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MUSECLIO

LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

25 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

 

            A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

 

Texte 1 page 126 : Louis Napoléon Bonaparte présente sa constitution (1852)

 

Question 1 page 127 : Selon Louis-Napoléon Bonaparte, quels sont les rôles respectifs du peuple, du chef de l’Etat et des chambres ?

_ Le peuple, consulté par le chef de l’Etat, peut lui accorder ou lui retirer sa confiance par le plébiscite.

_ Le chef de l’Etat dispose du pouvoir exécutif, les ministres doivent lui être soumis. 

_ Les chambres n’ont pas de véritable pouvoir. Pour exercer une action elles doivent avoir l’appui du gouvernement (l. 15 pour le Sénat), être ratifié par le peuple…

 

Question 2 page 127 : Comment caractériser un tel régime ?

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Ou

 

T. P. page 135 : Commenter l’organigramme d’une Constitution

1. Présenter le document.

Le document est un organigramme présentant la Constitution de 1852 en séparant le pouvoir exécutif, administratif, législatif et en montrant les relations entre ces pouvoirs.

 

2. Qui détient la souveraineté ? Qui détient le pouvoir exécutif ? Qui détient le pouvoir législatif ?

_ La souveraineté est détenue en apparence par le peuple puisque tous les hommes de plus de 21 ans peuvent élire des conseillers (généraux, d’arrondissement, municipaux) et peuvent voter les plébiscites. Cependant, des pressions sont exercées sur les électeurs, et les maires sont nommés par l’exécutif et non pas élus. 

_ Le pouvoir exécutif est concentré dans les mains de l’empereur. Celui-ci nomme la plupart des dirigeants exécutif et administratif (ministres, préfets et sous-préfets, maires), mais aussi des membres exerçant un pouvoir législatif : conseillers d’Etat, sénateurs.

_ Le pouvoir législatif est divisé en trois chambres, dont deux sont nommées par l’empereur. La troisième : le Corps législatif, élue par le peuple, vote les lois sans les discuter. L’empereur dispose d’une forte influence sur le pouvoir législatif par ses nominations, et l’initiative des lois.  

 

3. Quelles sont les relations entre les différentes institutions ?

_ Les conseils élus par suffrage universel n’ont pas de relations entre eux. Ils sont divisés et isolés, soumis aux pressions de la part du régime.

_ Le pouvoir exécutif est soumis à l’empereur par le jeu de la hiérarchie et de la nomination des  dirigeants et représentants.

 

4. Caractériser ce régime ? 

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Césarisme (p. 120) : Dictature qui s’appuie ou prétend s’appuyer sur le peuple. En référence au régime créé à Rome par Jules César.

 

 

 

Qui possède l’essentiel des pouvoirs dans ce système politique ?

 

_  Pour Napoléon III la politique doit s’incarner dans un chef qui peut faire directement appel au peuple : c’est le césarisme.

_ L’Empereur possède l’essentiel des pouvoirs. La Constitution concentre l’essentiel du pouvoir entre les mains de l’Empereur. Il a l’initiative des lois, l’autorité en matière de guerre et de paix. Les fonctionnaires lui doivent serment de fidélité et les ministres ne sont responsables que devant lui. Le pouvoir législatif est partagé entre trois assemblées : le Corps législatif élu au suffrage universel masculin, le Conseil d’Etat et le Sénat, composés de membres nommés par lui. Le Parlement est maintenu mais son rôle se borne à approuver les lois rédigées par le Conseil d’Etat dont les membres dépendent directement de l’Empereur.

 

 

 

En quoi le régime politique est-il autoritaire ?

 

_ Le régime politique mis en place par l’Empereur est un régime autoritaire qui interdit les partis : pour Bonaparte, les partis sont source de discordes :

* Il existe une guerre civile larvée entre légitimistes (favorables à la restauration des Bourbons), les orléanistes (favorables à Louis-Philippe), les Républicains modérés (la bourgeoisie favorable à la démocratisation politique mais peu à la démocratisation sociale), les socialistes (réformistes ou révolutionnaires).

* L’interdiction du multipartisme répond à la volonté d’apaisement des Français qui préfèrent alors aliéner une partie de leur liberté (la pluralité des idées et donc la liberté d’opinion et d’expression) en échange de la paix civile.

 

 

 

 

En quoi le régime politique est-il populiste (s’appuyant sur l’approbation populaire)?

