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MUSECLIO

Littérature : livres sur le Japon, littérature japonaise

27 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

En ces temps où les pensées et les sentiments nous tournent vers l'archipel japonais, voici quelques indications de livres ayant le Japon pour point commun.

 

Ces livres sont à la Médiathèque de l'agglomération troyenne (MAT) ou au CDI de Romilly sur Seine.

 

 

I. Auteurs japonais :

 

 

* INOUE, Yasushi ; Confucius ; Stock, nouveau cabinet cosmopolite ; 1989, 1993, Paris, 454 pages.

Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Roman historique du célèbre écrivain mort en 1992. La construction est toujours intrigante : on passe de récits de la vie de Confucius (errances à travers la plaine du milieu entre ses deux séjours à Lu) racontés par son disciple Vieux Gingembre, à des réflexions sur ses épisodes, sur les grands disciples.  L’introduction à l’œuvre du sage est intéressante et intelligente.

Pages 72-73 : « Le caractère « foi » : l’homme ne doit pas mentir. Tout ce qui sort de ses lèvres doit être véridique et sincère. C’est là un contrat qui lie entre eux les hommes et leur permet de continuer à vivre sur cette terre. Un contrat tacite. Il faut que l’homme puisse faire confiance à la parole d’autrui pour que soit instauré un ordre social stable.

            Il convient donc que les paroles soient crédibles, et inspirent confiance. C’est pour cela que le caractère « foi » est formé par la réunion des deux caractères « homme » et le « mot ».

            Le caractère « humanité » est formé par l’adjonction du caractère « deux » à la clé de l ‘homme. Il suffit que deux êtres humains, père et fils, maître et serviteur ou tout simplement deux inconnus en voyage se trouvent face à face, pour que se noue entre eux un pacte réglant leur relation. C’est ce qu’on appelle « humanité » ou en d’autres termes, le « souci  de l’autre », la faculté qu’a un être humain de se mettre en pensée à la place de l’autre. »

 

* INOUE, Yasushi ; Le loup bleu, le roman de Gengis Khan ; P. Picquier ; 1994.

 Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

L’histoire de Gengis Khan depuis sa naissance jusqu’à sa mort, au fil de l’écriture passionnante de Yasushi Inoué. Les errances et les débuts difficiles, les combats pour survivre, s’imposer à sa famille, s’allier aux puissants et rallier son peuple, combattre jusqu’à imposer sa domination sur tous les Mongols, puis sur les populations étrangères : Chinois, peuples des oasis… Sa volonté d’être descendant des dieux créateurs de son peuple : un loup et une biche céleste le pousse à toujours s’affirmer à cause d’un doute sur ses origines (sa mère a été capturée avant d’épouser son père).

 

* INOUE, Yasushi ; Le Maître de thé ; La bibliothèque cosmopolite ; Stock, 1991 ; 1995, 1998 pour la traduction française.

Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Dernier livre du célèbre écrivain japonais, un très beau film a relaté ce récit. Il conte au Japon du XVI-XVII siècle la quête d’un disciple du célèbre maître de thé Rikyu pour comprendre les causes de son suicide rituel. Il rencontre différents personnages qui lui indique que la voie du thé est non seulement une façon de s’exprimer selon un style simple et sain, mais aussi une façon de se préparer à mourir. 

Yasushi présente son livre comme le manuscrit écrit par le disciple. Il indique les différents ustensiles servant à la cérémonie du thé, ainsi que ses principes, il présente également quelques grands maître de thé.

 

* INOUE, Yasushi ; Le château de Yodo ; Picquier Poche ; Editions Philippe Picquier ; 1960 en japonais, 1998, 395 pages.

Roman historique. Il se situe dans le Japon du XVI siècle. Dans l’époque ou Hideyoshi Toyotomi réunifie le Japon puis Ieyasu Tokugawa, la jeune Tchatcha est une jeune fille noble qui rêve d’amour et voit mourir sa famille. Devenant concubine puis mère des enfants d’Hideyoshi, cette femme s’éloigne de ses amours d’enfants (son cousin Takatsugu puis le noble Ujisato Gamo ), constate l’ascension de ses jeunes hommes, voit ses deux sœurs se marier. Devenu mère d’Hiyedori elle s’efforce de sauver l’héritage de son fils contre les Tokugawa. Mais tout fini dans le suicide rituel des fidèles de son fils lors de leur défaite.

