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MUSECLIO

Articles récents

TEXTE DE SYNTHESE SUR MAUS : LE ZOOMORPHISME

16 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

TEXTE DE SYNTHESE SUR MAUS : LE ZOOMORPHISME

 

Correction fiches sur comparaison Maus d'Art Spiegelmann, la Bête est morte d'Italo Calvo et Auschwitz de Pascal Croci.

 

(Travail préparatoire à l’écriture de scénario)

 

* Permet une narration « apaisée », sans qu’elle soit choquante (à la différence d’Auschwitz de Pascal Croci).

* Tradition d’utilisation des animaux dans la littérature française : Roman de Renard au Moyen Age, fables de La Fontaine, et finalement La Bête est morte en BD.

* Maus est singulier avec une noirceur pour adultes qui le différencie des BD pour enfants ou des comics américains.

L’intérêt graphique du zoomorphisme est donc ici d’effectuer un contraste entre les personnages représentés avec une douceur dédramatisant, mais qui souligne la violence de l’action vécue par les souris juives.

L’intérêt intellectuel est de créer une démonstration de la logique de haine nazie par l’utilisation de la chaîne alimentaire. La souris (juif) est mangé par le chat (nazi) lui-même pourchassé par le chien (américain démocrate donc antinazi). Les cochons (Polonais) sont en dehors de cette chaîne alimentaire, car ils ne sont pas ciblés par l’antisémitisme nazi mais la Pologne est occupée par l’Allemagne.

 

 

Cependant, il y a des remarques et des limites :

* Le rôle des masques permettant aux juifs de dissimuler leur identité.

* la question de la double appartenance : le chien noir américain peut-être victime de racisme aux Etats-Unis à cette époque… L’amie de cœur d’Art Spiegelmann est une juive française. La question se pose doit-elle être représentée en grenouille ou en souris ?

 

 

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ECJS 2e : La citoyenneté et la loi Etude au CDI sur création d'une loi

16 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Education civique juridique et sociale

 

ECJS : La citoyenneté et la loi

 

Thème d’étude : le parcours d’une loi, de son idée à son application pratique.

 

Rédigez un dossier qui réponde à la problématique suivante :  

Comment est loi est votée et appliquée dans la République française ?

 

A partir d’un cas à choisir parmi les suivants :

 

* la loi Veil ou loi sur l’Interruption Volontaire de Grossesse ou IVG (1975)

* la loi Evin ou loi relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme (1991)

* loi sur la parité (Homme/femme en politique) en 2000

* loi Hadopi ou loi « Création et Internet » (2009)

 

Planning

 

Séance 1                      :

Choix du sujet et réflexion sur les termes du sujet. Formulation par écrit des questions à se poser pour traiter du sujet.

 

Séance 2                    :

Première séance de travail de recherche au CDI. Début de la rédaction du dossier.

 

Séance 3                       :

Deuxième séance de travail de recherche au CDI. Rédaction du dossier qui pourra être rendu à la fin de l’heure ou à la séance suivante.

 

Séance 4                     :

Mise en commun à l’oral. Un groupe fera un exposé oral, une comparaison sera faite avec les autres cas.

 

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Cours 2e Histoire : Les hommes de la Renaissance 2

1 Février 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

II. Quelle place occupe l’artiste dans la société de la Renaissance ? L’exemple de Léonard de Vinci.

 

A. Quels sont les rôles de l’artiste au service du mécène ?

 

 

Texte 2 page 190 : un homme au service des princes

OU FICHE Lettre de Léonard de Vinci au duc de Milan Ludovic Sforza

 

Présenter le document (NADA).

Le texte est une lettre de l’artiste Léonard de Vinci adressé au duc de Milan Ludovic Sforza.

Elle est écrite en 1482 (époque où le jeune Léonard de Vinci quitte Florence après avoir été formé dans l’atelier de Verrocchio).

Dans cette lettre Léonard de Vinci présente l’étendue de ses savoir-faire comme ingénieur, architecte et artiste.

 

Quel est le but de Léonard de Vinci avec cette lettre ?

Léonard de Vinci tente d’obtenir un emploi à la cour du duc. Il souhaite que Ludovic Sforza devienne son mécène.

 

Relevez des expressions qui montrent que le ton est flatteur.

Plusieurs expressions montrent que Léonard de Vinci est flatteur pour son futur mécène :

* « Votre Excellence, à qui je me recommande en toute humilité ». Le contraste entre excellence et humilité montre la position sociale inférieure de Léonard de Vinci.

* « gloire immortelle […] de l’illustre maison des Sforza ». Léonard de Vinci parle du prestige de la famille des Sforza gouvernant le duché de Milan. Mais, ce prestige est en réalité bas, car Ludovic Sforza est le fils d’un mercenaire ayant pris le pouvoir à Milan.

            Pour augmenter son prestige auprès des autres familles nobles gouvernant l’Italie Ludovic Sforza veut construire un cheval de bronze d’une taille immense, et à pour cela besoin d’artiste comme Léonard de Vinci.

 

_ Léonard de Vinci (1452-1519), après une formation dans l’atelier du peintre Verrochio, doit trouver un mécène. L’artiste vit à la cour des princes de la Renaissance. Ces derniers donnent des commandes et des richesses à Léonard de Vinci tout au long de sa vie et de ses voyages.

  Mécénat (p. 186) : protection accordée par un puissant à des artistes à des artistes ou des lettrés qui doivent en retour honorer leur bienfaiteur.

 

 

Carte voyages et séjours de Léonard de Vinci

 

+ Frise en dessous de la carte les lieux de vie de Léonard de Vinci

Quels sont les principaux trois mécènes de Léonard de Vinci durant sa carrière d’artiste ?

En plus de Ludivic Sforza (dit le More à cause de sa peau sombre) de 1482 à 1499 à Milan, Léonard de Vinci est aussi employé par le frère du pape Léon X (1513-1516) à Rome, et par le roi de France François Ier de 1516 à sa mort en 1519.

 

_ Léonard de Vinci sert plusieurs maîtres pour assurer sa liberté de création et son ascension sociale : A Milan le duc Ludovic Sforza de 1482 à 1499, à Rome le frère du pape Léon X de 1513 à 1516, en France à la cour du roi François Ier de 1516 à 1519.

 

 

Photographie 3 page 191 : Le château du Clos-Lucé offert par le roi François Ier

En quoi le don de ce château par le roi de France montre-t-il une transformation de la place sociale de l’artiste ?

