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MUSECLIO

Articles récents

Lien sonore pour réviser le Bac d'histoire-géographie

13 Mai 2010 Publié dans #Baccalauréat

Voici un lien sonore pour réviser l'histoire-géographie, ausi bien pour les relations internationales de nos jours en histoire, que pour la géographie (mondialisation, des mondes en quête de développement, Brésil...) :

 

FRANCE CULTURE : ENJEUX INTERNATIONAUX

 

http://www.franceculture.com/emission-les-enjeux-internationaux-br%C3%A9sil-2010-05-13.html

 

Ensuite, vous pouvez rester sur France-Culture dans la rubrique Enjeux internationaux et consulter les archives. Dans ces archives vous trouverez de nombreux liens sonores permettant d'explorer l'actualité mondiale et de comprendre notre présent.

 

http://www.franceculture.com/

 

Un autre lien pour la connaissance du passé :

 

FRANCE INTER : 2000 ANS D'HISTOIRE

 

Toutes les périodes sont étudiées, cela concerne donc aussi bien les élèves de 2e que de 1ère, et bien sur de Terminale.

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/archives.php

 

Bonnes révisions et bonnes découvertes de notre monde...

 

 

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Venue de M. Coipel

9 Mai 2010 Publié dans #Activités et conférenciers

La venue de M. Coipel est reportée du fait d'une impossibilité pour lui de venir le 10 mai comme prévue. En conséquence, du fait du calendrier (venue de M. Saurel le 17, le 24 ets jour férié) il ne devrait venir que le 31 mai.

 

Pour rappel :

 

Objet : Intervention en classe de 1ère L2 de M. Coipel, dessinateur pour Marvel Comics et Dreamworks.

 

De : M. Martineau, professeur principal des 1ère L2, professeur d’histoire-géographie-ECJS.

 

 

 

M. Olivier Coipel accepte de venir réaliser une intervention en classe de 1ère L2 le lundi 10 mai en salle 406 de 13h00 à 15h00.

 

En effet, la classe de 1ère L2 comporte plusieurs élèves intéressés par le métier de dessinateur, mais aussi de façon plus générale par les arts et la communication. Dans cette perspective d’orientation et dans le cadre du chapitre d’histoire : Arts, culture et société au XIX et XX siècle du programme de 1ère L, la venue de M. Coipel représente un bénéfice pour les élèves.

 

 

L’intervention se déroulerait de la façon suivante :

 

1) Découverte de la mini exposition réalisée par les élèves.

2) Intervention de M. Coipel sur :

            a) le métier de dessinateur : quelles études, quel parcours ?

            b) les réalisations : les aventures de la réalisation de BD, de films d’animations.

3) Questions/réponses des élèves.

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Atlas historique de la Méditerranée

1 Avril 2010 Publié dans #Culture et réflexions

Voici un autre lien pour l'histoire :

 

Un Atlas historique de la Méditerranée en ligne

 

http://explorethemed.com/DefaultFr.asp

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Fond de carte en géographie

1 Avril 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie 1ère

FOND DE CARTE EN GEOGRAPHIE, CARTES HISTORIQUES ET THEMATIQUES

 

Pour les élèves de Terminale et de 1ère désireux de faire des cartes par eux-mêmes et recherchant des fonds de cartes, voici quelques sites où il est possible de les trouver :

 

http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/carto/index.htm

 

 

Sur ce site se trouve également des cartes historiques :

 

  http://www.hist-geo.com/

 

 

Cet autre site propose des cartes thématiques :

 

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/

 

 

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Intervention de Mme Collot et de M. Girost

21 Mars 2010 Publié dans #Activités et conférenciers

Mme Collot et M. Girost, deux résistants romillons, ont aimablement donné leur témoignage le vendredi 12 mars 2010 au lycée Frédéric et Irène Joliot Curie, devant les élèves du club histoire et les classes de 1ère L2 et 1ère S1.

En conclusion de leur intervention sur le thème de "L'appel du général De Gaulle du 18 juin 1940 et son impact jusqu'en 1945" voici un texte de Mme Collot :


               "Les résistants se sont battus pour libérer le territoire national de la pire oppression jamais connue, et pour reconquérir la pleine indépendance de leur pays. Ils se sont battus pour rétablir la République, restaurer la démocratie et ses valeurs (hommes et femmes tous ensembles).

               La France a retrouvé son rang de grande nation. La Résistance française a sauvé l'identité nationale. Les Alliés : Anglais, Américains, Soviétiques ont réussi à terrasser la bête hitlérienne, mais le rôle de la Résistance intérieure et extérieur a été capitaL.

                Et puis, le général De Gaulle a compris qu'il nous fallait être "le 4e Grand" sur la scène internationale, et c'est le Maréchal de Lattre de Tassigny qui a été présent à la signature de l'acte de capitulation nazie le 8 mai 1945.
 
                 Ce sont des hommes, des patriotes comme le général De Gaulle, comme Jean Moulin, et par la suite, l'ensemble des Résistants qui ont montré "qu'en désobéissant", ils étaient conscients de leur légitimité en devenant des "hors-la-loi", car la vraie légitimité est liée à la liberté des citoyens. Elle fut celle de la Résistance dans son ensemble, celle à laquelle "l'appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle" avait donné la première impulsion, et dont les missions principales étaient : "libérer le territoire" - "restaurer la République" - "organiser des élections libres et démocratiques" - "entreprendre la modernisation économique et sociale", tel que l'a prévu le programme du Conseil National de la Résistance adopté le 15/09/1944
."

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Pour le TPE de Jeanne et des Kevin

17 Mars 2010 Publié dans #Travaux Personnels Encadrés

Voici un lien tardif mais qui pourrait vous être utile pour l'oral du TPE. Il permet de retrouver Nantes et Jules Verne.

