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MUSECLIO

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

25 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

 

            A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

 

Texte 1 page 126 : Louis Napoléon Bonaparte présente sa constitution (1852)

 

Question 1 page 127 : Selon Louis-Napoléon Bonaparte, quels sont les rôles respectifs du peuple, du chef de l’Etat et des chambres ?

_ Le peuple, consulté par le chef de l’Etat, peut lui accorder ou lui retirer sa confiance par le plébiscite.

_ Le chef de l’Etat dispose du pouvoir exécutif, les ministres doivent lui être soumis. 

_ Les chambres n’ont pas de véritable pouvoir. Pour exercer une action elles doivent avoir l’appui du gouvernement (l. 15 pour le Sénat), être ratifié par le peuple…

 

Question 2 page 127 : Comment caractériser un tel régime ?

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Ou

 

T. P. page 135 : Commenter l’organigramme d’une Constitution

1. Présenter le document.

Le document est un organigramme présentant la Constitution de 1852 en séparant le pouvoir exécutif, administratif, législatif et en montrant les relations entre ces pouvoirs.

 

2. Qui détient la souveraineté ? Qui détient le pouvoir exécutif ? Qui détient le pouvoir législatif ?

_ La souveraineté est détenue en apparence par le peuple puisque tous les hommes de plus de 21 ans peuvent élire des conseillers (généraux, d’arrondissement, municipaux) et peuvent voter les plébiscites. Cependant, des pressions sont exercées sur les électeurs, et les maires sont nommés par l’exécutif et non pas élus. 

_ Le pouvoir exécutif est concentré dans les mains de l’empereur. Celui-ci nomme la plupart des dirigeants exécutif et administratif (ministres, préfets et sous-préfets, maires), mais aussi des membres exerçant un pouvoir législatif : conseillers d’Etat, sénateurs.

_ Le pouvoir législatif est divisé en trois chambres, dont deux sont nommées par l’empereur. La troisième : le Corps législatif, élue par le peuple, vote les lois sans les discuter. L’empereur dispose d’une forte influence sur le pouvoir législatif par ses nominations, et l’initiative des lois.  

 

3. Quelles sont les relations entre les différentes institutions ?

_ Les conseils élus par suffrage universel n’ont pas de relations entre eux. Ils sont divisés et isolés, soumis aux pressions de la part du régime.

_ Le pouvoir exécutif est soumis à l’empereur par le jeu de la hiérarchie et de la nomination des  dirigeants et représentants.

 

4. Caractériser ce régime ? 

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Césarisme (p. 120) : Dictature qui s’appuie ou prétend s’appuyer sur le peuple. En référence au régime créé à Rome par Jules César.

 

 

 

Qui possède l’essentiel des pouvoirs dans ce système politique ?

 

_  Pour Napoléon III la politique doit s’incarner dans un chef qui peut faire directement appel au peuple : c’est le césarisme.

_ L’Empereur possède l’essentiel des pouvoirs. La Constitution concentre l’essentiel du pouvoir entre les mains de l’Empereur. Il a l’initiative des lois, l’autorité en matière de guerre et de paix. Les fonctionnaires lui doivent serment de fidélité et les ministres ne sont responsables que devant lui. Le pouvoir législatif est partagé entre trois assemblées : le Corps législatif élu au suffrage universel masculin, le Conseil d’Etat et le Sénat, composés de membres nommés par lui. Le Parlement est maintenu mais son rôle se borne à approuver les lois rédigées par le Conseil d’Etat dont les membres dépendent directement de l’Empereur.

 

 

 

En quoi le régime politique est-il autoritaire ?

 

_ Le régime politique mis en place par l’Empereur est un régime autoritaire qui interdit les partis : pour Bonaparte, les partis sont source de discordes :

* Il existe une guerre civile larvée entre légitimistes (favorables à la restauration des Bourbons), les orléanistes (favorables à Louis-Philippe), les Républicains modérés (la bourgeoisie favorable à la démocratisation politique mais peu à la démocratisation sociale), les socialistes (réformistes ou révolutionnaires).

* L’interdiction du multipartisme répond à la volonté d’apaisement des Français qui préfèrent alors aliéner une partie de leur liberté (la pluralité des idées et donc la liberté d’opinion et d’expression) en échange de la paix civile.

 

 

 

 

En quoi le régime politique est-il populiste (s’appuyant sur l’approbation populaire)?

 

_ Un régime populiste : Napoléon III restaure le suffrage universel. Il entend s’appuyer sur l’approbation populaire pour régner. Il organise régulièrement des plébiscites pour approuver sa personne. Une propagande efficace et la pression des préfets dans les départements, ainsi que l’interdiction pour l’opposition de faire campagne oriente naturellement l’opinion dans un sens qui lui est favorable. Il y a plus populisme (appui démagogique sur le peuple) que démocratie (réel pouvoir des citoyens).

_ D’ailleurs Napoléon III jouit d’une réelle popularité. Elle s’appuie sur son souci de modernisation du pays et son soutien aux milieux d’affaires. Il montre aussi une certaine volonté d’améliorer les conditions de vie des masses laborieuses par une politique sociale visant à améliorer les sociétés de secours mutuel et la subvention de logement ouvrier.

 

 

 

 

            B. Quelles sont les contestations face au Second Empire ?

 

Texte 6 page 127 : Thiers réclame les libertés nécessaires

Question 8 page 127 : Qui est l’auteur de ce discours ?

L’auteur de ce discours est l’homme politique Adolphe Thiers, chef du parti de l’ordre qui a d’abord soutenu Louis-Napoléon Bonaparte.

 

Question 9 page 127 : A qui s’adresse-t-il ?

Le discours s’adresse au Corps législatif, c’est-à-dire à l’Assemblée élue par les citoyens.

 

Question 10 page 127 : Quelles sont les cinq conditions qui constituent selon lui les libertés nécessaires ?

Sécurité du citoyen (l. 3), liberté d’expression (« liberté d’échange dans les idées » l. 5-6), liberté des élections (l. 8), « contrôle du pouvoir » ( ) ou « liberté de représentation nationale » (l. 13-14), élections libres pour former une assemblée inspirant le gouvernement (« l’opinion publique, bien constatée à la majorité, devienne la directrice des actes du gouvernement »).

 

Question 11 page 127 : Quels enseignements peut-on tirer de ce texte sur la vie politique en 1864 ?

* La contestation du pouvoir autoritaire de l’Empire s’accroît, même du côté des conservateurs du parti de l’ordre et de ceux qui ont soutenu l’accession de Louis Napoléon Bonaparte. 

* Les critiques sont de plusieurs ordres : elles portent sur les liberté fondamentales comme la liberté d’expression, sur la libertés démocratiques (peut-être rappel du Bill of Rights qui garantit contre les arrestations arbitraires ?) et le droit à la sécurité, et une demande de participation politique  prenant en compte l’avis des citoyens. 

 

_ Le régime impérial est contesté, même par les conservateurs. Napoléon perd deux appuis importants. D’un côté les catholiques qui lui reprochent son soutien à l’unité italienne (qui se réalise contre le Pape). De l’autre, le milieux des affaires lui reproche son choix d’ouvrir le pays au Libre-échange ce qui expose les industriels à la concurrence britannique.

_ Les opposants se regroupent dans l’ « Union libérale » et font élire 32 députés aux élections de 1863.

 

Comment peut réagir le régime ?

 

_ En janvier 1864 le député Thiers réclame les « libertés nécessaires » : liberté individuelle, liberté de presse et des élections, contrôle du pouvoir exécutif par les députés.

_ Pour conserver un soutien le régime évolue dans un sens libéral à partir de 1860. Il cherche alors de nouveaux soutiens chez les notables libéraux, les classes populaires et la petite bourgeoisie démocrate.

_ Il multiplie dans ce but les concessions aux idées libérales et démocratiques :

* L’empereur accorde le droit de grève en 1864. En 1868 le régime de la presse est assoupli et la liberté de réunion est accordée.

* Au niveau politique : en 1867 les députés gagnent le droit d’interpeller les ministres qui sont responsables devant eux. En 1869 : le corps législatif reçoit le droit d’élire son président et partage avec l’empereur l’initiative des lois.   

 

  (    Sur quels souvenirs s’appuient le régime ? Quels sont les risques ?

 

_ L’adhésion populaire au régime repose également sur les succès militaires de Napoléon III : par tradition avec le 1er Empire, Napoléon III développe une politique extérieure de grandeur (Guerre de Crimée contre les Russes, guerre contre l’Autriche). Mais Napoléon III commet l’erreur de déclarer la guerre à la Prusse en 1870. La France est battue à Sedan en septembre 1870. L’Empereur est fait prisonnier et les députés, à Paris, proclament la fin de l’Empire et le retour à la République.    )



III. En quoi l’époque de la Commune est-elle une la révolution pour la démocratie sociale ?

 

Introduction : La défaite débouche sur une révolte du peuple de Paris. Cette insurrection populaire, dans la tradition des émeutes parisiennes de l’Ancien Régime, est idéalisée dans la mémoire ouvrière comme le point de départ du rêve d’une démocratie sociale.