_ Le statut des artistes se sépare des artisans et s’affirme progressivement : en effet le roi François Ier offre à l’artiste âgé le château de Clos-Lucé et une pension (1000 écus) en lui disant : « « Ici Léonard, tu seras libre de rêver, de penser et de travailler ».

 

 

 

Texte 2 page 190 : un homme au service des princes

Lesquels de ses talents Léonard de Vinci expose-t-il en premier ? Pour quelle raison ?

_ Léonard de Vinci évoque en premier ses talents d’ingénieur militaire :

* capable de prendre des villes « pour le siège d’une place » l. 1.

* Il insiste à nombreuses reprises sur sa capacité à construire des machines de guerre : « machines parfaitement adaptées à l’attaque et à la défense » (l. 5-6). Il se dit capable de construire des machines sur terre comme les chars « chars couverts […] qui entreront dans des lignes ennemies avec leur artillerie » (l. 8-9) et sur mer « vaisseaux qui résisteront au tir des plus gros canons » (l. 6-7)

* Il se dit spécialiste en artillerie et même en engins de guerre comme les catapultes ou (l. 13) les « mangonneaux » (type de catapulte capable d’envoyer des boulets de 100 kg)

_ Le duc de Milan envisage d’attaquer le marquisat de Montferrat, aussi Léonard de Vinci propose ses services.

 

 

 

MACHINES DE GUERRE ENVISAGEES PAR LEONARD DE VINCI

 

  Projet de catapulte par Léonard de Vinci

 

catapulte Léonard de Vinci

 

 

 

 Armes à feu

Machines-de-guerre-de-Leonard-de-Vinci.jpg

 

 

 

 

Quelles sont les autres compétences de Léonard de Vinci ?

Léonard de Vinci se présente aussi comme un architecte « architecture » l. 17, un sculpteur « sculpture, marbre, bronze ou terre » (l. 18-19), mais aussi un peintre (l. 19).

 

Léonard de Vinci accorde-t-il une place importante à son métier de peintre dans sa lettre ?

_ Léonard de Vinci ne cite qu’à la fin de la lettre son activité de peintre. Il n’avait d’abord rien écrit sur ses talents de peintre mais ses disciples ont insisté pour qu’il rajoute cela.

_Léonard de Vinci souhaite apparaître comme un « homme universel» aussi à l’aise dans les oeuvres de guerre que de paix Tout en affirmant orgueilleusement sa personnalité et son savoir scientifique, il cherche tout simplement à se faire engager.

 

_ Léonard de Vinci, comme d’autres artistes de la Renaissance, montre une grande polyvalence. Il se dégage de la figure de l’artisan en s’affirmant par la diversité de ses capacités et par sa recherche de la beauté sur des bases savantes et scientifiques.

 

 

 

            B. Histoire des arts : Comment la peinture s’est-elle renouvelée à l’époque de Léonard de Vinci ?

 

FICHE : Comparaison de la Vierge et l’enfant de Cimabue et de La Vierge à l’enfant avec Sainte Anne de Léonard de Vinci.

 

cimabue-maesta-a

 

 

 

  Sainte Anne Léonard de Vinci

 

 

 

Étude de deux œuvres

 

 

1. Quels sont les personnages peints sur le tableau de Vinci ? Et sur celui de Cimabue ? Comment sont ils représentés ? Appartiennent-ils au monde humain ou divin ?

 

2. Quelles sont les couleurs dominantes des deux tableaux ? Y a-t-il une profondeur ? Quel est l’effet produit sur le spectateur ?

 

3. Comparez les proportions, la position du corps, l’attitude, l’expression des visages, les jeux de regards, la gestuelle des personnages de Vinci et de Cimabue.

Que remarquez-vous ?

 

Gestuelle : ensemble des gestes et attitudes d’une ou de plusieurs personnes. La gestuelle permet de comprendre une action, un sentiment, etc.

Contrapposto : technique qui consiste à orienter différemment le bas et le haut du corps pour donner une illusion de tridimensionnalité.

 

 

Tableau de Cimabue : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-vierge-et-lenfant-en-majeste-entoures-de-six-anges

 

Tableau de Léonard de Vinci : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-vierge-lenfant-avec-sainte-anne

 

 

1. Quels sont les personnages peints sur le tableau de Vinci ? Et sur celui de Cimabue ? Comment sont ils représentés ? Appartiennent-ils au monde humain ou divin ?

_ Le peintre italien Cimabue peint la Vierge Marie et son fils l’enfant Jésus. Ils sont entourés de six anges ailés. Léonard de Vinci peint la famille du Christ avec Jésus tenant un agneau, sa mère la Vierge Marie et sa grand-mère, sainte Anne.

_ Les personnages de Cimabue sont représentés en majesté, c’est-à-dire que la Vierge Marie est assise sur un trône comme reine des anges. Les corps sont droits et leurs visages montrent de la gravité et de l’émotion. L’impression de verticalité est forte. Dans le tableau de Léonard de Vinci la famille du Christ est une famille aperçue dans son quotidien : un enfant joue sous la surveillance de sa mère et de sa grand-mère.

_ Les personnages de Cimabue appartiennent au monde divin : présence d’anges ailés, de nimbes derrière les têtes des personnages. Ceux de Léonard de Vinci relèvent du monde humain : ils sont dans la nature et ne portent aucun signe religieux distinctif sur eux.

_ Le peintre médiéval représentait le corps humain comme un support symbolique, signe de sainteté ou de mal et sans réalisme.

Avec la diffusion des idées humanistes, la Renaissance voit en l’homme un individu dont le corps est représenté avec réalisme.

_ Parmi les découvertes scientifiques, la pratique de la dissection, longtemps interdite par l’Église, permet de faire progresser la connaissance de l’anatomie et de la peinture. Léonard de Vinci n’hésite pas à pratiquer des dissections pour mieux connaître du corps humain à peindre.

 

 

2. Quelles sont les couleurs dominantes des deux tableaux ? Y a-t-il une profondeur ? Quel est l’effet produit sur le spectateur ?

_ Les couleurs dominantes pour le tableau de Cimabue sont l’or brillant à l’arrière fond et le bleu du manteau de la Vierge. Le tableau de Léonard de Vinci a deux grandes zones chromatiques : un premier plan où les trois couleurs dominantes sont le brun de la nature, le rouge et le bleu du manteau de la Vierge. La seconde zone est l’arrière plan où dominent le bleu et le blanc.

