001-2002. L’Inde et le Pakistan sont nés de la partition de l’Empire des Indes britanniques. Les deux pays revendiquent le contrôle de la région du Cachemire indien peuplée en majorité de musulmans.

*Chine : une guerre entre Inde et Chine a éclaté en 1962 pour le contrôle des territoires himalayens. Aujourd’hui la Chine est devenue le second partenaire économique de l’Inde. Le président chinois Hu Jintao s’est rendu en Inde en novembre 2006

 

Texte 12 page 86 : L’Inde, puissance nucléaire depuis 1974

Question 10 page 87 : Quelle solution l’Inde a-t-elle choisie pour garantir ses frontières ?

*L’Inde est une puissance régionalecar depuis 1974 c’est une puissance nucléaire disposant de la bombe atomique comme ses voisins pakistanais (1998) et chinois (1964).

 

Lien CNRS (carte) : http://www.prodig.cnrs.fr/Posters/Perles.pdf

 

Texte 13 page 87 : Les enjeux géopolitiques dans l’Océan Indien

Question 11 page 87 : Avec quelle puissance l’Inde est-elle en concurrence dans l’océan indien ? Quels enjeux sont particulièrement présents dans cette région du monde ?

_L’Inde est en concurrence dans l’océan indien avec la Chine. En effet la Chine pratique la stratégie du « collier de perle chinois », c’est-à-dire a installé plusieurs ports commerciaux sur la voie maritime stratégique menant des pays pétroliers du Golfe jusqu’en Chine. Cela permet à la Chine de sécuriser son approvisionnement en pétrole mais aussi de réaliser un encerclement de l’Inde !

_ Au niveau international l’Inde s’efforce de jouer un plus grand rôle correspondant à son nouveau poids économique et technologique. L’Inde se rapproche de l’ASEAN (en juillet 1996 l’Inde est rentré au forum régional de l’ASEAN), mais aussi de l’Union européenne et des Etats-Unis. En effet l’Inde demande à obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU qui correspondrait à son nouveau rôle de puissance mondiale.

 

Lien Chine/Inde (7 min05) : http://www.dailymotion.com/video/x113ps6_inde-chine-l-improbable-entente_news

 

 

 


  

Statistiques Inde : http://www.statistiques-mondiales.com/inde.htm

 

FICHE REVISION : L’UNION INDIENNE DE 1947 A NOS JOURS

 

DATES CLES:

INDEPENDANCE DE L’INDE :

1947 : indépendance des Indes britanniques et partition entre Union indienne et Pakistan

30 janvier 1948 : assassinat de Gandhi

1947-1949 : 1ère guerre indo-pakistanaise

JUSQU’AUX ANNEES 1980 :

1948-1951 : Choix de la voie de développement

1949 : Constitution démocratique

1955-1964 : Nehru, leader du tiers-monde

1965 : 2e guerre indo-pakistanaise

1968 : Révolution verte

1971 : Troisième guerre indo-pakistanaise.

1974 : l’Inde dispose de l’arme nucléaire, suivie par le Pakistan (1998).

1984 : assassinat d’Indira Gandhi

DEPUIS LES ANNEES 1990 :

1991 : début des réformes libérales

1991 : Assassinat du premier ministre Rajiv Gandhi

1996 : Défaite électorale du parti du Congrès

1999 : Naissance du milliardième Indien.

2000 : Rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis

2003 : début d’un « processus de paix ».

 

VOCABULAIRE

Castes : classes sociales reposant sur le principe de discriminations héréditaires. Interdit par la Constitution, le système des castes organise encore en partie la société indienne.

Démocratie sociale : régime démocratique dans lequel les droits sociaux fondamentaux ainsi qu’une meilleure redistribution des richesses sont affirmés.

Fédéralisme : mode d’organisation d’un Etat dans lequel chacune des entités qui le compose dispose d’une large autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organe central, dit fédéral.

Révolution verte : transformation de l’agriculture fondée sur l’utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements, l’irrigation, les engrais et la mécanisation. Cette politique a pour objectif l’autosuffisance alimentaire.

Slum : bidonville caractérisé par des constructions réalisées à partir de matériaux de récupération, l’insalubrité et la misère.

Economie émergente : Etat dont le niveau de développement se situe dans une position intermédiaire entre celui des pays riches et celui des pays les plus pauvres, grâce à une croissance économique rapide.

 

BIOGRAPHIES

GANDHI Mohandas (p. 82) : (1869-1948) Avocat de formation, il s’engage contre la domination britannique par des actions politiques non violentes. Dirigeant du Congrès national indien à partir de 1921, plusieurs fois emprisonné, il s’affirme comme un des chefs de la lutte pour l’indépendance. Il est assassiné par un extrémiste hindou.

Une dynastie à la tête de l’Inde :

NEHRU Jawaharlâl (p. 82) : (1889-1964) Membre puis dirigeant du Congrès national indien. En 1947, il négocie la partition de l’Inde et du Pakistan puis leur indépendance. Premier ministre de l’Inde de 1947 à 1964, il engage la modernisation du pays.

Sa fille, Indira Gandhi, dirige le pays de 1966 à 1977, puis de 1980 à 1984, date à laquelle elle est assassinée.

Son fils, Rajiv Gandhi, est à son tour Premier ministre (1984-1989) avant d’être assassiné en 1991.

Enfin, l’épouse de Rajiv dirige le parti du Congrès depuis 1998.

 

CHIFFRES CLES :

L’Inde, un Etat fédéral et multiconfessionnel :

Divisions territoriales : 28 Etats et 7 territoires de l’Union

Langues : 2 langues officielles : l’anglais et l’hindi ; 14 langues constitutionnelles

Religions : 81% d’hindous, 13% de musulman, 2% de chrétiens, 2% de sikhs, 1% de bouddhistes, 1% d’autres religions.

 

L’INDE DE 1947 A NOS JOURS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Inde en 1947

L’Inde aujourd’hui

Population

380 000 000 d’habitants

1 211 000 000 habitants

Politique

- Une indépendance précoce, mais dans un contexte de guerre civile qui conduit à la division entre Inde et Pakistan.

- Une démocratie en construction

- Un poids international faible. 

- Des tensions persistantes avec le Pakistan.

- Une démocratie toujours fragile (inégalités hommes-femmes, castes, tensions religieuses, potentats locaux)

- Des ambitions diplomatiques régionales et internationales.

Le système des castes

- Rigide et très inégalitaire, il exclut les intouchables.

- Assoupli, il a permis la promotion de certains individus issus des basses castes.

Economie

- Essentiellement agricole.

- Dépendante du Royaume-Uni et repliée sur elle-même.

- Essor spectaculaire des secteurs industriels et tertiaire au XXI siècle.

- Insérée dans les réseaux de la mondialisation.

Pauvreté

- Touche la majorité de la population.

- Famines et épidémies frappent durement les populations.

- Recul de la pauvreté, constitution de classes moyennes.

