Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
MUSECLIO

Articles récents

Cours géographie Tle STMG : Centres d'impulsion et inégale intégration 2/3

13 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

 

II. Quels sont les éléments de puissance et de rayonnement des mégalopoles ?

 

A. En quoi la métropolisation est-elle au cœur de la puissance ?

 

Carte 2 page 139 : Les centres de la mondialisation

Question 2 page 139 : Localisez les métropoles mondiales exerçant une très forte influence. Quel lien pouvez-vous faire avec les aires de puissance ?

Les métropoles mondiales sont situées dans le Nord économique et dans les principales aires de puissance dont elles sont les centres d’impulsion.

 

_ Les métropoles ont le rôle d’interface entre le monde et les territoires locaux. Les métropoles avec le rang de villes mondiales exercent le rôle de centre d’impulsion de l’économie mondiale abritent les grandes places boursières, les sièges des firmes transnationales, des activités de haute technologie et de recherche.... Cette métropolisation leur donne un rôle déterminant sur les marchés financiers, dans la création de nouveaux produits et la diffusion de l’information.

_ Les quatre villes mondiales les plus importantes sont New York, Tokyo, Londres, Paris. Elles ont un très fort PUB (Produit Urbain Brut) parfois supérieur aux PNB de PMA. Par exemple,  le produit urbain brut de Tokyo en 2012 est d’environ 1500 milliards de dollars, alors que le PNB du Mali en 2011 (avant guerre) est de 16,45 milliards de dollars.

Cf chiffres : http://globalcities.free.fr/hierarchie.htm

 

Métropole (p. 144) : aire urbaine concentrant des fonctions de commandement politiques, économiques ou culturelles à une échelle régionale, nationales continentale ou mondiale.

CENTRE D’IMPULSION (p. 144) : région urbaine qui concentre des fonctions de commandement de rang mondial : économiques et financières (sièges sociaux de FTN, bourses, services du tertiaire supérieur), politiques (institutions nationales et internationales) et culturelles (monuments, musées, opéras, agences d’information et de télécommunication).

Métropolisation (p. 144) : processus de concentration  de population, de richesse et des fonctions de commandement et d’impulsion à l’intérieur et autour des plus grandes villes.

 

B. Comment les mégalopoles exercent-elles leur pouvoir ?

 

                        1) Qu’est-ce qu’une mégalopole ?

 

Cartes 2 page 145 : Les trois mégalopoles

+  fiche comparaison des trois mégalopoles

Question 4 page 145 : Quelles sont les caractéristiques communes d’une région mégalopolitaine ?

_ La mégalopole (« très très grande ville ») est une région urbaine de plusieurs millions d’habitants  s’étalant sur un millier de kilomètres et caractérisée par un nombre élevé de métropoles aux fonctions multiples, reliées par de grandes voies de communication. Ce sont des centres de décisions mondiaux.

MEGALOPOLE (p. 144) : région urbaine concentrant des dizaines de millions d’habitants, comprenant plusieurs métropoles et autres grands centres urbains et s’étendant sur plusieurs centaines de kilomètres.

 

 

 

                        2) Quelles sont les caractéristiques des trois mégalopoles ?

 

Cartes 2 page 145 : Les trois mégalopoles + fiche comparaison des trois mégalopoles

Quels sont les points communs et les différences entre les trois grandes mégalopoles mondiales ?

 

a. Mégalopole américaine

 

Cartes 2 page 145 : Les trois mégalopoles

+ Question 2 page 145 : Pourquoi peut-on dire que la mégalopole du nord-est des Etats-Unis est la région la plus puissante dans le monde ?

_ La mégalopole américaine est appelée Mégalopolis (50 millions d’habitants). Elle s’étend sur la façade atlantique pendant 800 km de Boston à Washington. Elle concentre les lieux de pouvoir : Manhattan, le CBD de New York, abrite les sièges des FTN, la bourse de Wall Street, le siège de l’ONU. A Washington, se trouve la capitale fédérale avec la Maison-Blanche, le Congrès, le Département de la Défense (le Pentagone), mais aussi le Fonds monétaire international (FMI) et les ambassades. Boston reçoit de prestigieux établissements universitaires comme Harvard et le Massachussets Institute of Technology (MIT).

 

b. Mégalopole européenne

 

Question 3 page 145 : Relevez les différences entre ces trois mégalopoles.

_ La mégalopole européenne est aussi appelée la dorsale européenne et s’étend de Londres à Milan. Elle comporte 70 millions d’habitants. Traversant plusieurs pays, elle développe des projets transfrontaliers. Elle comporte plusieurs points forts : de fortes densités avec les conurbations de l’Europe rhénane, les capitales de l’Union européenne, la façade maritime la plus fréquentée du monde : le Nothern Range.

 

c. L’archipel mégalopolitain asiatique

 

_ La mégalopole japonaise est nommée Tokaido. Elle s’étale de Tokyo à Fukuoka et comporte 90 millions d’habitants. Tokyo-Yokohama, avec plus de 30 millions d’habitants, est la première région urbaine du monde.

_ La mégalopole japonaise est reliée à de nombreuses métropoles asiatiques pour former l’« archipel mégalopolitain asiatique ». Cette dernière s’étend  sur 4000 kilomètres le long du littoral asiatique depuis Tokyo jusqu’à Singapour en passant par Séoul (Corée du Sud), Taïpei (Taiwan), Hong Kong et les grandes métropoles des NPI.

 

                        3) Qu’est-ce que l’archipel mégalopolitain mondial ?

 

Carte 2 page 139 : Les centres de la mondialisation

Question 4 page 139 : En quoi peut-on parler d’un archipel mégalopolitain mondial ?

_ Les mégalopoles et les métropoles les plus influentes au niveau économique, politique, culturel… sont reliées entre elles en un vaste réseau : l’archipel mégalopolitain mondial.

* Dans ce réseau formé par les villes mondiales, ces dernières finissent par apparaître comme des îlots de la mondialisation au sein d’espaces non intégrés.

Archipel mégalopolitain mondial (p. 144) : ensemble des métropoles constituées en réseau, qui contribuent au pilotage de la mondialisation en concentrant les fonctions de direction, de recherche et d’innovation.

 

 

 

 

Lire la suite

Cours géographie Tle STMG : Centres d'impulsion et inégale intégration 1/3

13 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

CENTRES D’IMPULSION ET INEGALE INTEGRATION

Manuel Hachette 2013                                                                               4 heures

 

Textes de référence :

Méthodes : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=60880

Programme : http://cache.media.education.gouv.fr/file/33/80/0/STMG_hist_geo_225800.pdf

 

Introduction : La mondialisation entraîne un accroissement des relations entre les territoires mais aussi une forte hiérarchisation des espaces. La Triade (Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie orientale) exerce un rôle dominant en particulier grâce à des villes mondiales puissantes comme New York, Tokyo ou Londres. Mais, l’émergence de nouvelles puissances économiques comme la Chine ou l’Inde remet en cause cette hiérarchie. De plus, plusieurs territoires, en particulier en Afrique, sont marginalisés car peu intégrés à la mondialisation. 

Problématique : Comment l’espace mondial est-il organisé et hiérarchisé dans le cadre de la mondialisation ?

 

I. Comment l’espace mondial est-il dominé par trois aires de puissance ?

 

A. Quelles sont les caractéristiques de la mondialisation permettant une hiérarchie des territoires ?

 

                        1. En quoi consiste la mondialisation ?

 

Carte 1 page 141 : Les dynamiques de la mondialisation

Question 1 page 141 : Repérez les principales étapes de l’extension de la mondialisation.

La mondialisation connaît plusieurs étapes :

* A partir du XV siècle les Grandes Découvertes permettent la mise en relation de continents éloignés en créant des liens politiques, économiques et culturels (création de colonies, évangélisation, commerce à l’échelle mondiale).

* Du XIX à la première moitié du XX siècle une seconde mondialisation étend les colonies sur une grande part de l’Afrique, de l’Asie et de l’Océanie. Un essor technique se produit à cause de la Révolution Industrielle.

* A partir de 1980 commence une troisième mondialisation avec une grande importance du commerce régulé par l’OMC, des sièges de grands organismes économiques internationaux comme le FMI et la Banque mondiale. On note aussi l’apparition de pays émergents (BRICS) concurrençant les anciens centres d’impulsions (Triade) ;

 

En quoi consiste la mondialisation ?

_ La mondialisation est l’intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale résultant d’évolutions économiques, techniques, culturelles liées à l’extension du système économique capitaliste.

_ La mondialisation comporte des acteurs spatiaux importants comme les organisations internationales du FMI et de la Banque mondiale ou encore l’OMC.

FMI (p. 140) : (Fonds monétaire international) : organisation internationale créée en 1944 qui vise à stabiliser le système monétaire international pour favoriser le développement économique.

OMC (p. 140) : (organisation mondiale du commerce) : organisation internationale fondée en 1995, regroupant actuellement 157 Etats. Elle a pour but de créer des règles favorisant le commerce international dans un cadre de libre-échange.

 

 

Photographie 2 page 141 : Le port et le quartier d’affaire de Singapour

Question 3 page 141 : Décrivez en quoi consiste une interface maritime ?

Une interface maritime associe des zones industrialo-portuaires visibles dans la présence de nombreuses et immenses grues de déchargement, avec de nombreux conteneurs sur les bateaux et les ports. Derrière le port s’élancent des gratte-ciels où se décident les affaires économiques.

 

_ La mondialisation est possible grâce à la multiplication des échanges, en particulier sur les façades littorales qui jouent le rôle d’interfaces avec les ports de Singapour et Shanghai en Asie, New York aux Etats-Unis, Rotterdam en Europe. En effet les échanges commerciaux se sont développés en passant de 58 milliards en 1948 à 18255 milliards en 2011. Des transports multimodaux rendant plus faciles et plus rapides les transports de marchandises.

INTERFACE (p. 140) : zone de contact entre deux espaces ou territoires aux caractéristiques différentes. Elle peut être maritime (la Manche) ou terrestre (la frontière Mexique-Etats-Unis) ; linéaire (littoral chinois) ou ponctuelle (Singapour). Les contacts peuvent susciter des échanges ou des conflits.

Façades (p. 140) : Lieu entretenant des liens privilégiés avec l’extérieur.

Transports multimodaux (p. 140) : transports utilisant plusieurs modes, comme la mer, le rail et la route.

 

                                   2. Comment définir une aire de puissance ?

 

Carte 1 page 143 : La superpuissance des Etats-Unis

Question 2 page 143 : A l’aide du document 1, définissez ce qu’est une aire de puissance. 

Une aire de puissance peut combiner plusieurs types de puissance : économique (grandes entreprises nommées FTN, organisations financières comme le FMI, Bourses comme Wall Street ou le Board of trade à Chicago…), culturelle (présence d’université comme le MIT ou Harvard, de centre de création artistique (Hollywood pour le cinéma), militaire (flottes de guerre…), politique (droit de véto à l’ONU).

 

Carte 1 page138 : Les territoires de la mondialisation

Question 1 page 138 : Où sont situées les aires de puissance dans le monde ?

_ Trois grandes aires de puissance (Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie orientale) exercent leur influence sur le monde, par exemple en concentrant 70% des échanges mondiaux. Ce sont les centres où se concentrent population, capitaux et pouvoir de décision.

AIRE DE PUISSANCE (p. 142) : espace géographique constitué de régions ou d’Etats qui, en raison de leur importance démographique, économique, culturelle et/ou militaire, exercent une influence ou une domination sur le monde.