Voyage en Eléphant - Les Machines de l'Ile

 

www.lesmachines-nantes.fr/elephant.html -

 

 

 

 

 

Ville de Nantes : Lancement du Saint-Michel II

lancement du Saint-Michel II, la réplique du bateau de Jules Verne ... C'est lors d'un retour à Nantes que Jules Verne croise le futur Saint-Michel III et ...
www.nantes.fr/lancement-du-saint-michel-ii -

 

En 1874, Jules Verne est admis au Yacht Club de France comme écrivain et marin. Il est alors propriétaire d'une simple chaloupe pontée - baptisée le Saint-Michel I - sur laquelle il a écrit Vingt mille lieues sous les mers.

 

Son entrée au Yacht Club de France le pousse à chercher un bateau plus grand, digne de sa nomination. C'est sur les conseils de son ami Paul Bos que Jules Verne s'intéresse aux cotres. Il commande le Saint-Michel II aux chantiers Lemarchand du Havre à la fin 1875 en imposant que le bateau soit terminé pour avril 1876.

Dès son lancement à Boulogne en mai 1876, Jules Verne sillonne la Manche et les côtes de l'Angleterre.

Jules Verne est enchanté, le Saint-Michel II est rapide et confortable. Pendant 18 mois, il effectue plusieurs navigations hauturières. C'est lors d'un retour à Nantes que Jules Verne croise le futur Saint-Michel III et décide d'acheter ce steam-yacht en métal de 35 mètres de longueur avec lequel il fait ses grandes navigations en Manche, Atlantique et Méditerranée.

Quant-à lui, le Saint-Michel II retrouve sa vocation de bateau de travail. Il est alors rebaptisé en Loire I et navigue pour le compte du pilotage à Saint-Nazaire. En 1892, il est retiré du service et est acheté par un yachtman malouin. Puis, en 1901, il est vendu au bagne de Belle-Île où il sert de navette entre le continent et la colonie pénitentiaire. Il est détruit en 1911.

Depuis 2005, l'association La Cale 2 l'île a entrepris la construction à l'identique du Saint-Michel II.
C'est sa coque en forme qui a été mise à l'eau samedi 27 juin 2009.




Je vous souhaite le plus grand succès.

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Cours 1ère : La France des années 1930

1 Mars 2010 Publié dans #Cours 1ère

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

Introduction :

            La société française connaît dans les années 1930 une série de crise : économique, sociale, politique et culturelle. 

            Quelles crises affectent la France et quelles sont les tentatives pour résoudre celles-ci ?

 

I. Quelles crises affectent la France ?

 

            A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

 

Pages 114-115  T.P La crise de 1929 en France

Tableau 2 page 114 : Evolution des revenus entre 1930 et 1935

Question 3 page 115 : Quels sont les groupes sociaux particulièrement affectés par cette crise ?

Les agriculteurs (pouvoir d’achat diminué de presque la moitié : 46%) et le groupe des industriels et commerçants (pouvoir d’achat : - 18%).

 

Texte 3 page 114: Le malaise du monde rural 

Question 4 page 115 : Comment se traduit la crise économique dans le secteur agricole ?

Le secteur agricole est fortement affecté par la crise. La chute des prix (blé, vin) est forte et la mévente importante (l.1, 3). La baisse de niveau de vie est importante. L’absence de rentrée d’argent n’empêche pas les dépenses : location des terres, impôts, mais aussi les frais pour entretenir la ferme et faire les récoltes : matériel, maréchal-ferrant…

Les produits indispensables ne peuvent plus être achetés, le recours à l’emprunt avec le problème des dettes est parfois évité par un retour à l’autoconsommation et à la production vivrière.

 

Photographie 4 page 115 : Marche des chômeurs, à Saint-Denis, en 1933

5. Quelles sont les conséquences sociales de la crise de 1929 en milieu rural comme en milieu urbain ?

La crise de 1929 entraîne une généralisation de la misère dans les campagnes, l’argent manque même pour les produits de première nécessité comme le pain. La situation est comparable dans le monde urbain où le chômage conduit à ne plus pouvoir acheter les aliments. Des marches de la faim se produisent alors. Elles regroupent un grand nombre de personnes et sensibilise l’opinion car ces marches sont longues (depuis Calais au Nord industriel de la France jusqu’à Paris).

 

_ En 1929 la crise économique américaine éclate. Les répercussions ne touchent la France que vers 1931. Cependant à cette époque elle provoque des faillites bancaires, une forte hausse du chômage... Celui-ci passe de 1700 chômeurs secourus en 1930 à 500 000 chômeurs complets en 1935. Le nombre d’emplois a diminué de 1 800 000. (De 1930 à 1935 la production d’acier diminue de 40%.)

_ La crise est également sociale. Les catégories les plus affectées par la crise sont les paysans (diminution de presque 50% du pouvoir d’achat entre 1930 et 1935), les commerçants et les ouvriers au chômage. L’importante baisse du niveau de vie provoque le manque de produits de base (alimentation…) dans ces catégories. De spectaculaires marches de la faim débutent pour protester contre les effets de la crise économique. Les soupes populaires se multiplient.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 

 

             B) Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

 

Texte 5 page 115 : La politique de déflation (1935)

Questions 6, 7 et 8 page 211

6. En quoi consiste la politique de déflation préconisée par Laval ?

La politique de déflation consiste à réduire le déficit budgétaire de l’Etat en réalisant des économies par la diminution des salaires et traitements versés aux fonctionnaires, jusqu’à 10%.

 

7. Pourquoi les partis de gauche qualifient-ils ces lois de « décrets de misère » ?

Les partis de gauche qualifient ces lois de « décrets de misère » car ils plongent dans les difficultés financières les fonctionnaires de l’Etat.

 

_Les gouvernements luttent sans succès contre la crise économique. Le gouvernement de Pierre Laval en 1935 décide de la déflation, c’est-à-dire de réduire les dépenses publiques (traitement des fonctionnaires…) pour équilibrer le budget, mais aussi de baisser les salaires pour diminuer le coût du travail. 

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

 

8. Relevez les expressions qui traduisent l’impuissance des gouvernements face à la crise.

Les « hommes politiques éminents qui se récusaient » (l.4 – 5), « peut-être est-ce par indigence (faiblesse) de pensée, mais nous n’avons pas trouvé mieux. » (l. 30 à 32).