 

            A. Quelles sont les origines de la Commune ?

 

(     Gravure page 121 : La capitulation à Sedan.   )

 

Texte 2 page 128 : Aux origines de la Commune

Question 4 page 129 : Quelles sont les causes de la Commune selon Jules Ferry ?

Jules Ferry indique plusieurs causes à l’éclatement des troubles parisiens et à la proclamation de la Commune de Paris :

* « l’état moral de la population parisienne » (l. 2-3) : la guerre et la défaite militaire, le siège de Paris provoque  dans la population des ouvriers, artisans, gardes nationaux et soldats l’envie de se battre contre les Allemands.

* Jules Ferry évoque aussi à deux reprises dans son second paragraphe « la trahison » (l. 24, l. 26) : cette trahison imaginée est celle des royalistes livrant la France aux ennemis de façon à rétablir la monarchie.

L’entrée des Allemands à Paris est considérée comme la preuve de cette trahison, car les dirigeants qui ont accepté cette condition allemande sont des monarchistes et des républicains modérés regroupés autour d’Adolphe Thiers.

 

_ Deux raisons expliquent la Révolte de la Commune :

* La débâcle face à la Prusse : La guerre contre la Prusse est déclarée par Napoléon III le 19 juillet 1870. Les armées prussiennes mieux équipées l’emportent. Le 2 septembre 1870 la défaite de Sedan oblige l’empereur à capituler.

* La défaite militaire favorise le retour au pouvoir du camp royaliste et des conservateurs autour d’Adolphe Thiers. Le gouvernement se replie à Bordeaux. Les 8 février les élections donnent la majorité aux monarchistes et à leur programme de la paix à tout prix. L’armistice du 28 juillet 1871 prévoit le paiement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de francs, et surtout l’abandon de l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne. La prise de Paris par les Allemands le 1er mars après quatre mois de siège.    

_ La Commune est une double révolte à la fois contre la résignation à la défaite et contre les monarchistes.

_ Le peuple de Paris se dote de sa propre armée, la Garde Nationale pour continuer la lutte contre l’ennemi et les traîtres. L’épreuve de force commence entre le gouvernement installé à Versailles et une partie de la population parisienne (principalement les quartiers de l’est de Paris).

 

Garde nationale (p. 331) : En France, milice bourgeoise organisée à l’échelle du pays. Née en juillet 1789 pour garantir l’ordre à Paris, elle est plusieurs fois dissoute et reformée jusqu’en 1871.

 

 

 

 

                        B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

 

Textes 4 page 129 : Deux types de communards

Question 10 page 129 : Quel est le portrait social des communards ?

Les individus membres de la Commune (les Communards) sont comme l’ébéniste Brousse des artisans et petits patrons « J’occupais 1 à 3 ouvriers » (l. 2). D’autre part, les femmes occupant l’église de la Trinité sont du milieu ouvrier : « « la plaie sociale, qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons, qui exploitent l’ouvrier » (l. l.1 à 3).

 

_ Les communards ont pour meneurs des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui*, des disciples de Proudhon. Les insurgés sont en majorité des ouvriers et des artisans, parfois au chômage et vivant de la solde de la Garde nationale. Les femmes participent activement à l’insurrection

 

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

* Auguste Blanqui : républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l'Enfermé » parce qu'il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l'empereur.

 

Question 11 page 129 : Quelles idées défendent-ils ?

Les textes nous présentent des idéaux différents bien que tous les deux issus de la gauche

* Le texte de l’ébéniste Brousse nous montre un réformateur : « je voudrais en un mot toutes les réformes » (l. 10-11). Il est probablement socialiste et souhaite l’établissement de la République (l. 5-6) : « je veux la souveraineté du Peuple la plus étendue, toutes les libertés sans autre limite que la liberté d’autrui. » Il désire aussi des réformes sociales fiscale « impôt unique » (l. 8) et sociales (l.  9- 10) comme l’école gratuite, obligatoire et laïque.

* Les femmes occupant l’église de la Trinité s’en prennent avec violence à la hiérarchie sociale : « lorsque nous n’aurons plus ni patrons, ni riches, ni prêtres » (l. 10- 11). Elles sont des anarchistes disciples de Proudhon.

 

_ Le 26 mars un Conseil de la Commune est élu par les insurgés parisiens. La Commune a pour but de créer un nouveau régime politique (autogestion, démocratie directe) et de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale. Il adopte le drapeau rouge, instaure le droit de vote des femmes, l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat et établit un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc.

 

  

 

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

 

Correction :

 

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ? République

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ? Autonomie de la Commune par rapport à l’Etat

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ? Autogestion = démocratie sociale.

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ? Sur la libre-adhésion

 

 

La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale.

Le gvt de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante " (21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.

 

 

Témoignage :

Nous fûmes bientôt plus de trois mille prisonniers. Tout le dimanche, les détonations retentirent à côté de nous. Le lundi matin, un peloton entra : « Cinquante hommes ! », dit le sergent. Nous crûmes qu'on allait nous fusiller.

Sur une étendue qui nous parut sans fin, nous vîmes des tas de cadavres. « Ramassez tous ces salauds », nous dit le sergent. Nous relevâmes ces corps gluants de sang et de boue. Les soldats plaisantaient affreusement : « Vois donc, quelles gueules ça fait ! », et ils écrasaient du talon quelque visage. Il nous sembla que plusieurs vivaient encore. Nous le dîmes aux soldats; mais ils répondirent: « Allons ! Allons ! va toujours ! » Sûrement, il y en a eu qui moururent en terre. Nous mîmes dans les fosses dix-neuf cent sept corps.

LISSAGARAY, Histoire de la Commune de Paris, 1876.

 

 

 

 

 

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

 

Transparent : Carte des combats de Paris.

 

 

Photographie 5 page 129 : cadavres de communards exécutés

+ tableau du haut page 122 : L’arrestation de Louise Michel

+ tableau du bas page 122 : Le mur des fédérés

 

Comment sont traités les Communards ? Par qui ? Pourquoi ?

* Les communards subissent dans la semaine de combats de nombreuses pertes : 20 000 morts. Les témoins évoquent des exécutions sommaires, mais aussi des meurtres d’ouvriers communards et des viols. 30 000 personnes sont déportées dont la poétesse Louise- Michel. Jules Vallès doit s’enfuir en Belgique puis en Angleterre.

* Les communards sont réprimés avec dureté par les troupes françaises du gouvernement établi à Versailles, portant le nom de Versaillais.

* Le but des Versaillais est d’écraser un mouvement révolutionnaire de gauche.

 

_ Le gouvernement de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la « Semaine Sanglante » (21-27 Mai 1871). La guerre civile se déroule entre communards parisiens et troupes du gouvernement appelés Versaillais.

_ On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 4 000 déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Parmi ces derniers se trouve la poétesse Louis Michel.

_ L’échec de la Commune permet d’écarter de la vie politique la gauche socialiste et de rassurer la province et les notables sur la capacité du gouvernement d’assurer l’ordre public..

 

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

 

(           Texte 6 page 129 : Proclamation de Thiers aux Parisiens, le 8 mai 1871       )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

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Changement d'emploi du temps TL

24 Février 2010 Publié dans #Vie de classe

Je vous l'ai déjà communiqué mais je vous donne la confirmation après signature de l'autorisation par Monsieur Meunier notre proviseur adjoint.


En l'absence de mon collègue et pour que vous puissiez mieux réviser le bac blanc, le cours du vendredi 26 est reporté à deux mardi après le bac blanc de 17h00 à 18h00.
Isabelle Chaudorge obligatoirement et des élèves qui voudraient avoir des reprises de la méthodologie en petit groupe à partir de ce cours peuvent venir le vendredi de 8 heures à 9 heures en salle 406. Ceci ce vendredi et le vendredi du bac blanc.

En échange de ce déplacement d'horaire vous avez le devoir de très bien reussir votre bac blanc en histoire-géographie

A tous je vous souhaite bon succès.

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Homère

24 Février 2010 Publié dans #Culture et réflexions

Pour les élèves de Terminale L qui ont à étudier l'Iliade en littérature, voici un lien qui pourrait vous intéresser :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/index.php?id=88361

Attention, l'écoute est limitée dans le temps :

mercredi 17 février 2010

Homère

« Homère a œuvré sans ratures, nous donnant à voir l’entier pays des hommes et des dieux. »

René Char

C’est l’histoire d’une ville assiégée pendant dix ans pour les beaux yeux d’une reine, et l’aventure d’un homme qui fit un très long voyage avant de retrouver sa femme. Une histoire de guerre et d’amour dont tout le monde connaît les héros Ils s’appellent Achille, Ulysse, Patrocle, Hélène, Hector, Pâris, Agamemnon, Télémaque ou Pénélope. Les personnages de l’œuvre la plus ancienne de la littérature occidentale. Les aventures de l’Iliade et de l’Odyssée écrites par un poète aveugle dont on ne sait presque rien, mais qui, depuis 3000 ans a inspiré des générations d’écrivains, de philosophes, ou de quelques grands conquérants qui avaient rêvé du destin des héros d’Homère. Napoléon, Jules César ou le jeune Alexandre quand Aristote lui racontait les exploits d’Achille pendant la guerre de Troie.