Centre (p. 140) : lieu de concentration de population, de capitaux, de capacités de création et de pouvoirs. Le centre domine les périphéries.

 

 

B. Quelles sont les caractéristiques des trois grandes aires de puissance ?

 

1. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils une « hyperpuissance »  ?

 

Carte 1 page 143 : La superpuissance des Etats-Unis

Question 1 page 143 : Citez trois éléments de la puissance des Etats-Unis.

_ Les Etats-Unis ont une capacité d’intervention dans le monde entier grâce à une puissance globale s’exerçant dans tous les domaines : le hard power (pouvoir de contrainte par exemple militaire) et le soft power (capacité d’influencer sur le plan diplomatique et culturel).

* La puissance géopolitique est visible à travers la Maison Blanche à Washington, le siège de l’ONU à New York et son droit de veto au Conseil de sécurité.

* La puissance militaire : Les Etats-Unis assurent 50% des dépenses militaires mondiales et ont la capacité d’intervenir dans le monde entier. Ils disposent d’alliances comme l’OTAN.

* La puissance économique : les Etats-Unis représentent 27,4% du PIB mondial pour 5,4% de la population. Ils possèdent 1/3 des FTN et des chercheurs du monde. De plus les Etats-Unis font partie de l’ALENA avec le Canada (onzième puissance mondiale) et le Mexique, et à l’APEC (coopération économique pour l’Asie-Pacifique). Les Bourses de Chicago (BOT) et de New York (Wall Street) ainsi que le siège du FMI renforcent la puissance économique des Etats-Unis.

* Rayonnement culturel : ils exportent leur modèle culturel dans le monde par leurs films (Hollywood) et TV. Ils disposent de grandes universités comme le MIT ou Harvard.

_ Depuis la chute de l’URSS c’est la seule superpuissance mondiale, parfois qualifiée d’hyperpuissance.

Puissance globale (p. 140) : Etat ayant des ressources humaines, matérielles et culturelles suffisantes pour influer sur l’ensemble du monde en vue de satisfaire ses propres intérêts.

FTN (p.140) : (Firme transnationale) entreprise exerçant des activités de production et/ou de services dans plusieurs Etats.

ALENA (p. 140) : (Accord de libre-échange nord-américain) communauté économique créée en 1994 groupant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.

 

 

 

 

2. En quoi l’Europe occidentale connaît une intégration inachevée ?

 

Texte 2 page 143 : Les enjeux d’une intégration européenne

Question 3 page 143 : Expliquez pourquoi on peut dire que l’intégration de l’aire européenne est inachevée ?

L’intégration européenne reste inachevée à cause de la « crise de 2008 » (l. 2) et des risques d’éclatement de la zone euro (difficultés de la Grèce, taux de chômage élevé en Espagne). De plus la construction européenne est difficile : les institutions européennes manquent de pouvoir et de légitimité « aux yeux des Européens » (l. 11-12).

 

_ L’Union européenne (28 Etats en 2013) a un poids important dans la mondialisation : 20% du PIB mondial, 25% des échanges mondiaux. Elle dispose d’atouts dans la mondialisation comme sa façade littorale la Northern Range (rangée des ports nords-européens du Havre à Hambourg en passant par Anvers et Rotterdam).

_ Mais l’intégration européenne reste inachevée à cause de difficultés :

* économique : la crise de 2008 et les risques d’éclatement de la zone euro (difficultés de la Grèce, taux de chômage élevé en Espagne).

* politique : la construction européenne est difficile : les institutions européennes manquent de pouvoir et de légitimité pour les peuples européens « eurosceptiques ».

* social : les écarts de richesse sont importants entre le Nord-Ouest de l’Union européenne (Royaume-Uni, Luxembourg, Allemagne…) et l’Est (Bulgarie, Roumanie). L’écart de richesse entre la Roumanie et le Luxembourg est de 1 à 9.

Union européenne (p. 142) : actuellement, association de 28 Etats en 2013 qui ont délégué à des organes communs certaines compétences, surtout économiques. L’Union européenne est née en 1992, à la suite de la CEE, créée en 1957. Elle a le PIB mondial et compte plus de 500 millions d’habitants.

 

3. Comment l’Asie orientale s’affirme-t-elle ?

 

Caricature 3 page 143 : L’émergence de la puissance chinoise

Question 4 page 143 : Identifiez trois éléments de l’affirmation de l’Asie orientale.

PIB fort.

Plusieurs pôles économiques : Japon/Chine (mais aussi dragons

Rivalité avec les Etats-Unis (flux commerciaux, atelier du monde pour Chine)

La métaphore du dragon correspond aussi à la Corée du Sud, à Singapour et Taïwan ; celle des « tigres asiatiques » à d’autres pays d’Asie.

 

_ L’Asie occupe une place grandissante au sein de l’économie mondiale : au Japon et à la Chine s’ajoutent les dragons et les Nouveaux Pays Industrialisés d’Asie (NPIA) ou tigres asiatiques en Asie du sud et du sud-est.

* La Chine est devenue en 2010 la deuxième puissance économique du monde devant le Japon. Elle a intégré l’OMC en 2001. La Chine bénéficie d’une croissance de 10% par an en moyenne de 1990 à 2004. Grâce au faible salaire de sa main d’oeuvre le pays est le premier exportateur mondial de marchandises en 2009, l’ « atelier du monde ».

* Le Japon : C’est la troisième puissance économique mondiale mais le pays connaît des crises depuis 1991 avec un endettement public massif, la précarité des emplois et une consommation ralentie, le vieillissement de la population.

* Les dragons et les tigres asiatiques : copiant le modèle japonais des pays ont connu un fort développement économique. Leur décollage économique repose sur une industrie d’exportation et sur le développement technologique.

_ Les pays asiatiques s’associent à travers l’ASEAN pour créer une vaste zone de libre-échange.

« Dragons » (p. 142) : expression qui désigne quatre Etats d’Asie orientale (Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan) ayant connu une très forte croissance industrielle à partir des années 1970. ils sont désormais classés dans les pays développés.

« Tigres asiatiques » (p. 142) : expression qui désigne cinq Etats d’Asie orientale (Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Vietnam, Philippines) qui entament un processus de développement industriel.

ASEAN (Associationof South Asian Nations) Plus 3 (p. 142) : accord entre des pays d’Asie orientale (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) en vue de créer une zone de libre-échange avec la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

 

 

Comparaison des 3 plus grandes mégalopoles 

Source des 3 cartes et du tableau : page web : http://teleline.terra.es/personal/san-juan/megalopoles.htm

 

MEGALOPOLE AMERICAINE

MEGALOPOLE JAPONAISE

MEGALOPOLE EUROPEENNE

DIMENSIONS

800 Km de long, 100 à 200 de large

1200 km de long, ruban de moins de 100 km de large.

1500 km de long sur 100 à 200 km de large

POPULATION

55 millions d'habitants

90 millions d'habitants.

70 millions d'habitants

PRINCIPALES AGGLOMERATIONS

Boston

New-York

Philadelphie

Baltimore

Washington

Tokyo

Kawasaki

Yokohama

Nagoya

Kyoto

Kobé

Hiroshima

Fukuoka

Londres

Randstadt Holland

Villes de la Ruhr

Zone Rhin-Main

Milan

CARACTÉRISTIQUES

Malgré les chiffres, la plus puissante (la seule ?) : Concentration de pouvoirs.

(Maison Blanche, Onu, FMI...)

Très déséquilibrée : Tokyo écrase les autre foyers. (Un des piliers de la "triade")

Contestée par certains : Paris serait laissé sur la touche .....

Lire la suite

A. Quelles sont les caractéristiques du Monde multipolaire de l’après guerre froide ? 1. Quelles sont les caractéristiques..."> Cours Histoire Tle STMG : Le jeu des puissances dans un espace mondialisé de 1945 à nos jours 3/3

13 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

III. Quels sont les nouveaux conflits du XXI siècle ? <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

A. Quelles sont les caractéristiques du Monde multipolaire de l’après guerre froide ?

 

1. Quelles sont les  caractéristiques de la puissance américaine ?

 

Texte 1 page 29 : La politique extérieure américaine en 2009

Question 1 page 29 : Relevez les différentes expressions montrant que la politique extérieure américaine définie en 2009 est en rupture avec la politique conduite depuis 2001.

Les expressions sont : « une plus grande coopération entre un plus grand nombre d’acteurs, ( …) en passant progressivement d’un monde multipolaire à un monde composé de multiples partenaires » (l. 4 à 7)

« « instaurer un système de coopération internationale » (l. 11-12)

 

_ L’élection en 2008 du président américain Barak Obama constitue une rupture dans la politique étrangère américaine par l’établissement d’un nouveau multilatéralisme s’appuyant sur le dialogue entre partenaires et la diplomatie.

_ Cette attitude internationale contraste avec l’unilatéralisme de Georges W. Bush qui en réponse aux attentats du 11 septembre <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /> 2001 a pratiqué en opposition à leurs alliés (France) à l’ONU une guerre préventive en Irak en 2003. Les pays de l’ « Axe du mal » étaient menacés d’invasion car considérés comme menaçant la « pax americana ».

BARACK Obama (p. 28) : (né en 1961) Président démocrate élu en 2008 et réélu en 2012, il incarne les espoirs d’une Amérique nouvelle et obtient le prix Nobel de la paix en 2009. Sa politique étrangère prône le retour au dialogue. Elle se traduit par le retrait des troupes américaines d’Irak en 2011 et d’Afghanistan en 2014. Elle n’exclut pas la fermeté comme en témoigne l’exécution d’Oussama Ben Laden au Pakistan en 2011.

Unilatéralisme (p. 26) : politique extérieure d’un Etat qui défend ses intérêts sans tenir compte de la communauté internationale.

Guerre préventive (p. 26) : type de guerre où on attaque par anticipation un adversaire, en supposant qu’un futur conflit est inévitable. Elle est considérée comme illégale par le droit international.

Axe du mal (p. 26) : expression utilisée par George W. Bush, président des Etats-Unis de 2000 à 2008, pour désigner les « Etats-voyous », comme la Corée du Nord ou l’Iran, qui constituent selon lui une menace pour l’ordre mondial.

 

Question 2 page 29 : Caractérisez la nouvelle forme de puissance définie par les Etats-Unis ?

_ Les Etats-Unis constitue l’unique superpuissance depuis la fin de l’URSS. C’est une hyperpuissance pouvant agir dans tous les domaines. Ils disposent du smart power combinant le hard power (capacité de contrainte militaires et économiques) et le soft power (force d’influence culturelle).

Smart power (p. 28) : théorisée en 12004, le terme fait référence à la combinaison des stratégies de hard power et de soft power.

Hard power (p. 28) : puissance reposant sur des moyens militaires et économiques qui caractérise les relations internationales jusqu’à la fin de la guerre froide.

Soft power (p. 28) : théorisé en 1990, il repose sur la capacité à persuader les autres Etats sans avoir à utiliser la force. Il se décline en attraction (capacité à attirer vers soi) et en émission (capacité à diffuser son influence).

 

2. En quoi l’hégémonie américaine est-elle remise en cause ?

 

Couverture de journal 1 page 27 : Le 11 septembre 2001

Question 1 page 27 : En quoi la Une du journal rend-elle compte du choc provoqué par les attentats du 11 septembre ?

_ Les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center et ont provoqué un immense choc aux Etats-Unis et dans le monde. Les 19 pirates de l’air d’Al-Qaïda détournent quatre avions et provoquent la mort de 3000 personnes.