 

_ Les radicaux et des socialistes remportent une victoire électorale en 1932. Mais ils mènent une mauvaise politique économique qui conduit le budget de l'Etat à être déficitaire.

_ La politique de lutte contre la crise des nombreux gouvernements qui se succèdent est inefficace. L’impuissance des hommes politiques à résoudre les difficultés économiques provoque, dans l’opinion des classes frappées par la crise, une remise en cause des valeurs républicaines et de l’efficacité de la démocratie.

 

OU

 

Travail des élèves en groupes : 15 à 20 minutes

 

Les élèves se mettent en groupe de 4, et répondent sur 3 rangées à deux questions à partir des documents du livre :

Elaborez une dizaine de lignes sur le sujet suivant à partir des documents du livre :

* pages 114-115 :

_ Quels sont les effets de la crise économique sur l’activité économique et le niveau de vie de la population ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

* pages 116-117

_ Quelles sont les causes de la crise politique ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

 

 

Réponse : cours encadrés précédents

B. Comment se manifeste la crise politique ?

Problématique : La démocratie est-elle en danger ?

 

                        1) En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

 

Texte 1 page 116 : L’affaire Stavisky

Questions 1 et 2 page 117

1. Qui est Sacha Stavisky ?

* L’escroc Alexandre (dit Sacha) Stavisky est accusé d’avoir détourné environ 200 millions de francs (environ 300 000 euros) par l’intermédiaire du Crédit Municipal de Bayonne.

* L’homme s’est échappé et est recherché par la police.

 

2. Pourquoi cette affaire a-t-elle pris une dimension politique ?

L’affaire Stavisky a pris une dimension politique car une double accusation est portée contre les hommes politiques :

* L’escroc aurait fondé le Crédit Municipal de Bayonne avec le soutien des hommes politiques (« fondé avec la bénédiction de M. Garat, député maire, et d’autres personnalités politiques… » l. 3-4).

* L’accusation porte aussi sur les facilités accordés à l’évasion de M. Stavisky, « familier des ministres et le conseiller du gouvernement ». (l. 10-11).

 

Récit : Alexandre Stavisky est retrouvé mort avant son arrestation. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

_ Les scandales financiers touchent des hommes politiques importants, provoquant une hausse de l'antiparlementarisme. Le scandale le plus célèbre est celui de l’Affaire Stavisky. Au début de l’année 1934 l’escroc Alexandre Stavisky est accusé d’avoir émise de faux bons du trésor avec la complicité d’hommes politiques haut placés. En contrepartie, Stavisky aurait financé les radicaux au pouvoir. La police est sur le point d’arrêter Stavisky mais elle découvre un cadavre. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

 

 

 

                        2) Quels groupes remettent en cause la République ?

 

Fiche : La Ligue des Croix de Feu

Ou

 

Texte 2 page 116: Les Ligues

Question 3, 4 et 5 page 117

3. Quelles critiques les ligues adressent-elles au régime républicain ?

Les ligues accusent le régime républicain :

* de trahir les Français en préparant une dictature « nos maîtres » (l. 6), « la dictature qui t’attend » (l.7).

* D’être le régime qui permet le pouvoir des hommes politiques corrompus « « Ton parlement est pourri, tes politiciens compromis » (l. 9-10).  

* Les accusations sont aussi de ruiner la France : « Paysan, la ruine te menace » (l. 16).

* Le régime est aussi accusé de favoriser l’insécurité (l. 13-15) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

4. Qui rendent-elles responsables de la crise ?

Les ligues rendent responsables de la crise les parlementaires corrompus et les étrangers qui accaparent les métiers des Français (l. 18-19).

 

5. En quoi ce texte est-il antisémite ?

* Le texte est antisémite en citant les noms des Juifs (l. 1à 5) comme ceux de personnes « maîtres » (l. 6) à qui sont livrés les Français. Ces derniers sont assimilés à un « troupeau de foire » (l. 2) que l’on expose avant l’abattage.

* Les personnes juives citées sont celles des grands hommes politiques comme Léon Blum, dirigeant socialiste du parti SFIO. 

 

_ Les scandales financiers touchent quelques hommes politiques importants. Cela provoque une hausse de l'antiparlementarisme, qui s'exprime dans les ligues d'extrême-droite, dont les Croix de Feu du colonel de la Rocque, l'Action Française de Charles Maurras.

_ Les ligues accusent le régime parlementaire de ruiner la France et de favoriser guerres civiles et guerres étrangères, d’être le gouvernement des hommes politiques corrompus, de laisser les étrangers et les juifs dominer la France. En effet de nombreuses ligues d’extrême droite sont antisémites

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

 

 

Réponses aux questions de la fiche :

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

Usé, déconsidéré par son incapacité

2 – Quel est le contexte économique ?

La crise (économique, sociale, politique)

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

Les Anciens Combattants.

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

Pour éviter une révolution sanglante.

 

 

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

 

 

 

 

                        3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

 

Photographie 3 page 116 : L’émeute du 6 février 1934, place de la Concorde

Comment agissent les manifestants ? Contre qui ? Comment ces gestes peuvent-ils être interprétés ?

_ Les manifestants défilent mais certains provoquent les forces de l’ordre et lancent des projectiles contre la police.

_ Ces gestes peuvent être interprétés comme un recours de la violence contre la légalité de l’ordre républicain.

 

4 page 117 : Affiche d’anciens combattants (1934)

Comment les manifestants (ligueurs et anciens combattants) présentent-ils la répression de leur manifestation ? 

Les Ligues qui ont subis la répression policière de leur manifestation considèrent que les hommes politiques ont fait tirer sur des Anciens combattants (hommes âges, mutilés, patriotes). Les hommes politiques sont assimilés à des assassins.

 

_ Le 6 février 1934 les ligues manifestent devant la Chambre des députés en criant : « A bas les voleurs » en mémoire du scandale Stavisky. La nuit d’émeute où le gouvernement craint que les émeutiers ne désirent prendre le pouvoir par la force aboutit à 14 morts du côté des manifestants, un garde mobile tué, et 1 435 blessés de part et d’autre.