 


invité

 

Alexandre Farnoux

historien et archéologue, spécialiste de la Grèce antique, professeur d’archéologie et d’histoire de l’art grec à l’université Paris Sorbonne-Paris IV

 


livres

 

Alexandre Farnoux

Homère, le prince des poètes

éditeur : Gallimard dans la collection Découvertes
parution : 2010

 


 

Pierre Brunel

Homère

éditeur : PUF, dans la collection Figures et Plumes

 


 

Maurice Sartre, Annie Sartre-Fauriat et Patrice Brun (dir.)

Dictionnaire du monde grec antique

éditeur : Larousse

 


revue

 

Historia

dossier spécial « Le monde d’Ulysse »

parution : janvier 2010
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LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879) N°2

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

                        B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

 

Textes 4 page 129 : Deux types de communards

Question 10 page 129 : Quel est le portrait social des communards ?

Les individus membres de la Commune (les Communards) sont comme l’ébéniste Brousse des artisans et petits patrons « J’occupais 1 à 3 ouvriers » (l. 2). D’autre part, les femmes occupant l’église de la Trinité sont du milieu ouvrier : « « la plaie sociale, qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons, qui exploitent l’ouvrier » (l. l.1 à 3).

 

_ Les communards ont pour meneurs des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui*, des disciples de Proudhon. Les insurgés sont en majorité des ouvriers et des artisans, parfois au chômage et vivant de la solde de la Garde nationale. Les femmes participent activement à l’insurrection

 

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

* Auguste Blanqui : républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l'Enfermé » parce qu'il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l'empereur.

 

Question 11 page 129 : Quelles idées défendent-ils ?

Les textes nous présentent des idéaux différents bien que tous les deux issus de la gauche

* Le texte de l’ébéniste Brousse nous montre un réformateur : « je voudrais en un mot toutes les réformes » (l. 10-11). Il est probablement socialiste et souhaite l’établissement de la République (l. 5-6) : « je veux la souveraineté du Peuple la plus étendue, toutes les libertés sans autre limite que la liberté d’autrui. » Il désire aussi des réformes sociales fiscale « impôt unique » (l. 8) et sociales (l.  9- 10) comme l’école gratuite, obligatoire et laïque.

* Les femmes occupant l’église de la Trinité s’en prennent avec violence à la hiérarchie sociale : « lorsque nous n’aurons plus ni patrons, ni riches, ni prêtres » (l. 10- 11). Elles sont des anarchistes disciples de Proudhon.

 

_ Le 26 mars un Conseil de la Commune est élu par les insurgés parisiens. La Commune a pour but de créer un nouveau régime politique (autogestion, démocratie directe) et de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale. Il adopte le drapeau rouge, instaure le droit de vote des femmes, l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat et établit un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

 

Correction :

 

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ? République

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ? Autonomie de la Commune par rapport à l’Etat

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ? Autogestion = démocratie sociale.

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ? Sur la libre-adhésion

 

 

La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale.

Le gvt de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante " (21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.

 

 

Témoignage :

Nous fûmes bientôt plus de trois mille prisonniers. Tout le dimanche, les détonations retentirent à côté de nous. Le lundi matin, un peloton entra : « Cinquante hommes ! », dit le sergent. Nous crûmes qu'on allait nous fusiller.

Sur une étendue qui nous parut sans fin, nous vîmes des tas de cadavres. « Ramassez tous ces salauds », nous dit le sergent. Nous relevâmes ces corps gluants de sang et de boue. Les soldats plaisantaient affreusement : « Vois donc, quelles gueules ça fait ! », et ils écrasaient du talon quelque visage. Il nous sembla que plusieurs vivaient encore. Nous le dîmes aux soldats; mais ils répondirent: « Allons ! Allons ! va toujours ! » Sûrement, il y en a eu qui moururent en terre. Nous mîmes dans les fosses dix-neuf cent sept corps.

LISSAGARAY, Histoire de la Commune de Paris, 1876.

 

 

 

 

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

 

Transparent : Carte des combats de Paris.

 

 

Photographie 5 page 129 : cadavres de communards exécutés

+ tableau du haut page 122 : L’arrestation de Louise Michel

+ tableau du bas page 122 : Le mur des fédérés

 

Comment sont traités les Communards ? Par qui ? Pourquoi ?

* Les communards subissent dans la semaine de combats de nombreuses pertes : 20 000 morts. Les témoins évoquent des exécutions sommaires, mais aussi des meurtres d’ouvriers communards et des viols. 30 000 personnes sont déportées dont la poétesse Louise- Michel. Jules Vallès doit s’enfuir en Belgique puis en Angleterre.

* Les communards sont réprimés avec dureté par les troupes françaises du gouvernement établi à Versailles, portant le nom de Versaillais.

* Le but des Versaillais est d’écraser un mouvement révolutionnaire de gauche.

 

_ Le gouvernement de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la « Semaine Sanglante » (21-27 Mai 1871). La guerre civile se déroule entre communards parisiens et troupes du gouvernement appelés Versaillais.

_ On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 4 000 déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Parmi ces derniers se trouve la poétesse Louis Michel.

_ L’échec de la Commune permet d’écarter de la vie politique la gauche socialiste et de rassurer la province et les notables sur la capacité du gouvernement d’assurer l’ordre public..

 

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

 

(           Texte 6 page 129 : Proclamation de Thiers aux Parisiens, le 8 mai 1871       )

 

   

 

 

 

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

 

 

            A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

 

Graphique semi-circulaire 1 page 130 : Le rapport des forces à l’Assemblée (1871) puis à la Chambre des députés (1876)

Question 1 page 131 : Comment évolue le rapport entre les forces politiques de 1871 à 1876 ?

* Les élections du 8 février 1871 portent au pouvoir les monarchistes (légitimistes et orléanistes) proposant un programme de paix. Les républicains sont minoritaires.  

* En 1876 les Républicains dominent la Chambre des députés.

 

Pourquoi, alors que les monarchistes sont victorieux des élections, le régime politique ne devient-il pas une monarchie ? 

Les monarchistes sont majoritaires (400 députés sur 630) mais divisés entre légitimistes (200 députés favorable au comte de Chambord, descendant de Charles X) et Orléanistes (200 députés en faveur du comte de Paris, descendant de Louis-Philippe). Les représentants des deux prétendants s’opposent.

* le comte de Chambord refuse une monarchie constitutionnelle et exige le rétablissement du drapeau blanc. Les Orléanistes n’acceptent pas ces valeurs réactionnaires.

* Le régime politique est un compromis dans l’attente de la mort du comte de Chambord sans héritier. Les Orléanistes parviendraient alors au trône de France.

 

_ La question du nouveau régime à établir après la chute de l’Empire est posée sans succès en 1871. Les monarchistes, majoritaires à l’Assemblée, sont divisés entre Légitimistes partisans du comte de Chambord et de ses valeurs réactionnaires (drapeau blanc, refus des principes de 1789 et d’une monarchie constitutionnelle) et Orléanistes soutenant le comte de Paris et une monarchie constitutionnelle.

_ Dans l’incapacité de se mettre d’accord sur un roi, la république est acceptée en attendant la restauration de la monarchie. En 1873 le légitimiste Mac Mahon est élu président de la République (1873-1879) pour 7 ans dans cette attente.

_ Mais, les élections de 1876 sont une victoire pour les Républicains… La République passe aux mains des républicains…    

 

Légitimistes (p. 332 ) : nom donné après 1830 aux monarchistes ne reconnaissant comme légitime héritier du trône de France que le comte Henri de Chambord, petit-fils de Charles X, issu de la branche aînée des Bourbons. Ils prennent position contre la monarchie de Juillet et le Second Empire.

 

Orléanistes : nom donné aux monarchistes partisans de Philippe d’Orléans, comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe. Ce dernier favorise la fusion des royalistes en reconnaissant le comte de Chambord comme héritier mais l’intransigeance de ce dernier dans « l’affaire du drapeau » fait échouer le projet.

 

             B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

Organigramme 4 page 131 page 131 : Les lois constitutionnelles de 1875

Question 7 page 131 : Qui détient la souveraineté ?

_ La souveraineté appartient au peuple grâce à des élections au suffrage universel masculin permettant d’élire des assemblées aux pouvoirs réels.

* En effet, tous les représentants sont soit élus directement (conseillers, députés), soit indirectement (sénateurs, président de la République) par le peuple. Dans le cas des membres du gouvernement nommé par le président, ils sont responsables devant les députés et sénateurs. Le gouvernement est démocratique.

