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Cours TL/ES Géographie : La puissance économique de l'Union européenne (2)

6 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

III. Quels sont les contrastes spatiaux dans l’organisation de l’espace de l’Union Européenne ?

Carte page 22 : les disparités spatiales de l’Union européenne

Question 4 page 197 : Où sont situés les espaces centraux ? Les espaces en marge ?

 

            A. En quoi la mégalopole forme-t-elle le cœur de l’Union européenne ?

+ carte 2 page 161 : centres et périphérie : la difficile cohésion du territoire de l’Union européenne

 

Carte page 22 : les disparités spatiales de l’Union européenne

(Question 4 page 197) Où sont situés les espaces centraux ?

_ Les espaces centraux de l’Union européenne forme la mégalopole européenne. C’est une vaste dorsale s’étendant du  Sud-est de la Grande Bretagne jusqu’au Nord de l’Italie, en passant par l’Europe Rhénane et en incluant la Suisse. La mégalopole est la région la  plus riche, la plus peuplée, la plus urbanisée et la plus dynamique de l’Union. La dorsale concentre une grande partie de la puissance économique de l’Union européenne. Les métropoles sont organisées en réseau avec les autres métropoles européennes

 

+ Carte 2 page 159 : L’Union européenne, un espace multipolaire

Question page 159 : Quels sont les principaux lieux où s’affirme la puissance de l’Union européenne ?

 

Les lieux où s’affirme la puissance de l’union européenne sont, dans la mégalopole européenne, l’Europe rhénane (concentration des axes terrestres et maritimes, des ports importants, de nombreuses métropoles.

_ L'Europe rhénane (le long du Rhin) est sur l’axe majeur reliant la Mer du Nord à la Méditerranée. C’est une région transnationale qui dépasse les limites de l'Union européenne en incluant le nord de la Suisse, mais qui ne couvre qu'un nombre limité de régions (Alsace, sud-ouest de l'Allemagne, Ruhr, Flandres néerlandaise et belge).

Elle joue le rôle de moteur dans l'économie communautaire, car elle constitue le noyau le plus dense de ta mégalopole européenne, elle détermine en partie la géographie économique de l'Union, selon un principe de proximité qui lui associe les régions proches et bien reliées à elle, comme le bassin de Londres, l'Italie du Nord, la Bavière, le sud de la Belgique et le Nord-Pas-de-Calais.

 

_ Les autres lieux de la puissance de l’Union européenne sont les métropoles mondiales de Paris et de Londres. Ce sont des régions urbaines comportant plusieurs millions d’habitants (mégapoles), sans rivales dans le reste de l'Union, qui concentrent une partie importante de la richesse nationale.

* Elles concentrent plusieurs pouvoirs (économique, culturel…) qui renforcent leur centralité, leur attraction. Elles disposent de centres financiers de première importance comme la bourse, des grandes Compagnies d’assurances (Lloyds à Londres) et des banques, ainsi que de nombreux sièges sociaux de multinationales européennes et étrangères.

* Ces capitales jouent le rôle de foyers culturels anciens (Sorbonne et quartier latin à Paris) et sont des hauts lieux du tourisme international.

 

 

Carte 2 page 159 : L’Union européenne, un espace multipolaire

En quoi les réseaux de transport sont-ils une force pour l’Union européenne ?

_  L’UE a une très forte densité de réseaux de transport modernes et de gigantesques aéroports internationaux (Londres est la première plate-forme aéroportuaire mondiale) leur assurent une accessibilité optimale, sans éviter d'importants problèmes de saturation.

            B. Quelles sont les périphéries intégrées et dynamiques de l’U. E. ?

 

+carte 2 page 161 centres et périphéries : la difficile cohésion du territoire de l’Union européenne

 

Carte page 197 : les disparités spatiales de l’Union européenne          

Question 4 page 197 : Où sont situés les espaces centraux ? Les espaces en marge ?

 

_ Les espaces périphériques correspondant à des périphéries intégrées sont de grandes régions dynamiques comme les régions anciennement développées d’Italie du Nord, de Bavière, de Catalogne. Ce sont de grandes régions dont la puissance est ancienne et qui sont des zones de production intégrées au réseau européen.

* Elles disposent de métropoles jouant un rôle mondial : Barcelone, Munich, Turin ou Milan

* Ces espaces périphériques sont de régions agricoles riches, et qui disposent d’activités industrielles et des services de haut niveau.

 

_ Des périphéries dynamiques sont en cours d’intégration : Irlande du Sud, Andalousie

* L’Irlande :

L’Irlande dispose d’une économie parmi les plus ouvertes au monde. En effet, elle attire de nombreux IDE et capitaux étrangers. L’industrie s’axe principalement sur le montage électronique. Ainsi, l’Irlande constitue le cas d’une réussite économique accompagnée de progrès social.

* L’Andalousie :

L’Andalousie est une région en plein essor. L’agriculture modernisée et spécialisée de l’Andalousie est exportatrice dans toute l’Europe

 

 

 

Carte 2 page 159 : L’Union européenne, un espace multipolaire

+ Texte 7 page 165 : Hiérarchie urbaine en Europe

_ Les grandes métropoles de l’Union européenne s’organisent selon un réseau initialement organisé par les logiques nationales. La puissance européenne repose sur ce réseau de métropoles donnant plusieurs centres à l’Union Européenne. Cette situation se nomme le polycentrisme urbain.

_ Le polycentrisme est le fruit de l’histoire politique d’états nombreux et souvent rivaux et aux frontières longtemps fermées ; seuls les états les plus anciens disposent d’une métropole-capitale dominante et unique : Vienne, Budapest, Paris, Madrid.

Le polycentrisme de la division en Etats multiples avant l’unification de certains pays : ce sont les cas de l’Allemagne et de l’Italie.

_ Il existe de grands pôles urbains européens :

* Les capitales politiques, de Dublin à Athènes, de Madrid à Stockholm, De Berlin à Prague, Vienne et Budapest.

* D’autres grandes villes comme Toulouse, Lyon ou Hambourg contribuent aussi à l'affirmation de la puissance économique européenne.

 

Polycentrisme (p. 164) : qui possède plusieurs centres ; ici la notion s’applique à l’espace européen et aux Etats ayant plusieurs métropoles à la tête de leur hiérarchie urbaine.

 

 

 

_ Les autres espaces intégrés sont de trois types

* Les régions touristiques ou d'industrialisation récente

Littoraux continentaux et insulaires de la Méditerranée, Alpes, sud de l'Irlande

Ils attirent touristes et investissements internationaux grâce à une fiscalité attractive et à un environnement culturel et paysager de qualité.

* Les vieilles régions industrielles fondées sur l’activité minière et industrielle, en crise et en reconversion

- Écosse, Wallonie, nord-est français, nord de l'Espagne, Lancashire du centre de l’Angleterre s'appuient sur leur savoir-faire, leur population nombreuse et les aides européennes, pour se reconvertir. Les métropoles, comme Édimbourg ou Lille, jouent un rôle essentiel dans la revitalisation de ces espaces.

* Des régions spécialisées dans l'agriculture d'exportation intensive et productiviste : bassins parisien et bassin de Londres, Bretagne, Danemark, Andalousie.

 

            C. Quels sont les espaces périphériques en difficulté de l’Union européenne ?

 

Carte page 160 : De profondes inégalités de richesses entre les régions

Question 1 page 161 : Montrez l’ampleur des disparités de richesses à l’intérieur de l’Union européenne.

 

 

_ Les difficultés se concentrent sur certains territoires de l’Union européenne, en marge des régions centrales dominantes. Ces régions sont très diverses :

* Régions septentrionales et arctiques du nord de la Scandinavie, vastes espaces très peu peuplés dans des conditions bioclimatiques extrêmes,

* Régions méditerranéennes telles que le Mezzogiorno italien, certaines parties de la Grèce,

* Régions de montagne plus ou moins enclavées (Ardennes, Massif central et Vosges en France, montagnes ibériques, Highlands)

* Des milieux insulaires : îles méditerranéennes ou archipels écossais.

* Des secteurs urbains marginalisés en difficulté.

 

 

_ Ces régions souffrent des contraintes naturelles (pentes fortes des montagnes ou insularité, froid ou sécheresse…). Ces contraintes ont entravé le développement économique aboutissant au départ de la population (souvent un exode rural) et à son vieillissement.

_ Les aides européennes tentent de diminuer les inégalités entre les régions européennes. Les fonds structurels comme le FEDER visent à promouvoir la cohésion économique et sociale en corrigeant les principaux déséquilibres régionaux et  en participant au développement et à la reconversion des régions.

Fonds structurels (page 166) : crédits qui financent la politique économique et sociale de l’Union européenne visant la réduction des inégalités entre les régions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les nouvelles périphéries de l’Union européenne à 27 ? Pourquoi ?

 

Les espaces d’Europe de l’Est en transition vers l'économie de marché forment des espaces en marges du cœur économique de l’Union européenne. Ce sont :

_ Les Länder orientaux de l'Allemagne et les PECO membres de l'Union Européenne.

* Leur système productif comporte d'importants retards en termes de structures industrielles et agricoles et de gros écarts de productivité avec les anciens membres de l’UE. La part de l’agriculture dans l’économie est encore très importante (22% des actifs dans le secteur primaire), ainsi que le poids de l’industrie (33% des actifs). Par contre les services sont sous représentées (47% des actifs).

* Une intégration progressive à l'économie européenne et mondiale avec une transition vers l'économie de marché assez avancée en général. En effet, ils bénéficient d’importants atouts comme la venue d’IDE et des aides européennes. L’adhésion à l’Union européenne a permis l’arrivée de fonds structurels comme le FEDER. Ces aides ont financé la construction d'infrastructures de transport rapide, dans le but de faciliter les échanges des PECO au sein de l'UE et du monde. L’adhésion a en effet permis également aux produits des PECO d’intégrer le vaste marché communautaire sans obstacles douaniers. 

 

_  Les inégalités à l’intérieur des régions des PECO sont à différentes échelles.

* Echelle nationale : Certains États, comme la Slovénie, la République tchèque, la Pologne ou la Hongrie, plus ouverts, devancent les États baltes et la Slovaquie et surtout la Bulgarie et la Roumanie.

 

Carte 12 page 167 : Slovaquie : centre et périphérie

Le développement est-il identique dans toutes les régions de la Slovaquie ?

* À l'échelle régionale, les régions-capitales (Berlin, Prague, Budapest, Varsovie) et les régions frontalières proches de l’ancienne Union des 15 captent les investissements (IDE) et sont mieux intégrées à l'économie communautaire que les autres, de plus en plus marginalisées. Les secteurs modernisés côtoient  les secteurs inadaptés en sursis, dans l’industrie comme dans l’agriculture.

 

Carte 2 page 161 : centres et périphéries : la difficile cohésion du territoire de l’Union européenne Quelles zones sont à la fois éloignées, soumises à des contraintes d’insularité, climatiques, de dépendance économique… ?

_ Les régions d’outre-mer sont ultrapériphériques. Les régions bénéficient grâce aux métropoles et aux aides européennes de niveaux de vie très supérieurs à ceux de leur environnement proche. Ces régions sont les Açores, Madère, îles atlantiques et caraïbes anglaises, les DOM ROM français.

_ Les régions ultrapériphériques ne font pas parties de l’espace Schengen.

Ultrapériphérique (p. 166) : se dit d’une région européenne caractérisée par la combinaison de handicaps : éloignement, insularité, faible superficie, contraintes climatiques, de relief, dépendance économique…

 

Conclusion L’espace européen est donc loin d’être homogène et on y relève bien des disparités, entre Etats, entre grandes régions, au sein d’un même Etat, au sein d’une même région, y compris la dorsale, ou entre quartiers d’une grande ville

Les populations européennes sont-elles prêtes à participer à l’effort prolongé de solidarité internationale et interrégionale qui est l’une des politiques les plus réussies de l’Union Européenne ? Les réticences soulevées par l’intégration récente des PECO révèlent qu’il ne s’agit pas là d’un faux problème.