 

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

 

1er texte du texte 5 page 117 : la valse des ministères

Question 5 page 117 : Quelle est la conséquence politique immédiate de la crise du 6 février 1934 ?

L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. C’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

_ La manifestation du 6 février 1934 aboutit à une nouvelle crise dans l’exercice du pouvoir : L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. L’instabilité gouvernementale est ancienne : quinze crises ministérielles (gouvernements renversés par un vote des députés) se sont déroulés entre 1932 et 1938. Mais c’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

Couverture d’affiche 6 page 117 : L’unité à gauche avec le Rassemblement populaire

Questions 9 page 117. Quelle est la raison qui pousse les partis de gauche à s’unir ?

Les partis de gauche s’unissent car ils ont pour ambition de défendre la démocratie contre les ligues accusées de vouloir renverser la République.

 

_ Le 6 février 1934 est considéré par les forces de gauche comme une tentative de prise de pouvoir par les ligues, comme une menace fasciste.

_ Les forces de gauche réagissent par une grève générale le 12 février 1934 dans le but de défendre la République. Le 14 juillet 1935 les partis et associations du centre et de gauche décident de s’unir. Le Front populaire est créé.   

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

 

            A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

 

Caricature 6 page 119 : la peur du communisme

Question 10 page 119 : Quelle message politique cette caricature tente-t-elle de faire passer ?

La caricature appelle l’attention des électeurs sur le danger d’un débordement des groupes politiques traditionnels par les révolutionnaires communistes. La peur du communisme est basée sur les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique.

La caricature montre ainsi l’union des forces de gauche et la peur de nombreux électeurs du communisme.

 

_ Le Front populaire est une alliance électorale regroupant plusieurs partis politiques : le parti radical au centre, les socialistes de la SFIO, les communistes du PCF. La réunification des syndicats CGT et CGTU montre la volonté d’union de la gauche, surmontant la division traditionnelle entre communistes et socialistes datant du Congrès de Tours (1920).

_ La peur du communisme s’explique par les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique. Aussi le socialiste SFIO Léon Blum (1872-1950) forme un gouvernement avec l’appui du PCF mais sans la participation de ceux-ci au gouvernement (absence de ministres communistes).

SFIO (p. 110) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 110) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 110) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 110) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

 

Texte 2 page 118 : le programme du Front populaire

Question 3 page 119 : Quel programme le gouvernement Blum  entend-il appliquer ? En quoi consiste-t-il ?

_ Le programme du gouvernement Blum est le programme du Front populaire décidé avant les élections par toutes les forces de gauche constituant la coalition. Ce programme  est celui sur lequel il a été élu lors des élections législatives de mai-juin 1936.

_ Le programme consiste en des réformes sociales audacieuses : semaine de quarante heures, contrats collectifs et non individuels, congés payés, grands travaux pour relancer l’économie.

 

_ Les candidats du Front populaire remportent les élections législatives le 3 mai 1936 (376 sièges contre 222 à leurs adversaires). La SFIO obtient le plus grand nombre de députés, aussi son chef Léon Blum devient-il président du Conseil. Pour la première fois des femmes participent au gouvernement, dont Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie) à la recherche scientifique.

_ Le programme du Front populaire tient en trois mots : pain, paix et liberté. Des réformes sociales sont annoncées, facilitées par la vague de grèves de l’été 1936.

_ Léon Blum veut installer une politique de « reflation » inspiré du New Deal américain. Dans ce but le déficit du budget doit financer une politique de relance par l’augmentation des bas salaires et la diminution du temps de travail (semaine de 40 heures) sans baisse de salaires. Les grands travaux doivent permettre de lutter contre le chômage. La croissance doit augmenter les rentrées fiscales et permettre le retour à l’équilibre du budget.

 

            B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                        1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

 

Photographie 1 page 120 : Une usine en grève

Texte 2 page 120 : Des grèves joyeuses

Questions 1 et 2 page 121 

1. Comment le mouvement de grève de juin 1936 se déroule-t-il ? Pourquoi est-il interdit ?

_ Le mouvement de grève se déroule dans une atmosphère de fête et de joie, d’un sentiment de dignité retrouvée.

_ Le mouvement de grève est interdit car il ne s’agit pas seulement d’un arrêt de travail mais aussi de l’occupation des usines pour empêcher la reprise du travail.

 

2. Quelle est sa signification pour les ouvriers ?

Pour les ouvriers, la grève signifie aussi l’espoir et la dignité retrouvée, avec l’absence temporaire de la soumission et de la contrainte.

 

_ Un immense espoir naît chez les ouvriers : deux millions de grévistes cessent le travail et occupent les usines, dans une atmosphère de fête, pour soutenir le gouvernement face aux patrons.

 

                        2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

Texte 3 page 121 : Les accords Matignon (7 juin 1936)

Questions 3, 4 et 5 page 121

3. Qui sont les signataires de ces accords ?

Les signataires sont : « la délégation patronale » (l. 4) appelé aussi confédération générale de la production française (l. 1),  et les représentants des salariés c’est-à-dire le syndicat de la  C.G.T. (l. 2).

Récit : Les grèves et les occupations d’usines inquiètent le patronat. Il y voit une tentative d’expropriation et le début d’une révolution sociale. A la demande du patronat Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon les représentants du patronat et la C.G.T. . Ils signent les accords le 7 juin 1936.

 

4. En quoi est-ce une nouveauté ?

Pour la première fois l’Etat intervient directement pour arbitrer des conflits sociaux par la conclusion d’accords sociaux. De plus des conventions collectives sont élaborées.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

 

5. Quelles sont les principales mesures contenues dans cet accord ?

_ L’accord reconnaît le droit d’adhérer à un syndicat (Article 3) et la création de délégués ouvriers (Article 5) servant d’intermédiaires entre l’ouvrier et l’employeur, ainsi que contrôlant le droit du travail (Code du travail, salaires, sécurité…).

_ D’importantes hausses de salaires sont consenties par le patronat : hausse de 7 à 15% des salaires.