 

Question 8 page 131 : Comment s’organisent les pouvoirs (pouvoir législatif, pouvoir exécutif, relations entre ces pouvoirs) ?

* Le pouvoir législatif est divisé entre deux chambres (bicamérisme) formant l’Assemblée nationale. Les représentants votent les lois, élisent le président de la République, le gouvernement est responsable devant eux.  

* Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République.

* Celui-ci nomme le Président du conseil mais ce dernier est responsable devant l’Assemblée nationale. Il peut également dissoudre une des deux chambres : celle des députés.  

 

Question 10 page 131 : Pourquoi peut-on parler de régime parlementaire ?

Le régime est parlementaire car le Parlement (Assemblée nationale) dispose du pouvoir de voter les lois, d’élire le Président de la République, et le gouvernement est responsable devant lui. Le rôle du Parlement est donc étendu.

 

_ Les lois constitutionnelles votées le 24, 25 février et 16 juillet 1875 fixent le fonctionnement de la République. Mais c’est l’amendement Wallon du 30 janvier 1875, votée à une voix de majorité, qui introduit le terme de République.

* Le pouvoir législatif est divisé en deux Chambres (bicamérisme) : la Chambres des députés et le Sénat. Les sénateurs sont élus pour un mandat de neuf ans au suffrage indirect par les élus locaux. Les députés sont élus au suffrage direct pour quatre ans. Ils contrôlent et peuvent renverser le gouvernement. Réunis en congrès sénateurs et députés élisent le président de la République.

* Le Président de la République est élu pour 7 ans : au départ il dispose de droits importants comme diriger l’armée, le droit de grâce, l’initiative des lois ainsi que le droit de dissoudre la Chambre des députés. 

 

 

 Texte 6 page 131 : dix années décisives de l’Histoire de France

Question 12 page 131 : Comment l’auteur évoque-t-il l’installation de la République ?

L’auteur évoque l’installation de la République comme une longue lutte pour que le régime passe aux mains des Républicains.

* « la guerre étrangère et guerre civile » (l. 2-3) évoque la guerre franco-allemande de 1870, ainsi que la Commune. Le terme « mutilée » évoque la perte de l’Alsace-Lorraine.

* « ensemble de circonstances a fait accepter la République comme le régime du pays » fait allusion à l’amendement Wallon et aux lois constitutionnelles de 1875.

*

Que veut dire l’auteur par la phrase : « définitivement émancipée de toutes les anciennes influences en 1877, débarrassée de la présidence de M. le Maréchal Mac Mahon en 1879 » (l. 15-17) ?  

 

_ Les élections de 1876 donnent la majorité aux Républicains. En mai 1877 Mac Mahon dissout la Chambre des députés. Les élections d’octobre 1877 sont remportées par les Républicains. Mac Mahon démissionne en 1879. Le président doit « se soumettre ou se démettre » selon la formule de Gambetta. Le pouvoir exécutif s’incline devant le pouvoir législatif.

 

Question 13 page 131 : Quels regrets et quelle attente exprime-t-il ? Cette attente a-t-elle été satisfaite ?

* L’auteur désire la stabilité des institutions de façon à populariser la République.

* Il a été entendu car le régime est resté stable de 1875 jusqu’en 1940, soit 65 ans. C’est la plus longue durée d’un régime républicain. Enfin, le régime se popularise grâce à de nouveaux symboles comme la Marseillaise, la fête du 14 juillet, le buste de Marianne…

 

_ Les Républicains sont majoritaires au Sénat (1879) et à la Chambre des Députés (1877). Après la démission de Mac Mahon le Républicain Jules Grévy devient Président de la République. Les républicains élus sont des modérés appelés : « opportunistes ». Ils prennent un grand nombre de mesures favorables au renforcement du régime républicain :

_ Les symboles de la République sont rétablis : la Marseillaise devient hymne national en 1879, le 14 Juillet est consacré Fête Nationale, Marianne devient la personnification de la République.

 

Méthode étude de Marianne à partir de transparent

 

  

1e Fiche d’objectifs histoire n°5

 

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

 

SAVOIR

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

                A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

                               1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

                               2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

3. Quelle est la constitution de la II République ?

B. Comment chute la II République ?

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

                A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

                B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

                C. Comment s’opère la guerre civile ?

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

                A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

                B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Ateliers nationaux (p. 330) : institution créée par la Constituante en 1848 pour employer les ouvriers chômeurs à Paris, essentiellement à des travaux de terrassement. 

Suffrage universel masculin (p. 118) : système électoral où sont électeurs tous les citoyens majeurs de sexe masculin.

Coup d’Etat (p. 331) : action illégale, souvent violente par laquelle on tente de renverser un gouvernement.

Plébiscite (p. 119) : Scrutin par lequel une personne ayant accédé au pouvoir demande aux électeurs de lui manifester leur confiance en se prononçant par oui ou par non sur un texte donné.

Césarisme (p. 120) : Dictature qui s’appuie ou prétend s’appuyer sur le peuple. En référence au régime créé à Rome par Jules César.

Garde nationale (p. 331) : En France, milice bourgeoise organisée à l’échelle du pays. Née en juillet 1789 pour garantir l’ordre à Paris, elle est plusieurs fois dissoute et reformée jusqu’en 1871.

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

Légitimistes (p. 332 ) : nom donné après 1830 aux monarchistes ne reconnaissant comme légitime héritier du trône de France que le comte Henri de Chambord, petit-fils de Charles X, issu de la branche aînée des Bourbons. Ils prennent position contre la monarchie de Juillet et le Second Empire.

Orléanistes : nom donné aux monarchistes partisans de Philippe d’Orléans, comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe. Ce dernier favorise la fusion des royalistes en reconnaissant le comte de Chambord comme héritier mais l’intransigeance de ce dernier dans « l’affaire du drapeau » fait échouer le projet.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

24 février 1848 : proclamation de la République.

10 décembre 1848 : Louis Napoléon Bonaparte, président de la République.

2 décembre 1851 : coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte. 

21 novembre 1852 : rétablissement de l’Empire.

Avril 1860 : rattachement de ma Savoie et de Nice à la France.

Mai-juin 1868 : lois sur la presse et les réunions publiques

8 mai 1870 : Plébiscite, l’Empire est renforcé.

19 juillet 1870 : déclaration de guerre à la Prusse.

4 septembre 1870 : proclamation de la République

18 mars-28 mai 1871: Commune de Paris

24 mai 1873 : Démission de Thiers remplacé par Mac-Mahon

24, 25 février et 16 juillet 1875 : Vote des lois constitutionnelles de la III République

20 janvier 1879 : démission de Mac-Mahon

 

4/ JE CONNAIS LES EVENEMENTS BIOGRAPHIQUES :

 

Février 1848 : Lamartine (1790- 1869) poète membre du gouvernement provisoire ; défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

1851 – 1870 : règne de Napoléon III (1808 – 1873) 

1808 – 1898 : Mac-Mahon

1797 – 1877 : Adolphe Thiers

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UN ORGANIGRAMME

 

6/ JE SAIS ETUDIER UNE IMAGE

 

7/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

8/ JE SAIS ANALYSER UN GRAPHIQUE SEMI-CIRCULAIRE

 

 

1ère Fiche d’objectifs géographie n°5

 

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

                                  SAVOIR

notions

méthodes

 Problématique : Comment expliquer l’instabilité politique de la France de 1848 à 1879 ?

Sur quelles valeurs s’appuient les Républicains pour obtenir les suffrages des Français ?

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

            Comment expliquer l’échec de la II République ?

            A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

                        1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

                        2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

 

 

3. Quelle est la constitution de la II République ?

B. Comment chute la II République ?

 

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

            A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

            B. Quelles sont les contestations face au Second Empire ?

III. En quoi l’époque de la Commune est-elle une la révolution pour la démocratie sociale ?

            A. Quelles sont les origines de la Commune ?

            B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

IV De quelle façon la République est-elle instaurée ?

            A. Comment la République passe-t-elle aux mains des Républicains ?

            B. Quel est le fonctionnement de la III République ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abolition esclavage

Suffrage universel masculin

 

 

Coup d’Etat

Plébiscite 

Césarisme

 

 

Démocratisation sociale

 

Communards

Versaillais

 

 

Légitimistes

Orléanistes

Opportunistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude de textes

Etude d’images

 

 

 

 

 

 

 

Analyse d’organigramme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude de graphique semi-circulaire

 

 

 

 

 

 

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LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879) n°1

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

Manuel Nathan 2003, 1ère L/ES

Introduction :

 

            De 1848 à 1875 plusieurs régimes politiques se sont succédés en France :

            * La II République succède à la monarchie bourgeoise de Louis-Philippe à partir du 22 février 1848.

            * Le Second Empire voit le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte devenir par un coup d’Etat le dirigeant puis l’empereur de la France (1851-1870)

            * Le pouvoir insurrectionnel  de la Commune de Paris s’est établi dans une époque de guerre civile, après la défaite de Napoléon III.