_ Le tableau de Cimabue n’a pas de profondeur : l’impression d’une perspective est à peine amorcée avec le trône de la Vierge. Au contraire, le tableau de Léonard de Vinci donne une impression d’espace avec le précipice séparant la sainte famille et les spectateurs, et derrière eux un vaste paysage arboré puis de montagnes.

_ Les effets produits sur le spectateur sont différents selon les tableaux : impression de gravité et de puissance, de majesté pour le tableau de Cimabue. Les personnages sont perçus comme divins. Pour le tableau de Léonard de Vinci la sensation est de voir une famille unie par les liens de la tendresse. Mais, la présence du précipice et le symbole de l’agneau qui est l’image du Christ devant mourir montre la destinée tragique du Christ.

 

_ L’artiste médiéval ne reproduit pas la nature telle que son œil la voit : les dimensions des décors ou des personnages ne sont pas proportionnelles à leur éloignement, mais à leur importance religieuse ou sociale.

_ L’invention de la perspective géométrique à la Renaissance bouleverse la peinture en créant l’illusion d’un espace en profondeur. Léonard de Vinci invente la perspective aérienne qui donne l’illusion de la profondeur grâce à une palette de plus en plus bleue et froide au fur et à mesure que les objets s’éloignent.

_ La Renaissance apporte aussi une nouvelle façon de composer les oeuvres avec plusieurs plans : un pour les personnage et un autre pour le décor. Le décor est soit minéral soit une architecture antique.

 

 

3. Comparez les proportions, la position du corps, l’attitude, l’expression des visages, les jeux de regards, la gestuelle des personnages de Vinci et de Cimabue.

Que remarquez-vous ?

_ La tableau de Cimabue montre des personnages de taille différentes : la reine des anges, Marie, étant plus grande que les anges et son enfant. Les personnages sont droits, dignes, le visage empli de gravité. Les personnages nous regardent. Dans le tableau de Léonard de Vinci les personnages ont des tailles différentes selon leurs âges. Sainte Anne est immense mais Léonard de Vinci à masquer cela en mettant la Vierge assise sur ses genoux et en lui donnant une attitude contrapposto (technique qui consiste à orienter différemment le bas et le haut du corps pour donner une illusion de tridimensionnalité). La Vierge est comme une enfant sur les genoux de sainte Anne et penchée vers le Christ. L’affection unissant les trois personnages est visible dans les jeux de regard et dans la position des corps : sainte Anne et la Vierge regardent l’enfant, ce dernier leur montre l’agneau et son futur !

 

_ La Renaissance apporte une nouvelle façon de représenter les personnages :

* ils sont plus réalistes, plus humains, même les personnages sacrés. Cela est lié à la  vision optimiste de l’homme qu’ont les humanistes (et aussi à l’influence des sculptures antiques par exemple avec Michel Ange) : Marie ressemble à une femme, une mère ; Jésus est soit un bébé soit un christ souffrant.

* Les visages ont des expressions : la Joconde montre le sourire de Mona Lisa. Les corps ont du volume, des vêtements légers qui laissent paraître le corps (Boticelli). Léonard de Vinci crée le sfumato : cela désigne un effet vaporeux, l’atténuation des contours, qui donne de la profondeur et permet de lier le personnage au décor.

 

 

 

 

SI VIDEO DISPONIBLE :

 

Etude du tableau de Léonard de Vinci La Vierge à l’enfant avec Sainte Anne (4 min 22) :

http://www.youtube.com/watch?v=gwB4jEEaFpc

 

En quoi consiste le travail de l’artiste au temps de Léonard de Vinci ?

Léonard de Vinci prépare son travail avec une grande attention : dessins préparatoires (les cartons), recherches sur les costumes, les visages, la disposition des corps et des regards les uns par rapport aux autres. Cependant, malgré 20 ans passés à travailler et retoucher son tableau, certaines parties ne sont pas finies : une autre façon de peindre, avec dans l’espace éloigné un côté inachevé est peut-être née. La Renaissance est une époque de profonde transformation de la peinture…

 

 

 

DIAPORAMA : Comment la peinture s’est-elle renouvelée à l’époque de Léonard de Vinci ?

 

Question 1 (Cimabue) : Au premier plan, la Vierge a-t-elle une attitude de personnage sacré ou une attitude proche de celle d’un être humain ?

La Vierge est représentée comme un personnage sacré, divin, assis sur son trône, le visage manque d’expression.

C’est un personnage  céleste, auréolé et entourée d’anges.

Cette représentation doit inspirer le respect et la dévotion des croyants.

 

Question 2 : Qui sont les personnages représentés au premier plan du tableau ?

Au premier plan sont représentés Sainte-Anne, la Vierge et l’Enfant.

 

 

Question 3 : Quel est  le thème du tableau ?

C’est un thème religieux  qui s’inspire des Evangiles.

 

 

Question 4 : Décrivez le corps de la Vierge ; De quelle période de l’histoire s’inspire le peintre pour le représenter ?

La représentation des corps  et du drapé des vêtements est réaliste. Léonard de Vinci s’inspire des artistes et auteurs de  l’Antiquité pour les représenter.

 

_ Le peintre médiéval représentait le corps humain comme un support symbolique, signe de sainteté ou de mal et sans réalisme.

Avec la diffusion des idées humanistes, la Renaissance voit en l’homme un individu dont le corps est représenté avec réalisme.

_ Parmi les découvertes scientifiques, la pratique de la dissection, longtemps interdite par l’Église, permet de faire progresser la connaissance de l’anatomie et de la peinture. Léonard de Vinci n’hésite pas à pratiquer des dissections pour mieux connaître du corps humain à peindre.

 

 

 

Question 5 : Montrez que la représentation des gestes et des émotions de la Vierge est proche de celle des êtres humains ?

Léonard de Vinci représente La vierge avec des gestes et des émotions humaines.

Son  visage est souriant et  regarde avec tendresse son enfant.

Le corps de la Vierge est en mouvement. Son bras, ses mains cherchent à protéger l’enfant.

 

La Renaissance apporte une nouvelle façon de représenter les personnages :

* ils sont plus réalistes, plus humains, même les personnages sacrés. Cela est lié à la  vision optimiste de l’homme qu’ont les humanistes (et aussi à l’influence des sculptures antiques par exemple avec Michel Ange) : Marie ressemble à une femme, une mère ; Jésus est soit un bébé soit un christ souffrant.