 

_ Les discussions syndicats-patronat organisées par le gouvernement aboutissent aux accords Matignon signés le 7 juin 1936 :

* conventions collectives.

* augmentation des salaires (7 à 15%).

* liberté d'action syndicale (droit d’adhérer à un syndicat…).

* création des comités d'entreprise (organisme formé par des représentants élus des salariés).

_ Le Parlement vote d'importantes lois sociales :

* deux semaines de congés payés par an : beaucoup de Français voient la mer pour la 1ère fois.

* semaine de 40 heures (et non 48).

* nationalisations des Chemins de Fer (S.N.C.F.), du secteur de l’armement et de l’aéronautique.

_ Pour lutter contre le danger de l’extrême droite les Ligues sont interdites.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

            C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

Quelles sont les causes des échecs du Front populaire ?

             

Affiche 3 page 124 : un bilan économique critiqué

Question 4 page 125 : D’après cette affiche, quelles raisons expliquent l’échec du Front populaire ?

L’affiche dessinée par Yo Mich figure Marianne contemplant les « calamités » apportés par le gouvernement Blum. L’échec du Front populaire s’explique selon l’affiche par un mauvais bilan économique. En effet la dévaluation du franc de 25 à 35% en septembre 1936  n’est pas efficace pour relancer le commerce français à l’étranger. Les quarante heures augmentent de façon considérable les coûts de production.

 

Découragé le patronat n’investit plus et place ses capitaux à l’étranger.

 

_ Le bilan économique du Front populaire est un échec. La dévaluation du franc de 25 à 35% en février 1936 est tardive et inefficace, les quarante heures augmentent fortement le coût du travail. Le patronat n’investit plus et place même ses capitaux à l’étranger. 

 

Texte 5 page 125 : Léon Blum annonce la « pause » dans les réformes

Question 7 page 125 : Comment Léon Blum justifie-t-il la « pause » dans les réformes ?

Léon Blum justifie la pause pour éviter d’accroître excessivement le déficit budgétaire

En fait il cherche à restaurer la confiance des industriels. En agissant ainsi il déclenche la colère populaire.

 

_ Alors que la situation budgétaire devient catastrophique (17 milliards de déficit en 1936), Blum est contraint de rejeter à plus tard certains projets sociaux (retraite des personnes âgées notamment). En février 1937 Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en espérant restaurer la confiance des industriels, mais il s’attire l’hostilité des classes populaires.   

 

Affiche page 112 : Un appel à l’aide pour la République espagnole par Juan Miro, en 1937

Quel est le but de cette affiche ? Pourquoi faire appel aux citoyens ?

_ Le but de l’affiche est de soutenir le gouvernement espagnol de Front populaire - élu après le Front populaire français – dans la guerre civile opposant Républicains espagnols et nationalistes du général Franco.

_ L’affiche fait appel aux citoyens car le gouvernement français a opté pour la neutralité dans la guerre civile, en suscitant alors l’opposition et la colère des communistes.

 

_ Le contexte international est très difficile : en Espagne le général Franco mène une guerre civile contre le Front populaire (Frente Popular) espagnol (« guerre d'Espagne », se terminant par la victoire de Franco en 1939). En France les partis de gauche se scindent alors entre pacifistes et antifascistes. Le gouvernement est divisé et attaqué par les communistes demandant « des avions et des canons pour l’Espagne ». 

_ Blum démissionne en juin 1937. Malgré sa courte durée, son oeuvre est durable.

 

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LA RECHERCHE D’UN REGIME POLITIQUE (1848 – 1879)

25 Février 2010 Publié dans #Cours 1ère

II. Quel est le fonctionnement du II Empire (1852-1870) ?

 

            A. Quelle est la constitution du Second Empire ?

 

Texte 1 page 126 : Louis Napoléon Bonaparte présente sa constitution (1852)

 

Question 1 page 127 : Selon Louis-Napoléon Bonaparte, quels sont les rôles respectifs du peuple, du chef de l’Etat et des chambres ?

_ Le peuple, consulté par le chef de l’Etat, peut lui accorder ou lui retirer sa confiance par le plébiscite.

_ Le chef de l’Etat dispose du pouvoir exécutif, les ministres doivent lui être soumis. 

_ Les chambres n’ont pas de véritable pouvoir. Pour exercer une action elles doivent avoir l’appui du gouvernement (l. 15 pour le Sénat), être ratifié par le peuple…

 

Question 2 page 127 : Comment caractériser un tel régime ?

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Ou

 

T. P. page 135 : Commenter l’organigramme d’une Constitution

1. Présenter le document.

Le document est un organigramme présentant la Constitution de 1852 en séparant le pouvoir exécutif, administratif, législatif et en montrant les relations entre ces pouvoirs.

 

2. Qui détient la souveraineté ? Qui détient le pouvoir exécutif ? Qui détient le pouvoir législatif ?

_ La souveraineté est détenue en apparence par le peuple puisque tous les hommes de plus de 21 ans peuvent élire des conseillers (généraux, d’arrondissement, municipaux) et peuvent voter les plébiscites. Cependant, des pressions sont exercées sur les électeurs, et les maires sont nommés par l’exécutif et non pas élus. 

_ Le pouvoir exécutif est concentré dans les mains de l’empereur. Celui-ci nomme la plupart des dirigeants exécutif et administratif (ministres, préfets et sous-préfets, maires), mais aussi des membres exerçant un pouvoir législatif : conseillers d’Etat, sénateurs.

_ Le pouvoir législatif est divisé en trois chambres, dont deux sont nommées par l’empereur. La troisième : le Corps législatif, élue par le peuple, vote les lois sans les discuter. L’empereur dispose d’une forte influence sur le pouvoir législatif par ses nominations, et l’initiative des lois.  

 

3. Quelles sont les relations entre les différentes institutions ?

_ Les conseils élus par suffrage universel n’ont pas de relations entre eux. Ils sont divisés et isolés, soumis aux pressions de la part du régime.

_ Le pouvoir exécutif est soumis à l’empereur par le jeu de la hiérarchie et de la nomination des  dirigeants et représentants.