Le livre trace le portrait d’une femme magnifique, les paysages sont en harmonie avec les sentiments de cette châtelaine. Retrace son époque, ses sentiments et le sentiment d’un monde éphémère : dans le bouddhisme, le monde est considéré comme n’ayant pas plus de réalité de la lune sur l’eau. La lune symbolise donc le caractère vain et éphémère de la vie humaine.  

(88 lis : 350 kilomètres environ.)

 

* INOUE, Yasushi ; Le sabre des Takeda ; Editions Philippe Picquier ; 2006.

 Code Mat : L 895. 6 INOU (salle littérature)

Le sabre des Takeda conte l’histoire de Yamamoto Kansuke. Avec son style sobre et efficace, plongeant dans l’histoire japonaise avec érudition pour les faits et recréation de la psychologie des personnages, le romancier Yasushi Inoué plonge son héros, nain, borgne, âgé, boiteux, laid, dans la période des guerres des provinces (sengoku). Yamamoto Kansuke sert le seigneur (daimyô) de la famille Takeda, établi dans la province du Kai. La lutte contre la famille de Suwa, ceux établis dans le Shinano et enfin contre Kenshin Usuegi s’avère passionnante. La beauté des paysages, décrits avec sobriété, la justesse des profils psychologiques même dans leurs bizarreries, des relations entre les personnages faites de dévouement à leur cause et de défiance envers les sentiments de leurs personnes, ce mélange d’amour et de haine en particulier chez la dame Yubu, concubine du seigneur de Takeda, la vision dynastique, etc… contribuent à rendre riche et vivante cette description de l’époque.

            En début de livre, une carte permet de situer les péripéties de la narration de l’histoire au sein de la géographie du centre du Japon.

            « Dans le Japon du XVI siècle, les seigneurs se disputent âprement leurs territoires : de bataille en bataille, c’est toujours un nouvel opposant plus dangereux qui se profile à l’horizon, dans un climat de violence où la force, la ruse et le courage ouvrent seuls les chemins du pouvoir. Dans cette période de chaos se détache une figure tout aussi prodigieuse, Yamamoto Kansuke, décrit comme nain, boiteux, de teint noir et marqué de petite vérole, devenu le stratège génial et secret du seigneur du clan des Takeda. Porteur d’un rêve immense, celui de l’unité du Japon, fidèle à son maître et à sa concubine Yubu, qu’il vénère pour sa beauté et son caractère indomptable, il mourra sans avoir vu se réaliser la vision qui soutient son existence.

            De ce personnage historique célèbre entouré d’un halo de mystère, Inoue a tiré une chronique bruissante de batailles et d’épisodes héroïques, peinture effrénée d’une époque féconde en héros et qui parle puissamment à l’imaginaire, où l’absolue nécessité de vaincre pour survivre transforme un être disgracié en guerrier de légende. »

            Fûrinkazan : telle était la bannière du clan des Takeda. Fû : une armée rapide comme le vent ; Rin : majestueuse comme la forêt ; ka : dévorante comme le feu ; zan : impassible comme la montagne.

 

* AKUTAGAWA, Ryûnosuke ; Rashômon et autres contes ; Gallimard/ Unesco; Connaissance de l’Orient 13 ; 1965, 292 pages.

Code Mat : L 895. 6 AKUT (salle littérature)

Le recueil de nouvelles du célèbre écrivain Akutagawa a été traduit par A. Mori. L’introduction, très détaillée, page 9 à 32, relate la vie, l’œuvre, le contexte littéraire mais aussi les sources d’inspirations, les explications du style, etc… Akutagawa est mort jeune d’un suicide. Il avait peur de devenir fou comme le menaçait son hérédité. Malgré cela il a eu le temps de fortement influencer son époque dans le milieu littéraire. C’est un nouvelliste variant de style au fil de ses œuvres. Impersonnel dans ses œuvres, d’abord situé dans des époques reculées (puis de plus en plus proches de lui) ces nouvelles acquièrent de plus en plus des accents autobiographiques, malgré le prisme littéraire.

Les œuvres sont belles, surprenantes, ciselées. A la fin de l’œuvre des notes permettent de comprendre les détails de la vie japonaise qui ne sont pas familiers. (Heure de chien, coiffures et vêtements….). 

 

* OKAMOTO, Kido ; Fantômes et samouraïs Hanshichi mène l’enquête à Edo ; Philippe Picquier ; 2004, 410 pages.