Tle Fiche d’objectifs géographie n°6

 

LA PUISSANCE ECONOMIQUE DE L’UNION EUROPENNE

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES 

 

I. Quelle est la place de l’Union européenne dans le monde comme puissance économique ?

            A. Quel est le poids de l’UE au sein de la Triade ?

            B. Quel rôle mondial exerce les institutions et places financières européennes ?

            C. Quelle influence exerce les FTN européennes ?

II. Quelles sont les facteurs internes de la puissance économique européenne ?

            A. Quelle est l’ampleur du marché intérieur de l’Union Européenne ?

            B. Quelle est la gamme de production de l’Union Européenne ?

                        1. Quelles sont l’importance et la diversité de ses productions de biens et de services ?

                        2. Quelles sont les performances européennes en Recherche et développement ?

III. Quels sont les contrastes spatiaux dans l’organisation de l’espace de l’Union Européenne ?

            A. En quoi la mégalopole forme-t-elle le cœur de l’Union européenne ?

            B. Quelles sont les périphéries intégrées et dynamiques de l’U. E. ?

            C. Quels sont les espaces périphériques en difficulté de l’Union européenne ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

NYSE New York Stock Exchange (page 82) : La Bourse de New York, localisée à Wall Street au Sud de l’île de Manhattan, est la première bourse de valeurs du monde avec 58% de la capitalisation boursière mondiale. Son indice des valeurs, le Dow Jones, créé en 18914, sert d référence aux cotations boursières sur toutes les autres places de la planète.

Euronext (p. 21) : Bourse européenne née en 2000 de la fusion des Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles,  de Paris auxquelles s’est ajoutée en 2002 celle de Lisbonne.

Polycentrisme (p. 164) : qui possède plusieurs centres ; ici la notion s’applique à l’espace européen et aux Etats ayant plusieurs métropoles à la tête de leur hiérarchie urbaine.

Fonds structurels (page 166) : crédits qui financent la politique économique et sociale de l’Union européenne visant la réduction des inégalités entre les régions.

Ultrapériphérique (p. 166) : se dit d’une région européenne caractérisée par la combinaison de handicaps : éloignement, insularité, faible superficie, contraintes climatiques, de relief, dépendance économique…

 

3/ JE SAIS LOCALISER DANS L’ESPACE :

- Les pays de la Triade            - les pays de l’Union Européenne         - la dorsale européenne

- les mégapoles de Londres et Paris     - la mégalopole européenne    

- les régions européennes selon leur intégration au cœur européen

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ANALYSER DES CARTES A DIFFERENTES ECHELLES

5/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

6/ JE SAIS ETUDIER UNE PHOTOGRAPHIE

 

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Cours TL/ES Géographie : La puissance économique de l'Union européenne (1)

6 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

LA PUISSANCE ECONOMIQUE DE L’UNION EUROPENNE

 

Introduction : Il existe un paradoxe de l’Union Européenne : plus elle accumule de puissance économique et commerciale (premier ensemble marchand et financier du monde), plus elle s’enlise dans l’impuissance politique.

            Quelle est la puissance économique et commerciale de l’UE (27 Etats membres) dans le monde ?

            Quels sont les points forts et les faiblesses de l’économie européenne ?

            Quels contrastes de développement peut-on observer sur le territoire de l’U. E. ?

 

I. Quelle est la place de l’Union européenne dans le monde comme puissance économique ?

 

            A. Quel est le poids de l’UE au sein de la Triade ?

 

Carte 1 page 158 : L’Union européenne, premier pôle commercial mondial

Question 1 page 159 : Quel est le poids de l’Union européenne dans le commerce mondial des marchandises ? Quels sont ses principaux partenaires ?

 

+  carte 1 page 20 : L’activité industrielle est très concentrée sur la planète

 

Quel est le poids de l’Union européenne dans le commerce mondial des marchandises ?

_ L’Union Européenne est la première puissance commerciale du monde. L'Europe est le continent le plus ouvert et le plus profondément inséré dans les échanges internationaux. L'Union assure 38% du commerce mondial de marchandises, loin devant l'Amérique du Nord (22 %).

_ Le commerce de l’Union européenne est de deux types : extérieur ou intérieur à l’U. E. :

* le commerce extracommunautaire de l'Union représente 13% du commerce mondial, soit une part équivalente à celle de l'Amérique du Nord.

* Les échanges intracommunautaires sont très importants (60% du commerce de l'Union au total). Les économies européennes sont imbriquées et interdépendantes les unes des autres.

 

_ Les produits du commerce de marchandises de l’U. E. sont pour les trois quarts des produits manufacturés. L’ U. E. exporte chimie et automobile. Mais les importations hydrocarbures sont onéreuses pour l’Union Européenne à cause de la dépendance énergétique de l’Europe.  

 

Quels sont ses principaux partenaires ?

_ Les principaux partenaires commerciaux de l’Union européenne sont les pays industrialisés. En effet l’Union européenne est membre de la Triade avec les Etats-Unis et le Japon.  

* L’Union européenne exporte massivement vers les Etats-Unis et en retire un solde commercial excédentaire. Mais l’U. E. entretient une dépendance commerciale à l’égard de son principal client les Etats-Unis. Ceux-ci usent de mesures de rétorsion commerciales pour obtenir gain de cause dans les conflits de toutes natures qui les opposent à l'Union (guerre douanière).

* par contre, l’U. E. est déficitaire avec La Chine, le Japon et les économies émergentes d'Asie (N. P. I. A.)

* Les échanges sont faibles et en diminution avec les  pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP).

 

 

 

            B. Quel rôle mondial exerce les institutions et places financières européennes ?

           

carte 2 page 21 : Une sphère géofinancière globalisée

Quelles sont les principales bourses européennes ?        

 

_ Les bourses européennes ont une forte activité, en relation (interconnexion) avec les autres places financières de la Triade : New York et Tokyo.

_ La ville de Francfort concentre la bourse allemande, le siège de la Banque centrale européenne (BCE) et la Bundesdank.                          

_ La bourse Euronext est la première bourse paneuropéenne. (C’est le premier marché mondial d’actions en capitalisation et en volume de transactions). Elle est née en 2000 par la fusion de plusieurs autres bourses : Paris, Bruxelles et Amsterdam. En 2002 la bourse de Lisbonne a rejoint Euronext.

La bourse new yorkaise NYSE s’unit à Euronext pour former le premier groupe boursier mondial : NYSE Euronext (15 000 milliards d’euros de capitalisation boursière).

Le mercredi 4 avril 2007, l’action du nouvel ensemble (Nyse-Euronext - US6294911010) né de la fusion entre la bourse paneuropéenne et celle de New York a effectué ses premiers pas en Bourse, à Paris et à Wall Street.

_ La Bourse de Londres (City) est importante.

NYSE New York Stock Exchange (page 82) : La Bourse de New York, localisée à Wall Street au Sud de l’île de Manhattan, est la première bourse de valeurs du monde avec 58% de la capitalisation boursière mondiale. Son indice des valeurs, le Dow Jones, créé en 18914, sert d référence aux cotations boursières sur toutes les autres places de la planète.

Euronext (p. 21) : Bourse européenne née en 2000 de la fusion des Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles,  de Paris auxquelles s’est ajoutée en 2002 celle de Lisbonne.

 

Question 2 page 171 : Quel rôle joue Londres, en particulier dans le domaine financier ?

_ Londres est un grand et ancien centre bancaire : 520 banques originaires de presque tous les pays du monde. Londres exerce un pouvoir de décision dans six domaines : le marché des frets et assurances maritimes (LLoyds), des métaux précieux, des produits tropicaux, des fourrures, des peintures et œuvres d’art (Sothedy’s, Christies), du marché pétrolier avec l’ « International petroleum exchange » (IPE)

 

Quelle est l’étendue de la zone euro ?

cf. cours histoire : 13 pays depuis le 1er janvier 2007. Dont la Slovénie.

L’euro est un symbole évident  de la réussite commune de l’Union, le signe concret d’appartenance à une communauté (même si le RU, le Danemark et la Suède se sont refusés à faire partie de la zone euro préférant garder leur monnaie nationale)

L’euro est un facteur d’harmonisation des économies et un créateur de puissance économique

 

(       C. Quelle influence exerce les FTN européennes ?

                       

                Page 30 si temps suffisant

Ex Total en France (cf. tableau 4 page 27 : richesse des Etats et des entreprises        )

* Influence des FTN (firmes Transnationales)

Publicité 2 page 163 : BASF, un des trois géants de la chimie allemande : une présence mondiale

_ Les Firmes transnationales (FTN) d’origine européenne sont parmi les plus dynamiques et les plus importantes du monde. D'importants mouvements de fusion et de concentration : Arcelo dans la sidérurgie, Altadis dans les tabacs, Arianespace, Airbus, Air-France-KLM dans l’aéronautique, EADS

Un poids qui reste toutefois inférieur à celui des grandes entreprises américaines.

Une présence dans le monde entier du fait des délocalisations d’unités de production vers des pays à coûts salariaux faibles ou sur des marchés à conquérir.

II. Quelles sont les facteurs internes de la puissance économique européenne ?

 

            A. Quelle est l’ampleur du marché intérieur de l’Union Européenne ?

 

Avant le 1er janvier 2007 : Tableau 1 page 163 : L’Union européenne, pôle de la Triade

+ graphiques 4 page 163 : L’importance du commerce intracommunautaire

 

_ L’UE élargie à 27 pays le 1er janvier 2007, ce sont 492 millions d’habitants (devant les Etats-Unis avec 300 millions d’habitants) qui se répartissent sur environ 4 millions de km² avec un PIB cumulé supérieur à 10 000 milliards de dollars. C’est la première puissance économique avec 30,30% du PIB mondial en 2005.

 

            B. Quelle est la gamme de production de l’Union Européenne ?

 

                        1. Quelles sont l’importance et la diversité de ses productions de biens et de services ?

Carte 1 page 20 : L’activité industrielle est très concentrée sur la planète

 

                                    a. pour les biens industriels

 

_ Des secteurs en repli comme le textile et l’habillement, la chaussure, le jouet, le mobilier, en difficulté face à l’ouverture des frontières à la Chine et l’Inde en 2005, Des secteurs  très dynamiques comme les Industries agro-alimentaires.

_ Une position dominante dans les grands secteurs classiques porteurs soumis à des efforts constants de modernisation et de restructuration

* La sidérurgie : 20 % de l’acier mondial

* L'automobile : des sociétés européennes ont même pu racheter de grands fabricants étrangers : Renault et Nissan, (Daimler Chrysler et Mitsubishi)

* La chimie (premier rang mondial avec des productions très diversifiées),

_ Des activités nouvelles de pointe comme l'électronique, l’aéronautique, l’aérospatiale : l’Europe a d’ailleurs réussi de grands paris scientifiques comme Ariane Espace ou Airbus (n° 1 de la construction aéronautique mondiale depuis 2003).

 

                        b. pour les services

 

Un dynamisme conquérant dans le domaine des services,

Un révélateur de la modernité de son économie post-industrielle :

L’Union occupe la première place dans les échanges internationaux de services (25%), devant les États-Unis (22%.).

Le secteur tertiaire occupe en moyenne 7 salariés sur 10 en Europe et produit plus de 70 % du RNB

Une balance des services globalement excédentaire avec quelques points forts : transports, opérateurs de télécommunications, tourisme (Europe = premier pôle touristique mondial), avec un poids plus important des pays du sud de l’Union), commerce, banques et assurances.

7 pays européens sont dans les 10 premiers exportateurs de services dans le monde : RU, Allemagne et France (membres du G8) arrivent en 2ème, 3ème, 4ème position derrière les EUA et devant le Japon.

 

 

            2. Quelles sont les performances européennes en Recherche et développement ?

 

Qualité de la Recherche et Développement

Tableau 1 page 163 : L’Union européenne, pôle de la Triade : 7e et 8e ligne 

 

Dans les domaines de la recherche et développement, un secteur stratégique pour la préparation de l’avenir, l’effort de recherche est insuffisant.

_ La capacité d’innovation est insuffisante dans l’Union européenne face à la suprématie américaine, notamment en matière de haute technologie.

L’enseignement supérieur, recherche scientifique et technologique sont mal équipés en matériels mais aussi en chercheurs. En effet l’Europe connaît une fuite des cerveaux à cause de la faiblesse des crédits de recherche et du niveau trop faible des rémunérations.

_ Les secteurs public et privé ne sont pas associés dans le secteur de la recherche-développement (RD). Les entreprises européennes sont soucieuses de leur capacité à innover, mais elles privilégient les secteurs « traditionnels » de l'industrie, au détriment des technologies de l'information et de la communication (TIC) et des biotechnologies qui sont au cœur de la révolution industrielle en cours.

_ Les forces de RD  sont dispersées à l’intérieur de l’Europe, et faible en particulier pour les pays méditerranéens et les nouveaux États membres. Par contre la Scandinavie est très bien placée dans le domaine des TIC (Nokia, entreprise finlandaise).

