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MUSECLIO

Terminale TSTG Géographie : L'eau dans le monde (2)

31 Mai 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

Réponses :

 

1. Présenter le document.

 

Le document est un extrait d’article du journal Le Monde rédigé le 25 mars 1996 par Roger Cans. Il a pour sujet les tensions politiques crées par le manque progressif d’eau au Maghreb et au Proche-Orient.

 

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

L’eau menace de manquer au Proche-Orient (le volume d’eau/ habitant a diminué de 3 300 m3 en 1960 à 1 250 m3 en 1996) car la population augmente et les besoins en eau pour l’irrigation agricole augmentent en proportion. L’eau est principalement consacrée à l’agriculture au détriment de la consommation des habitants. Le gaspillage de l’eau (70%) à cause de l’évaporation est grand.

 

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

Pour éviter les conflits liés à la pénurie d’eau, il est possible de « moderniser le système d’irrigation », par les serres et l’arrosage goutte à goutte ce qui évite l’évaporation et le gaspillage de l’eau. On peut aussi « traiter les eaux usées » c’est-à-dire utilisée pour les besoins domestiques, etc… pour recycler l’eau et s’en servir pour l’irrigation. Enfin, en plus des solutions techniques, il existe une solution économique : celle d’éviter les gaspillages en laissant augmenter le prix de l’eau.  

 

 

 

 

 

IV. Quels sont les conflits géopolitiques liés à l’eau ?

 

Texte 1 page 290 : Le Proche-Orient craint une pénurie d’eau

Questions 1 et 5 page 291 (OU fiche « L’or blanc » devient une valeur stratégique)

 

1. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

            L’eau menace de manquer au Proche-Orient (le volume d’eau/ habitant a diminué de 3 300 m3 en 1960 à 1 250 m3 en 1996 [l.2-3]) car la population augmente et les besoins en eau pour l’irrigation agricole (l. 18) augmentent en proportion. L’eau est principalement consacrée à l’agriculture au détriment de la consommation des habitants (l. 22-23). Le gaspillage de l’eau (70%) à cause de l’évaporation (l.25-26) est grand.

 

 

+  Texte 5 page 291 : Les cartes de la paix

 

5. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

* Pour éviter les conflits liés à la pénurie d’eau, il est possible de « moderniser le système d’irrigation » (l. 28), par les serres et l’arrosage goutte à goutte ce qui évite l’évaporation et le gaspillage de l’eau. On peut aussi « traiter les eaux usées » (l. 35) c’est-à-dire utilisée pour les besoins domestiques, etc… pour recycler l’eau et s’en servir pour l’irrigation. Enfin, en plus des solutions techniques, il existe une solution économique : celle d’éviter les gaspillages (l. 36 à 38) en laissant augmenter le prix de l’eau.  

 

* On peut aussi proposer la désalinisation de l’eau de mer, mais c’est une solution très coûteuse. On peut imaginer un pipeline amenant l’eau des fleuves turcs.

 

_ L’eau est qualifié « d’or blanc » à cause de la pénurie d’eau dans les régions arides du Maghreb et du Proche et Moyen-Orient. En effet l’augmentation de la population et les forts besoins d’eau pour l’irrigation agricole diminuent le volume d’eau disponible par habitant (3 300 m3 en 1960 pour 1 250 m3 en 1996). Cependant le gaspillage de l’eau est important du fait de l’évaporation de l’eau agricole.

_ Pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient, plusieurs solutions sont préconisées : * techniques : serres et arrosage goutte à goutte pour éviter l’évaporation, recycler l’eau afin de s’en servir pour l’irrigation… Mais aussi désalinisation de l’eau de mer ce qui est difficile à cause du fort coût de l’eau dessalée, pipeline amenant l’eau des fleuves turcs mais il faudrait la paix dans la région.

* économique : augmenter le prix de l’eau pour que la population évite les gaspillages.

 

 

 

 

 

Tle Fiche d’objectifs géographie n°3

 

L’EAU DANS LE MONDE

 

    SAVOIR   

 

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

 

I. L’eau est-elle disponible pour tous ?

 

            A Quelles sont les disponibilités en eau à l’échelle de la planète ?

 

            B. L’eau est-elle une ressource renouvelable ?

II. Quels conflits sont liés à l’usage de l’eau ?

            A.  Quels rapports peut-on établir entre eau et développement ?

 

            B. Quelles sont les rivalités pour l’usage de l’eau ?

 

III. Comment concilier écologie et développement économique dans l’usage de l’eau?

 

            A. Quelles sont les pollutions des eaux ? Quel traitement est apporté à l’eau ?

            B. Quels sont les aménagements et les grands travaux pour maîtriser l’eau ?

 

IV. Quels sont les conflits géopolitiques liés à l’eau ?

 

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

 

Stress hydrique : Notion utilisée par l’ONU pour désigner une situation où les disponibilités en eau sont inférieures à 1700 m3 par an, ce qui peut entraîner des pénuries.

 

Eau potable : Eau consommable pour la boisson et l’hygiène ne présentant aucun danger pour la santé humaine. Le minimum vital est estimé par l’ONU à 1 000 m3 par habitant et par an.

 

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

 

_ Le fleuve bleu (Chang Jiang) _ Le Jourdain               _ Le Nil

 

 

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

 

 

6/ JE SAIS ANALYSER DES GRAPHIQUES EN BARRE

 

 

7/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU STATISTIQUE

 

 

8/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

 

9/JE SAIS METTRE EN RAPPORT UNE CARTE ET UN TEXTE

 

 

 

 

 

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