* Les visages ont des expressions : la Joconde montre le sourire de Mona Lisa. Les corps ont du volume, des vêtements légers qui laissent paraître le corps.

 

 

Question 6 (Cimabue) : Quelles ont les caractéristiques du deuxième plan ?

Le fond est doré sans aucune impression de profondeur.

_ La Renaissance apporte aussi une nouvelle façon de composer les oeuvres avec plusieurs plans : un pour les personnage et un autre pour le décor. Le décor est soit minéral soit une architecture antique.

 

Question 7 : Quel est le nom de la technique qui permet de donner une impression de profondeur au deuxième plan du tableau ?

Au deuxième plan, le décor représente un paysage composé d’un bosquet et de montagnes au loin : il s’agit d’une perspective aérienne

D'après le Traité de peinture de Léonard de Vinci de 1508 il y a trois types de perspectives :

1) La première fait diminuer la taille des objets à mesure qu'ils s'éloignent de l’oeil.

2) La seconde est la façon dont les couleurs se modifient en s'éloignant de l'oeil.

3) La troisième et dernière consiste à définir comment les objets doivent être achevés avec d'autant moins de minutie qu'ils sont plus éloignés.

 

_ L’artiste médiéval ne reproduit pas la nature telle que son œil la voit : les dimensions des décors ou des personnages ne sont pas proportionnelles à leur éloignement, mais à leur importance religieuse ou sociale.

_ L’invention de la perspective géométrique à la Renaissance bouleverse la peinture en créant l’illusion d’un espace en profondeur. Léonard de Vinci invente la perspective aérienne qui donne l’illusion de la profondeur grâce à une palette de plus en plus bleue et froide au fur et à mesure que les objets s’éloignent.

 

 

Question 8 : Quels sont les autres thèmes ou genres peints par Léonard de Vinci ?

Léonard  de Vinci peint des portraits (Mona Lisa dans la Joconde, des autoportraits), des sujets religieux et des tableaux inspirés de l’Antiquité gréco-romaine.

 

Si temps supplémentaire indications sur Mona Lisa et le sfumato :

_ Léonard de Vinci crée le sfumato : cela désigne un effet vaporeux, l’atténuation des contours, qui donne de la profondeur et permet de lier le personnage au décor.

 

 

 

 

Conclusion  :

Léonard de Vinci est un artiste de la Renaissance : formé dans l’atelier d’un peintre de la Renaissance, il montre sa compétence dans de nombreux domaines allant de la peinture à l’architecture, de la médecine aux arts militaires. Pour vivre et travailler il a besoin du soutien des princes, les mécènes.

Le renouvellement de la peinture à la Renaissance montre une meilleure connaissance des corps représenté avec réalisme. Les émotions des personnages sont visibles. La Renaissance est également l’époque de la mise au point de la perspective

           

 

 

 

 

 

TABLEAU DE SYNTHESE (questions du diaporama)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caractéristiques de l’art au Moyen Age

Rupture de la Renaissance

Genres de l’œuvre

 

Thèmes de tableau : Religieux, historique, portraits… Q 3 + Q 8

Art religieux

Art religieux, portraits (Joconde) et mythologie.

Représentation des personnages : Q 4+ Q 5

Réalisme ? Personnages figés ? mouvements ?

Absence de réalisme. Attitude figée des personnages.

Réalisme. Personnages en mouvement (contrapposto).

Composition de l’œuvre

 

Couleurs dominantes

Q 6

Fond d’or

Présence de zones chromatiques et de couleurs variées. Sfumato.

Plans

Q 6

Plan unique

Présence de plusieurs plans

Profondeur

Q 7

 

Perspective aérienne (avec les couleurs), ligne de fuite.

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Histoire des arts : Felix Vallotton et la 1ère Guerre mondiale

5 Décembre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

Voici un lien pour découvrir l'oeuvre de Félix Vallotton : http://www.youtube.com/watch?v=HDA8VCUsmVw

 

 

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Etude journalisme de guerre

1 Décembre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Enseignement d'exploration Littérature et société

 

 

JOURNALISME DE GUERRE

 

PRESENTATION

 

Le centenaire de la 1ère Guerre mondiale est l’occasion de réfléchir sur les liens entre le journalisme et la guerre.

 

Vous aurez donc la possibilité d’écrire des articles pour une revue : Le journalisme et la guerre.

 

DEMARCHE

 

Former des groupes de 4 à 6 personnes. Se concerter sur une problématique et un plan puis faire des recherches pour rédiger un article. L’article doit comporter une illustration et un lexique des mots-clés, être écrit en caractère Times New Roman de police 12 maximum, avec un interligne simple. Les titres et les sous-titres doivent être écrit en gras.

 

CONSTITUTION DES GROUPES ET CHOIX DU SUJET DE L’ARTICLE

 

Indiquer les membres du groupe (nom et prénom(s) et classe) et le sujet choisi parmi les thèmes proposés.

 

THEMES DES ARTICLES

 

1/ La presse et la première guerre mondiale :

* dans le monde,

* en France,

* dans l’Aube (Troyes, Romilly sur seine)…

* les journaux de tranchées ; la censure des journaux officiels…

 

2/ La presse et la Seconde Guerre mondiale dans le monde, en France, dans l’Aube (journaux clandestins, etc.)

 

3/ La guerre d’Algérie dans les caricatures de presse.

 

4/ Aujourd’hui : l’exemple de la Guerre du Mali (à partir des médias sur Internet

Internet).

 

5/ La manipulation des photographies de presse pendant la guerre.

 

Le thème sur la Première guerre mondiale peut être pris par plusieurs groupes.

 

 

MOYENS :

 

Le CDI dispose en plus de l’accès à Internet de plusieurs ouvrages comme les deux tomes de L’Illustration comportant des articles avec des photographies et des cartes parus pendant la 1ère Guerre mondiale.

 

La professeur-documentaliste Mme Lapouge peut aider les élèves qui ne maîtrisent pas le logiciel Publishop pour réaliser le journal.

 

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Rédiger une biographie : Le poilu Paul Guillot, de Romilly sur Seine

30 Octobre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Accompagnement Personnalisé 1ère et 1ère Guerre

 

REDIGER UNE BIOGRAPHIE :

 

A partir des informations et documents réunis lors des recherches, rédiger un texte le plus complet possible sur le combattant choisi. N'oubliez pas d'intégrer les documents trouvés et commentés, le schéma élaboré pour compléter la fiche biographique. Autant que possible indiquez les sources (liens Internet avec date de consultation, références des livres, etc.).