 

 

Rotterdam : 3e rang mondial pour le trafic conteneurisé, mais 1ère place pour le trafic total : + de 300 m de tonnes par an (2007).

 

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Vie de classe : orientation : Liste des lycées privés préparant le Bac technologique Sciences et Technologies de la Santé et du Social (ST2S). (région Champagne Ardenne et autour)

6 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Vie de classe

 

 Liste des lycées privés préparant le Bac technologique Sciences et Technologies de la Santé et du Social (ST2S). (région Champagne Ardenne et autour)

 

« Un peu plus du quart des inscrits de 1ère année en Instituts de Formation en Soins Infirmiers sont des  bacheliers 2009. On y trouve majoritairement des titulaires d’un bac SMS (45% des néo-bacheliers) suivis des bacheliers S (22%)  puis ES (19%). »

Source : repères pour l’entrée dans l’enseignement supérieur (SAIO Reims).

 

L’affectation dans cette série à Marie de Champagne devrait comme les autres années être décidé lors d’une commission en juin à partir d’un dossier à fournir.(à confirmer)

Les lycées privés doivent être contactés dés maintenant et directement par les familles.

 

SOURCE : Centre d'Information et d'Orientation de Romilly sur Seine    

                                                                 

                                                       Atlas de la formation initiale

 

Critère(s) de sélection :

       Type de formation :

       1 seule formation sélectionnée : Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social

       Statut de l'établissement : privé

Nombre d'établissements sélectionnés : 10

Liste des 190 établissements qui correspondent à ces critères :

 

21  Châtillon-sur-Seine

       Groupe scolaire Saint-Vincent Saint-Bernard

       9 rue E. Humblot BP 7026 21401 Châtillon-sur-Seine Cedex

                  Tél. : 03 80 91 52 05 Fax : 03 80 91 52 10 Courriel : saint.vincent.sec@wanadoo.fr

                  Site Web : www.lyceesaintvincent.fr

                  (Privé sous contrat - Internat garçons-filles - Plan de classement : RSD 44)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 2 ans)

                    Anglais

 

     Dijon

       Lycée les Arcades

       13 rue du Vieux Collège BP 61830 21018 Dijon Cedex

                  Tél. : 03 80 68 48 28 Fax : 03 80 68 48 18 Courriel : lycee.prive.les.arcades@wanadoo.fr

                  Site Web : www.lyceelesarcades.com

                  (Privé sous contrat - Internat garçons-filles - Plan de classement : RSD 44)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                    Allemand, Anglais

 

51  Châlons-en-Champagne

       Lycée Frédéric Ozanam Mont-Héry

       1 rue de la Fraternité  51000 Châlons-en-Champagne

                  Tél. : 03 26 69 32 70 Fax : 03 26 68 34 49 Courriel : ce.0511147@ac-reims.fr

                  Site Web : www.ozanam-lycee.fr

                  (Privé sous contrat - Hébergement organisé hors établissement - Plan de classement : RSD 62)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                    Allemand LV1, Anglais LV1

 

     Reims

       Lycée Saint-Michel

       39 rue Martin Peller  51100 Reims

                  Tél. : 03 26 77 62 82 Fax : 03 26 77 62 88 Courriel : stmichel51.secretariat@wanadoo.fr

                  Site Web : saint-michel51.org

                  (Privé sous contrat - Externat uniquement - Plan de classement : RSD 62)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                    Allemand, Allemand LV1, Anglais, Anglais LV1

 

52  Chaumont

       Lycée privé Oudinot

       Route de Neuilly  52000 Chaumont

                  Tél. : 03 25 30 37 00 Fax : 03 25 30 37 04 Courriel : ce.0520685m@ac-reims.fr

                  Site Web : www.oudinot.org

                  (Privé sous contrat - Internat garçons-filles - Plan de classement : RSD 62)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                    Allemand, Allemand LV1, Anglais, Anglais LV1

 

     Saint-Dizier

       Lycée Assomption

       50 rue M de L de Tassigny BP 154 52103 Saint-Dizier Cedex

                  Tél. : 03 25 06 39 39 Fax : 03 25 06 39 38 Courriel : lycee-assomption@wanadoo.fr

                  Site Web : www.assomption52.org/

                  (Privé sous contrat - Internat filles - Plan de classement : RSD)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                 

 

77  Fontainebleau

       Lycée polyvalent privé Blanche de Castille

       42 bis rue du Château  77300 Fontainebleau

                  Tél. : 01 64 22 30 07 Fax : 01 64 22 34 98 Courriel : ce.0771200l@ac-creteil.fr

                  Site Web : www.bdcfontainebleau.com

                  (Privé sous contrat - Externat uniquement - Plan de classement : RSD 22)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                    Anglais LV1

 

     Lagny-sur-Marne

       Lycée privé Saint-Laurent La Paix Notre-Dame

       43 rue Brébion  77400 Lagny-sur-Marne

                  Tél. : 01 64 12 47 00 Fax : 01 64 12 47 02 Courriel : st.laurent.direction@wanadoo.fr

                  Site Web : www.stlaurent77.fr

                  (Privé sous contrat - Externat uniquement - Plan de classement : RSD 22)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                 

 

     Meaux

       Lycée technique Jean Rose - secteur tertiaire, sanitaire et social

       20 rue de Châage  77109 Meaux Cedex 09

                  Tél. : 01 60 09 88 50 Fax : 01 60 09 88 69 Courriel : ltp.jeanrose@ecm-meaux.fr

                  Site Web : www.ecm-meaux.fr

                  (Privé sous contrat - Internat garçons-filles)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

                 

 

89  Sens

       Lycée Saint-Etienne

       2 rue Louise et Leon-Vernis  89100 Sens

                  Tél. : 03 86 65 82 10 Fax : 03 86 65 82 11 Courriel : secretariat-l@gscol-st-etienne.fr

                  Site Web : www.gscol-st-etienne.fr

                  (Privé sous contrat - Externat uniquement - Plan de classement : RSD 44)

                  Bac techno ST2S sciences et technologies de la santé et du social (temps plein - 3 ans)

 

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Cours 1ère L/ES histoire : La France des années 1930 (2)

3 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

 

            A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

 

Caricature 6 page 215 : la peur du communisme

Question 10 page 215 : Quelle message politique cette caricature tente-t-elle de faire passer ?

La caricature appelle l’attention des électeurs sur le danger d’un débordement des groupes politiques traditionnels par les révolutionnaires communistes. La peur du communisme est basée sur les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique.

La caricature montre ainsi l’union des forces de gauche et la peur de nombreux électeurs du communisme.

 

_ Le Front populaire est une alliance électorale regroupant plusieurs partis politiques : le parti radical au centre, les socialistes de la SFIO, les communistes du PCF. La réunification des syndicats CGT et CGTU montre la volonté d’union de la gauche, surmontant la division traditionnelle entre communistes et socialistes datant du Congrès de Tours (1920).

_ La peur du communisme s’explique par les idéaux communistes : abolition de la propriété, instauration d’une dictature soviétique. Aussi le socialiste SFIO Léon Blum (1872-1950) forme un gouvernement avec l’appui du PCF mais sans la participation de ceux-ci au gouvernement (absence de ministres communistes).

 

SFIO (p. 206) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 206) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 206) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 206) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

 

Texte 2 page 214 : le programme du Front populaire

Question 3 page 215 : Quel programme le gouvernement Blum  entend-il appliquer ? En quoi consiste-t-il ?

_ Le programme du gouvernement Blum est le programme du Front populaire décidé avant les élections par toutes les forces de gauche constituant la coalition. Ce programme  est celui sur lequel il a été élu lors des élections législatives de mai-juin 1936.

_ Le programme consiste en des réformes sociales audacieuses : semaine de quarante heures, contrats collectifs et non individuels, congés payés, grands travaux pour relancer l’économie.

 

_ Les candidats du Front populaire remportent les élections législatives le 3 mai 1936 (376 sièges contre 222 à leurs adversaires). La SFIO obtient le plus grand nombre de députés, aussi son chef Léon Blum devient-il président du Conseil. Pour la première fois des femmes participent au gouvernement, dont Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie) à la recherche scientifique.

_ Le programme du Front populaire tient en trois mots : pain, paix et liberté. Des réformes sociales sont annoncées, facilitées par la vague de grèves de l’été 1936.

_ Léon Blum veut installer une politique de « reflation » inspiré du New Deal américain. Dans ce but le déficit du budget doit financer une politique de relance par l’augmentation des bas salaires et la diminution du temps de travail (semaine de 40 heures) sans baisse de salaires. Les grands travaux doivent permettre de lutter contre le chômage. La croissance doit augmenter les rentrées fiscales et permettre le retour à l’équilibre du budget.

  

          B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                       

1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

 

Photographie 1 page 216 : Une usine en grève

Texte 2 page 216 : Des grèves joyeuses

Question 1 page 217 : Comment le mouvement de grève de juin 1936 se déroule-t-il ? Pourquoi est-il interdit ?

_ Le mouvement de grève se déroule dans une atmosphère de fête et de joie, d’un sentiment de dignité retrouvée.

_ Le mouvement de grève est interdit car il ne s’agit pas seulement d’un arrêt de travail mais aussi de l’occupation des usines pour empêcher la reprise du travail.

 

Question 2 page 217 : Quelle est sa signification pour les ouvriers ?

Pour les ouvriers, la grève signifie aussi l’espoir et la dignité retrouvée, avec l’absence temporaire de la soumission et de la contrainte.

 

_ Un immense espoir naît chez les ouvriers : deux millions de grévistes cessent le travail et occupent les usines, dans une atmosphère de fête, pour soutenir le gouvernement face aux patrons.

 

 

2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

 

Texte 3 page 217 : Les accords Matignon (7 juin 1936)

Question 3 page 217 : Qui sont les signataires de ces accords ?

Les signataires sont : « la délégation patronale » (l. 4) appelé aussi confédération générale de la production française (l. 1),  et les représentants des salariés c’est-à-dire le syndicat de la  C.G.T. (l. 2).

Récit : Les grèves et les occupations d’usines inquiètent le patronat. Il y voit une tentative d’expropriation et le début d’une révolution sociale. A la demande du patronat Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon les représentants du patronat et la C.G.T. . Ils signent les accords le 7 juin 1936.

 

Question 4 page 217 : En quoi est-ce une nouveauté ?

Pour la première fois l’Etat intervient directement pour arbitrer des conflits sociaux par la conclusion d’accords sociaux. De plus des conventions collectives sont élaborées.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

 

Question 5 page 217 : Quelles sont les principales mesures contenues dans cet accord ?

_ L’accord reconnaît le droit d’adhérer à un syndicat (Article 3) et la création de délégués ouvriers (Article 5) servant d’intermédiaires entre l’ouvrier et l’employeur, ainsi que contrôlant le droit du travail (Code du travail, salaires, sécurité…).

_ D’importantes hausses de salaires sont consenties par le patronat : hausse de 7 à 15% des salaires.

 

_ Les discussions syndicats-patronat organisées par le gouvernement aboutissent aux accords Matignon signés le 7 juin 1936 :

* conventions collectives.

* augmentation des salaires (7 à 15%).

* liberté d'action syndicale (droit d’adhérer à un syndicat…).

* création des comités d'entreprise (organisme formé par des représentants élus des salariés).

_ Le Parlement vote d'importantes lois sociales :

* deux semaines de congés payés par an : beaucoup de Français voient la mer pour la 1ère  fois.

* semaine de 40 heures (et non 48).

* nationalisations des Chemins de Fer (S.N.C.F.), du secteur de l’armement et de l’aéronautique.

_ Pour lutter contre le danger de l’extrême droite les Ligues sont interdites.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

  

C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

Quelles sont les causes des échecs du Front populaire ?

             

Affiche 3 page 220 : un bilan économique critiqué

Question 4 page 221 : D’après cette affiche, quelles raisons expliquent l’échec du Front populaire ?

L’affiche dessinée par Yo Mich figure Marianne contemplant les « calamités » apportés par le gouvernement Blum. L’échec du Front populaire s’explique selon l’affiche par un mauvais bilan économique. En effet la dévaluation du franc de 25 à 35% en septembre 1936  n’est pas efficace pour relancer le commerce français à l’étranger. Les quarante heures augmentent de façon considérable les coûts de production.

 

Découragé le patronat n’investit plus et place ses capitaux à l’étranger.

