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Cours TL STG Géographie : Uniformisation et fractures du monde (1)

19 Octobre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

UNIFORMISATION ET FRACTURES DU MONDE

 

Introduction : Les échanges humains et matériels mis en œuvre par la mondialisation donnent lieu à la création d’une culture mondiale. Ce brassage culturel planétaire est visible par exemple dans les manifestations sportives comme les jeux olympiques ou la coup du monde de football. L’interdépendance entre les pays est visible aussi dans les actes de solidarité  comme par exemple envers les victimes du tsunami en décembre 2004.

            Mais, le processus d’uniformisation des mondes de consommation suscite des résistances de la part des mouvements altermondialistes. De plus, la mondialisation de la culture se confronte à la diversité des aires de civilisation.

 

Problématique : Pourquoi la mondialisation engendre-t-elle à la fois une uniformisation et une fragmentation du monde ?

 

I. Comment s’explique et se manifeste l’uniformisation culturelle ?

 

            A. En quoi le monde est-il un « occidentalisé » ?

 

Texte 3 page 228 : La phénomène Harry Potter

Question 2 page 229 : En quoi le phénomène Harry Potter est-il révélateur de l’uniformisation culturelle du monde ?

_ La mondialisation uniformise la culture et les modes de consommation. En effet des livres comme Harry Potter et des films comme Titanic suscitent l’enthousiasme des consommateurs dans le monde entier, en Europe et aux Etats-Unis comme en Chine et au Japon. L’anglais est adopté comme langue de communication universelle (global english).

_ L’uniformisation culturelle est donc une américanisation ou une occidentalisation de la culture. L’acculturation occidental se constate aussi dans les modes de vie et de consommation par l’adoption des mêmes codes vestimentaires (jeans, baskets…) et des mêmes loisirs (bandes dessinées, films hollywoodiens, musique techno et RnB…). Les mêmes marques se retrouvent sur les cinq continents et reflètent l’homogénéisation des modes de consommation par exemple dans les habitudes alimentaires (coca-cola, 30 000 Mac Donald’s dans 121 pays).

CULTURE (p. 266-267) : Ensemble des idées, des savoirs et des comportements acquis par les hommes dans la cadre d’une société.

Occidentalisation (p. 229) : action d’influencer et de transformer une société en prenant comme modèle les valeurs (démocratie, droits de l’homme…), la culture de l’Occident.

Acculturation (p. 229) : processus par lequel un groupe humain assimile tout ou partie des valeurs culturelles d’un autre groupe humain.

 

Texte 3 page 228 : La phénomène Harry Potter

+ Photographie 4 page 229 : Bombay

+ Affiche 5 page 229 : Le festival Musiques métisses

Question 4 page 229 : Identifier les éléments qui montrent que la mondialisation est aussi synonyme de diversité culturelle.

_ La nouvelle culture mondiale est avant tout d’origine occidentale mais un brassage culturel s’effectue dans les domaines de la musique (reggae), de la gastronomie (hamburger, sushi, kebab, pizza…). Un syncrétisme culturel est réalisé par la mondialisation.

_ La diversité culturelle se constate également dans l’existence de pôles culturels concurrençant les Etats-Unis comme le cinéma indien de « Bollywood » (1er producteur de films au monde) où le succès mondial des mangas japonais (Naruto, Goldorak…). 

Syncrétisme culturel (p. 229) : culture qui réunit et intègre des éléments empruntés à d’autres civilisations.

            B. Quels facteurs expliquent l’émergence d’une culture mondiale ?

 

Comment une culture mondialisée se diffuse-t-elle dans le monde ?

 

                        1. La mondialisation économique entraîne-t-elle une uniformisation des modes de vie ?

 

Texte 3 page 231 : La pénétration de la culture occidentale en Inde

Question 3 page 231 : Comment se manifeste la pénétration de la culture occidentale en Inde ?

_ La culture occidentale se diffuse dans le monde essentiellement par les médias. Le nombre de postes de TV dans le monde en 2004 était de 3,5 milliards. En Inde, sont ainsi diffusés les matchs de la NBA américaine via le câble et le satellite. Les TIC permettent ainsi la création d’un village planétaire.  

_ Cette pénétration occidentale a une limite car 80% des Indiens, ruraux et pauvres, restent à l’écart de la mondialisation culturelle car ils n’ont même pas les moyens d’acheter une montre.

Médias (p. 231) : moyens de diffusion de l’information.

TIC (p. 235) : Technologies de l’information et de la communication.

Village planétaire (p. 231) : expression utilisée pour caractériser une abolition des distances et du temps grâce aux nouvelles technologies de l’information, qui ferait de la planète une sorte de village.

 

Texte 1 page 234 : La naissance d’un géant du multimédia

Question 1 page 235 : Montrer la puissance du nouveau groupe AOL Time Warner. En quoi peut-on dire qu’il participe à une industrie culturelle mondialisée ?

_ Des Firmes transnationales comme AOL Time Warner (ou Lagardère) dominent l’industrie de la culture. Trois grands groupes multimédias appelés les « majors » américaines (Warner, Universal, EMI) réalisent ainsi 51% du marché mondial du disque. Le marché des biens culturels est important car les industries culturelles ont une part de 7% dans le PIB mondial. De plus le secteur est porteur car la croissance annuelle des industries culturelles depuis 2000 est de 7%. L’interdépendance des économies est ainsi visible dans la présence des FTN des industries culturelles dans le monde entier, créant une culture de masse.  

_ La domination de l’industrie de la culture par les grandes firmes multinationales atténue les frontières et fait émerger un modèle culturel planétaire.

_ La standardisation des produits et des types de consommation dans le monde est véhiculée par des FTN. Ainsi l’organisation des rayons d’un Carrefour est identique en Argentine, en Chine et en France à 80%. Les recettes employées dans les restaurants McDonald’s sont identiques partout.

 

Industries culturelles (p. 235) : industries produisant et commercialisant des biens culturels, considérés comme des biens de consommation.

INTERDEPENDANCE (p. 268) : La dépendance réciproque des économies mondiales dans le système mondial.

Culture de masse (p. 235) : ensemble des pratiques culturelles diffusées dans un public très large par les industries de la communication et du spectacle.

 

 

 

                        2. Comment les migrations et le tourisme favorisent-ils l’émergence d’une culture mondiale ?

 

Carte 1 page 230 : Les flux touristiques internationaux

Question 1 page 231 : Décrire les flux touristiques internationaux. Montrer que le tourisme favorise le contact culturel entre les peuples tout en uniformisant le monde.

_ Les pays de la Triade constituent les trois grands foyers de départ (plus de 80% des touristes mondiaux). Ces touristes visitent principalement les autres pays de la Triade, mais s’ouvrent aussi à des pays du Sud (20% des destinations). Certains Etats fondent leur développement économique sur cette activité comme le Maroc, la Thaïlande ou encore la République dominicaine.

_ Le transport aérien, avec plus de 700 millions de voyageurs par an, a permis le développement du tourisme international. Le contact entre les cultures est favorisé par ce tourisme de masse (806 millions de touristes internationaux en 2005, avec un taux de croissance par an de 4%).Grandes villes et monuments célèbres sont les lieux les plus visités dans le monde.

* La demande touristique uniformise les lieux car les stations balnéaires, les parcs d’attractions, obéissent aux mêmes règles de construction. Sylvie Brunel parle d’une « planète disneylandisée ».

 

Carte 2 page 230 : La diaspora chinoise

+ texte 4 page 231 : Culture et migrations transnationales : l’enjeu de l’intégration.

Question 5 page 231 : En quoi les diasporas jouent-elles un rôle fondamental dans l’émergence d’une culture mondialisée ? Quels sont les trois types de réponse des pays d’accueil à la présence de minorités étrangères sur leurs territoires ?

_ La présence de diasporas met en contact des cultures différentes. Les impacts culturels de la migration se constatent dans un brassage culturel : on parle espagnol dans le sud-ouest des Etats-Unis surnommé « Mexamérica ». Les femmes africaines vivant en Europe pratiquent davantage le contrôle des naissances… Le pourcentage des immigrés dans la population des pays industrialisés est d’environ 10%. Parfois des réactions de xénophobie se constatent.

_ Les trois types de réponses des pays d’accueil à la présence de minorités étrangères sur leurs territoires sont :

* l’assimilation des minorités par l’acculturation.

* le multiculturalisme ou pluralisme culturel (la coexistence de plusieurs cultures)

* le syncrétisme culturel (la fusion de plusieurs cultures) 

 

Diaspora (p. 267) : communauté ethnique, nationale ou religieuse homogène et soudée, dispersée hors de son territoire d’origine, souvent dans le monde entier.

Multiculturalisme (p. 231) : Cohabitation de minorités qui préservent leur propre culture sans adopter entièrement celle du pays d’accueil.

Syncrétisme culturel (p. 229) : culture qui réunit et intègre des éléments empruntés à d’autres civilisations.

 

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Cours TL STG Histoire : Les classes moyennes en France

14 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

LES CLASSES MOYENNES EN FRANCE

 

Manuel Belin 2007

 

Introduction : La notion de classes moyennes recouvre une catégorie sociale dont les activités et les revenus sont très hétérogènes. Les classes moyennes connaissent un grand essor de 1945 à 1975, mais elles sont frappées par le ralentissement de la croissance après 1970.

 

Problématique : Comment définir les classes moyennes et expliquer leur croissance ?

 

I. En quoi les classes moyennes sont un groupe hétérogène ?

           

Comment définir les classes moyennes ? Quels groupes constituent les classes moyennes ?

 

Graphique de pourcentage 3 page 124 : Définir les classes moyennes par les revenus ?

Question 1 page 125 : Pourquoi parle-t-on de « classes moyennes » au pluriel ?

_ La notion de « classes moyennes » recouvre un ensemble de groupes hétérogènes par les revenus et les activités. Les classes moyennes sont un vaste ensemble regroupant un Français sur deux, formant 40 à 60% de la population active en France. Les classes moyennes se situent entre les classes supérieures et les classes pauvres.

* Les classes moyennes constituent une mosaïque avec des revenus hétérogènes qui s’étendent de 1143 (classes moyenne inférieure) à 3429 (classes moyenne supérieure) euros par mois. Les classes moyennes ont en commun une certaine aisance car leur salaire net mensuel se situe autour de 2000 euros, environ 1,5 fois le SMIC.

* Les catégories sociales sont également très différentes. Ce sont généralement des professions intermédiaires. Cependant les statuts sociaux sont variés : secteur public (fonctionnaires dans l’administration [fonctionnaires de police], l’enseignement [Professeurs, éducateurs spécialisés], les services médico-sociaux [infirmiers]) ; secteur privé (employé [employés de banques], cadres moyens et supérieurs [cadres supérieurs]) ; indépendants comme les professions libérales ([médecins généralistes]) ainsi que les patrons ([patron de PME) et les artisans.

 

Catégorie sociale (p. 266) : ensemble de personnes classées selon leur profession, leur secteur d’activité ou leur revenu. L’Insee classe les actifs en PCS : « professions et catégories socioprofessionnelles », appelées auparavant CSP : catégories socioprofessionnelles.

Professions intermédiaires (p. 131) : dans le secteur privé, ensemble des professions qui par leur niveau de responsabilité se situent entre les cadres et les agents d’exécution ; dans le public, elles regroupent les enseignants, les infirmières, les assistantes sociales et certaines catégories de fonctionnaires.

Profession libérale (p. 131) : profession de caractère intellectuel (architecte, avocat, médecin…) exercée en cabinet privé.

 

 

II. Qu’est-ce qui explique la massification des classes moyennes ?

                       

            A. Quels sont les secteurs économiques où se « développent » les classes moyennes ?

 

Texte 1 page 124 : L’essor des classes moyennes depuis 1945

Question 2 page 125 : Comment l’auteur explique-t-il l’essor des classes moyennes depuis 1945 ?

_ Les classes moyennes connaissent un grand essor dans les Trente Glorieuses (1945-1973). Cet essor s’explique par la tertiarisation de la société qui se traduit par l’augmentation du nombre de salariés (12 millions en 1954, 18 millions en 1975, 20 millions en 1982). Le pourcentage d’actifs dans le tertiaire augmente fortement : 24,8% en 1946 ; 51,2% en 1975 ; 72,8% en 2005).

Trente Glorieuses (p. 271) : En France, de 1945 à 1975, période de forte croissance économique et de transformation profonde des modes de vie.

Tertiarisation : essor du secteur tertiaire, en particulier des services.

 

Texte 1 page 124 : L’essor des classes moyennes depuis 1945

+ courbes 2 page 124 : L’évolution des catégories socio-professionnelles en France.

Question 6 page 125 : Parmi les CSP composant les classes moyennes, lesquelles connaissant la plus forte expansion depuis 1945 ?

_ Depuis 1945 le nombre d’employés et de cadres a fortement augmenté. En effet, l’essor des grandes entreprises a nécessité des cadres et des employés administratifs, industriels ou commerciaux de plus en plus nombreux.