            * A partir de 1870 un nouveau régime se met en place progressivement en place : La III République (1870- 1875 jusqu’en 1940).

            La France recherche des institutions capables d’inscrire l’héritage de la Révolution dans la société nouvelle. L’instabilité politique est forte entre la Révolution française et la III République.

Problématique : Comment expliquer l’instabilité politique de la France de 1848 à 1879 ?

Sur quelles valeurs s’appuient les Républicains pour obtenir les suffrages des Français ?

 

I. Pourquoi la Seconde République (1848 – 1851) est-elle éphémère ?

            Comment expliquer l’échec de la II République ?

 

            A. Quels sont les principes de la Révolution de février ?

 

                        1. Quelles sont les causes et le déroulement de la Révolution de Février ?

Texte 1 page 124 : le retour pacifique de la République

+ tableau page 118 : Février 1848 Lamartine rejette le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville de Paris

Question 1 page 125 : Comment l’auteur justifie-t-il le retour inévitable et définitif de la République ?

Le catholique social Frédéric Ozanam présente le retour de la République comme :

* un fait inévitable car la monarchie de Louis-Philippe n’a pas d’assise politique : «  il ne laisse point derrière lui […] un grand parti qui lui conserve un attachement et un dévouement presque religieux » (l. 5-6) et n’est pas soutenu par la population : « On a proclamé la République sans fanatisme et sans opposition ; tout le monde l’accepte » (l. 6à 8), « Tout le monde est décidé à faire l’expérience d’une nouvelle forme de gouvernement »  (l. 10-11).

* un fait définitif à cause de l’échec de trois monarchies auparavant : « la monarchie, trois essayé […] a trois fois donné preuve de son impuissance. »(l. 8 à 10), et de la modération des esprits en matière politique : « il n’y a pas de risque de recommencer la Terreur de 93 »(l. 14), « les institutions politiques […] ne passionnent plus assez les hommes pour qu’ils se coupent la gorge en leur honneur.» (l. 15 à 18). 

 

Ces affirmations peuvent être expliquées : la monarchie bourgeoise du « roi-citoyen » n’a pas d’assise politique car les électeurs sont très peu nombreux : 300 000 électeurs sur 36 millions d’habitants.

 La monarchie n’est plus soutenue par la population car la bourgeoisie est mécontente d’être à l’écart de la vie politique, et la population moins aisée souffre depuis 1846 d’une crise économique et sociale, caractérisée par un chômage en hausse et des prix élevés pour les produits alimentaires.

 

_ Le 22 février 1848 le peuple de Paris se soulève contre la monarchie (1830 – 1848) du roi-citoyen Louis Philippe. Ce régime était fragile à cause d’un nombre réduit d’électeurs (300 000 électeurs sur 36 millions d’habitants), du mécontentement de la bourgeoisie d’être exclu du pouvoir politique, et de la crise économique et sociale affectant depuis 1846 les catégories moyennes et pauvres (chômage, prix alimentaires élevés).    

_ Le 24 février après deux jours de combats Louis-Philippe abdique et la République est proclamée par le poète du romantisme Lamartine (1790-1869). Celui-ci rejette le drapeau rouge comme drapeau national au profit du drapeau tricolore.

                        2. Quelles sont les réalisations de la II République ?

 

_ La Deuxième République est la forme de gouvernement de l'État français du 4 novembre 1848 au 2 décembre 1852. Elle fait suite à la monarchie de Juillet et sera remplacée par le Second Empire.

 

Texte 3 page 124 : L’abolition de l’esclavage

Question 6 page 125 : Sur quels principes les auteurs de ce décret fondent-ils leurs décision ?

La décision d’abolir l’esclavage repose sur le respect de la dignité humaine, le « dogme républicain » de la : liberté, égalité, fraternité, c’est-à-dire la croyance dans le libre-arbitre de chaque homme. 

 

Question 7 page 125 : Quelle est la teneur de ce décret ?

Le décret interdit l’esclavage, c’est-à-dire la possession, l’achat et la vente d’être humains en France et à l’étranger, mais aussi les punitions corporelles.

 

_ Les principes républicains (respect de la dignité humaine, dogme républicain de la liberté, égalité, fraternité…) conduisent à l’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises. L’abolitionniste Victor Schoelcher (1804-1893) est à l’initiative du décret d’abolition du 27 avril 1848.

_ L’esclavage avait déjà été aboli une première fois durant la Révolution française par l’Abbé Henri Grégoire le 4 février 1794 mais avait été rétabli en 1802 par Bonaparte.

 

Image 4 page 125 : Le suffrage universel dédié à Ledru-Rollin

Question 9 page 125 : Comment l’auteur a-t-il associé l’idée de République et le suffrage universel à celle de prospérité économique ?

L’auteur lie la prospérité et le suffrage universel en mettant ensemble aux pieds de Marianne l’urne électorale et le sac rempli de fruits, la table des Droits de l’homme et la machine de l’ouvrier.

 

_ la République qui naît de la Révolution de 1848 associe principes de démocratisation politique à principes de démocratisation sociale. Cela se traduit par des scènes de fraternisation de la Bourgeoisie avec le monde ouvrier contre la Monarchie.

_ La République proclame le droit au travail. Dans ce but sont créés des Ateliers nationaux pour donner un emploi aux ouvriers touchés par le chômage. La fraternité s’ajoute à la liberté et à l’égalité dans la devise de la République.

_ Cependant, très vite, le non-respect de ces principes de départ aboutit à des émeutes sévèrement réprimées qui marquent le divorce entre classes laborieuses et bourgeoisie au pouvoir. Le 21 juin les Ateliers nationaux jugés trop coûteux, et favorisant les idées socialistes sont fermés. L’émeute parisienne protestant contre cette fermeture est réprimée avec violence. Le « parti de l’ordre » mené par Thiers (1797 – 1877) triomphe.

Ateliers nationaux (p. 330) : institution créée par la Constituante en 1848 pour employer les ouvriers chômeurs à Paris, essentiellement à des travaux de terrassement. 

 

 

Suffrage universel masculin (p. 118) : système électoral où sont électeurs tous les citoyens majeurs de sexe masculin.

 

 

( 3. Quelle est la constitution de la II République ? )

Question 8 page 125 : décrivez cette image en expliquant la signification symbolique des éléments qui la constituent (composition du cortège, attitude des participants, personnages centraux) ?

* L’image montre la venue des Français jusqu’à l’allégorie de la République au centre, c’est-à-dire la possibilité pour tous les Français de voter qu’ils soient de gauche (ouvriers en bleu de travail, classes populaires, soldats…) ou de droite (officiers, clercs, hommes riches et à leur tête se trouve Thiers) ayant déjà le droit de vote avec l’ancien système (suffrage censitaire). Le cortège de gauche est uni, s’avançant en ordre, le cortège de droite est déjà à proximité de la Marianne. La signification de cette attitude des participants est l’enthousiasme des classes moyennes et populaires de pouvoir participer à la démocratie, et le doute du Parti de l’Ordre, avec Thiers à sa tête, sur l’arrivée de ces nouveaux citoyens.

* Au centre de l’affiche se trouve Marianne, l’allégorie qui symbolise la République. Elle porte le bonnet phrygien symbole de liberté, le flambeau de liberté et de civilisation, la table des Droits de l’homme qui évoque les Dix Commandements. Elle regarde les hommes du cortège de droite qui semblent être choqué de l’arrivée des nouveaux citoyens. Son regard est un rappel à l’ordre du principe républicain : égalité. A ses côtés se tient le révolutionnaire Ledru-Rollin. Il porte le même habit que l’un des membres du cortège de gauche, indiquant par là qu’il est membre du peuple. Son bras tient la charrue du laboureur, l’autre bras est posé sur un vase portant gravé le mot : urne électorale. Aux pieds de Marianne se trouve de part et d’autre la machine de l’ouvrier et les fruits récoltés par le paysan.

_ La signification générale de la gravure est l’arrivée au suffrage universel (urne électorale, Marianne) de tout le peuple, les riches choqués et dubitatifs (cortège de gauche) et les classes moyennes et populaires (cortège de droite).

Ou

 

Schéma sur la Constitution de la II République

 

 

 

Questions :

 

1. Présenter le document.

 

2. Qui détient la souveraineté ? qui détient le pouvoir exécutif ? Qui détient le pouvoir législatif ?

 

3. Quelles sont les relations entre les différentes institutions ?

 

4. Caractériser ce régime.

 

_ La constitution de la Deuxième République répartit ainsi les pouvoirs :

* Le pouvoir exécutif : Le président est élu pour 4 ans au suffrage universel direct, à la majorité relative avec un minimum de 2 millions de voix ; il n'est rééligible que 4 ans après la fin de son mandat. Il doit avoir au moins 30 ans. Il dispose de la force armée, sans pouvoir jamais la commander en personne. Il ne peut pas non plus dissoudre l'assemblée. C'est lui qui nomme les ministres. Il dispose du droit de grâce. Certains amendements avaient pour objet d'interdire à certaines personnes de se présenter à la présidence (les constituants voulaient éviter un dévoiement du régime en excluant de la course à l'élection le neveu de Napoléon et les membres de la famille royale), mais ils ne furent pas retenus.