 

_ Le bilan économique du Front populaire est un échec. La dévaluation du franc de 25 à 35% en février 1936 est tardive et inefficace, les quarante heures augmentent fortement le coût du travail. Le patronat n’investit plus et place même ses capitaux à l’étranger. 

 

Texte 5 page 221 : Léon Blum annonce la « pause » dans les réformes

Question 7 page 221 : Comment Léon Blum justifie-t-il la « pause » dans les réformes ?

Léon Blum justifie la pause pour éviter d’accroître excessivement le déficit budgétaire. 

En fait il cherche à restaurer la confiance des industriels. En agissant ainsi il déclenche la colère populaire.

 

_ Alors que la situation budgétaire devient catastrophique (17 milliards de déficit en 1936), Blum est contraint de rejeter à plus tard certains projets sociaux (retraite des personnes âgées notamment). En février 1937 Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en espérant restaurer la confiance des industriels, mais il s’attire l’hostilité des classes populaires.   

 

Affiche page 208 : Un appel à l’aide pour la République espagnole par Juan Miro, en 1937

Quel est le but de cette affiche ? Pourquoi faire appel aux citoyens ?

_ Le but de l’affiche est de soutenir le gouvernement espagnol de Front populaire - élu après le Front populaire français – dans la guerre civile opposant Républicains espagnols et nationalistes du général Franco.

_ L’affiche fait appel aux citoyens car le gouvernement français a opté pour la neutralité dans la guerre civile, en suscitant alors l’opposition et la colère des communistes.

 

_ Le contexte international est très difficile : en Espagne le général Franco mène une guerre civile contre le Front populaire (Frente Popular) espagnol (« guerre d'Espagne », se terminant par la victoire de Franco en 1939). En France les partis de gauche se scindent alors entre pacifistes et antifascistes. Le gouvernement est divisé et attaqué par les communistes demandant « des avions et des canons pour l’Espagne ». 

_ Blum démissionne en juin 1937. Malgré sa courte durée, son oeuvre est durable.

 

 

 

1e Fiche d’objectifs histoire n°8

 

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Quelles crises affectent la France ?

                A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

                B. Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

C. Comment se manifeste la crise politique ?

                               1) En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

                                2) Quels groupes remettent en cause la République ?

                               3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

II. Comment le Front populaire cherche-t-il à répondre aux crises et à fonder une nouvelle justice sociale ? (Quelles sont les réalisations du Front populaire au niveau économique et social ? )

                A. Quels espoirs et peurs suscitent le Front populaire ?

                B. Quelles sont les réalisations sociales et économiques du Front populaire ?

                               1) Quelles sont les particularités des grèves de l’été 1936 ?

                               2) Quelles sont les dispositions des accords Matignon ?

                C. Pourquoi le gouvernement de Léon Blum n’a-t-il duré qu’un an ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

SFIO (p. 206) : Section française de l’Internationale ouvrière, créée en 1905 pour regrouper les socialistes français.

PCF (p. 206) : Parti communiste français, créé lors du Congrès de Tours (1920) durant lequel s’est opérée la scission entre socialistes (SFIO) et communistes (PCF).

CGT (p. 206) : Confédération générale du travail, centrale syndicale française créée en 1895. Elle devient majoritairement socialiste après 1918.

CGTU (p. 206) : Confédération générale du travail unitaire, créée en 1922 et qui regroupe les syndicats de tendance communiste, exclus en 1921 de la CGT.

Conventions collectives : Les accords conclus entre les représentants du patronat et des salariés d’une branche professionnelle (textile, métallurgie), sur les conditions de travail et de salaires minimaux dans les entreprises de la branche.

Nationalisation : Passage d’une entreprise du secteur privé au secteur public.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

1929 : La crise économique américaine.

1931 : Les répercussions de la crise touchent la France.

6 février 1934 : Manifestation et émeute mortelle.

7 février 1934 : Démission de Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir

Léon Blum (1872-1950)

3 mai 1936 : Le Front populaire remportent les élections législatives

Eté 1936 : Vague de grèves

7 juin 1936 : Signature des accords de Matignon

septembre 1936 : Dévaluation du franc de 25 à 35%

février 1937 : Léon Blum annonce une pause dans la mise en œuvre des mesures économiques et sociales

juin 1937 : Démission de Léon Blum

1936-1939 : Guerre civile espagnole

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des photographies.

5/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

6/ Je sais analyser un tableau chiffré.

7/ Je sais commenter une caricature.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : La France des années 1930 (1)

3 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

LA FRANCE DES ANNEES 1930

 

Introduction :

            La société française connaît dans les années 1930 une série de crise : économique, sociale, politique et culturelle. 

            Quelles crises affectent la France et quelles sont les tentatives pour résoudre celles-ci ?

 

I. Quelles crises affectent la France ?

 

            A. En quoi consiste la crise économique et sociale des années 1930 ?

 

Pages 210-211  T.P La crise de 1929 en France

Tableau 2 page 210 : Evolution des revenus entre 1930 et 1935

Question 3 page 211 : Quels sont les groupes sociaux particulièrement affectés par cette crise ?

Les agriculteurs (pouvoir d’achat diminué de presque la moitié : 46%) et le groupe des industriels et commerçants (pouvoir d’achat : - 18%).

 

Texte 3 page 210: Le malaise du monde rural 

Question 4 page 211 : Comment se traduit la crise économique dans le secteur agricole ?

Le secteur agricole est fortement affecté par la crise. La chute des prix (blé, vin) est forte et la mévente importante (l.1, 3). La baisse de niveau de vie est importante. L’absence de rentrée d’argent n’empêche pas les dépenses : location des terres, impôts, mais aussi les frais pour entretenir la ferme et faire les récoltes : matériel, maréchal-ferrant…

Les produits indispensables ne peuvent plus être achetés, le recours à l’emprunt avec le problème des dettes est parfois évité par un retour à l’autoconsommation et à la production vivrière.

 

Photographie 4 page 211 : Marche des chômeurs, à Saint-Denis, en 1933

Question 5 page 211 : Quelles sont les conséquences sociales de la crise de 1929 en milieu rural comme en milieu urbain ?

La crise de 1929 entraîne une généralisation de la misère dans les campagnes, l’argent manque même pour les produits de première nécessité comme le pain. La situation est comparable dans le monde urbain où le chômage conduit à ne plus pouvoir acheter les aliments. Des marches de la faim se produisent alors. Elles regroupent un grand nombre de personnes et sensibilise l’opinion car ces marches sont longues (depuis Calais au Nord industriel de la France jusqu’à Paris).

 

_ En 1929 la crise économique américaine éclate. Les répercussions ne touchent la France que vers 1931. Cependant à cette époque elle provoque des faillites bancaires, une forte hausse du chômage... Celui-ci passe de 1700 chômeurs secourus en 1930 à 500 000 chômeurs complets en 1935. Le nombre d’emplois a diminué de 1 800 000. (De 1930 à 1935 la production d’acier diminue de 40%.)

_ La crise est également sociale. Les catégories les plus affectées par la crise sont les paysans (diminution de presque 50% du pouvoir d’achat entre 1930 et 1935), les commerçants et les ouvriers au chômage. L’importante baisse du niveau de vie provoque le manque de produits de base (alimentation…) dans ces catégories. De spectaculaires marches de la faim débutent pour protester contre les effets de la crise économique. Les soupes populaires se multiplient.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

           

B. Quelle est la politique gouvernementale contre la crise ? Inspire-t-elle confiance aux Français ?

 

Texte 5 page 211 : La politique de déflation (1935)

Questions 6, 7 et 8 page 211

Question 6 page 211: En quoi consiste la politique de déflation préconisée par Laval ?

La politique de déflation consiste à réduire le déficit budgétaire de l’Etat en réalisant des économies par la diminution des salaires et traitements versés aux fonctionnaires, jusqu’à 10%.

 

Question 7 page 211: Pourquoi les partis de gauche qualifient-ils ces lois de « décrets de misère » ?

Les partis de gauche qualifient ces lois de « décrets de misère » car ils plongent dans les difficultés financières les fonctionnaires de l’Etat.

 

_Les gouvernements luttent sans succès contre la crise économique. Le gouvernement de Pierre Laval en 1935 décide de la déflation, c’est-à-dire de réduire les dépenses publiques (traitement des fonctionnaires…) pour équilibrer le budget, mais aussi de baisser les salaires pour diminuer le coût du travail. 

Déflation : Politique qui recherche l’équilibre du budget en diminuant les dépenses de l’Etat, dont le budget, comparé à celui d’une famille, ne doit pas être en déficit.

 

Question 8 page 211 : Relevez les expressions qui traduisent l’impuissance des gouvernements face à la crise.

Les « hommes politiques éminents qui se récusaient » (l.4 – 5), « peut-être est-ce par indigence (faiblesse) de pensée, mais nous n’avons pas trouvé mieux. » (l. 30 à 32).

 

_ Les radicaux et des socialistes remportent une victoire électorale en 1932. Mais ils mènent une mauvaise politique économique qui conduit le budget de l'Etat à être déficitaire.

_ La politique de lutte contre la crise des nombreux gouvernements qui se succèdent est inefficace. L’impuissance des hommes politiques à résoudre les difficultés économiques provoque, dans l’opinion des classes frappées par la crise, une remise en cause des valeurs républicaines et de l’efficacité de la démocratie.

 

OU

Travail des élèves en groupes : 15 à 20 minutes

 

Les élèves se mettent en groupe de 4, et répondent sur 3 rangées à deux questions à partir des documents du livre :

Elaborez une dizaine de lignes sur le sujet suivant à partir des documents du livre :

* pages 210-211 :

_ Quels sont les effets de la crise économique sur l’activité économique et le niveau de vie de la population ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

* pages 212-213

_ Quelles sont les causes de la crise politique ? Quelles sont les conséquences pour la démocratie ?

 

 

Réponse : cours encadrés précédents

B. Comment se manifeste la crise politique ?

Problématique : La démocratie est-elle en danger ?

 

                        1. En quoi les scandales affectent la confiance en la démocratie ?

 

Texte 1 page 212 L’affaire Stavisky

 

Question 1 page 213 : Qui est Sacha Stavisky ?

* L’escroc Alexandre (dit Sacha) Stavisky est accusé d’avoir détourné environ 200 millions de francs (environ 300 000 euros) par l’intermédiaire du Crédit Municipal de Bayonne.

* L’homme s’est échappé et est recherché par la police.

 

Question 2 page 213 : Pourquoi cette affaire a-t-elle pris une dimension politique ?

L’affaire Stavisky a pris une dimension politique car une double accusation est portée contre les hommes politiques :

* L’escroc aurait fondé le Crédit Municipal de Bayonne avec le soutien des hommes politiques (« fondé avec la bénédiction de M. Garat, député maire, et d’autres personnalités politiques… » l. 3-4).

* L’accusation porte aussi sur les facilités accordés à l’évasion de M. Stavisky, « familier des ministres et le conseiller du gouvernement ». (l. 10-11).

 

Récit : Alexandre Stavisky est retrouvé mort avant son arrestation. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

_ Les scandales financiers touchent des hommes politiques importants, provoquant une hausse de l'antiparlementarisme. Le scandale le plus célèbre est celui de l’Affaire Stavisky. Au début de l’année 1934 l’escroc Alexandre Stavisky est accusé d’avoir émise de faux bons du trésor avec la complicité d’hommes politiques haut placés. En contrepartie, Stavisky aurait financé les radicaux au pouvoir. La police est sur le point d’arrêter Stavisky mais elle découvre un cadavre. Est-ce un suicide ? Ou a-t-il « été suicidé » ? Le scandale est tel qu’il provoque la démission du gouvernement.

 

Antiparlementarisme : hostilité aux principes républicains et à la délégation du pouvoir du peuple à ses représentants élus.

 

                        2) Quels groupes remettent en cause la République ?

 

Fiche : La Ligue des Croix de Feu

Ou

 

Texte 2 page 212 : Les Ligues

Question 3 page 213 : Quelles critiques les ligues adressent-elles au régime républicain ?

Les ligues accusent le régime républicain :

* de trahir les Français en préparant une dictature « nos maîtres » (l. 6), « la dictature qui t’attend » (l.7).

* D’être le régime qui permet le pouvoir des hommes politiques corrompus « « Ton parlement est pourri, tes politiciens compromis » (l. 9-10). 

* Les accusations sont aussi de ruiner la France : « Paysan, la ruine te menace » (l. 16).