 

4. Caractériser ce régime ? 

Le régime est une dictature qui s’appuie sur le peuple. On le qualifie de césarisme

 

Césarisme (p. 120) : Dictature qui s’appuie ou prétend s’appuyer sur le peuple. En référence au régime créé à Rome par Jules César.

 

 

 

Qui possède l’essentiel des pouvoirs dans ce système politique ?

 

_  Pour Napoléon III la politique doit s’incarner dans un chef qui peut faire directement appel au peuple : c’est le césarisme.

_ L’Empereur possède l’essentiel des pouvoirs. La Constitution concentre l’essentiel du pouvoir entre les mains de l’Empereur. Il a l’initiative des lois, l’autorité en matière de guerre et de paix. Les fonctionnaires lui doivent serment de fidélité et les ministres ne sont responsables que devant lui. Le pouvoir législatif est partagé entre trois assemblées : le Corps législatif élu au suffrage universel masculin, le Conseil d’Etat et le Sénat, composés de membres nommés par lui. Le Parlement est maintenu mais son rôle se borne à approuver les lois rédigées par le Conseil d’Etat dont les membres dépendent directement de l’Empereur.

 

 

 

En quoi le régime politique est-il autoritaire ?

 

_ Le régime politique mis en place par l’Empereur est un régime autoritaire qui interdit les partis : pour Bonaparte, les partis sont source de discordes :

* Il existe une guerre civile larvée entre légitimistes (favorables à la restauration des Bourbons), les orléanistes (favorables à Louis-Philippe), les Républicains modérés (la bourgeoisie favorable à la démocratisation politique mais peu à la démocratisation sociale), les socialistes (réformistes ou révolutionnaires).

* L’interdiction du multipartisme répond à la volonté d’apaisement des Français qui préfèrent alors aliéner une partie de leur liberté (la pluralité des idées et donc la liberté d’opinion et d’expression) en échange de la paix civile.

 

 

 

 

En quoi le régime politique est-il populiste (s’appuyant sur l’approbation populaire)?

 

_ Un régime populiste : Napoléon III restaure le suffrage universel. Il entend s’appuyer sur l’approbation populaire pour régner. Il organise régulièrement des plébiscites pour approuver sa personne. Une propagande efficace et la pression des préfets dans les départements, ainsi que l’interdiction pour l’opposition de faire campagne oriente naturellement l’opinion dans un sens qui lui est favorable. Il y a plus populisme (appui démagogique sur le peuple) que démocratie (réel pouvoir des citoyens).

_ D’ailleurs Napoléon III jouit d’une réelle popularité. Elle s’appuie sur son souci de modernisation du pays et son soutien aux milieux d’affaires. Il montre aussi une certaine volonté d’améliorer les conditions de vie des masses laborieuses par une politique sociale visant à améliorer les sociétés de secours mutuel et la subvention de logement ouvrier.

 

 

 

 

            B. Quelles sont les contestations face au Second Empire ?

 

Texte 6 page 127 : Thiers réclame les libertés nécessaires

Question 8 page 127 : Qui est l’auteur de ce discours ?

L’auteur de ce discours est l’homme politique Adolphe Thiers, chef du parti de l’ordre qui a d’abord soutenu Louis-Napoléon Bonaparte.

 

Question 9 page 127 : A qui s’adresse-t-il ?

Le discours s’adresse au Corps législatif, c’est-à-dire à l’Assemblée élue par les citoyens.

 

Question 10 page 127 : Quelles sont les cinq conditions qui constituent selon lui les libertés nécessaires ?

Sécurité du citoyen (l. 3), liberté d’expression (« liberté d’échange dans les idées » l. 5-6), liberté des élections (l. 8), « contrôle du pouvoir » ( ) ou « liberté de représentation nationale » (l. 13-14), élections libres pour former une assemblée inspirant le gouvernement (« l’opinion publique, bien constatée à la majorité, devienne la directrice des actes du gouvernement »).

 

Question 11 page 127 : Quels enseignements peut-on tirer de ce texte sur la vie politique en 1864 ?

* La contestation du pouvoir autoritaire de l’Empire s’accroît, même du côté des conservateurs du parti de l’ordre et de ceux qui ont soutenu l’accession de Louis Napoléon Bonaparte. 

* Les critiques sont de plusieurs ordres : elles portent sur les liberté fondamentales comme la liberté d’expression, sur la libertés démocratiques (peut-être rappel du Bill of Rights qui garantit contre les arrestations arbitraires ?) et le droit à la sécurité, et une demande de participation politique  prenant en compte l’avis des citoyens. 

 

_ Le régime impérial est contesté, même par les conservateurs. Napoléon perd deux appuis importants. D’un côté les catholiques qui lui reprochent son soutien à l’unité italienne (qui se réalise contre le Pape). De l’autre, le milieux des affaires lui reproche son choix d’ouvrir le pays au Libre-échange ce qui expose les industriels à la concurrence britannique.

_ Les opposants se regroupent dans l’ « Union libérale » et font élire 32 députés aux élections de 1863.

 

Comment peut réagir le régime ?

 

_ En janvier 1864 le député Thiers réclame les « libertés nécessaires » : liberté individuelle, liberté de presse et des élections, contrôle du pouvoir exécutif par les députés.

_ Pour conserver un soutien le régime évolue dans un sens libéral à partir de 1860. Il cherche alors de nouveaux soutiens chez les notables libéraux, les classes populaires et la petite bourgeoisie démocrate.

_ Il multiplie dans ce but les concessions aux idées libérales et démocratiques :

* L’empereur accorde le droit de grève en 1864. En 1868 le régime de la presse est assoupli et la liberté de réunion est accordée.

* Au niveau politique : en 1867 les députés gagnent le droit d’interpeller les ministres qui sont responsables devant eux. En 1869 : le corps législatif reçoit le droit d’élire son président et partage avec l’empereur l’initiative des lois.   

 

  (    Sur quels souvenirs s’appuient le régime ? Quels sont les risques ?