 

 

EXEMPLE : LE POILU PAUL GUILLOT, DE ROMILLY SUR SEINE

 

 Photographie-Paul-Guillot_0001.jpg

 

 

SITUATION FAMILIALE :

 

Paul Marie Emile Guillot naquit le 18 septembre 1896 à Romilly-sur-Seine au domicile de ses parents 132, rue de la Montois (devenue rue Gornet-Boivin en 1902).

 

Son père Gabriel Guillot était bonnetier et sa mère Blanche, née Oudin, n’exerçait pas de profession selon l’état civil mais il est probable qu’elle aidait son mari.

 

SITUATION PROFESSIONNELLE :

 

            Le jeune Paul quitta l’école dès l’obtention de son certificat d’études primaires élémentaires pour entrer dans l’usine paternelle qui se trouvait rue du Moulin et occupait une vingtaine d’ouvrières et ouvriers. Il participa également aux travaux du bureau et du magasin installés dans la demeure familiale.

 

SITUATION MILITAIRE :

 

            Il avait déjà acquis une bonne expérience lorsqu’il fut appelé en 1914 pour effectuer son service militaire. Son instruction terminée, il fut aussitôt dirigé vers le front. Il était sergent au 360ème régiment d’infanterie lorsqu’il participa à la bataille de Verdun.

            Le 2 avril 1916, le bulletin de la guerre publié dans le Larousse mensuel illustré relate les faits suivants : « après un bombardement à obus de gros calibre, les Allemands ont déclenché quatre attaques simultanées entre le fort de Douaumont et le village de Vaux en ruine que nous avons évacué ; ils ont été rejetés au nord du bois de la Caillette ». Paul Guillot se trouvait au cœur des combats ; il fut tué à Fleury Douaumont. Ce lieu et la date de son décès ont été officialisés par le jugement du tribunal civil de Nogent-Sur-Seine rendu le 30 juin 1921où figure la mention « Mort pour la France ».

 

 

SEPULTURE ET LIEUX DE SOUVENIRS :

 

            Son corps n’a pas été retrouvé. Sans doute se trouve-t-il parmi les restes inconnus recueillis à l’ossuaire de Douaumont. Son nom figure à l’intérieur de l’édifice. Il est également gravé sur le monument aux Morts de sa ville natale et il a été donné à la rue joignant la rue Emile Zola à la rue du docteur Roux. »

 

Plaque-rue-Paul-Guillot.jpg

 
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Le procès de Socrate : un procès contre la pensée ?

18 Octobre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Tutorat et accompagnement personnalisé 2e

 

LE PROCES DE SOCRATE

 

 

 

 

 

 

 

PRESENTATION :

Les Athéniens refont le procès de Socrate

"Nous parlons ici de démocratie vs oligarchie, de liberté d'expression en temps de crise nationale, de la sagesse des électeurs": près de 2.500 ans après la condamnation de Socrate pour avoir défié dieux et lois de la cité, Athènes a rejugé le philosophe : Acquitté. Lors de ce procès truculent et anachronique aux échos profondément actuels, ces thèmes ont été âprement débattus, comme s'en réjouissait à l'avance Loretta Preska, juge new-yorkaise devenue le temps d'une audience "présidente du tribunal".

En -399 avant JC, Socrate s'était défendu lui-même devant une assistance uniquement masculine de 500 Athéniens, citoyens, juges et jurés. En son absence, deux avocats l'ont représenté devant 10 juges internationaux. Cinq ont penché pour la culpabilité, cinq contre. Socrate était-il coupable de non respect des dieux de la cité, introduction de nouvelles croyances et corruption de la jeunesse? "Une opinion n'est pas un délit. Socrate cherchait la vérité", a plaidé pour la défense Patrick Simon.

"Mon client a un défaut: il aime se moquer et exercer une ironie féroce. Mais je vous abjure de ne pas tomber dans son piège qui consiste à discréditer la démocratie. En l'acquittant, vous montrerez la fiabilité et la solidité de la démocratie", a-t-il lancé tout en verve aux juges et aux 800 spectateurs.

Traître pour les uns, maître spirituel pour d'autres, Socrate dénonçait la doxa, l'opinion courante, amenant à force de questions les esprits de ses interlocuteurs à accoucher des pensées qu'ils contenaient déjà. Son enseignement, non écrit et préservé surtout par son disciple Platon, questionnait des concepts sensibles tels que la politique et la morale, ce qui lui valut de nombreux ennemis.

            AFP, Publié le 25/05/2012 à 21:26 sur : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/25/97001-20120525FILWWW00727-les-atheniens-refont-le-proces-de-socrate.php

Liens explications procès de Socrate : http://www.cvm.qc.ca/jlaberge/103/Notes_de_cours/Cours8_Apologie.pdf

Livre de Claude MOSSE Le procès de Socrate : http://www.andreversailleediteur.com/upload/args/socrateconsult.pdf

 

 

 

FICHE PROCES DE SOCRATE

GENERALITES : CONTEXTE HISTORIQUE ET PROCEDURE JUDICIAIRE

CADRE HISTORIQUE :

Contexte de crise : la cité d’Athènes est en crise :

1.      Crise morale : Athènes a perdu la guerre du Péloponnèse contre Sparte. La cité perd ses possessions territoriales hors de l’Attique. La peste a frappé mortellement Athènes. On attribue la défaite à la perte des valeurs traditionnelles. Socrate a été hoplite durant la guerre.

2.      Crise démographique : La guerre et la peste ont fait périr le quart de la population d’Athènes.

3.      Crise financière : Les campagnes de l’Attique ont été ravagées par les razzias des Spartiates.

Contexte culturel :

1.      Critique de Socrate par le théâtre : La pièce comique Les Nuées d’Aristophane parodie Socrate comme un « aérosophe », un sage perdu dans les nuages. Pour Aristophane Socrate est un sophiste qui enseigne aux jeunes gens à justifier irrespect et brutalité envers leurs parents.

Traduction des Nuées : http://remacle.org/bloodwolf/comediens/Aristophane/nuees.htm

 

2.      Les sophistes sont des professionnels du discours qui ont mauvaises réputations. Socrate est parfois considéré comme l’un d’eux car il interroge les citoyens d’Athènes.