* Les professions intermédiaires se sont également fortement développées. Cela s’explique par le développement de la place de l’Etat en France. L’Etat-providence a augmenté les effectifs de la fonction publique recrutée sur concours. La massification de l’enseignement a exigé la multiplication du nombre d’enseignants et du personnel éducatif.

Etat-providence (p. 131) : Etat qui intervient pour établir une plus grande justice sociale par la protection contre le chômage, la maladie, la vieillesse.

 

            B. Quel rôle joue l’éducation dans la promotion sociale ?

 

Graphiques 4 page 131 : L’obtention du baccalauréat, par génération, selon le milieu social.

Quelles sont les évolutions du pourcentage de bacheliers entre 1949 et 1978 pour chaque catégorie socio-professionnelle (CSP) ?

_ Toutes les catégories socio-professionnelles connaissent une augmentation de leur niveau d’étude entre 1949 et 1978. Entre ces deux dates le nombre de bachelier pour une classe d’âge passe de 20% à 60% quelque soit l’origine professionnelle des parents

* L’augmentation est particulièrement forte pour les enfants d’ouvriers : de 10% en 1949, le nombre de bacheliers passe à 46 % en 1978. Cela permet à de nombreux enfants d’ouvriers d’intégrer les classes moyennes en devenant employé, etc… La promotion sociale est importante durant les Trente Glorieuses grâce à l’éducation. Cependant le nombre d’enfants de cadre bachelier progresse également de 70% en 1949 à 90% en 1978.

 

OU

 

Texte 7 page 126 : L’ « ascenseur social » durant les Trente Glorieuses

+ Tableau statistique 8 page 126 : L’origine sociale des étudiants dans les Facultés en 1967-1968.

Question 3 page 127 : Comment les classes moyennes ont-elles bénéficié de l’ascension sociale durant les Trente Glorieuses ?

_ Toutes les catégories socio-professionnelles ont accès à l’éducation universitaire en 1968. Cependant, les enfants des professions libérales et cadres supérieurs sont surreprésentés (32,1% en 1968 contre 10,2% pour les enfants des ouvriers pourtant plus nombreux). La promotion sociale grâce à l’éducation est néanmoins une réalité : durant les Trente Glorieuses la proportion de fils d’ouvriers devenus cadres a augmenté de 2 à 8%.

Promotion sociale (p. 131) : mouvement d’ascension sur l’échelle sociale, par le statut et le revenu.

 

 

III. Quelles mutations ont affectées les classes moyennes ?

 

            A. Quelles sont les évolutions politiques et sociales liées à la massification des classes moyennes ?

 

                        1. Quelles évolutions politiques ?

 

Texte 14 page 127 : Classes moyennes et gouvernement au centre

Question 2 page 127 : Comment le président Giscard d’Estaing traduit-il en termes socio-politiques le poids numérique des classes moyennes dans la société ?

_ Les classes moyennes se sont développées numériquement et économiquement. Elles intéressent les hommes politiques qui tentent de les intégrer à leur électorat.

* Les mutations économiques ont mis en difficultés les boutiquiers et les commerçants avec l’apparition des supermarchés. Le mécontentement des professions indépendantes s’exprime en 1956 avec une percée du vote poujadiste lors des élections législatives.

* En 1976, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing, définit dans son livre Démocratie française, un projet de société regroupant les classes moyennes.

 

Poujadisme (p. 131) : au milieu des années 1950, mouvement de protestation sociale de petits commerçants et d’artisans déstabilisés par la modernisation économique, ce qui se traduit par un rejet de la classe politique.

                       

                        2. Quelles mutations sociales et culturelles ?

 

Courbes 9 page 126 : L’évolution salariale

+ Texte 10 page 126 : Le temps des cadres

+ Affiche 12 page 127 : Affiche du Club Méditerranée, 1960

Question 5 page 127 : A quels types de consommation ouvre la forte augmentation du pouvoir d’achat des cadres entre 1950 et 1975 ?

_ Le pouvoir d’achat des classes moyennes s’accroît durant les Trente Glorieuses. Ainsi, les salaires augmentent durant les Trente Glorieuses de 3,5 % par an. Le pouvoir d’achat des familles augmente avec l’entrée massive des femmes dans les emplois du secteur tertiaire.

_ Mais c’est surtout le pouvoir d’achat des cadres qui bénéficie de ces hausses. Cela se traduit par une forte consommation et la multiplication des offres de loisirs : la société de vacances Club Méditerranée est créée en 1949, en 1954 est créée la FNAC (Fédération nationale d’achat des cadres), ce groupement d’achat était alors réservé aux cadres.

_ Les classes moyennes, ciblées par la publicité, entrent dans la société de consommation en achetant voitures et télévisions… Le tourisme de masse se développe.

     

 

            B. En quoi la crise économique (ralentissement de la croissance) remet en cause la mobilité ascendante ?

 

Texte 16 page 128 : Le « grand renversement » pour les classes moyennes.

Question 2 page 127 : Classer les facteurs économiques et sociaux permettant d’évoquer un « grand renversement » pour les classes moyennes depuis le milieu des années 1980.

_ Avec la fin des Trente Glorieuses et le début de la dépression économique en 1973, les classes moyennes rencontrent des difficultés économiques. Le risque de déclassement social est fort à cause du ralentissement de la croissance, du chômage de masse. Les enfants des classes moyennes en particulier connaissent des difficultés :

* les salaires augmentent très peu, parfois en dessous de l’inflation ce qui entraîne la diminution du pouvoir d’achat : depuis 1982 les enseignants ont perdu entre 9 et 20 % de leur pouvoir d’achat selon les catégories.

* les emplois sont plus rares : le chômage touche non seulement les professions peu qualifiées mais aussi les employés et les cadres du secteur privé.

*  les titres scolaires et universitaires sont dévalorisés.

 

Déclassement social (p. 131): mouvement de régression sur l’échelle sociale.

 

 

Courbes page 17 : Des diplômes de plus en plus difficiles à monnayer

+ courbes 18 page 128 : L’ascenseur social en panne

Question 3 page 129 : Quel lien établir entre la dévalorisation des diplômes et les difficultés de l’ascension sociale pour les classes moyennes ?

_ La massification de l’enseignement universitaire contribue à la dévalorisation des diplômes à la fin des Trente Glorieuses. La proportion des 35-39 ans titulaires d’un diplôme de 1er cycle (bac +2) occupant un emploi de cadre est de 82% en 1984, mais seulement de 62% en 2004.

_ La promotion sociale est plus difficilement assurée pour les classes moyennes par l’éducation. Ainsi, l’accès aux Grandes Ecoles à tendance à se refermer pour les enfants des classes moyennes par rapport à l’époque des Trente Glorieuses.

 

  

FICHE REVISION TSTG HISTOIRE : Les classes moyennes en France

 

DEFINITIONS :

Catégorie sociale (p. 266) : ensemble de personnes classées selon leur profession, leur secteur d’activité ou leur revenu. L’Insee classe les actifs en PCS : « professions et catégories socioprofessionnelles », appelées auparavant CSP : catégories socioprofessionnelles.

Profession libérale (p. 131) : profession de caractère intellectuel (architecte, avocat, médecin…) exercée en cabinet privé.

Professions intermédiaires (p. 131) : dans le secteur privé, ensemble des professions qui par leur niveau de responsabilité se situent entre les cadres et les agents d’exécution ; dans le public, elles regroupent les enseignants, les infirmières, les assistantes sociales et certaines catégories de fonctionnaires.

Promotion sociale (p. 131) : mouvement d’ascension sur l’échelle sociale, par le statut et le revenu.

Déclassement social (p. 131): mouvement de régression sur l’échelle sociale.

Etat-providence (p. 131) : Etat qui intervient pour établir une plus grande justice sociale par la protection contre le chômage, la maladie, la vieillesse.

Tertiarisation : essor du secteur tertiaire, en particulier des services.

Poujadisme (p. 131) : au milieu des années 1950, mouvement de protestation sociale de petits commerçants et d’artisans déstabilisés par la modernisation économique, ce qui se traduit par un rejet de la classe politique.

Trente Glorieuses (p. 271) : En France, de 1945 à 1975, période de forte croissance économique et de transformation profonde des modes de vie.

 

CHIFFRES CLES :

Actifs du tertiaire (en % de la population active) :

1946 : 24,8%           1975 : 51,2%                  2005 : 72,8%

 

DATES :

1945-1973 : période des Trente Glorieuses

1954 : création de la FNAC (Fédération nationale d’achat des cadres). Ce groupement d’achat leur est alors réservé.

1956 : Percée poujadiste lors des élections législatives

1973-2008 : période de dépression économique.

 

 

Te Fiche d’objectifs histoire n°6

Les classes moyennes en France

 

   SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. En quoi les classes moyennes sont un groupe hétérogène ?

II. Qu’est-ce qui explique la massification des classes moyennes ?                    

            A. Quels sont les secteurs économiques où se « développent » les classes moyennes ?

            B. Quel rôle joue l’éducation dans la promotion sociale ?

III. Quelles mutations ont affectées les classes moyennes ?

            A. Quelles sont les évolutions politiques et sociales liées à la massification des classes moyennes ?

                        1. Quelles évolutions politiques ?          

                        2. Quelles mutations sociales et culturelles ?

            B. En quoi la crise économique (ralentissement de la croissance) remet en cause la mobilité ascendante ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Catégorie sociale (p. 266) : ensemble de personnes classées selon leur profession, leur secteur d’activité ou leur revenu. L’Insee classe les actifs en PCS : « professions et catégories socioprofessionnelles », appelées auparavant CSP : catégories socioprofessionnelles.

Professions intermédiaires (p. 131) : dans le secteur privé, ensemble des professions qui par leur niveau de responsabilité se situent entre les cadres et les agents d’exécution ; dans le public, elles regroupent les enseignants, les infirmières, les assistantes sociales et certaines catégories de fonctionnaires.

Profession libérale (p. 131) : profession de caractère intellectuel (architecte, avocat, médecin…) exercée en cabinet privé.

Trente Glorieuses (p. 271) : En France, de 1945 à 1975, période de forte croissance économique et de transformation profonde des modes de vie.

Tertiarisation : essor du secteur tertiaire, en particulier des services.

Etat-providence (p. 131) : Etat qui intervient pour établir une plus grande justice sociale par la protection contre le chômage, la maladie, la vieillesse.

Promotion sociale (p. 131) : mouvement d’ascension sur l’échelle sociale, par le statut et le revenu.

Poujadisme (p. 131) : au milieu des années 1950, mouvement de protestation sociale de petits commerçants et d’artisans déstabilisés par la modernisation économique, ce qui se traduit par un rejet de la classe politique.

Déclassement social (p. 131): mouvement de régression sur l’échelle sociale.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

1945-1973 : période des Trente Glorieuses

1954 : création de la FNAC (Fédération nationale d’achat des cadres). Ce groupement d’achat leur est alors réservé.

1956 : Percée poujadiste lors des élections législatives

1973-2008 : période de dépression économique.

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER UN GRAPHIQUE

5/ JE SAIS ETUDIER UN TEXTE

6/JE SAIS ANALYSER DES COURBES

7/ JE SAIS METTRE EN RELATION COURBES, TEXTE ET AFFICHE

 

 

 

 

Lire la suite

Cours TL STG Histoire : Les mutations de la France depuis 1945 (3)

14 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

III. Quels sont les défis européens ?

 

 

LIEN INA (1 min 59) : François Mitterrand et Helmut Khol à Verdun : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/I00012031/francois-mitterrand-et-helmut-kohl-main-dans-la-main.fr.html

 

 

Photographie 3 page 112 : François Mitterrand et Helmut Kohl

+ Texte 4 page 112 : Pour le traité de Maastricht

Question 5 page 113 : Avec quel pays la France de la Cinquième République entretient-elle un partenariat privilégié dans le cadre de la construction européenne ? Pourquoi ?

_ La France et l’Allemagne entretiennent un partenariat privilégié dans le cadre de la construction européenne. En effet ces deux pays se sont souvent affrontés (guerre de 1870, 1ère puis 2e Guerre mondiale). La construction européenne passe par la réconciliation franco-allemande (création de la CECA en 1950, symbole de François Mitterrand et Helmut Kohl se tenant la main à Verdun) et la constitution d’un axe franco-allemand.

_ L’axe franco-allemand est le moteur dynamique de la construction européenne. La CEE (Communauté Economique Européenne) a commencée sous la IV République avec la signature du traité de Rome le 25 mars 1957. Elle unit alors six pays dont la France et l’Allemagne pour former un Marché commun.

_ Le général de Gaulle ne remet en cause l’adhésion de la France à la CEE car le pays profite par exemple de la PAC (politique agricole commune). Le général de veut pas d’une Europe fédérale mais il veut une Europe autour de l’axe franco-allemand. Il fait reposer la construction européenne sur l’amitié franco-allemande comme tous ses successeurs.   