- Plus de 300 millions de personnes souffrent encore de malnutrition.

Une mosaïque d’ethnies, de langues, de coutumes, de cultures et de traditions

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Cours Histoire Tle STMG : L'Union indienne à partir de 1947 2/3

12 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

II. Quels sont les choix de développement, leurs évolutions et leurs résultats ?

 

            A. En quoi l’Inde est aujourd’hui un pays émergent ?

 

                        1. Quels sont les contrastes dans le niveau de développement ?

 

Tableau statistique 7 page 84 : De profondes mutations économiques et sociales

Question 6 page 85 : Quels indicateurs permettent de caractériser l’Inde comme un « pays émergent » ?

L’Inde est un pays émergent car le pays connaît une forte croissance du PIB (147 dollars par habitant en 1961, 933 en 2012). Ce recul de la pauvreté permet la formation d’une classe moyenne.  De plus, l’économie s’est transformée : l’Inde est devenu un pays exportateur (2,2 milliards de dollars d’exportations en 1961, 20,8 en 1991, 220,4 en 2012). De plus, la population active est de moins en moins agricole (72,5 en 1961, 51,1 en 2012) et de plus dans le secteur industriel et tertiaire (11,5 en 1961 à 22,4 en 2012 pour le secondaire ; 16 à 26,5 pour le secteur des services).

Enfin, les indicateurs de développement humain montre une amélioration : recul de la mortalité infantile (de 139 pour mille en 1961 à 46 pour mille en 2012) et de l’analphabétisme (71,7% en 1961, 37,7% en 2012 avec une inégalité homme (26,5%) femme (48,7%).

_En 1947 la situation économique de l’Inde est caractérisée par de profondes inégalités : les castes supérieures forment une élite moderne, mais il existe une très grande pauvreté de masse, ainsi que des écarts régionaux importants entre les différents Etats.  

_En 1991 débute es réformes libérales transformant l’économie et la société du pays. En 2012 l’Inde dispose d’une économie émergenteavec une forte croissance du PIB et des exportations (2,2 milliards de dollars en 1961 et 220,4 milliards en 2012).

_ La société s’est transformée avec un recul de la pauvreté de masse et la formation d’une classe moyenne. La mortalité infantile diminue (de 139 pour mille en 1961 à 46 pour mille en 2012) ainsi que l’analphabétisme.

Economie émergente : Etat dont le niveau de développement se situe dans une position intermédiaire entre celui des pays riches et celui des pays les plus pauvres, grâce à une croissance économique rapide.

 

En quoi l’Inde est un pays de contraste ?

_L’Inde est un pays de fortes inégalités :

* inégalités hommes femmes : par exemple le taux d’analphabétisme (37,7% en 2012) est de 26,5% pour les hommes mais de 48,7% pour les femmes.

*Inégalités économiques : 260 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté alors que 100 Indiens possèdent 276 milliards de dollars 

 

Lien D carte Inde (10 min 24) : http://www.youtube.com/watch?v=vfZ535m8JJg

http://www.youtube.com/watch?v=BoVDzw88Itw

http://www.youtube.com/watch?v=lH2dhxFEen8

 

Photographie 10 page 85 : Le quartier de Worli à Mumbai en 2012 

Question 8 page 85 : A quelles difficultés le développement de l’Inde est-il encore aujourd’hui confronté ?

La population pauvre de l’Inde habite dans de nombreux et parfois gigantesques bidonvilles nommés slums. Les conditions de vie sont insalubres avec des habitats construits en matériaux de récupération et des services (égout, eau courante et électricités…) manquants.

_En Inde la pauvreté de masse affecte 240 millions de personnes et plus de 300 millions de personnes souffrent de malnutrition. Les pauvres vivent dans des bidonvilles nommés slums.

_ A l’échelle locale ses inégalités se retrouvent dans les villes comme Mumbai avec la coexistence de quartiers aisés et de bidonvilles comme celui de  Dharavi où 800 000  personnes vivent sur 215 hectares(entre deux lignes de chemin de fer et jouxte le nouveau quartier d’affaires central de Bandra-Kurla.). En fait, dans lamégapole de Mumbai comportant 20 millions d’habitants, la moitié des habitants vivent dans un bidonville.

Slum : bidonville caractérisé par des constructions réalisées à partir de matériaux de récupération, l’insalubrité et la misère.

 

                        2. Quelles sont les manifestations de la croissance économique indienne ?

 

Site de Tata avec des publicités pour les différentes activités Tata : Jaguar et Land Rover, hôtels et bijoux, etc. : http://www.tata.com/

 

Carte 8 page 84 : L’empire industriel Tata

Texte 9 page 85 : Le retour des cerveaux 

Question 7 page 85 : Dans quels secteurs l’économie indienne joue-t-elle un rôle mondial ?

_L’économie indienne s’affirme au niveau international comme le « bureau du monde » dans les services informatiques. Les « cerveaux » indiens, très bien formés dans les domaines de la finance, des technologies de l’information et de la médecine reviennent en Inde avec une expérience internationale (Etats-Unis, Emirats arabes unis…).

 _ Des FTN indiens comme Tata Group se déploient dans de nombreux secteurs : Tata motors fabrique des véhicules pour le marché indien et a racheté en 2008 Jaguar et land Rover. Tata Group est aussi présent dans la sidérurgie, les systèmes d’information, les hôtels, l’industrie et la chimie… Tata dont le siège social est à Bombay réalise 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont 60% à l’étranger en 2008. Il emploie à cette date 450 000 salariés dans 80 pays.

FTN (firme transnationale) (p. 184) : entreprise exerçant ses activités dans plusieurs Etats, directement ou par l’intermédiaire de filiales. Une grande partie de son chiffre d’affaires étant réalisée par ses filiales de l’étranger, la FTNmet en place une stratégie spatiale qui articule les espaces de conception, de production et de commercialisation afin d’optimiser ses affaires.

 

Lien Tata :http://www.capital.fr/enquetes/histoire-eco/les-50-plus-grands-patrons-de-l-histoire/ratan-tata-ne-en-1937-tata-group-il-a-modernise-et-mondialise-le-premier-groupe-industriel-indien

 

 

 

 

            B. Quel est le bilan de la Révolution verte ?

 

Texte 6 page 84 : La « révolution verte » vue par l’un de ses initiateurs

Question 5 page 85 : Définissez ce qu’est la « révolution verte ». Quel bilan peut-on en tirer ?

La « révolution verte » selon le texte peut être définie comme une augmentation de la production agricole grâce aux efforts réalisés pour « moderniser les structures » (l. 3) c’est-à-dire par la mécanisation (utilisation de tracteurs et machines agricoles), « développer l’irrigation » (l. 3-4), en employant des « semences à haut rendement » (l.4) dans le but « d’être autosuffisante en matière d’alimentation » (l. 5-6).

_ La révolution verte consiste en une transformation de l’agriculture fondée sur l’utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements, l’irrigation, les engrais et la mécanisation. Cette politique a pour objectif l’autosuffisance alimentaire.