 

_ Un régime populiste : Napoléon III restaure le suffrage universel. Il entend s’appuyer sur l’approbation populaire pour régner. Il organise régulièrement des plébiscites pour approuver sa personne. Une propagande efficace et la pression des préfets dans les départements, ainsi que l’interdiction pour l’opposition de faire campagne oriente naturellement l’opinion dans un sens qui lui est favorable. Il y a plus populisme (appui démagogique sur le peuple) que démocratie (réel pouvoir des citoyens).

_ D’ailleurs Napoléon III jouit d’une réelle popularité. Elle s’appuie sur son souci de modernisation du pays et son soutien aux milieux d’affaires. Il montre aussi une certaine volonté d’améliorer les conditions de vie des masses laborieuses par une politique sociale visant à améliorer les sociétés de secours mutuel et la subvention de logement ouvrier.

 

 

 

 

            B. Quelles sont les contestations face au Second Empire ?

 

Texte 6 page 127 : Thiers réclame les libertés nécessaires

Question 8 page 127 : Qui est l’auteur de ce discours ?

L’auteur de ce discours est l’homme politique Adolphe Thiers, chef du parti de l’ordre qui a d’abord soutenu Louis-Napoléon Bonaparte.

 

Question 9 page 127 : A qui s’adresse-t-il ?

Le discours s’adresse au Corps législatif, c’est-à-dire à l’Assemblée élue par les citoyens.

 

Question 10 page 127 : Quelles sont les cinq conditions qui constituent selon lui les libertés nécessaires ?

Sécurité du citoyen (l. 3), liberté d’expression (« liberté d’échange dans les idées » l. 5-6), liberté des élections (l. 8), « contrôle du pouvoir » ( ) ou « liberté de représentation nationale » (l. 13-14), élections libres pour former une assemblée inspirant le gouvernement (« l’opinion publique, bien constatée à la majorité, devienne la directrice des actes du gouvernement »).

 

Question 11 page 127 : Quels enseignements peut-on tirer de ce texte sur la vie politique en 1864 ?

* La contestation du pouvoir autoritaire de l’Empire s’accroît, même du côté des conservateurs du parti de l’ordre et de ceux qui ont soutenu l’accession de Louis Napoléon Bonaparte. 

* Les critiques sont de plusieurs ordres : elles portent sur les liberté fondamentales comme la liberté d’expression, sur la libertés démocratiques (peut-être rappel du Bill of Rights qui garantit contre les arrestations arbitraires ?) et le droit à la sécurité, et une demande de participation politique  prenant en compte l’avis des citoyens. 

 

_ Le régime impérial est contesté, même par les conservateurs. Napoléon perd deux appuis importants. D’un côté les catholiques qui lui reprochent son soutien à l’unité italienne (qui se réalise contre le Pape). De l’autre, le milieux des affaires lui reproche son choix d’ouvrir le pays au Libre-échange ce qui expose les industriels à la concurrence britannique.

_ Les opposants se regroupent dans l’ « Union libérale » et font élire 32 députés aux élections de 1863.

 

Comment peut réagir le régime ?

 

_ En janvier 1864 le député Thiers réclame les « libertés nécessaires » : liberté individuelle, liberté de presse et des élections, contrôle du pouvoir exécutif par les députés.

_ Pour conserver un soutien le régime évolue dans un sens libéral à partir de 1860. Il cherche alors de nouveaux soutiens chez les notables libéraux, les classes populaires et la petite bourgeoisie démocrate.

_ Il multiplie dans ce but les concessions aux idées libérales et démocratiques :

* L’empereur accorde le droit de grève en 1864. En 1868 le régime de la presse est assoupli et la liberté de réunion est accordée.

* Au niveau politique : en 1867 les députés gagnent le droit d’interpeller les ministres qui sont responsables devant eux. En 1869 : le corps législatif reçoit le droit d’élire son président et partage avec l’empereur l’initiative des lois.   

 

  (    Sur quels souvenirs s’appuient le régime ? Quels sont les risques ?

 

_ L’adhésion populaire au régime repose également sur les succès militaires de Napoléon III : par tradition avec le 1er Empire, Napoléon III développe une politique extérieure de grandeur (Guerre de Crimée contre les Russes, guerre contre l’Autriche). Mais Napoléon III commet l’erreur de déclarer la guerre à la Prusse en 1870. La France est battue à Sedan en septembre 1870. L’Empereur est fait prisonnier et les députés, à Paris, proclament la fin de l’Empire et le retour à la République.    )



III. En quoi l’époque de la Commune est-elle une la révolution pour la démocratie sociale ?

 

Introduction : La défaite débouche sur une révolte du peuple de Paris. Cette insurrection populaire, dans la tradition des émeutes parisiennes de l’Ancien Régime, est idéalisée dans la mémoire ouvrière comme le point de départ du rêve d’une démocratie sociale.