 

Photographie 3 page 112 : François Mitterrand et Helmut Kohl

+ Texte 4 page 112 : Pour le traité de Maastricht

+ Image 5 page 113 : « Une » de Libération, lundi 30 mai 2005

Question 6 page 113 : En quoi le résultat du référendum de 2005 semble-t-il aller à l’opposé des orientations politiques de la construction européenne ? Pourquoi ?

_ La construction européenne progresse malgré les crises (comme le rejet de la CED en 1954). Le traité de Maastricht de 1992 donne naissance à l’Union européenne dotée d’une monnaie unique (l’euro) et d’une citoyenneté européenne (droite de vote aux élections municipales et européennes des Européens).

_ Néanmoins, les partis politiques se divisent sur la position à adopter face à la construction européenne. En 1992 le traité de Maastricht est ratifié à 51%  avec un « non » de droite, du PCF, et un ralliement tardif du RPR. En 2005 le traité constitutionnel européen est rejeté par référendum. Le président Sarkozy fait voter par le Parlement un mini traité européen. 

_ La question européenne est devenue une question centrale du débat politique…

 

 

Te Fiche d’objectifs histoire

Les mutations de la France depuis 1945

 

   SAVOIR   

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Comment a évolué la vie politique française depuis 1958 ?

                A. Comment naît et s’affirme la V République ? (1958-1962)

                B. Quel est le fonctionnement de la V République ?

                C. En quoi le mode de scrutin permet-il une meilleure stabilité ?

II.. Comment a évolué la vie politique en France de 1958 à nos jours ?

                A. Quel tableau d’ensemble de la politique en France est-il possible de donner ?

                B. Quels sont les grands débats dans la vie politique française de 1958 à 1981 ?

                               1. La France gaullienne (1962-1969) : quelle politique extérieure ?

                                2. La République en mutation (1969 à 1981) : comment moderniser la société ?

                                               a) Les mutations économiques

                                               b) Les mutations sociales et politiques

                                                c) Les mutations culturelles

                C. En quoi l’arrivée de la gauche au pouvoir constitue une rupture ? (1981-1995)

                               1. En quoi l’élection présidentielle de 1981 permet-elle l’alternance droite-gauche ?

                               2. Quelles sont les réformes de la gauche au pouvoir (1981-1983) ?      

                               3. Quels sont les causes et les résultats de la politique de rigueur (1983-1986) ?

                D. Comment la Ve République s’est-elle adaptée à la cohabitation ? (1986…)

III. Quels sont les défis européens ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Instabilité ministérielle (p. 103) : changement fréquent de gouvernement.

Constitution : loi qui organise la vie politique d’un Etat, la répartition et le fonctionnement des différents pouvoirs.

Référendum (p. 103): consultation directe de la Nation qui répond par « oui » ou « non » sur une mesure proposée par le pouvoir exécutif.

Motion de censure : texte voté par la majorité qui contraint le gouvernement à la démission.

Régime parlementaire (p. 103) : régime dans lequel le gouvernement est responsable devant le Parlement qui peut le renverser lorsqu’il n’est pas d’accord avec lui.

Scrutin majoritaire uninominal à deux tours (p. 109) : mode d’élection dans lequel est élu le candidat qui a obtenu le plus de voix au second tour, sauf qu’il obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

Cohabitation (p. 266) : Situation dans laquelle le président de la République et le Premier ministre, tous deux représentants du pouvoir exécutif, appartiennent à des courants politiques opposés.

Planification (p. 115) : l’Etat prévoit et coordonne les objectifs et les moyens de production.

Trente Glorieuses (p. 115) : de 1945 à 1975, période de forte croissance économique et de transformation profonde des modes de vie.

Catégories sociales  (p. 266) : ensemble de personnes classées selon leur profession, leur secteur d’activité ou leur revenu. L’insee classe les actifs en PCS : « professions et catégories socioprofessionnelles », appelées auparavant CSP : catégories socioprofessionnelles.

DATAR (p. 115) : Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale.

Société de consommation (p. 270-271) : Une société où les besoins fondamentaux sont satisfaits (nourriture, vêtements, logements…)  grâce à une élévation du niveau de vie.

Société de loisirs : société où les activités de loisirs de toutes natures (pratiques culturelles, sports, tourisme) sont très largement développés.

Accords de Grenelle : accord signés le 26 mai 1968 au Ministère du Travail, rue de Grenelle à Paris, entre le gouvernement, le patronat et les syndicats. Ils prévoient une forte hausse des salaires.)

Droite et gauche (p. 267) : sous la V République, les forces politiques se répartissent entre une gauche et une droite. Le clivage droite-gauche est variable selon les époques. De 1958 à 1981, gauche et droite se différencient par l’acceptation ou le refus du socialisme.

Alternance : succession au pouvoir de tendances politiques différentes.

Nationalisation (p. 269) : transfert à l’Etat de la propriété d’une entreprise privée.

Privatisation (p. 270) : transfert du capital d’une entreprise publique au secteur privé.

Majorité présidentielle (p. 107) : ensemble des forces politiques ayant contribué à l’élection du Président.

Majorité parlementaire (p. 107) : parti ou coalition de partis disposant de la majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Opposition (p. 107) : parti ou tendance politique minoritaire aux élections et qui s’oppose au Président de la République et à son gouvernement

 

3/ JE CONNAIS LES BIOGRAPHIES DE : 

CHARLES DE GAULLE [p. 264] (1890-1970) : fondateur de la V République, il en est le président jusqu’à sa démission en 1969.

GEORGES POMPIDOU  [p. 265] (1911-1974) : Premier ministre de 1962 à 1968, il est président de la République de 1969 à sa mort en 1974.

VALERY GISCARD D’ESTAING [p. 264] (né en 1926) Président de la République de 1974 à 1981.

FRANCOIS MITTERRAND [p. 265] (1916-1996) Président de la République de 1981 à 1995.

JACQUES CHIRAC [p. 264] (né en 1932) Président de la République de 1995 à 2002 puis, avec la réforme du quinquennat, de 2002 à 2007.

 

4/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

1958 : naissance de la Ve République. 1962 : élection du président de la République au suffrage universel. 1968 : crise de mai avec la révolte de la jeunesse (occupation de facultés, grèves étudiantes) et des mouvements sociaux. 1974 : majorité à 18 ans. 1981 : La gauche au pouvoir avec le président socialiste François Mitterrand. 1986 : première cohabitation. Le président socialiste François Mitterrand doit cohabiter avec le premier ministre de droite Jacques Chirac. 1992 : traité de Maastricht. 1997 : Cohabitation entre le président de droite Jacques Chirac et le premier ministre socialiste Lionel Jospin 2000 : loi sur le quinquennat. 2002 : Jacques Chirac est opposé au second tour de présidentielles au leader d’extrême droite J.-M. Le Pen. 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président de la République le 6 mai 2007

SAVOIR FAIRE

5/ SAIS ANALYSER UNE CARICATURE

6/ JE SAIS ANALYSER UN ORGANIGRAMME POLITIQUE

7/ JE SAIS ANALYSER UN TEXTE

8/ JE SAIS ANALYSER UNE AFFICHE

9/ JE SAIS CONFRONTER DEUX TEXTES

10/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

11/ JE SAIS CONFRONTER UNE AFFICHE ET UN TEXTE

12/ JE SAIS METTRE EN RELATION TEXTE ET PHOTOGRAPHIE

 

 

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Cours TL STG : Les mutations de la France après 1945 (2)

14 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

II.. Comment a évolué la vie politique en France de 1958 à nos jours ?

 

            A. Quel tableau d’ensemble de la politique en France est-il possible de donner ?

 

Frise chronologique 3 page 100-101

+  graphiques en barres 3 page 104 : Le second tour des élections présidentielles depuis 1965

+ graphiques semi-circulaires 1 page 108 : Composition de l’Assemblée nationale

Quelles sont les ruptures dans la vie politique ? Quelles sont les périodes d’alternance ?

_ De 1958 à 1969 ce sont les années de la France gaullienne, marquée par les présidences de Charles de Gaulle et la crise de mai 1968. 

_ La République est en mutation (1969 à 1981). La droite reste au pouvoir avec les présidences de Georges Pompidou  (1969-1974), et à sa mort de Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981).

_ 1981 débute une période de rupture avec l’arrivée de la gauche au pouvoir avec les présidences de François Mitterrand (1981-1995). Celui-ci était d’abord hostile àn la V République, avant de se rallier à ses institutions. Pendant ses mandats le président a perdu des élections législatives et connu des cohabitations : Jacques Chirac en 1986 puis Edouard Balladur.

_ En 1995 le président Jacques Chirac est élu président, mais en 1997 il doit cohabiter avec le socialiste Lionel Jospin qui devient son premier ministre.

_ En 2002 Jacques Chirac est opposé au second tour de présidentielles à J.-M. Le Pen pour un quinquennat (mandat de cinq ans)

_ En 2007 le président Nicolas Sarkozy est élu avec plus de 53% des voix.

COHABITATION (p. 266) : Situation dans laquelle le président de la République et le Premier ministre, tous deux représentants du pouvoir exécutif, appartiennent à des courants politiques opposés.

Georges Pompidou [p. 265] (1911-1974) : Premier ministre de 1962 à 1968, il est président de la République de 1969 à sa mort en 1974.

Valéry Giscard d’Estaing [p. 264] (né en 1926) Président de la République de 1974 à 1981.

François Mitterrand [p. 265] (1916-1996) Président de la République de 1981 à 1995.

Jacques Chirac [p. 264] (né en 1932) Président de la République de 1995 à 2002 puis, avec la réforme du quinquennat, de 2002 à 2007.

 

 

Quels sont les événements marquants de la V République ?

1968 : crise de mai avec la révolte de la jeunesse (occupation de facultés, grèves étudiantes) et des mouvements sociaux.

1974 : majorité à 18 ans.

1981 : La gauche au pouvoir avec le président socialiste François Mitterrand.

1986 : première cohabitation. Le président socialiste François Mitterrand doit cohabiter avec le premier ministre de droite Jacques Chirac.

1992 : traité de Maastricht.

1997 : Cohabitation entre le président de droite Jacques Chirac et le premier ministre socialiste Lionel Jospin

2000 : loi sur le quinquennat.

2002 : Jacques Chirac est opposé au second tour de présidentielles au leader d’extrême droite J.-M. Le Pen.

2007 : Election de Nicolas Sarkozy.

 

 

            B. Quels sont les grands débats dans la vie politique française de 1958 à 1981 ?

 

                        1. La France gaullienne (1962-1969) : quelle politique extérieure ?

                                  

Texte 1 page 112 : De Gaulle et la décolonisation

Question 1 page 113 : Comment de Gaulle explique-t-il la nécessité de la décolonisation ?

_ Le général de Gaulle est pour la décolonisation. En effet il veut décharger la France de son « fardeau colonial ». Il continue l’œuvre de la IV République (indépendance de l’Indochine en 1954, du Maroc et de la Tunisie en 1956). Dès 1959 le général de Gaulle se prononce pour l’autodétermination de l’Algérie. Dans la décennie 1960 la totalité des colonies de l’Afrique subsaharienne obtiennent leur indépendance.

 

Affiche 2 page 112 : Affiche du ministère de la coopération, 1962

Question 2 page 113 : Quels liens conserve l’ancienne métropole avec ses colonies d’Afrique noire devenue des Etats indépendants ?

_ La France continue d’être la puissance protectrice des Etats issus de la décolonisation en particulier à travers des accords de coopération en Afrique subsaharienne. Le général de Gaulle multiplie les visites officielles en Afrique.

 

Texte 1 page 112 : De Gaulle et la décolonisation

Expliquez la phrase : « Quant à la France, elle doit maintenant tirer d’elle-même, de son propre peuple, les éléments de sa grandeur et la permanence de sa vocation universelle ».

_ Le général de Gaulle a une « certaine idée de la France ». La grandeur de la France doit s’exprimer dans la politique extérieure du pays avec son indépendance vis-à-vis des Etats-Unis et de l’URSS avec la dissuasion nucléaire (arme atomique en 1960) et le retrait de l’OTAN en 1966.

_ La politique extérieure (défense et diplomatie) est dans la pratique du pouvoir de la V République le domaine réservé du président.

 

            2. La République en mutation (1969 à 1981) : comment moderniser la société ?

 

                                    a) Les mutations économiques

 

Texte 1 page 114 : La France en 1964

Texte 2 : L’impératif économique

Question 3 page 115 : Comment l’Etat, depuis 1946, oriente-t-il l’œuvre de modernisation du pays et d’affirmation de la puissance économique française ?

_ L’Etat encadre l’économie par une planification (cf. dernière ligne du texte 1 : « plan de priorités nationales ») dès la IV République pour reconstruire le pays et moderniser son économie. De 1945 à 1975 la France connaît une période de forte prospérité appelé les Trente Glorieuses caractérisée par un taux de croissance sont élevés (autour de 5%) et le plein emploi.