* Le pouvoir législatif : Une assemblée unique (monocamérisme), l'Assemblée Nationale (750 membres d'au moins 35 ans, élus pour 3 ans au suffrage universel direct). Ses membres perçoivent une indemnité.

_ La constitution de la deuxième République est promulguée par le président de l'Assemblée constituante le 4 novembre 1848. Le 10 décembre, Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la République avec 74% des suffrages exprimés.

 

B. Comment chute la II République ?

 

Texte page 119 : La proclamation du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte

 

Qui s’adresse au peuple français ?

Le président, le prince Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l’empereur Napoléon I (signature du document).

 

Comment agit Louis Napoléon Bonaparte avec le pouvoir législatif ?

L’Assemblée nationale est dissoute le jour du coup d’Etat (2 décembre 1851, date anniversaire du couronnement de Napoléon Ier). Les députés les plus en vue sont arrêtés (article 1).

 

Qui est chargé de l’exécution du décret ? Comment ?

Le Ministre de l’Intérieur est chargé de l’application du décret. Il est aidé par les militaires car l’Etat de siège a été décidé pour la ville de Paris. Le pouvoir exécutif prend le pouvoir (articles 4 et 6).

 

Que rétablit-il ?

Le prince-président rétablit le suffrage universel masculin. Celui-ci avait été limité par la loi électorale du 31 mai 1850 excluant du droit de vote ceux qui n’ont pas trois ans de domicile dans le même canton. Avec cette loi sont exclu trois millions de citoyens, en particulier les travailleurs itinérants (article 2).

 

Pourquoi le peuple français est-il convoqué du 14 au 21 décembre ?

Le peuple français est convoqué pour voter pour donner au président de prolonger son mandat de 10 ans, ainsi que le pouvoir de modifier la constitution. Le plébiscite est approuvé à une large majorité.

 

_ Les conservateurs décident de faire de Louis-Napoléon Bonaparte leur candidat à l’élection présidentielle de décembre 1848. Thiers pense que « c’est un crétin qu’on mènera ».

_ Mais, à la fin de son premier mandat  le président réalise un coup d’Etat le 2 décembre 1851, date anniversaire du couronnement de Napoléon I. Il dissout l’Assemblée et fait arrêter les députés les plus en vue. Il établit un gouvernement de transition vers une restauration de l’Empire.

_ Le prince président rétablit le suffrage universel masculin. Celui-ci avait été limité par la loi électorale du 31 mai 1850 excluant du droit de vote ceux qui n’ont pas trois ans de domicile dans le même canton. Cette loi avait exclu trois millions de citoyens, en particulier les travailleurs itinérants.

_ Le 20 décembre 1851 un plébiscite permet à Louis Napoléon Bonaparte de prolonger son mandat et d’obtenir les pleins pouvoirs pour modifier la constitution.

_ Dès le 2 décembre 1852, il se fait proclamer empereur sous le nom de Napoléon III (1808 -1873).

Coup d’Etat (p. 331) : action illégale, souvent violente par laquelle on tente de renverser un gouvernement.

 

Plébiscite (p. 119) : Scrutin par lequel une personne ayant accédé au pouvoir demande aux électeurs de lui manifester leur confiance en se prononçant par oui ou par non sur un texte donné.

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Pesanteurs et dynamismes de la France (1848-1914)

9 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

 

Introduction : La France se transforme entre 1850 et 1914 sous l’action de l’industrialisation. Cependant la situation de la France est contrastée. Quatrième puissance économique mondiale et dotée de transports modernes avec la Révolution des transports, elle est encore rurale et sa population vieillit. 

Problématique : Quels sont les facteurs d’évolution et les mutations de la société française ?

 

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

 

Problématique : Comment le territoire national est-il maîtrisé grâce aux réseaux de transports ?

 

            A. Quels sont les dynamismes économiques ?

 

METHODE : Commenter une carte historique : page 113

 

Question 2 page 113 : D’après la carte, expliquez pourquoi le Second Empire est un moment décisif du développement économique de la France.

            La carte montre le développement économique de la France sous le Second Empire. En effet, sur la carte sont représentés les équipements de transports (chemins de fer, ports) et infrastructures commerciales et financières (chambres de commerce, agences du Crédit lyonnais) de l’époque.   

            On constate l’important développement des chemins de fer entre 1850 et 1870 car durant cette période les lignes du réseau ferré se sont étendues à toute la France, de même le nombre de chambres de commerce créées sous le Second Empire s’est multiplié.

 

Question 3 page 113 : Décrivez et analysez la répartition géographique des équipements et des activités industrielles et financières sous le Second Empire.

            L’équipement ferroviaire délaisse les Alpes, l’intérieur de la Bretagne et la Corse, est peu dense au sud et à l’ouest de la France. Le maillage est plus serré autour de la capitale (en particulier en direction du port océanique de Paris : Le Havre) et dans le nord de la France à proximité des gisements houillers.

            Les canaux doublent et complètent les grands axes (d’Alsace vers le Nord, entre Toulouse et Bordeaux) pour éviter la saturation de ces axes et améliorer le transport des pondéreux.

            En lien avec le développement de compagnies de navigation maritime comme les Messageries maritimes (MM) et la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) des ports sont développés sous le second Empire, comme Le Havre et Nantes pour le commerce avec l’Amérique. Mais trois ports méditerranéens sont développés (Sète, Nice et Marseille) Ce développement est à mettre en relation avec le développement des liens en direction des colonies françaises en méditerranée (Algérie et Levant [intérêts français au Liban et en Syrie])  mais aussi en Asie (Indochine) via le canal de Suez creusé sous la direction du Français Ferdinand de Lesseps.   

            La période du Second Empire est celle de la multiplication des chambres de commerce dans la partie Est et Sud de la France où elles étaient peu nombreuses. Ainsi s’opère un rééquilibrage partiel de l’offre financière en France. Mais la partie nord de la France continue de compter davantage de Chambres de commerce. L’époque est aussi celle de la croissance du nombre d‘agences du Crédit lyonnais le long de la voie rhodanienne puis le long de la côte méditerranéenne.      

_ L’époque du Second Empire (1851-1870) est celle d’une croissance économique et du développement des infrastructures commerciales (chambres de commerce) et équipements de transports (extension du réseau ferré à l’ensemble du territoire, aménagement de canaux et de ports en particulier méditerranéens pour la liaison avec les colonies). L’action de l’Etat a aidé ce développement.

Question 4 page 113 : L’action de l’Etat sous le Second Empire a-t-elle permis un rééquilibrage de l’espace économique français ?

            L’Etat est à l’origine de nombreux développements économiques. La centralisation se manifeste dans le réseau de transports en étoile autour de la capitale. De nouvelles zones sont équipées comme la zone rhodanienne et des littoraux méditerranéens pour les chambres de commerce. Mais ce développement correspond aussi à un dynamisme de Lyon, Marseille…

            Des espaces comme l’intérieur de la Bretagne, la Corse, les Alpes et le centre de la France sont peu dotés d’équipements. Bien plus, l’arrivée des transports ferroviaires contribue à faciliter l’exode rural et à la désertification d’espaces intérieurs.

 

_ L’action de l’Etat vise à développer l’économie française, dans le contexte de la Révolution Industrielle. L’aboutissement de ces efforts est un développement économique mais aussi une centralisation accrue comme le montre le réseau de transports en étoile autour de la capitale

_ Les résultats du développement économique de la France et de son équipement en transport sont différents selon les régions. Dans la zone rhodanienne et sur les littoraux méditerranéens l’économie se développe avec l’aide des deux grands pôles formés par les villes de Lyon et de Marseille. Par contre, dans les zones montagnardes et rurales, l’exode rural et la dépopulation des campagnes est facilité par le développement des transports.

 

_ Le développement économique français se poursuit après la période du second Empire. De 1871 à 1914 le taux de croissance du PIB par habitant est de 1,4%. Il est inférieur à celui de l’Allemagne (1,7%) mais supérieur à celui de la Grande Bretagne (1,2%). 

Un ralentissement économique de 1870 à 1890 n’empêche pas une forte reprise à partir de 1890 jusqu’en 1914.

_ Les succès français sont nombreux avec l’automobile (Panhard, Peugeot, Renault), le caoutchouc (Michelin), l’aviation (Bréguet, Farman), mais aussi le cinéma avec Pathé et Gaumont.

_ La France en en 1913 la quatrième puissance économique mondiale. Ses exportations représentent 15% du PIB en 1913 soit un des taux les plus élevés d’Europe.

 

            B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

 

Cartes 1 page 102 : Le réseau ferroviaire en 1855 et en 1913.

Question 1 page 103 : Décrivez la croissance du réseau de chemin de fer.

Le réseau s’accroît fortement entre les deux dates. Le réseau est construit en étoile, et se densifie fortement tout en se partageant entre plusieurs compagnies.