Révolution verte : transformation de l’agriculture fondée sur l’utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements, l’irrigation, les engrais et la mécanisation. Cette politique a pour objectif l’autosuffisance alimentaire.

 

Quel bilan peut-on en tirer ?

_ Le bilan de la révolution verte est contrasté :

* Au niveau agricole et alimentaire : La sous-alimentation disparaît grâce à l’augmentation vertigineuse de la production de céréales (de 6 millions de tonnes de blé en 1947 à 75 millions en 1975) mais la malnutrition peut continuer à cause d’un manque de viandes, de corps gras, etc....

* Au niveau social : les propriétaires des grandes exploitations capables d’investir ont bénéficié de la Révolution verte pour s’enrichir, mais les paysans petits paysans avec peu de terres ont sans terres (« un quart de la population active de l’Inde) sont dans une situation économique difficile (surendettement puis ruine) provoquant de nombreux suicides.

* Au niveau environnemental : L’excès d’engrais et de pesticides, la forte consommation en eau provoquent des problèmes écologiques.

 

Suicide en Inde (lien texte et graphiques linéaires) : http://sociologie.revues.org/1265?lang=en

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : L'Union indienne à partir de 1947 1/3

12 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

L’UNION INDIENNE A PARTIR DE 1947

Manuel Hachette 2013                                                                               3 heures

 

Programme : http://cache.media.education.gouv.fr/file/33/80/0/STMG_hist_geo_225800.pdf

 

Introduction : L’Inde comporte un milliard cent million d’habitants en 2006 et 670 millions d’électeurs inscrits. La plus grande démocratie du monde n’est indépendante que depuis 1947. Elle comporte de nombreuses religions. Aujourd’hui, la population indienne augmente de 19 millions d’individus par an qu’il faut nourrir, loger, éduquer puis trouver un travail.

Problématique : Comment un pays d’un milliard d’hommes a-t-il surmonté les conflits religieux, la pauvreté et une forte démographie ?

 

I. Quel est le système politique adopté par l’Union indienne après l’indépendance ?

 

            A. En quoi l’Union indienne est-elle la « plus grande démocratie du monde » ?

 

Texte 1 page 82 : La Constitution de l’Inde, 1950

Question 1 page 83 : Sur quels grands principes la Constitution indienne a-t-elle été établie ?

La Constitution indienne est établie sur des principes démocratiques visibles dans plusieurs dispositions de l’article 14 : état de droit avec une démocratie « République » garantissant la justice, la liberté  (pensée, expression, culte), l’égalité (de statuts et des chances) et enfin la fraternité.

L’Inde est une « République souveraine » (l. 3) avec une Constitution.

_En 1949, sous l’impulsion du premier ministre Nehru, l’Union indienne adopte une constitution démocratique. L’Union indienne est une démocratie sociale affirmant des droits sociaux fondamentaux et l’égalité des statuts entre individus, la liberté de pensée et de culte.

Démocratie sociale : régime démocratique dans lequel les droits sociaux fondamentaux ainsi qu’une meilleure redistribution des richesses sont affirmés.

 

TP page 96 : Schéma de la Constitution indienne page 96

 

Question 1 page 96 : Qui détient le pouvoir législatif ? Le pouvoir exécutif ?

* Le pouvoir de faire les lois est détenu au niveau national par deux Chambres (système du bicaméralisme) : la Chambre du peuple (545 membres élus pour 5 ans) et la Chambre des Etats (245 membres élus pour 6 ans).

* Le pouvoir d’appliquer les lois est détenu au niveau national par le président de la République et par le Premier ministre.

 

Question 2 page 96 : Comment le président de la Républiqueest-il élu ?

Le président de la République est élu par le suffrage indirect par les deux Chambres législatives nationales (Chambre du peuple et Chambre des Etats) et par les assemblées législatives des Etats.

 

 Question 3 page 96 : Les pouvoirs de l’exécutif et du législatif sont-ils équilibrés ? Justifiez votre réponse.

Les deux pouvoirs législatifs et exécutifs sont équilibrés car le premier ministre et son gouvernement sont responsables devant la Chambre, et donc peut-être renversé par le pouvoir législatif. Mais, le pouvoir exécutif peut, par l’action du président de la République, dissoudre la Chambre en cas de crise.

 

 Question 4 page 96 : Quelle est la particularité de l’organisation politique de l’Etat indien ?

_ L’Etat indien est organisé avec un pouvoir législatif comportant deux Chambres (sur le modèle anglais du bicaméralisme).

_ L’Etat indien est basé sur le fédéralisme (modèle politique américain) avec 28 Etats (et 7 territoires) disposant au niveau local d’assemblée législative et d’un gouvernement.

Fédéralisme : mode d’organisation d’un Etat dans lequel chacune des entités qui le compose dispose d’une large autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organe central, dit fédéral.

 

Question 5 page 96 : Caractérisez le régime politique de l’Inde.

_La démocratie indienne est parlementairecar, pour gouverner, le premier ministre doit s’appuyer sur une majorité à la Chambre du peuple.

 

Photographie 2 page 83 : Une affiche électorale du Congrès national indien pour les élections législatives en 1967

Frise chronologique 3 page 83 : Les majorités au Parlement indien

Photographie 4 page 83 : Les élections municipales à Mumbai, février 2012.

Question 2 page 83 : En quoi la vie politique indienne témoigne-t-elle d’un réel fonctionnement démocratique ?

_L’Inde est la plus grande démocratie du monde avec 700 millions d’électeurs en 2012.

_La vie politique a longtemps été dominé par le parti du Congrès, le parti de Gandhi dans sa lutte pour l’indépendance de l’Inde. Les dirigeants du pays se recrutent principalement dans une dynastie : celle de Nehru premier ministre de 1949 à 1964, puis de sa fille unique Indira Gandhi qui a été premier ministre de 1966 à 1977, puis de 1980 jusqu’à son assassinat en 1984 ; son fils Rajiv Gandhi a été premier ministre à son tour de 1984 à 1989 puis a été assassiné en 1997 par une extrémiste tamoule. Depuis 1989 les partis alternent au pouvoir.

GANDHI Mohandas (p. 82) : (1869-1948) Avocat de formation, il s’engage contre la domination britannique par des actions politiques non violentes. Dirigeant du Congrès national indien à partir de 1921, plusieurs fois emprisonné, il s’affirme comme un des chefs de la lutte pour l’indépendance. Il est assassiné par un extrémiste hindou.

NEHRU Jawaharlâl (p. 82) : (1889-1964) Membre puis dirigeant du Congrès national indien. En 1947, il négocie la partition de l’Inde et du Pakistan puis leur indépendance. Premier ministre de l’Inde de 1947 à 1964, il engage la modernisation du pays.

 

(

Quelles ont été les politiques extérieures de la dynastie Nehru-Gandhi ?