Code Mat : LP 895. 6 OKAM (salle littérature rouge)

            L’ouvrage est un ensemble de nouvelles policières du XIX siècle japonais se déroulant avant la révolution Meiji. Elles mettent en scène l’enquêteur Hanshichi dans un univers japonais où les crimes sont humains mais les croyances sur les êtres surnaturels nombreuses.

            « Un jeune journaliste très curieux du siècle passé et de ses histoires de fantômes interroge le vieil Hanshichi, qui lui raconte quelques uns de ses exploits de détective dans le Japon du XIX siècle.

            A l’âge de dix-neuf ans, il se distingue pour la première fois dans l’affaire de la Lanterne de pierre, où il peaufine sa méthode de déduction à la manière de Sherlock Holmes. Beaucoup d’autres mystères suivront, tous élucidés avec le brio et la bonhomie qui le caractérisent. Mais Hanshichi ne se contente pas de raconter ces histoires de maison de samouraï hantée, de voleur de kimono, d’incendie, de meurtre, d’esprit vengeur, d’amours clandestines, de moine bouddhiste corrompu. Il y ajoute force détails sur la vie dans le Japon traditionnel, les croyances, les saisons, les façons de s’habiller, et sur une foule de personnages aux petits métiers divers et variés. A la fin de ces quatorze énigmes, le lecteur connaît une bonne parie des coutumes de l’époque et s’est pris d’affection pour cet enquêteur tellement doué et sympathique. »

            OKAMOTO Kido (1872-1939) a écrit plus de cent pièces modernes pour le théâtre kabuki, mais il est surtout connu comme fondateur du roman policier à l’époque d’Edo. Très tôt au contact des Occidentaux (son père était secrétaire de la légation britannique), il lisait dans le texte original les Aventures de Sherlock Holmes qui ont fortement influencé sa création du personnage de Hanshichi, aussi célèbre au Japon que son homologue anglo-saxon.

 

 

* TETSUKO KUROYANAGI ; Totto-Chan la petite fille à la fenêtre, Pocket presse des la Renaissance, Paris, 2008, 288 pages.

Bibliothèque intercommunale de Romilly sur Seine : KURO B TOT    ADO

Le livre est une autobiographie des années d’enfance de l’auteure. La très jeune japonaise Tetsuko, une enfant turbulente renvoyée de sa classe, intègre une nouvelle école dirigée par M. Sôsaku Kobayashi. La pédagogie humaine et à l’écoute des enfants, les rencontres fortes avec les handicapés de l’école, etc… donnent au livre composé de courts chapitres une fraîcheur et une vie réjouissante.

            « Tokyo, début des années 1940, Tetsuko, alias Totto-chan, mène la vie dure à son institutrice qui finit par la renvoyer. Ses parents l’inscrivent alors à Tomoe, petite école éprise de liberté où de vieux wagons font office de salles de classe.

Là-bas, l’expérience de vie est aussi importante que les leçons. Et grâce à un directeur atypique, Totto-chan réapprend à respecter les autres et à s’estimer elle-même. Elle prend goût à l’étude, assume ses échecs et gagne en autonomie, écrit des haïkus et rêve de danser. Elle comprend aussi ce que sont le racisme et l’intolérance, et découvre la guerre. »

 

 

II. Livres sur le Japon imaginaire

 

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori I, le silence du Rossignol ; Folio; 1986, 2002, 372 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA C

            Le livre est rédigé avec force et fluidité et raconte dans un Japon médiéval imaginaire l’aventure de Takeo Otori, un jeune « chrétien » (adorateur des « Invisibles » dans ce Japon parallèle dont le village est massacré par IIda (Odu Nabunaga dans le Japon réel me semble-t-il). Il est adopté par Otori Shigeru l’ennemi de IIda. Takeo développe des dons d’assassins car son père appartenait à un groupe disposant de pouvoirs surhumains : la Tribu.

            Dans le même temps, la jeune Kaede tente de survivre comme otage dans ce monde d’hommes violents.

            Pour tuer Iida, il faut réussir à ne pas alerter sa garde personnelle, prête à surgir sur le parquet chantant aménagé pour lui dans son palais : le parquet du Rossignol.