_ Les objectifs du terrorisme sont d’influencer par la terreur l’opinion publique en s’en prenant aux civils, de toucher les symboles de la puissance américaine : la puissance économique avec le WTC, la puissance militaire par le Pentagone…

Terrorisme (p. 26) : ensemble des actes violents (sabotages, attentats, assassinats, prises d’otages) visant le plus souvent des civils. Il s’agit par la terreur de faire pression sur un Etat ou d’internationaliser une cause.

Al-Qaïda (p. 26) : en arabe, « la base ». Mouvement islamiste et fondamentaliste fondé en 1987 par Oussama Ben Laden qui appelle à la constitution d’un front islamique mondial contre les Juifs et les Occidentaux.

 

Quelles sont les autres crises et faiblesses fragilisant la puissance américaine ?

_ La puissance américaine est fragilisée depuis les attentats de 2001 et l’enlisement militaire lors des interventions en Afghanistan (2001) et en Irak (2003). L’image des Etats-Unis est noircie par les exactions commises par l’armée américaine (par exemple dans les prisons irakiennes, lors des bombardements qui ne touchent par leurs cibles mais des civils en Afghanistan et au Pakistan).

_ La crise économique de 2007 l’économie et la société américaine par une forte montée du chômage et des inégalités sociales. Cela suscite des mouvements de contestation comme en 2011 le groupe Occupy Wall Street, cherchant à organiser des manifestations contre le capitalisme financier.

 

 

                        2. Quelles puissances émergentes s’affirment dans un monde multipolaire ?

 

Carte 1 page 17 : De nouvelles formes de puissance

Question 1 page 17 : Identifiez les différentes formes de puissance. En quoi sont-elles complémentaires ?

Le monde est hiérarchisé avec des Etats exerçant un rôle dirigeant grâce à leur puissance. Mais il existe différents types de puissances : économiques, diplomatiques et militaires, culturelle. Ces formes de puissances sont complémentaires car elles constituent un modèle de façon de vivre (comme le modèle américain, ou de développement économique japonais, ou de paix au sein de l’Europe).

 

Question 3 page 17 : Justifiez l’expression « monde multipolaire » pour caractériser le monde actuel.

_ Le monde actuel est un monde multipolaire car plusieurs Etats s’affirment comme puissances régionales et mondiales. Ce sont non seulement les pays du Nord économique et de la Triade (Etats-Unis, union européenne, Japon), mais aussi les grands Etats-continents du Sud très peuplés (Plus d’un milliard d’habitants en Inde et en Chine), performants dans le domaine économique grâce à leurs ressources (gaz de Russie, or de l’Afrique du sud, hydrocarbures des monarchies pétrolières…) ou leur technologie avancée (Corée du Sud), grâce aussi à leur rayonnement culturel (Bollywood en Inde).

Monde multipolaire (p. 28) : monde dans lequel il existe plusieurs centres de pouvoir et non plus un seul (monde unipolaire) ou deux (monde bipolaire). La multipolarité désigne la distribution de la puissance éclatée entre plusieurs pôles concurrents (Etats-Unis, Union européenne, Japon, Chine et autres pays émergents). Elle ne doit pas être confondue avec le multilatéralisme qui désigne la manière dont ce pouvoir est exercé.

 

Caricature 2 page 29 : un modèle européen ?

Question 3 page 29 : Quels sentiments cette caricature traduit-elle à l’égard de la construction européenne ?

_ L’Union européenne propose un modèle d’association de pays. Regroupant des pays qui se sont affrontés avec violence lors de deux guerres mondiales (réconciliation franco-allemande), elle a permis de construire en se basant sur le droit international une situation de paix et de prospérité (libre-circulation des hommes et des marchandises dans l’espace Schengen). L’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix en 2012 pour son action en faveur de la démocratie et des droits de l’homme.

_ L’Union européenne affronte plusieurs crises :

* économique depuis 2007 avec hausse du chômage et des inégalités dans les sociétés, crise de la dette aggravée par les politiques d’austérité dans les pays du « club med » ou PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne [Spain]).  

* constitutionnelle avec le développement de l’euroscepticisme des citoyens européens et le rejet du projet de Constitution en 2005.

* des divisions fortes entre partisans et opposants du soutien aux Etats-Unis dans son intervention en Irak en 2003. 

 

 

Photographie 3 page 29 : La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Pékin, en 2008.

Question 4 page 29 : En quoi l’organisation des Jeux olympiques marque-t-elle l’émergence de la puissance chinoise ?

_ La Chine s’affirme comme une puissance majeure sur la scène internationale à travers de grands évènements comme les Jeux olympiques à Pékin en 2008 ou l’exposition internationale à Shanghai en 2010. Par l’organisation de ces manifestations la Chine veut montrer sa puissance :

* Economique : La Chine est « l’atelier du monde », avec de nombreuses entreprises produisant à bas coût des produits industriels destinés à l’exportation. Depuis 2010 la Chine est la deuxième puissance économique mondiale avec un PIB de 5 878 milliards de dollars en 2011. Mais les inégalités sociales sont fortes : 1% des ménages chinois possèdent un tiers de la richesse du pays tandis que le quart de la population la plus pauvre n’en détient que 1%.

* Politique et militaire : La Chine a une politique extérieure nommée émergence pacifique où elle affirme sa volonté de devenir une puissance régionale et mondiale. Malgré la participation de la Chine a un programme pour la stabilité politique de la région nommé OCS les tensions avec les pays voisins sont fortes. En effet la Chine revendique de s’emparer de Taïwan, de prendre possession des îles Spratleys, etc…

Emergence pacifique (p. 28) : politique extérieure chinoise depuis 2005 selon laquelle la Chine, puissance en développement, ne souhaite que partager les responsabilités dans les affaires du monde et retrouver la place qui lui est due.

OCS (p. 28) : (Organisation de coopération de Shanghai) : organisation intergouvernementale asiatique créée en 1996 pour stabiliser politiquement la région et promouvoir un développement économique.

 

 

Carte 4 page 17 : De nouvelles formes de puissance

Quelles sont les principales organisations économiques montrant des intégrations régionales ? En quoi cela montre-t-il l’affirmation du Sud dans la mondialisation ?

 

_ Les organisations régionales se sont multipliées dans le monde sur le modèle de l’Union européenne :

* En Amérique du nord se trouvent l’ALENA autour des Etats-Unis et au sud le MERCOSUR autour du Brésil.

* En Asie et Océanie : l’ASEAN.

_ Le Sud s’affirme à travers des groupes regroupant des puissances régionales sur plusieurs continents comme les BRICS ou l’IBAS ou G3 regroupant Inde, Brésil et Afrique du Sud depuis 2003 dans des rencontres régulières autour des questions de développement et de gouvernance mondiale. 

ALENA (p 140) : (Accord de libre-échange nord-américain) : communauté économique créée en 1994 groupant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.

MERCOSUR (p. 28) : (Mercado del Sur) association régionale née en 1991, dominée par le Brésil et qui intègre cinq pays d’Amérique latine.

ASEAN (p 142) : (Association of South East Asian Nations) Plus 3 : accord entre des pays d’Asie orientale (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) en vue de créer une zone de libre-échange avec la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

BRICS (p. 28) : (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) acronyme utilisé depuis 2001, les BRICS forment un groupe dont le premier sommet a eu lieu en 2009 en Russie. L’Afrique du Sud y a participé pour la première fois en 2011.

 

B. Quels sont les nouveaux conflits dans le monde au début du XXI siècle ?

 

1. Quels sont les nouveaux déséquilibres mondiaux ?

 

Photographie 3 page 27 : Les conflits dans les démocraties

Question 4 page 27 : Quels sont les modes d’action du mouvement des Indignés ?

_ La crise économique et sociale de 2007 provoque des conflits dans les sociétés des pays développés. Par exemple le mouvement des Indignés est né en Espagne en 2011. Il tente de contester la mondialisation néolibérale par plusieurs moyens : appels sur Internet, manifestations, marches, campements (sit-in).

_ De nouvelles fractures sociales et économiques sont apparues depuis la crise de 2007-2008 (émeutes de la tortillas au Chiapas dans le Mexique). Une tentative pour répondre à la crise économique et sociale apparaît avec le G20 et les efforts pour mettre en place une gouvernance mondiale.

G20 (p. 26) : instance de concertation, rassemblant les 20 pays les plus riches (90% du PIB mondial). Né en 1999 lors de la crise financière asiatique, elle se réunit de manière fréquente depuis 2008-2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

                        2. Quelles sont les instabilités politiques et les guerres du XXI siècle ?

 

Carte 1 page 16 : De nouvelles conflictualités au début du XXI siècle

Question 1 page 16 : Identifiez les nouvelles sources de tensions ou de crises dans le monde. Localisez les régions les plus particulièrement concernées.

_ Le monde de l’après Guerre froide connaît de nombreuses tensions. Les causes des tensions et des conflits sont nombreuses :

* l’islamisme alimente des actions terroristes dans le monde pouvant dégénérer en guerre (contre les talibans en Afghanistan en 2001, la secte Boko Haram au Nigeria massacrant les professeurs et enlevant les lycéennes pour les transformer en esclaves provoquant la colère des populations…). 

* territoriaux avec des litiges frontaliers entre Etats comme entre l’Algérie et le Maroc, ou encore entre le Maroc et les groupes indépendantistes du Sahara occidental.

* politiques pour renverser les dictateurs comme lors des révolutions du printemps arabes en 2011.

_ Mais les conflits sont complexes comme le montre les trois guerres civiles qui se succèdent depuis 2004 en Centrafrique, débutant pour un motif politique avec un coup d’Etat en 2003 et se prolongeant dans un conflit entre rebelles pillards et milices d’autodéfenses puis en conflit inter religieux.

Islamisme (p. 26) : mouvement politique qui veut faire de l’islam le fondement de l’ordre politique, économique et social, grâce à la conquête du pouvoir par la violence révolutionnaire ou par la voie légale.

Talibans (p. 26) : de l’arabe taleb, « étudiant en religion ». Fondamentalistes musulmans au pouvoir en Afghanistan entre 1996 et 2001.

 

 

Question 3 page 16 : Présentez les acteurs de la sécurité internationale. Peut-on parler d’une gestion collective ?

_ La sécurité internationale est assumée par plusieurs acteurs :

* Les attentats du 11 septembre 2001 ont affaibli la position des Etats-Unis comme « gendarme du monde ». Néanmoins, les Etats-Unis sont toujours déterminant dans la résolution des conflits grâce à leur armée (intervention en ex Yougoslavie) et à leur diplomatie (rôle dans les accords d’Oslo pour une paix israélo-palestinienne en 1993, accords de Dayton en 1995). 

* L’OTAN est l’alliance militaire qui tente en ex Yougoslavie d’établir la paix entre les adversaires. L’OTAN a parfois été chargé par le Conseil de sécurité de l’ONU d’assurer des missions de maintien de la paix.

* L’ONU : Les casques bleus de l’ONU est une force ayant pour mission le maintien ou le rétablissement de la paix et de la sécurité internationale. Ils ont reçu le prix Nobel de la paix en 1956 et 1988. L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU adoptent des résolutions pour résoudre les conflits et rétablir la paix internationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FICHE REVISION T STMG GEOGRAPHIE : LE JEU DES PUISSANCES DANS UN ESPACE MONDIALISE DE 1945 A NOS JOURS

 

NOTIONS DU PROGRAMME 

 

Monde bipolaire (p. 20) : Division du monde en deux blocs. L’Ouest est dominé par les Etats-Unis, l’Est par l’URSS. Les Etats, sous la domination d’une grande puissance, partagent une idéologie commune et sont liés par des accords politiques, économiques et militaires.