_Nehru a été un des promoteurs du non-alignement au congrès de Bandung en 1955 et de Belgrade en 1961. Indira Gandhi doit cependant, pour trouver des alliés contre le Pakistan allié aux Etats-Unis, accepter de se rapprocher de l’URSS.

)

 

 

Quelles sont les limites et les faiblesses de la démocratie indienne ?

_La démocratie indienne connaît des limites et des fragilités :

*la classe politique est corrompue et a depuis 1970 des liens avec la pègre. Les électeurs sont achetés ou terrorisés. Des mafieux ont des appuis politiques.

*la montée du nationalisme hindoue constitue une menace pour les minorités à cause des violences religieuses et d’un rôle politique plus réduit.

 

 

 

 

            B. En quoi la démocratie indienne est-elle fragilisée par les divisions communautaires et les discriminations sociales ?

 

http://www.wat.tv/video/inde-future-puissance-demain-fdee_2g1eh_.html

 

                        1. Quelles sont les divisions et les violences religieuses?

 

Carte 11 page 86 : Des territoires disputés depuis 1947 

Quelles sont les religions présentes sur la carte ? En existent-ils d’autres ?

_L’Union indienne est un pays comportant une grande diversité religieuse. L’hindouisme est majoritaire (878 millions de fidèles, 81% de la population), l’Islam comprend 150 millions d’adeptes (13% de la population). Les chrétiens sont 25 millions (2 %), les sikhs 18 millions (2% de la population) sont surtout présent au Pendjab. Le bouddhismeest en plein essor avec 7,5 millions de personnes (1% de la population) et un fort mouvement de conversions parmi les intouchables des hors castes.

_L’Inde est le pays de la diversité avec par exemple de nombreuses langues : 2 langues officielles (l’anglais et l’hindi) et 14 langues constitutionnelles.

 

Texte 1 page 82 : La Constitution de l’Inde, 1950

Comment l’Etat indien s’efforce-t-il d’éviter les violences religieuses ?

_La constitution de l’Etat indien affirme la laïcité, c’est-à-dire la « liberté de croyance et de culte » pour toutes les religions.

_Néanmoins, les violences religieusessont nombreuses. Par exemple en 1984, après l’assassinat d’Indira Gandhi par un sikh, la communauté sikh est victime de pogroms. En 1992 des violences entre hindous et musulmans à Bombay font plus de 2000 morts.

 

 

                        2. Quelles sont les discriminations sociales liées aux castes ?

 

Texte 5 page 83 : Les castes existent encore

Question 3 page 83 : Quels problèmes politiques et sociaux l’Inde doit-elle résoudre pour que les principes de 1950 soient appliqués ?

L’Inde doit résoudre de nombreux problèmes politiques et sociaux. En effet les principes d’égalité et de fraternité affirmée dans la Constitution de 1950 ne sont pas respectés avec le maintien de l’existence des castes.

_Les castes ont été supprimées par l’article 15 de la Constitutionde 1950. Cependant elles existent encore dans les faits avec des discriminations sociales (métier méprisé et faiblement rémunéré, ségrégation socio-spatiale avec des habitations à l’écart du village).

_L’abolition des castes par le pouvoir politique ne suffisant pas, des promesses sont faites à ces électeurs d’établir un programme de promotion des basses castes par une politique de discrimination positive.

_ Dans les années 1990, on assiste à l’éveil politique des « basses castes » dont le nombre de députés a été multiplié par deux. Un intouchable, K. R. Narayanan, a même pu parvenir en 1997 à la présidence.

Castes : classes sociales reposant sur le principe de discriminations héréditaires. Interdit par la Constitution, le système des castes organise encore en partie la société indienne.

 

 

 

 

3. Quelles sont les discriminations sociales pesant sur les femmes ?

 

Photographie page 88 : Une école primaire à Dharavi + texte au-dessus

Quelle est la situation des femmes en Inde ?

_La situation des femmes en Inde montre de grandes discriminations à cause des traditions patriarcales (donnant le pouvoir au père de famille) dévalorisant la femme. 90% des mariages en Inde sont des mariages « arrangés », l’infanticide est important avec chaque année près de 7% des filles tuées à la naissance.

_Les violences sur les femmes et les viols sont nombreux, mais suscitent des mouvements de contestation de plus en plus importants. 

 

Lien ( 27 secondes, bande annonce Arte)  http://www.programme-tv.net/videos/bandes-annonces/21752-inde-la-violence-faite-aux-femmes-arte-3-decembre/

Lien AFP (1min09) : http://www.dailymotion.com/video/xzho6v_inde-l-onu-condamne-les-violences-faites-aux-femmes_news

 

 

TP page 97 : Politique démographique de l’Inde

Question 1 page 97 : Quelle politique démographique a été menée dans l’Inde indépendante ? Précisez-le à l’aide du document 1.

L’Inde a mené une politique d’incitation à la limitation des naissances à travers l’établissement d’un « planning familial ». L’Inde a mis en place des publicités et des incitations financières destinées à inciter les hommes et les femmes à accepter une stérilisation.

 8 millions de personnes ont été stérilisée en Inde en 1975, environ 4 millions en 2000.

 

Question 2 page 97 : Pour quelles raisons cette politique a-t-elle été menée ?

_L’Inde est un pays qui a connu une forte croissance démographique. Le nombre d’habitant est passé de 390 000 000 en 1947 à 1 211 000 000 aujourd’hui. 19 millions de bébés Indiens naissent chaque année encore aujourd’hui. Or, la pauvreté de masse est une réalité en Inde avec 18% de la population sous-alimentée par exemple. Les incitations financières (70 roupies pour une stérilisation féminine [environ 90 centimes d’euros]) concernent cette population pauvre.

Le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 6 en 1950 à 3 en 2000.

 

Question 3 page 97 : Quel problème de l’Inde aujourd’hui le document 2 soulève-t-il ?

L’Inde est confrontée au problème du déséquilibre des sexes avec les femmes manquantes « au nombre de 35 millions » (l. 5). Cela se traduit par un déséquilibre important des sexes : « 927 filles pour 1000 garçons » chez les enfants de moins de 6 ans » l. 1-2.

 

Question 4 page 97 : Relevez les raisons de la situation décrite par le texte

Le déséquilibre des sexes et le manque de femmes a plusieurs explications :

* Les comportements des futurs parents ne désirant pas de filles, ce qui aboutit à des avortements sélectifs remplaçant les infanticides : « « élimination des fœtus de sexe féminin », « échographies qui permettent d’interrompre des millions de grossesses ».

* le manque de soins pour les petites filles pour l’accès à la nourriture, les soins médicaux, l’éducation… le travail est aussi plus précoce.

* Les mentalités et les pratiques socio-économiques : « causes religieuses mais surtout socio-économiques » avec le coût élevé pour la famille de la dot.

 

Question 5 page 97 : Quelles relations pouvez-vous établir entre les deux documents ?