 

            A. Quelles sont les origines de la Commune ?

 

(     Gravure page 121 : La capitulation à Sedan.   )

 

Texte 2 page 128 : Aux origines de la Commune

Question 4 page 129 : Quelles sont les causes de la Commune selon Jules Ferry ?

Jules Ferry indique plusieurs causes à l’éclatement des troubles parisiens et à la proclamation de la Commune de Paris :

* « l’état moral de la population parisienne » (l. 2-3) : la guerre et la défaite militaire, le siège de Paris provoque  dans la population des ouvriers, artisans, gardes nationaux et soldats l’envie de se battre contre les Allemands.

* Jules Ferry évoque aussi à deux reprises dans son second paragraphe « la trahison » (l. 24, l. 26) : cette trahison imaginée est celle des royalistes livrant la France aux ennemis de façon à rétablir la monarchie.

L’entrée des Allemands à Paris est considérée comme la preuve de cette trahison, car les dirigeants qui ont accepté cette condition allemande sont des monarchistes et des républicains modérés regroupés autour d’Adolphe Thiers.

 

_ Deux raisons expliquent la Révolte de la Commune :

* La débâcle face à la Prusse : La guerre contre la Prusse est déclarée par Napoléon III le 19 juillet 1870. Les armées prussiennes mieux équipées l’emportent. Le 2 septembre 1870 la défaite de Sedan oblige l’empereur à capituler.

* La défaite militaire favorise le retour au pouvoir du camp royaliste et des conservateurs autour d’Adolphe Thiers. Le gouvernement se replie à Bordeaux. Les 8 février les élections donnent la majorité aux monarchistes et à leur programme de la paix à tout prix. L’armistice du 28 juillet 1871 prévoit le paiement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de francs, et surtout l’abandon de l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne. La prise de Paris par les Allemands le 1er mars après quatre mois de siège.    

_ La Commune est une double révolte à la fois contre la résignation à la défaite et contre les monarchistes.

_ Le peuple de Paris se dote de sa propre armée, la Garde Nationale pour continuer la lutte contre l’ennemi et les traîtres. L’épreuve de force commence entre le gouvernement installé à Versailles et une partie de la population parisienne (principalement les quartiers de l’est de Paris).

 

Garde nationale (p. 331) : En France, milice bourgeoise organisée à l’échelle du pays. Née en juillet 1789 pour garantir l’ordre à Paris, elle est plusieurs fois dissoute et reformée jusqu’en 1871.

 

 

 

 

                        B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

 

Textes 4 page 129 : Deux types de communards

Question 10 page 129 : Quel est le portrait social des communards ?

Les individus membres de la Commune (les Communards) sont comme l’ébéniste Brousse des artisans et petits patrons « J’occupais 1 à 3 ouvriers » (l. 2). D’autre part, les femmes occupant l’église de la Trinité sont du milieu ouvrier : « « la plaie sociale, qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons, qui exploitent l’ouvrier » (l. l.1 à 3).

 

_ Les communards ont pour meneurs des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui*, des disciples de Proudhon. Les insurgés sont en majorité des ouvriers et des artisans, parfois au chômage et vivant de la solde de la Garde nationale. Les femmes participent activement à l’insurrection

 

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

* Auguste Blanqui : républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l'Enfermé » parce qu'il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l'empereur.

 

Question 11 page 129 : Quelles idées défendent-ils ?

Les textes nous présentent des idéaux différents bien que tous les deux issus de la gauche

* Le texte de l’ébéniste Brousse nous montre un réformateur : « je voudrais en un mot toutes les réformes » (l. 10-11). Il est probablement socialiste et souhaite l’établissement de la République (l. 5-6) : « je veux la souveraineté du Peuple la plus étendue, toutes les libertés sans autre limite que la liberté d’autrui. » Il désire aussi des réformes sociales fiscale « impôt unique » (l. 8) et sociales (l.  9- 10) comme l’école gratuite, obligatoire et laïque.