Contexte judiciaire :

1.      Procès des amiraux (407-406 av.) : les amiraux athéniens victorieux lors de la bataille des Arginuses sont empêchés par une tempêtes de recueillir les corps des naufragés. Ils sont jugés et condamnés à mort. Socrate s’est opposé au jugement collectif des amiraux, voulant le respect des pratiques judiciaires (jugement un par un).

2.      Scandale des Hermocopides : des statues sacrées ont été mutilées par des fêtards menés par Alcibiade, jeune homme riche et talentueux, disciple de Socrate.

3.      Procès d’Anaxagore : ce philosophe et astronome est l’ami de Périclès. Anaxagore est accusé d’impiété à cause de se théories astronomiques et pour faire du tort politiquement à Périclès.  

 

 

 

 

 

 

FICHE PROCES DE SOCRATE

 

LA JUSTICE ATHENIENNE

LES HELIASTES

6000 noms sont tirés au sort chaque année pour former les membres de l’Héliée. Un nouveau tirage au sort désigne parmi eux 501 ou 1001 héliastes devant juger une affaire. 

501 héliastes doivent juger Socrate.

Les juges reçoivent une somme de 3 oboles pour chaque jour de séance. 

DEROULEMENT

La plainte est déposée auprès d'un magistrat, l'archonte ou le thesmothète.

Le jour du procès, l'accusateur (ou les accusateurs) et l'accusé parlent à tour de rôle, leur temps de parole étant mesuré par la clepsydre.

 Les juges votent ensuite en déposant un caillou dans l'une des deux urnes prévues à cet effet.

Si l'accusation est rejetée, l'accusateur peut se voir infliger une peine.

Si l'accusation est acceptée, il y a deux possibilités : soit la loi prévoit une peine, et c'est celle-ci qui est appliquée, soit la loi n'en prévoit pas. Dans ce dernier cas, et c'est celui du procès de Socrate, accusateur et accusé peuvent chacun proposer une peine, et les juges décident laquelle appliquer

 

CHEF D’ACCUSATION CONTRE SOCRATE :

En avril 399 av. J.-C., Socrate se vit accuser par Mélétos, ainsi que deux de ses amis (Lycon et Anytos), de deux crimes, découpés en trois chefs d'accusation :

1)       Ne pas reconnaître les dieux que reconnaît la cité ;

2)      Introduire des divinités nouvelles ;

3)      Corrompre les jeunes gens.

 

LES PARTIES :

* Les accusateurs : (3 élèves) : Mélétos, Anytos et Lycon.

* Les partisans de Socrate : (2 à 4 élèves) Socrate, le métèque Lysias, Platon et Criton qui proposent de garantir financièrement l’amende que doit payer Socrate.

* Les héliastes : (les autres élèves du groupes) ils écoutent accusation et défense avant de voter sur deux points : acquitté ou condamné, le choix de la condamnation entre la proposition de l’accusé et celle de l’accusateur.

 

FICHE PROCES DE SOCRATE

SOCRATE

IDENTITE : Socrate, Fils de Sophronisque.

Statut politique : Citoyen pauvre d’Athènes. Richesse estimée à 500 drachmes. 3e classe censitaire (hoplite).

Famille : Fils de Sophronisque (artisan sculpteur) et de Phainarété (sage-femme). Pour qu’une femme libre athénienne exerce un métier il faut que la pauvreté la contraigne à le faire.

Marié à Xanthippe (Son mauvais caractère est célèbre : on prétend que Socrate l’avait épousé pour apprendre la patience).

Enfants : Trois fils, Lamproclès, Menexène, Sophronisque.

Métier : Sculpteur. Abandonne son activité pour vivre en invité de jeunes gens riches. Refuse de percevoir un salaire pour ses enseignements (au contraire des riches sophistes). Sa fortune est évaluée à 500 drachmes.

 

                                               RÔLE : Accusé lors du procès. Agit en philosophe.

REPUTATION DE SOCRATE

            Au théâtre : Le poète comique Aristophane fait de Socrate dans sa comédie Les Nuées en 423 av. le symbole des penseurs admirés par la jeunesse athénienne. Il est assimilé à des « sophistes » c’est-à-dire à des professionnels du discours délivrant leurs leçons contre un salaire élevé et attirant les jeunes voulant faire une carrière politique.

Traduction des Nuées : http://remacle.org/bloodwolf/comediens/Aristophane/nuees.htm

            Dans la rue : Socrate se décrit comme le « taon » d’Athènes. Il arrête les gens dans la place de l’Agora pour leur poser des questions sur le sens de leurs actes. Il met ainsi en difficulté des personnes qui ont une réputation de sagesse et se crée des ennemis.

RELATIONS DE SOCRATE

Critias : Disciple de Socrate et élève des sophistes. Aristocrate et cousin de Platon. Tyran sanguinaire qui a pris le pouvoir à Athènes.

Alcibiade : disciple riche et talentueux de Socrate, auteur d’actes de profanation contre des statues sacrées.

De nombreux disciples dont Platon et Xénophon. Lors de son procès Platon et Criton propose de garantir la somme de 3000 drachmes comme amende infligée à Socrate.

ATTITUDE DE SOCRATE :

Socrate philosophe : c’est un « questionneur » qui cherche à faire prendre conscience aux autres leurs contradictions et leurs limites. Pour lui la vraie sagesse consiste à savoir que l’on ne sait rien.

Socrate lors du procès : Il refuse les pratiques habituelles lors de son procès : faire venir son épouse et ses enfants pour émouvoir les héliastes. Il refuse de prononcer un discours de défense écrit pour lui par Lysias. Il préfère raconter sa vie aux héliastes pour justifier sa philosophie.

 

 

FICHE PROCES DE SOCRATE

LES ACCUSATEURS

Biographies :

MELETOS : Poète tragique Sa plus célèbre pièce est une Œdipédie ; il a aussi écrit des chansons à boire.

C’est l'un des principaux accusateurs de Socrate. Il a déposé officiellement la plainte.

Fils de Mélétos, athénien originaire du dème de Pitthos, Mélétos accuse Socrate en avril 399 av. J.-C., avec deux de ses amis (l'orateur Lycon et le tanneur devenu politicien Anytos) des deux crimes suivants: corrompre la jeunesse ; Ne pas croire aux dieux de la cité et introduire de nouvelles divinités (Socrate croyait en un démon personnel, une voix ou un signe qui le prévenait).