Guerre froide (p. 18) : terme apparu en 1947 pour qualifier la nature nouvelle du conflit. La guerre froide oppose les Etats-Unis et l’URSS, dans une guerre sans affrontement direct et où les belligérants essaient de ne jamais dépasser un certain seuil de tensions, du fait de l’arme nucléaire.

Nationalités (p. 22) : né à la fin du XVIII siècle, le principe des nationalités légitime l’existence d’un Etat pour chaque peuple se considérant comme une nation, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Terrorisme (p. 26) : ensemble des actes violents (sabotages, attentats, assassinats, prises d’otages) visant le plus souvent des civils. Il s’agit par la terreur de faire pression sur un Etat ou d’internationaliser une cause.

Monde multipolaire (p. 28) : monde dans lequel il existe plusieurs centres de pouvoir et non plus un seul (monde unipolaire) ou deux (monde bipolaire). La multipolarité désigne la distribution de la puissance éclatée entre plusieurs pôles concurrents (Etats-Unis, Union européenne, Japon, Chine et autres pays émergents). Elle ne doit pas être confondue avec le multilatéralisme qui désigne la manière dont ce pouvoir est exercé.

 

CHRONOLOGIE

 

1947 : début de la guerre froide ; doctrines Truman et Jdanov.

1949 : division de l’Allemagne entre la RFA et la RDA suite à la crise de Berlin. Première bombe atomique soviétique ; Equilibre de la terreur.

1950-1953 : guerre de Corée.

1961 : construction du mur de Berlin.

1962 : crises des missiles de Cuba.

1989 : chute du mur de Berlin ; effondrement du communisme en Europe de l’Est.

1990 : réunification allemande

1991 : dislocation de l’URSS ; première guerre du Golfe.

1991-1995 : guerre en Yougoslavie.

2001 : attentats du 11 septembre à New York. Guerre contre les talibans en Afghanistan.

2003 : intervention américaine en Irak.

 

 

ACTEURS 

 

TRUMAN Harry S. (1884-1972) (p. 18) : Président des Etats-Unis de 1945 à 1953, il est à l’origine du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki. Il définit le containment et organise le bloc américain à partir de 1947.

STALINE, Joseph Djougachvili (1878-1953) : Secrétaire général du parti communiste de l’URSS à partir de 1922, il lance la collectivisation en 1928 et met en place un régime totalitaire. Il organise après 1945 la prise de contrôle de l’URSS sur les démocraties populaires.

GORBATCHEV Mikhaïl (né en 1931) (p. 22) : Secrétaire général du Parti communiste de l’URSS (PCUS) à partir de 185 et président de l’URSS à partir de 1990, il entame une politique de réformes et reçoit le prix Nobel de la paix en 1990. Il quitte le pouvoir en 1991.

BARACK Obama (p. 28) : (né en 1961) Président démocrate élu en 2008 et réélu en 2012, il incarne les espoirs d’une Amérique nouvelle et obtient le prix Nobel de la paix en 2009. Sa politique étrangère prône le retour au dialogue. Elle se traduit par le retrait des troupes américaines d’Irak en 2011 et d’Afghanistan en 2014. Elle n’exclut pas la fermeté comme en témoigne l’exécution d’Oussama Ben Laden au Pakistan en 2011.

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Cours Histoire Tle STMG : Le jeu des puissances dans un espace mondialisé de 1945 à nos jours 2/3

13 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

II. Comment le monde bipolaire cesse-t-il d’exister (1989-1991) ?

 

A. Comment s’effondre le bloc de l’Est entre 1989 et 1991 ?

 

                        1. Quelles sont les causes de la chute du bloc de l’Est ?

 

Affiche 2 page 23 : Les conséquences de la politique de Gorbatchev en URSS

+ Repères bas de la page 22

Question 3 page 23 : Quelles sont les origines de l’éclatement de l’URSS ?

_ L’arrivée au pouvoir en 1985 de Gorbatchev en URSS a de fortes conséquences sur l’Europe de l’Est et sur l’URSS. Il met fin au totalitarisme en URSS par des réformes :

* Face à la crise économique (pénurie) les réformes économiques intitulées Perestroïka permettent la libéralisation de l’économie. Cependant, l’économie est déstabilisée.

* Les réformes politiques nommées Glasnost donne la liberté d’expression (fin de la censure, démocratisation) aux citoyens. Mais une opposition politique se développe.

Gorbatchev Mikhaïl (né en 1931) (p. 22) : Secrétaire général du Parti communiste de l’URSS (PCUS) à partir de 185 et président de l’URSS à partir de 1990, il entame une politique de réformes et reçoit le prix Nobel de la paix en 1990. Il quitte le pouvoir en 1991.

Glasnost (p. 22) : en russe « transparence ». Politique visant à établir la liberté d’expression et à permettre une meilleure information des citoyens.

Perestroïka (p. 22) : en russe, « restructuration ». Réformes en profondeur du système soviétique avec la libéralisation de l’économie, la démocratisation de la vie politique et la politique de détente à l’extérieur.

 

Carte 2 page 15 : La fin du bloc de l’Est, 1989-1991

Question 1 page 15 : Caractérisez les relations entre les démocraties populaires et l’URSS et leurs évolutions.

_ L’URSS domine les démocraties populaires politiquement, militairement et économiquement. En cas de grave crise politique et sociale l’URSS intervient dans les Etats satellites :

* par des ordres exercés par les troupes locales (répression en Pologne des dissidents du syndicat Solidarnosc en 1980)

*  par des envois de troupes du Pacte de Varsovie comme pour l’insurrection de Budapest en Hongrie en 1956 ou le printemps de Prague en Tchécoslovaquie en 1968).

Dissidents (p. 22) : opposant au régime, ici communiste.

 

Photographie 1 page 23 : Le passage à l’Ouest de la population de Berlin-Est, le 12 novembre 1989.

Carte 2 page 15 : La fin du bloc de l’Est, 1989-1991

Question 1 page 23 : Comment les régimes communistes disparaissent-ils d’Europe de l’Est en 1989 ?

_ Les changements intervenus en URSS provoquent la volonté des changements des sociétés civiles de l’Europe de l’Est. M. Gorbatchev décide de ne pas faire intervenir l’armée.

* Le rideau de fer ne fonctionne plus depuis que la Hongrie a décidé en juin 1989 d’ouvrir ses frontières avec l’Autriche et le monde libre.

* Les négociations du pouvoir communiste avec l’opposition permettent de mettre fin aux démocraties populaires sans violences. La Tchécoslovaquie connaît une « révolution de velours ». Seule la Roumanie connaît des violences avec l’exécution du dictateur Ceausescu (décembre 1989).  

* La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et la réunification de l’Allemagne en 1990 montrent l’unité retrouvée de l’Europe.

Société civile (p. 22) : ensemble des structures sociales indépendantes de l’Etat, comme l’Eglise, les syndicats, les intellectuels.

                        2. Comment s’explique la chute du mur de Berlin ?

 

Photographie 1 page 23 : le passage à l’ouest de la population de Berlin-Est, le 12 novembre 1989

Quels facteurs expliquent la chute du mur de Berlin ?

_ La chute du mur de Berlin se produit le 9 novembre 1989. Plusieurs facteurs expliquent cet évènement qui constitue une rupture au sein de la Guerre froide :

(   * Facteurs externes à la RDA :

- L’arrivée d’un nouveau dirigeant à la tête de l’URSS en 1985 M. Gorbatchev provoque des mutations profondes dans le bloc de l’Est (réformes, désir de paix avec les Etats-Unis). En octobre 1989 M. Gorbatchev annonce que l’URSS refuse d’intervenir dans les démocraties populaires (comme ce fut le cas en 1956 lors de l’insurrection de Budapest ou en 1968 lors du « printemps de Prague » en Tchécoslovaquie). Désormais les démocraties populaires sont libres de choisir leur système politique.

- Les démocraties populaires ouvrent leurs frontières. Des milliers d’Allemands de l’Est se rendent à la frontière austro-hongroise pour pouvoir rejoindre l’Occident démocratique. L’exode massif  des Allemands de l’Est contourne le mur de Berlin qui n’a plus d’utilité.  )

 

* Facteurs internes à l  a RDA :

- Les manifestations de masse à Berlin-Est pour entrer en RFA et l’absence de soutien soviétique en cas de répression fragilise le pouvoir du dirigeant communiste Erich Honecker. Il doit démissionner.

- Les nouveaux dirigeants de la RDA annoncent l’ouverture de la frontière avec la RFA. Une transition démocratique commence en RFA et s’achève avec la réunification de l’Allemagne le 3 octobre 1990.

 

                        3. Comment l’implosion de l’URSS met fin à la Guerre froide ?

 

Lien Ina Coup d’Etat contre Gorbatchev (3 min): http://www.ina.fr/video/CAB91039434

Comment  en est-on arrivé là ?

_ Les réformes de M. Gorbatchev effraient les dirigeants communistes conservateurs qui organisent un coup d’Etat en août 1991. Ce dernier est déjoué par Boris Eltsine, mais M. Gorbatchev affaibli ne peut éviter la fin de l’URSS. Le Parti communiste est dissout et Gorbatchev doit démissionner le 25 décembre 1991.

 

Carte 2 page 15 : La fin du bloc de l’Est, 1989-1991

Question 3 page 15 : Localisez et citez les Etats qui naissent de l’implosion de l’URSS.

_ La fin de la dictature communiste permet le réveil des nationalités. L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques est une fédération formée de 15 républiques. Cet Empire multinational implose et donne naissance à de nouveaux pays comme l’Ukraine, les pays baltes ou la Biélorussie. L’URSS prend fin et est remplacé par la CEI (Communauté des Etats Indépendants).

 

 

 

 

 

 

 

 

            B. Comment le réveil des nationalités bouleverse-t-il la carte de l’Europe ?

 

Comparaison cartes 1 page 19 et 2 p 251

Quelles sont les autres modifications de la carte européenne à la fin de la guerre froide ?

_ La géographie de l’Europe se modifie avec la fin de la guerre froide. De nouveaux pays apparaissent parmi les PECO comme la Moldavie ou l’Ukraine, réapparaissent comme les Etats baltes... La Tchécoslovaquie se sépare en deux Etats pacifiquement lors du « divorce de velours » (République Tchèque et Slovaquie).

PECO (p. 24) : pays d’Europe centrale et orientale.

 

 

Caricature 3 page 25 : La guerre en Yougoslavie 1991-1995

Question 3 page 25 : A quel type de guerre l’implosion de la Yougoslavie donne-t-elle naissance ?

_ La fin des dictatures communistes permet le réveil des nationalités. C’est le cas dans l’ex Yougoslavie multiethnique qui implose en se divisant en plusieurs Etats au cours d’une guerre civile.

_ L’ex Yougoslavie était une fédération multinationale. Elle a éclaté lors des proclamations d’indépendance de la Slovénie, de la Croatie et de la Macédoine en 1991, de la Bosnie-Herzégovine en 1992. La Serbie réagit par une intervention armée pour réaliser une grande Serbie. Les violences sont nombreuses contre les civils avec une purification ethnique et un bilan de 300 000 morts et 4 millions de réfugiés.

_ Les violences interethniques ont montré l’impuissance politique et militaire des casques bleus et de l’Union européenne dans ce conflit européen. L’OTAN menée par les Etats-Unis est intervenue en 1994 pour arrêter le conflit (accords de Dayton de 1995). Les criminels de guerre sont jugés par la CPI.

