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MUSECLIO

Antiquité, source : Comédies de Plaute

28 Janvier 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Bibliographie : livres et parcours du CDI

 

* PLAUTE, Comédies, tome I, Les Belles Lettres, Budé, Les Belles Lettres, Paris, 1932, 1996, 203 pages.

 

 

Source. Le livre, en traduction latin- français, comporte plusieurs comédies de l’auteur romain Plaute. Les comédies nous livrent un humour un peu gras, où les esclaves sont malicieux et parfois voleurs, les maris parfois sous la domination de leur femme, où l’appât de l’or et des femmes constitue un des ressorts du comique, sans oublier dans ces mêmes ressorts les jeux de mots et phrases à double sens.

 

            Les trois comédies sont différentes : une se rapproche du genre noble : amphitryon : les dieux sont présents, puissants, mais coquins comme Zeus… Les hommes sont les jouets des dieux. Amphitryon revient de guerre et découvre sa femme enceinte, mais pas de lui : de Zeus. Celui-ci avait pris l’apparence du mari d’Alcmène. Leur enfant sera le prodigieux Hercule. Mercure a pris l’apparence du valet Sosie pour empêcher celui-ci de perturber les amours de Zeus. Les quiproquos sont nombreux, mais montrent la puissance des dieux. Les deux autres comédies mettent en scène une représentation du peuple : l’Asinaria conte l’histoire d’un père sous la coupe de sa femme. Il désire aider son fils à payer les locations d’une courtisane aimé de celui-ci pour une année. Pour cela il demande l’assistance de ses serviteurs pour l’escroquer lui-même et obtenir l’argent de la vente de ses ânes (d’où le titre : Asinaria). Mais le père demande ensuite une nuit avec la courtisane. L’action du parasite du rival du fils conduit à faire intervenir l’épouse du père. Celle-ci ramène le père pour une scène de ménage et laisse la courtisane et le fils à leur amour. La troisième comédie est célèbre, bien qu’incomplète (fragments manquants). L’Aululaire raconte l’histoire d’un avare amoureux de sa marmite d’or et de sa fille qui est enceinte d’un viol. Le violeur désire réparer sa faute en épousant la jeune fille, mais son oncle désire le faire aussi tout en ignorant l’état de la jeune fille et l’acte de son neveu. Le vieil avare ne pense qu’à la dot et à cacher son or, mais celui-ci lui est dérobé par les serviteurs de son gendre, et restitué contre la main de sa fille. La pièce a eu une grande postérité avec l’Avare de Molière, et le caractère du père changé par une richesse excessive.

 

            Les points très intéressants dans ces pièces sont d’observer l’histoire du théâtre : l’emprunt au comique grec, la postérité pour Amphitryon et l’Avare dans le théâtre français, etc… La vie quotidienne dans ses aspects les plus courants : parasite (serviteurs), rôle des esclaves, réputation de voleurs des cuisiniers, etc… mais aussi les croyances religieuses puisque Zeus, Mercure, mais aussi le dieu Lare peuvent parler  en prologue, etc…

 

 

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