 

ANYTOS : Politicien athénien. Stratège en -409. Il a combattu Les Trente, et fut chef des accusateurs dans le procès contre Socrate. D’origine modeste, son père se nomme Anthémion, tanneur devenu riche athénien enrichi par son atelier de tannerie. il appartient au parti démocratique, dont il est l’un des meneurs. Stratège en -4091, avec Thrasybule, il participe activement à la chute du gouvernement oligarchique des Trente qui avait remplacé la démocratie. Il se montre également un farouche adversaire des sophistes. Anytos prétend que Socrate est le maître à penser de Critias, l’un des Trente. Selon Xénophon, Socrate avait publiquement reproché à Anytos de vouloir que son fils lui succède aux affaires, et de l’avoir éduqué à cette fin. C’est donc par rancœur personnelle qu’Anytos aurait accusé Socrate.

 

LYCON : orateur athénien. C’est un personnage dont on sait peu de choses. Orateur, il est la cible des poètes comiques tels Eupolis ou Cratinos. Appartenant à l'entourage d'Anytos, il était sans doute chargé avec d'autres de soutenir ses intérêts dans les assemblées ou les procès.

 

            LES PARTISANS DE SOCRATE

 

SOCRATE : voir sa fiche

 

PLATON et XENOPHON : Deux disciples qui ont décrits le procès de Socrate dans leur Apologie de Socrate. (Sources documentaires)

 

LYSIAS : Métèque favorable à la démocratie. Il a financé la lutte des démocrates contre le régime des Trente.

Lysias est un orateur. Il écrit des défenses pour les accusés. Il fait preuve d’humour dans ses textes. Il fait attention à ce que ces textes correspondent à l’âge et à la situation du personnage.

Les discours de Lysias se composent habituellement de 4 parties : introduction, narration des faits, preuves, argumentaire, qui peut être externe, comme des témoins, ou interne, dérivé des faits eux-mêmes, et enfin conclusion.

 

 

 

 

DEROULEMENT DU PROCES :

 

Le premier élément du procès est une accusation formelle, que l'accusateur Mélétos prononce devant l'archonte, un fonctionnaire d'État ayant principalement des responsabilités religieuses. Ayant décidé de recevoir la demande, l'archonte convoque ensuite Socrate pour qu'il paraisse devant un jury composé de citoyens athéniens, pour répondre des charges de corruption de la jeunesse et d'impiété.

 

Les jurys athéniens antiques sont choisis par tirage au sort, à partir d'un groupe de volontaires masculins. Contrairement aux procès modernes, les verdicts à la majorité sont plutôt la règle que l'exception (on peut trouver une satire de ces jurys dans la comédie d'Aristophane Les Guêpes).

 

Ni Platon, ni Xénophon ne mentionnent le nombre des juges même si Platon suggère des limites claires : seuls trente votes auraient suffi à acquitter Socrate, et que moins des trois cinquièmes ont voté contre lui.

 

Après le vote sur la culpabilité de Socrate, ce dernier et son accusateur suggèrent chacun une peine. Socrate, après avoir exprimé sa surprise d'avoir été condamné par une si petite majorité, propose qu'on lui offre un repas au Prytanée, un honneur immense accordé aux bienfaiteurs de la cité et aux vainqueurs des Jeux olympiques, puis propose de payer 100 drachmes, qui est un cinquième de ses biens et un témoignage de sa pauvreté. Finalement, il s'arrête sur la somme de 3000 drachmes, garantie par Platon et Criton. Ses accusateurs proposent la peine de mort.

 

Le jury vote pour la peine de mort, une grande majorité s'exprimant en ce sens ; Socrate a peut-être perdu des soutiens de par la légèreté et l'absence de regret de son ton.

 

Les disciples de Socrate l'encouragent à fuir, et les citoyens s'attendent à ce qu'il agisse ainsi ; mais il refuse en raison de ses principes. Montrant son accord avec sa philosophie d'obéissance à la loi, il va vers sa propre exécution, en buvant la cigüe, poison qui lui est fourni. Il meurt à 70 ans.

 

Plutarque écrit qu'après avoir laissé condamner Socrate à mort, les Athéniens s'en voulurent et se prirent de haine pour ses accusateurs à tel point qu'on forçait les garçons des bains publics à changer leur eau de baignade, entre autres harcèlements, si bien qu'ils se pendirent.

 

 

 

TRAVAUX A ACCOMPLIR :

Répartition des groupes : accusation, défense, héliastes.

 

Travail commun de recherche au CDI sur la justice athénienne et le procès de Socrate :

* Etablir un lexique : héliée, sophiste, clepsydre, etc.

(Compétence : utiliser un vocabulaire appropriée)

* Réaliser des biographies de Socrate, de Platon, Xénophon, Lysias, Anaxagore, Aristophane.

(Compétence : réaliser des recherches avec livres du CFI et Internet)

* Etablir une chronologie d’Athènes avec principaux éléments de la vie de Socrate depuis la guerre du Péloponnèse jusqu’à la mort de Socrate.

(Compétence : se repérer dans le temps)

 

Travail de rédaction de textes d’accusation et de défense de Socrate. Pour cela adopter la démarche de Lysias.

(Compétence : utiliser un argumentaire pour écrire un texte organisé)

 

Passage à l’oral et vote des héliastes

(Compétence : maîtrise de l’oral).

 

 

 

 

 

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ECJS 2e : Le citoyen et la justice

17 Octobre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Education civique juridique et sociale

 

Le citoyen et la justice

 

Introduction :

« La justice est rendue « au nom du peuple français ». Elle est un principe ancré dans le fonctionnement de la société démocratique, qui repose sur l’exigence d’égalité et le respect des libertés fondamentales.

Elle est aussi une institution qui dit le droit, au regard duquel tous les citoyens sont égaux, et sanctionne ceux qui enfreignent la loi. »

 

Problématiques : Quel est le fonctionnement de la justice ? En quoi la justice est-elle un objet de débat et est-elle en évolution ?

 

I. Quelle est l’organisation de la justice ?

 

            A. Quels sont les grands principes de la justice ?

 

1) Brainstorming : les élèves viennent au tableau et indiquent quels sont selon eux les grands principes de la justice dans une colonne, les applications sur le terrain judiciaire de l’autre.