 

Nationalités (p. 22) : né à la fin du XVIII siècle, le principe des nationalités légitime l’existence d’un Etat pour chaque peuple se considérant comme une nation, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Purification ethnique (p. 24) : expulsion ou élimination physique de groupes ethniques minoritaires à l’intérieur d’un Etat ou d’un territoire.

CPI (p. 22) : (Cour Pénale Internationale) créée en 1998, cette juridiction permanente juge les crimes les plus graves (crime contre l’humanité), crime de génocide, crime de guerre).

 

 

Lire la suite

Cours Histoire Tle STMG : Le jeu des puissances dans un espace mondialisé de 1945 à nos jours 1/3

13 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

LE JEU DES PUISSANCES DANS UN ESPACE MONDIALISE DE 1945 A NOS JOURS

Manuel Hachette 2013                                                                               5 heures

 

Introduction : Le monde est transformé après la seconde guerre mondiale. Les deux grands vainqueurs, URSS et Etats-Unis sont des superpuissances qui s’affrontent de 1945 jusqu’à la fin de l’URSS en 1991. Pendant cette période de Guerre froide les crises ont été nombreuses, en particulier à Berlin, et dangereuses à cause de la puissance destructrice de l’arme atomique.

            Avec la fin de l’URSS de nouveaux rapports de force se mettent en place, aussi bien en Europe qui s’unit dans l’Union Européenne que dans un monde multipolaire où de nouveaux types de conflits (guerre civile en ex Yougoslavie, terrorisme…) apparaissent.

 

Problématique : Comment le jeu des puissances s’organise-t-il dans un espace mondialisé de 1945 à nos jours ?

 

 

I. Comment débute la guerre froide (1947-1949) ?

 

Caricature 1 page 12 : Duel à tête d’épingle

Qu’est-ce que la Guerre Froide ? Comment la Guerre Froide provoque la bipolarisation du monde, de l’Europe et de l’Allemagne ? (1945-1949)

 

            A. Comment s’opposent deux modèles politiques et économiques ?

 

1. Quels sont les deux blocs qui s’opposent ?

 

Carte page 14 : Le monde dans les années 1950 : un monde bipolaire

Question 1 page 14 : Identifiez les espaces où le communisme s’étend après la Seconde Guerre mondiale.

_ Après la Seconde Guerre mondiale et la conférence de Yalta (4-11 février 1945) le monde est divisé. Ce monde bipolaire se compose de deux blocs :

* Le bloc communiste comprend l’URSS dominant par le pacte de Varsovie les démocraties populaires d’Europe de l’Est : Pologne, Hongrie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, RDA…Ces états satellites ont été conquis par l’Armée rouge pendant la Seconde guerre mondiale. Les autres pays communistes alliés sont en particulier la Corée du Nord et la République Populaire de Chine depuis 1949.

MONDE BIPOLAIRE (p. 20) : Division du monde en deux blocs. L’Ouest est dominé par les Etats-Unis, l’Est par l’URSS. Les Etats, sous la domination d’une grande puissance, partagent une idéologie commune et sont liés par des accords politiques, économiques et militaires.

Pacte de Varsovie (p. 20) : alliance militaire fondée en 1955, regroupant les armées des pays communistes européens sous la direction de l’URSS.

Démocratie populaire (p. 20) : terme utilisé par l’URSS pour distinguer les pays communistes d’Europe de l’Est des démocraties libérales de l’Ouest. Dans la réalité, ces régimes sont des dictatures, qui calquent leur organisation mutuelle, mais crée un climat de terreur.

Etats satellites (p. 20) : Etat dépendant de l’URSS.

 

Question 2 page 14 : Citez les étapes de la constitution du bloc occidental.

* Le bloc occidental s’est constitué à travers différentes étapes.

- des alliances : Les Etats-Unis  s’est associé à des pays par des accords bilatéraux (Japon, Corée du Sud), par la signature du pacte de Rio en 1947 avec les pays d’Amérique latine. La principale alliance montre l’atlantisme des Etats-Unis avec l’OTAN qui associe les pays d’Europe de l’ouest (Royaume-Uni, France, RFA…).

- des aides économiques comme le plan Marshall (1947-1951) en faveur de l’Europe de l’ouest. La puissance économique des Etats-Unis est renforcée par les accords de Bretton Woods de 1944 par lesquels le dollar devient la monnaie de référence, par les accords du GATT qui suppriment progressivement les barrières douanières.

Atlantisme (p. 20) : Conception géopolitique qui privilégie l’alliance entre l’Europe et les Etats-Unis, fondée sur l’idée de la défense de valeurs communes et la peur de l’expansion communiste.

OTAN (p. 20) : (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) : organisation militaire fondée en 1950 qui découle d’une alliance défensive, le pacte atlantique signé en avril 1949 par les Etats-Unis, le Canada et 9 pays européens.

Accords de Bretton Woods (p. 18) : Accords signés en juillet 1944 réformant le système monétaire international en limitant les fluctuations monétaires. Le dollar devient monnaie de référence.

GATT (p. 18) : (Général Agreement on Tariffs and Trade) accords signés en 1947, devant supprimer à terme les barrières douanières.

 

 

Question 3 page 14 : Identifiez les lieux et les formes de l’affrontement entre les Etats-Unis et l’URSS.

_ La Guerre froide se caractérise par des affrontements périphériques et indirects entre Etats-Unis et URSS comme :

* la guerre de Corée entre 1950 et 1953 opposant les Nord-Coréens équipés par l’URSS et soutenus par un million de « volontaires chinois » à la Corée du Sud défendu par les forces de l’ONU constituées essentiellement de soldats américains.

* En Europe les Soviétiques renversent la démocratie et impose une dictature communiste en Tchécoslovaquie avec le « coup de Prague » de 1948.

GUERRE FROIDE (p. 18) : terme apparu en 1947 pour qualifier la nature nouvelle du conflit. La guerre froide oppose les Etats-Unis et l’URSS, dans une guerre sans affrontement direct et où les belligérants essaient de ne jamais dépasser un certain seuil de tensions, du fait de l’arme nucléaire.

 

Question 4 page 14 : relevez un élément qui rend la guerre impossible entre les Etats-Unis et l’URSS.

_ Une guerre directe entre les deux puissances nucléaires (Etats-Unis en 1945, URSS en 1949) aurait pour conséquence la destruction de l’humanité. Cet équilibre de la terreur rend impossible la troisième guerre mondiale. 

Equilibre de la terreur (p. 20) : équilibre des forces de destruction lié à la possession de la bombe atomique par les Etats-Unis et l’URSS. Cette situation rend la guerre impossible, par peur d’une destruction mutuelle, mais crée un climat de terreur.

 

                        2. Quelles sont les divisions idéologiques entre les deux superpuissances ?

 

                                   a. En quoi consistent la doctrine Truman et la politique d’endiguement ?

 

Texte 2 page 19 : La doctrine Truman

Question 2 page 19 : Comment la situation est-elle perçue par les Etats-Unis ?

_ Les « pressions » (l. 4) soviétique sur la Grèce et la Turquie incitent le président Truman à élaborer en mars 1947 la doctrine Truman. Pour défendre la liberté et la sécurité des « peuples libres » (l. 2, 6, 19) les Etats-Unis doivent intervenir par un « soutien économique et financier » (l. 8-9). Le plan Marshall accorde 13.5 milliards de $ sur quatre ans à l’Europe de l’ouest.

TRUMAN Harry S. (1884-1972) (p. 18) : Président des Etats-Unis de 1945 à 1953, il est à l’origine du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki. Il définit le containment et organise le bloc américain à partir de 1947.

 

Question 3 page 19 : Relevez les passages du texte qui définissent le containment américain ?

_ Le président Truman veut « sauvegarder leurs libertés » (l. 20-21) aux peuples libres par une politique d’endiguement du communisme.

Containment ou endiguement (p. 18) : politique américaine qui vise à contenir l’expansion communiste.

_ Un proche collaborateur de Staline, Jdanov, est à l’origine d’une doctrine dénonçant l’impérialisme des Etats-Unis et son soutien aux puissances coloniales comme la France et le Royaume-Uni.

Impérialisme (p. 18) : politique d’un pays qui cherche à conserver ou à étendre sa domination sur d’autres peuples ou sur d’autres territoires.

Staline, Joseph Djougachvili (1878-1953) : Secrétaire général du parti communiste de l’URSS à partir de 1922, il lance la collectivisation en 1928 et met en place un régime totalitaire. Il organise après 1945 la prise de contrôle de l’URSS sur les démocraties populaires.

                                   b. Quelles sont les caractéristiques politiques et économiques des deux modèles idéologiques qui s’opposent ?

 

Publicité 1 page 21 : Le modèle américain

Affiche de propagande 2 page 21 : La République démocratique allemande (RDA), une démocratie populaire.

Question 1 page 21 : Citez trois caractéristiques du modèle américain (doc. 1)

_ Le modèle idéologique des Etats-Unis a plusieurs caractéristiques :

* la démocratie avec des libertés individuelles.

* une économie capitaliste et de libre entreprise avec le modèle de vie américain nommé american way of life.

Modèle idéologique (p. 20) : système d’idées visant à fonder l’organisation d’une nouvelle société, en promouvant des pratiques politiques, économiques, sociétales et culturelles.

 

Question 2 page 21 : A quel modèle la RDA se rattache-t-elle ?

_ L’URSS et les démocraties populaires comme la RDA ont adopté le modèle économique du communismel’Etat contrôle et dirige l’économie à travers des plans. L’Etat est contrôlé par le parti communiste qui est un parti unique. 

Communisme (p. 20) : idéologie fondée par Karl Marx et Friedrich Engels au XIX siècle, prônant une société sans classes et sans Etat.

 

            B. En quoi l’Allemagne montre-t-elle les divisions de la Guerre froide ?

 

Carte 1 page 19 : 1945-1947 : une Europe qui se divise

Question 1 page 19 : Caractérisez la situation de l’Allemagne et de l’Europe à la fin de la seconde Guerre mondiale (doc. 1).

_ L’Europe est divisée à la fin de la seconde guerre mondiale entre deux zones d’influence séparées par un rideau de fer. L’expression est employée par le premier ministre anglais Winston Churchill lors d’un discours prononcé le 5 mars 1946 (devant le président américain Harry Truman). 

_ Les accords de Yalta prévoient également l’occupation militaire de l’Allemagne et son partage en quatre secteurs. L’Allemagne de l’Est est sous occupation soviétique, l’Allemagne de l’ouest est occupée par les Britanniques, les Américains et les Français. La capitale Berlin est aussi divisée en quatre zones.

 

Photographie 3 page 19 : Le blocus de Berlin du 24 juin 1948 au 12 mai 1949

Question 4 page 19 : En quoi la crise de Berlin est-elle caractéristique de la guerre froide ?

La crise de Berlin est caractéristique de la Guerre froide car c’est un affrontement où il n’y a pas de combat militaire mais une grande tension.

_ Berlin Ouest est un îlot occidental en pleine zone soviétique et devient une vitrine de l’Occident capitaliste. Mais les accès sont rares entre l’Allemagne de l’ouest et Berlin (voies terrestre routière et ferroviaire réservées, couloir aérien).

_ Le but des Soviétiques en coupant les liaisons terrestres entre l’Allemagne de l’Ouest et Berlin est de « forcer les Occidentaux à se retirer et faire passer toute la ville sous leur autorité ». Le blocus de Berlin dure entre juin 1948 et mai 1949. C’est la première tension diplomatique et militaire entre les deux superpuissances.