 

_ L’adhésion populaire au régime repose également sur les succès militaires de Napoléon III : par tradition avec le 1er Empire, Napoléon III développe une politique extérieure de grandeur (Guerre de Crimée contre les Russes, guerre contre l’Autriche). Mais Napoléon III commet l’erreur de déclarer la guerre à la Prusse en 1870. La France est battue à Sedan en septembre 1870. L’Empereur est fait prisonnier et les députés, à Paris, proclament la fin de l’Empire et le retour à la République.    )



III. En quoi l’époque de la Commune est-elle une la révolution pour la démocratie sociale ?

 

Introduction : La défaite débouche sur une révolte du peuple de Paris. Cette insurrection populaire, dans la tradition des émeutes parisiennes de l’Ancien Régime, est idéalisée dans la mémoire ouvrière comme le point de départ du rêve d’une démocratie sociale.

 

            A. Quelles sont les origines de la Commune ?

 

(     Gravure page 121 : La capitulation à Sedan.   )

 

Texte 2 page 128 : Aux origines de la Commune

Question 4 page 129 : Quelles sont les causes de la Commune selon Jules Ferry ?

Jules Ferry indique plusieurs causes à l’éclatement des troubles parisiens et à la proclamation de la Commune de Paris :

* « l’état moral de la population parisienne » (l. 2-3) : la guerre et la défaite militaire, le siège de Paris provoque  dans la population des ouvriers, artisans, gardes nationaux et soldats l’envie de se battre contre les Allemands.

* Jules Ferry évoque aussi à deux reprises dans son second paragraphe « la trahison » (l. 24, l. 26) : cette trahison imaginée est celle des royalistes livrant la France aux ennemis de façon à rétablir la monarchie.

L’entrée des Allemands à Paris est considérée comme la preuve de cette trahison, car les dirigeants qui ont accepté cette condition allemande sont des monarchistes et des républicains modérés regroupés autour d’Adolphe Thiers.

 

_ Deux raisons expliquent la Révolte de la Commune :

* La débâcle face à la Prusse : La guerre contre la Prusse est déclarée par Napoléon III le 19 juillet 1870. Les armées prussiennes mieux équipées l’emportent. Le 2 septembre 1870 la défaite de Sedan oblige l’empereur à capituler.

* La défaite militaire favorise le retour au pouvoir du camp royaliste et des conservateurs autour d’Adolphe Thiers. Le gouvernement se replie à Bordeaux. Les 8 février les élections donnent la majorité aux monarchistes et à leur programme de la paix à tout prix. L’armistice du 28 juillet 1871 prévoit le paiement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de francs, et surtout l’abandon de l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne. La prise de Paris par les Allemands le 1er mars après quatre mois de siège.    

_ La Commune est une double révolte à la fois contre la résignation à la défaite et contre les monarchistes.

_ Le peuple de Paris se dote de sa propre armée, la Garde Nationale pour continuer la lutte contre l’ennemi et les traîtres. L’épreuve de force commence entre le gouvernement installé à Versailles et une partie de la population parisienne (principalement les quartiers de l’est de Paris).

 

Garde nationale (p. 331) : En France, milice bourgeoise organisée à l’échelle du pays. Née en juillet 1789 pour garantir l’ordre à Paris, elle est plusieurs fois dissoute et reformée jusqu’en 1871.

 

 

 

 

                        B. Qui sont et quels sont les idéaux des communards ?

 

Textes 4 page 129 : Deux types de communards

Question 10 page 129 : Quel est le portrait social des communards ?

Les individus membres de la Commune (les Communards) sont comme l’ébéniste Brousse des artisans et petits patrons « J’occupais 1 à 3 ouvriers » (l. 2). D’autre part, les femmes occupant l’église de la Trinité sont du milieu ouvrier : « « la plaie sociale, qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons, qui exploitent l’ouvrier » (l. l.1 à 3).

 

_ Les communards ont pour meneurs des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui*, des disciples de Proudhon. Les insurgés sont en majorité des ouvriers et des artisans, parfois au chômage et vivant de la solde de la Garde nationale. Les femmes participent activement à l’insurrection

 

Communards (p. 330) : nom donné aux acteurs et aux partisans de la Commune de Paris en 1871.

* Auguste Blanqui : républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l'Enfermé » parce qu'il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l'empereur.

 

Question 11 page 129 : Quelles idées défendent-ils ?

Les textes nous présentent des idéaux différents bien que tous les deux issus de la gauche

* Le texte de l’ébéniste Brousse nous montre un réformateur : « je voudrais en un mot toutes les réformes » (l. 10-11). Il est probablement socialiste et souhaite l’établissement de la République (l. 5-6) : « je veux la souveraineté du Peuple la plus étendue, toutes les libertés sans autre limite que la liberté d’autrui. » Il désire aussi des réformes sociales fiscale « impôt unique » (l. 8) et sociales (l.  9- 10) comme l’école gratuite, obligatoire et laïque.

* Les femmes occupant l’église de la Trinité s’en prennent avec violence à la hiérarchie sociale : « lorsque nous n’aurons plus ni patrons, ni riches, ni prêtres » (l. 10- 11). Elles sont des anarchistes disciples de Proudhon.

 

_ Le 26 mars un Conseil de la Commune est élu par les insurgés parisiens. La Commune a pour but de créer un nouveau régime politique (autogestion, démocratie directe) et de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale. Il adopte le drapeau rouge, instaure le droit de vote des femmes, l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat et établit un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc.

 

  

 

 

 

Le manifeste de la Commune

Élu le 26 mars 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme.

« Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, la Commune de Paris a le devoir de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.

[Paris demande]

- la reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple.

- l'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l'intégralité de ses droits.

Les droits inhérents à la Commune sont : le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l'impôt ; l'organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l'enseignement ; l'administration des biens appartenant à la Commune.

Le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres. La garantie absolue de la liberté individuelle, de la 1iberté de conscience et de la liberté de travail

- L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées.

- L'unité, telle qu'elle nous a été imposée jusqu'à ce jour par l'Empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire et onéreuse. L'unité politique telle que la veut Paris. c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales.

La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871.

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ?