* Les femmes occupant l’église de la Trinité s’en prennent avec violence à la hiérarchie sociale : « lorsque nous n’aurons plus ni patrons, ni riches, ni prêtres » (l. 10- 11). Elles sont des anarchistes disciples de Proudhon.

 

_ Le 26 mars un Conseil de la Commune est élu par les insurgés parisiens. La Commune a pour but de créer un nouveau régime politique (autogestion, démocratie directe) et de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale. Il adopte le drapeau rouge, instaure le droit de vote des femmes, l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat et établit un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc.

 

  

 

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

 

Correction :

 

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ? République

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ? Autonomie de la Commune par rapport à l’Etat

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ? Autogestion = démocratie sociale.

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ? Sur la libre-adhésion

 

 

La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale.

Le gvt de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante " (21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.

 

 

Témoignage :

Nous fûmes bientôt plus de trois mille prisonniers. Tout le dimanche, les détonations retentirent à côté de nous. Le lundi matin, un peloton entra : « Cinquante hommes ! », dit le sergent. Nous crûmes qu'on allait nous fusiller.

Sur une étendue qui nous parut sans fin, nous vîmes des tas de cadavres. « Ramassez tous ces salauds », nous dit le sergent. Nous relevâmes ces corps gluants de sang et de boue. Les soldats plaisantaient affreusement : « Vois donc, quelles gueules ça fait ! », et ils écrasaient du talon quelque visage. Il nous sembla que plusieurs vivaient encore. Nous le dîmes aux soldats; mais ils répondirent: « Allons ! Allons ! va toujours ! » Sûrement, il y en a eu qui moururent en terre. Nous mîmes dans les fosses dix-neuf cent sept corps.

LISSAGARAY, Histoire de la Commune de Paris, 1876.

 

 

 

 

 

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

 

Transparent : Carte des combats de Paris.

 

 

Photographie 5 page 129 : cadavres de communards exécutés

+ tableau du haut page 122 : L’arrestation de Louise Michel

+ tableau du bas page 122 : Le mur des fédérés

 

Comment sont traités les Communards ? Par qui ? Pourquoi ?

* Les communards subissent dans la semaine de combats de nombreuses pertes : 20 000 morts. Les témoins évoquent des exécutions sommaires, mais aussi des meurtres d’ouvriers communards et des viols. 30 000 personnes sont déportées dont la poétesse Louise- Michel. Jules Vallès doit s’enfuir en Belgique puis en Angleterre.

* Les communards sont réprimés avec dureté par les troupes françaises du gouvernement établi à Versailles, portant le nom de Versaillais.

* Le but des Versaillais est d’écraser un mouvement révolutionnaire de gauche.

 

_ Le gouvernement de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la « Semaine Sanglante » (21-27 Mai 1871). La guerre civile se déroule entre communards parisiens et troupes du gouvernement appelés Versaillais.

_ On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 4 000 déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Parmi ces derniers se trouve la poétesse Louis Michel.

_ L’échec de la Commune permet d’écarter de la vie politique la gauche socialiste et de rassurer la province et les notables sur la capacité du gouvernement d’assurer l’ordre public..

 

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

 

(           Texte 6 page 129 : Proclamation de Thiers aux Parisiens, le 8 mai 1871       )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

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jennifer lejuste 02/03/2010 21:57


Bonjour , merci pour la publication du cours cela a éclairci les questions que je me posais.


10/03/2010 14:52



N'hésites pas à demander des éclaircissements en début d'heure en classe sur les leçons précédentes.



guillaume thieulin 01/03/2010 18:13



Bonjour, je vous écris donc un second message afin de vous demander s'il est possible que vous publiez le cours pour 1èreS sur les années 30. Si possible en entier, évidement ! je vous remercie
d'avance, j'attendrais avec impatience !



01/03/2010 19:28


Bonsoir Guillaume, 

     Hélas, ton premier message ne m'est pas parvenu. Néanmoins, voici au deuxième essai le cours en question. N'oublie pas de rattraper d'abord sur les autres élèves après une
absence.


Kévin Lalloz 25/02/2010 20:05


Ah merci, c'était la partie qu'il me manquait !!! 


25/02/2010 22:41


Voilà qui est fait. Je te souhaite de bonnes révisions et un bon succès pour le contrôle.


Jeanne 25/02/2010 18:45


merci monsieur!! merci beaucoup!!
bonne soirée à vous


25/02/2010 22:39



Le blog est là pour cela : toujours vous aider lorsque vous en avez besoin.Je te souhaite de bonnes révisions et un bon succès pour le contrôle.