            « Au XIV siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible qui condamne la violence, mais elle est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé au cœur des luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ? Sa quête le mènera jusqu’à la forteresse d’Inuyama, lorsqu’il marchera sur le « parquet du Rossignol ». Cette nuit là, le rossignol chantera-t-il ? »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori II, les Neiges de l’exil; Folio; 2003, 2009, 385 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Avec les qualités de la série, le 2e volet du clan des Otori met en scène Takeo et Kaede dans leurs tentatives pour s’affranchir du poids du destin et tenter de survivre dans un Japon féodal mythique.

            « Takeo, désormais héritier du puissant Clan des Otori, s’est engagé à rejoindre les rangs criminels de la Tribu, reniant ainsi son éducation pacifique, abandonnant ce qui lui revient de droit, territoire, fortune et pouvoir, renonçant aussi à son amour pour Kaede. Mais la Tribu peut-elle éloigner Takeo de son destin ? Le chemin qu’il choisit le conduira au paroxysme du danger, de l’épreuve et du sacrifice, au cœur des montagnes glacées du Pays du Milieu.

Kaede, pion utile dans le jeu des seigneurs de la guerre, devra quant à elle mettre en œuvre toute son intelligence, sa beauté et sa ténacité pour s’imposer dans le monde des hommes tout-puissants et garder son précieux secret.

Alors que tombent les premières neiges, Takeo et Kaede poursuivent leur quête au cœur d’un Japon féodal cruel et magnifique. Leur amour survivra-t-il à la guerre et la haine, aux alliances promises ou rompues ?

Une histoire inoubliable où palpite la passion, où sourd la violence, où la beauté saisit toute chose. »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori III, La clarté de la lune; Folio; 2004, 2008, 434 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Le 3e volet du Clan des Otori complète les aventures de jeunesse de Takeo et Kaede.

« Tu conquerras la paix en cinq batailles : quatre victoires et une défaite. » Takeo parviendra-t-il à apporter la paix sur les Trois Pays comme l’annonce la prophétie ? Après leur union secrète au temple de Terayama, Takeo et Kaede sont plus résolus que jamais à prendre possession de leur héritage et à venger sire Shigeru. Tandis que le jeune homme tente de rallier à sa cause le pirate Fumio Terada, Kaede est victime d’un chantage diabolique… Lorsque enfin la lune se lève sur la dernière et terrible bataille, l’issue est plus que jamais incertaine… »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori IV, Le Vol du héron; Folio; 2008, 2009, 744 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

            Le 4e volet de la série du Clan des Otori montre les héros vieillis après de nombreuses années de paix. Le livre est bien écrit, se lit facilement, mais n’apporte pas le même plaisir ni le même intérêt que pour les livres précédents. L’action est lente à se mettre en place et la fin laisse un goût d’inachevé : un cycle se termine mais les nombreuses pages précédentes présentant de nouveaux personnages les laissent finalement (Hisao, les jumelles) sans les avoir exploités dans l’action dans toute leur envergure. Un arrière-goût de lenteur et d’inachevé donc, même si la narration est toujours très bien conduite et si le livre présente toujours de l’intérêt et des pistes intéressantes.

            « Seize ans ont passé… Takeo et Kaede font régner sur les Trois Pays la paix et la prospérité. Leur fille aînée, la belle Shigeko, promet d’être une héritière digne d’eux. Mais cette harmonie est en danger. Certains membres de la Tribu n’ont pas renoncé à leur vengeance, des guerriers forts de l’appui de l’empereur convoitent le pouvoir, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu, et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Les ressorts de la tragédie sont en place… »

 

* HEARN, Lian ; Le clan des Otori V, Le Fil du destin ; Folio; 2007, 2008, 689 pages.

Code CDI Lycée Romilly : R HEA

 

            Le 5e volet de la saga présente la jeunesse de Shigeru et son amour pour Naomi, la défaite contre Iida Sadamu. Il finit là où commence le 1er livre de la saga…

            « Voici l’enfance des Otori. L’Histoire commence lorsque le jeune Shigeru s’apprête à devenir l’héritier du clan. Formé à l’art de la guerre et de la dissimulation, le jeune sire doit faire face aux appétits de conquêtes de l’ambitieux Iida, et aux traîtrises de ses propres oncles. A la bataille de Yaegahara, son destin semble scellé : son père meurt et ses oncles prennent le pouvoir. Mais, préparant dans le secret sa revanche, Shigeru attend son heure… »

 

* NOIREZ, Jérôme ; Fleurs de dragon ; J’ai Lu; 2008, 254 pages.