_ Sous les présidences de De Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing la priorité est donnée à l’industrialisation et au soutien de grands projets technologiques comme l’avion supersonique Concorde. De grandes entreprises (Thomson-Brandt, Rhône-Poulenc) capables d’affronter  la concurrence internationale émergent.

_ Le secteur des services se développe alors que depuis les années 1960 les catégories sociales de la paysannerie et du monde ouvrier déclinent.

Planification (p. 115) : l’Etat prévoit et coordonne les objectifs et les moyens de production.

Trente Glorieuses (p. 115) : de 1945 à 1975, période de forte croissance économique et de transformation profonde des modes de vie.

CATEGORIES SOCIALES (p. 266) : ensemble de personnes classées selon leur profession, leur secteur d’activité ou leur revenu. L’insee classe les actifs en PCS : « professions et catégories socioprofessionnelles », appelées auparavant CSP : catégories socioprofessionnelles.

 

Texte 2 : L’impératif économique

Photographie 3 page 114 : L’Etat aménageur. Les stations touristiques du Grau-du-Roi et Port-Camargue.

Question 5 page 115 : Comment le rôle de l’Etat se traduit-il au regard du document 3 ? Dans quel domaine ? Qu’est-ce qu’un « Etat aménageur » ?

_ L’Etat mène une politique d’aménagement du territoire par exemple par la construction sa stations touristiques sur le littoral français comme Port-Camargue. Un organisme comme la DATAR créé en 1963 est chargé de veiller à un équilibre dans l’aménagement de l’espace français.

_ La société française évolue d’une société industrielle à une société de consommation et de loisirs comme le montre le développement du tourisme.

DATAR (p. 115) : Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale.

SOCIETE DE CONSOMMATION (p. 270-271) : Une société où les besoins fondamentaux sont satisfaits (nourriture, vêtements, logements…)  grâce à une élévation du niveau de vie.

Société de loisirs : société où les activités de loisirs de toutes natures (pratiques culturelles, sports, tourisme) sont très largement développés.

 

Quelle est l’action sociale de l’Etat durant les Trente Glorieuses ?

_ Georges Pompidou propose une « nouvelle société » reposant sur une politique de négociations et d’accords avec les partenaires sociaux. Le gouvernement crée un salaire minimum : le SMIG en 1950 qui devient le SMIC en 1970.

 

Comment réagit l’Etat après les chocs pétroliers et la fin des Trente Glorieuses ?

_ La crise économique touche la France avec une inflation de 15% dès 1975 et une forte hausse du chômage. L’Etat doit assurer la reconversion d’activités traditionnelles comme la sidérurgie. Mais le chômage reste élevé particulièrement chez les femmes et les jeunes sans diplôme. La France est passée de 750 000 chômeurs en 1974 à 1,7 million en 1981.

                             

                          b) Les mutations sociales et politiques

 

 

 

Photographie 11 page 119 : L’université parisienne de la Sorbonne, occupée par les étudiants en grève en mai 1968

Question 2 page 119 : Quels sont les signes de la politisation d’une partie de la jeunesse ? (A quelle catégorie de jeunes appartiennent ceux qui occupent la Sorbonne ?

_ La jeunesse issue du baby boom arrive à la majorité dans les années 1960. Cette jeunesse est politisée, de gauche, et s’oppose à la guerre du Vietnam.

_ En mai 1968 les étudiants sont contestataires. Ils remettent en cause le principe d’autorité incarné par le général de Gaulle en politique. Le mouvement étudiant demande une libération des mœurs.

 

LIEN VIDEO (grève) (2 min 18) : http://www.dailymotion.com/video/x4quzy_les-greves-generalisees-la-france-p_news#

 

Comment se déroule la crise de mai 1968 ?

_ La crise de mai 1968 est à la fois un mouvement étudiant, social, politique et culturel. Les grèves et les manifestations paralysent la France. Les grèves aboutissent à la signature des accords de Grenelle du 26 mai 1968 (augmentation des salaires et diminution du temps de travail…).

_ Les grèves ne cessent pas. Mais les débordements violents des étudiants retournent l’opinion en faveur du général de Gaulle. L’Assemblée nationale est dissoute par le général de Gaulle. Les élections législatives de juin 1968 sont un triomphe pour le parti gaulliste (UDR).

(   Accords de Grenelle : accord signés le 26 mai 1968 au Ministère du Travail, rue de Grenelle à Paris, entre le gouvernement, le patronat et les syndicats. Ils prévoient une forte hausse des salaires.)

 

Quelles sont les conséquences de la crise de mai 1968 ?

_ La crise est sérieuse. Elle provoque indirectement la démission du général de Gaulle en 1969. Elle montre aussi la nécessité de mutations politiques et sociales.

 

Texte 5 page 115 : Moderniser la société française

Question 2 page 115 : En quoi les mesures décidées au début du septennat de Valéry Giscard d’Estaing contribuent-elles à moderniser la société française ?

_ En 1974 Valéry Giscard d’Estaing est le premier président non gaulliste de la V République, mais il choisit le gaulliste Jacques Chirac comme Premier ministre. Le président décide des réformes pour moderniser la société française : la majorité est abaissée à 18 ans, le divorce est facilité par consentement mutuel, et la ministre de la Santé Simone Veil fait voter une loi accordant le droit à l’avortement en 1975. Les contraceptifs sont autorisés en 1974.

 

                                    c) Les mutations culturelles

 

Quelles sont les mutations culturelles en France ?

_ L’Etat s’engage en faveur de la culture. La Constitution de 1946 avait reconnu des « droits culturels » au citoyen. André Malraux est ainsi ministre de la culture en 1959.

_ La modernité du pays est rendue visible par la politique culturelle de Georges Pompidou, le centre Beaubourg en est le symbole majeur.

_ L’élévation du niveau de vie permet le développement d’une culture de masse, avec la diffusion de nouveaux médias comme la radio et la télévision. En 1958 9% des foyers ont un récepteur de télévision, 42% en 1965, 91% en 1984.

 

 

            C. En quoi l’arrivée de la gauche au pouvoir constitue une rupture ? (1981-1995)

 

                        1. En quoi l’élection présidentielle de 1981 permet-elle l’alternance droite-gauche ?

 

Affiche 1 page 106 : Affiche pour l’élection présidentielle de 1965

+ repère 2 page 101 : Les organisations politiques françaises sous la V République

Question 3 page 107 : Quelles sont les deux grandes tendances de la gauche qui soutiennent la candidature de François Mitterrand en 1965 ?

_ La vie politique française est dominée de 1958 à 1981 par la droite gaulliste (1958-1974) puis non gaulliste (1974-1981). La gauche est divisée sous la IV République, mais cette division l’affaiblit sous la V République où le scrutin est uninominal à deux tours et non proportionnel. Pour accéder au pouvoir le Parti Communiste Français (PCF) et le Parti Socialiste (fondé par François Mitterrand en 1971 au Congrès d’Epinay) se rapprochent.

_ Mais les équilibres internes se modifient. Le PCF, premier parti de gauche jusqu’au 1973, ne cesse de s’affaiblir. Au contraire le PS se renforce.

DROITE et GAUCHE (p. 267) : sous la V République, les forces politiques se répartissent entre une gauche et une droite. Le clivage droite-gauche est variable selon les époques. De 1958 à 1981, gauche et droite se différencient par l’acceptation ou le refus du socialisme.

 

 

LIEN INA (49 secondes) : http://www.youtube.com/watch?v=ksJmOV-8Bdg&feature=related

Débat entre VGE et Mitterand  

Lors de ce débat, Mitterrand de nouveau opposé au second tour à Giscard comme 7 ans plus tôt, répond aux attaques de ce dernier.
Aux mots de Giscard l'accusant d'être "l'homme du passé", François Mitterrand lui rétorque qu'il est "l'homme du passif", faisant allusion ici aux divers scandales sulfureux du septennat de VGE (avions renifleurs,bijoux du dictateur de Centrafrique Bokassa) mais aussi de la croissance molle et de ses dégâts (licenciements, faillite, inflation, chômage) que VGE et son gouvernement n'ont pas su résoudre.

 

Frise chronologique 3 page 100-101

+ Photographie 6 page 105 : François Mitterrand au Panthéon, le 21 mai 1981

En quoi la cérémonie du Panthéon est un symbole d’un tournant dans l’histoire de la République ?

_ François Mitterrand est élu le 10 mai 1981. Le 21 mai 1981, jour de son investiture de comme président de la République a lieu une cérémonie chargée de symboles au Panthéon. Elle donne aux Français le sentiment d’un tournant dans l’histoire de la République. En effet, l’élection présidentielle de 1981 est la première alternance droite-gauche de la Ve République.

Alternance : succession au pouvoir de tendances politiques différentes.

 

                        2. Quelles sont les réformes de la gauche au pouvoir (1981-1983) ?

 

Affiche 2 page 106 : Affiche du parti socialiste, 1981

Texte 3 page 106 : La droite et les privatisations en 1986

Question 4 page 107 : Qu’est-ce qui distingue fondamentalement la gauche et la droite dans leurs programmes économiques respectifs entre 1981 et 1986 ?

_ La gauche et la droite s’opposent dans leur vision du rôle de l’Etat dans l’économie. La gauche veut une « rupture avec le capitalisme ». Le gouvernement de Pierre Mauroy procède ainsi à des NATIONALISATION de groupes industriels et bancaires. La droite, dès son retour en 1986, décide la PRIVATISATION de ces entreprises publiques (Suez, Paribas).

_ La dissolution de l’Assemblée nationale en 1981 par Mitterrand et le succès de la « vague rose » aux élections législatives permettent aux socialistes d’expérimenter plusieurs réformes :

* 39 heures hebdomadaires, 5e semaine de congés payés, retraite à 60 ans, impôt sur les grandes fortunes, radios libres, décentralisation et abolition de la peine de mort.

Nationalisation (p. 269) : transfert à l’Etat de la propriété d’une entreprise privée.

Privatisation (p. 270) : transfert du capital d’une entreprise publique au secteur privé.

 

                        3. Quels sont les causes et les résultats de la politique de rigueur (1983-1986) ?

 

Quels sont les causes et les résultats de la politique de rigueur ?

_ L’importance du chômage et de l’inflation conduit les gouvernements de gauche à appliquer une politique de rigueur de limitation des dépenses de l’Etat pour réduire l’inflation et les déficits par le blocage des salaires et l’augmentation des impôts.

_ Les « déçus » du socialisme augmentent. En effet, le nombre de chômeurs dépasse les deux millions et le pouvoir d’achat des Français baisse. Les communistes entrent dans l’opposition, alors que l’audience du parti d’extrême droite le Front national augmente.

        

         D. Comment la Ve République s’est-elle adaptée à la cohabitation ? (1986…)

 

Texte 3 page 108 : La première cohabitation

Question 3 page 109 : Sur quelle situation inédite débouchent les élections législatives de 1986 ? Comment le président d’alors réagit-il pour y faire face ?

_ Les élections législatives de mars 1986 sont remportées par la droite menée par Jacques Chirac alors que le président François Mitterrand est de gauche. La majorité présidentielle et la majorité parlementaire divergent. Le parti du président rejoint alors l’opposition. François Mitterrand opte pour la cohabitation et nomme Jacques Chirac Premier ministre. Le président de la République s’occupe de la politique étrangère, et le premier ministre de la politique intérieure.

Majorité présidentielle (p. 107) : ensemble des forces politiques ayant contribué à l’élection du Président.

Majorité parlementaire (p. 107) : parti ou coalition de partis disposant de la majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Opposition (p. 107) : parti ou tendance politique minoritaire aux élections et qui s’oppose au Président de la République et à son gouvernement

COHABITATION (p. 266) : Situation dans laquelle le président de la République et le Premier ministre, tous deux représentants du pouvoir exécutif, appartiennent à des courants politiques opposés.

 

Texte 3 page 108 : La première cohabitation

+ Photographie 4 page 109 : Jacques Chirac et Lionel Jospin

+ Frise chronologique 3 pages 100-101

Question 5 page 109 : Quelle est la fonction de Jacques Chirac dans la première expérience de cohabitation ? Et dans la troisième ?

_ Les expériences de cohabitations se multiplient. Les présidences de François Mitterrand (1981-1988, 1988-1995) connaissent deux cohabitations :

* de 1986 à 1988 avec Jacques Chirac comme Premier ministre. Le gouvernement de Jacques Chirac opère des privatisations, mais il est confronté au terrorisme, aux manifestations étudiantes et lycéennes.

* de 1993 à 1995 avec Edouard Balladur. Le gouvernement ne parvient pas à diminuer le nombre de chômeurs : 3 423 000 en 1994.

_ Puis le président jacques Chirac (1995-2002 ; 2002-2007) cohabite avec Lionel Jospin (1997-2002). La Couverture maladie universelle, le PACS (pacte civil de solidarité) et la réduction à 35 heures du temps de travail sont adoptés.