 

Quelles sont les conséquences du blocus pour les Ouest Berlinois ? Comment réagissent les Occidentaux face à ce blocus ?

_ Les Berlinois de l’ouest auraient pu rencontrer des difficultés pour s’approvisionner en produits de premières nécessité : aliments, médicaments, etc…

_ Pour contrer le blocus soviétique les Américains organisent un vaste pont aérien. Durant 11 mois, un avion cargo se pose toutes les trois minutes sur les trois aéroports disponibles. Des milliers d’avions au total transportent près de 2,5 millions de tonnes de ravitaillement en un an.

 

Lire la suite

Club histoire : Préparation du CNRD 2014-2015

12 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Concours et club histoire

 

Ouverture du club histoire pour la préparation du CNRD 2014-2015

 

 

 

Le lundi de 12h00 à 13h00 le club histoire rouvre ses portes au CDI.

 

Une table présentoir vous montre les ouvrages de recherches et vous offre la possibilité de feuilleter et découvrir le sujet de la 54e édition : " La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire". 

 

 Le club histoire permet de découvrir ou d'approfondir ses connaissances sur des événements fondateurs de notre époque et de notre société, de prendre conscience des luttes et des sacrifices des personnes qui ont combattu pour la dignité humaine malgré l'horreur des camps nazis. L'histoire nationale et l'histoire locale se rencontrent à travers les vies des nombreux déportés romillons.

 

M. Jacques Saurel, ancien déporté à Bergen Belsen, se rendra au lycée pour des échanges sur le contexte de l'époque et la vie dans les camps pour l'enfant qu'il était.

 

 

 

 

 

 

 Liens :

 

Références officielle : http://www.education.gouv.fr/cid53745/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation.html

 

 

Ressources en ligne :

 

http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/liberation_camps.htm

 

http://www.enseigner-histoire-shoah.org/outils-et-ressources/fiches-thematiques/les-grandes-etapes-de-la-shoah-1939-1945/la-liberation-des-camps.html

 

http://www.ecpad.fr/la-liberation-du-camp-de-vaihingen-en-allemagne

Lire la suite

Ambulance de la Première Guerre mondiale : visite de George King III

12 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Vie de classe

 

 

 

 

 

" Pour construire son ambulance, George King III a mis six ans. Le moteur, le châssis et les transmissions sont d’origine.

Elle est semblable au mille deux cents ambulances Ford T, conduites et occupées par deux mille quatre cents volontaires américains pendant la Première Guerre mondiale, ce qui a donné naissance à l’American Field Service (AFS), qui fête cette année ses cent ans.

Plus de cinq cent mille blessés français ont été transportés dans ces Ford T pendant le conflit. Après la guerre, l’AFS est devenu le moteur d’échanges interculturels entre ­étudiants.

Aujourd’hui, ces échanges concernent cinquante-sept pays, et quatre cents étudiants français partent chaque année étudier à l’étranger grâce à l’AFS. « C’est un projet merveilleux. Il répand la paix et la compréhension dans le monde », commente George King III devant les lycéens du Clos-Maire, qui avaient préparé des questions pour sa venue.

Le conducteur de la Ford T a sa propre entreprise de restauration de voitures anciennes. « Je conduis ce genre de modèle depuis que j’ai 16 ans ; c’est une très bonne expérience », raconte-t-il. Il croise, un jour, le chemin d’une de ces ambulances dans un musée et a découvert, par la suite, l’histoire passionnante des bénévoles de l’AFS. « Pour comprendre pleinement cette histoire, il fallait que j’en ­construise une », complète-t-il.

Arrivé en France au mois de juin, il poursuit le tour du pays, jusqu’au 11 novembre, au volant de son ambulance, pour fêter le centenaire de l’American Field Service."

Extrait du lien : http://www.bienpublic.com/edition-cote-de-beaune/2014/09/11/tour-de-france-en-ford-t

 

 

 

 

 

Lire la suite

Cours 2e Histoire : Libertés et nations en France et en Europe dans la première moitié du XIX siècle (3)

23 Mai 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

 

III. Comment l’esclave a-t-il été progressivement aboli ?

 

            A. Comment la traite et l’esclavage sont-ils abolis en Europe ?

 

Texte 3 page 301 : Le congrès de Vienne abolit la traite

Question 1 page 301 : Au nom de quels principes les puissances réunies à Vienne abolissent-elles la traite en 1815 ?

_ Le Congrès de Vienne de 1815 abolit la traite des esclaves.  Cela s’explique par la diffusion des idées des Lumières (« conforme à l’esprit du siècle » l. 16) considérant comme immoral et inhumain le commerce d’êtres humains. Le rôle politique dominant de la Grande-Bretagne permet à ce pays de faire condamner la traite au Congrès de Vienne et d’influencer les pays européens et américains pour tenter de faire interdire traite et esclavages dans les années suivantes.

Traite (p. 300) : nom donné au commerce international des esclaves.

 

Etude de la chronologie bas page 300

Quel pays est le premier à abolir la traite ? Puis l’esclavage ? Pourquoi

_ La Grande-Bretagne est le premier pays à mettre fin à la traite en 1803, puis à l’esclavage en 1833.En effet l’opinion publique britannique influencée par les églises protestantes, les organisations philanthropiques et les journaux sont favorables à l’abolitionnisme.

_ L’abolitionnisme est un mouvement en faveur de l’abolition de la traite et de l’esclavage. Un courant radical milite pour l’abolition immédiate de l’esclavage. Un courant modéré propose d’abolir d’abord la traite et de préparer progressivement l’affranchissement des esclaves.

 

Lithographie 1 page 300 : Les traitements infligés aux esclaves

Pourquoi des pays comme les Etats-Unis ou le Brésil refuse l’abolition de la traite puis de l’esclavage ?

_ L’économie des colonies des Antilles, du Brésil et du sud des Etats-Unis repose sur la culture par des esclaves de exploitations agricoles des planteurs. La Grande-Bretagne est libre-échangiste et décide de mettre fin à ce système économique.

Colonie (p. 300) : territoire conquis puis possédé, administré et exploité par une puissance étrangère.

Planteurs (p. 300) : dans les colonies, Européens possédant des terres, les plantations, qu’ils font travailler par des esclaves.

Libre-échangisme (p. 300) : doctrine économique qui prône la liberté du commerce, c’est-à-dire l’élimination des obstacles douaniers ou des situations de monopole de commerce entre deux espaces.

 

Comment peut-on s’assurer de l’application de la fin de la Traite ?

_ Les Britanniques et la France s’efforcent de lutter contre la traite pratiquées par exemple jusqu’en 1862 par le Brésil. Pour cela, un droit de visite est instauré sur les navires par le West Africa Squadron.

* Le droit de visite est le droit de contrôler les navires qu’un Etat reconnaît au West Africa Squadron. La France le reconnaît en 1831.

* Le West Africa Squadron est l’escadre britannique créée en 1808 et patrouillant dans le golfe de Guinée pour intercepter les navires négriers. On l’appelle en français « la croisière ». Des navires français se joignent aux croiseurs britanniques à partir des années 1840

 

 

 

B. Comment la France met-elle fin à l’esclavage ?

 

Question 2 page 303 : Comment l’abolition de l’esclavage est-elle justifiée dans le décret ? Comment les propriétaires d’esclaves y répondent-ils ? (doc. 2, 3)  Ce sont essentiellement des arguments moraux qu’avance le décret d’abolition, auxquels les colons répondent par des arguments économiques (doc. 2).

Les propriétaires d’esclaves font peser la menace d’un soulèvement armé contre le commissaire général.

 

_ L’esclavage est aboli par la II République le 27 avril 1848 grâce à l’action de Victor Schoelcher. L’abolition est immédiate et donne la citoyenneté à 260 000 esclaves affranchis.

_ Les anciens esclaves représentent environ 60% de la population des Antilles et de la Réunion en 1848. Ils doivent trouver leur place dans des sociétés marquées par le colonialisme.

_ L’esclavage n’est aboli qu’en 1865 aux Etats-Unis, en 1885 à Cuba, en 1888 au Brésil. En Afrique, la traite arabo-musulmane reste active…

Schoelcher Victor (1804-1893) (p.300) : Défenseur de l’abolition immédiate de l’esclavage, sous-secrétaire d’Etat aux colonies au sein du Gouvernement provisoire de la République après la révolution de février 1848, il fait adopter le décret d’abolition de l’esclavage

 

 

 

 

OU TP L’abolition de l’esclavage à la Réunion

 

Question 1 page 303 : Quelle place occupent les esclaves dans la société réunionnaise avant l’abolition ? (doc. 1 ,6)

 Les esclaves représentent près des deux tiers de la population de La Réunion. Le doc. 1 donne une idée de leur importance au sein de la population active (les adultes de 14 à 60 ans) et donc de l’économie de l’île. On peut souligner, en proportion, le faible nombre de gendarmes et d’hommes de troupe.

 

Question 2 page 303 : Comment l’abolition de l’esclavage est-elle justifiée dans le décret ? Comment les propriétaires d’esclaves y répondent-ils ? (doc. 2, 3)  Ce sont essentiellement des arguments moraux qu’avance le décret d’abolition, auxquels les colons répondent par des arguments économiques (doc. 2).

Les propriétaires d’esclaves font peser la menace d’un soulèvement armé contre le commissaire général.

 

Question 3 page 303 : La mise en œuvre de l’abolition est-elle conforme à ce que prévoie le décret d’abolition ? Pourquoi ? (doc. 2, 3, 6)

Le délai de deux mois prévu dans le décret n’est pas respecté, du fait d’abord de l’éloignement géographique (le décret n’est connu qu’en juillet 1848), du fait ensuite de la réticence d’une bonne partie des propriétaires d’esclaves.

 

Question 4 page 303 : Quelles conséquences de l’émancipation redoute le commaissaire de la République ? (doc. 1, 2, 3, 4)

Joseph Napoléon Sarda-Garriga redoute autant l’anarchie que la désertion des plantations, car celle-ci donnerait raison aux propriétaires d’esclaves.

 

Question 5 page 303 : Comment le représentant s’y prend pour convaincre les futurs affranchis de continuer de travailler ? (doc. 4, 5)  

Le commissaire de la République fait preuve de fermeté vis-à-vis des colons et des esclaves, mais il démontre en même temps une volonté affichée de dialogue, qui contribue à apaiser les esprits. Il parvient ainsi à rassurer les propriétaires d’esclaves, qui obtiennent la promesse d’une indemnisation et un décret rendant le travail obligatoire pour les nouveaux affranchis. Il encourage aussi les futurs affranchis à ne pas « déserter les champs » et à se mettre au travail. Le tableau d’Alphonse Garreau (doc. 5) illustre parfaitement l’importance du travail dans le discours républicain de la fin de l’année 1848, et la comparaison avec le tableau de Biard (p. 301) est de ce point de vue frappante.

 

Question 6 page 303 : Quelle conséquence a l’abolition sur l’emploi de la main d’œuvre par les anciens propriétaires d’esclavages ? (doc. 1, 6)  

Le doc. 6, réalisé à partir de chiffres fournis par des propriétaires d’esclaves, veut montrer que certains d’entre eux, désertés par leurs anciens esclaves, ont souffert de la mise en oeuvre de l’abolition. Il révèle surtout le fait que le décret portant sur le travail obligatoire a été peu appliqué. La question de la main d’œuvre s’avère déterminante, non seulement pour la population active affranchie, mais aussi pour les vieillards, les femmes et les enfants (doc. 1), souvent livrés à eux-mêmes après l’abolition.