L’Etat et les pratiques des familles aboutissent à diminuer la fécondité en Inde, par un « planning familial » et par des avortements sélectifs et la négligence des jeunes filles. Ainsi, la politique démographique est révélatrice du statut inférieur de la femme ce qui est visible pour le document 2 par le nombre de femmes manquantes et pour le document 1 par le coût inférieur de la stérilisation d’une femme par rapport à la stérilisation d’un homme.

_Les mentalités et les comportements en  Inde sont défavorables aux femmes : la pratique de la dot rend difficile et très coûteux leur mariage, les avortements sélectifset les négligences  parfois mortelles causent un déséquilibre entre les sexes (35 millions de femmes manquent en Inde).

 

 

 

 

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A. Existe-t-il une position politique commune des nouveaux Etats dans un monde bipolaire ? Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux..."> Cours Histoire Tle STMG : Décolonisation et construction de nouveaux Etats 3/3

12 Octobre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

III. Quelles sont l’unité et la diversité du Sud ? <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

            A. Existe-t-il une position politique commune des nouveaux Etats dans un monde bipolaire ?

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

Question 4 page 60 : De quelles régions du monde les participants à la conférence de Bandung viennent-ils ?

_ Les pays participant à la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955 sont des pays afro-asiatiques, (23 pays d’Asie et 6 d’Afrique). Ce sont essentiellement d’anciennes colonies. Les participants à cette conférence proviennent de ces deux continents : Sukarno (Indonésie), et Nehru (Inde) ; le colonel Nasser (Egypte) et Nkrumah (Ghana)…

Sukarno (p. 66) : (né Koesno Sosrodirdjo) (1901-1970) Il est l’un des fondateurs du Parti national indonésien qui lutte contre la colonisation des Pays-Bas. En 1945, il proclame l’indépendance du pays, finalement reconnue en 1949 après quatre années de guerre. En réunissant, en 1955 à Bandung, la première conférence des pays décolonisés, il devient un des leaders du tiers monde, mais il refuse le non-alignement.

 

Texte 1 page 67 : Déclaration finale de la conférence de Bandung, avril 1955 (extrait)

Question 1 page 67 : Pourquoi la conférence de Bandung modifie-t-elle la vision d’un monde bipolaire ?

_ La conférence de Bandung modifie la vision d’un monde bipolaire en refusant le partage du monde en deux blocs en proposant de « favoriser la paix et la coopération mondiales ». La conférence est l’acte de naissance politique du Tiers-monde.

 _ La conférence de Bandung condamne le colonialisme. Les participants veulent une coopération mondiale pour lutter contre le sous-développement.

Tiers monde (p. 66) : expression créée en 1952 par l’économiste et démographe Alfred Sauvy pour désigner les pays pauvres, nouvellement indépendants pour la plupart. Le tiers monde tente de s’affirmer en tant qu’entité politique dans le monde bipolaire.

 

Comment évolue la position des Etats du tiers monde de refuser le partage du monde en deux blocs ?

_ De nombreux pays décolonisés et du Tiers monde choisissent l’un des blocs :

* Cuba en 1962, l’Angola après 1975… sont favorables à l’URSS.  

* Le Pakistan, l’Iran et l’Irak dans le Pacte de Bagdad (1955-1975) s’allient aux Etats-Unis.

_ Plusieurs Etats du tiers-monde choisissent le non-alignement. La conférence de Belgrade (Yougoslavie) de 1961 est la première conférence des non-alignés. Elle se tient dans un pays communiste mais indépendant de l’URSS. <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /> La Yougoslavie n’est pas une ancienne colonie mais un pays dont le chef Tito, est l’un des dirigeants les plus en vue du Tiers-monde. Avec l’Egyptien Nasser et l’Indien Nehru, Tito propose pour le Tiers-monde la voie du non-alignement. Ils refusent la bipolarisation du monde entre deux blocs opposés.

Non alignement (p. 66) : position des pays du tiers monde refusant pour la plupart de s’engager dans l’un des deux blocs de la guerre froide.

 

 

 

 

 

 

 

            B. Quelles sont les différences dans les stratégies de développement des pays du Tiers-monde ?

 

                        1. Quels sont les modèles de développement ?

 

Texte 1 page 69 : Déclaration de Julius Nyerere, à Arusha (Tanzanie), janvier 1967.

Question 1 page 69 : Quels obstacles au développement de la Tanzanie Nyerere relève-t-il ?

Les obstacles au développement relevés par Julius Nyerere sont : le manque de « moyens financiers » (l.5) et de « compétences techniques » (l. 5-6). L’outillage agricole est rudimentaire «houe » (l. 7, 9).

 

Question 2 page 69 : Comment Nyerere conçoit-il alors le développement de son pays ?

Le développement de la Tanzanie repose pour Nyerere sur l’agriculture, avec une modernisation de l’outillage agricole, avec la révolution verte par l’utilisation des engrais et d’insecticides (l.9), de meilleures semences (l. 11), l’irrigation. Le but est de développer le pays en tenant compte du manque d’argent mais aussi des compétences de la population rurale.

 

_ Le tiers monde se caractérise par les difficultés économiques, la faible scolarisation, une faible espérance de vie. Ces critères sont mesurés par l’IDH. La population des pays du tiers-monde est essentiellement rurale, et l’économie basée sur l’agriculture. Les gouvernements choisissent des stratégies différentes pour assurer le développement de leur pays :

* Le modèle soviétique : Il privilégie l’industrie lourde au détriment de l’agriculture. La mise en valeur globale est préférée à la satisfaction des besoins individuels. Cuba et l’Algérie ont adopté ce modèle.  

* Le modèle maoïste  privilégie le développement agricole comme la Chine ou la Tanzanie du président Nyerere.       

* Les modèles nationalistes sont présents en Amérique du sud (Argentine de Peron), en Afrique et Asie du sud-est. Ils remplacent les produits d’importation par des productions locales. Les firmes transnationales luttent contre ce modèle économique.

* Les stratégies capitalistes : misent sur les exportations et sur une main-d’œuvre bon marché en faisant appel aux investissements étrangers (IDE).  Plusieurs pays deviennent des « pays ateliers » en particulier en Asie : Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong, Singapour.            

Développement (p. 68) : accroissement de richesses produites accompagné de l’élévation du niveau de vie des populations (pouvoir d’achat, espérance de vie, niveau d’éducation).

Julius NYERERE (p. 68) : (1922-1999) Président du Tanganyika en 1961 puis de la Tanzanie en 1964, il mène une politique de développement agricole d’inspiration socialiste  soutenue par la Chine, ce qui l’isole sur le plan international. La Tanzanie est l’un des pays les plus pauvres du monde.

 

  (   RECIT :

_ Les nouveaux pays ont hérité d’une économie dépendante : ils exportent une ou deux matières premières mais n’ont pas été industrialisés. Par exemple l’économie de la Côte d’Ivoire repose sur le cacao. Or les cours de ce produit sont fixés par les gros acheteurs des pays industrialisés. Quand il baisse c’est la crise généralisée des années 1980.