 

_ La progression du réseau ferré est très importante. En 1870 17 500 km sont en place. En 1939, avec 59 000 km de voies le réseau ferré français est le plus dense d’Europe.

_ Le chemin de fer devient une puissante industrie qui emploie 360 000 personnes, dispose de plus de 14 000 locomotives et de 42 000 wagons.

 

Question 2 page 103 : Quels sont les propriétaires de ce réseau ?

Le réseau est la propriété de six compagnies importantes et de quelques compagnies locales. 

 

_ À partir du Second Empire une Révolution des transports unifie le territoire national, tout en renforçant la centralisation du pays. En 1842 une loi fixe les grandes directions des « lignes principales » des chemins de fer et précise les rôles de l’Etat et de six compagnies ferroviaires privées (Nord, Est, Ouest, Midi, Paris-Orléans, Paris—Lyon-Méditerrannée).

_ Les réseaux de communication dont les plans sont achevés par Freycinet, sont disposés en étoiles sans chercher à se raccorder aux réseaux voisins. Freycinet est ministre des Travaux publics (18771879), où son nom est attaché à la multiplication de lignes de chemin de fer souvent de qualité médiocre (plan Freycinet), dans le but de désenclaver les régions mal desservies.

_ Le territoire national est progressivement progressé grâce à l’achèvement du réseau routier et surtout ferroviaire.

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

 

Problématique : Quelle est la spécificité de la transition démographique française ?

 

            A. Quelle est la situation démographique française ?

 

                        1. Quelle est la croissance de la population française ?

 

Question 3 page 101: Comment évoluent les populations de ces quatre pays ?

            Les populations d’Allemagne, de Grande Bretagne, de France et d’Italie voient leur population augmenter tout au long de la période. En 110 ans la population de la Grande Bretagne quadruple en passant d’environ 10 millions à approximativement 40 millions, de l’Allemagne triple en passant de 20 à 60 millions, de l’Italie double en passant de 15 à 30 millions. Celle de la France se contente de doubler en passant de 20 à 40 millions.

             

Question 4 page 101: Quelle est la place de la France par rapport aux autres pays ?

La France, deuxième pays européen le plus peuplé en 1851, passe à la sixième place en 1911. 

 

_ La population française passe de 36,4 millions en 1851 à 41,4 millions en 1911 (dans les frontières actuelles) : à la veille de la Première Guerre mondiale, elle a régressé de la deuxième à la sixième place Europe. 

_ De 1890 à 1914 la France gagne seulement 1 300 000 habitants contre 16 millions en Allemagne et 5 millions en Italie. La population française s’accroît en moyenne de 0,1% par an, alors que le Royaume-Uni s’accroît à un rythme de 0,9%.

 

                        2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

 

Graphiques 1 page 101 : natalité et mortalité en France, au cours du XIX siècle

Question 1 page 101 : Comment évoluent la natalité et la mortalité au cours du XIX siècle ? Comment expliquer le pic de mortalité ?

* De 1800 à 1901 le taux de natalité ne cesse de diminuer en passant d’environ 33 0000 à approximativement 22 000 naissances.  Le taux de mortalité est inférieur à ce taux de natalité, mais l‘écart entre ces deux taux diminuent fortement au cours du XIX siècle. On assiste à la transition démographique française.

* La France connaît un pic de mortalité dans les années 1870-71. Ce pic de mortalité s’explique par la guerre avec la Prusse et les Etats allemands puis la guerre civile française entre Communards (mouvements révolutionnaires de gauche) et Versaillais (partisans de l’ordre). La mortalité est le résultat des combats, des victimes civiles et militaires et de la guerre, et de la répression des allemands et des Versaillais sur la population civile.

 

_ La France connaît de façon précoce la transition démographique avec une baisse du taux de natalité (à peine supérieur à 20 pour mille à la fin du XIX siècle) et un recul plus lent du taux de mortalité (25 pour 1000 en 1815, 17 à 18 pour 1000 en 1913).   

_ La diminution de la fécondité s’explique par la volonté des familles françaises de limiter les naissances. Ce malthusianisme a pour cause la volonté des familles françaises d’assurer l’avenir de leurs enfants en limitant le nombre de ceux-ci.  Cette évolution débute dans les familles bourgeoises puis s’étend aux classes moyennes et au monde ouvrier. Les régions catholiques du Nord et de la Bretagne sont épargnées.

 

 

Transition démographique (p. 96) : passage d’une période où les taux de natalité et de mortalité sont élevés à une période où ils sont bas.

Taux de mortalité (p. 334) : Rapport du nombre de décès au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Taux de natalité (p. 334) : Rapport du nombre de naissances au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Malthusianisme (p. 96) : Le malthusianisme tire son nom du pasteur anglican, T. R. Malthus. Dans son Essai sur le principe de population (1798), il part de l’idée que la population s’accroît plus vite que les subsistances et prône la réduction volontaire des naissances. En démographie, le mot désigne le mouvement qui préconise la limitation de la natalité. En économie, il désigne l’attitude d’un patronat qui refuse d’investir.

 

Texte 4 page 101 : Les causes de la mortalité en France

Question 5 page 101 : Quelles sont les causes de la mortalité évoquées dans le texte ?

Les causes de la mortalité évoquées sont la tuberculose (l. 10 à 12) et l’alcoolisme (l. 16).

 

Question 6 page 101 : Quelles sont les conséquences de cette mortalité ?

La tuberculose est une maladie pulmonaire qui est en 1882 en Europe la cause de 1 décès sur 7. Le texte cite 150 000 morts par an en France (l. 11).

 

_ La tuberculose et l’alcoolisme causent de nombreux morts. Mais, à partir des années 1880, les travaux de Pasteur (1822 – 1895) sur la vaccination et les progrès de l’hygiène font reculer la mortalité. Cependant, en 1900, 1907 et 1911 on enregistre « plus de tombeaux que de berceaux ». La mortalité infantile est élevée dans les milieux populaires. Ainsi à Lille en 1900 la mortalité infantile est de 380 pour 1000 dans les immeubles ouvriers.

Mortalité infantile (p. 332) : nombre d’enfants morts avant l’âge d’un an.

 

                                   3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

 

Tableau 5 page 101 : Les étrangers en France

Question 7 page 101 : Pourquoi l’accueil de populations immigrées peut-il être un moyen de lutter contre le vieillissement de la population ?

La société française vieillit, l’arrivée d’une population jeune peut permettre d’assurer le renouvellement des générations et éviter un trop grand déséquilibre entre les âges.

 

_ Pour lutter contre le vieillissement de la population et le déclin démographique, la France a recours à l’immigration dès 1880. En 1850, 3 80 000 étrangers sont en France. En 1911 ils sont au nombre de 1 133 000  (3% de la population totale). Les immigrés sont Italiens, belges, Polonais et Espagnols.

 

Question 8 page 101 : Quels problèmes cela peut-il poser ?

L’arrivée de populations d’origine étrangère peut provoquer des difficultés d’intégration mais aussi déclencher la xénophobie.

 

Question 9 page 101 : Comment expliquer que la proportion des étrangers en France puisse baisser ?

La naturalisation, c’est-à-dire l’octroi de la nationalité française à des individus d’origine étrangère, peut expliquer la baisse de la proportion d’étrangers en France.

 

_ Les immigrés arrivant en France acceptent des bas salaires, provoquant ainsi la colère et la xénophobie des ouvriers. En 1893, à Aigues-Mortes, des ouvriers italiens et français travaillant dans les salins s’affrontent et provoquent 9 morts et une centaine de blessés du côté italien.

            B. Quelles sont les transformations urbaines ?

 

                        (   1. Comment la capitale est-elle transformée ?     )

 

Carte 1 page 106 : Les transformations de Paris sous le Second Empire.

Question 1 page 107 : Quels sont les transformations, les créations ou aménagements voulus par le préfet Haussmann, sous le Second Empire.

_ Le préfet Haussmann (1809 -1891), dirige les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.

* Il équipe la capitale d’axes de transports faciles comme les nombreuses gares et voies ferrées de Paris : Gare Saint Lazare, gare du Nord, gare de l’Est, gare de Lyon, gare d’Austerlitz, gare Montparnasse. Dans le même temps de larges avenues sont percées dans Paris. Une douzaine d’entre elles partent de la célèbre place de l’Etoile, dont la célèbre avenue Champs-Elysées.

* Il réalise aussi la construction d’édifices religieux (Saint-Augustin, Trinité) et de monuments (Bibliothèque Nationale, palais de l’industrie, préfecture de Police…). Des grands magasins se dressent à cette époque : La Samaritaine, Au Printemps…

* La ville de Paris connaît d’autres transformations. La ville accroît sa taille par l’annexion de plusieurs communes en 1859 (Bercy, Auteuil…). A cette extension de la ville s’ajoute l’aménagement de grands espaces verts (Bois de Boulogne, Bois de Vincennes).

