Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Images Aléatoires

  • Expo club histoire 2010 2
  • Club histoire 2011 Dossier procès fictif contre persécuteurs de résistants 4
  • Exposition-CNRD-au-CDI-2012 4690
  • Expo club histoire 2010 3
  • Exposition-CNRD-au-CDI-2012 4692
  • Exposition-CNRD-au-CDI-2012 4693
Dimanche 5 février 7 05 /02 /Fév 14:56

 

 

ACTIVITE GEOGRAPHIE : Aménager les villes pour réduire les fractures sociales et spatiales.

 

Scénario : Vous êtes architecte urbaniste ou homme politique, vous avez la charge de proposer des aménagements pour réduire les fractures socio-spatiales de la cité d’Argenteuil.

 

Missions : vous devez établir un bilan des problèmes, puis proposer des solutions. Vous pouvez accompagner le tout d’un schéma.

 

Procédures :

1. Etablir et rédiger à l’aide des pages 114-115 du manuel :

            a) Une description du paysage urbain,

            b) Une description des problèmes rencontrés dans la cité d’Argenteuil (chômage, etc.)

            c) Proposer des explications à ces problèmes (cf. docs 4 p. 115 et 10 p. 108)

2. Rédiger à partir des pages 108 et 116 des propositions de solutions (politique de la ville, etc.)

 

Possibilité de faire un schéma explicatif

 

Vocabulaire : ZUS (zone urbaine sensible) quartier considéré en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville.

Politique de la ville ; ensemble de mesures destinées à améliorer la qualité de la vie, du bâti, de l’emploi afin de revaloriser certains quartiers urbains.

Mixité sociale : diversification de la composition sociale d’un quartier.

Rénovation urbaine : opération de destruction et de reconstruction d’un secteur urbain.

 

 

 

 

 

II. Comment aménager les villes pour réduire les fractures sociales et spatiales ?

 

            A. En quoi l’espace urbain est-il fragmenté ?

 

Carte 8 page 109 : Le parc de logements sociaux à Rennes

Où le parc de logements sociaux est-il le moins élevé ? Où est-il le plus fort ? Pourquoi ?

* La carte montre que le logement de parcs sociaux est faible dans le centre-ville alors qu’il est élevé dans la banlieue de Rennes. La ville de Rennes compte 23 500 logements sociaux (26,3% des logements en 2007).

* La raison de ce contraste tient à plusieurs facteurs : le centre-ville est une zone attractive où les fonctions de commandement sont nombreuses, en conséquence les loyers sont élevés et inaccessibles aux populations modestes. Les classes modestes et moyennes se sont établies dans les zones périurbaines : les classes modestes dans les parcs sociaux et les classes moyennes dans des habitats pavillonnaires.

 

Carte animée en ligne : gentrification de Paris :

http://www.cartomouv.parisgeo.cnrs.fr/index.php?page=anim&page2=map5

 

_ L’étalement urbain a accentué l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail mais aussi renforcé la fragmentation socio-spatiale des villes :

* Les centres-villes : la concentration par les centres-villes des fonctions de commandement et du prestigieux patrimoine historique explique leur attractivité. Les centres-villes sont réhabilités car ce sont pour les mairies des « vitrines » valorisant l’image de la ville. La spéculation immobilière (la valeur du m² peut varier de 1 à 10 entre le centre et la périphérie) et le niveau élevé des loyers conduit à un processus d’embourgeoisement du centre-ville nommé gentrification. A Paris les quartiers populaires du 19e et 20e arrondissements ont connu cet embourgeoisement.

* Zones périurbaines d’habitat pavillonnaire pour les classes moyennes : Le cadre de vie agréable et les prix accessibles attirent les classes moyennes dans les premières couronnes, proches du centre-ville et bien équipées. Les banlieues pavillonnaires offrent le visage de   maisons individuelles avec jardin. Plus la périphérie est éloignée, plus les ménages sont modestes.