_ Mais cette crise révèle une exploitation des richesses marquées par la corruption et le gaspillage. Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990, a financé lui-même les 250 millions d’euros nécessaires à la construction d’une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome dans son village de Yamoussoukro, devenue capitale.            )

                    

 

 

 

 

               2. Quelles sont les actions internationales des pays du tiers-monde pour le développement ?

 

Texte 1 page 71 : Les problèmes du développement

Question 1 page 71 : Qu’est-ce que le Groupe des 77, issu de la CNUCED ?

Le Groupe des 77 correspond à des pays du tiers-monde (au départ 77)  au sein de l’ONU cherchant à peser dans les négociations internationales pour améliorer les conditions économiques des pays en développement.

_ Nombreux au sein de l’ONU, les pays en développement font de l’ONU une tribune contre le colonialisme mais aussi pour promouvoir le développement économique. Ainsi, en 1964, une conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) est réuni pour la première fois à Genève. 120 Etats sont représentés dont 77 en voie de développement.

CNUCED (p. 70) : (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) conférence de l’ONU réunie la première fois en 1964, à la demande des pays en développement. Un groupe de 77 Etats en développement (132 Etats en 2012), majoritairement africains, défend particulièrement les intérêts économiques de ses membres.

 

Question 2 page 71 : d’après la déclaration, quels sont les types de difficultés rencontrées par les pays en développement ?

Les pays en développement rencontrent plusieurs difficultés économiques dénoncées par le Groupe des 77 : « pauvreté générale » (l. 16-17) de l’Etat et des individus qui s’accroît.

Les revenus sont insuffisants à cause d’une aide publique au développement internationale insuffisante (l. 3-4)  et d’ un commerce qui ne permet pas le développement à cause du manque d’IDE (l. 7). Cela alors que les dépenses sont fortes à cause du poids de la « dette » (l. 10).

Les causes de la pauvreté sont parfois externes : système commercial désavantageux (l. 8-9) pour les pays en développement avec la chute des prix des matières premières en 1994.

Pour sortir de la crise et de la pauvreté les pays ont adopté ou se sont vus imposer des « programmes d’ajustement structurel » (l. 18-19) pour « restructurer leur économie » (l. 21-22). Cela a conduit à des situations difficiles pour la population des pays en développement et parfois à des guerres : décennie du chaos en Afrique dans les années 1990-2000.

La situation est dénoncée par le Groupe des 77 qui souhaite une aide internationale pour les pays en développement.

(   _ Les « programmes d’ajustement structurel » préconisés par le FMI ou la Banque mondiale en imposant une réduction des dépenses de l’Etat et donc en aggravant les conditions de vie de plusieurs PED ont conduit à des  tensions et guerres civiles dans les PMA africains lors de la « décennie du chaos » (1990-2000).   )

 

_ En 1967, dans la Charte d’Alger, le « groupe des 77 » définit ses buts : redonner au Sud une place satisfaisante  dans le commerce mondial en rééquilibrant les termes de l’échange ; favoriser le contrôle par chaque Etat de ses ressources souvent aux mains des firmes multinationales et en proie à l’impérialisme des Etats puissants accusés de néo-colonialisme.

Terme de l’échange (p. 70) : rapport entre les prix moyens à l’exportation et les prix moyens à l’importation. Les termes de l’échange se dégradent quand les premiers baissent ou qu’ils progressent moins vite que les seconds.

Impérialisme (p. 68) : domination d’un Etat sur un autre, sans nécessairement remettre en cause son indépendance politique. Cette domination peut-être économique, financière, culturelle.

 

Photographie 2 page 71 : La barrage d’Inga I, sur le fleuve Zaïre

Question 3 page 71 : Comment de grands aménagements semblables à ce barrage sont-ils possibles (doc. 2) ?

_ L’aide publique au développement est une aide versée par des organisations internationales (ONU) ou par des Etats (dons, prêts) pour financer des projets et construire des équipements dans les pays en développement. Par exemple le barrage d’Inga I sur le fleuve Zaïre a été conçu en 1972 avec belge (pays ancienne métropole coloniale) et internationale. Les ports, écoles et universités hôpitaux sont aussi réalisés grâce à ces fonds.

 

 

 

 

C. Quelle est la situation des pays du Sud dans l’économie mondiale ?

 

Repères bas de la page 70 : Exportations de pétrole de pays membres de l’OPEP (en millions de dollars)

En quoi la création de l’OPEP donne une « arme pétrolière » et financière pour les pays en développement ?

L’importance de la production de l’OPEP permet à cette organisation de fixer le prix du baril au niveau international. Cela aboutit à plusieurs « chocs pétroliers » en 1973 et 1979. Les revenus des pays de l’OPEP ont fortement augmenté au point de parler de « pétromonarchie » en désignant les riches Etats d’Arabie Saoudite ou du Qatar.

_ Les pays du Sud connaissent des situations économiques différentes en fonction de leur choix économiques et politiques ainsi que de leurs ressources naturelles.

* Les pays producteurs de pétrole se regroupent dans les années 1960 dans l’OPEP. L’augmentation des prix du pétrole a provoqué les « chocs pétroliers » de 1973 et 1979. Les revenus des pays pétroliers ont fortement augmentés. Les « pétromonarchies » d’Arabie Saoudite, du Qatar, du Koweït… sont des pays riches parmi les pays du Sud.

Sud (p. 70) : ensemble des pays en développement, par opposition au Nord qui désigne les pays industriels développés. Le terme ne rend pas compte de la diversité des niveaux  de développement.

OPEP (p. 70) : (organisation des pays exportateurs de pétrole) : formée en 1960, elle regroupe la plupart des pays exportateurs de pétrole pour garantir leurs revenus.

 

Texte 2 page 69 : Le projet du chef d’une grande entreprise indienne, Tata, le 15 août 1947

Photographie 9 page 69 : Dans un camp de réfugfiés, à Umuahia, pendant la guerre du Biafra, mars 1969

Quel est le bilan de ces stratégies de développement ?

_ En 2014 le bilan du développement des Pays en Développement est contrasté :

* Positif pour les BRICS et en Asie, pour les pays émergents, les dragons. En Inde par exemple l’alimentation de la population a été possible grâce à la révolution verte, la modernisation de l’économie est importante. Par exemple le groupe sidérurgique Tata se lance après 1945 dans la construction d’automobiles et de camions, puis dans l’électronique. La vallée de Bangalore est aujourd’hui une zone importante pour l’électronique et la recherche, comparable avec la Sillicon Valley américaine.

* Le bilan est négatif en Afrique. En particulier dans les PMA avec la crise économique depuis 1980, des épidémies comme le Sida ou Ebola, et une instabilité politique importante.

BRICS (p. 140) : (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) : principaux pays émergents qui connaissent une croissance économique rapide.

PMA (p. 148) : territoires où le revenu par habitant et l’IDH sont très faibles et dont les économies fragiles et très vulnérables reposent essentiellement sur l’agriculture, soumise aux aléas climatiques.