 

_ La capitale française est transformée sous le Second Empire par des travaux dirigés par le préfet de la Seine de 1853 à 1869 le baron Haussmann (1809 -1891). Les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %. Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d'avenues ou de vastes places. L'exemple le plus représentatif est la place de l'Étoile d'où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l'avenue des Champs-Élysées. Il aménage un certain nombre de parcs et jardins afin de permettre à la population de respirer. C'est le cas du jardin du Luxembourg, ou encore du parc des Buttes-Chaumont. Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence.

_ La capitale s’agrandie en annexant des communes alentours en 1859 (Bercy, Auteuil).

 

Texte 3 page 107 : Les transformations sociologiques

Question 4 page 107 : Quelles sont les conséquences sociales des travaux ? Pourquoi est-ce jugé néfaste par ces deux auteurs ?

Les travaux de transformation de la capitale aboutissent à forcer les ouvriers à quitter le centre de Paris pour la banlieue. La mixité sociale et les liens d’entraide n’existent plus, et entraînent en conséquence des tensions entre les espaces occupés par les catégories aisées, et les zones où résident les populations pauvres.

 

Carte 5 page 107 : La nouvelle carte sociologique de Paris

Question 7 page 107 : Où se situent majoritairement les classes populaires ? Les classes possédantes ?

Les classes populaires se localisent dans l’Est populaire où se concentrent usines et ouvriers. Les classes possédantes se retrouvent à l’Ouest dans les « beaux quartiers ».

 

_ Paris compte trois millions d’habitants en 1910. C’est une ville moderne (ouverture d’un métro en 1900, grands magasins) et industrielle avec de nombreuses usines comme Renault employant 4 000 ouvriers en 1913. La ville connaît l’essor de matériel électrique, d’industrie aéronautique et cinématographique.

_ la ville est divisée entre un Est populaire où se retrouvent usines et ouvriers et un Ouest où se situent les « beaux quartiers ».

 

                        (    2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?   )

 

Carte 1 page 10 : Industrialisation et urbanisation en 1850

Carte 2 page 10 : Industrialisation et urbanisation dans les années 1930

Les villes françaises importantes (+ de 100 000 habitants) sont-elles nombreuses en 1850 ? En 1930 ? 

 

_ La France est un pays de villes moyennes. La Révolution des transports a nourri les mouvements migratoires vers les villes mais la France reste moins urbanisée que la Grande Bretagne ou l’Allemagne. En 1911 seulement 16 villes dépassent 100 000 habitants. Au même moment la Grande-Bretagne et l’Allemagne en comptent une cinquantaine. 

_ La part de la population urbaine augmente et passe de 20% à la fin du XVIII siècle à près de 45% dans les années 1910.

_ De grandes agglomérations prennent leur essor comme Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux.

_ Dans les villes moyennes se concentrent les artisans, les commerçants, les fonctionnaires et les employés. Deux millions d’actifs travaillent dans les boulangeries, boucheries, épiceries, cafés (on en compte 500 000  en 1913, soit 1 pour 53 adultes).  

 

            C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

Tableau 1 page 108 : La population active par secteur d’activité (1856-1906)

Question 1 page 109 : Comment chaque secteur de l’économie évolue-t-il en pourcentage ?

Le secteur primaire voit son importance diminuer puisque le pourcentage de la population active passe de 51 % en 1856 à 43 % en 1906. Le secondaire reste stable : 31 % en 1856 et 30 % en 1906. Le secteur connaissant un grand essor est le tertiaire passant de 18 % en 1856 à 27 % en 1906.

 

Question 2 page 109 : Ce constat est-il valable pour les effectifs ? Pourquoi ?

Le constat établi pour l’évolution en pourcentage n’est pas valable pour les effectifs, car, quelque soit le secteur concerné, la population augmente fortement : de 7 305 000 personnes en 1856 à 8 855 000 en 1906 pour le primaire, de 4 418 000 à 6 338 00 pour le secondaire, et surtout de 2 493 000 à 5 528 000 pour le secondaire.

 

_ Malgré l’industrialisation la France demeure un pays rural. En 1911 la population rurale représente 56 % de la population totale alors que la population active agricole occupe 43 % des actifs.  

 

Texte 4 page 108 : La journée d’une paysanne bretonne vers 1900

Question 6 page 109 : Comment pouvez-vous qualifier la journée d’une paysanne ? Justifiez votre réponse.

La journée de la paysanne est saturée d’occupations, le travail est omniprésent. Les travaux domestiques et des champs occupent toute la journée.

 

Photographie 5 page 109 : La moisson vers 1900

Question 7 page 109 : Quels sont les avantages de la mécanisation ? Quelles sont les contraintes ?

La mécanisation permet d’accroître la productivité du travail, mais a comme contraintes de coûter cher (coût d’acquisition des machines agricoles) et de libérer des emplois parmi les ouvriers agricoles et les artisans dont les emplois ne sont plus indispensables. Cela alimente l’exode rural

 

_ L’exode rural concerne essentiellement les non-paysans : artisans, forgerons, fabricants d’habits ou d’outils, attirés par les salaires plus élevés de la ville, mais aussi les ouvriers agricoles dont les emplois sont libérés par la mécanisation progressive. 

Exode rural (p. 98) : Migration des habitants des campagnes vers les villes, l’exode rural entraîne une mutation professionnelle qui réduit le poids des actifs agricoles au profit de l’industrie et des services.

1e Fiche d’objectifs histoire n°4

 

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

 

SAVOIR

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

                A. Quels sont les dynamismes économiques ?

                B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

                A. Quelle est la situation démographique française ?

                               1. Quelle est la croissance de la population française ?

                               2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

                               3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

                B. Quelles sont les transformations urbaines ?

                               1. Comment la capitale est-elle transformée ?    

                               2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?  

                C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Transition démographique (p. 96) : passage d’une période où les taux de natalité et de mortalité sont élevés à une période où ils sont bas.

Taux de mortalité (p. 334) : Rapport du nombre de décès au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Taux de natalité (p. 334) : Rapport du nombre de naissances au cours d’une période (en général l’année) à la population totale au milieu de la période.

Malthusianisme (p. 96) : Le malthusianisme tire son nom du pasteur anglican, T. R. Malthus. Dans son Essai sur le principe de population (1798), il part de l’idée que la population s’accroît plus vite que les subsistances et prône la réduction volontaire des naissances. En démographie, le mot désigne le mouvement qui préconise la limitation de la natalité. En économie, il désigne l’attitude d’un patronat qui refuse d’investir.

Mortalité infantile (p. 332) : nombre d’enfants morts avant l’âge d’un an.

Exode rural (p. 98) : Migration des habitants des campagnes vers les villes, l’exode rural entraîne une mutation professionnelle qui réduit le poids des actifs agricoles au profit de l’industrie et des services.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

1851-1870 : Second Empire.

1870 - 1890 : Ralentissement économique de la France.

1880 : Travaux de Pasteur (1822 – 1895) sur la vaccination et les progrès de l’hygiène.

1880 : Recours de la France a à l’immigration.

1893 : Emeutes xénophobes et ouvrières à Aigues-Mortes (9 Italiens morts et une centaine de blessés).

1900 : Ouverture du métro parisien.

1910 : Paris compte trois millions d’habitants.

1911 : La population rurale représente 56 % de la population totale.

 

4/ JE CONNAIS LES EVENEMENTS BIOGRAPHIQUES :

 

1853 – 1869 : Baron Haussmann (1809 -1891) préfet de la Seine.

18771879 : Freycinet est ministre des Travaux publics

1822 – 1895 : Louis Pasteur

 

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE HISTORIQUE

 

6/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

 

7/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

8/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU STATISTIQUE

 

 

1ère Fiche d’objectifs géographie n°4

 

PESANTEURS ET DYNAMISMES DE LA FRANCE (1848- 1914)

                                  SAVOIR

notions

méthodes

Quels sont les facteurs d’évolution et les mutations de la société française ?

I. Quelles sont les transformations économiques de la France ?

Comment le territoire national est-il maîtrisé grâce aux réseaux de transports ?

           A. Quels sont les dynamismes économiques ?

 

            B. Quels sont les impacts de la révolution des transports ?

II. Quelles sont les évolutions dans la population française ?

Quelle est la spécificité de la transition démographique française ?

            A. Quelle est la situation démographique française ?

                        1. Quelle est la croissance de la population française ?

                        2. Quelles sont les particularités de la transition démographique française ?

                        3. Quelle est la situation de l’immigration en France ?

            B. Quelles sont les transformations urbaines ?

                        1. Comment la capitale est-elle transformée ?   

                        2. En quoi la France est-elle un pays de villes moyennes ?  

            C. Quelle est la situation du monde rural ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transition démographique 

Taux de mortalité 

Taux de natalité 

Malthusianisme

Mortalité infantile

 

 

 

 

 

Exode rural 

 

 

 

 

 

 

 

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Etude de graphiques

 

Etude de tableau statistique

 

Etude de cartes

 

 

Etude de textes

 

 

 

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