 

RACONTER UNE SITUATION HISTORIQUE

En vous appuyant sur les réponses aux questions, racontez les étapes de la mise en œuvre de l’abolition de l’esclavage à la Réunion.

Les principales étapes de la mise en oeuvre de l’abolition de l’esclavage à La Réunion sont :

– le décret d’abolition du 27 avril 1848 ;

– l’annonce du décret le 17 juillet 1848 ;

– l’arrivée du commissaire de la République le 17 octobre 1848 ;

– le décret du 24 octobre 1848 sur le travail obligatoire pour les nouveaux affranchis ;

– l’abolition effective de l’esclavage le 20 décembre 1848.

Lire la suite

Cours 2e Histoire : Libertés et nations en France et en Europe dans la première moitié du XIX siècle (2)

23 Mai 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

 

 

II. Quelles sont les révolutions politiques et sociales en France et en Europe en 1848 ?  

 

            A. Quelles sont les étapes de la diffusion des idées libérales en Europe ?

 

Carte 2 page 291 : Le libéralisme en Europe (1815-1848)

Question 1 page 291 : Quelles sont les différentes étapes de la diffusion des idées libérales en Europe ?

_ Le libéralisme est une idéologie politique et économique qui favorise les libertés individuelles. Le Congrès de Vienne a en 1815 imposé une réaction en Europe par le refus des libertés et de l’égalité, par exemple en imposant la Restauration en France. Mais, progressivement, les monarchies libérales deviennent plus nombreuses.

* En 1815 le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas sont les seules monarchies libérales.

* En 1830 les monarchies libérales s’étendent depuis la péninsule ibérique jusqu’en Norvège et sur une partie de l’Allemagne à cause de nombreuses insurrections. Par exemple, la révolution parisienne des 27, 28 et 29 juillet 1830 instaure la monarchie de juillet de Louis-Philippe Ier, plus nettement libérale.

* A la fin de la décennie 1840 les idées libérales parviennent à s’établir au nord de l’Italie, par exemple dans les Etats de l’Eglise, et dans la péninsule ibérique.

Réaction (p. 290) : dans l’Europe du début du XIX siècle, la réaction est le refus de la Révolution française et le désir de restauration de l’Ancien Régime.

Restauration (p. 290) : nom donné à la monarchie française sous les règnes successifs des deux frères de Louis XVI, Louis XVIII (1814-1824) puis Charles X (1824-1830).

 

Question 2 page 291 : Quels sont les pays qui ne sont pas touchés par la diffusion des idées libérales ?

_ Des monarchies autoritaires comme le royaume de Prusse et les trois empires d’Autriche, de Russie et l’Empire Ottoman agissent pour réprimer les insurrections sur leur propre sol et en Europe. 

 

 

HISTOIRE DES ARTS : La liberté guidant le peuple de Delacroix. TP. pp. 304-305

 

 

SITUER LA SCENE

Question 1 page 305 : Qu’est-ce qui indique dans quelle ville se déroule la scène ?

On aperçoit les tours de Notre-Dame à l’arrière plan, telles que Delacroix les a vues, surmontées d’un drapeau, le 28 juillet 1830.

 

Question 2 page 305 : Qu’est-ce qui permet de dater l’évènement ?

Delacroix a daté et signé son oeuvre. La présence d’un polytechnicien fait référence à la prise, par « Arcole », du pont qui enjambe la Seine entre l’île de la Cité et la place de Grève le 28 juillet 1830. Cet événement a été représenté par de nombreux artistes, dont Féron (p. 291).

 

 

ETUDIER LA COMPOSITION

Question 3 page 305 : A partir du schéma ci-contre, montrez quels sont les éléments valorisés dans le tableau.

Comme le montre le schéma, ce n’est pas tant la liberté que le drapeau qui est mis en valeur.

 

Questions 4 et 5 page 305 :

* (question 4) Vers qui se dirigent les personnages ? Comment est suggérée l’intensité et la violence de l’évènement ?

* (question 5) Comment les couleurs et la lumière renforcent-elles cette intensité ?

Les personnages franchissent la barricade, l’intensité du combat est suggérée par les regards et surtout par la présence des cadavres.

 

Question 6 page 305 : Qu’est-ce qui fait de la jeune femme une allégorie de la liberté ?

6. Allégorie peinte à l’antique, la Liberté porte un drapeau tricolore et un bonnet phrygien.

 

Question 7 page 305 : Quels âges de la vie et quelles catégories sociales sont représentés sur le tableau ?

De l’ouvrier au bourgeois, plusieurs catégories sociales sont représentées sur le tableau, de même que différents âges de la vie.

 

Question 8 page 305 : Quelle image de la révolution de juillet l’artiste veut-il donner ?

8. L’artiste veut donner l’image de l’union et du mouvement, de l’audace et de la victoire.

Question 9 page 305 : Comment expliquer que ce tableau ait pu devenir un symbole de la République ?

Le tableau devient symbole de la nation et de la République autant du fait de ses qualités propres que du rejet dont il a fait l’objet de la part du régime de Louis-Philippe.

 

 

 

 

B. En quoi consiste le printemps des peuples de 1848 ?  

 

                        1. Comment la vague révolutionnaire de 1848 menace-t-elle le pouvoir des monarchies ?

 

Carte 4 page 297 : La vague révolutionnaire du printemps 1848 en Europe

Question 1 page 297 : A partir de la carte, établissez la chronologie de la diffusion de la vague révolutionnaire de 1848.

_ Le Printemps des peuples désigne la vague révolutionnaire de 1848 renversant l’ordre établi après le congrès de vienne de 1815.

* La vague débute en France avec la révolution de février à Paris qui installe la IIe République (1848-1851), puis s’étend en Europe.

* Le printemps des peuples touche l’Italie et le centre de l’Europe. Les insurrections éclatent à en Italie où la République est proclamée à Rome et à Venise, à Berlin. Les insurrections prennent un caractère national dans la prison des peuples constituée par l’Empire d’Autriche. 

_ Les victoires sont  rapides mais fragiles. La répression menée par les armées des monarques est forte en Autriche et en Italie. En France, le président élu en décembre 1848 Louis Napoléon Bonaparte réalise un coup d’Etat le 2 décembre 1851.

Prison des peuples (p. 296) : expression qui désigne l’Empire autrichien, empire multinational dans lequel cohabitent sous la tutelle autoritaire d’une monarchie de langue allemande une vingtaine de nationalités différentes : Italiens, Hongrois, Tchèques, Polonais, etc.

  

  

2. Quelles sont les demandes sociales et politiques de 1848 ?

 

Texte 2 page 297 : la Constitution de la Deuxième République

Question 1 page 297 : Quels sont les droits et les devoirs fixés par la Constitution ?

_ L’esprit de 1848 se retrouve dans la Constitution de la II République. Le 4 novembre 1848 de nouveaux droits et devoirs sont fixés pour les Français :

* les droits politiques sont l’affirmation d’un idéal démocratique (« La République française est démocratique » l. 3-4) avec le suffrage universel masculin.

* Les droits sociaux avec des mesures favorables aux ouvriers (« assurer l’existence des citoyens nécessiteux » l. 18-19), le droit à l’instruction publique (« mettre à la portée de chacun l’instruction indispensable à tous les hommes » (l. 15-16). Cela correspond à la valeur républicaine de la fraternité (l.6, 17-18).

_ Le citoyen a pour devoir de défendre la République et l’ordre public.

Suffrage universel (p. 296) : droit de vote donné à tous les citoyens, sans aucune condition de cens. Les femmes restent placées sous la domination de leurs maris : il s’agit d’un suffrage universel masculin.

 

Question 1 page 299 : En quoi consistent les ateliers nationaux ? Quel est le projet du gouvernement provisoire ? (doc. 1, 2)

Le document 1 permet de saisir concrètement les implications de la proclamation du droit au travail (organisation de travaux publics pour donner aux ouvriers au chômage un travail rémunéré). Les documents 2 et 3 illustrent les critiques des conservateurs à l’égard des ateliers nationaux (dépenses publiques et inutilité).

 

Question 3 page 299 : Comment les ouvriers protestent-ils contre la fermeture des ateliers nationaux ? Quelles en sont les conséquences ? (doc. 4, 5, 6)

La barricade du peintre Vernet donne à voir le mouvement de juin et la violence des combats, ce qui l’inscrit bien dans la succession des insurrections du premier XIX siècle. Le document 5 défend le point de vue des ouvriers, incités par la misère et le sentiment d’injustice, comme par l’incompréhension devant une République qui les ignore et finalement les réprime.

 

_ Le socialiste Louis Blanc a proclamé le droit au travail le 24 février 1848. Aussi des ateliers nationaux sont créés pour donner du travail à plus de 100 000 ouvriers au chômage. Mais, face au coût représenté par ces ateliers et l’opposition des conservateurs, les ateliers sont supprimés. Cela provoque une insurrection des ouvriers du 23 au 26 juin 1848 avec la construction de 400  barricades.

_ La répression cause la mort de plus de 3500 personnes dans les combats et les exécutions qui ont suivis.

* Le sang versé provoque un divorce entre les ouvriers et la République. Ces événements incitent les ouvriers à se défendre en constituant un mouvement ouvrier.

* Pour les conservateurs, la peur de la Révolution sociale entraîne l’assimilation entre classes laborieuses et classes dangereuses. La République devient conservatrice à partir de la fin de 1848.

Blanc,  Louis (1811-1882) (p. 298) : socialiste et théoricien du droit du travail, Louis Blanc participe à la révolution de février 1848. Il entre dans le gouvernement provisoire de la République et proclame le droit au travail le 25 février 1848. Bien qu’étranger à l’insurrection de juin, il est jugé responsable et contraint à l’exil en Angleterre.

Droit au travail (p. 296) : droit social formulé en 1792 : l’engagement de l’Etat à fournir à tous un travail rémunéré ou, à défaut, une indemnité de chômage.

 

Lire la suite

Cours 2e Histoire : Libertés et nations en France et en Europe dans la première moitié du XIX siècle (1)

23 Mai 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

LIBERTES ET NATIONS EN FRANCE ET EN EUROPE

DANS LA PREMIERE MOITIE DU XIX SIECLE

Manuel Belin programme 2010 coll. David Colon

 

Introduction :

La Révolution française a transformé l’Europe. Dans la première moitié du XIX siècle les idées libérales liées inspirées des Droits de l’Homme et du Citoyen ont fortement progressé. Des mouvements sont apparus pour combattre les monarchies absolues. L’opinion publique se développe avec une plus grande liberté de la presse pour étendre le parlementarisme et lutter contre l’esclavage.

            L’idée de nation s’affirme à cette période à cause des guerres menées par les Français en Europe entre 1792 et 1815. En Italie et dans l’espace allemand le désir d’unité nationale s’affirme dans des mouvements nationaux, en particulier en 1848 lors du printemps des peuples.

 

Problématique : Comment s’affirment les aspirations nationales et politiques dans une Europe monarchique ?

 

HISTOIRE DES ARTS

 

Tableau 4 page 289 : La France réprime le peuple madrilène

 

Question 1 page 289 : Quelle image le peintre donne-t-il de la France et de son armée ?

Le peintre espagnol Francisco Goya montre des soldats français agissant avec cruauté en fusillant des hommes désarmés, en pleurs.