 

 

 

 

 

 

FICHE REVISION T STMG HISTOIRE : DECOLONISATION ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

 

NOTIONS :

Anticolonialisme (p. 62) : hostilité au système de domination coloniale fondée sur des idées humanistes qui engendre la création de mouvements politiques, dans les métropoles ou les colonies, favorables à l’indépendance des peuples colonisés.

Décolonisation (p. 62) : processus politique par lequel un peuple colonisé devient indépendant. Elle peut être négociée entre la métropole et les nationalistes, violente en étant obtenue par une « guerre de libération », mixte lorsque l’indépendance est négociée à la suite de troubles sociaux (grèves, manifestations, émeutes).

Non alignement (p. 66) : position des pays du tiers monde refusant pour la plupart de s’engager dans l’un des deux blocs de la guerre froide.

Tiers monde (p. 66) : expression créée en 1952 par l’économiste et démographe Alfred Sauvy pour désigner les pays pauvres, nouvellement indépendants pour la plupart. Le tiers monde tente de s’affirmer en tant qu’entité politique dans le monde bipolaire.

Développement (p. 68) : accroissement de richesses produites accompagné de l’élévation du niveau de vie des populations (pouvoir d’achat, espérance de vie, niveau d’éducation).

Impérialisme (p. 68) : domination d’un Etat sur un autre, sans nécessairement remettre en cause son indépendance politique. Cette domination peut-être économique, financière, culturelle.

Sud (p. 70) : ensemble des pays en développement, par opposition au Nord qui désigne les pays industriels développés. Le terme ne rend pas compte de la diversité des niveaux  de développement.

 

LES ACTEURS CLES (p. 72) :

Hô Chi Minh : (1890-1969) En 1945, après avoir proclamé la République démocratique du Vietnam, il anime la lutte contre la France jusqu’à l’indépendance, reconnue en 1954. Il combat le Sud-Vietnam soutenu par les Etats-Unis afin de réunifier les deux Etats.

SUKARNO : (né Koesno Sosrodirdjo) (1901-1970) Il est l’un des fondateurs du Parti national indonésien qui lutte contre la colonisation des Pays-Bas. En 1945, il proclame l’indépendance du pays, finalement reconnue en 1949 après quatre années de guerre. En réunissant, en 1955 à Bandung, la première conférence des pays décolonisés, il devient un des leaders du tiers monde, mais il refuse le non-alignement.

Kwame NKRUMAH : Leader nationaliste, il est le président du Ghana, devenu indépendant en 1957. Il est renversé par un coup d’Etat en 1966.

Julius NYERERE: (1922-1999) Président du Tanganyika en 1961 puis de la Tanzanie en 1964, il mène une politique de développement agricole d’inspiration socialiste soutenue par la Chine, ce qui l’isole sur le plan international. La Tanzanie est l’un des pays les plus pauvres du monde.

Houphouët-Boigny Félix (p. 66) : (1905-1993) Député et ministre sous la IV République française. Il est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Défendant une politique libérale sur le plan économique, il dirige seul le pays, à l’aide d’un parti unique, de l’indépendance en 1960 à sa mort. Tout en conservant des liens étroits avec la France, il est très influent dans la politique intérieur des Etats du golfe de Guinée. 

Habib BOURGUIBA : (1903-2000) Fondateur du Néo Destour en 1934, plusieurs fois emprisonné, il négocie l’indépendance de la Tunisie en 1956. Président de la République, de 1957 à 1987. Il modernise le pays en instaurant l’égalité des sexes et en développant l’éducation et l’économie.

Sese Soko MOBUTU : (1930-1997) arrivé au pouvoir après un coup d’Etat, il instaure un régime autoritaire et dirige le Zaïre de 1965 à 1997.Il défend la « zaïrisation » du pays : décolonisation culturelle, nationalisations d’entreprises étrangères… A sa mort, sa fortune personnelle est estimée à 7 milliards de dollars.

 

DATES :

Dates d’indépendance :

1945-1949 : Indonésie

1946-1954 : Indochine

1947 : indépendance et partition de l’Inde et du Pakistan.

1956 : Maroc et Tunisie

1960 : Congo belge

1962 : Algérie

Années 1960 : Afrique noire française et britannique

1975 : Colonies portugaises.

Affirmation internationale des pays décolonisés :

1955 : Conférence de Bandung

1961 : Conférence des non-alignés à Belgrade

 

 

 

Indépendance économique :

1960 : Fondation de l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole).

1964 : Première Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.

1967 : Charte d’Alger rédigée par le « Groupe des 77 »

1967 : Création de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique.

 

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : Décolonisation et construction de nouveaux Etats 2/3

12 Octobre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

II. Quels sont les nouveaux défis des Etats indépendants ?

 

A. Comment gérer les héritages de la colonisation ?

 

1. Quelles relations établir avec l’ancienne puissance coloniale ?

 

Photographie 3 page 67 : le 13e sommet franco-africain, à Lomé, en novembre 1986.

Question 4 page 67 : Quels intérêts la France et les anciennes colonies devenues des Etats indépendants ont-elles à conserver des liens étroits ?

Les liens permettent une aide au développement pour les pays pauvres et un maintien de l’influence française en Afrique par ces liens culturels et politiques.

_ L’héritage colonial prend plusieurs formes pour les anciennes colonies :

* une influence culturelle à travers la francophonie.

* des liens économiques à travers la coopération et la françafrique.

* des accords de solidarité comme la Convention de Lomé entre Union européenne et pays de l’ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) signée en 1975, ou encore le Commonwealth.

* des liens migratoires à travers les Européens expatriés (« Pieds noirs ») et les émigrés.

Francophonie (p. 64) : ensemble des pays et régions du monde où l’on parle le français comme langue maternelle ou langue de culture. La francophonie est aussi la communauté des pays francophones.

Françafrique (p. 66) : néologisme employé par Houphouët-Boigny pour désigner les liens et l’imbrication des intérêts entre la France et certains Etats africains.

 

 

                        2. Quels problèmes sont liés aux frontières issues de la décolonisation ?

 

Carte 1 page 65 : Les peuples de la Côte d’Ivoire et des Etats voisins

Question1 page 65 : Pourquoi le peuplement de la Côte d’Ivoire est-il complexe, à l’intérieur du pays et à ses frontières ?

_ Le peuplement de la Côte d’Ivoire est composé de quatre grands groupes linguistiques. Aucun de ces groupes ne forment la majorité de la population (Nigéro-congolais (42%), Mandé (27%), Voltaïque (16%), Krou (15%) ). De plus chaque groupe linguistique se divise en plusieurs langues (Senoufu et Lobi pour le groupe voltaïque par exemple). Cela conduit à l’existence de plusieurs langues officielles : français, mais aussi Bete, Baoulé et Dioula.