 

Graphiques 3 page 104 : Le second tour des élections présidentielles depuis 1965

Texte 4 page 104 : La République malade ?

Question 6 page 105 : Quelles sont les particularités du scrutin présidentiel de 2002 ?

_ Le résultat des présidentielles de 2002 constitue un choc avec l’arrivée au second tour du leader de l’extrême droite Jean-Marie Le Pen qui devance le socialiste Lionel Jospin.

_ L’augmentation du chômage et la multiplication des scandales financiers avaient conduit à un fort abstentionnisme, à un rejet des gouvernements de gauche comme de droite, favorisant l’extrême droite et ses thèmes (insécurité et immigration) et le vote protestataire. A gauche, à partir de 1980-1990 une partie des voix se porte sur le courant écologiste les Verts et sur l’extrême gauche, ce qui fragilise le parti socialiste.

_ Malgré cela, la V République a su montrer qu’elle pouvait s’adapter à des situations imprévues comme les expériences de la cohabitation.

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Cours TL STG Histoire : Les mutations de la France depuis 1945 (1)

14 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

Les mutations de la France depuis 1945

 

Introduction : Le régime démocratique permet l’expression de la volonté de tous les citoyens par le vote (élection des députés, référendum…). Mais, si la Constitution fixe les moyens d’expression de la volonté des citoyens, il est nécessaire d’adapter les pratiques à l’évolution des comportements et de la société.

            Depuis 1945 la France a connu de profondes mutations. Elle s’est modernisée économiquement, a connu la décolonisation et a participé à la construction européenne. La V République doit répondre à plusieurs défis : remodeler les institutions et favoriser les mutations de la société française.

 

Problématique : Comment le fonctionnement de la V République évolue-t-il selon les forces politiques au pouvoir et les mutations sociales ?

 

I. Comment a évolué la vie politique française depuis 1958 ?

           

            A. Comment naît et s’affirme la V République ? (1958-1962)

 

 

LIEN INA : (3 min 15) http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/epoques/video/I08217985/constitution-de-la-cinquieme-republique.fr.html

 

LIEN (7 min 40) : Le retour de De Gaulle au pouvoir : http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/25-histoire-geoetcivilisations/109599-reportage-de-gaulle-le-retour-au-pouvoir

 

 

Caricature 1 page 102 : L’instabilité de la Quatrième République

(Pourquoi une nouvelle constitution est-elle nécessaire en 1958 ?)

Question 1 page 103 : Quelle faiblesse politique de la quatrième République suggère le dessin ?

_ La quatrième République est née en 1946 après la seconde guerre mondiale. Elle a été contestée dès sa naissance par le général de Gaulle. En effet, la IV République comporte une importante faiblesse : son instabilité ministérielle. En effet le pouvoir exécutif était sous la tutelle du pouvoir législatif, et des gouvernements éphémères se succèdent dans pouvoir résoudre les crises, en particulier la crise algérienne.

_ Pour résoudre la crise institutionnelle et coloniale de Gaulle est rappelé au gouvernement en juin 1958. La CONSTITUTION de la V République présentée le 4 septembre 1958 est approuvée par 80% des électeurs le 28 septembre.

Instabilité ministérielle (p. 103) : changement fréquent de gouvernement.

Constitution : loi qui organise la vie politique d’un Etat, la répartition et le fonctionnement des différents pouvoirs.

De Gaulle (1890-1970) : (p. 264)

  

            B. Quel est le fonctionnement de la V République ?

 

Lien INA (2 min 51) : http://www.youtube.com/watch?v=ywdfHSCZJpw&feature=related

 

Organigramme 1 page 100 : Le fonctionnement des institutions de la Cinquième République aujourd’hui.

+ Texte 2 page 102 : De Gaulle présente la nouvelle constitution

Question 4 page 103 : Montrer comment les principes énoncés par de Gaulle sont mis en œuvre dans la Constitution.

_ Le général de Gaulle désire un nouvel équilibre des pouvoirs au profit de l’exécutif.

_ La constitution de la V République est approuvée des Français par le référendum du 28 septembre 1958 : 

* La constitution renforce considérablement le pouvoir du président, qui est chef de l’Etat. Il dirige la politique extérieure, commande les armées et peut prendre les pleins pouvoirs en cas de crise (article 16 de la Constitution).

Le président, élu au suffrage universel depuis 1962,  peut également dissoudre l’Assemblée nationale, et proposer directement des lois au peuple par référendum.

* Le gouvernement a l’initiative des lois et conduit la politique de la nation. Il nomme aussi des dirigeants dans les administrations et les grands services publics.

* Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) vote les lois, peuvent saisir le Conseil constitutionnel, et dans des cas extrêmes renverser par une motion de censure (article 49 de la Constitution) le gouvernement. Le système est donc un régime parlementaire.

Référendum (p. 103): consultation directe de la Nation qui répond par « oui » ou « non » sur une mesure proposée par le pouvoir exécutif.

Motion de censure : texte voté par la majorité qui contraint le gouvernement à la démission.

Régime parlementaire (p. 103) : régime dans lequel le gouvernement est responsable devant le Parlement qui peut le renverser lorsqu’il n’est pas d’accord avec lui.

 

Texte 4 page 102 : Le tournant de 1962 

Question 2 page 103 : Quelle proposition de Gaulle fait-il en 1962 ? Comment la justifie-t-il ?

_ En 1962 le président Charles de Gaulle propose d’élire le président de la République directement au suffrage universel, et non plus par un collège (assemblée) de 80 000 Grands électeurs (parlementaires, conseillers généraux et municipaux).  

_ Malgré l’opposition des parlementaires, les Français approuvent par référendum à 61,5% la révision de la Constitution. Désormais, les pouvoirs exécutif et législatif émanent tous deux du suffrage universel. L’autorité du président de la République est renforcée.

 

 

            C. En quoi le mode de scrutin permet-il une meilleure stabilité ?

 

Texte 2 page 108 : Le scrutin majoritaire et l’élection des députés

Question 1 page 109 : Expliquer le scrutin majoritaire uninominal à deux tours, ses avantages et ses contraintes.

_ Le scrutin majoritaire uninominal à deux tours contribue à la stabilité politique en accordant une prime au parti dominant qui remporte les élections. Les gouvernements disposent avec ce type de scrutin d’une majorité stable à l’Assemblée nationale.

 

Scrutin majoritaire uninominal à deux tours (p. 109) : mode d’élection dans lequel est élu le candidat qui a obtenu le plus de voix au second tour, sauf qu’il obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

 

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Cours TL STG Géographie : L'inégal accès à la santé dans le monde

16 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

L’inégal accès à la santé dans le monde

 

Introduction : Chaque année : 6 millions de personnes meurent de pandémies : du sida, du paludisme, ou de tuberculose, principalement dans les pays du Sud.

Ce constat illustre l’inégal accès à la santé selon le niveau de développement. La stratégie des grandes firmes pharmaceutiques occidentales renforce ces inégalités en maintenant les prix des médicaments à un niveau trop élevé pour les pays du Sud.

Problématique : La mondialisation accentue-t-elle la fracture sanitaire ou permet-elle de la réduire ?

 

I. La santé, représentation du clivage Nord-Sud ?

 

La santé est-elle un privilège réservé à quelques pays ?

 

            A. En quoi consiste la fracture sanitaire Nord/Sud ?

 

Carte 1 page 242 : Les maladies dans le monde

Question 1 page 243 : Dans quelles régions du monde prédominent les cancers et les maladies cardio-vasculaires ? Les maladies infectieuses et parasitaires ? Comment expliquer ces différences ?

_ Une fracture sanitaire existe entre les pays du Nord et ceux du Sud. Cela se constate par la différence des types de maladies entre le Nord et le Sud :

* au Nord, les maladies cardiovasculaires et les cancers dominent,

* au Sud par contre les pathologies infectieuses et parasitaires sont les plus nombreuses à affecter l’homme. 5% des décès dans les pays du Nord sont causés par ces pathologies contre 33% dans le Sud.

_ Les différences s’expliquent par plusieurs facteurs :

* Les pays du Nord ont un climat tempéré, sain. Ce sont des pays industrialisés où l’espérance de vie est longue. Mais le vieillissement de la pollution entraînent des maladies de dégénérescence comme les cancers (19% au Nord et 6 % au Sud). De plus, l’excès de graisse et de sucre dans l’alimentation et un mode de vie sédentaire augmente l’obésité et le risque de maladies cardiovasculaires (51% des décès dans le Nord contre 18% au Sud).

* Les pays du Sud sont affectés par des pathologies mortelles, par exemple la diarrhée qui est la deuxième cause de mortalité infantile dans le monde et 13% des décès d’enfants de moins de 5 ans dans les PED. Cela s’explique par la pollution de l’eau. Une autre pathologie est le paludisme. Cela s’explique par le climat tropical de nombreux P.M.A. n’ayant pas les moyens, malgré les progrès de la vaccination, d’empêcher les ravages de la maladie. Chaque année, six millions de personnes meurent du sida, du paludisme ou de tuberculose.

 

Pathologies infectieuses et parasitaires (p. 249) : maladies transmises à l’homme par des virus ou des parasites.

 

            B. Quelles sont les explications de la fracture sanitaire ?

 

Graphiques en barre 3 page 242 : Nombre de personnes sous-alimentées et objectifs du Sommet mondial alimentaire.

+ Texte 5 page 243 : La pollution de l’air et de l’eau

+ Tableau chiffré 6 page 243 : La fracture sanitaire par les chiffres

Question 5 page 243 : Quels sont les facteurs de la fracture sanitaire ?

_ Les facteurs de la fracture sanitaire sont divers :

* insuffisance alimentaire : Depuis la crise alimentaire 1 milliard de personnes dans le monde souffrent de malnutrition et de sous nutrition. Les corps sont fragilisés par les carences, plus vulnérables aux maladies.

* la pollution de l’air : deux millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d’infections respiratoires, à cause de la pollution atmosphérique liée à l’industrie et à la circulation automobile.

* la pollution de l’eau est très importante. L’eau polluée transmet les hépatites A et B, le choléra.

_ L’espérance de vie est donc faible dans les P.M.A. en particulier en Afrique Noire. Ainsi, en Ethiopie elle de 50 ans contre 80 ans en France, et le taux de mortalité infantile est de 112‰ en Ethiopie contre 4‰ en France.

Sous-nutrition (p. 249) : alimentation insuffisante en quantité de calories (en moyenne moins de 2 200 calories/jour).

Malnutrition (p. 249) : alimentation mal équilibrée.

Mortalité infantile (p. 249) : nombre annuel de décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 enfants nés vivants.

 

            C. En quoi la situation de l’Afrique noire est-elle alarmante ?

 

Carte 4 page 243 : L’épidémie de Sida en 2006

+ Graphiques en barre 3 page 248 : Le Sida dans le monde

+ Tableau chiffré 6 page 243 : La fracture sanitaire par les chiffres

+ Graphiques en barre 7 page 244 : Dépenses de santé et nombre de médecins pour 100 000 habitants.

Quelle est la situation de l’Afrique noire au niveau sanitaire ?

_ L’Afrique noire est particulièrement touchée par les pandémies comme le sida. Près de 25 millions d’adultes et d’enfants vivent avec le sida en 2006 en Afrique subsaharienne (les 2/3 des cas au monde). Chaque jour 8 000 personnes meurent du sida, dont la plus grande partie en Afrique.

_ L’Ethiopie montre la situation d’un P.M.A. d’Afrique subsaharienne. Le pays est pauvre avec a un P.I.B/hab. de 711 dollars (contre 27 677 dollars en France), l’espérance de vie est faible (50 ans) avec un taux de mortalité de 15‰. Un enfant sur cinq n’atteint pas l’âge de 10 ans. Ceci s’explique par le manque de moyens financiers et humains : on trouve 6 médecins pour 100 000 habitant (contre 329 pour 100 000 hab. en France).

 

Pandémie (p. 249) : épidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue.

 

 

 

 

II. Quelles sont les acteurs et les politiques de santé ?

 

En quoi la santé constitue-t-elle un enjeu dans l’espace mondialisé ?

 

            A. Quelles sont les inégalités entre les systèmes de santé au monde ?

 

Carte 11 page 245 : L’accès aux médicaments dans le monde.

Question 2 page 245 : Classer les régions ou les pays en trois grands ensembles, selon l’accès des populations aux médicaments : satisfaisant, moyen, insuffisant.

_ Les systèmes de santé sont inégalement pourvus de moyens matériels (hôpitaux, équipements performants : bloc opératoire, scanner, laser…) et humains (personnels formés, médecins et infirmières…). On peut distinguer plusieurs ensembles :

* Les pays du Nord, constitués de pays industrialisés à haut niveau de vie, et les riches pays pétroliers (Arabie saoudite) ont un taux d’accès de la population aux médicaments supérieur à 95% en 1999. Les systèmes de santé deviennent de plus en plus performant au Nord.