* Zones périurbaines de parcs sociaux (banlieues) pour les classes modestes : Les ZUS (zone urbaine sensible) sont des quartiers considérés en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville. C’est par exemple le cas d’Argenteuil. La France compte 751 ZUS regroupant en 2006 4,4 millions de personnes. La paupérisation (appauvrissement de la population d’un quartier lié à la crise économique et au départ des couches moyennes) est forte : le chômage est le double de celui du pays, on compte 40%  de sans-emploi chez les moins de 26 ans.

Fragmentation socio-spatiale (p. 108) : des espaces urbains contigus fonctionnent sans lien à cause des écarts sociaux importants entre leurs populations respectives.

Gentrification (p. 108) : processus de retour des catégories aisées dans les centres des villes après réhabilitation urbaine.

 

Organisation-d-un-espace-urbain.jpg

 

 

ACTIVITE GEOGRAPHIE 2

 

A partir du vocabulaire ci-dessous, du manuel page 108 et de l’étude de cas sur Argenteuil rédigez un texte sur le thème suivant : existe-t-il une sécession urbaine (l’existence de ghettos et le refus des catégories sociales de vivre ensemble dans le même quartier) ?

 

Entre-soi : stratégie d’évitement des plus pauvres que soi dans les choix d’habitat

Evitement scolaire : scolarisation des enfants dans les écoles les mieux réputées.

Mixité sociale : diversification de la composition sociale d’un quartier

Paupérisation : appauvrissement de la population d’un quartier lié à la crise économique et au départ des couches moyennes.

Politique de club : refus de certaines communes de s’urbaniser, d’accueillir du logement social afin d’y préserver la qualité de l’environnement résidentiel.

Rénovation urbaine : opération de destruction et de reconstruction d’un secteur urbain.

ZUS (zone urbaine sensible) quartier considéré en difficulté et prioritaire pour bénéficier des politiques de la ville.

Politique de la ville : ensemble de mesures destinées à améliorer la qualité de la vie, du bâti, de l’emploi afin de revaloriser certains quartiers urbains.

 

 

 

 

            B. Quelles sont les difficultés rencontrées dans les zones sensibles ?

 

TP. pp 114-115 : Quelles sont les caractéristiques des quartiers en difficulté ?

 

Question 1 page 115 : Quel type d’habitat constitue les quartiers aujourd’hui qualifiés de sensibles à Argenteuil (doc. 1, 2) ? Pourquoi ont-ils été construits ?

Les quartiers aujourd’hui qualifiés de « sensibles » sont des grands ensembles construits dans les années 1960 pour faire face à un grand besoin de logements dans l’agglomération parisienne. Ils constituent alors une rupture totale avec les constructions jusque-là majoritairement pavillonnaires.

La décision a été prise dans le cadre national d’opérations « Grands ensembles » mises en oeuvre par le ministère de la Reconstruction.

 

Question 2 page 115 : Ces quartiers sont-ils intégrés au reste de l’espace urbain (doc. 1, 3) ?

Ces quartiers sont mal intégrés au reste de l’espace urbain. Ils sont enclavés, situés de part et d’autre de la voie ferrée et de la gare du Val-d’Argenteuil.

 

Question 3 page 115 : Comment les difficultés sociales des habitants se manifestent-elles (doc. 4, 5) ?

Les difficultés sociales des habitants se manifestent par une série d’indicateurs sociaux qui sont tous défavorables en comparaison de l’ensemble de la commune et du département : pourcentage plus élevé de non-diplômés, de chômeurs, de personnes aux faibles revenus (non imposés). À l’inverse, peu d’habitants semblent partir en vacances. Les jeunes, les familles monoparentales, les étrangers sont plus nombreux dans ces quartiers. Les trafics illégaux y prospèrent.

 

OU

Tableau 10 page 109 : Comparaison des zones urbaines sensibles et des agglomérations auxquelles elles appartiennent.