* Le régime est aussi accusé de favoriser l’insécurité (l. 13-15) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Question 4 page 213 : Qui rendent-elles responsables de la crise ?

Les ligues rendent responsables de la crise les parlementaires corrompus et les étrangers qui accaparent les métiers des Français (l. 18-19).

 

Question 5 page 213 : En quoi ce texte est-il antisémite ?

* Le texte est antisémite en citant les noms des Juifs (l. 1à 5) comme ceux de personnes « maîtres » (l. 6) à qui sont livrés les Français. Ces derniers sont assimilés à un « troupeau de foire » (l. 2) que l’on expose avant l’abattage.

* Les personnes juives citées sont celles des grands hommes politiques comme Léon Blum, dirigeant socialiste du parti SFIO. 

 

_ Les scandales financiers touchent quelques hommes politiques importants. Cela provoque une hausse de l'antiparlementarisme, qui s'exprime dans les ligues d'extrême-droite, dont les Croix de Feu du colonel de la Rocque, l'Action Française de Charles Maurras.

_ Les ligues accusent le régime parlementaire de ruiner la France et de favoriser guerres civiles et guerres étrangères, d’être le gouvernement des hommes politiques corrompus, de laisser les étrangers et les juifs dominer la France. En effet de nombreuses ligues d’extrême droite sont antisémites

Ligue : Dans les années 1930, groupes d’extrême droite hostile au régime parlementaire et aux partis politiques traditionnels.

 

Réponses aux questions de la fiche :

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

Usé, déconsidéré par son incapacité

2 – Quel est le contexte économique ?

La crise (économique, sociale, politique)

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

Les Anciens Combattants.

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

Pour éviter une révolution sanglante.

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

 

 

La ligue Croix de Feu

 

Les réserves de la fortune publique sont usées ; la crise économique, sévit, s'étend, s'aggrave. Le Parlement, ayant dépassé la mesure, est déconsidéré. Débordant sur les pouvoirs, il leur a communiqué son état infectieux. Le peuple ne croit plus en ses représentants, même s'il accepte de les réélire. Et les générations d'après-guerre, dont le sang a retrouvé sa chaude circulation, veulent de la propreté, de la vie. En face d'elles, le conservatisme apeuré de M. Prudhomme et de M. Jourdain, l'inhumaine pédagogie de Karl Marx, s'efforcent encore de précipiter les énergies jaillissantes vers le nouveau cul-de-sac de je ne sais quelles opérations électorales. Ce serait reculer pour mieux courir à l'abîme. Ce serait lancer la France dans les hasards mortels d'une révolution. Et au milieu de quelles conjonctures extérieures ! Les hommes de l'après-guerre veulent, en 1934, une restauration de l'ordre : de l'ordre, ils attendent une réadaptation de l'organisme national. Ils ont été trop souvent éprouvés pour se contenter de promesses.

Anciens combattants, sachons voir leurs mains tendues sachons entendre leur appel. Mais ne nous leurrons pas. Si nous ne leur apportions ni résolution, ni discipline, ils nous relégueraient aux accessoires. Ils auraient bien raison.

D'après Lt-colonel de La Rocque, Service public - 1934.

1 – Comment de La Rocque considère-t-il le Parlement ?

2 – Quel est le contexte économique ?

3 – Quelle est la principale assise sociale des Croix de Feu ?

4 – Pourquoi De La Rocque appelle-t-il à la restauration ?

                        3) Une tentative de coup d’Etat a-t-elle eu lieu le 6 février 1934 ?

 

Photographie 3 page 212 : L’émeute du 6 février 1934, place de la Concorde

Comment agissent les manifestants ? Contre qui ? Comment ces gestes peuvent-ils être interprétés ?

_ Les manifestants défilent mais certains provoquent les forces de l’ordre et lancent des projectiles contre la police.

_ Ces gestes peuvent être interprétés comme un recours de la violence contre la légalité de l’ordre républicain.

 

Affiche 4 page 213 : Affiche d’anciens combattants (1934)

Comment les manifestants (ligueurs et anciens combattants) présentent-ils la répression de leur manifestation ? 

Les Ligues qui ont subis la répression policière de leur manifestation considèrent que les hommes politiques ont fait tirer sur des Anciens combattants (hommes âges, mutilés, patriotes). Les hommes politiques sont assimilés à des assassins.

 

_ Le 6 février 1934 les ligues manifestent devant la Chambre des députés en criant : « A bas les voleurs » en mémoire du scandale Stavisky. La nuit d’émeute où le gouvernement craint que les émeutiers ne désirent prendre le pouvoir par la force aboutit à 14 morts du côté des manifestants, un garde mobile tué, et 1 435 blessés de part et d’autre.

 

4) Quelles sont les conséquences politiques du 6 février 1934 ?

 

1er texte du texte 5 page 213 : la valse des ministères

Question 5 page 213 : Quelle est la conséquence politique immédiate de la crise du 6 février 1934 ?

L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. C’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

_ La manifestation du 6 février 1934 aboutit à une nouvelle crise dans l’exercice du pouvoir : L’homme politique (du parti radical) Daladier, investi président du Conseil le 6 février au soir doit démissionner le 7 février. L’instabilité gouvernementale est ancienne : quinze crises ministérielles (gouvernements renversés par un vote des députés) se sont déroulés entre 1932 et 1938. Mais c’est la première fois qu’une manifestation populaire aboutit à un renversement de gouvernement.

 

Couverture d’affiche 6 page 213 : L’unité à gauche avec le Rassemblement populaire

Question 9 page 213 : Quelle est la raison qui pousse les partis de gauche à s’unir ?

Les partis de gauche s’unissent car ils ont pour ambition de défendre la démocratie contre les ligues accusées de vouloir renverser la République.

 

_ Le 6 février 1934 est considéré par les forces de gauche comme une tentative de prise de pouvoir par les ligues, comme une menace fasciste.

_ Les forces de gauche réagissent par une grève générale le 12 février 1934 dans le but de défendre la République. Le 14 juillet 1935 les partis et associations du centre et de gauche décident de s’unir. Le Front populaire est créé.  

Front Populaire : Nom donné au rassemblement des partis et organisations de gauche après 1934, puis au gouvernement de gauche qui dirige la France de 1936 à 1938.

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Vie de classe : messages sur l'orientation

1 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Vie de classe

VIE DE CLASSE 2e 7 : Ressources pour l'orientation

 

 

1) Guide du lycéen pour l'entrée en 1ère générale et technologique

 

Après le document de l'Onisep "Spécial classe de 1ère", l'Onisep publie le "Guide du lycéen pour l'entrée en 1ère générale et technologique 2011".

 

Ce guide indique la grille horaire complète de 1ère et terminale, des détails sur les épreuves anticipées de 1ère page 37, des conseils et info pour aider les élèves et leurs parents.

 

ce guide n'est plus imprimé depuis des années.

 

 

 

2) Vidéo présentant STI2D

 

Une présentation vidéo assez concrète de la série Sciences et Technologies de l'Industrie et du Développement Durable (STI2D) et de ses 4 spécialités vient d'être mis en ligne sur les sites de l'Onisep comme Eduscol :

 

    soit sur la page d'accueil du site www.onisep.fr

    soit sur Eduscol : http://eduscol.education.fr/cid55430/video-d-aide-a-l-orientation-serie-sti2d;html (le fichier video peut être téléchargé).

                                

 

  3) Partie Voie Générale et Technologique après la 3e 2011

 

 

  En ligne sur le site onisep de notre région la carte scolaire de l'enseignement général et technologique public et privé. "Cette carte est définitive, cependant pas encore imprimée" d'après l'onisep.

    Cette 3ème et dernière partie du guide après la 3ème précise :

- les Enseignements d'Exploration en ordre alphabétique pour chaque lycée et les options facultatives : le lycée Joliot Curie propose l'essentiel des Ede pour tous les élèves.

- les secondes spécifiques hôtellerie ou musique et danse (2 lycées)

- les sections sportives (se renseigner auprès des lycées), européennes ou internationales

- les bac généraux (profils non précisés) et les bacs technologiques (spécialités précisées).

 

A noter que le lycée Joliot Curie de Romilly propose la nouvelle série STI2D avec 3 spécialités (la 4ème est proposée aux Lombards) et que la nouvelle série STL est proposée en totalité aux Lombards.

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements liés à la 1ère Guerre mondiale (4)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

 

Carte 1 page 192 : L’Europe après les traités de paix (1920)

Question 1 page 193 : D’après cette carte, quels sont les vainqueurs ? Les vaincus ? Qu’ont-ils chacun gagné ou perdu ?

_ Les vainqueurs sont les Alliés, des démocraties souvent des Etats-nations qui diffusent leurs modèles aux nouveaux pays se constituant sur les décombres des Empires multi ethniques démembrés.

* La France reprend les départements perdus en 1870-1871 d’Alsace-Lorraine. L’Italie conquiert les « terres irridente » de l’Istrie et une partie des Alpes autrichiennes.

* L’Allemagne perd des territoires à l’ouest (Alsace-Lorraine, zone d’Eupen et Malmédy au profit de la Belgique, Schleswig au bénéfice du Danemark). Elle est coupée en deux par l’octroi de la Poznanie à la Pologne. L’Autriche-Hongrie est démembrée et divisée en plusieurs pays successeurs. L’Empire Ottoman disparaît au profit de la Turquie. Les territoires peuplés d’arabes deviennent « indépendants » (Syrie, Liban, Irak…). La Russie devient l’URSS et a perdu de nombreux territoires.

 

2 page 193 : Quelles zones posent problèmes ?

Les zones frontalières entre les Etats posent problèmes car elles sont revendiquées souvent par les deux Etats frontaliers.

 

3 page 193 : Quels peuples constituent les nations nouvelles ?

En Europe, les populations slaves parviennent à l’indépendance : Polonais, slaves du sud (Serbes, Croates, Slovènes), Tchèques et Slovaques. La Finlande et les Etats baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) parviennent à l’indépendance. 

 

_ La carte de l’Europe est redessinée après les traités de paix. Les Empires multi-ethniques (Empire austro-hongrois, Empire Ottoman, en partie Russie..) disparaissent. De nombreux pays successeurs sont créés (Tchécoslovaquie) ou renaissent (Pologne). Un ensemble de pays est constitué autour de la Russie bolchevique (Finlande, Etats baltes, Pologne…) pour former un « cordon sanitaire » isolant le pays communiste. 

_ Les frontières sont redessinées : l’Alsace- Lorraine retourne à la France, l’Italie obtient e Trieste et le Trentin autrichien, la Pologne obtient une bande de terre coupant l’Allemagne en deux (le couloir de Dantzig) de façon à avoir un accès à la mer. Les zones frontalières discutées créent des tensions nationales.  

 

Texte 2 page 193 : Les « 14 points » de Wilson (1918)

Question 4 page 193 : Sur quels principes généraux se fonde la proposition du président Wilson ?

Les propositions du président américain Wilson repose sur les notions de justice, de paix (« c’est le programme de la paix du monde » l. 1) et du principe des nationalités (droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cf. article 9 « « principe des nationalités »).

+ lecture 5 page 195 : le traité de Versailles vu par les Allemands

_ Les traités de paix mettent fin à la guerre. Ils modifient la carte de l’Europe et du monde. Les nouveaux Etats en Europe sont souvent des républiques sur le prestigieux modèle des Français. Les principaux alliés ont pris les décisions : Clemenceau pour la France, Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande Bretagne, Orlando pour l’Italie.

_ L’Allemagne, exclue des négociations, doit accepter les conditions des vainqueurs. Elle considère le traité de Versailles comme un « Diktat » injuste.

_ Le président des Etats-Unis propose un programme de paix en 14 points : les « 14 points » de Wilson. Il désire fonder les relations internationales sur la justice, la démocratie, le respect du principe des nationalités.

_ La Société des Nations (SDN) est fondé pour arbitrer les crises internationales et éviter les guerres.

 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

Pourquoi Verdun est-il devenu le principal « lieu de mémoire » de la Grande Guerre pour les Français ? Comment les familles vivent-elles le deuil ?

 

Photographie 1 page 194 : Cimetière de Verdun

Question 1 page 195 : Que symbolise ce lieu ? En quoi peut-il inciter les Français à considérer la Grande Guerre comme la « der des der » ?

_ Le cimetière de Verdun symbolise tous les sacrifices et la mort des soldats français pour défendre leur patrie, mais aussi la perte d’une génération et les horreurs de la guerre.