* Les pays comme l’Algérie, le Chili… ont un taux moyen d’accès aux médicaments. Ces pays disposent de ressources pétrolières (Algérie, Libye…) ou sont des pays émergents (Mexique).

* Selon le rapport de l’OMS, 57 pays en développement dont 36 en Afrique subsaharienne, manquent gravement de personnels de santé. Ces PMA ont un taux d’accès aux médicaments insuffisant : - de 50% au Soudan, au Tchad.

 

OU

 

Graphiques en barre 7 page 244 : Dépenses de santé et nombre de médecins pour 100 000 habitants.

+ Texte 8 page 244 : La santé en souffrance en Afrique

+ Photographie 9 page 244 : Un bloc opératoire à l’hôpital de Péronne (Somme)

Question 4 page 245 : Relevez les indicateurs d’un contraste fondamental entre les système de santé des pays du Nord et du Sud.

_ Les pays du Nord et les pays du Sud offrent à leurs populations des systèmes de santé différents en termes moyens matériels et humains.

* Les pays du Nord disposent de moyens matériels performants (blocs opératoires, scanners, lasers…) et de personnels formés : spécialistes réputés mais aussi médecins généralistes 329 pour 100 000 habitants en France, 549 aux Etats-Unis. Les pays à haut niveau de vie consacrent de fortes sommes pour leur santé : 2902 dollars par habitant en France.

* Les pays du Sud souffrent, en particulier en Afrique, d’un manque de moyens. La pénurie est telle que la vaccination des enfants ou le soin des femmes accouchées n’est pas assurée. De plus le départ du personnel médical des pays du Sud vers ceux du Nord contribue à cette fracture sanitaire, en particulier dans les PMA subissant la pauvreté, les épidémies et les guerres. L’ « exode médical » renforce la pénurie de personnel dans les pays du Sud. Le prix des médicaments est élevé et suscite un trafic de faux médicaments mettant en danger la santé de millions de personnes.

 

 

            B. Quels sont les conflits entre acteurs autour du système de santé ?

 

Texte 3 page 245 : Droit à la santé…

+ Texte 4 page 245 : … ou droit des grands groupes pharmaceutiques ?

Question 6 page 245 : Pourquoi et comment le gouvernement brésilien est-il en opposition avec la multinationale Roche ? Quels arguments oppose l’auteur du document 14 ?

_ Les acteurs du système de santé peuvent s’opposer fortement, à l’exemple des Etats envers les Firmes transnationales de l’industrie pharmaceutique (ex. la FTN suisse Hoffman-La Roche) dont les intérêts sont différents.

* Les laboratoires des grands groupes pharmaceutiques du Nord conçoivent des médicaments avec des coûts élevés de recherche. Ils vendent ensuite ces médicaments à un prix élevé. Cependant, les populations des pays du Sud n’ont pas accès à ces médicaments du fait du prix. Aussi les pays du Sud (Brésil, Thaïlande, Afrique du Sud) ont développé des médicaments génériques sans payer les droits de brevet. Les FTN ont tenté un procès mais face à l’hostilité de l’opinion internationale elles ont renoncé.

_ Cependant, les FTN dénoncent l’insuffisance des autres acteurs du système médical comme manque de financement des Etats pour les programmes de l’ONUSIDA.

 

Médicament générique (p. 249) : stricte copie d’un médicament original dont le brevet est tombé dans le domaine public.

 

Quels sont les autres acteurs du système de santé ?

_ Les acteurs du système de santé dans le monde sont nombreux :

* la communauté mondiale à travers l’OMS (Organisation mondiale de la santé). C’est une institution de l’ONU créée en 1948 dont le but est d’améliorer la santé dans tous les pays du monde.

* les ONG comme Médecins sans frontières (fondé en 1971 par Bernard Kouchner) qui intervient sur les lieux de conflits, ou sous-médicalisés pour donner au Sud les traitements du Nord.

* les Etats comme le Botswana, premier pays africain qui rend disponible gratuitement pour l’ensemble des personnes en ayant besoin (estimées à 110 000) les traitements contre le sida depuis 2002.

* les individus qui tentent de se soigner malgré des moyens parfois limités aussi bien dans les pays du Sud que dans certains pays du Nord comme les Etats-Unis où la couverture médicale est insuffisante pour une partie de la population.

 

C. Quelle est la situation de l’Afrique face au virus du sida ?

 

Pourquoi et comment les maladies se diffusent-elles à l’échelle planétaire ?

Carte 1 page 242 : Les maladies dans le monde

Où sont localisées les principales pathologies mondiales ?

_ Les pathologies mortelles touchent essentiellement les pays du Sud. Dans le monde les trois grandes pathologies sont le paludisme (1,3 million de morts/an), la tuberculose (1,6 million de morts/an), et surtout le sida (2,8 millions de morts/an).

 

Carte 4 page 243 : L’épidémie de Sida en 2006

La distribution géographique des grandes épidémies est-elle révélatrice de l’inégal développement ?

_ L’Afrique subsaharienne est fortement touchée par le sida. En Afrique australe l’espérance de vie a reculé à cause du sida de 59 ans en 19990 à 45 ans en 2005. Le cas de Botswana est exemplaire : 37,3% de la population est touchée par le virus (contre 0,3% en Europe occidentale, 610 000 personnes). Entre 16 à 20% de la population est orpheline, et plus de la moitié des orphelins le sont à cause du sida. Le pays manque de moyens pour bénéficier des médicaments fabriqués dans les laboratoires du Nord comme la trithérapie (trois médicaments ou trois traitements médicaux pris simultanément, ce qui permet d’augmenter l’efficacité de chaque médicament).

 

Te Fiche d’objectifs géographie n°5

L’inégal accès à la santé

 

   SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. La santé, représentation du clivage Nord-Sud ?

                A. En quoi consiste la fracture sanitaire Nord/Sud ?

                B. Quelles sont les explications de la fracture sanitaire ?

                C. En quoi la situation de l’Afrique noire est-elle alarmante ?

II. Quelles sont les acteurs et les politiques de santé ?

                A. Quelles sont les inégalités entre les systèmes de santé au monde ?

                B. Quels sont les conflits entre acteurs autour du système de santé ?

            C. Quelle est la situation de l’Afrique face au virus du sida ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Pathologies infectieuses et parasitaires (p. 249) : maladies transmises à l’homme par des virus ou des parasites.

Mortalité infantile (p. 249) : nombre annuel de décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 enfants nés vivants.

Sous-nutrition (p. 249) : alimentation insuffisante en quantité de calories (en moyenne moins de 2 200 calories/jour).

Malnutrition (p. 249) : alimentation mal équilibrée.

Pandémie (p. 249) : épidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue.

Médicament générique (p. 249) : stricte copie d’un médicament original dont le brevet est tombé dans le domaine public.

 

3/ JE CONNAIS LES CHIFFRES CLES

Nombre de personnes souffrant de malnutrition : 1 milliard

Chaque jour : 8 000 personnes meurent du sida.

Chaque année : 6 millions de personnes meurent du sida, du paludisme, ou de tuberculose.

Les trois grandes pathologies mondiales :

Sida : 2,8 millions de morts/an

Tuberculose : 1,6 million de morts/an

Paludisme : 1,3 million de morts/an

SAVOIR FAIRE

4/ SAIS ANALYSER UNE CARTE

5/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES GRAPHIQUES, TEXTE ET TABLEAU CHIFFRE

6/ JE SAIS METTRE EN RELATION DES GRAPHIQUES, TEXTE ET PHOTOGRAPHIE

7/ JE SAIS CONFRONTER DEUX TEXTES

 

 

 

 

 

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Cours TL STG Géographie : La mondialisation (3)

16 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

III. Quels sont les principaux facteurs de la mondialisation ?

 

            A. Quel est le cadre favorable dans lequel s’opère la mondialisation ?

 

Carte 1 page 154 : Pays membres et pays observateurs de l’OMC

Carte 3 page 143 : les principales organisations économiques régionales et interrégionales dans le monde en 2007

Question 3 page 155 : A quelles catégories appartiennent les Etats qui ne sont pas encore membres de l’OMC ?

_ L’OMC regroupe la plupart des pays du Nord. Les pays qui n’appartiennent pas à L’OMC sont des pays qui ont adopté depuis relativement peu de temps le capitalisme (Russie et pays de la CEI, ainsi que des pays islamistes (Iran, Arabie saoudite) ou encore en proie à des guerres civiles (Afghanistan, Tchad). Ce sont pour la plupart des pays du Sud.

 

Quelles sont les réalisations et l’histoire de l’OMC ?

_ L’essor du commerce mondial est permis grâce à la baisse des droits de douane mondiaux. L’ouverture de la majorité des Etats aux échanges internationaux s’est effectuée dans le cadre du GATT puis de l’OMC. En 1947 a été signé l’accord général sur les tarifs douaniers (GATT), puis ce dernier est remplacé en 1995 par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

 

             B. Quelles sont les causes techniques de la mondialisation ?

 

                        La révolution des transports

 

LIEN :

 * Nouveau porte-conteneurs de la CMA CGM (1 min 49) : http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=Uf9mEiILYWg  

* Arrivée d'un porte conteneur au port de la Réunion (2 min 43) : http://www.youtube.com/watch?v=fsEOBXheUdI

  * Plate-forme multiodale Delta 3 : http://www.youtube.com/watch?v=ed4t-69b1Mw

              

Texte 2 page 156 : Qu’est-ce que la conteneurisation ?

Question 1 page 157 : Comment le conteneur facilite-t-il l’acheminement des marchandises ?

_ La « révolution du conteneur » s’explique par l’utilisation de boites de dimension standardisée pour transporter la marchandise. Les opérations se font rapidement à l’aide de grues et avec peu de personnes (gain de temps et de coût pour la logistique).

_ Le conteneur est utilisable par plusieurs types de transport : maritime mais aussi ferroviaire et routier. L’association de types de transport forme le transport multimodal.

Logistique (p. 155) : ensemble des opérations nécessaires aux flux de marchandises (conditionnement, organisation et surveillance des transports, etc.).

Transport multimodal (p. 155) : transport de marchandises effectué à l’aide d’au moins deux modes de transport différents. Par exemple, transport maritime de conteneurs puis chargement direct sur des semi-remorques ou des trains spécialement équipés.

 

Carte 5 page 157 : Les principaux ports à conteneurs et le commerce maritime mondial par porte-conteneurs en 2004

Question 2 page 157 : Où se situent les principaux ports à conteneurs ? Comment l’expliquer ?

_ Les principaux ports à conteneurs sont situés sur les façades littorales des pays de la Triade : Nothern Range européen (d’Anvers à Hambourg avec comme principal port Rotterdam), les deux façades atlantiques et pacifiques des Etats-Unis, mais aussi la très étendue façade pacifique de l’Asie orientale avec les ports de Pusan en Corée du Sud, de Hong Kong en Chine, et le plus important port à conteneur du monde : Singapour.

_ Le transport maritime assure les deux tiers des échanges mondiaux en valeur. Les principales façades maritimes de la Triade sont reliées par des réseaux assurés par des porte-conteneurs.

 

Texte 2 page 154 : La croissance récente du fret aérien

Question 1 page 155 : Quel aménagement technique a permis à l’avion de devenir un moyen de transport pour les marchandises ?

_ Le transport aérien de fret s’est accru depuis la création des avions gros-porteurs. De plus, les flux sont concentrés sur des destinations privilégiés : les hubs aéroportuaires.  Ces hubs sont au centre de réseaux d’où le trafic de passagers et le fret sont redistribués.

Hub (p. 155) : plate-forme à partir de laquelle le trafic de passagers ou le fret est centralisé puis redistribué.

 

            Les nouvelles technologies de l’information et de la communication

 

Photographie 4 page 155 : Un centre d’appels à New Delhi (Union indienne)

Carte 5 page 155 : la ronde des grandes places boursières

Question 4 page 155 : Que permettent les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour les acteurs économiques ?

_ Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) - constituées d’Internet, de la téléphonie mobile, etc - permettent la progression de la transmission de données. Les transmissions à haut débit ont permis l’essor de nouvelles activités : l’e-commerce, le télé-enseignement. Elles ont aussi permis d’organiser et de contrôler les économies en temps réel par l’interconnexion des marchés financiers et des bourses 24 heures sur 24.

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Cours TL STG Géographie : La mondialisation (2)

16 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

II. Quels sont les acteurs qui participent au processus de mondialisation ?

           

            A. En quoi les acteurs économiques sont-ils les moteurs de la mondialisation ?

 

Qu’est-ce que la DIT ?

 

Organigramme 3 page 145 : Les flux de pièces détachées intra-firmes

Question 4 page 145 : En quoi le schéma explique-t-il en partie les flux principaux du commerce mondial ?