_ La diversité ethnique pose les problèmes dans le pays de la communication entre groupes alors que les langues officielles sont nombreuses. De plus, les liens peuvent être forts avec les membres de la même communauté linguistique présents dans un pays voisin. Cela pose les questions du sentiment d’appartenance à un pays, du séparatisme d’une ethnie par rapport au pays.

_ La décolonisation donne naissance à de nombreux nouveaux pays. Mais les frontières des nouveaux Etats ont été tracées par les colonisateurs. Elles posent problèmes car elles peuvent séparer une même ethnie entre plusieurs pays.

Ethnie (p. 64) : Le terme désigne un peuple et ses caractéristiques culturelles (langue, religion, traditions). Comme toute société humaine, l’ethnie évolue au contact d’autres peuples, en fonction des changements historiques.

 

 

Les frontières héritées de la colonisation sont-elles remises en causes ?

_ Pour éviter des conflits les Etats issus de la décolonisation ont décidés de ne pas modifier les frontières héritées de la colonisation. L’Organisation de l’Unité africaine, créé en 1963 a déclaré les frontières intangibles. 

_ Plusieurs pays ont remis en cause les frontières. Cela a causé des conflits (comme entre le Maroc et l’Algérie en 1963-1964).

*  En Afrique des guerres civiles ont donné naissance à de nouveaux pays : l’Erythrée s’est séparée de l’Ethiopie en 1993 après 30 ans de guerre, le Soudan du sud a fait sécession du Soudan.

* En Asie des guerres ont éclaté entre l’Inde et le Pakistan pour la possession du Cachemire, mais aussi entre le Pakistan occidental et oriental. Cette guerre a abouti à la création du Bangladesh.

 

 

 

 

 

 

B. Comment construire un nouveau régime politique ?

 

Photographie 3 page 65 : Devant un bureau de vote à Manille (Philippines), novembre 1971

Question 3 page 65 : Quelles pratiques de la démocratie relevez-vous ? Quelles en sont les limites ?

Les Philippins exercent leur droit de vote, indispensable pour une vie démocratique. Cependant, plusieurs limites sont présentes : 200 morts lors des violences pendant la campagne électorale, puis l’année suivante une loi martiale qui suspend les libertés individuelles. Des coups d’Etat peuvent renverser la démocratie et établir des dictatures.

_ Les démocraties sont rares (Inde, Sénégal). Elles sont également fragiles comme le montre le cas des Philippines (violences lors des campagnes électorales avec 200 morts en 1971, loi martiale).  

_ La plupart des pays qui accèdent à l’indépendance adoptent des régimes politiques qui ne respectent pas les libertés individuelles : dictatures communistes de Chine, Vietnam dirigées par un parti unique, monarchies absolues d’Arabie saoudite, dictatures militaires ou l’armée dirige le pays.

_ Les dictatures apparaissent dès la décolonisation avec l’installation d’un régime autoritaire comme en Tunisie avec Bourguiba ou suite à un coup d’Etat comme au Zaïre avec Mobutu. En effet le continent africain a connu de nombreux coups d’Etats (21dans les années 1960, 16 dans les années 1970, 18 dans les années 1980).  

_ La dictature s’accompagne de corruption comme le montre la fortune personnelle de Mobutu (7 milliards de dollars) ou Felix Houphouët-Boigny président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990, financant lui-même les 250 millions d’euros nécessaires à la construction d’une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome dans son village de Yamoussoukro, devenue capitale. Les dictatures communistes en Asie privent de libertés personnelles (Corée du Nord), provoquent l’exil (centaine de milliers de Boat people fuyant le Vietnam), aboutissent à un génocide après en 1975 dans le Cambodge des khmers rouge du communiste Pol Pot.

Régime politique (p. 64) : organisation et fonctionnement du pouvoir dans un Etat.

Bourguiba Habib (p. 64) : (1903-2000) Fondateur du Néo Destour (Nouveau parti libéral constitutionnel) en 1934, plusieurs fois emprisonné, il négocie l’indépendance de la Tunisie en 1956. Premier président de la République, de 1957 à 1987, il modernise le pays en instaurant l’égalité des sexes et en développant l’éducation et l’économie.

Coup d’Etat (p. 64) : prise du pouvoir par la force, généralement avec l’appui de l’armée.

Mobutu Sese Soko (p. 64) : (1930-1997) Arrivé au pouvoir après un coup d’Etat, il dirige lz Zaïre de 1965 à 1997. Il instaure un régime autoritaire et défend la « zaïrisation » du pays : décolonisation culturelle, nationalisations d’entreprises étrangères… A sa mort, sa fortune personnelle est estimée à 7 milliards de dollars.

Houphouët-Boigny Félix (p. 66) : (1905-1993) Député et ministre sous la IV République française,

Il est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Défendant une politique libérale sur le plan économique, il dirige seul le pays, à l’aide d’un parti unique, de l’indépendance en 1960 à sa mort. Tout en conservant des liens étroits avec la France, il est très influent dans la politique intérieur des Etats du golfe de Guinée. 

Génocide (p. 64) : extermination systématique d’un peuple.

 

 

 

 

C. Quelle construction nationale pour les nouveaux Etats indépendants ?

           

Photographie 2 page 65 : une affiche des Combattants de la liberté dans un village du Pakistan Oriental.

Question 2 page 65 : Comment expliquez-vous la naissance du Bangladesh ?

Le Bangladesh est né de la volonté des populations locales de rejeter la domination économique et politique d’une métropole éloignée. Le séparatisme bengali soutenu par l’armée indienne a permis l’indépendance du Bengladesh.

_ L’unité nationale fragile des Etats décolonisés s’explique par la diversité des ethnies dans ces Etats et des séparatismes menaçant d’éclatement le pays.

_ Des violences peuvent éclater comme au Nigeria entre les Ibos chrétiens du Biafra face aux Haoussas musulmans entre 1967 et 1970. De nouvelles guerres ont donné naissances à plusieurs pays à partir du séparatisme des populations locales : le Bangladesh s’est détaché du Pakistan en 1971, l’Erythrée est devenue indépendante en 1993 après 30 ans de guerre contre l’Ethiopie.

 

Repères page 64 : La décolonisation des noms d’Etat 

Pourquoi les Etats des pays décolonisés veulent-ils changer de nom après leur indépendance ?

_ Pour construire un sentiment national au sein de leur population, de nouveaux symboles nationaux montrant la liberté et l’identité des pays indépendants sont adoptés. Le nom des pays change comme les pays africains nommés d’après le nom de Cecil Rhodes, un colonisateur anglais. La Rhodésie du nord devient la Zambie, la Rhodésie du sud devient le Zimbabwe.

_ La construction d’un Etat nation passe par l’adoption de symboles comme les drapeaux, les hymnes, les fêtes nationales ou encore le changement de noms comme le montre la « zaïrisation » du pays par Mobutu. 

Etat nation (p. 64) : Etat indépendant et reconnu dans lequel le sentiment d’appartenance à la nation est partagé par l’ensemble de la population.

 

 

 

 

 

 

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