Code CDI Lycée Romilly : FA NOI

            Le roman policier situé dans le Japon médiéval se dévore à une vitesse surprenante tant le style est fluide et l’histoire prenante. Plongé dans une atmosphère à la limite du fantastique et du policier, avec des personnages divers et attachants, le lecteur passe un moment agréable grâce à l’humour et à l’érudition du romancier.

 

            Le roman comporte des annexes illustrées (carte du Japon en introduction, explication du cadre chronologique, du système des heures japonaises, sur les armes japonaises et enfin sur les kamis.

 

« 1489. Une vague de crimes ensanglante le Japon, fauchant un à un les samouraïs errants qui s’aventurent sur les routes du pays. L’enquêteur Ryôsaku, secondé dans sa tâche par trois jeunes trublions plus motivés par les plaisirs de Kyôto que par l’initiation aux mystères de l’investigation, est missionné par ses supérieurs pour traquer et démasquer le tueur. Les indices trouvés sur les lieux des combats ont cependant de quoi dérouter même le plus brillant des agents du shôgun : l’auteur des massacres est-il seulement humain ? »

           

 

* NOIREZ, Jérôme ; Le shôgun de l’ombre ; J’ai Lu; 2009, 254 pages.

Code CDI Lycée Romilly : FA NOI

 

Suite de Fleurs de dragon, le roman est plaisant à lire, riche de ses personnages amusants ou héroïques, forts de leurs tragédies intimes et de la façon dont ils s’efforcent de les résoudre. Le livre se lit très vite du fait de la plume agréable de Jérôme Noirez, de la richesse de sa documentation.

 

En effet le livre comporte des annexes intéressantes sur le Kyoto de cette époque : repères chronologiques, le théâtre nô ou l’art de l’élégance tranquille, les raffinements de l’écriture japonaise, le kemari (un football japonais).

 

« Retour à Kyoto, où l’enquêteur Ryôsaku parfait l’éducation des trois jeunes assistants qui lui ont été assignés. Ces derniers n’ont pas grand-chose à voir avec les trublions qu’ils furent jadis : si Kaoru n’a rien perdu de son humour mordant, Keiji ne rêve que d’en découdre avec [l’assassin de son père], tandis que Sozô nourrit de bien dangereuses amours. L’heure n’est pourtant pas au badinage, car celui qui se fait appeler le Shôgun de l’Ombre court toujours et sème dans son sillage de sibyllins messages écrits dans le sang de ses victimes. Tout porte à croire que la réponse à cette énigme se trouve dans les vers manquant d’un haïku inachevé… »

 

 

* GIGI, Robert ; Ugaki, le serment du samouraï ; Dargaud; 1984.

Code Mat : BD UGAK  (salle Bande dessinée)

La bande dessinée est précédée de 5 pages de documentation sur la révolte des chrétiens en 1638 à Shimabara. De nombreux dessins présentent les objets chrétiens, les costumes des révoltés… La dernière page de l’album est le dessin légendé des armes et armure du samouraï. Bonne source de documentation iconographique, ainsi que sur la révolte de Shimabara, peu évoquée ailleurs.

 

* GOLDEN, Arthur ; Geisha, France Loisirs, Paris, 1997, 1999, 519 pages.

Le roman raconte la vie d’une geisha au XX siècle. La biographie imaginaire débute avec son enfance dans le village de pécheur dans le village de Yoroido. Puis elle se poursuit avec son éducation dans le quartier de Gion à Kyoto. Les rivalités avec les geishas expérimentées, la dureté de l’apprentissage (danse, musique avec le Shinsen…) sont racontées. Le roman foisonne de détails de la vie quotidienne, mais il est vu à travers les yeux d’une geisha. Regard drôle et vivant. Le difficultés de la vie sous la seconde guerre mondiale, la vente de la virginité (mizuage), la coiffure et le maquillage, etc.. sont autant de récits vivants et intéressants.

 

* NOTHOMB, Amélie ; Stupeur et tremblements, Albin Michel, Paris, 1997, 1999, 175 pages.

Le roman de la femme écrivain belge raconte son aventure dans une entreprise japonaise, le rôle de la hiérarchie, des relations humaines complexes à travers le filtre de la culture japonaise, etc…

La société japonaise est vu et analysée dans ce livre agréable, amusant et décapant.

 

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