_ Les flux de produits manufacturés ont fortement augmenté dans le monde à cause de la Division Internationale du Travail (DIT). Le commerce transnational est effectué par des Firmes Transnationales (FTN) situées principalement dans les pays développés ont établis des filiales de production dans les pays dont la main-d’œuvre est bon marché (pays ateliers d’Asie).

* Le commerce intra-firmes de pièces détachés occupe ainsi un tiers des échanges des pays développés.

TRANSNATIONAL (p. 271)

Division Internationale du Travail (DIT) (p. 149) : conception et fabrication qualifiée des pièces dans les pays du Nord, assemblage et tâches routinières dans les pays du Sud.

Firme transnationale (FTN) (p. 149) : selon l’ONU, société présente dans plusieurs pays avec un chiffre d’affaires annuel au moins égal à 500 millions de dollars.

 

Caricature 5 page 149 : Les firmes transnationales

Question 2 page 149 : Quelle est la FTN visée ? Que dénonce la caricature ?

_ La FTN Nike est l’objet de nombreuses polémiques car elle a utilisé des enfants du Sud comme main-d’œuvre bon marché pour fabriquer ses chaussures vendues à haut prix pour les enfants du Nord. Cela montre les inégalités dans la consommation mais aussi de droit dans la mondialisation.

_ Nike n’a que son siège social mondial aux Etats-Unis, toutes les usines sont implantées dans des pays ateliers du Sud (700 sous traitants dans 55 pays), usines financées par des Investissements directs à l’étranger (IDE). La production est aujourd’hui réalisée à 80% par des femmes jeunes et non qualifiées (entre 90 et 99% au Sri Lanka).

_ 12 000 travailleurs indonésiens coûtent moins cher à la FTN que son annonceur vedette Michael Jordan.

 (   _ Les ventes sont organisées en quatre « continents » : Etats-Unis (4 658 millions de dollars) ; Europe, Moyen-Orient, Afrique (3 241 millions de dollars) ; Asie Pacifique (1 358 millions de dollars) et enfin Amérique (527 millions de dollars).    )

 

 

LIEN histoire de l"OMC : http://www.youtube.com/watch?v=poDhrgR9unE

Texte 2 page 148 : Qu’est-ce que l’OMC ?

Texte 3 page 148 : L’Etat, un acteur majeur ?

Question 5 page 149 : Comment les Etats peuvent-ils faire valoir leur point de vue au sein de l’OMC ?

_ L’OMC est un organisme chargé de réguler le commerce mondial. Elle fait appliquer des règles pour 150 pays représentant 97% du commerce mondial (2007) et peut sanctionner les Etats qui ne respectent pas ses règles. Le FMI conseille et prête aux Etats en difficulté.

_ Les Etats ont pourtant toujours un rôle dans la mondialisation. En effet ils encadrent l’économie et protègent les populations grâce aux lois sociales. Par des subventions, la recherche, ils restent des acteurs économiques importants.

_ La plupart des Etats du Sud souffrent de l’insuffisance ou de l’absence d’Etats.

OMC (p. 269) : organisation mondiale du commerce, qui succède au GATT en 1995. Organisme intergouvernemental chargé de réglementer les relations commerciales entre ses états membres, au moyen d’accords multilatéraux.     

FMI (p. 149) : Fonds monétaire international. Il veille à la régularité des transactions financières entre Etats, conseille et prête aux Etats en difficulté.

 

LIEN action du FMI sur la crise économique de 2011 : http://www.france24.com/fr/20110924-fmi-crise-economique-financiere-christine-lagarde-dette-zone-euro-union-europeenne

 

(    Comment fonctionne une FTN ?

Carte 1 page 148 : Michelin n°1 mondial du pneu

Carte 2 page 143 : Les investissements directs à l’étranger (IDE) dans le monde en 2004

Question 1 page 149 : Quelles sont les caractéristiques de la FTN Michelin ?

_ Les FTN sont de puissants groupes acteurs de la mondialisation.

* Par exemple Michelin se caractérise par ses différents sites et sa stratégie mondiale. La FTN a son siège social dans la ville de Clermont-Ferrand, mais est implantée mondialement : ses centres de recherche et développement sont situés dans les pays de la Triade : France, Espagne et Allemagne pour l’Union européenne, Japon et Etats-Unis pour les deux autres pôles. Les plantations d’hévéas pour la production de caoutchouc sont dans les pays tropicaux : Brésil et Nigeria. Les usines sont essentiellement en France et aux Etats-Unis.

* La stratégie mondiale de Michelin a connu plusieurs phases : dans les années 1960-1970 implantations dans les pays voisins européens (sites de recherches et usines) ou tropicaux (production d’hévéas). Puis dans les années 1980-1990 l’internationalisation par rachat d’entreprises nord-américaine. En 1990-2000 la stratégie mondiale de Michelin est de s’affirmer dans les marchés en croissance d’Asie et d’Europe médiane.

)

 

 

            B. Comment les acteurs non gouvernementaux encadrent-ils la mondialisation ?

 

Affiche 5 page 151 : Campagne du Comité catholique contre la faim et pour le développement (2004)

Question 2 page 151 : En quoi le message délivré par cette affiche correspond-il à la définition d’une ONG ?

_ Une ONG mobilise l’opinion mondiale pour venir en aide à des populations en détresse, dans des causes internationales (environnement, etc…). Elles n’ont pas de réel pouvoir politique mais interviennent au niveau mondial avec d’importants budgets. Elles coordonnent la solidarité internationale : Croix Rouge, oxfam qui est la coordination de différentes ONG luttant contre la famine dans le monde. Elles sont 50 000 dans le monde.

_ Les ONG sont critiques face à la mondialisation, comme ATTAC qui fait partie du courant altermondialiste. Parfois, les ONG peuvent être critiquées pour leurs buts (l’Arche de Zoé contre laquelle une plainte pour escroquerie a été déposée) comme leurs frais de publicité trop élevés, les salaires importants de leurs dirigeants.

ONG (Organisation non gouvernementale) (p. 151) : association sans but lucratif qui veut agir pour corriger les actions des principaux acteurs institutionnels (Etats, organisations supranationales, FTN).

Altermondialisme (p. 151) : mouvement en faveur d’une mondialisation plus équitable et plus humaine qui ne prendrait pas seulement en compte les intérêts économiques des plus puissants.

ATTAC (p. 266) : Association pour la Taxation des transactions pour l’Aide aux Citoyens. Ce mouvement altermondialiste, fondé en 1998, demande entre autre la taxation des transactions financières mondiales, le produit de cette taxe étant ensuite reversé aux pays en développement.

 

Carte 3 page 143 : les principales organisations économiques régionales et interrégionales dans le monde en 2007

Question 3 page 149 : quelles grandes zones géographiques disposent d’organisations régionales et interrégionales ?

_ Les principales organisations régionales sont sur les continents américain et européen.

* L’Europe est en cours d’unification. La signature du Traité de Rome en 1957 crée la CEE (Communauté économique européenne marché commun) entre six pays : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas. L’Union européenne regroupant 27 pays depuis le 1er janvier 2007. La circulation des marchandises et des personnes est libre dans l’espace Schengen. Une monnaie unique, l’euro, est valable pour un grand nombre de pays européens depuis 2002.

* Le continent américain connaît plusieurs organisations régionales. En 1994 l’ALENA (Association de Libre Echange Nord Américain) regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. La circulation des marchandises est libre. En Amérique latine plusieurs organisations régionales regroupent des pays, par exemple le Mercosur.

* Des organisations moins performantes existent comme l’UMA (Union du Maghreb Arabe) en Afrique ou l’ASEAN en Asie.

Mercosur (p. 269) : Marché commun du cône sud, fondé en 1991.

ASEAN (p. 266) : Association of South East Asian Nations ; en fraçais ANSEA : Association des nations du Sud-Est asiatique. Fondée en 1967, elle regroupe 10 pays : Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar (Birmanie), Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam.

 

_ Des chefs d’Etats se retrouvent régulièrement lors de sommets comme le G8 de façon à organiser la mondialisation. A l’origine G7 le sommet réunit les principales puissances économiques et politiques du monde : Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Japon. La Russie s’est jointe aux autres depuis 1991.

G8 (p. 267) : Groupe des huit pays les plus industrialisés du monde.

 

            C. Qui sont les acteurs de l’illégalité ?

 

Carte 6 page 153 : La drogue dans le monde

Question 2 page 156 : Quelles sont les régions productrices de drogues « naturelles » ? De drogues chimiques ? Qu’en conclure ? Où se situent les régions consommatrices et quelles peuvent en être les raisons ?

_ Les activités illicites forment une économie parallèle à l’échelle de la planète, par exemple pour la contrefaçon (cigarettes, jouets, DVD) mais aussi pour la drogue.

* Les pays producteurs de drogues « naturelles » sont des pays du Sud. La culture du pavot pour l’opium et l’héroïne passe du Triangle d’or (Laos, Thaïlande, Birmanie) aux pays d’Asie centrale (Pakistan, Afghanistan). Depuis le début de la guerre en Afghanistan en 1979 la production d’opium a augmenté. En 2006 92% de la production d’opium provient d’Afghanistan. Plus de la moitié des terres cultivables en Afghanistan sont utilisées pour la culture de l’opium. La culture de coca pour la cocaïne est originaire d’Amérique latine : Bolivie, Pérou et surtout Colombie avec des mafias comme les cartels de la drogue. Le continent africain est le principal producteur de cannabis, par exemple les montagnes du Rif marocain.

* Les drogues chimiques sont principalement localisées dans les pays du Nord, et de façon écrasante aux Etats-Unis (19 300 laboratoires découverts en 2002 et 2003).

* La production de drogue reflète les inégalités de la mondialisation. Production de matières première au Sud, transformation et consommation au Nord.

* Les régions consommatrices sont celles des pays développés du Nord à haut niveau de vie.

 

Carte 1 page 146 : les paradis fiscaux dans le monde

Qu’est-ce qu’un paradis fiscal ?

_ Les paradis fiscaux sont des zones à fiscalité très basses, offrant aussi des avantages comme le secret bancaire (« paradis bancaire »). Ils attirent des flux financiers importants à la fois pour échapper aux impôts (fraude fiscale) mais aussi pour le « blanchiment d’argent sale » provenant de la drogue, du crime..).

Paradis fiscaux (p. 147) : territoires qui par un régime fiscal très avantageux attirent les particuliers, les sociétés, et surtout des banques qui se sont spécialisées dans la fourniture de prestations financières opaques.

 

Question 2 page 147 : Où se situent majoritairement les paradis fiscaux ?

_ Les paradis fiscaux sont en général de tous petits territoires (Singapour, Hong Kong, Monaco, Luxembourg, Lichtenstein…), souvent des îles en particulier dans les Antilles (îles Caïmans, Bahamas), situés près des grands pôles d’activités de la Triade.

_ Les paradis fiscaux dégagent des ressources fiscales suffisantes à leur échelle parce que le faible taux d'imposition est compensé par l'énorme volume d'opérations (la ressource étant de niveau mondial). En 2000 les fonds placés dans des paradis fiscaux sont évalués à 6 000 milliards d’euros.

_ Devenir un paradis fiscal est une solution qui peut-être adoptée par des Etats sans autres ressources, dont l'économie très faible par ailleurs ne supporterait pas une taxation à la hauteur des besoins.

 

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Cours TL STG Géographie : La mondialisation (1)

16 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

LA MONDIALISATION

 

Livre : Belin programme 2007

 

Introduction : La croissance des productions, la révolution des transports, les accords sur la liberté du commerce a permis d’accentuer les échanges internationaux. Les flux matériels (biens, migrations) et immatériels (services, capitaux) ignorent les frontières dans le cadre de la mondialisation.

            Bénéfique pour une partie des populations en Asie, en Amérique latine, la mondialisation semble laisser de côté une part de l’Afrique.

 

Problématique : Comment le monde est-il organisé par des flux et des réseaux ?

Comment le monde est-il organisé par la mondialisation ?

 

 

LIEN : Tour du monde d'un jean http://www.dailymotion.com/video/xb0h0j_tunisie-le-tour-du-monde-d-un-jeans_people

 

 

I. Quels sont les flux et les réseaux qui organisent et structurent le monde ?

 

            A. Quels types de flux sillonnent la planète ?

                       

                        Flux humains

 

Carte 1 page 150 : migrants économiques au début du 21e siècle

Question 1 page 151 : Quelles sont les directions des principaux flux de migrants peu ou pas qualifiés ? Celles de migrants qualifiés ? Qu’en conclure ?

_ La mondialisation se caractérise par des flux matériels (marchandises), immatériels (capitaux) et humains (migrations). Les migrations humaines sont surtout économiques.

* 200 millions de migrants internationaux quittent leur pays pour un autre. Implantés à l’étranger, ils peuvent former des diasporas.

* Les migrants peu qualifiés se dirigent des Pays en Développement (PED) du Sud vers les Pays Développés du Nord (Triade : Union Européenne, Japon, Amérique du Nord) ainsi que vers les riches pays pétroliers de la péninsule arabique.