 

2) Pour stimuler la réflexion : échange à partir d’une caricature :

 

  Caricature-magistrature-par-Grelot.jpg

 

Caricature justice du journal satirique d'Alfred Le Petit dans Le Grelot de 1880

1. Présenter le document

 

2. Décrire l’image.

 

3. Quels sont les symboles de la justice et quels sont leurs sens ?

 

4. Pourquoi la magistrature a-t-elle un bras immense et musclé ? Quel est le message de cette caricature ?

 

_ Les grands principes inspirant la justice sont : l’indépendance de la justice et des magistrats, le droit à un procès équitable, à un jugement public et motivé, la gratuité de la justice, la possibilité de contester une décision de justice.

 

  

 

 

            B. Quelles sont les différentes institutions judiciaires ?

A quel tribunal s'adresser ? En cas de crime, de vol, etc. ?

L’organisation de la Justice en France : L’organisation des tribunaux repose en France sur le principe de la séparation des juridictions administratives et judiciaires.
Entre les différentes juridictions, il existe une répartition des tâches et des compétences selon la matière traitée (l’objet du litige) et le ressort dont elles dépendent.

 

_ La coexistence de deux ordres de juridictions : La conception française de la séparation des pouvoirs, consacrée par la Constitution, a entraîné l’apparition de deux grands ordres de juridictions. Les tribunaux sont partagés entre un ordre judiciaire et un ordre administratif, formant chacun un ensemble de juridictions hiérarchisées relevant de deux juridictions suprêmes : la Cour de cassation et le Conseil d’État. Cette dualité, trait original du système français, a conduit au développement d’un droit administratif autonome par rapport au droit privé et au droit pénal.

 

 

3) A partir de ces éléments rédiger un texte employant le vocabulaire relevant de la justice.

OU fiche de recherche

 

Les magistrats du siège

 

Ils appliquent la loi et disent le droit. Suivant qu’ils sont chargés des affaires civiles (litiges entre particuliers) ou pénales (sanctions de délits), les juges peuvent occuper différents postes.
Le juge au tribunal de grande instance tranche l’ensemble des conflits entre particuliers, alors que le juge d’instance ne traite que des affaires inférieures à une certaine somme (endettement, contraventions, loyers impayés…).

Le juge aux affaires familiales est chargé des affaires de divorce ou d’autorité parentale.
Le juge d’instruction dirige les enquêtes pénales et commandite les investigations policières. Il décide de la mise en examen ou du non-lieu. Ce n’est plus lui qui décide du maintien en liberté d’un prévenu ou de son placement en détention provisoire. Ce rôle est désormais dévolu au juge des libertés et de la détention.

Le juge de l’application des peines détermine les mesures applicables aux détenus après leur jugement.
Enfin, le juge des enfants sanctionne les mineurs délinquants, tout en privilégiant les mesures éducatives.
Dans tous les cas, le juge fixe les sanctions et les peines, ordonne les dommages et intérêts.
Les magistrats du siège sont indépendants et inamovibles. Ils doivent pouvoir exercer leur fonction en toute liberté vis-à-vis du pouvoir politique. Ils ne peuvent être ni révoqués ni déplacés contre leur gré.


Les magistrats du parquet


Beaucoup moins nombreux que les juges – procureurs de la République ou substituts – ils sont les défenseurs de l’ordre public. Ils reçoivent les plaintes et sont chargés d’une double mission : décider de l’opportunité éventuelles des poursuites contre l’auteur d’un délit et requérir une peine contre le prévenu devant le tribunal lors d’un procès. Ils ne rendent pas de jugement, mais jouent le rôle d’accusateur. En amont, ils dirigent les enquêtes de police et contrôlent les gardes à vue.
Le « parquetier » est placé sous l’autorité directe du garde des Sceaux (ministre de la Justice). Ce dernier est habilité à lui donner des instructions relatives à l’application de la politique pénale du gouvernement.


 

II. Evocation d’une affaire judiciaire passée 

 

 

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La guerre de 1914-1918 vue de Nouvelle-Zelande

17 Octobre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Accompagnement Personnalisé 1ère et 1ère Guerre

 

 

M. James Donaldson de Nouvelle-Zelande a apporté sa vision du conflit de 1914-1918 à la classe de 1ère ES2.

 

Les troupes d'Australie et de Nouvelle-Zelande regroupées dans l'Anzac participent comme dominion du Royaume-Uni au conflit. Les sanglantes batailles de Gallipoli en Turquie actuelle, de la Somme, d'Ypres ont provoqué un très grand nombre de morts pour un pays peu peuplé. L'expérience de la violence de la guerre et des gaz de combats laissent un souvenir douloureux. Les dépouilles sont laissées en France, Belgique... Les cénotaphes vides de Nouvelle-Zelande offrent un contraste avec les cimetières militaires en Europe.

 

 

 

 

Il nous propose pour continuer la réflexion un lien chronologique :

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Cartographie de zones de combats menés par les Romillons à différentes échelles : étapes

9 Octobre 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Accompagnement Personnalisé 1ère et 1ère Guerre

 

 

LES ZONES DE COMBAT : LA MORT AU « CHAMP D’HORREUR » Jacques Brel

 

Objectif méthodologique : Schématiser un espace à partir de documents (libre choix de l’échelle par l’élève).

 

ETAPES :

1) A partir des documents et informations réunies, élaborer une liste des lieux en rapport avec la mort du combattant, et une chronologie des derniers instants de sa vie.

2) A partir des documents cartographiables réunis, choisir l’échelle du schéma (régionale, locale, tranchées).

3) A l’aide de brouillons et de simulations sur les photocopies de cartes, sélectionner les lieux et les éléments à représenter.

4) Etablir selon la méthode cartographique de géographie un ensemble de signes, choix de couleurs, figurés de surface… correspondant aux lieux et événements/éléments choisis.

5) Etablir une légende organisée.

6) Réaliser le schéma.

 

* Exemple de simplification sur le lien http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Sites-et-vestiges-de-la-Grande-Guerre/canevas-representation-combat-sujet_1703_1.htm

En faisant glisser le curseur vers le bas on voit une carte allemande représentant les forts dans la région de Douaumont et en dessous une représentation simplifiée.

* Sur ce site de l’Atelier de Recherches historiques de Bully les Mines se trouve le cas de Fernand Marche, avec une image montrant ce qui pourrait être accompli pour le combattant Romillon étudié : http://histobully.canalblog.com/archives/2012/08/01/607444.html

 

 

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