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Cours Terminale STG Histoire : Décolonisation et construction de nouveaux Etats (3)

16 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

III. En quoi consiste le défi du développement ?

 

            A. Quelles sont les difficultés des nouveaux Etats ?

 

(Partager la classe en 3 rangées opérant des tris et les justifiant : la première sur la rubrique démographique, la seconde sur l’économique, la dernière sur le social et le culturel).

 

Liste 1 page 70 : Les critères du sous-développement

Question 1 page 71 : Classer les critères du sous-développement en quatre rubriques : démographiques, économiques, sociaux, culturels.

_ Les critères du sous-développement dans le domaine démographique sont nombreux : malgré une forte  mortalité infantile (2) la croissance démographique est importante (13). Cela s’explique par la transition démographique : le passage d’une situation caractérisée par une forte natalité et une forte mortalité à un régime démographique moderne où la natalité et le mortalité sont faibles. La période intermédiaire est celle d’une forte baisse de la mortalité grâce à l’introduction des vaccins et de la médecine moderne qui luttent contre les maladies des masses (2), mais aussi du maintien d’une forte natalité. Pendant cette période intermédiaire la population augmente fortement.

_ Le Tiers-monde se caractérise par des difficultés d’ordre social et économique. Les structures économiques et sociales sont disloquées (12).

* Cela se constate dans l’existence de très violentes inégalités sociales (11) visibles dans les insuffisances alimentaires de la population (1), principalement des agriculteurs à basse productivité (4). Les citadins et les « classes moyennes » étant au contraire peu nombreuses (5).

* Dans le secteur économique le PNB/hab. (Produit national brut par habitant) est faible (8). Cela s’explique par une situation de subordination économique (10), mais aussi car les ressources sont négligées ou gaspillées (3) par exemple avec un très grand nombre de places de fonctionnaires attribuées aux « clients » du chef de l’Etat. Ces fonctionnaires étant eux-mêmes corrompus (hypertrophie et parasitisme du secteur tertiaire [7]). Le secteur industriel est récent et peu performant (6). Tous ces facteurs aboutissant à un fort chômage ou encore au sous-emploi et au travail des enfants. 

_ Toutes ces conditions sont encore aggravées par une forte proportion d’analphabètes (2) qui n’empêchent pas la prise de conscience de la situation par les populations (14).

 

_ Le Tiers-monde se caractérise par des difficultés d’ordres sociaux et économiques, mais aussi démographiques et culturels. Pour mesurer le sous-développement il a été créé un indice : l’IDH. Celui-ci mesure le niveau d’instruction, l’espérance de vie à la naissance et le Produit National Brut par habitant.

_ Les pays sous-développés sont caractérisés par la pauvreté de la majorité de la population, par leur forte croissance démographique, et l’importance de l’analphabétisme.

TIERS-MONDE (p. 271): l’expression fait référence au tiers état de l’Ancien régime. Comme lui, le Tiers-monde « n’est rien » dans l’ordre mondial et demande à y « devenir quelque chose ». A partir des années 1960, le Tiers-monde regroupe l’ensemble des pays pauvres, africaines, asiatiques et latino-américains.

IDH (p. 268) : indicateur du développement humain calculé par l’ONU. Il est compris entre 0 et 1. La moyenne mondiale est de l’ordre de 0,740.

Pays sous-développé (p. 71) : pays qui ne parviennent pas à satisfaire les besoins essentiels de sa population.

 

B. Quelles sont les causes de la fragilité économiques des nouveaux Etats ?

 

Graphiques 3 page 70 : Le tiers-monde et les exportations

Question 3 page 71 : Comment se traduit la dépendance des nouveaux Etats dans le commerce international ? Quel est le risque lié à la mono-exportation ?

_ Les nouveaux pays cherchent à parvenir à leur indépendance économique face aux anciennes métropoles. Pour cela il leur faut modifier les infrastructures et les circuits jusque là orientés en fonction des intérêts du colonisateur : chemins de fer et routes orientés vers les ports, priorité aux cultures commerciales et aux richesses du sous-sol…

* En effet, la dépendance économique des nouveaux Etats dans le commerce international se voit dans la part tenue dans l’exportation par un seul produit : en 1967 plus de 90% des exportations de la Mauritanie était constitué de minerais de fer, 70% des exportations de l’Algérie correspondait au seul pétrole. Les cultures commerciales sont aussi importantes : plus de 80% des exportations du Tchad en 1967 résident en coton.

_ Le risque lié à la mono-exportation est celui de voir le prix du produit exporté diminué et donc le revenu du pays baisser également. Or, les prix des produits sont fixés par les pays développés. Cette dégradation des termes de l’échange creuse les écarts de richesse entre pays en voie de développement et pays développés dont la valeur des produits manufacturés augmentent.

* Les compagnies originaires des pays développés présentes sur les pays en développement exploitent leurs richesses naturelles, avec parfois peu de retombées pour les populations locales. On parle parfois à ce sujet de néocolonialisme.

Termes de l’échange (p. 71) : rapport entre les prix moyens à l’exportation et les prix moyens à l’importation. Cet indicateur permet de mesurer le « pouvoir d’achat » e’un pays dans le commerce mondial.

Néocolonialisme (p. 71) : domination indirecte, de nature économique ou culturelle, d’un pays sous-développé par un pays développé.

 

Quels facteurs internes expliquent ce mauvais développement ?

RECIT :

_ Les nouveaux pays ont hérité d’une économie dépendante : ils exportent une ou deux matières premières mais n’ont pas été industrialisés. Par exemple l’économie de la Côte d’Ivoire repose sur le cacao. Or les cours de ce produit sont fixés par les gros acheteurs des pays industrialisés. Quand il baisse c’est la crise généralisée des années 1980.

_ Mais cette crise révèle une exploitation des richesses marquées par la corruption et le gaspillage. Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990, a financé lui-même les 250 millions d’euros nécessaires à la construction d’une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome dans son village de Yamoussoukro, devenue capitale.   

 

 

C. Quelles sont les différentes stratégies de développement et leurs résultats ?

 

Carte 3 page 59 : Le tiers monde à la fin des années 1970

Qu’est-ce qui caractérise les quatre « dragons » en 1970 ?

_ Le décollage économique et la croissance forte des quatre « dragons » (Corée du Sud, Taiwan, Hong-Kong et Singapour) s’expliquent par le choix de l’industrialisation des pays asiatiques dans les années 1950-1960. Les pays ont développés une industrie industrialisante, c’est-à-dire une industrie permettant de développer d’autres industries.

 

Texte 4 page 71 : La voie de développement ivoirienne

+ Texte 5 page 71 : La voie de développement tanzanienne

Question 4 page 71 : Comparer les deux voies de développement. En quoi ces deux pays africains divergent-ils ?

_ Plusieurs voies de développent sont adoptées par les pays décolonisés.

* Certains pays africains comme la Côte d’Ivoire ont adoptés une stratégie de développement extravertie. L’ouverture commerciale permet de vendre des denrées agricoles (cacao ivoirien) ou des ressources énergétiques (pétrole algérien) pour financer le développement du pays. Mais cela crée une forte dépendance vis-à-vis de la demande extérieure.

*  De 1950 à 1980 la majorité des Etats ont choisie une voie de développement socialiste autocentrée. La priorité est donnée au marché intérieur plutôt qu’aux relations commerciales avec l’extérieur. L’agriculture est collectivisée, les ressources nationalisées (comme le gaz et le pétrole en Algérie). C’est le Tanzanien Julius Nyerere, proche de Fidel Castro, qui a été le promoteur de cette voie socialiste en Afrique.

(La Tanzanie produit du riz, du café, du sisal : une plante tropicale dont la fibre permet de fabriquer des cordages).

Ce modèle s’accompagne d’efforts en faveur de l’enseignement et de tentatives pour une amélioration des conditions sanitaires. Mais le modèle s’effondre avec l’effondrement de l’URSS.

 

Texte 20 page 79 : La réorientation libérale.

Question 3 page 79 : Comment, pour sortir de la crise, l’Algérie réoriente son modèle ?

_ L’Algérie voulait financer son développement par les ressources en pétrole passées sous le contrôle de l’Etat. La priorité était donnée à l’industrialisation (raffinage, chimie, sidérurgie) au détriment de l’agriculture. Dans les années 1980 la diminution des revenus pétroliers, les résultats décevants de la politique d’industrialisation et les faiblesses du secteur agricole provoquent des difficultés économiques et sociales (fort chômage des jeunes, carences dans les secteurs éducatifs et sanitaires). En 1988 éclatent des émeutes de la faim.

_ A partir de 1994 l’Algérie abandonne son modèle de développement socialiste. Des réformes sont faites pour ouvrir le marché national et adopter l’économie de marché : les entreprises publiques sont privatisées, une demande d’adhésion est formulée auprès de l’OMC. Néanmoins, le rôle de l’Etat reste important en Algérie, en Inde, etc…

 

Quels projets de zone de libre-échange souhaitent créer l’Algérie ?

_ L’Algérie souhaiterait (l. 17 à 19) créer des zones de libre-échange avec l’Union européenne et les Etats-Unis. En effet, les projets de création de grands marchés régionaux se multiplient : Union européenne à 27 en Europe ; Union du Grand Maghreb et Unité africaine sur le continent africain ; ASEAN en Asie.

_ Le but de ces créations de zone de libre-échange est de favoriser l’économie et le développement des pays membres. Cependant, les réussites sont limitées.

Quel est le bilan de ces stratégies de développement ?

_ En 2007 le bilan du développement des Pays en Développement est contrasté :

* Positif en Asie, pour les pays émergents, les dragons, ou encore l’Inde. En Inde par exemple l’alimentation de la population a été possible grâce à la révolution verte, la modernisation de l’économie est importante. Par exemple le groupe sidérurgique Tata se lance après 1945 dans la construction d’automobiles et de camions, puis dans l’électronique. La vallée de Bangalore est aujourd’hui une zone importante pour l’électronique et la recherche, comparable avec la Sillicon Valley américaine.

* Le bilan est négatif en Afrique. En particulier avec la crise économique depuis 1980, des épidémies comme le Sida, et une instabilité politique importante.

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Cours Terminale STG Histoire : Décolonisation et construction de nouveaux Etats (2)

16 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

C. Quels sont les héritages de la colonisation ?

                       

                        1) Quels liens subsistent entre les anciennes colonies et les anciennes métropoles ?

 

 

Photographie 21 page 79 : Les présidents Bouteflika et Chirac

Pourquoi les relations entre Algérie et France sont-elles fortes ? Quelles sont les formes de ces relations ?

_ Les relations entre Algérie et France sont fortes à cause de l’héritage colonial. Celui-ci  prend plusieurs formes pour les anciennes colonies :

* une influence culturelle à travers la francophonie.

* des liens économiques à travers la coopération,

* des accords de solidarité comme la Convention de Lomé entre Union européenne et pays de l’ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) signée en 1975, ou encore le Commonwealth.

* des liens migratoires à travers les Européens expatriés (« Pieds noirs ») et les émigrés.

 

                        2. Quels problèmes sont liés aux frontières issues de la décolonisation ?

 

Texte 2 page 68 : La question des frontières

Qui a tracé les frontières héritées par les anciennes colonies ? Sont-elles adaptées aux nouveaux pays indépendants ?

_ La décolonisation donne naissance à de nombreux nouveaux pays. Mais les frontières des nouveaux Etats ont été tracées par les colonisateurs. Elles posent problèmes car elles peuvent séparer une même population entre plusieurs pays.

 

Ces frontières sont-elles généralement remises en causes ?

_ Pour éviter des conflits les Etats issus de la décolonisation ont décidés de ne pas modifier les frontières héritées de la colonisation. L’Organisation de l’Unité africaine (OUA) a déclaré les frontières intangibles. 

_ Pour éviter ces conflits l’ONU incite à conserver les mêmes frontières et s’oppose aux sécessions (par exemple au Congo-Kinshasa, au Nigeria).

OUA (p. 68) : Organisation de l’unité africaine, fondée en 1963 par trente pays indépendants d’Afrique. Elle se donnait pour but d’encourager l’unité et la solidarité de l’Afrique et d’éliminer toute forme de colonialisme.

 

Quels pays ont remis les causes les frontières ? Avec quels résultats ?

_ Plusieurs pays ont remis en cause les frontières. Cela a causé des conflits (comme entre le Maroc et l’Algérie en 1963-1964). En Asie des guerres ont éclaté entre l’Inde et le Pakistan pour la possession du Cachemire, mais aussi entre le Pakistan occidental et oriental. Cette guerre a abouti à la création du Bangladesh. En Afrique une guerre civile en Ethiopie a conduit à l’indépendance de l’Erythrée.

 

OU

Cartes 5 page 83 : L’Inde indépendante

Carte 14 page 85 : L’Inde et la question du Cachemire.

 

 II. Quelle construction nationale pour les nouveaux Etats indépendants ?

           

Texte 1 page 68 : Construire un Etat-Nation

Question 1 page 68 : Qu’est-ce qui rend difficile la construction des Etats-Nations en Afrique ?

_ La construction d’Etats-nations est difficile.

* En effet les nouveaux pays doivent construire un sentiment national au sein de leurs populations. Mais les Etats regroupent souvent des ethnies différentes, présentes parfois dans d’autres pays voisins. Des violences peuvent éclater comme au Nigeria entre les Ibos chrétiens du Biafra face aux Haoussas musulmans entre 1967 et 1970.

* Des dictatures s’installent. Des régimes autoritaires mettent l’Etat au service d’un groupe et de son chef (Etat patrimonial). C’est le cas en 1965 au Zaïre ou le chef de l’armée le général Mobutu prend le pouvoir et pille les richesses du pays, ou Bokassa qui devient empereur de Centrafrique.

Etat-nation (p. 69) : Etat indépendant qui sur un territoire reconnu rassemble des populations se reconnaissant toutes comme appartenant à une même nation.

 

Carte 3 page 68 : Les libertés publiques dans les pays en développement en 2006.

+ Texte 5 page 69 : Bénin et le « renouveau démocratique »

Question 4 page 69 : Quelle est la situation dominante dans le domaine des libertés publiques ? En quoi le Bénin apparaît-il comme une exception ?

_ La plupart des pays qui accèdent à l’indépendance deviennent des dictatures qui ne respectent pas les libertés individuelles : dictatures communistes de Chine, Vietnam dirigées par un parti unique, monarchies absolues d’Arabie saoudite, dictatures militaires de Birmanie ou l’armée dirige le pays.

* Il existe aussi des régimes parlementaires dénaturés avec des élections truquées, de la corruption et des présidents élus à vie comme en Egypte et la plupart des pays africains.

* Les démocraties sont rares : Inde et Sénégal grâce aux actions de leurs leaders démocrates dans la décolonisation En 1994 Nelson Mandela devient président de la République en Afrique du Sud. C’est la fin de l’apartheid, c’est-à-dire de la ségrégation raciale.

_ Le Bénin en 2006 constitue une exception au sein des pays africains car c’est une démocratie. En effet le continent africain a connu de nombreux coups d’Etats (21dans les années 1960, 16 dans les années 1970, 18 dans les années 1980).

 

Texte 5 page 69 : Le Bénin et le « renouveau démocratique »

Quels sont les facteurs qui expliquent l’arrivée de la démocratie au Bénin ?

_ La population aspire à la démocratie après les nombreuses années de dictature. La société civile est active en faveur de la démocratie : ONG de défense des droits de l’Homme, médias indépendants…

 

Qu’est-ce qui menace la démocratie ?

_ La démocratie reste fragile à cause du sous-développement. Ainsi, l’analphabétisme complique la participation à la vie politique : comment voter et s’informer quand on a pas accès à l’écrit ? De plus, les inégalités et les divisions sociales, ethniques et religieuses entretiennent l’instabilité.

 

Carte 3 page 68 : Les libertés publiques dans les pays en développement en 2006.

_ Les mouvements pour la démocratie s’amplifient en 1980 et débouchent vers 1990 sur les progrès du pluralisme politique (existence de plusieurs partis politiques) et sur la démocratisation en Afrique noire, en Corée du Sud et en Indonésie.  

 

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Cours Terminale STG Histoire : Décolonisation et construction de nouveaux Etats (1)

16 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

DECOLONISATION ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

 

Manuel : Belin 2007, Terminale STG

 

Introduction : La décolonisation peut se définir comme étant le processus par lequel des territoires dominés par d’autres pays parviennent à l’indépendance. Or, au XIX siècle, les Etats européens ont acquis de vastes empires en Afrique et en Asie.

Problématique : Comment les anciennes colonies parviennent-elles à l’indépendance ? Comment les peuples s’organisent-ils pour construire un Etat une fois indépendant ?

 

I. Comment et par quelles étapes se sont déroulées les décolonisations ?

 

            A. Quel tableau dresser de l’état des lieux au moment de l’indépendance ?

 

                        1. Où sont localisés les grands empires coloniaux ?

 

Double carte de couverture du manuel : Le monde en 1945

Carte 1 page 58 : les étapes de la décolonisation en Afrique et en Asie depuis 1945

Quelles sont les métropoles coloniales européennes en 1945 ? Quels pays dominent-elles ?

_ Au sortir de la seconde guerre mondiale plusieurs pays européens disposent d’Empires coloniaux s’étendant sur la presque totalité du continent africain et sur une grande partie de l’Asie. Les principaux en taille sont les empires coloniaux anglais (Empire des Indes,  Afrique noire…) et français (Afrique du Nord et Afrique noire, Indochine…). Les Pays-Bas dominent l’Indonésie ; la Belgique maîtrise le Congo (mesurant plusieurs fois la taille de la Belgique).

_ Les Italiens (Libye, Somalie…), les Portugais (Angola, Mozambique…) mais aussi les Japonais (Corée depuis 1910) maîtrisaient des colonies.

_ La Chine n’était pas une colonie, cependant elle a été victime de « traités inégaux » la soumettant au pouvoir économique des puissances européenne et américaine. Par exemple la concession de Shanghai échappe aux lois de la Chine.

 

                        2. Quelles sont les origines de la décolonisation ?

                       

                                    * Un contexte international anticolonialiste

 

Texte 3 page 60 : Le contexte international

Pourquoi le contexte international après 1945 est-il particulièrement favorable à la décolonisation ?

_ La 2e Guerre Mondiale prend fin en Europe le 8 mai 1945 et en Asie le 2 septembre 1945. L’Europe est ruinée et dévastée par la guerre, elle n’a plus les moyens de conserver des colonies. Le contexte international est favorable à l’anticolonialisme :

* La lutte contre le nazisme s’est faite au nom de la liberté. Les idéaux inspirés des droits de l’Homme comme la liberté et l’égalité sont revendiqués par les élites colonisées formées dans les métropoles comme Gandhi ou Hô Chi Minh.

* Les deux grandes puissances sorties vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale sont hostiles au colonialisme. En effet les Etats-Unis sont une ancienne colonie britannique, l’URSS a une idéologie marxiste dénonçant l’exploitation de l’homme par l’homme, des colonies par la métropole. Les communistes soutiennent les guérillas pour l’indépendance (Indochine…).

* La création de l’ONU donne une tribune aux pays nouvellement indépendants pour condamner la colonisation. Ils revendiquent le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

* La conférence afro-asiatique de Bandung en 1955 en Indonésie condamne le colonialisme.

ANTICOLONIALISME (p. 266): courant politique visant à remettre en cause la colonisation. Il caractérise les mouvements de libération des peuples colonisés ainsi que les mouvements qui, à l’intérieur des métropoles, les soutiennent.

                                   

                      * Des mouvements nationalistes hostiles au colonialisme.

 

Photographie 4 page 63 : Un meeting du parti du Congrès dans les années 1930.

+ Texte 5 page 63 : La pensée politique de Nehru

Question 4 page 63 : Dégager les objectifs et les formes d’action du mouvement nationaliste indien.

_ Le nationalisme indien est ancien, il a pour objectif « l’indépendance politique du pays » (l. 11), c’est-à-dire la décolonisation. Les objectifs économiques sont par contre différents pour Gandhi (« l’éloge de la pauvreté » l. 4-5) et pour Nehru. Ce dernier désire la suppression de la pauvreté et l’élévation du niveau de vie.

_ Le mouvement nationaliste indien s’organise en suivant le modèle démocratique anglais avec la création du parti du Congrès en 1885 dont les chefs sont Gandhi à partir de 1915 puis Nehru en 1929.

NATIONALISME (p. 269): mouvement politique constitué de personnes qui, ayant conscience de former une communauté nationale, veulent créer un Etat souverain.

DECOLONISATION (p. 267): processus par lequel les puissances coloniales se retirent de leurs colonies.

GANDHI (p. 264) : 1869-1948

NEHRU (p. 265) : 1889-1964

Mouvement nationaliste (p. 61) : organisation politique réclamant l’indépendance d’une colonie qui veut devenir une nation.

 

Portraits de personnages clés page 90

Quels sont les autres chefs indépendantistes et sur quels idéaux s’appuient-ils ?

_ Les mouvements nationalistes portent à leurs têtes des chefs porteurs d’idéaux différents.

* En Inde Gandhi prône la non-violence et s’appuie sur les valeurs spirituelles indiennes.

*  En Indochine le communiste Hô Chi Minh souhaite transformer la société vietnamienne sur le modèle communiste.

* Au Sénégal Léopold Senghor est président de 1960 à 1980. Poète, il célèbre dans ses écrits la grandeur de la civilisation de l’Afrique noire, la négritude.

HÖ CHI MINH (p. 264) : (1890-1969) Fondateur du Parti Communiste Indochinois, il proclame l’indépendance du Vietnam. Il est président du Nord-Vietnam de 1954 à 1969.

SENGHOR Léopold Sédar (p. 265) : (1906-2001) Député du Sénégal à l’Assemblée nationale de 1945 à 1958, il souhaite l’émancipation de l’Afrique. Il devient le premier président élu de la République du Sénégal en 1961.

  

            B. Comment les Etats parviennent-ils à l’indépendance ?

 

                        1) Quelles sont les différentes vagues d’accession à l’indépendance ?

 

Chronologie Indépendances, tiers monde pages 58-59.

+ carte 1 page 58 : Les étapes de la décolonisation en Afrique et en Asie depuis 1945

Quelles sont les différentes vagues de décolonisation (dans quels lieux ? Pour quelles périodes) ?

_ La décolonisation débute en Asie dès la fin de la Seconde guerre mondiale, alors que les Japonais ont perdu la guerre et que les troupes des métropoles coloniales ne sont pas encore là comme pour l’Indochine, l’Indonésie. Elle se poursuit ensuite en Afrique en profitant du processus de décolonisation.

* En Asie (1945-1954) la décolonisation permet l’accès à l’indépendance de l’Empire des Indes en 1947, avec la naissance de l’Union indienne, du Pakistan, de la Birmanie, etc… Mais, les Pays-Bas et la France refusent de perdre leurs colonies. Des guerres de décolonisation se déroulent en Indonésie hollandaise (indépendance en 1949) et en Indochine française (de 1946 à 1954).

* En Afrique du Nord (1956-1962) les protectorats français de Tunisie et du Maroc parviennent pacifiquement à l’indépendance en 1956. Mais l’Algérie, colonie de peuplement, est le lieu d’une guerre de 1954 à 1962.

* En Afrique centrale, occidentale et orientale (années 1960) les colonies parviennent par la négociation à l’indépendance. Dès 1957 pour le Ghana de Nkrumah, en 1960 pour l’Afrique noire française.

* En Afrique australe et en Océanie (1970-1980) la décolonisation est plus tardive. En effet le dictateur du Portugal désire conserver ses colonies. L’affrontement en Angola et au Mozambique dure jusqu’au renversement de la dictature au Portugal. En 1975 les colonies portugaises d’Afrique et d’Océanie (Timor oriental) parviennent enfin à l’indépendance. La fin de la guerre froide permet aussi la fin du régime d’apartheid en Afrique australe (1991) et la fin de sa domination sur la Namibie. 

NKRUMAH (p. 265) : (1909-1972) En 1949, il fonde le Parti de la Convention du peuple et milite pour l’indépendance de la Gold Coast (Côte-de-l’Or) en préconisant des méthodes non violentes d’émancipation, à l’exemple de Gandhi. Il obtient des Britanniques l’autonomie interne en 1951 et en 1957, l’indépendance du Ghana. Il tente de constituer l’Afrique en grand ensemble politique unifié. Il est renversé par un coup d’Etat militaire en 1966.

 

                        2) Comment des négociations permettent à des colonies à parvenir à l’indépendance ?

 

                                   * Dans les colonies françaises

 

Texte 2 page 64 : La politique de la France en Afrique noire

+ Photographie 1 page 64 : A Tunis, au lendemain du discours de Carthage

Question 3 page 64 : A partir de 1954, sur quelle voie la France s’engage-t-elle en Tunisie et en Afrique noire ? Pour quelles raisons ?

_ La France s’engage en Afrique noire, en Tunisie et au Maroc dans la voie de l’octroi de l’autonomie. Cela se réalise par étapes :

* En 1946 la IV République établit l’Union française entre la métropole et les territoires dépendants de la France. Les autochtones reçoivent la citoyenneté française et le droit de vote pour les élections au Parlement de la métropole. Deux africains deviennent députés et même ministres : Félix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor.

* En 1956 la loi Gaston Defferre accorde aux territoires africains une large autonomie interne.

Autonomie (p. 65) : situation d’une colonie qui s’administre elle-même tout en restant sous la souveraineté de la métropole.

Union française (p. 65) : en 1946, ensemble formé par la France métropolitaine et les territoires dépendants d’elle.

 

Texte 2 page 64 : La politique de la France en Afrique noire

+ Affiche 6 page 65 : Affiche de 1958 en faveur de la Communauté franco-africaine

Question 4 page 64 : En quoi la Communauté française s’inscrit-elle dans le prolongement de l’orientation proposée en 1956 ?

_ La Communauté française est créée en 1958. Elle permet un passage progressif et pacifique de l’Afrique noire vers l’indépendance en 1960. Les liens entre France et Afrique continuent après l’indépendance à travers la coopération.

Communauté française (p. 65) : ensemble formé en 1958 par la France métropolitaine, les Dom et TOM, les colonies autonomes d’Afrique noire.

Coopération (p. 65) : politique de soutien au développement économique, social et culturel des anciennes colonies.

 

                                    * Dans les colonies anglaises

 

Texte 5 page 65 : Le Royaume-Uni et le Commonwealth

+ Texte 3 page 64 : L’indépendance du Ghana

+ Photographie 4 page 64 : Jomo Kenyatta brandit l’acte d’indépendance du Kenya

Question 5 page 64 : Dans quel esprit se déroule la décolonisation de la Côte-de-l’Or et du Kenya ? Quelles nouvelles relations sont établies avec l’ancienne métropole ?

_ Les colonies britanniques passent progressivement de la domination britannique à l’indépendance. Ce passage est pacifique malgré des épisodes violents comme celui de la révolte des Mau Mau au Kenya de 1952 à 1956. Les pays d’Afrique noire obtiennent leur indépendance par étapes : par exemple la Côte-de-l’Or devient autonome en 1951, puis indépendante en 1957 sous le nom de Ghana.

_ Les nouveaux Etats indépendants s’associent au Royaume-Uni par le Commonwealth. Les pays membres sont passés de 6 en 1945 à 52 en 2006.

 

Commonwealth (p. 65) : organisation maintenant des liens de solidarité entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies devenues Etats souverains.

                      

                       3) Comment se déroulent les guerres d’indépendance ?

 

Texte 4 page 66 : L’ONU et la guerre en Indonésie

+ Photographie 5 page 67 : Combattants nationalistes indonésiens à Djakarta en 1948

Question 4 page 67 : Comment les Indes néerlandaises accèdent-elles à l’indépendance ?

_ Les Indes néerlandaises luttent les armes à la main contre la puissance coloniale. Le nationaliste Sukarno a proclamé l’indépendance en 1945 de la République indonésienne. Mais les Pays-Bas interviennent militairement en 1947 et 1948. L’opposition armée de la guérilla et l’opposition internationale de l’ONU (vote d’une résolution en faveur de la fin des hostilités) forcent les Pays-Bas à reconnaître l’indépendance de l’Indonésie.

SUKARNO  Achmed (p. 265) : Fondateur du Parti national indonésien en 1927, il proclame l’indépendance de l’Indonésie en 1945. Sorti vainqueur de la guerre de décolonisation qui l’oppose aux Pays-Bas jusqu’en 1949, il devient président des Etats-Unis d’Indonésie et l’une des figures de l’émergence du tiers-monde en organisant la conférence de Bandung en 1955. Il est renversé par un coup d’Etat militaire en 1966.

 

Carte 1 page 66 : La guerre d’Indochine, 1946-1954

+ Texte 2 page 66 : La guérilla vietnamienne

+ Photographie 3 page 66 : « Une » de France-Soir, 22 juillet 1954

Question 3 page 67 : Quel type de guerre mène le Viêt-minh ? Quelle grande victoire militaire celui-ci remporte-t-il en 1954 ? Quelles en sont les conséquences politiques ?

_ Le Viêt-minh lutte contre l’armée française depuis 1946 pour obtenir l’indépendance par une guérilla soutenue par les communistes chinois.

_ L’armée française a subie plusieurs défaites, dont celle majeure de Diên Biên Phu en 1954. _ La conséquence de cette défaite est la signature des accords de Genève en 1954 qui reconnaissent l’indépendance de l’Indochine.

Guérilla (p. 268) : guerre de harcèlement et d’embuscades menée par des troupes non régulières.

Viêt-minh (p.67) : Ligue révolutionnaire pour l’indépendance du Vietnam, fondée en 1941 par Hô Chi Minh

 

Texte 5 page 75 : La « sale guerre »

Question 3 page 75 : Quelles exactions font de la guerre d’Algérie une « sale guerre » ?

_ La guerre d’Algérie est qualifiée de « guerre sale » à cause des massacres mutuels : les attentats du FLN (Front de Libération National) tuent des Européens mais aussi des Algériens favorables à la présence française et des Harkis ; l’armée française pratique la torture et des exécutions sommaires.

Harkis (p. 81) : soldats algériens combattant dans l’armée française ou dans des unités auxiliaires.

 

Texte 7 page 75 : Les accords d’Evian

Question 4 page 75 : Quelle est l’issue de la guerre ? Que prévoient les accords d’Evian ?

_ La guerre d’Algérie commence en 1954 et se termine en 1962 par les accords d’Evian.

_ L’Algérie devient un Etat indépendant alors que cette colonie de peuplement française depuis 1830 était considérée comme une partie de la France. Un million de « pieds noirs » (sur 10 millions d’habitants) quittent l’Algérie.

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Cours Terminale STG : Union européenne (2)

15 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

II. Quels sont les contrastes spatiaux de l’Union européenne ?

 

            A. En quoi les élargissements successifs ont-ils renforcés les contrastes au sein de l’Union européenne ?

 

Carte 2 page 19 : L’Europe depuis 1989

+carte 2 page 17 : l’Europe au temps de la guerre froide, dans les années 1950

+ frise chronologique 3 pages 18-19 : les relations internationales de 1991 à nos jours

Quels ont été les élargissements successifs de la CEE puis de l’UE ?

_ La CEE (Communauté économique européenne) a été crée en 1957 avec la signature du traité de Rome par six pays : Le couple franco-allemand, l’Italie et le Benelux.

_ La fin de la guerre froide a permis la transformation de la CEE en Union européenne en 1992 par le traité de Maastricht. L’espace Schengen permet la libre circulation des personnes, et l’euro est une monnaie commune à 13 pays de l’UE.

_ Depuis le 1er janvier 2007 l’UE comporte 27 pays, dont plusieurs anciennes démocraties populaires. En particulier, en 2004, l’UE a intégré 10 nouveaux pays d’Europe centrale et orientale et les îles de Chypre et Malte.

_ Plusieurs autres pays sont candidats comme la Croatie et la Macédoine dans les Balkans, et la Turquie.

CEE : Communauté économique européenne.

Espace Schengen : espace de libre circulation des personnes.

 

Carte par anamorphose 8 page 202 : Elargissements et disparités économiques des Etats européens.

Question 1 page 203 : Où se situe la principale fracture économique au sein de l’UE ?

_ L’écart de PIB par hab. est très important entre les anciens et les nouveaux membres de l’UE. Il est par exemple de 69 800 euros au Luxembourg contre 2800 euros en Bulgarie. La fracture économique est également sociale avec un taux de chômage plus élevé, des salaires plus bas et une moins bonne protection sociale dans les nouveaux entrants. 

 

Carte 12 page 203 : La refonte des aides régionales (2007-2013)

Question 4 page 203 : Comment l’UE tente-t-elle de réduire les différenciations économiques régionales ? Dans quels Etats en particulier ? Pour quelles raisons ?

_ L’Union européenne tente de réduire les différences économiques régionales par une politique de transfert financiers (aides au crédit), en particulier avec le FEDER, créé en 1975, ou encore la PAC pour moderniser l’agriculture et donner un revenu décent aux agriculteurs.

_ L’aide est apportée aux pays et aux régions les plus pauvres, par exemple les pays méditerranéens comme le sud de l’Espagne et le Mezzogiorno italien, la Grèce ; et aussi les pays d’Europe centrale et orientale. D’autres régions sont encore aidées comme les marges celtiques des pays riches (Pays de Galle au Royaume-Uni, Irlande) et les régions ultrapériphériques (Outre-mer français).

_ L’UE cherche à développer l’économie des régions européennes en retard pour réduire les écarts entre les régions européennes et ainsi favoriser l’approfondissement de l’UE. Des pays comme l’Espagne ou l’Irlande (le « tigre celtique » ont fortement bénéficié de cette politique.

 

FEDER : Fonds européen de développement régional créé en 1975.

PAC : Politique agricole commune.

Ultrapériphérie : région insulaire européenne d’outre-mer à fortes contraintes.

Approfondissement : politique de rapprochement, d’intégration des économies des pays de l’Union européenne. Par exemple, l’union monétaire avec l’euro.

 

            B. Quelle typologie peut-être dressée ?

 

Carte 1 page 186 : l’Union européenne à 27 : une aire de puissance, de disparités spatiales.

+ carte 11 page 203 : Une forte hiérarchie de nœuds et de réseaux

Quels sont les différents ensembles de l’UE ?  Comment expliquer les atouts de chaque ensemble ?

_ L’Europe s’organise selon un modèle centre-périphérie :

* Le centre est constitué par les métropoles de la dorsale européenne (de Londres à Milan) avec des les deux mégapoles de Paris et de Londres, et aussi les capitales européennes (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg), la banque centrale européenne (Francfort), les principales places boursières (Londres, Milan, Francfort). La zone bénéficie également d’une large ouverture sur le monde avec la façade maritime du Nothern Range, et les hubs de Londres et Paris.

_ Les régions périphériques intégrées correspondent à la majeure partie de l’Europe occidentale. Les littoraux touristiques valorisent les côtes de la France, l’Espagne et l’Italie.

_ Avant la crise de 2008 les investissements et les délocalisations dynamisent des régions comme le sud de l’Espagne, l’Irlande (le « tigre celtique »), les PECO. Aujourd'hui une partie de la jeunesse irlandaise quitte le pays pour échapper à la crise.

_ La Galice espagnole, le Mezzogiorno (sud de l’Italie), les îles de Méditerranée (Chypre et Malte) connaissent des difficultés liées à leur niveau économique et parfois à leur insularité posant des problèmes de transport. La crise a particulièrement affectée la Grèce, soumise à une difficile politique de rigueur budgétaire.

_ Les régions de l’extrême nord comme la Laponie sont désavantagées par leur climat extrêmement froid.

Dorsale européenne : autre terme pour définir la mégalopole européenne.

Nothern Range : série (ou rangée) de ports le long de la façade maritime du nord-ouest de l’Europe, du Havre à Hambourg, en passant par Rotterdam, troisième port mondial.

       

 

L’Union européenne

 

   SAVOIR   

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. L’Union européenne est-elle une aire de puissance ?

II. Quels sont les contrastes spatiaux de l’Union européenne ?

                A. En quoi les élargissements successifs ont-ils renforcés les contrastes au sein de l’Union européenne ?

                B. Quelle typologie peut-être dressée ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Europe à géométrie variable : tendance des Etats membres à adhérer ou non aux différentes décisions de l’UE.

CEE : Communauté économique européenne.

Espace Schengen : espace de libre circulation des personnes.

FEDER : Fonds européen de développement régional créé en 1975.

PAC : Politique agricole commune.

Ultrapériphérie : région insulaire européenne d’outre-mer à fortes contraintes.

Approfondissement : politique de rapprochement, d’intégration des économies des pays de l’Union européenne. Par exemple, l’union monétaire avec l’euro.

Dorsale européenne : autre terme pour définir la mégalopole européenne.

Nothern Range : série (ou rangée) de ports le long de la façade maritime du nord-ouest de l’Europe, du Havre à Hambourg, en passant par Rotterdam, troisième port mondial.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

_ La dorsale européenne                                     _ Les mégapoles Paris et Londres      

 _  La Nothern Range                                        _ Les PECO       

_ Les capitales européennes (Bruxelles, Strasbourg,  Luxembourg)                       

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU CHIFFRE

5/ SAIS ANALYSER UNE CARTE

6/ JE SAIS COMPARER DES CARTES

7/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE PAR ANAMORPHOSE

 

 

FICHE REVISION TSTG GEOGRAPHIE : Union Européenne

 

DEFINITIONS :

 

CEE : Communauté économique européenne.

Espace Schengen : espace de libre circulation des personnes.

Europe à géométrie variable : tendance des Etats membres à adhérer ou non aux différentes décisions de l’UE.

Approfondissement : politique de rapprochement, d’intégration des économies des pays de l’Union européenne. Par exemple, l’union monétaire avec l’euro.

FEDER : Fonds européen de développement régional créé en 1975.

Ultrapériphérie : région insulaire européenne d’outre-mer à fortes contraintes.

PAC : Politique agricole commune.

Dorsale européenne : autre terme pour définir la mégalopole européenne.

Nothern Range : série (ou rangée) de ports le long de la façade maritime du nord-ouest de l’Europe, du Havre à Hambourg, en passant par Rotterdam, troisième port mondial.

 

CHIFFRES CLES :

 

Les habitants de l’Union (2010) : 27 pays et 500 millions d’habitants, 7% de la population mondiale.

La place de l’Europe : 25% des échanges mondiaux sont européens. L’Europe produit 20% du PIB mondial.

Ecarts de PIB/hab. : 69 800 euros au Luxembourg, 2800 euros en Bulgarie.

Intégration : 25 Etats sont membres de l’Espace Schengen (9 Etats supplémentaires en 2007).

 

DATES :

1957 : Création de la CEE

1992 : signature du traité de Maastricht par lequel la CEE est remplacée par l’UE.

2003 : division de l’Union européenne au sujet de l’intervention militaire américaine en Irak.

2007 : Union européenne à 27 membres.

 

Fiche d’identité de l’Union Européenne à 25

Superficie (UE 27)

4 millions km²

Population (UE 27)

500 millions d’habitants

 (3e rang derrière Chine et Inde)

Fécondité (nombre d’enfants par femme)

1,5

Espérance de vie

78 ans

(H : 75, F : 81)

PIB milliards en € (en% PIB mondial)

28%

PIB par habitant

21 100 €

Commerce total avec le monde en milliards d’€

1 799

Part du commerce mondial des biens

17,7%

Part du commerce mondial des services

25   %

Part du commerce mondial (biens+services)

20   %

Part de l’IDE mondial (entrées)

20,5%

Part de l’IDE mondial (sorties)

45,2%

Ouverture au commerce international (commerce total/PIB)

                                                27% 

 

 

Les habitants de l’Union : 27 pays et 500 millions d’habitants

La place de l’Europe : 25% des échanges mondiaux sont européens. L’Europe produit 20% du PIB mondial

25 Etats sont membres de l’Espace Schengen depuis l'entrée de 9 Etats en 2007. 

7% de la population mondiale

22% du PIB mondial

40% du commerce mondial

 

 

 

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Cours Terminale STG : Union européenne (1)

15 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

UNION EUROPEENNE

 

Introduction : L’Union européenne est l’association volontaire regroupant 27 Etats. Il ne faut pas confondre l’UE avec l’Europe (le continent européen) comportant 51 pays et territoires (734 millions d’habitants). L’UE, en regroupant 27 de ces pays développés, forme un vaste ensemble aux importantes ressources économiques, mais aussi caractérisé par des écarts de développement entre les anciens et les nouveaux Etats Membres.

Problématique : L’Union européenne est-elle une nouvelle aire de puissance dans le monde ? Quelles sont les spécificités spatiales de l’Union européenne ?

 

I. L’Union européenne est-elle une aire de puissance ?

 

            A. Quelle est la puissance économique de l’U. E. ?

 

T. P. Questions 1 à 3 page 221

Tableau 2 page 188 : La Triade en chiffres en 2005

Question 1 page 221 : Quelle est la singularité territoriale et politique de l’Union européenne par comparaison aux Etats-Unis et au Japon ?

_ L’Union européenne est un ensemble formé par 27 pays uni progressivement depuis 1957. Les Etats-Unis et le Japon ont une seule économie nationale, alors que l’Union européenne regroupe des économies au niveau différent. L’écart est important entre l’économie de cinq des dix  premières puissances mondiales (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne) et celle des pays en retard économique : Bulgarie, Roumanie.

_ L’Union européenne est une grande puissance économique, mais ce n’est pas une puissance politique comme les Etats-Unis : par exemple elle n’est présente à l’ONU qu’au titre d’observateur.

 

Question 2 page 221 : relever et expliquer les fondements de la puissance économique de l’Union européenne au sein de la Triade. Quels sont les principaux espaces où s’exerce cette puissance ?

_ La puissance économique de l’Union européenne est fondée sur plusieurs facteurs :

* L’UE est un vaste marché de 500 millions d’habitants au fort pouvoir d’achat. Son PIB supérieur à celui des Etats-Unis en fait une zone attractive. Elle est ainsi la première zone d’élection des IDE (45% des Ide contre 17% pour les Etats-Unis).

* L’Union européenne est une puissance commerciale. Elle a le  premier rang de la valeur de la production agricole, de la production industrielle, et des services (39,5% des exportations mondiales de marchandises en 2005). Cette puissance se constate également par le grand nombre de FTN (53 FTN classée parmi les 100 premières mondiales en 2005).

* L’UE dispose d’une population bien formée, de centres de recherches (technopôles) lui permettant de développer des recherches (23,5% de la part de recherche et développement dans le monde en 2005).

 

 

 

 

   

Question 3 page 221 : Dégager les fragilités et les limites de la puissance économique de l’Union européenne dans le monde ?

_ L’UE est une grande puissance économique et commerciale, par contre ses dépenses militaires sont très réduites. Cela montre l’absence de défense et de diplomatie commune à l’UE. Les divisions internes de l’UE sont importantes sur la stratégie de l’UE dans le monde. Par exemple les Français et les Allemands se sont opposés aux Anglais, Espagnols et Polonais au sujet de l’intervention américaine en Irak en 2003. A l’intérieur de l’UE les Etats membres décident parfois de ne pas appliquer les décisions européennes. Cette Europe à géométrie variable se voit par exemple avec la décision du Royaume Uni de ne pas faire pas parti de l’espace Schengen.

_ L’UE est aussi associé à l’AELE (Association européenne de libre échange) pour former l’EEE (espace économique européen). La puissance commerciale de l’Union européenne s’explique en effet par l’importance des échanges internes entre pays européens. L’UE a des difficultés pour affirmer ses intérêts au niveau mondial en parlant d’une seule voix.

Europe à géométrie variable : tendance des Etats membres à adhérer ou non aux différentes décisions de l’UE.

 

 

 

 

Fiche d’identité de l’Union Européenne à 25

Superficie (UE 27)

4 millions km²

Population (UE 27)

492 millions d’habitants

 (3e rang derrière Chine et Inde)

Fécondité (nombre d’enfants par femme)

1,5

Espérance de vie

78 ans

(H : 75, F : 81)

PIB milliards en € (en% PIB mondial)

28%

PIB par habitant

21 100 €

Commerce total avec le monde en milliards d’€

1 799

Part du commerce mondial des biens

17,7%

Part du commerce mondial des services

25   %

Part du commerce mondial (biens+services)

20   %

Part de l’IDE mondial (entrées)

20,5%

Part de l’IDE mondial (sorties)

45,2%

Ouverture au commerce international (commerce total/PIB)

                                                27% 

 

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Album des photographies de l'exposition du club histoire 2010 au CDI

15 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Concours et club histoire

L'album des photographies de l'exposition du club histoire au CDI de 2010 est maintenant disponible au bas de la page de ce blog.

 

Merci aux élèves du club histoire de l'année précédente et de cette année pour la qualité de leurs réalisations :

 

Laura Lecocq, Marine Huez, Claire Elizondo, 2e prix du CNRD 2010

Amandine Bertin et Amandine Manessier, 4e prix du CNRD 2010

 

L'année précédente le rapport du jury signale la très grande qualité des participations. Etre lauréate dans ces conditions montre la grande qualité des productions. Encore une fois je félicite mes élèves pour leur réussite et les remercie pour les nombreuses heures de travail partagées ensemble pour ces réalisations.

 

Merci également à Laura Lecocq et Anthony Bourgeois pour la préparation de l'exposition, au CDI qui a prêté gracieusement les locaux pour l'exposition, et enfin à M. Aubriet animateur du club photo pour la qualité des clichés, bien supérieurs aux miens.

 

 

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Liste de livres sur les écrits et l'écriture, les lecteurs...

8 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Enseignement d'exploration Littérature et société

BIBLIOGRAPHIE

 

Voici une liste de livres, quelques uns de ceux que j'ai utilisé pour les séances de l'Enseignement d'Exploration Littérature et société. Le thème portant au 1er semestre sur les livres et l'écriture de la tablette d'argile à la table numérique, il m'a semblé intéressant de vous indiquer les livres les plus accessibles par leur contenu et leur style, parfois par leur format. pour les emprunter, vous avez parfois le code MAT qui fait référence à la Médiathèque de l'Agglomération Troyenne.

 

ECRIT ET ENLUMINURES

 

* CHADEFAUD Catherine, L’Ecrit dans l’Egypte Ancienne, Hachette Université Langues et civilisations anciennes, 1993, Paris, 288 pages.

Code MAT : 932 CHAD

 

« De l’île d’Eléphantine au delta, la vallée du Nil égrène ses monuments, porteurs de message. C’est l’Expédition de Bonaparte qui, en 1798, ouvre la voie aux travaux du déchiffrement de Champollion. Les écrits pharaoniques reprennent alors une part de leur sens. Archéologues, historiens, épigraphistes, lexicographes travaillent à la découverte de cette civilisation. Le présent ouvrage propose une approche globale de l’écrit égyptien : naissance de l’écriture, place de l’écrit dans la civilisation égyptienne, rôle des scribes, genres littéraires et anthologie brève des textes. »

            L’ouvrage comporte en annexes une double page de chronologie de la civilisation égyptienne, des cartes de l’Egypte antique à différentes périodes et le plan de Thèbes.

               

Sommaire :

I. Ecrire : comment et pourquoi.

1 : une écriture révélée : Champollion, ses précurseurs et ses héritiers. 2. Naissance de l’écriture dans le monde pharaonique. 3 : Le système de l’écriture pharaonique. 4. Les supports matériels de l’écriture. 5. Les professionnels de l’écrit et leurs écoles. 6 : Les espaces de l’écrit. 7 : Pouvoir politique, efficacité administrative, gestion : Pharaon et l’écrit.

II. Les sources et leur contenu

8 : Textes royaux officiels et documents assimilés. 9 : Inscriptions de particuliers (fonctionnaires, prêtres, militaires) : biographies, éléments de piété personnelle et inscriptions funéraires. 10. Textes religieux et magiques : textes liturgiques et cultuels, textes funéraires, textes magiques. 11 : textes littéraires : romans, contes, poèmes, chants. 12 : textes relatifs à la morale. 13 : Lettres et correspondances émanant de scribes. 14 : Textes scientifiques et médicaux. 15 : Documents relatifs à la vie économique, sociale et juridique.

III. Choix de textes traduits.

 

* LOLLINI Fabrizio, Codex purpureus Rossanensis, Le sacré : écriture et image in FMR n°24, page 65 à 83.

 

L'article de la revue d'art éphémère comporte de magnifiques pages illustrées en grand format montrant le codex pourpre.

"Le codex pourpre de Rossano Calabro constitue l'un des chefs-d’œuvre de l'histoire du livre. Les 188 feuillets de parchemin pourpré, insigne de dignité impériale, enluminés d'or et d'argent, qui contiennent l'évangile de Matthieu et la quasi totalité de celui de Marc, représentent un moment de transition crucial entre l'art de l'Antiquité et celui éblouissant du Moyen-âge."

 

* LESERVOISIER J.-L., Les Manuscrits du Mont-Saint-Michel,  Editions Ouest-France, Rennes, 1996, 32 pages.

Code MAT : 745.67 LESE (partie Histoire des médias)

 

« Les manuscrits du Mont-Saint-Michel conservés aujourd’hui à Avranches ne représentent sans doute qu’une petite partie de ce qui fut l’une des plus belles bibliothèques monastiques de l’Occident médiéval. Cependant l’étendue du champ de connaissances qu’ils recouvrent témoigne de l’intense vie intellectuelle abritée par le Mont pendant toute l’époque romane, et montre que le monastère resta un lieu d’étude jusqu’au XIV siècle. L’enluminure fut pratiquée avec talent dans le scriptorium pendant le XI et XII siècles, et se développa particulièrement dans l’art de la lettrine ornée. Par la suite, la bibliothèque de l’abbaye s’ouvrit à la production d’ateliers renommés. Aujourd’hui, grâce à la collection sauvegardée, quelque chose subsiste de la « cité des livres », qui est profondément original. »

Le livret comporte de très nombreuses illustrations dont il est fait question dans le texte, permettant de situer avec précision les enjeux de ces documents et l’originalité artistique du Mont-Saint-Michel.

Sommaire : Les manuscrits du Mont-Saint-Michel, des manuscrits irremplaçables, tribulations d’une bibliothèque médiévale, le fonds ancien : sauvegarde et mise en valeur, la fabrication du livre monastique, le scriptorium du Mont-Saint-Michel, naissance d’un scriptorium : X-début XI siècle, l’apogée du scriptorium : le XI siècle, l’enluminure romane au XI siècle ; l’initiale ornée, l’enluminure romane au XI siècle : portraits d’auteurs, le temps de Robert de Torigni : 1154-1186, le déclin du scriptorium : XIII-XIV siècle, livres savants : le droit, livres sacrés : la Bible.

 

 

 

 * Dossier pour la science n°33, Du signe à l’écriture, hors série octobre-janvier 2002, 120 pages.

La revue collationne des articles de spécialistes et expose avec clarté mais dans toute leur complexité les connaissances et études sur l’écriture depuis les origines jusqu’à nos jours. Les articles sont illustrés par des documents en couleurs permettant de visualiser les codes, signes, etc…

I. Les naissances de l’écriture : Aux origines du stockage de l’information ; des signes anciens ; les origines iconiques de l’écriture ; l’invention de l’écriture cunéiforme ; nombres et mesures dans les premiers documents écrits ; les hiéroglyphes ; les premiers alphabets.

II. L’évolution de l’écriture : l’écriture maya ; l’écriture chinoise : mythes et réalités ; Trois millénaires d’écriture grecque ; la diffusion de l’écriture en Italie centrale ; l’écriture arabe et l’Arabie ; l’écriture du zéro ; l’écriture des peuples de l’Indus ; la minuscule caroline.

III. La pratique de l’écriture : les caractères typographiques ; la signature ; traces de mots ; géopolitique de l’écrit ; la paléographie face aux écritures cursives ; l’écriture numérique ; l’invention du braille ; l’écriture alphabétique du japonais ; la reconnaissance automatique de l’écriture.

 

 * Cahiers pédagogiques des expositions L’aventure des écritures Matières et formes ; Bibliothèque nationale de France, Paris, 1998, 64 pages.

Code MAT : 002 AVEN

 

Le livret présente avec de nombreuses illustrations en noir et blanc l’aventure de l’écrit à partir des supports de l’écrit. Les techniques de fabrication des supports : papier, parchemin, papyrus… et les outils pour écrire sont illustrés. Des documents singuliers sont montrés comme une mue de serpent calligraphié pour devenir un talisman…

 Le livre peut se lire en association avec la visite virtuelle de la BNF : http://classes.bnf.fr/dossisup/grands/044.htm

Des fiches repères, des pistes pédagogiques sont proposées. Le livret n’aborde pas seulement les supports classiques, mais aussi l’inattendu : ostrakon, sable pour les touaregs, calebasses africaines…

 

* JEAN, Georges ; L’écriture mémoire des hommes; Découvertes Gallimard Histoire, Paris, octobre 1987, 224 pages.

Code MAT : 002 JEAN

 

La collection Gallimard est richement illustré, pédagogique et très claire. Elle offre en fin de volume de nombreux textes et autres documents pour compléter l’exposé.

« L’histoire de l’écriture conte une aventure vieille de six mille ans. Des rives du Tigre et de l’Euphrate à celles de la mer Egée et de la Méditerranée, ses épisodes décisifs sont ancrés dans le quotidien : tablette d’argile et style des Sumériens, papyrus et roseau des Egyptiens, pierre et poinçon des Romains, parchemin et plume des moines irlandais, l’outil dicte la forme. Et la forme d’épanouit. Transmission d’un grandiose héritage, l’écriture n’est autre que la mémoire tout entière de l’humanité. »

I. Une humble naissance

II. Une invention des dieux

III. La révolution de l’alphabet

IV. Des copistes aux imprimeurs.

V. Les hommes du livre

VI. Les déchiffreurs

Témoignages et documents.

 

 

* BLASSELLE, Bruno ; A pleines pages Histoire du livre volume 1; Découvertes Gallimard Histoire, Paris, mai 1997, 160 pages.

Code MAT : 002 BLAS

 

La collection Gallimard est richement illustré, pédagogique et très claire. Elle offre en fin de volume de nombreux textes et autres documents pour compléter l’exposé.

« Laissant pour d’autres usages la pierre, l’argile ou le papyrus, l’écrit se choisit un jour d’autres supports –piarchemin, papier- et, inscrit sur des feuilles pliées, devint livre. De la plume au plomb, du besogneux travail du copiste à l’exploitation du procédé de Gutenberg, la rupture ne fut que technique : tant par le dessin de leurs caractères que par l’usage conservé de l’enluminure, les premiers livres s’efforçaient d’imiter la magnificence des manuscrits. D’abord réservé à la reproduction des textes sacrés, le livre sera ensuite stimulé par le développement des universités et partira à la conquête de classes sociales en plein essor, s’emparant peu à peu de nouveaux genres littéraires. L’humanisme de la Renaissance et la Réforme y mêleront intimement leur destin. Au fil des siècles, le livre se fera arme politique, ouvrage scientifique ou philosophique, almanach, dictionnaire, roman, chef-d’œuvre illustré en taille douce. Sans jamais cesser d’être cette expression la plus durable de l’aventure humaine. »

 

* BLASSELLE, Bruno ; Le triomphe de l’édition Histoire du livre volume 2; Découvertes Gallimard Histoire, Paris, octobre 1998, 160 pages.

Code MAT : 002 BLAS T2

 

« A la veille de la Révolution, 2000 titres étaient enregistrés au dépôt légal, pour 15000 en 1889. La scolarisation et l’essor des bibliothèques, qui, au XIX siècle, ont mis le livre à la portée de tous, ne suffisent pas à expliquer une telle croissance. Si l’usage du livre se généralise, c’est aussi parce que les conditions de sa fabrication connaissent les mêmes progrès que le monde industriel. Surtout, un nouveau métier est apparu : l’éditeur, qui chasse, dépiste, découvre le manuscrit, en contrôle la publication et la distribution, relayé par des commis voyageurs et par des libraires, présents dans les plus petites villes. Aujourd’hui, le dépôt légal reçoit plus de 40 000 titres par an, correspondant à près de 400 millions de volumes imprimés. Une preuve de vitalité, mais pour combien de temps encore ? Bruno Blasselle consacre ce second épisode de l’aventure du livre à son évolution en France au cours des deux derniers siècles. Au terme de ce parcours, il ne pouvait manquer de poser la question des nouveaux modes de lecture et d’écriture apparus cette dernière décennie. Le livre, répond-il, a encore de beaux jours devant lui. »

 

* MANGUEL, Alberto ; Une histoire de la lecture ; Actes Sud, 1996, 1998 ;  428 pages.

L’imposant mais passionnant essai d’Alberto Manguel associe plusieurs qualités et un style. Le style c’est une fluidité dans l’expression, une simplicité d’accès pour le lecture qui rend le livre aussi facile d’accès qu’agréable ; les qualités sont la prodigieuse érudition de l’ouvrage, le découpage thématique original comme le serait une pensée qui se développe en puisant dans des connaissances infinies mais avec une ligne d’analyse qui rend le tout solide, la lecture à plusieurs échelles : intime et personnelle, historique, religieuse, etc…

 

« Célébration heureuse de la plus civilisée des passions humaines, qualifiée par Georges Steiner de « lettre d’amour à la lecture », cette histoire écrite du côté du plaisir et de la gourmandise est un livre savant qui se lit comme un roman d’aventures. Parti à la recherche des raisons qui ont fait aimer les livres à travers les âges – et parfois l’ont fait cible d’exécuteurs totalitaires – l’auteur entreprend en effet un voyage dont chaque étape lui est occasion de détours, de visites, de réflexions. La ferveur d’Alberto Manguel est si communicative que l’on se prend à être impatient de la suite comme s’il y avait une intrigue en cours. Et il y en a une… En effet, cette histoire de la lecture est aussi une histoire du lecteur, de sorte que la passion qui la sous-tend s’accompagne d’une véritable étude de mœurs – mœurs des scripteurs, des passeurs, des liseurs, des lecteurs. »

 

 

 

* RACINE, Bruno ; Dossier Bandes dessinées ; In Revue de la Bibliothèque nationale de France n°26, juin 2007, 96 pages ; pp 1 à 44.

Pas de Code MAT

 

Les articles sont illustrés et présentent de façon agréable et documentée la situation sur les différents aspects de la BD à travers le monde.

* La France : colonie Belge ? Les grandes années de Tintin et Spirou de Vincent BAUDOUX

* Bande dessinée francophone Aux marges de la littérature et de la francophonie ? par Jacques TRAMSON.

* La bande dessinée populaire italienne dans le seconde moitié du XX siècle par Manuel HIRTZ et Harry MORGAN (à noter il n’est pas question d’Hugo Pratt et de Corto Maltese !)

* L’incroyable histoire de Marvel et ses collections par Jean-Pierre MERCIER

* Le manga Entre idées reçues et histoire vraie par Jean-Marie BOUISSOU.

 

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Cartographie Tle L, ES : La façade atlantique de l'Amérique du Nord

6 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie Terminale

La façade atlantique de l'Amérique du Nord

 

Source : Manuel Nathan 2008

 

 

Carte-Facade-atlantique-de-l-Amerique-du-Nord.jpg

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Cartographie Terminale L, ES : L'organisation du territoire des Etats-Unis

5 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie Terminale

 

Le territoire des Etats-Unis est vaste. Trop souvent sont oublié l'Alaska ainsi que Hawaï... Attention à ne pas faire cet oubli.

 

Source : Manuel Nathan 2008

 

Carte-organisation-du-territoire-Etats-Unis.jpg

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Cartographie Terminale L, ES : Russie

5 Décembre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cartographie Terminale

La Russie est un pays à cheval sur deux continents, l'Europe et l'Asie. Elle offre d'importants contrastes ainsi que des défis majeurs, comme la maîtrise de son vaste territoire et la restructuration de son espace après l'implosion de l'URSS.

 

Source : Hachette 2008

 

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