_ Le rappel de l’horreur de la guerre et du très grand nombre de morts incite les Français au pacifisme à cause du prix trop élevé de la guerre. Cette guerre est considérée comme la « der de der » (la dernière de toutes les guerres) à cause de ce grand nombre de morts.

 

+ Quels sont les autres moyens pour commémorer la mémoire des soldats morts ?

Fête nationale du 11 Novembre, monuments aux morts, soldat inconnu.

 

_ Verdun est devenu le principal « lieu de mémoire » à cause du très grand nombre de morts dans cette bataille incarnant la défense de la Patrie. L’ossuaire de Douaumont est devenu un lieu de pèlerinage pour les parents des soldats enterrés mais aussi pour les familles dont les parents sont morts que leurs corps ne soient identifiés. En effet l’Ossuaire de Douaumont (inauguré le 18 septembre 1927) regroupe les ossements de dizaines de milliers de soldats anonymes : la violence des combats a pulvérisé les corps devenus impossibles à identifier.   

_ Pour commémorer les défunts des monuments aux morts sont érigés, souvent financés par conscription publique. Le 11 novembre 1920 est déposé le cercueil d’un soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. En 1922 le 11 Novembre devient fête nationale. 

_ La guerre a bouleversé la vision du monde, le poète Paul Valéry écrit ainsi en 1919 : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».

 

Document sonore : la prière de l’enfant mort

OU

Photographie 2 page 194 : Sur la tombe d’un soldat

Question 2 page 195 : Quels sentiments sont suggérés par cette photographie ?

La photographie montre le sentiment de deuil qui affecte les familles.

 

+ Que peut-on dire des personnes qui sont sur la photographie ?

On voit que le deuil frappe toutes les générations (mère, épouse et sœurs, enfants). Les femmes sont nombreuses en effet le déséquilibre des sexes est important après la guerre.

 

_ Durant la guerre 1,4 million de Français sont morts (28% des combattants). 900 soldats sont morts chaque jour en moyenne pendant 4 ans et demi. Les ¾ des Français ont perdu un proche ou un ami. C’est un deuil de masse qui fait sentir ses effets pendant plus de 20 ans.

_ La guerre provoque un important déséquilibre entre les sexes. Les jeunes femmes ne trouvent pas d’époux, des mariages sont rompus par la mort (700 000 veuves de guerre). Le déficit de naissances est estimé à 1,6 million. Les orphelins sont au nombre de 800 000.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

Affiche 6 page 195 : Plus jamais la guerre ! + photographie 3 page 194 : les invalides de guerre

 

_Un mouvement pacifiste naît en Europe après la guerre face aux traumatismes causés par la « der des der ». De nombreux invalides et « gueules cassées » réapprennent dans une société modifiée.

1e Fiche d’objectifs histoire n°6

 

BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA 1ère  GUERRE MONDIALE  (1914 - 1918)

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

                A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

                B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

                               1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

                               2) L’engrenage des alliances

                C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

                A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

                B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

                A. Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

                B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?         

                A. Qu’est-ce que le « bourrage de crâne » ?

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

                C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                               1) La mobilisation des esprits

                               2) La guerre industrielle et économique

                               3) Blocus et guerre sous-marine

                D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

VI. Sur quels principes sont fondés les traités de paix ? 

VII. Comment s’organise le souvenir ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.   

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

Deuil : le deuil est la souffrance provoquée par la mort d’un proche ; au début du XX siècle, « être en deuil » s’extériorise par des vêtements noirs et des attitudes jugées conformes à cette situation.

 

3/ JE SAIS REPERER DANS LE TEMPS :

 

Evénements politiques

31 juillet 1914 : Assassinat de Jaurès

Août 1914 : Union sacrée

Octobre 1915 : Briand forme le gouvernement

Janvier 1917 : Début des mouvements de grèves

Novembre 1917 : Clemenceau président du Conseil

Evénements militaires

3 août 1914 : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Septembre 1914 : Bataille de la Marne

Septembre 1915 : Début de l’offensive française en Champagne

Février 1916 : Début de la bataille de Verdun

Avril 1917 : Premiers refus collectifs d’obéissance

11 novembre 1918 : Armistice

SAVOIR FAIRE

 

4/ Je sais analyser des cartes militaires.

5/ Je sais analyser des photographies.

6/ Je sais répondre à des questions sur un texte.

7/ Je sais commenter une caricature.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements de l'Europe liés à 1ère Guerre mondiale (3)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

IV. Dans quelles conditions un régime communiste s’impose-t-il en Russie ?

 

Photographie 2 page 188 : Prisonniers russes, fin août 1914

D’après ce document, imaginez comment la guerre a pu être vécue par la population russe.

La population russe a souffert de l’humiliation des défaites. Les soldats, parfois sous équipés, viennent de toutes les provinces de l’Empire, sont en majorité des paysans. En l’absence de la main d’œuvre agricole, avec les réquisitions pour l’armée, la population souffre de privations.

 

_ Les trois années de guerre ont durement affectée la Russie et fragilisé le régime politique. En 1917 la monarchie absolue du tsar russe Nicolas II est contestée car la population russe souffre de la faim (difficultés d’approvisionnement des villes), de la hausse vertigineuse des prix, et connaît l’humiliation de nombreuses défaites militaires. 

 

Texte 5 page 189 : Les « thèses d’avril » 1917

Thèse n°2 : « Ce qu’il y a d’original dans la situation actuelle de la Russie, »

Quelles sont les différentes étapes de la Révolution russe ? (Qui perd le pouvoir ? qui le gagne ?)

Lénine parle de deux étapes dans la Révolution :

* La première est celle où la bourgeoisie prend le pouvoir, c’est-à-dire où le tsar doit abdiquer et où une démocratie libérale (« bourgeoise selon Lénine) est installée en Russie.

* La seconde est celle où les communistes minoritaires (bolcheviks) représentant selon Lénine le prolétariat et les couches pauvres de la paysannerie, renverse le régime démocratique pour installer les soviets et la dictature du prolétariat.

 

_ Des manifestations importantes se déroulent du 23 au 27 février. Les soldats se mutinent et refusent de tirer sur la population. Le 2 mars, le tsar isolé Nicolas II abdique. C’est la Révolution de février. Le gouvernement provisoire cherche à établir une démocratie libérale mais désire continuer la guerre. Il ne souhaite pas bouleverser l’ordre économique et social.

_ Dans la capitale Petrograd (ancienne Saint Petersbourg) les bolcheviks installent un pouvoir rival, le « soviet des députés ouvriers et soldats ». La nuit du 24-25 octobre 1917 (6-7 novembre dans le calendrier russe) l’extrême gauche bolchevik de Lénine prend le pouvoir avec comme mots d’ordre : « La paix », « tout le pouvoir aux soviets », et établissent la dictature du prolétariat selon la doctrine marxiste. Ce coup d’Etat constitue la Révolution d’octobre.

Bolchevik (p. 181) : « Majoritaire », en russe. En 1903, lors du congrès du parti social-démocrate russe, une majorité (les bolcheviks) avait soutenu Lénine qui voulait créer un parti de révolutionnaires professionnels. En 1917, Lénine convainc les bolcheviks de prendre le pouvoir par la force. Le mot est synonyme de « communistes » après 1917.

                                  

Texte 7 page 189 : Les « décrets d’octobre » 1917

Question 9 page 189 : Quelles sont les conséquences immédiates des « décrets d’octobre » 1917 ?

            Les « décrets d’octobre » provoque l’abolition de la grande propriété foncière (décret sur la terre) et le partage des terres par les paysans. Les décrets offrent aux nationalités de Russie la possibilité de prendre leur indépendance et proposent la paix sans annexions  ni indemnités.

            En fait, les Empires centraux imposent à la Russie le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918. La Russie perd 80 000 km².

            La guerre continue néanmoins avec les partisans du Tsar (les « Blancs »). Trotsky crée l’Armée rouge et remporte des victoires. Au niveau intérieur la police politique (Tcheka) déporte les opposants. L’économie est nationalisée. Le parti bolchevik devenu parti communiste établi sa dictature. En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.  

 

_ Les Bolcheviks signent le 3 mars 1918 avec les Empires centraux le traité de Brest-Litovsk par lequel la Russie perd d’importants territoires mais cesse la guerre extérieure. La guerre civile contre les « Blancs » (partisans du tsar) continue. Le « communisme de guerre » se concrétise avec la création par Trotsky de « l’Armée rouge » victorieuse. Le parti communiste interdit les autres partis. La dictature se manifeste au niveau économique par l’abolition de la grande propriété foncière et une économie nationalisée, au niveau policier avec la déportation des opposants par la police politique (Tcheka). En 1922 la Russie prend le nom d’URSS.

 

V. Qu’est-ce qu’une guerre totale ?

 

A faire à la maison : notée sur 20

 

            T.P. pages 190-191

           

            A. Qu’est-ce que le bourrage de crâne » ?

 

Texte 1 page 190 : Le bourrage de crâne

Question 1 page 191 : Quelles contrevérités apparaissent dans ces extraits de presse ?

_ La presse cherche à minimiser le nombre de morts en affirmant que le nombre de victimes diminue avec le progrès de l’armement.

_ Pour le journal l’Intransigeant les balles et obus ne font que blesser et sont presque inoffensifs !

 

2 page 191 : Quel but visent leurs auteurs ? Quelles peuvent être les réactions de leurs lecteurs ?

_ Les auteurs veulent rassurer les Français sur les conditions de la guerre (projectiles inoffensifs, blessures légères et hommes joyeux).

_ Les propos tenus par les journaux ne sont pas crédibles, ils sont contredits par les faits et les annonces des décès : « pertes effroyables » (l. 2). Les lecteurs se méfient du bourrage de crâne, mais certains cherchent à se rassurer avec ces fausses nouvelles.

 

_ La société est engagée dans la guerre au côté des militaires. La population doit accepter des sacrifices pour l’effort de guerre, c’est la guerre totale. La « mobilisation des esprits » passe par une intense propagande appelée « bourrage de crânes ». Les informations venues de la presse sont contrôlées par la censure, la gravité de la situation cachée aux civils. La propagande guerrière exalte les victoires de l’armée française.

Guerre totale : mobilisation des ressources militaires, économiques, humaines (physiques et psychologiques) dans un conflit ; aucun secteur, aucune personne ne peuvent rester à l’écart du conflit.

 

T. P. page 199 : Commenter la « Une » d’un journal

 

Récit : Le 10 septembre 1915 c’est la création du journal le « Canard Enchaîné ». La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent "Le Canard enchaîné". La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du "Canard" : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau

 

_ Par contre, des journaux de tranchées disent la vérité aux poilus, suscitant une tradition qui dure toujours avec le « Canard enchaîné ».

 

            B. Qu’est-ce que la culture de guerre ?

 

Illustration 3 page 191 : Affiche d’appel à l’emprunt de guerre aux Etats-Unis

Quelle image du soldat allemand est donnée par l’affiche ?

            Le soldat allemand est représenté comme un tueur aux mains et à la baïonnette ensanglantées. Son regard verte de serpent dangereux fixe celui regarde l’affiche. Le militaire, en casque à pointe, surplombe un paysage dévasté (ruines d’églises fumantes…) comme s’il s’apprêtait à sortir d’une tranchée. L’espace bleu entre lui et le spectateur évoque l’océan atlantique où est l’américain qui peut acheter les bonds d’emprunt. Il semble prêt à sortir de la tranchée pour foncer vers l’ennemi… américain ?  

            Le soldat allemand est montré comme un tueur dangereux et menaçant, destructeur de la civilisation (« Hun » et églises détruites).

 

OU

 

Transparent : Etude de document iconographique : L’affiche  Eux aussi font leur devoir.

 

Transparents : Les enfants enjeu de la culture de guerre

 

_ La culture de guerre est la diffusion des modes de pensées nationalistes et guerriers à l’ensemble de la société. La propagande entretient l’idée d’une lutte de la civilisation contre la barbarie (« hun » allemand pour les Américains).    

 

            C. En quoi la 1ère guerre mondiale est-elle une guerre industrielle et économique ?

                                           

                        1) La mobilisation des esprits

 

Affiche 2 page 190 : l’Or Combat Pour La Victoire

Quel est l’objectif de cette affiche ?

L’affiche a pour but d’inciter les Français à souscrire aux emprunts de guerre pour financer l’effort de guerre (commande d’armements…).

 

Comment est symbolisée la France ? Quelle image du soldat allemand donne-t-elle ?