L’homme au premier plan a une position des bras ressemblant à celle du Christ en croix, dans l’arrière plan le clocher d’une église recouvert par la nuit évoque les ténèbres menaçant les chrétiens. Le sang rouge des morts aux pieds de l’homme à genoux souligne la violence meurtrière des soldats Français.

 

Question 2 page 289 : Pourquoi ce tableau est-il de nature à susciter l’éveil du sentiment national ?

Le tableau de Goya illustre le nationalisme de réaction à l’occupation impériale par le contraste entre la figure christique du Madrilène et la violence de la ligne des soldats français.

 

I. Quels sont les mouvements libéraux et nationaux en Europe dans la première moitié du XIX siècle ?                      

 

A. En quoi l’Europe a-t-elle été bouleversée par la Révolution française ?

 

Comment la carte de l’Europe a-t-elle été redessinée par le Congrès de Vienne en 1815 ?

           

Grand Angle TP pages 286-287

 

Question 1 page 287 : Quels pays européens ont été le plus touchés par la Révolution et l’Empire ?

La carte de 1811 montre combien les Pays-Bas, l’Italie et une partie de l’Allemagne ont été touchés dans leurs frontières et leur organisation (Code civil).

 

Question 2 page 287 : En quoi les frontières de 1815 ne respectent-elles pas les aspirations des nations ?

La carte de 1815 met en valeur les redécoupages allemands, italiens, ainsi que la disparition de la Pologne.

 

Question 3 page 287 : Quels sont les foyers de résistances nationalistes sous l’Empire puis sous l’Europe de Vienne ? Qu’en conclure ?

La comparaison permet de dégager les foyers pérennes du nationalisme.

 

_ La Révolution française avec la diffusion du Code civil et les guerres de 1792 à 1815 ont bouleversé l’Europe. Ces événements ont crées des aspirations libérales liés aux Droits de l’Homme et du Citoyen, et des aspirations nationales avec des mouvements nationaux désirant l’unité nationale.

_ Les souverains victorieux de Napoléon réunis au Congrès de Vienne de 1815 restaurent les monarchies absolues renversées et redessinent la carte de l’Europe. Sous l’influence du ministre autrichien Metternich les monarques se partagent l’Europe et isolent la France. Ils établissent les nouvelles frontières sans prendre en compte les aspirations nationales et établissent des états tampons comme les Pays-Bas, aux frontières de la France, mettant les Belges catholiques sous la domination de la Hollande protestante. 

Aspirations libérales (p. 288) : revendication des droits de l’individu (libertés d’expression, de croyance, de réunion), de la nation (souveraineté nationale, constitution écrite, distinction des pouvoirs) et de l’égalité civile (égalité devant la loi, l’impôt, l’emploi).

Aspirations nationales (p. 288) : fait, pour un groupe d’individus conscient de partager une unité culturelle, historique, d’aspirer à se constituer en Etat.

Metternich (Klemens Von) (1773-1859) (p. 288) : Diplomate, ministre des Affaires étrangères puis chancelier de l’empire d’Autriche, il impose un ordre conservateur lors du congrès de Vienne. Jusqu’à sa chute en mars 1848, il s’oppose avec acharnement aux mouvements libéraux et nationaux en Europe.

Etat tampon (p. 288) : le congrès de Vienne crée autour de la France des petits Etats destinés à contenir la France en l’isolant des grandes puissances.

 

 

 

 

 

 

B. Comment l’opinion publique européenne romantique appuie-t-elle le mouvement national grec ?

              TP pages 292-293 L’indépendance grecque : une cause européenne

 

Question 1 page 293 : Pourquoi la cause grecque mobilise-t-elle les libéraux et les nationalistes européens ? (doc. 1, 3, 4, 5, 6)

 L’intérêt est de présenter l’élan libéral et national qu’a soulevé partout en Europe l’indépendance de la Grèce. Il s’agit surtout de montrer combien les idées de Liberté, de Nation se retrouvent mobilisées par des artistes engagés. Les romantiques français sont favorisés par le choix des documents, mais les références récurrentes à lord Byron permettent de parler des Anglais, et la gravure est d’un peintre italien. On pourra également utiliser l’autre tableau célèbre de Delacroix, en ouverture de chapitre.

 

Question 2 page 293 : Par quels moyens les artistes entendent-ils aider les Grecs dans leur combat pour l’indépendance ? (doc. 1, 3, 4, 5, 6)

Le corpus documentaire est surtout centré sur l’engagement politique des romantiques. La peinture permet la défense des victimes de la barbarie sanguinaire turque (illustrée par les massacres de Chio et évoquée par Chateaubriand et Lamartine, doc. 3 et 5), le réveil de la Grèce antique à la civilisation magnifiée (les « fils d’Hellé » évoqués par Lamartine). Un large panel d’implication est également couvert, depuis l’art mis au service de la cause à l’intervention en tribune de Chateaubriand.

 

Question 3 page 293 : Quel rôle joue Byron dans l’essor du mouvement philhellène ? (doc. 3, 4, 6).

Byron est mort de malaria à Missolonghi, mais on en fait un martyr (doc. 3, 4, 6). Son intervention physique, sa mort à 36 ans, tout concours à cela. La génération d’après Vienne a besoin de gloire et de héros jeunes, et l’Europe de Vienne étant figée, elle les trouve ailleurs.

 

Question 4 page 293 : Les philhellènes sont-ils mus par les mêmes motifs ? Quel effet cela peut-il avoir sur le mouvement ? (doc. 3, 4, 5, 6).

Tous les thèmes philhellènes sont évoqués : la croisade chrétienne contre les musulmans (intervention de Chateaubriand et présence des popes dans la gravure, doc. 4 et 5) est un thème potentiellement conservateur (Chateaubriand), mais que les libéraux peuvent accepter (la religion est l’âme d’un peuple). Au total, des positions politiques opposées se retrouvent dans le philhellénisme (Lamartine et Chateaubriand). Ne pas oublier, cependant, la réalité sur le terrain d’une guerre civile complexe et très violente à l’égard des civils turcs.

 

Question 5 page 293 : Quelle est la position de l’Angleterre ? Comment évolue-t-elle ? Pourquoi ? (doc. 2, 5, 6).

L’extrait de la position de Castlereagh montre le refus d’intervention des États dans la logique de la Sainte Alliance, alors que les derniers vers du poème d’Hugo permettent d’évoquer le changement d’attitude des chancelleries sous la pression des opinions publiques mobilisées par les artistes.

 

_ En 1820-1821 une vague révolutionnaire éclate en Europe en Espagne, à Naples, en Grèce. Les artistes philhellènes du romantisme comme Lamartine, Chateaubriand ou Byron s’engagent pour la lutte d’indépendance grecque. En effet la Grèce est considérée comme à l’origine de la culture européenne. De plus le massacre de Chio en 1822 (mort de 23 000 personnes) choque l’opinion publique européenne, comme le montre le tableau d’Eugène Delacroix.

_ Le Royaume-Uni et la France viennent au secours des Grecs à la fin de l’année 1828. Les Grecs acquièrent leur indépendance contre les Turcs en février 1830.

Romantisme (p. 290) : ce mouvement artistique et littéraire, dominant dans la première moitié du XIX siècle, prône notamment l’appel au sentiment et la valorisation de cultures populaires. Les artistes romantiques prennent souvent parti en faveur des mouvements libéraux et nationaux.

Delacroix Eugène (1798-1863) (p. 304) : chef de file du courant romantique en peinture. Dans ses œuvres, il cherche moins à représenter la réalité qu’à transmettre des émotions par le recours à l’histoire et la traduction visuelle des idées.

OU

 

B. Comment le mouvement national italien entend réaliser l’unité italienne ?

 

Question 1 page 295 : Montrez pourquoi Mazzini considère l’Italie comme une nation sans existence politique (doc.1, 4)

Le doc. 4, avec, à l’appui, le carton de situation, doit permettre de saisir la division géopolitique italienne et de comprendre l’aspiration à l’unité. Le texte montre bien sur quoi se construit le sentiment unitaire : langue, culture, histoire, religion. L’aquarelle permet d’incarner le sentiment national dans l’attachement au drapeau, et suggère la répression contre les mouvements nationaux par son atmosphère de clandestinité inquiète.

 

Question 2 page 295 : Quelles sont les ambitions de Jeune Italie ? Quel type de régime ce mouvement veut-il mettre en place ? (doc.1, 2, 3) 

Le texte de Mazzini expose clairement le républicanisme de Jeune Italie (auquel le buste d’une république à bonnet phrygien fait aussi référence dans l’image 2) et l’appel à l’insurrection populaire. Il montre également que le mouvement national lutte doublement contre l’Autriche et les monarques italiens (souvent dépendants des Habsbourg), mais aussi contre des régimes de réaction politique emblématiques de l’Ordre de Vienne.

 

Question 3 page 295 : Quels obstacles ce mouvement rencontre-t-il ? (doc. 2, 3, 4, 5)

Le texte de Cavour présente tout à la fois la critique et le projet des libéraux : le choix monarchique, le désir de s’appuyer sur le roi du Piémont et les élites italiennes, la stratégie légaliste (association) et la valorisation de la modernisation (scolarisation et chemin de fer) sont explicites et permettent de comprendre que les classes dominantes ne suivront pas en masse le projet mazzinien. Avec les doc. 1 et 5, les divisions politiques du Risorgimento sont abordées.

 

Question 4 page 295 : Quelles catégories sociales sont touchées par le mouvement Jeune Italie ? Comment sont-elles mobilisées ? (doc. 2, 3, 5) 

Surtout des classes moyennes et des bourgeois, dont des femmes (doc. 3). Les hommes bien vêtus du doc. 2 montrent bien que la sociologie du mouvement était plus élitiste que la cible de ses discours.

 

_ Le mouvement national Jeune Italie mêle lutte nationale et lutte politique. En effet, dans un contexte d’une Europe touchée par le Romantisme, des patriotes italiens se regroupent dans le mouvement du carbonarisme. Les patriotes Mazzini et Garibaldi ont des idées républicaines et souhaitent l’unité de l’Italie fragmentée en de nombreux Etats monarchiques. Le mouvement national s’appuie sur les classes moyennes et les bourgeois. Mais ce sont le roi Victor Emmanuel II du royaume de Piemont-Sardaigne et son ministre Cavour qui parviennent avec l’aide de la France à réaliser le Risorgimento.

Carbonarisme (p.317) : société politique secrète de tendance libérale qui lutte pour l’unité de l’Italie. Inspirée de l’exemple des carbonaris italiens, la charbonnerie française est à l’origine de plusiurs complots contre le régime monarchique.

Mazzini, Giuseppe (1805-1872) (p. 315) : patriote et révolutionnaire italien, carbonaro, il fonde à Marseille, en 1831, le mouvement « Jeune Italie » dont le but est de fonder une république italienne unitaire. Il cherche alors à unifier les révolutionnaires et organise plusieurs conspirations, qui échouent. En 1848, il se porte à la tête de l’éphémère république romaine.

Garibaldi, Giuseppe (1807-1882) (p. 314) : patriote italien, il est condamné à mort par contumace en 1834 pour son action au sein de « Jeune Italie » de Giuseppe Mazzini. Il s’exile en Amérique du Sud, où il se rend célèbre en combattant contre des dictatures à la tête d’une légion italienne, avant de revenir aux côtés des Piémontais contre l’Autriche en 1848.

Risorgimento (p. 290) : terme désignant au sens propre la renaissance (résurgence) nationale à laquelle les patriotes italiens aspirent, et au sens large le vaste mouvement d’éveil culturel qui touche les Etats de la Péninsule depuis la fin du XVIII siècle.

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>