* Les migrations sont aussi des migrations de proximité, vers des pays voisins du Sud dotés de meilleures conditions économiques : Mexicains à destination des Etats-Unis, Boliviens vers l’Argentine, Egyptiens pour les pays du Golfe…

_ Les migrants diplômés proviennent des Pays du Nord et vont vers les pays du Nord (ex : Européens vers les Etats-Unis).  Mais, les jeunes diplômés formés par les pays du Sud (ingénieurs et informaticiens de l’Union Indienne) quittent leur pays pour rejoindre les Etats-Unis. Les informaticiens Français, Indiens, Chinois etc… sont nombreux dans la Silicon Valley (55% des employés de science et de technologie sont nés en dehors des Etats-Unis).

_ Les Etats-Unis exerce une grande attraction sur les migrants peu qualifiés, mais souvent en situation de clandestinité (travailleurs agricoles en Californie par exemple) 1,2 millions d’immigrants clandestins ont été arrêtés en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie.

* Les diplômés sont attirés par les Etats-Unis (50% de ce type de migrations) dans l’espoir d’une forte ascension sociale : c’est la « fuite des cerveaux » ou brain drain.

MONDIALISATION (p. 269) : Extension progressive du capitalisme à l’ensemble de l’espace planétaire.

Immigrant (p. 151) : personne résidant de manière permanente hors de son pays depuis plus d’un an.

Diaspora (p. 151) : communauté ethnique, nationale ou religieuse homogène et soudée, dispersée hors de son territoire d’origine, souvent dans le monde entier.

 

Quels autres types de flux humains n’apparaissent pas sur la carte ?

_ Les flux touristiques sont importants (842 millions de touristes en 2006). Les touristes proviennent des pays riches et représentent 10% de la population mondiale. Ils séjournent en Méditerranée, Antilles, Thaïlande…

_ Les réfugiés fuyant les guerres sont environ 14 millions en 2006 : 4,3 millions de Palestiniens, 2 millions d’Afghans, 1,5 millions d’Irakiens…

           

            Flux commerciaux : matériels et immatériels

 

Carte 1 page 142 : le commerce mondial de marchandises en 2004

Combien les flux commerciaux régionaux génèrent-ils de milliards de dollars ?

_ Les flux commerciaux sont importants et nombreux entre les continents mais aussi au sein des continents. Ils forment des réseaux. En tout, la valeur des échanges commerciaux se monte à plus de 10 000 milliards de dollars (plus du quart du PIB mondial).

_ Les produits manufacturés forment le 2/3 des échanges (50% en 1960 et 75% en 2005), et proviennent essentiellement des pays développés et des pays d’Asie.

FLUX (p. 267)

RESEAU (p. 270)       

 

            Flux commerciaux : immatériels

 

Texte 4 page 147 : le commerce des biens culturels

Question 3 page 147 : Quels sont les principaux producteurs et consommateurs de biens culturels ?

_ Le commerce des biens culturels se chiffre à plus de 60 milliards de dollars (en 2002). Les principaux pays exportateurs et importateurs de ces biens culturels sont les pays développés, principalement les Etats-Unis.

 

Quels types de biens culturels sont échangés ? 

_ Les biens culturels échangés sont  de différents types :

* des œuvres artistiques : peinture, sculpture

* des médias imprimés comme les livres ou les journaux, enregistrés tels les disques, ou encore audiovisuels (films, jeux vidéos et DVD).

 

            Flux financiers : immatériels

 

 

Vidéo Flux financier (40 s) : http://www.wat.tv/video/flux-financiers-mondialisation-33l55_33kxd_.html

 

Carte 2 page 143 : Les investissements directs à l’étranger (IDE) dans le monde en 2004

Question 1 page 147 : Quels sont les Etats ou les régions les plus attractifs pour les IDE ? Les Etats ou les régions délaissés ? Quelles raisons peut-on avancer pour chacune des situations ?

_ En 2005, les stocks d’IDE (investissements directs à l’étranger) s’élevaient à 10 000 milliards de dollars (= ¼ du PIB mondial), concentrés à plus de 50% dans l’Union européenne. Les flux d’IDE s’élevaient à 780 millions de dollars, dont 650 millions de dollars assurés par les entreprises des pays développés (orientés à 35% vers l’Asie). La Chine, pays atelier du monde, est devenue le deuxième pays d’accueil des IDE dans le monde.

* La Triade représente 85% de la capitalisation boursière.

_ Les pays délaissés sont principalement les pays pauvres et peu développés (PMA) d’Afrique et d’Asie centrale, mais surtout les pays instables politiquement (Afrique, Proche-Orient, Asie centrale).

IDE (p. 268) : investissements qui servent soit à la création d’une unité de production ou commerciale, soit à un rachat ou à une prise de participation sur une firme étrangère sur un territoire national.

 

 

            B. Comment les réseaux organisent-ils le « système-monde » ?

 

Nord/Sud et Triade

 

Carte 1 page 142 : le commerce mondial de marchandises en 2004

Quels sont les principaux pôles concentrant les flux commerciaux ?

_ Les flux commerciaux se concentrent entre trois pôles, trois acteurs spatiaux : L’Europe occidentale (Union européenne), l’Asie (Japon surtout) et l’Amérique du Nord (principalement les Etats-Unis). Ces trois pôles forment la Triade. Ces pays sont développés et forment le Nord économique.

ACTEURS SPATIAUX (p. 266) : organisations politiques ou régionales, entreprises ou groupes sociaux dont l’action s’exprime sur un territoire.

Triade (p. 145) : expression qui regroupe les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne et le Japon.  

 

Quelles régions sont en marge de la mondialisation, des échanges commerciaux ?

_ La mondialisation accroît les échanges entre les pays du Nord économique, mais les pays en développement en Amérique latine et surtout en Afrique sont en marge des échanges commerciaux. Ce sont les pays du Sud.

 

 

- Sud vers Nord : produits tropicaux, minerais, matières premières, énergie (pétrole)

 

SITE INA : Histoire de l'opep : http://www.ina.fr/video/I11052341/historique-de-l-opep.fr.html

SITE CURIOSPHERE :  Guerre des Etats-Unis en Irak pour le pétrole ? ! http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/22-economie-geopolitique/104456-reportage-la-guerre-du-petrole-matiere-premiere-strategique

 

Carte 1 page 144 : les principaux flux pétroliers en 2005

Question 1 page 145 : Quels sont les principaux foyers de destination des flux pétroliers ? (et de départ)

_ Les pays exportateurs de pétrole (regroupés en grande partie dans l’OPEP) sont essentiellement les monarchies pétrolières du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Koweït, Iran…)  et aussi des pays d’Amérique latine (Venezuela, Mexique), la Russie (surtout du gaz), ainsi que des pays d’Afrique : Libye, Algérie…

_ Les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) forment 61% de la consommation énergétique mondiale. Les pays importateurs sont les pays développés de la Triade, et surtout les Etats-Unis. Les pays en forte croissance économique comme la Chine deviennent des grands importateurs.

OPEP (p. 269) : Organisation des pays exportateurs de pétrole, fondée en 1960.

 

Carte 2 page 144 : le marché mondial du blé en 2005

Question 2 page 145 : Quels Etats dominent le marché mondial du blé ? Quels sont les principaux importateurs ?

_ Les produits alimentaires sont l’objet d’un important commerce.

* Le commerce du blé (« l’arme verte ») est régulé par le Chicago Board of Trade (principal marché à terme pour le blé). Les pays producteurs de céréales sont essentiellement des pays du Nord dotés d’une agriculture mécanisée, subventionnant leurs exportations (Etats-Unis et Union européenne surtout).De grands pays comme l’Australie, le Canada et l’Argentine sont également de grands producteurs et exportateurs. Les pays importateurs sont des pays du Sud peuplés (Algérie, Brésil, Chine) mais aussi des pays du Nord comme le Japon et la Corée du sud.

* Les produits agricoles tropicaux proviennent des pays du Sud. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Avec 1,2 million de tonnes elle produit 40% du cacao mondial. Cacao et café représente 40% des exportations du pays, le rendant dépendant des cours des produits fixés au Nord.

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Cours TL STG Géographie : Le développement d'Internet (2)

11 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

III. Qui contrôle Internet ?

 

Quels acteurs dominent le réseau ?

 

Texte 15 page 170 : Internet et la gouvernance mondiale

Question 1 page 171 : Comment se manifeste la domination des Etats-Unis sur l’Internet ? Par quels Etats est-elle contestée ?

_ Le nombre d’internautes en 2007 est important : 1 milliard dont 389 millions en Asie, 313 en Europe, 232 M en Amérique du nord. En 2015 on prévoit 3 milliards d’internautes. Mais Internet est-il une chance pour la diversité culturelle en permettant à des groupes minoritaires de s’exprimer ou bien renforce-t-il la domination de la langue anglaise ?

_ Internet, créée aux Etats-Unis, est aussi contrôlée par les Etats-Unis via l’ICANN. L’ICANN coordonne les noms de domaine, mais cet organisme étant sous le contrôle de Washington.

_ Les pays développés comme ceux de l’Union européenne et les pays en développement comme la Chine et l’Inde, le Brésil, l’Iran… contestent cette domination des Etats-Unis dans un monde où Internet est devenu un enjeu stratégique. Ils réclament que l’ICANN deviennent un organisme indépendant aux mains de l’ONU.

 

ICANN : Organisation internationale sans but lucratif coordonnant les noms de domaine. Elle est contrôlée par les Etats-Unis.

 

Carte 19 page 171 : La zone interdite d’Internet

Question 2 page 171 : Quels types de régimes politiques contrôlent Internet ?

_ Plusieurs Etats « censurent » Internet. Ce sont essentiellement les dictatures asiatiques avec les régimes communistes : Chine, Vietnam, Corée du Nord ; des dictatures comme la Birmanie, la Syrie, les pays d’Asie centrale, la Libye et la Tunisie ; des dictatures religieuses islamistes comme l’Iran et l’Arabie saoudite.

_  La surveillance étatique est importantes dans les dictatures où la liberté de s’informer est censurée.

_ Mais même les démocraties traquent sur Internet les terroristes, les pédophiles, les sites néo-nazis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FICHE REVISION TSTG GEOGRAPHIE : Internet

 

DEFINITIONS :

 

Internet : mise en réseau mondial associant des ressources de télécommunications et des ordinateurs, serveurs et clients, destiné à l’échange d’informations de toutes natures.

Internaute (p. 173) : utilisateur plus ou moins régulier des services de l’Internet.

« Fracture numérique » (p. 173) : inégalité dans l’accès à l’Internet.

Télétravail (p. 173) : travail à distance d’un salarié hors de son entreprise grâce à l’utilisation d’outils de communication électronique.

e-commerce : commerce en ligne sur Internet.

 

CHIFFRES CLES :

Nombre d’internautes (2007) : 1 milliard dont 389 millions en Asie, 313 en Europe, 232 M en Amérique du nord. En 2015 on prévoit 3 milliards d’internautes.

Nombre de sites web : 100 millions.

Part des jeunes Français (13-24 ans) ayant accès à Internet : 81%

Taux de pénétration d’Internet : 16% de la population mondiale, mais 70% de la population en Amérique du Nord ; 38% des Européens ; 3,5% des Africains.

 

DATES :

1969 : l’armée américaine finance la pose de câbles de fibres optiques et des lignes téléphoniques.

1983 : Le réseau est laissé aux civils.

1996 : 16 millions d’Internautes.

2006 : Un milliard d’Internautes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE DEVELOPPEMENT D’INTERNET

 

    SAVOIR   

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. En quoi le réseau Internet reflète-t-il la mondialisation et ses inégalités ?

                A. Explosion du phénomène Internet

                B. En quoi l’accès à Internet est-il révélateur des inégalités mondiales ?

II. En quoi Internet constitue-t-il un réseau de communication planétaire ?

III. Qui contrôle Internet ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Internet : mise en réseau mondial associant des ressources de télécommunications et des ordinateurs, serveurs et clients, destiné à l’échange d’informations de toutes natures.

Internaute (p. 173) : utilisateur plus ou moins régulier des services de l’Internet.

« Fracture numérique » (p. 173) : inégalité dans l’accès à l’Internet.

Télétravail (p. 173) : travail à distance d’un salarié hors de son entreprise grâce à l’utilisation d’outils de communication électronique.

e-commerce : commerce en ligne sur Internet.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

1969 : l’armée américaine finance la pose de câbles de fibres optiques et des lignes téléphoniques.

1983 : Le réseau est laissé aux civils.

1996 : 16 millions d’Internautes.

2006 : Un milliard d’Internautes.

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER UN TEXTE

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

6/ JE SAIS COMMENTER UN GRAPHIQUE

7/ JE SAIS METTRE EN RELATION UN TEXTE ET CARTE

 

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