Quelles sont les particularités des zones urbaines sensibles au niveau démographique et économique ?

_ Les Zones Urbaines Sensibles (ZUS) concentrent les grands ensembles d'habitation à loyer modéré (HLM) édifiées lors des années 1960 et 1970 et les populations défavorisées habitant ces parcs sociaux.  On peut parfois parler de relégation, c'est-à-dire de la spécialisation de certaines zones dans l'accueil de populations défavorisées.
Ces phénomènes de paupérisation et de relégation peuvent être aggravés par un phénomène d'ethnicisation : de regroupement de groupes ethniques dans une même zone

_ Existe-t-il une sécession urbaine ? Le regroupement par catégorie sociale est dicté par la réalité du marché de l'immobilier. Mais les groupes sociaux les plus favorisés veulent marquer une distance (sociale, physique) par rapport aux autres en recherchant « l'entre-soi », en achetant des biens dans des communes pratiquant une « politique de club » (refus d'accueillir du logement social par exemple) ou dans des résidences fermées, en scolarisant les enfants dans certaines écoles (évitement scolaire)… Cependant les différentes catégories sociales se côtoient encore dans les espaces publics par exemple.

 

 

Schema-fragmentations-urbaines.jpg

  

            C. Quelles sont les politiques de la ville destinées à réduire les fractures socio-spatiales ?

 

TP. pp 116-117 : Comment relever les défis de la rénovation urbaine ?

 

Question 1 page 116 : Quelles sont les différentes actions menées dans le cadre de la rénovation urbaine (doc. 6, 7) ?

La rénovation urbaine se manifeste par la destruction de tours et leur remplacement par des programmes immobiliers de haute qualité environnementale, instaurant de surcroît une certaine mixité sociale. D’autres résidences sont réhabilitées.

Outre le logement, il s’agit de créer des services à la population qui n’existaient pas auparavant. L’accent est également mis sur les espaces verts.

 

Question 2 page 116 : Quels sont les acteurs impliqués (doc. 7, 9) ?

Les acteurs impliqués sont l’État à travers l’ANRU, les acteurs publics locaux et départementaux, et des sociétés publiques et privées, en particulier pour développer des activités.

 

Question 3 page 116 : Quels sont les objectifs des initiatives dans le domaine économique à Argenteuil (doc. 8, 9) ?

En quoi est-ce important pour les quartiers sensibles de la ville (doc. 4, 8, 9) ?

Les initiatives dans le domaine économique visent à favoriser la création d’emplois, car l’importance du chômage est une plaie du quartier. Il s’agit de proposer des locaux bien aménagés et d’améliorer les dessertes, car le quartier souffre d’enclavement.

 

_ Les politiques de la ville cherchent à réduire les inégalités socio-spatiales et la fragmentation urbaine :

* Dans les ZUS les politiques de rénovation urbaine procèdent à la destruction des grandes barres d'HLM et à la reconstruction de logements sociaux à dimension plus humaines. Mais la politique sociale est négligée au profit de la reconstruction.

* La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) de 2001 impose des quotas (minimum de 20 % de parcs sociaux) à chaque commune pour mieux répartir le logement social.  Mais les communes les plus fortunées préfèrent payer une amende plutôt que de développer des logements sociaux (comme le16e arrondissement de Paris).

* Le droit au logement opposable (loi DALO) a été voté par l’Etat pour loger les personnes qui ne disposent pas d'habitation et faire face au mal-logement. Mais la loi DALO est peu ou mal appliquée face à une demande de plus de 3 500 000 personnes mal logées et 600 000 personnes sans logements.

* De nombreuses communes encouragent la mixité sociale et fonctionnelle en tentant de créer des pôles de développement urbains attractifs pour les entreprises et en développant les transports (tramways, etc.).

 

 

  Schéma urbanisation et métropolisation

 

 

 

 Schema-Les-politiques-urbaines.jpg

 

 

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés