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Devoir Histoire 2e : Citoyenneté et Empire à Rome : un riche citoyen à Sébastopolis

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

Devoir d’histoire       2de               Date :                 Nom :

                                       

Sujet : Citoyenneté et Empire à Rome (Ier – III siècle)

 

Etude de texte

 

Un riche citoyen à Sébastopolis (Turquie, fin du II siècle)

 

« A Marcus Antonius Rufus, de la tribu Sergia, très illustre par ses ancêtres et très éclatant par les libéralités faites sur ses propres biens. […] Il a pris en charge la construction de nombreux et grands monuments et en a édifié d’encore plus nombreux à ses frais ; le premier il a ouvert le gymnase ; il a été grand prêtre à vie du divin empereur Hadrien avec sa très illustre épouse Antonia Stratonicé et a organisé des chasses et des combats de gladiateurs d’un éclat exceptionnel. Il a pris soin également des temps qui suivront sa mort ; il a laissé à vie des spectacles annuels et d’abondantes libéralités et, ce qui est plus grand, il a institué comme héritiers de sa lignée et de ses libéralités sa fille Antonia Maxima et son petit-fils homonyme, fils de celui qui tient le premier rang dans la métropole d’Amasia et chez nous, Cornelianus Capito. A plusieurs reprises de son vivant, et après sa mort, la cité de Sébastopolis l’a honoré de statues érigées par les tribus. Sa fille Antonia Maxima a fait ériger les statues à ses frais.

            Inscriptiones Graecae ad res romanas pertinentes, III, 173, trad. Agnès Bérenger.

 

 

Consigne :

Vous montrerez à partir du texte et de vos connaissances que Marcus Antonius Rufus est un citoyen romain.

Puis vous indiquerez les éléments du culte impérial présents dans le contexte en expliquant de quoi il s’agit.

Enfin, vous citerez les bienfaits distribués par Marcus Antonius Rufus et la raison de ses dons.

Vous conclurez en montrant que Marcus Antonius Rufus est un citoyen de la catégorie des honestiores

 

 

Présentation et orthographe : 2 points

 

     

 

Objectifs à atteindre

Acquis

En voie d’acquisition

Non acquis

Maîtrise des notions du cours

 

 

 

Prélever des informations d’un document

 

 

 

Eclairer les informations d’un document par ses connaissances

 

 

 

Rédiger des réponses argumentées en mobilisant ses connaissances

 

 

 

Maîtrise de la langue

 

 

 

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Devoir histoire 2e : Citoyenneté et Empire à Rome Discours d'un citoyen romain

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

 

Devoir d’histoire      2de               Date :                 Nom :

                                       

Sujet : Citoyenneté et Empire à Rome (Ier – III siècle)

 

I. Donner la signification des mots suivants : (4 points)

                        

_ Pérégrins :                                                   _ Romanisation :

_ Droit latin :                                                  _ Culte impérial :


II. Commentaire d'un document historique : (14 points)

 

Discours d’un citoyen romain d’une cité grecque sous l’empereur Antonin (138-161 ap. J.-C.).

 

            Voici ce qui de beaucoup, entre toutes choses, mérite le plus d’être vu et admiré : c’est ce qui concerne le droit de cité. Quelle grandeur de conception ! Rien jamais n’a rassemblé à cela. En effet, vous avez séparé en deux groupes tous ceux qui étaient sous votre pouvoir – par ces mots, je désigne l’ensemble du monde civilisé ; à la partie qui avait la meilleure grâce, la noblesse et les capacités les plus grandes, vous avez donné la plénitude des droits politiques ou même la communauté de race (race ici signifie peuple) : pour le reste, vous l’avez soumis et réduit à l’obéissance. Ni la mer ni l’étendue d’un continent ne peuvent être un obstacle à l’accession à la citoyenneté ; dans ce domaine l’Asie n’est pas séparée de l’Europe. Tout se trouve ouvert à tous ; il n’est personne digne du pouvoir ou de la confiance qui reste un étranger […].

            Comme nous l’avons dit, vous avez, en hommes généreux, distribué à profusion la cité. Vous n’en avez pas fait un objet d’admiration en refusant de la partager avec quelqu’un d’autre ; au contraire, vous avez cherché à en rendre digne l’ensemble des habitants de l’Empire ; vous avez fait en sorte que le nom de Romain ne fût pas celui d’une cité, mais le nom d’un peuple unique […]. Vous avez fait passer la ligne de partage entre les Romains et les non-Romains. […] Depuis que ce partage est réalisé, nombreux sont ceux qui, dans chaque cité, sont les concitoyens de vous-mêmes autant que de ceux issus de leur propre race, bien que quelques-uns d’entre eux n’aient encore jamais vu votre cité. Il n’est pas besoin de garnisons dans leurs acropoles car, partout, les hommes les plus importants et les plus puissants gardent pour vous leur propre patrie.

 

            P. Aelius Aristide, Eloge de Rome (144 ap. J.-C.), traduction extraite de A. Michel, La philosophie politique à Rome d’Auguste à Marc Aurèle, Paris, A. Colin, 1969.

1. Présenter le document en insistant sur l’auteur et le contexte.

2. Quelles sont, d’après le texte, les différences entre les cités grecques et la cité romaine ?

3. Définir la nature de la citoyenneté romaine et expliquer le point de vue de l’auteur.

4. Quelles ont été les étapes de la diffusion de la citoyenneté romaine dans l’empire ?

5. Quel est l’intérêt de ce texte ? Quelle critique peut-on en faire ?

Les réponses aux questions doivent reposer sur de courtes citations du texte expliquées par des faits historiques précis tirés du cours ou du manuel.

 

Présentation et orthographe : 2 points

 

Objectifs à atteindre

Acquis

En voie d’acquisition

Non acquis

Maîtrise des notions du cours

 

 

 

Prélever des informations d’un document

 

 

 

Eclairer les informations d’un document par ses connaissances

 

 

 

Rédiger des réponses argumentées en mobilisant ses connaissances

 

 

 

Maîtrise de la langue

 

 

 

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Devoir Histoire 2e Citoyenneté et démocratie à Athènes Aristote extrait de Politique

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

Devoir d’histoire      2de               Date :                 Nom :

                                       

Sujet : La démocratie à Athènes au Ve s. av. J.-C.

 

I. Donner la signification des mots suivants : (4 points)

 

_ Misthos :                  _ Magistrat :   

 

II. Explication d’un texte : (14 points)

 

Aristote (philosophe) décrit la situation  athénienne

 

            « Le principe fondamental du régime démocratique, c’est la liberté. […] Une des marques de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant.

            La justice démocratique consiste dans l’égalité selon le nombre, mais non selon le mérite : si la justice, c’est cela, le « souverain », c’est forcément la masse populaire […]. Chaque citoyen, dit-on, doit avoir une part égale : et la conséquence dans les démocraties, c’est que les pauvres sont plus puissants que les riches : ils sont plus nombreux et l’autorité souveraine, c’est la décision de la majorité.

            Ces principes de base une fois posés et telle étant la nature du pouvoir, voici les règles caractéristiques de la démocratie : élection des magistrats faite par tous et parmi tous, exercice du pouvoir par tous sur chacun, chacun à tour de rôle commandant à tous ; tirage au sort de toutes les magistratures ou du moins de toutes celles qui n’exigent ni expérience pratique ni connaissances techniques ; […] accès de tous aux fonctions judiciaires […].

            Ensuite, versement d’indemnités, de préférence pour toutes les fonctions, Assemblée, tribunaux, magistratures […].

            De plus, puisqu’une oligarchie (aristocratie) se définit par la naissance, la richesse et l’éducation, les marques de la démocratie sont, en général, opposées à celles-ci : basse naissance, pauvreté, vulgarité. »

Aristote (384-322 av. J.-C.), Politique. 

 

1. Présenter le document.

2. D’après l’auteur, quel est le principe fondamental de la démocratie ?

3. Qui est citoyen à Athènes ? A quelles conditions est-on citoyen ?

4. En vous appuyant sur le texte et sur vos connaissances, expliquez le fonctionnement de la démocratie athénienne. Quel est le rôle de l’ « indemnité » versée aux citoyens.

5. A quel autre type de régime politique Aristote oppose-t-il la démocratie ?

 

Présentation et orthographe : 2 points

      

 


2 points de présentation et d’orthographe

Objectifs à atteindre

Acquis

En voie d’acquisition

Non acquis

Maîtrise des notions du cours

 

 

 

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Eclairer les informations d’un document par ses connaissances

 

 

 

Rédiger des réponses argumentées en mobilisant ses connaissances

 

 

 

Maîtrise de la langue

 

 

 

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Devoir Histoire 2e Citoyenneté et démocratie à Athènes Les Suppliantes d'Euripide

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

 

Devoir d’histoire      2de               Date :                 Nom :

                                       

Sujet : La démocratie à Athènes au Ve s. av. J.-C.

 

I. Donner la signification des mots suivants : (4 points)

 

_ Démocratie :                        _ Misthos :        _ Ecclésia :                _ Magistrat :


II. Commentaire d'un document historique : (14 points)

 

Euripide, poète tragique, fait débattre dans une de ses tragédies deux personnages vers 424.

 

Thésée [1] : « Notre cité n'est pas au pouvoir d'un seul homme: elle est libre. Son peuple la gouverne:
tour à tour, les citoyens reçoivent le pouvoir, pour un an [2]. Elle n'accorde aucun privilège à la fortune. Le pauvre et le riche y ont des droits égaux.

 

L’envoyé (héraut) de Thèbes  [3] : « La ville dont je viens est gouvernée par un seul homme, et non par la foule. Personne ne la flatte ou ne l'exalte par son éloquence, personne ne la tourne ou la retourne selon son seul intérêt particulier […] D'ailleurs comment le peuple, qui n'est pas capable de raisonnements droits, pourrait-il mener une cité sur le droit chemin? Un pauvre paysan, même instruit, en raison de son travail, ne peut consacrer son attention aux affaires publiques. »

 

Thésée : « […] Pour une cité, rien n'est pire qu'un tyran. Sous la tyrannie, les lois ne sont pas les mêmes pour tous […] l'égalité n'existe plus. Au contraire, sous le règne des lois écrites, pauvres et riches ont les mêmes droits. Le faible peut répondre à l'insulte du fort, et le petit, s'il a le droit pour lui, peut l'emporter sur le grand. La liberté, elle est dans ces paroles: « Qui veut donner à l'assemblée un sage avis pour le bien de la cité ? ». Qui veut parler se met en avant, qui n'a rien à dire se tait. Peut-on imaginer plus belle égalité entre les citoyens? »

 

Euripide [4], Les Suppliantes ; vers 404 et suivants (date : environ 424 av. J.-C.)

Notes :

[1] Thésée : héros mythique d'Athènes.
[2] durée d'un mandat politique. Aujourd'hui les députés et le président de la République sont élus pour cinq ans.
[3] héraut thébain : messager de la cité de Thèbes. Rivale d'Athènes, Thèbes est gouvernée par un tyran. (Dictateur dont le pouvoir obtenu par un coup de force est souvent sans limites légales.)
[4] Euripide : athénien, 480-406 avant Jésus Christ environ, auteur de nombreuses tragédies.

 

Questions :

1. Présentez le document (nature, sources, date, contexte historique, message délivré).
2. Quels sont les principes sur lesquels le régime politique athénien repose ?
3. A quelles institutions athéniennes Thésée fait-il allusion ?
4. Quels sont les défauts de ce système politique selon le Thébain? Ses reproches sont-ils justifiés ?

Les réponses aux questions 2, 3 et 4 doivent reposer sur de courtes citations du texte expliquées par des faits historiques précis tirés du cours ou du manuel.

 

Présentation et orthographe : 2 points

 

 

 

Objectifs à atteindre

Acquis

En voie d’acquisition

Non acquis

Maîtrise des notions du cours

 

 

 

Prélever des informations d’un document

 

 

 

Eclairer les informations d’un document par ses connaissances

 

 

 

Rédiger des réponses argumentées en mobilisant ses connaissances

 

 

 

Maîtrise de la langue

 

 

 

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Devoir histoire 2e : Discours de Périclès par Thucydide Citoyenneté et démocratie à Athènes

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

 

Devoir d’histoire      2de               Date :                 Nom :

                                         

Sujet : Citoyenneté et démocratie à Athènes (Ve – IV s. av. J.-C.)

 

I. Donner la signification des mots suivants : (4 points)

 

_ Citoyens :                                                   _ Esclave :

_ Boulé :                                                        _ Héliée :


II. Commentaire d'un document historique : (8 points)

 

En 430, Périclès prononce un discours en l’honneur des soldats morts au combat.

 

                « La Constitution qui nous régit n’a rien à envier à celle de nos voisins. Loin d’imiter les autres peuples, nous leur offrons plutôt un exemple. Parce que notre régime sert les intérêts de la masse des citoyens et pas seulement d’une minorité, on lui donne le nom de démocratie. Mais si, en ce qui concerne le règlement de nos différents particuliers, nous sommes égaux devant la loi, c’est en fonction du rang que chacun occupe dans l’estime publique que nous choisissons les magistrats de la cité, les citoyens étant désignés par leur mérite plutôt qu’à tour de rôle. D’un autre côté, quand un homme sans fortune peut rendre quelque service à l’Etat, l’obscurité de sa condition ne constitue pas pour lui un obstacle. […] Ceux qui participent au gouvernement de la cité peuvent s’occuper aussi de leurs affaires privées et ceux que leurs occupations professionnelles absorbent peuvent se tenir fort bien au courant des affaires publiques. Nous sommes en effet les seuls à penser qu’un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. Nous intervenons tous personnellement dans le gouvernement de la cité au moins par notre vote, ou même en présentant à propos nos suggestions. 

                                              

Thucydide (vers 470 - vers 404 av JC), Histoire de la guerre du Péloponnèse, livre II, 37, fin du V siècle av. J.-C. (Thucydide est un historien athénien) 

 

1. Présentez le document (nature, auteur, date, analyse).

2. Quelle est la définition de la démocratie donnée par Périclès ?

3. Qu’est-ce qu’un magistrat ? Comment les magistrats sont-ils choisis selon ce texte ?

4. Comment la participation à la vie politique est-elle rendue possible à tous les citoyens ?

 

5. Quelles nuances peut-on apporter à cet éloge de la démocratie athénienne ?

 

Les réponses aux questions 3, 4 et 5 doivent reposer sur de courtes citations du texte expliquées par des faits historiques précis tirés du cours ou du manuel.

 

 

III. Rédiger un texte : (6 points)

 

6. En partant de vos réponses précédentes et à l’aide de vos connaissances, rédigez une petite synthèse où vous définirez la démocratie athénienne, puis vous montrerez toutes ses limites.

 

 

Présentation et orthographe : 2 points

 

 

 

 

   

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Devoir histoire 2e : Tableau satistique La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre.

1 Novembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Evaluations 2e

 

 

 

Devoir d’histoire      2de               Date :                 Nom :

                                       

Sujet : La place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre


I. Donner la signification des mots suivants : (4 points)

_ Transition démographique :

 

_ Accroissement naturel :

 

 

II. Etude de tableau statistique : (14 points)

L’immigration aux Etats-Unis au XIX siècle

US Department of Homeland Security.

 

1. Présentez le document.

2. Combien de migrants d’origine européenne arrivent aux Etats-Unis entre 1820 et 1919 ?

3. Décrivez et expliquez l’évolution générale des flux d’Européens vers les Etats-Unis (1820-1919).

4. Comparez les arrivées de migrants en fonction de leur pays d’origine et leur évolution.

5. Quel est l’intérêt de ce document ?

2 points de présentation et d’orthographe

 


Origine des migrants

1820-1839

1840-1859

1860-1879

1880-1899

1900-1919

Britanniques

100 680

663 890

1 111 400

1 139 600

841 390

Allemands

130 470

1 361 500

1 475 500

2 024 200

502 900

Irlandais

222 280

1 685 000

849 680

1 079 700

511 300

Russie

366

943

36 800

632 800

2 608 000

Italie

2 650

10 120

56 150

871 400

3 160 400

Total Europe

522 000

3 988 000

4 129 000

8 942 800

14 549 700

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A. Existe-t-il une position politique commune des nouveaux Etats dans un monde bipolaire ? Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux..."> Cours Histoire Tle STMG : Décolonisation et construction de nouveaux Etats 3/3

12 Octobre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

III. Quelles sont l’unité et la diversité du Sud ? <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

            A. Existe-t-il une position politique commune des nouveaux Etats dans un monde bipolaire ?

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

Question 4 page 60 : De quelles régions du monde les participants à la conférence de Bandung viennent-ils ?

_ Les pays participant à la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955 sont des pays afro-asiatiques, (23 pays d’Asie et 6 d’Afrique). Ce sont essentiellement d’anciennes colonies. Les participants à cette conférence proviennent de ces deux continents : Sukarno (Indonésie), et Nehru (Inde) ; le colonel Nasser (Egypte) et Nkrumah (Ghana)…

Sukarno (p. 66) : (né Koesno Sosrodirdjo) (1901-1970) Il est l’un des fondateurs du Parti national indonésien qui lutte contre la colonisation des Pays-Bas. En 1945, il proclame l’indépendance du pays, finalement reconnue en 1949 après quatre années de guerre. En réunissant, en 1955 à Bandung, la première conférence des pays décolonisés, il devient un des leaders du tiers monde, mais il refuse le non-alignement.

 

Texte 1 page 67 : Déclaration finale de la conférence de Bandung, avril 1955 (extrait)

Question 1 page 67 : Pourquoi la conférence de Bandung modifie-t-elle la vision d’un monde bipolaire ?

_ La conférence de Bandung modifie la vision d’un monde bipolaire en refusant le partage du monde en deux blocs en proposant de « favoriser la paix et la coopération mondiales ». La conférence est l’acte de naissance politique du Tiers-monde.

 _ La conférence de Bandung condamne le colonialisme. Les participants veulent une coopération mondiale pour lutter contre le sous-développement.

Tiers monde (p. 66) : expression créée en 1952 par l’économiste et démographe Alfred Sauvy pour désigner les pays pauvres, nouvellement indépendants pour la plupart. Le tiers monde tente de s’affirmer en tant qu’entité politique dans le monde bipolaire.

 

Comment évolue la position des Etats du tiers monde de refuser le partage du monde en deux blocs ?

_ De nombreux pays décolonisés et du Tiers monde choisissent l’un des blocs :

* Cuba en 1962, l’Angola après 1975… sont favorables à l’URSS.  

* Le Pakistan, l’Iran et l’Irak dans le Pacte de Bagdad (1955-1975) s’allient aux Etats-Unis.

_ Plusieurs Etats du tiers-monde choisissent le non-alignement. La conférence de Belgrade (Yougoslavie) de 1961 est la première conférence des non-alignés. Elle se tient dans un pays communiste mais indépendant de l’URSS. <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /> La Yougoslavie n’est pas une ancienne colonie mais un pays dont le chef Tito, est l’un des dirigeants les plus en vue du Tiers-monde. Avec l’Egyptien Nasser et l’Indien Nehru, Tito propose pour le Tiers-monde la voie du non-alignement. Ils refusent la bipolarisation du monde entre deux blocs opposés.

Non alignement (p. 66) : position des pays du tiers monde refusant pour la plupart de s’engager dans l’un des deux blocs de la guerre froide.

 

 

 

 

 

 

 

            B. Quelles sont les différences dans les stratégies de développement des pays du Tiers-monde ?

 

                        1. Quels sont les modèles de développement ?

 

Texte 1 page 69 : Déclaration de Julius Nyerere, à Arusha (Tanzanie), janvier 1967.

Question 1 page 69 : Quels obstacles au développement de la Tanzanie Nyerere relève-t-il ?

Les obstacles au développement relevés par Julius Nyerere sont : le manque de « moyens financiers » (l.5) et de « compétences techniques » (l. 5-6). L’outillage agricole est rudimentaire «houe » (l. 7, 9).

 

Question 2 page 69 : Comment Nyerere conçoit-il alors le développement de son pays ?

Le développement de la Tanzanie repose pour Nyerere sur l’agriculture, avec une modernisation de l’outillage agricole, avec la révolution verte par l’utilisation des engrais et d’insecticides (l.9), de meilleures semences (l. 11), l’irrigation. Le but est de développer le pays en tenant compte du manque d’argent mais aussi des compétences de la population rurale.

 

_ Le tiers monde se caractérise par les difficultés économiques, la faible scolarisation, une faible espérance de vie. Ces critères sont mesurés par l’IDH. La population des pays du tiers-monde est essentiellement rurale, et l’économie basée sur l’agriculture. Les gouvernements choisissent des stratégies différentes pour assurer le développement de leur pays :

* Le modèle soviétique : Il privilégie l’industrie lourde au détriment de l’agriculture. La mise en valeur globale est préférée à la satisfaction des besoins individuels. Cuba et l’Algérie ont adopté ce modèle.  

* Le modèle maoïste  privilégie le développement agricole comme la Chine ou la Tanzanie du président Nyerere.       

* Les modèles nationalistes sont présents en Amérique du sud (Argentine de Peron), en Afrique et Asie du sud-est. Ils remplacent les produits d’importation par des productions locales. Les firmes transnationales luttent contre ce modèle économique.

* Les stratégies capitalistes : misent sur les exportations et sur une main-d’œuvre bon marché en faisant appel aux investissements étrangers (IDE).  Plusieurs pays deviennent des « pays ateliers » en particulier en Asie : Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong, Singapour.            

Développement (p. 68) : accroissement de richesses produites accompagné de l’élévation du niveau de vie des populations (pouvoir d’achat, espérance de vie, niveau d’éducation).

Julius NYERERE (p. 68) : (1922-1999) Président du Tanganyika en 1961 puis de la Tanzanie en 1964, il mène une politique de développement agricole d’inspiration socialiste  soutenue par la Chine, ce qui l’isole sur le plan international. La Tanzanie est l’un des pays les plus pauvres du monde.

 

  (   RECIT :

_ Les nouveaux pays ont hérité d’une économie dépendante : ils exportent une ou deux matières premières mais n’ont pas été industrialisés. Par exemple l’économie de la Côte d’Ivoire repose sur le cacao. Or les cours de ce produit sont fixés par les gros acheteurs des pays industrialisés. Quand il baisse c’est la crise généralisée des années 1980.

_ Mais cette crise révèle une exploitation des richesses marquées par la corruption et le gaspillage. Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990, a financé lui-même les 250 millions d’euros nécessaires à la construction d’une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome dans son village de Yamoussoukro, devenue capitale.            )

                    

 

 

 

 

               2. Quelles sont les actions internationales des pays du tiers-monde pour le développement ?

 

Texte 1 page 71 : Les problèmes du développement

Question 1 page 71 : Qu’est-ce que le Groupe des 77, issu de la CNUCED ?

Le Groupe des 77 correspond à des pays du tiers-monde (au départ 77)  au sein de l’ONU cherchant à peser dans les négociations internationales pour améliorer les conditions économiques des pays en développement.

_ Nombreux au sein de l’ONU, les pays en développement font de l’ONU une tribune contre le colonialisme mais aussi pour promouvoir le développement économique. Ainsi, en 1964, une conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) est réuni pour la première fois à Genève. 120 Etats sont représentés dont 77 en voie de développement.

CNUCED (p. 70) : (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) conférence de l’ONU réunie la première fois en 1964, à la demande des pays en développement. Un groupe de 77 Etats en développement (132 Etats en 2012), majoritairement africains, défend particulièrement les intérêts économiques de ses membres.

 

Question 2 page 71 : d’après la déclaration, quels sont les types de difficultés rencontrées par les pays en développement ?

Les pays en développement rencontrent plusieurs difficultés économiques dénoncées par le Groupe des 77 : « pauvreté générale » (l. 16-17) de l’Etat et des individus qui s’accroît.

Les revenus sont insuffisants à cause d’une aide publique au développement internationale insuffisante (l. 3-4)  et d’ un commerce qui ne permet pas le développement à cause du manque d’IDE (l. 7). Cela alors que les dépenses sont fortes à cause du poids de la « dette » (l. 10).

Les causes de la pauvreté sont parfois externes : système commercial désavantageux (l. 8-9) pour les pays en développement avec la chute des prix des matières premières en 1994.

Pour sortir de la crise et de la pauvreté les pays ont adopté ou se sont vus imposer des « programmes d’ajustement structurel » (l. 18-19) pour « restructurer leur économie » (l. 21-22). Cela a conduit à des situations difficiles pour la population des pays en développement et parfois à des guerres : décennie du chaos en Afrique dans les années 1990-2000.

La situation est dénoncée par le Groupe des 77 qui souhaite une aide internationale pour les pays en développement.

(   _ Les « programmes d’ajustement structurel » préconisés par le FMI ou la Banque mondiale en imposant une réduction des dépenses de l’Etat et donc en aggravant les conditions de vie de plusieurs PED ont conduit à des  tensions et guerres civiles dans les PMA africains lors de la « décennie du chaos » (1990-2000).   )

 

_ En 1967, dans la Charte d’Alger, le « groupe des 77 » définit ses buts : redonner au Sud une place satisfaisante  dans le commerce mondial en rééquilibrant les termes de l’échange ; favoriser le contrôle par chaque Etat de ses ressources souvent aux mains des firmes multinationales et en proie à l’impérialisme des Etats puissants accusés de néo-colonialisme.

Terme de l’échange (p. 70) : rapport entre les prix moyens à l’exportation et les prix moyens à l’importation. Les termes de l’échange se dégradent quand les premiers baissent ou qu’ils progressent moins vite que les seconds.

Impérialisme (p. 68) : domination d’un Etat sur un autre, sans nécessairement remettre en cause son indépendance politique. Cette domination peut-être économique, financière, culturelle.

 

Photographie 2 page 71 : La barrage d’Inga I, sur le fleuve Zaïre

Question 3 page 71 : Comment de grands aménagements semblables à ce barrage sont-ils possibles (doc. 2) ?

_ L’aide publique au développement est une aide versée par des organisations internationales (ONU) ou par des Etats (dons, prêts) pour financer des projets et construire des équipements dans les pays en développement. Par exemple le barrage d’Inga I sur le fleuve Zaïre a été conçu en 1972 avec belge (pays ancienne métropole coloniale) et internationale. Les ports, écoles et universités hôpitaux sont aussi réalisés grâce à ces fonds.

 

 

 

 

C. Quelle est la situation des pays du Sud dans l’économie mondiale ?

 

Repères bas de la page 70 : Exportations de pétrole de pays membres de l’OPEP (en millions de dollars)

En quoi la création de l’OPEP donne une « arme pétrolière » et financière pour les pays en développement ?

L’importance de la production de l’OPEP permet à cette organisation de fixer le prix du baril au niveau international. Cela aboutit à plusieurs « chocs pétroliers » en 1973 et 1979. Les revenus des pays de l’OPEP ont fortement augmenté au point de parler de « pétromonarchie » en désignant les riches Etats d’Arabie Saoudite ou du Qatar.

_ Les pays du Sud connaissent des situations économiques différentes en fonction de leur choix économiques et politiques ainsi que de leurs ressources naturelles.

* Les pays producteurs de pétrole se regroupent dans les années 1960 dans l’OPEP. L’augmentation des prix du pétrole a provoqué les « chocs pétroliers » de 1973 et 1979. Les revenus des pays pétroliers ont fortement augmentés. Les « pétromonarchies » d’Arabie Saoudite, du Qatar, du Koweït… sont des pays riches parmi les pays du Sud.

Sud (p. 70) : ensemble des pays en développement, par opposition au Nord qui désigne les pays industriels développés. Le terme ne rend pas compte de la diversité des niveaux  de développement.

OPEP (p. 70) : (organisation des pays exportateurs de pétrole) : formée en 1960, elle regroupe la plupart des pays exportateurs de pétrole pour garantir leurs revenus.

 

Texte 2 page 69 : Le projet du chef d’une grande entreprise indienne, Tata, le 15 août 1947

Photographie 9 page 69 : Dans un camp de réfugfiés, à Umuahia, pendant la guerre du Biafra, mars 1969

Quel est le bilan de ces stratégies de développement ?

_ En 2014 le bilan du développement des Pays en Développement est contrasté :

* Positif pour les BRICS et en Asie, pour les pays émergents, les dragons. En Inde par exemple l’alimentation de la population a été possible grâce à la révolution verte, la modernisation de l’économie est importante. Par exemple le groupe sidérurgique Tata se lance après 1945 dans la construction d’automobiles et de camions, puis dans l’électronique. La vallée de Bangalore est aujourd’hui une zone importante pour l’électronique et la recherche, comparable avec la Sillicon Valley américaine.

* Le bilan est négatif en Afrique. En particulier dans les PMA avec la crise économique depuis 1980, des épidémies comme le Sida ou Ebola, et une instabilité politique importante.

BRICS (p. 140) : (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) : principaux pays émergents qui connaissent une croissance économique rapide.

PMA (p. 148) : territoires où le revenu par habitant et l’IDH sont très faibles et dont les économies fragiles et très vulnérables reposent essentiellement sur l’agriculture, soumise aux aléas climatiques.

 

 

 

 

 

 

FICHE REVISION T STMG HISTOIRE : DECOLONISATION ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

 

NOTIONS :

Anticolonialisme (p. 62) : hostilité au système de domination coloniale fondée sur des idées humanistes qui engendre la création de mouvements politiques, dans les métropoles ou les colonies, favorables à l’indépendance des peuples colonisés.

Décolonisation (p. 62) : processus politique par lequel un peuple colonisé devient indépendant. Elle peut être négociée entre la métropole et les nationalistes, violente en étant obtenue par une « guerre de libération », mixte lorsque l’indépendance est négociée à la suite de troubles sociaux (grèves, manifestations, émeutes).

Non alignement (p. 66) : position des pays du tiers monde refusant pour la plupart de s’engager dans l’un des deux blocs de la guerre froide.

Tiers monde (p. 66) : expression créée en 1952 par l’économiste et démographe Alfred Sauvy pour désigner les pays pauvres, nouvellement indépendants pour la plupart. Le tiers monde tente de s’affirmer en tant qu’entité politique dans le monde bipolaire.

Développement (p. 68) : accroissement de richesses produites accompagné de l’élévation du niveau de vie des populations (pouvoir d’achat, espérance de vie, niveau d’éducation).

Impérialisme (p. 68) : domination d’un Etat sur un autre, sans nécessairement remettre en cause son indépendance politique. Cette domination peut-être économique, financière, culturelle.

Sud (p. 70) : ensemble des pays en développement, par opposition au Nord qui désigne les pays industriels développés. Le terme ne rend pas compte de la diversité des niveaux  de développement.

 

LES ACTEURS CLES (p. 72) :

Hô Chi Minh : (1890-1969) En 1945, après avoir proclamé la République démocratique du Vietnam, il anime la lutte contre la France jusqu’à l’indépendance, reconnue en 1954. Il combat le Sud-Vietnam soutenu par les Etats-Unis afin de réunifier les deux Etats.

SUKARNO : (né Koesno Sosrodirdjo) (1901-1970) Il est l’un des fondateurs du Parti national indonésien qui lutte contre la colonisation des Pays-Bas. En 1945, il proclame l’indépendance du pays, finalement reconnue en 1949 après quatre années de guerre. En réunissant, en 1955 à Bandung, la première conférence des pays décolonisés, il devient un des leaders du tiers monde, mais il refuse le non-alignement.

Kwame NKRUMAH : Leader nationaliste, il est le président du Ghana, devenu indépendant en 1957. Il est renversé par un coup d’Etat en 1966.

Julius NYERERE: (1922-1999) Président du Tanganyika en 1961 puis de la Tanzanie en 1964, il mène une politique de développement agricole d’inspiration socialiste soutenue par la Chine, ce qui l’isole sur le plan international. La Tanzanie est l’un des pays les plus pauvres du monde.

Houphouët-Boigny Félix (p. 66) : (1905-1993) Député et ministre sous la IV République française. Il est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Défendant une politique libérale sur le plan économique, il dirige seul le pays, à l’aide d’un parti unique, de l’indépendance en 1960 à sa mort. Tout en conservant des liens étroits avec la France, il est très influent dans la politique intérieur des Etats du golfe de Guinée. 

Habib BOURGUIBA : (1903-2000) Fondateur du Néo Destour en 1934, plusieurs fois emprisonné, il négocie l’indépendance de la Tunisie en 1956. Président de la République, de 1957 à 1987. Il modernise le pays en instaurant l’égalité des sexes et en développant l’éducation et l’économie.

Sese Soko MOBUTU : (1930-1997) arrivé au pouvoir après un coup d’Etat, il instaure un régime autoritaire et dirige le Zaïre de 1965 à 1997.Il défend la « zaïrisation » du pays : décolonisation culturelle, nationalisations d’entreprises étrangères… A sa mort, sa fortune personnelle est estimée à 7 milliards de dollars.

 

DATES :

Dates d’indépendance :

1945-1949 : Indonésie

1946-1954 : Indochine

1947 : indépendance et partition de l’Inde et du Pakistan.

1956 : Maroc et Tunisie

1960 : Congo belge

1962 : Algérie

Années 1960 : Afrique noire française et britannique

1975 : Colonies portugaises.

Affirmation internationale des pays décolonisés :

1955 : Conférence de Bandung

1961 : Conférence des non-alignés à Belgrade

 

 

 

Indépendance économique :

1960 : Fondation de l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole).

1964 : Première Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.

1967 : Charte d’Alger rédigée par le « Groupe des 77 »

1967 : Création de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique.

 

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : Décolonisation et construction de nouveaux Etats 2/3

12 Octobre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

II. Quels sont les nouveaux défis des Etats indépendants ?

 

A. Comment gérer les héritages de la colonisation ?

 

1. Quelles relations établir avec l’ancienne puissance coloniale ?

 

Photographie 3 page 67 : le 13e sommet franco-africain, à Lomé, en novembre 1986.

Question 4 page 67 : Quels intérêts la France et les anciennes colonies devenues des Etats indépendants ont-elles à conserver des liens étroits ?

Les liens permettent une aide au développement pour les pays pauvres et un maintien de l’influence française en Afrique par ces liens culturels et politiques.

_ L’héritage colonial prend plusieurs formes pour les anciennes colonies :

* une influence culturelle à travers la francophonie.

* des liens économiques à travers la coopération et la françafrique.

* des accords de solidarité comme la Convention de Lomé entre Union européenne et pays de l’ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) signée en 1975, ou encore le Commonwealth.

* des liens migratoires à travers les Européens expatriés (« Pieds noirs ») et les émigrés.

Francophonie (p. 64) : ensemble des pays et régions du monde où l’on parle le français comme langue maternelle ou langue de culture. La francophonie est aussi la communauté des pays francophones.

Françafrique (p. 66) : néologisme employé par Houphouët-Boigny pour désigner les liens et l’imbrication des intérêts entre la France et certains Etats africains.

 

 

                        2. Quels problèmes sont liés aux frontières issues de la décolonisation ?

 

Carte 1 page 65 : Les peuples de la Côte d’Ivoire et des Etats voisins

Question1 page 65 : Pourquoi le peuplement de la Côte d’Ivoire est-il complexe, à l’intérieur du pays et à ses frontières ?

_ Le peuplement de la Côte d’Ivoire est composé de quatre grands groupes linguistiques. Aucun de ces groupes ne forment la majorité de la population (Nigéro-congolais (42%), Mandé (27%), Voltaïque (16%), Krou (15%) ). De plus chaque groupe linguistique se divise en plusieurs langues (Senoufu et Lobi pour le groupe voltaïque par exemple). Cela conduit à l’existence de plusieurs langues officielles : français, mais aussi Bete, Baoulé et Dioula.

_ La diversité ethnique pose les problèmes dans le pays de la communication entre groupes alors que les langues officielles sont nombreuses. De plus, les liens peuvent être forts avec les membres de la même communauté linguistique présents dans un pays voisin. Cela pose les questions du sentiment d’appartenance à un pays, du séparatisme d’une ethnie par rapport au pays.

_ La décolonisation donne naissance à de nombreux nouveaux pays. Mais les frontières des nouveaux Etats ont été tracées par les colonisateurs. Elles posent problèmes car elles peuvent séparer une même ethnie entre plusieurs pays.

Ethnie (p. 64) : Le terme désigne un peuple et ses caractéristiques culturelles (langue, religion, traditions). Comme toute société humaine, l’ethnie évolue au contact d’autres peuples, en fonction des changements historiques.

 

 

Les frontières héritées de la colonisation sont-elles remises en causes ?

_ Pour éviter des conflits les Etats issus de la décolonisation ont décidés de ne pas modifier les frontières héritées de la colonisation. L’Organisation de l’Unité africaine, créé en 1963 a déclaré les frontières intangibles. 

_ Plusieurs pays ont remis en cause les frontières. Cela a causé des conflits (comme entre le Maroc et l’Algérie en 1963-1964).

*  En Afrique des guerres civiles ont donné naissance à de nouveaux pays : l’Erythrée s’est séparée de l’Ethiopie en 1993 après 30 ans de guerre, le Soudan du sud a fait sécession du Soudan.

* En Asie des guerres ont éclaté entre l’Inde et le Pakistan pour la possession du Cachemire, mais aussi entre le Pakistan occidental et oriental. Cette guerre a abouti à la création du Bangladesh.

 

 

 

 

 

 

B. Comment construire un nouveau régime politique ?

 

Photographie 3 page 65 : Devant un bureau de vote à Manille (Philippines), novembre 1971

Question 3 page 65 : Quelles pratiques de la démocratie relevez-vous ? Quelles en sont les limites ?

Les Philippins exercent leur droit de vote, indispensable pour une vie démocratique. Cependant, plusieurs limites sont présentes : 200 morts lors des violences pendant la campagne électorale, puis l’année suivante une loi martiale qui suspend les libertés individuelles. Des coups d’Etat peuvent renverser la démocratie et établir des dictatures.

_ Les démocraties sont rares (Inde, Sénégal). Elles sont également fragiles comme le montre le cas des Philippines (violences lors des campagnes électorales avec 200 morts en 1971, loi martiale).  

_ La plupart des pays qui accèdent à l’indépendance adoptent des régimes politiques qui ne respectent pas les libertés individuelles : dictatures communistes de Chine, Vietnam dirigées par un parti unique, monarchies absolues d’Arabie saoudite, dictatures militaires ou l’armée dirige le pays.

_ Les dictatures apparaissent dès la décolonisation avec l’installation d’un régime autoritaire comme en Tunisie avec Bourguiba ou suite à un coup d’Etat comme au Zaïre avec Mobutu. En effet le continent africain a connu de nombreux coups d’Etats (21dans les années 1960, 16 dans les années 1970, 18 dans les années 1980).  

_ La dictature s’accompagne de corruption comme le montre la fortune personnelle de Mobutu (7 milliards de dollars) ou Felix Houphouët-Boigny président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990, financant lui-même les 250 millions d’euros nécessaires à la construction d’une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome dans son village de Yamoussoukro, devenue capitale. Les dictatures communistes en Asie privent de libertés personnelles (Corée du Nord), provoquent l’exil (centaine de milliers de Boat people fuyant le Vietnam), aboutissent à un génocide après en 1975 dans le Cambodge des khmers rouge du communiste Pol Pot.

Régime politique (p. 64) : organisation et fonctionnement du pouvoir dans un Etat.

Bourguiba Habib (p. 64) : (1903-2000) Fondateur du Néo Destour (Nouveau parti libéral constitutionnel) en 1934, plusieurs fois emprisonné, il négocie l’indépendance de la Tunisie en 1956. Premier président de la République, de 1957 à 1987, il modernise le pays en instaurant l’égalité des sexes et en développant l’éducation et l’économie.

Coup d’Etat (p. 64) : prise du pouvoir par la force, généralement avec l’appui de l’armée.

Mobutu Sese Soko (p. 64) : (1930-1997) Arrivé au pouvoir après un coup d’Etat, il dirige lz Zaïre de 1965 à 1997. Il instaure un régime autoritaire et défend la « zaïrisation » du pays : décolonisation culturelle, nationalisations d’entreprises étrangères… A sa mort, sa fortune personnelle est estimée à 7 milliards de dollars.

Houphouët-Boigny Félix (p. 66) : (1905-1993) Député et ministre sous la IV République française,

Il est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Défendant une politique libérale sur le plan économique, il dirige seul le pays, à l’aide d’un parti unique, de l’indépendance en 1960 à sa mort. Tout en conservant des liens étroits avec la France, il est très influent dans la politique intérieur des Etats du golfe de Guinée. 

Génocide (p. 64) : extermination systématique d’un peuple.

 

 

 

 

C. Quelle construction nationale pour les nouveaux Etats indépendants ?

           

Photographie 2 page 65 : une affiche des Combattants de la liberté dans un village du Pakistan Oriental.

Question 2 page 65 : Comment expliquez-vous la naissance du Bangladesh ?

Le Bangladesh est né de la volonté des populations locales de rejeter la domination économique et politique d’une métropole éloignée. Le séparatisme bengali soutenu par l’armée indienne a permis l’indépendance du Bengladesh.

_ L’unité nationale fragile des Etats décolonisés s’explique par la diversité des ethnies dans ces Etats et des séparatismes menaçant d’éclatement le pays.

_ Des violences peuvent éclater comme au Nigeria entre les Ibos chrétiens du Biafra face aux Haoussas musulmans entre 1967 et 1970. De nouvelles guerres ont donné naissances à plusieurs pays à partir du séparatisme des populations locales : le Bangladesh s’est détaché du Pakistan en 1971, l’Erythrée est devenue indépendante en 1993 après 30 ans de guerre contre l’Ethiopie.

 

Repères page 64 : La décolonisation des noms d’Etat 

Pourquoi les Etats des pays décolonisés veulent-ils changer de nom après leur indépendance ?

_ Pour construire un sentiment national au sein de leur population, de nouveaux symboles nationaux montrant la liberté et l’identité des pays indépendants sont adoptés. Le nom des pays change comme les pays africains nommés d’après le nom de Cecil Rhodes, un colonisateur anglais. La Rhodésie du nord devient la Zambie, la Rhodésie du sud devient le Zimbabwe.

_ La construction d’un Etat nation passe par l’adoption de symboles comme les drapeaux, les hymnes, les fêtes nationales ou encore le changement de noms comme le montre la « zaïrisation » du pays par Mobutu. 

Etat nation (p. 64) : Etat indépendant et reconnu dans lequel le sentiment d’appartenance à la nation est partagé par l’ensemble de la population.

 

 

 

 

 

 

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Cours Histoire Tle STMG : Décolonisation et construction de nouveaux Etats 1/3

12 Octobre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

DECOLONISATION ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

Manuel Hachette 2013                                                                               4 heures

 

Programme : http://cache.media.education.gouv.fr/file/33/80/0/STMG_hist_geo_225800.pdf

 

Introduction : La décolonisation peut se définir comme étant le processus par lequel des territoires dominés par d’autres pays parviennent à l’indépendance. Or, au XIX siècle, les Etats européens ont acquis de vastes empires en Afrique et en Asie.

Problématique : Comment les anciennes colonies parviennent-elles à l’indépendance ? Comment les peuples s’organisent-ils pour construire un Etat une fois indépendant ?

 

I. Comment et par quelles étapes se sont déroulées les décolonisations ?

 

            A. Quel tableau dresser de l’état des lieux au moment de l’indépendance ?

 

                       1. Où sont localisés les grands empires coloniaux ?

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

Question 1 page 60 : Quelle est la situation coloniale dans le monde en 1945 ?

_ Au sortir de la seconde guerre mondiale plusieurs pays européens disposent d’Empires coloniaux s’étendant sur la presque totalité du continent africain et sur une grande partie de l’Asie. Les principaux en taille sont les empires coloniaux anglais avec 30 millions de km² (Empire des Indes,  Afrique noire…) et français avec 11 millions de km² (Afrique du Nord et Afrique noire, Indochine…). Les Pays-Bas dominent l’Indonésie ; la Belgique maîtrise le Congo (mesurant plusieurs fois la taille de la Belgique).

(     _ Les Italiens (Libye, Somalie…), les Portugais (Angola, Mozambique…) mais aussi les Japonais (Corée depuis 1910) maîtrisaient des colonies.

_ La Chine n’était pas une colonie, cependant elle a été victime de « traités inégaux » la soumettant au pouvoir économique des puissances européenne et américaine. Par exemple la concession de Shanghai échappe aux lois de la Chine.   )

 

 

                        2. Quelles sont les origines de la décolonisation ?

 

Affiche 1 page 63 : Affiche de la Ligue pour l’indépendance du Vietnam (Viêt-minh)

Pourquoi le contexte international après 1945 est-il particulièrement favorable à la décolonisation ?

_ La 2e Guerre Mondiale prend fin en Europe le 8 mai 1945 et en Asie le 2 septembre 1945. L’Europe est ruinée et dévastée par la 2e guerre mondiale, elle n’a plus les moyens de conserver des colonies. Le contexte international est favorable à l’anticolonialisme :

* La lutte contre le nazisme s’est faite au nom de la liberté. Les idéaux inspirés des droits de l’Homme comme la liberté et l’égalité sont revendiqués par les élites colonisées formées dans les métropoles comme Gandhi ou Hô Chi Minh.

* Les deux grandes puissances sorties vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale sont hostiles au colonialisme. En effet les Etats-Unis sont une ancienne colonie britannique, l’URSS a une idéologie marxiste dénonçant l’exploitation de l’homme par l’homme, des colonies par la métropole. Les communistes soutiennent les guérillas pour l’indépendance (Indochine…).

Anticolonialisme (p. 62) : hostilité au système de domination coloniale fondée sur des idées humanistes qui engendre la création de mouvements politiques, dans les métropoles ou les colonies, favorables à l’indépendance des peuples colonisés.

 

Graphique 2 page 63 : L’évolution du nombre d’Etats siégeant à l’ONU

En quoi les organisations internationales peuvent-elles aider à l’accession à l’indépendance de nouveaux pays ?

_ Avec l’accession à l’indépendance le nombre d’Etats asiatiques et africains présents à l’Onu augmente fortement : 13 sur 51 Etats membres en 1945, 72 sur 129 en 1972.

_ La charte de l’ONU rappelle le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’ONU offre une tribune aux pays nouvellement indépendants pour condamner la colonisation. Ils revendiquent le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

 

 

 

            B. Comment les Etats parviennent-ils à l’indépendance ?

 

                        1) Quelles sont les différentes vagues d’accession à l’indépendance ?

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

Question 2 page 60 : A quelle région du monde la première étape de la décolonisation correspond-elle principalement ?

_ La décolonisation débute en Asie dès la fin de la Seconde guerre mondiale, alors que les Japonais ont perdu la guerre et que les troupes des métropoles coloniales ne sont pas encore là comme pour l’Indochine, l’Indonésie. Elle se poursuit ensuite en Afrique en profitant du processus de décolonisation.

* En Asie (1945-1954) la décolonisation permet l’accès à l’indépendance de l’Empire des Indes en 1947, avec la naissance de l’Union indienne, du Pakistan, de la Birmanie, etc… Mais, les Pays-Bas et la France refusent de perdre leurs colonies. Des guerres de décolonisation se déroulent en Indonésie hollandaise (indépendance en 1949) et en Indochine française (de 1946 à 1954).

Décolonisation (p. 62) : processus politique par lequel un peuple colonisé devient indépendant. Elle peut être négociée entre la métropole et les nationalistes, violente en étant obtenue par une « guerre de libération », mixte lorsque l’indépendance est négociée à la suite de troubles sociaux (grèves, manifestations, émeutes).

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

+ Chronologie Indépendances, guerres, tiers monde page 59 + dates clés page 72

Quelles sont les différentes vagues de décolonisation (dans quels lieux ? Pour quelles périodes) ?

* En Afrique du Nord (1956-1962) les protectorats français de Tunisie et du Maroc parviennent pacifiquement à l’indépendance en 1956. Mais l’Algérie, colonie de peuplement, est le lieu d’une guerre de 1954 à 1962.

* En Afrique centrale, occidentale et orientale (années 1960) les colonies parviennent par la négociation à l’indépendance. Dès 1957 pour le Ghana de Nkrumah, en 1960 pour l’Afrique noire française.

* En Afrique australe et en Océanie (1970-1980) la décolonisation est plus tardive. En effet le dictateur du Portugal désire conserver ses colonies. L’affrontement en Angola et au Mozambique dure jusqu’au renversement de la dictature au Portugal. En 1975 les colonies portugaises d’Afrique et d’Océanie (Timor oriental) parviennent enfin à l’indépendance. La fin de la guerre froide permet aussi la fin du régime d’apartheid en Afrique australe (1991) et la fin de sa domination sur la Namibie. 

Kwame NKRUMAH (p. 62) : (1909-1972) Après des études aux Etats-Unis, il milite pour l’indépendance de la Côte-de-l’Or (Ghana) à la tête du parti nationaliste qu’il a fondé en 1949. Premier ministre en 1952 puis président du Ghana, devenu indépendant en 1957, il dirige le pays jusqu’au coup d’Etat qui le renverse en 1966. Il est l’un des fondateurs de l’OUA (Organisation de l’unité africaine).

 

 

             2) Quelles colonies à parviennent à l’indépendance par la négociation ?

                                  

                                   * Dans les colonies françaises

 

Photographie 3 page 63 : La campagne pour le référendum du 28 septembre 1958

Question 2 page 63 : Quel compromis le général de Gaulle cherche-t-il en instituant la Communauté franco-africaine ?

Le général de Gaulle cherche à établir des liens durables entre la France et les colonies à travers une Communauté franco-africaine et ses liens politiques, culturels et économiques.

 

Question 3 page 63 : Quelle est la réponse de la Guinée ? Que devient la Communauté franco-africaine ?

La Guinée refuse d’intégrer la Communauté africaine sous l’influence du dirigeant nationaliste Sékou Touré et accède immédiatement à l’indépendance. La Communauté franco-africaine prépare l’accès des pays d’Afrique noire française à l’indépendance tout en conservant des liens avec la France.

 

OU

 

Lien  (1min 15) L’autonomie interne en Tunisie 31 juillet 1954 http://education.francetv.fr/videos/31-juillet-1954-la-tunisie-obtient-l-autonomie-interne-v112462

 

Pourquoi la France accorde-t-elle l’autonomie interne à la Tunisie ? Quel évènement cette autonomie prépare-t-elle ?

La France accorde l’autonomie interne à la Tunisie le 31 juillet 1954 dans le but d’apaiser les tensions nationalistes en Tunisie. L’évènement prépare l’accès à l’indépendance de la Tunisie.

_ La France donne davantage d’autonomie et de liberté interne aux colonies d’Afrique noire, de Tunisie et du Maroc (indépendantes en 1956). Cela se réalise par étapes :

* En 1946 la IV République établit l’Union française entre la métropole et les territoires dépendants de la France. Les autochtones reçoivent la citoyenneté française et le droit de vote pour les élections au Parlement de la métropole. Deux africains deviennent députés et même ministres : Félix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor.

* En 1956 la loi Gaston Defferre accorde aux territoires africains une large autonomie interne.

* La Communauté franço-africaine est créée en 1958. Elle permet un passage progressif et pacifique de l’Afrique noire vers l’indépendance en 1960. Les liens entre France et Afrique continuent après l’indépendance à travers un soutien économique et social nommé coopération.

 

* Dans les colonies anglaises

 

_ Les colonies britanniques passent progressivement de la domination britannique à l’indépendance. Ce passage est pacifique malgré des épisodes violents comme celui de la révolte des Mau Mau au Kenya de 1952 à 1956. Les pays d’Afrique noire obtiennent leur indépendance par étapes : par exemple la Côte-de-l’Or devient autonome en 1951, puis indépendante en 1957 sous le nom de Ghana.

_ Les nouveaux Etats indépendants s’associent au Royaume-Uni par le Commonwealth. Les pays membres sont passés de 6 en 1945 à 52 en 2006.

Commonwealth (p. 66) : communauté des anciennes colonies britanniques conservant entre elles des liens de nature essentiellement économique.

 

 

3) Quelles colonies à parviennent à l’indépendance par la guerre ?

 

                        * La guerre d’Indochine (1945-1954)

 

Carte 1 page 60 : Des Empires coloniaux aux indépendances

Question 3 page 60 : Dans quelles conditions la décolonisation française s’est-elle déroulée en Asie et en Afrique ?

_ L’accès à l’indépendance des colonies est le résultat de négociations dans la plupart des pays, cependant des guerres d’indépendances ont été menées en Indochine (1945-1954) et en Algérie (1954-1962). 

 

Affiche 1 page 63 : Affiche de la Ligue pour l’indépendance du Vietnam (Viêt-minh), 1945

Question 1 page 63 : Comment cette affiche présente-t-elle l’avenir de l’Indochine française ?

Les auteurs de l’affiche présente l’avenir pour l’Indochine en montrant la victoire du Viêt-minh.

_ La guerre d’indépendance de l’Indochine dure de 1945 à 1954. Le Viêt-minh est un mouvement communiste créé par Hô Chi Minh. Il lutte contre l’armée française depuis 1946 pour obtenir l’indépendance par une guérilla soutenue par les communistes chinois.

_ L’armée française a subie plusieurs défaites, dont celle majeure de Diên Biên Phu en 1954. _ La conséquence de cette défaite est la signature des accords de Genève en 1954 qui reconnaissent l’indépendance de l’Indochine.

Hô Chi Minh (p. 72) : (1890-1969) Fils d’un fonctionnaire vietnamien, il vient travailler en France et adhère au Parti communiste en 1920. Revenu en Indochine, il fonde le Parti communiste indochinois, puis le Viêt-minh et prend alors le surnom de Hô Chi Minh (« Celui qui éclaire »). Il proclame la République démocratique du Vietnam en 1945, organise la lutte contre la France jusqu’en 1954. Président du Nord-Vietnam, il combat le Sud-Vietnam soutenu par les Etats-Unis afin de réunifier les deux Etats.

 

* La guerre d’Algérie (1954-1962)

 

Repères page 78

Question  12 page 79 : En quoi le bilan de la guerre illustre-t-il la violence du conflit ?

_ La guerre d’Algérie débute en 1954 et s’achève avec les accords d’Evian en 1962. La guerre est meurtrière avec plus de 200 000 morts aussi bien civils que militaires. Parmi les morts se trouvent les victimes des règlements de compte entre nationalistes car la guerre d’Algérie a aussi été une guerre civile entre nationalistes du MLN et du FLN.

 

Pourquoi trouve-t-on des militaires algériens morts du côté français ?

_ Parmi les victimes se trouvent des harkis (soldats algériens combattant dans l’armée française). Ils ont été tués pendant la guerre, eux-mêmes et leur famille victimes des règlements de comptes après la guerre sauf s’ils se sont exilés en France.

 

Photographies 6 page 76 : Le massacre de Melouza, mai 1957

+ Photographies 8 page 77 : L’armée française et la torture, 1957

En quoi ces photographies montrent l’existence d’une « guerre sale » ?

_ La guerre d’Algérie est qualifiée de « guerre sale » à cause des massacres mutuels : les attentats du FLN (Front de Libération National) tuent des Européens mais aussi des Algériens favorables à la présence française et des Harkis ; l’armée française pratique la torture et des exécutions sommaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Méthodologie Baccaulauréat Tle STMG : Deuxième partie Un sujet d'étude

24 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Methodologie

 

 

 

 

Méthodologie bac Terminale STMG :

Les épreuves du bac

 

Deuxième partie Un sujet d’étude aux choix

Elle porte sur les sujets d’étude du programme d’histoire et/ou du programme de géographie

 

 

 

 

 

 

DESCRIPTION DE L’EPREUVE

CONSEILS ET DEMARCHES A SUIVRE

Les questions sont de 6 types :

Vous avez le choix entre 4 sujets, qui peuvent être tous des sujets d’histoire ou des sujets du programme de géographie, ou deux sujets d’histoire et deux sujets de géographie.

Repérez à quel sujet d’étude vu durant l’année renvoie chaque sujet.

Ne perdez pas trop de temps à choisir votre sujet.

Les sujets sont choisis de telle sorte que vous devez avoir révisé de la même façon le programme d’histoire et de géographie.

L’objectif est de mettre en rapport vos connaissances et un ou deux documents maximum pour en comprendre le sens.

Prenez le temps de lire ou deux fois le ou les documents et les questions ainsi que les notes éventuelles.

Dans le cas d’une carte ou d’un graphique, repérez l’échelle, l’unité de mesure, la valeur utilisée et la source.

Dans le cas d’un texte ou d’une image, identifiez l’auteur et surtout son point de vue : est-il objectif ? S’agit-il d’une caricature ? etc.

L’exercice vous amène :

* à dégager l’apport d’un document à la connaissance d’une question figurant dans les programmes ou à la compréhension d’une notion dans le cas où il y a un seul document proposé ;

 

Relevez les idées importantes qui ressortent du document et illustrez-les, approfondissez-les, expliquez-les ou nuancez-les par vos connaissances.

* ou à mettre en relation deux documents pour en dégager les points communs, les différences, les oppositions ou les complémentarités.

Dans le cas d’un questionnement sur deux documents, s’agit-il de documents qui opposent deux points de vue ou deux aspects contradictoires, qui au contraire apportent la même idée, ou encore qui se complètent : le second document apporte une précision, un exemple ou aborde une même notion en géographie mais à une plus petite échelle…

Des questions vous guident dans cet exercice

* Lisez d’abord la dernière question car elle donne le sens du  sujet : repérez-le ou les mots clés pour bien en saisir le sens.

* Les questions premières, s’il y en a, sont là pour vous aider en pointant des éléments un peu difficiles ou importants pour la compréhension du texte :

- définir une notion ;

- définir une unité de mesure en géographie ;

- identifier le point de vue d’un auteur ;

- préciser le contexte car il explique l’idée avancée par l’auteur…

Répondez à ces questions de façon courte.

* Répondez ensuite à la dernière question en une vingtaine de lignes. Au préalable, classez vos idées au brouillon dans un ordre logique pour pouvoir rédiger une réponse argumentée claire.

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