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ?

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ?

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ?

 

 

 

Correction :

 

1 – Quel régime les Communards souhaitent mettre en place ? République

2 – Quels doivent être les rapports entre l’Etat et la Commune ? Autonomie de la Commune par rapport à l’Etat

3 – A quel type de définition peut se rapprocher l’article « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales » ? Autogestion = démocratie sociale.

4 – Sur quoi doit reposer l’unité nationale ? Sur la libre-adhésion

 

 

La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une réelle démocratie sociale.

Le gvt de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante " (21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.

 

 

Témoignage :

Nous fûmes bientôt plus de trois mille prisonniers. Tout le dimanche, les détonations retentirent à côté de nous. Le lundi matin, un peloton entra : « Cinquante hommes ! », dit le sergent. Nous crûmes qu'on allait nous fusiller.

Sur une étendue qui nous parut sans fin, nous vîmes des tas de cadavres. « Ramassez tous ces salauds », nous dit le sergent. Nous relevâmes ces corps gluants de sang et de boue. Les soldats plaisantaient affreusement : « Vois donc, quelles gueules ça fait ! », et ils écrasaient du talon quelque visage. Il nous sembla que plusieurs vivaient encore. Nous le dîmes aux soldats; mais ils répondirent: « Allons ! Allons ! va toujours ! » Sûrement, il y en a eu qui moururent en terre. Nous mîmes dans les fosses dix-neuf cent sept corps.

LISSAGARAY, Histoire de la Commune de Paris, 1876.

 

 

 

 

 

            C. Comment s’opère la guerre civile ?

 

Transparent : Carte des combats de Paris.

 

 

Photographie 5 page 129 : cadavres de communards exécutés

+ tableau du haut page 122 : L’arrestation de Louise Michel

+ tableau du bas page 122 : Le mur des fédérés

 

Comment sont traités les Communards ? Par qui ? Pourquoi ?

* Les communards subissent dans la semaine de combats de nombreuses pertes : 20 000 morts. Les témoins évoquent des exécutions sommaires, mais aussi des meurtres d’ouvriers communards et des viols. 30 000 personnes sont déportées dont la poétesse Louise- Michel. Jules Vallès doit s’enfuir en Belgique puis en Angleterre.

* Les communards sont réprimés avec dureté par les troupes françaises du gouvernement établi à Versailles, portant le nom de Versaillais.

* Le but des Versaillais est d’écraser un mouvement révolutionnaire de gauche.

 

_ Le gouvernement de Thiers avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la « Semaine Sanglante » (21-27 Mai 1871). La guerre civile se déroule entre communards parisiens et troupes du gouvernement appelés Versaillais.

_ On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 4 000 déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Parmi ces derniers se trouve la poétesse Louis Michel.

_ L’échec de la Commune permet d’écarter de la vie politique la gauche socialiste et de rassurer la province et les notables sur la capacité du gouvernement d’assurer l’ordre public..

 

Versaillais (p. 334) : nom donné au gouvernement et à l’Assemblée (qui siégeaient à Versailles) et aux troupes qui écrasèrent la Commune de Paris en 1871.

 

(           Texte 6 page 129 : Proclamation de Thiers aux Parisiens, le 8 mai 1871       )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

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Changement d'emploi du temps TL

24 Février 2010 Publié dans #Vie de classe

Je vous l'ai déjà communiqué mais je vous donne la confirmation après signature de l'autorisation par Monsieur Meunier notre proviseur adjoint.


En l'absence de mon collègue et pour que vous puissiez mieux réviser le bac blanc, le cours du vendredi 26 est reporté à deux mardi après le bac blanc de 17h00 à 18h00.
Isabelle Chaudorge obligatoirement et des élèves qui voudraient avoir des reprises de la méthodologie en petit groupe à partir de ce cours peuvent venir le vendredi de 8 heures à 9 heures en salle 406. Ceci ce vendredi et le vendredi du bac blanc.

En échange de ce déplacement d'horaire vous avez le devoir de très bien reussir votre bac blanc en histoire-géographie

A tous je vous souhaite bon succès.

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Homère

24 Février 2010 Publié dans #Culture et réflexions

Pour les élèves de Terminale L qui ont à étudier l'Iliade en littérature, voici un lien qui pourrait vous intéresser :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/index.php?id=88361

Attention, l'écoute est limitée dans le temps :

mercredi 17 février 2010

Homère

« Homère a œuvré sans ratures, nous donnant à voir l’entier pays des hommes et des dieux. »

René Char

C’est l’histoire d’une ville assiégée pendant dix ans pour les beaux yeux d’une reine, et l’aventure d’un homme qui fit un très long voyage avant de retrouver sa femme. Une histoire de guerre et d’amour dont tout le monde connaît les héros Ils s’appellent Achille, Ulysse, Patrocle, Hélène, Hector, Pâris, Agamemnon, Télémaque ou Pénélope. Les personnages de l’œuvre la plus ancienne de la littérature occidentale. Les aventures de l’Iliade et de l’Odyssée écrites par un poète aveugle dont on ne sait presque rien, mais qui, depuis 3000 ans a inspiré des générations d’écrivains, de philosophes, ou de quelques grands conquérants qui avaient rêvé du destin des héros d’Homère. Napoléon, Jules César ou le jeune Alexandre quand Aristote lui racontait les exploits d’Achille pendant la guerre de Troie.

 


invité

 

Alexandre Farnoux

historien et archéologue, spécialiste de la Grèce antique, professeur d’archéologie et d’histoire de l’art grec à l’université Paris Sorbonne-Paris IV

 


livres

 

Alexandre Farnoux

Homère, le prince des poètes

éditeur : Gallimard dans la collection Découvertes
parution : 2010

 


 

Pierre Brunel

Homère

éditeur : PUF, dans la collection Figures et Plumes

 


 

Maurice Sartre, Annie Sartre-Fauriat et Patrice Brun (dir.)

Dictionnaire du monde grec antique

éditeur : Larousse

 


revue

 

Historia

dossier spécial « Le monde d’Ulysse »

parution : janvier 2010
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