_ La France est symbolisée par un coq (symbole gaulois) figurant sur une pièce en or.

_ Le soldat allemand est effrayé (yeux écarquillés) par le coq, il est penché comme s’il perdait le combat.

 

_ Avant guerre l’épargne des Français est importante (« bas de laine » des paysans). Des affiches demandent à ceux-ci de contribuer à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts de guerre.

_ La guerre coûte cher : pour la petite bataille de Malmaison dans l’Aisne la dépense s’élève à 600 millions de francs-or, soit 10% du budget de la France en 1914.      

_ L’Etat doit fournir un important effort financier avec l’aide des emprunts intérieurs (bons de la défense nationale) et extérieurs (crédits) en particulier auprès des Etats-Unis. L’Etat laisse se développer l’inflation : la masse de billets passe de 6 milliards en 1913 à 35 milliards en 1919.

 

 

                        2) La guerre industrielle et économique

 

Tableau statistique 7 page 191 : La guerre économique

10 page 191 : Que révèle ces données quant à la mobilisation de l’économie dans la guerre ?

L’accroissement de la production d’avion est très important. En trois ans de paix le nombre d’avion produit est de 770. Durant la seule année de guerre celui-ci augmente dans des proportions considérables : 3 288. Ensuite, ce chiffre ne cesse de s’enfler : multiplication par 4 pour l’année 1917 (12 310), et doublement entre 1917 et 1918 (25 100). 

 

_ La production industrielle en forte hausse : 770 avions construites de 1910 à 1913, 25 100 en 1918, 13 000 obus par jour avant guerre à 151 000 en juin 1916. Pour assurer cette hausse l’Etat fait appel aux grandes entreprises privées.

_ L’Etat est amené à installer une « économie dirigée » pour répondre aux besoins de guerre. En effet les besoins sont importants : production d’armements, ravitaillement du front et de l’arrière… Et les possibilités réduites à cause du blocus naval contre les Empires centraux, et en France de l’occupation par les Allemands des départements du Nord et de l’Est où se trouvent les mines de charbon, les industries métallurgiques et chimiques.

_ Les industriels travaillent pour l’Etat. En France Louis Renault fabrique des tanks, Marius Berliet des camions. Ils réalisent des profits très importants mais sont considérés dans l’opinion publique comme des profiteurs de guerre.

 

 

                        3) Blocus et guerre sous-marine

 

Texte 6 page 191 : un nouveau type de combat

Question 8 page 191 : Quels sont les buts des Alliés et les buts de l’Allemagne ?

            Les Alliés désirent gagner la guerre en empêchant l’approvisionnement de l’Allemagne et des Empires centraux par le commerce extérieur. Les navires anglais empêchent les neutres et les belligérants de parvenir aux ports allemands. Ainsi, l’industrie de guerre ne pourrait plus fonctionner, les allemands seraient obliger de consacrer leurs efforts à la production de vivres dans leurs pays, et non pas à la guerre.

            Les Allemands veulent agir de même avec les îles britanniques en coulant avec leurs sous-marins les bateaux alliés ou neutres (cas du Lusitania américain qui a coulé avec ces nombreux civils). 

 

Question 9 page 191 : Comment ces buts impliquent-ils les populations civiles ?

            La population civiles souffre des privations causées par les priorités accordées à l’industrie de guerre, et car les importations pour remplacer les produits manquants (aliments…) ne sont plus disponibles à cause du blocus ou de la  guerre sous-marine.

 

_ La guerre économique double la guerre militaire. Les Alliés pratiquent le blocus et empêche les navires d’approvisionner les ports allemands en produits nécessaires à la guerre mais aussi en produits alimentaires. Les Empires centraux doivent détourner une partie de leur effort de guerre pour nourrir soldats et populations. Ces dernières souffrent de privations.

_ Les Allemands mènent une guerre sous-marine à l’encontre des navires alliés ou neutres pour empêcher le ravitaillement des îles britanniques. Le torpillage du Lusitania en 1915, navire neutre transportant de nombreux civils des Etats-Unis, provoque l’hostilité des Américains envers l’Allemagne.

           

 

            D Quelle est la situation des femmes durant la guerre ?

 

Texte 4 page 191 : Les femmes à l’usine

Une de journal 5 page 191 : Une de L’Excelsior, le 12 février 1917 

6 page 191 : Quelle image et quel rôle des femmes françaises sont mis en valeur par ces documents ?

_ La femme fournit de nombreux efforts durant la guerre : elle remplace les hommes aux travaux des usines.

_ Cependant les conséquences des lourds travaux réservés aux hommes et du rythme de production intense rendent les conditions de travail difficile. Les femmes sont épuisées par ces travaux : « c’est une loque que l’usine jette à la rue ».

 

7 page 191 : En quoi le texte contredit-t-il et complète-t-il la une de journal ?

_ La femme est effectivement présente à l’usine avec beaucoup de dignité sur la photographie. L’image complète le texte en montrant les machines de production, ses cheveux  sont sous un fichu pour éviter les accidents.

_ Cependant, l’image ne montre pas la très grande fatigue des femmes au sortir de leur travail épuisant.

 

Récit : Les femmes remplacent les hommes partis au front. Elles doivent assumer leurs travaux traditionnels (travail dans le textile ou à la ferme, élever les enfants, soigner les grands-parents âgés mais aussi les invalides et mutilés de retour de la guerre) ; de plus en plus elles remplacent les hommes dans les secteurs prestigieux mais difficiles qui leur étaient réservés.

_ Les besoins en main-d’œuvre sont importants dans les pays en guerre car les travailleurs sont mobilisés. Le gouvernement décide de retirer du front les spécialistes, d‘utiliser des travailleurs des colonies (220 000 nord africains et indochinois), et surtout d’embaucher des femmes en grand nombre.

 

 

_ Les femmes prennent un rôle de plus en plus important dans la guerre industrielle. Les travaux prestigieux et difficiles réservés aux hommes sont occupés avec le départ des hommes au front par des femmes. Elles assument aussi les travaux traditionnels : éducation des enfants, soin des invalides de guerre de retour du front… Dans les fermes les femmes accomplissent leurs travaux agricoles mais aussi ceux de leurs maris.

_ Les employées féminines acquièrent une liberté dans le faits plus grande. Les « munitionnettes » deviennent des suffragettes en faveur des droits des femmes comme le droit de vote. Après guerre les femmes désirent leur émancipation (« garçonnes » dans les années folles).

 

 

Rédigez une synthèse d’une page expliquant comment la guerre totale engage toute la nation française.

 

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (2)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. Comment se forge l’idéal de la défense de la Patrie dans les premiers mois de guerre ?

 

            A. Comment les Français sont-ils entrés dans la guerre ?

 

Que révèle la manière dont les Français entrent dans le conflit ?

Comment expliquer cette « Union sacrée » ?

 

Texte 2 page 184 : La mobilisation à Paris

 + Photographie 3 page 184 : En août 1914, départs des soldats mobilisés.

2 page 185 : Quelles sont les attitudes des soldats et des civils sur la photographie ?

            Civils et soldats affichent leur patriotisme en tenant le drapeau tricolore et en chantant (sans doute la Marseillaise). Mais les civils ont une expression sérieuse et grave. La jeune femme tient la main de son mari ou fiancé car elle a conscience de la séparation et de ses risques : on devine ici le soutien de l’arrière (familles) aux soldats.

 

3 page 185. D’après le texte, quels sentiments animent les Parisiens lors de la mobilisation ?

            Les Parisiens sont graves (« solennelle » l. 3). Ils ne partent pas la « fleur au fusil » mais avec sérieux et même tristesse (« La tristesse » l. 5, « n’étaient pas gais » l. 15) ainsi qu’avec beaucoup de dignité : l.5-6 : « La tristesse qui était au fond des cœurs ne s’étalait point ». Le texte insiste sur la détermination des futurs soldats : « ils étaient résolus » l.15, ainsi que sur le soutien de l’arrière (« unanime bienveillance » l.13).

 

(   4 page  185. Ce témoignage concorde-t-il avec ce que montre la photographie ?

            Soldats et civils se montrent déterminés à accomplir leur devoir et partent avec leurs bagages. Le soutien de l’arrière se voit avec la main de la femme dans celle du futur soldat.   )

 

_ Le 3 août 1914 l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les Français entrent dans la guerre avec détermination et dignité. Il n’y a pas d’enthousiasme populaire, de départ « fleur au fusil », mais un fort patriotisme. Les soldats se montrent déterminés à accomplir leur devoir, et les familles restant à l’arrière les soutiennent avec dignité et affection.

_ L’ordre de mobilisation a été lancé le 1er août pour le 2 août. Tous les hommes de 20 à 48 ans sont appelés, soit 3,6 millions de soldats français (face à 4 millions d’Allemands). Les insoumis sont très peu nombreux (1,5% des mobilisés).

 

  Insoumis : Appelé ou soldat qui est en situation d’indiscipline, de révolte.  

 

            B. Qu’est-ce que l’ « Union sacrée » ?

 

Texte 4 page 185 : Le président de la République appelle à l’ « Union sacrée »

Question 5 page 185 : Quels mots emploient le président de la République pour rallier tous les Français à l’ « Union sacrée » ?

            Le président de la République utilise des termes inattendus dans la République laïque : « devoir sacré » l. 4, texte 2 : « l’union sacrée » l. 2, « foi patriotique » l. 4. 

* La France défend en effet des valeurs considérées comme sacrées (mais non religieuse) : l. 10-11 : « la Patrie du Devoir et de la Justice ».  

* Les textes insistent sur l’union et la mise entre parenthèse des divisions intérieures : l. 9-10 : « il n’y a plus de partis : il y’a la France éternelle… », texte 2 : l.1-2 : « défendue par tous ses fils », l. 3 : « fraternellement assemblés ».

* Enfin, la France se considère comme la victime de l’agression allemande : l. 8 : « le moyen d’assurer la paix dans l’honneur », l. 10 : « la France pacifique et résolue », texte 2 : « Elle (la France) sera héroïquement défendue » l.1, l. 4 : « indignation contre l’agresseur ». On peut noter l’évolution dans le ton des textes entre le 2 août époque de mobilisation, et le 4 août où l’Allemagne a déclaré la guerre à la France.

 

Texte 5 page 185 : Le ralliement de la gauche française

Question 6 page 185 : Par quel argument Léon Jouhaux obtient-il des socialistes qu’ils rompent avec les thèses pacifistes de Jean Jaurès ? Quels sont les buts de la guerre d’après lui ?

Contexte : Jean Jaurès, leader socialiste pacifiste est assassiné à la veille de la guerre (31 juillet 1914). Il avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ».

 

_ Léon Jouhaux indique aux socialistes que la guerre n’est pas voulue ni par la France ni par les socialistes, mais que cette guerre est une guerre défensive : l. 7-8 : « Cette guerre, ne l’avons pas voulue, […] Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l’envahisseur ».

 _ Pour le secrétaire général de la CGT Léon Jouhaux les buts de la guerre sont de deux ordres : défendre la civilisation française et républicaine : l. 9-10 « sauvegarder le patrimoine de civilisation et d’idéologie généreuse que nous a légué l’Histoire » ; un autre but de guerre est de diffuser la liberté aux autres pays, comme les soldats de l’An II lors de la Révolution française débutée en 1789 ; l. 10à 13 « Nous serons les soldats de la liberté pour conquérir aux opprimés un régime de liberté ». Cette liberté peut être politique (république ou démocratie) et sociale (syndicats…).   

 

_ A la veille de la guerre, au niveau politique les forces de gauche (SFIO et CGT) sont pacifistes. Le 16 juillet 1914 Jean Jaurès avait fait adopter à son parti la motion de « la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée pour empêcher la guerre et imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage ». Jean Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914 et les socialistes se rallient à la guerre pour la défense de la Patrie et des idéaux républicains.

_ Un accord politique se crée entre les différents partis politiques pour cesser les divisions intérieures au profit de la lutte contre l’ennemi. Il ne s’agit pas d’un renoncement à des idéaux très différents mais d’une « trêve des partis » Cette union nationale est appelée en France : l’ « Union sacrée » selon l’expression du président de la République Raymond Poincaré. La France est dirigée par un gouvernement d’union nationale jusqu’en 1917.

Union sacrée : union de toutes les forces politiques en vue de défendre le pays ; les oppositions politiques, sociales et spirituelles passent au second plan.

 

III. Quelles sont les conditions de vie et le moral des combattants ?

           

            A) Quelles sont les conditions de vie des soldats ?

 

Photographie 1 page 186 : Le creusement d’une tranchée

Textes 2 page 186 : Paroles de Poilus

Question 1 page 187 : Quelles sont les diverses causes des souffrances des soldats ?

Les causes des souffrances des soldats sont nombreuses :

* L’inconfort des tranchées est important « taudis », « bouge infâme » (l. 1 et 4 du texte 1). Cependant l’abri souterrain protège de l’artillerie allemande.

* La peur est présente (texte 2), ainsi que la faim et la soif : « trois jours […] sans la moindre goutte d’eau à boire » (l. 1 à 3 texte 3) à cause du ravitaillement difficile, surtout pour les unités isolées.

* La mort est omniprésente : avec les cadavres (l. 4 et 6 du texte 3) et l’odeur de putréfaction (« puanteur » l. 3 texte 3). Ces mêmes cadavres nourrissent les rats qui pullulent dans les tranchées et sont habitués à la présence humaine. Aux rats s’ajoutent les vermines, les poux et les puces.

 

_ Les combats sont très éprouvants. A la fin 1914 les troupes françaises comptent 500 000 morts en particulier à cause des uniformes voyants et de l’absence de casque. Avec la guerre de position se généralise l’emploi d’armes mortelles comme le gaz moutarde ou Ypérite (car utilisé à Ypres par les Allemands) et le feu intensif de l’artillerie. 

_ Les conditions de vie des soldats sont déplorables. Les soldats vivent dans des tranchées boueuses, au contact de la mort lors des attaques et avec le feu de l’artillerie allemande, en présence des cadavres déterrés par l’explosion d’obus. L’absence d’hygiène mais aussi la boue, la vermine, les puces et les poux  font des soldats des « poilus ». Le ravitaillement difficile  provoque la faim et la soif des soldats. Les rats pullulent. Jusqu’en 1917 les permissions sont rares.

 

 

Texte 7 : L’ennui

* Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important sous risque de dépression (texte 7, l.1 : « je suis si déprimé »).

 

_ Face à toutes ces conditions de vie le soutien moral de l’arrière est très important. Le courrier relie les soldats à leurs familles. Les soldats sont majoritairement d’origine rurale car les ouvriers sont mobilisés dans les usines d’armement. Les poilus sont soucieux de leur famille et lorsqu’ils sont agriculteurs de leurs fermes.

 

 

            B. Quelles sont les causes des mutineries et des grèves de 1917 ?

 

Transparent chronologie

 

_ Pendant l’année 1916 se déroule la bataille de Verdun voulue par le commandement allemand pour « saigner à blanc » l’armée française. La bataille fait 377 000 victimes (dont 275 000 morts) chez les Poilus et 337 000 (240 000 décès) pour les Allemands. 

 

Contexte : * En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

 * Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

 

Texte 4 page 187 : Le sacrifice des Sénégalais

Question 5 page 187. Pourquoi peut-on dire, d’après ces deux témoignages, que les Sénégalais du chemin des Dames ont été « sacrifiés » ?

Les troupes coloniales africaines (dont toutes ne venaient pas du Sénégal) employées lors de l’offensive de la Somme ont été sacrifiés selon M. Diagne car les Sénégalais ont demandés des renforts en vain ; le premier texte le confirme en indiquant l’absence de préparation des services sanitaires et hospitaliers, mais surtout le fait que les Sénégalais ont été pris sous le feu mal réglé des Français et  celui des Allemands, tués par des tirs ennemis et amis. 

 

_ En juillet 1916 le généralissime Joffre déclenche avec l’aide des Britanniques, l’offensive qu’il a préparé sur la Somme : plus d’un million de morts et de blessés dans les deux camps, sans que les lignes ennemies soient entamées.

_ Le 16 avril 1917 le général Nivelle qui a remplacé Joffre, lance une grande attaque sur les hauteurs du chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Elle est brisée. Le 19 avril les Français comptent 40 000 morts et 80 000 blessés.

_ L’échec des grandes offensives s’accompagne de nombreux sacrifices inutiles de vies humaines. Les soldats sont considérés comme de la « chair à canon ». L’absence de renforts pour consolider les conquêtes minimes (une tranchée) chèrement payées (parfois 60% de pertes),  mais aussi la mauvaise organisation des services sanitaires multiplie le nombre de morts.

 

Quelles conséquences ces atrocités peuvent-elles avoir sur la volonté de combattre des troupes ?

 

_ Les soldats Français (influencés par la révolution russe) demandent l’arrêt des combats inutiles et refusent de continuer le combat, mais sans abandonner les tranchées.

_ La nomination de Pétain comme commandant en chef permet de mettre fin aux mutineries.  Celui-ci accorde plus de permissions, améliore les conditions de vie des soldats, abandonne les grandes offensives mais fait fusiller aussi quelques mutins.

 

Mutinerie (p. 236) : Dans l’armée, refus d’obéir à un ordre.

 

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Cours 1ère L/ES Histoire : Les bouleversements en Europe liés à la 1ère Guerre mondiale (1)

31 Mars 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

LES BOULEVERSEMENTS CAUSES PAR LA PREMIERE GUERRE MONDIALE   (1914-1918)

 

Manuel Histoire Nathan 1ère L/ES

 

Introduction : La 1ère Guerre Mondiale entraîne la mobilisation de 9 millions de Français, mais aussi la mort de 1 400 000 personnes et la dévastation d’une grande partie du territoire. Les Français dans la guerre consentent de lourds sacrifices. La mobilisation est non seulement militaire mais aussi économique et humaine, concernant à la fois les hommes et les femmes. La guerre est totale. Elle entraîne des changements dans le vécu des individus : présence du deuil et organisation du souvenir, apaisement des luttes religieuses, évolution des rôles féminin et masculin

Problématique :

            En quoi la guerre entraîne-t-elle la « brutalisation de la société » dans la culture de guerre  et la guerre totale ?

 

I. Pourquoi un conflit mondial se déclenche-t-il ?

 

            A. Quels systèmes d’alliances s’opposent en Europe ?

 

Double chronologie page 170 : Triple Entente ; Triple Alliance puis Triplice

Qui composent les alliances ? Dans quels buts ?

_ Les Alliances regroupent les grands pays européens : la Triplice (Autriche-Hongrie et Allemagne, Italie), et la Triple Entente (ou Grande Entente) : France et Russie, Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, elles ont pour but de se défendre collectivement contre une agression extérieure.

 

Les alliances sont-elles solides entre les membres ?

_ Les alliances sont défensives, elles n’entraînent pas l’entrée en guerre automatique de leur membre en cas d’attaque d’un des alliés contre un autre pays.

_ Dans le cas des Empires centraux la Russie s’est une première fois détachée de la Triple Alliance, et surtout l’Italie s’allie à la Triple entente en 1915.

 

_ En 1914 l’Europe domine le monde par ses colonies, sa prospérité (puissance industrielle, réussites commerciales, capitaux), ses techniques et sa culture. La concurrence économique est forte entre l’industrie allemande et le commerce britannique. Mais cet état de paix est celui d’une « paix armée » de 1871 à 1914 caractérisée par une course aux armements et la mise en place de systèmes d’alliances opposées.

_ La Triplice regroupe les empires centraux (l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie) et l’Italie depuis 1882. La Triple Entente à partir de 1907 allie la République française et la monarchie absolue de Russie, mais aussi la monarchie parlementaire du Royaume-Uni.

_ Les alliances sont défensives, et parfois fragiles. L’Italie a des visées territoriales sur une partie de l’Autriche-Hongrie peuplée d’Italiens. Cependant, les deux blocs préparent la guerre.

 

Méthode : exploiter une caricature

 

1. Présenter le document

 

2. Décrire et identifier

 

3. Interpréter

 

            _ Repérer :

* La nature du document

* L’auteur (s’il est identifiable)

* La date

* Le support

 

_ S’interroger sur :

* Le contexte historique général

* Le(s) commanditaire(s)

* Le(s) destinataire(s)

 

            _ Observer l’image :

* Les personnages, leurs attributs.

* Les symboles, les allégories

* Les exagérations, simplifications.

* Le rapport texte/image

Identifier

* Les personnages et les symboles

 

_ S’interroger sur le but recherché :

* Le message délivré, explicite et implicite l’effet attendu par la caricature.

 

S’interroger sur la portée du document :

* Replacer le document dans son contexte

* rechercher son impact ou ce qu’il révèle du regard des contemporains.

 

1. Présenter le document

_ Le document est une carte satirique de l’Europe intitulée « Alerte, les chiens aboient » datant de 1914.

_  En 1914 l’Europe domine le monde mais commence une effroyable guerre. L’affiche est anglaise et montre la puissance du Royaume-Uni et de ses Alliés face aux ennemis allemands et austro-hongrois.

_ L’affiche est destinée aux anglais, de façon à pousser ceux-ci à s’engager dans la guerre, car l’armée anglaise est constituée de volontaires.

 

2. Décrire et identifier

_ Les belligérants sont représentés par des chiens et des personnages. Les « chiens de guerre » s’affrontent.

* Sur fond clair : les alliés et les Neutres favorables.

_ Le Royaume-Uni est figuré par un soldat bien armé, avec de nombreux navires, mais aussi un bulldog à cheval entre Royaume-Uni et la France. Les Alliés sont puissants (France de même taille que le bulldog anglais), surtout le « rouleau compresseur russe » piloté par le tsar Nicolas II, montrant l’immensité de la taille de l’armée russe.

* Sur fond vert :

_ Le kaiser Guillaume II est reconnaissable par ses moustaches et son casque à plumet ridicule. L’Autriche-Hongrie est incarnée par le chien dont la queue est douloureusement écrasée par le rouleau compresseur russe. La Turquie avec son fez rouge et son petit chien, manipulant des bateaux, n’est qu’une pâle réplique du Royaume-Uni. 

* Sur les fonds les personnages « folkloriques »,  traditionnels sont imprimés : toreros espagnols, cosaques et ours russes…

 

3. Interpréter

_ L’image cherche à rassurer les Anglais. En effet, l’orientation des personnages secondaires est rassurante, en effet ils sont tournés vers les Empires centraux, prêts à entrer en conflit contre eux. La carte montre aussi la force des Alliés (Rouleau compresseur, alliance franco-anglaise). Celle-ci terrasse déjà les forces ennemies encerclées : l’Autriche-Hongrie hurle de douleur, hors l’Allemagne a les yeux écarquillés et ne peut agir car la laisse le relie à l’Autriche-Hongrie et gène ses mouvements. 

_ La carte montre le regard des  contemporains anglais : leur sensation de force, de confiance dans leur armée, de croyance en une guerre courte (l’Autriche-Hongrie est déjà touchée), mais aussi son rôle de protectrice (elle protège le petit chien belge), car le Royaume-Uni est entrée en guerre choquée par l’invasion de la Belgique neutre.

 

 

 

            B. Quels engrenages conduisent à la guerre ?

 

                        1) L’engrenage des esprits et des idéologies.

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Quels sont les « points chauds » en Europe ? Pourquoi ?

_ Les points chauds sont nombreux aux frontières des pays, en particulier au centre de l’Europe et dans les Balkans.

* Les contentieux sont nombreux : entre la France et l’Allemagne pour la possession de l’Alsace-Lorraine (esprit de revanche) ; entre l’Allemagne et le Danemark pour le Schleswig Holstein (pangermanisme allemand) ;  mais encore pour les trois empires (Empire allemand mais surtout les empires multinationaux d’Autriche-Hongrie et de Russie) pour maintenir les Polonais dans la servitude.

* pour l’Autriche-Hongrie les zones de tensions sont nombreuses : l’empire regroupe plusieurs nationalités qui désirent parfois devenir libres pour former (Pologne) ou rejoindre (Roumanie, bosniaques, italiens…) un Etat-Nation.  

* Les Etats Balkaniques sont des foyers de tensions. Les pays sont pluri-ethniques, et les populations et territoires sont revendiqués par plusieurs pays.

_ Les causes de l’existence de points chauds sont les revendications frontalières contradictoires (entre l’Allemagne et la France), la montée des nationalismes pour la création d’un pays regroupant territoire et peuple (Etat-nation).

 

Nationalisme : (page 237) a la différence du patriotisme qui exalte l’amour de la patrie, milite pour la reconnaissance et prône lorsqu’elle est en danger la mobilisation de tous les citoyens, le nationalisme est un sentiment agressif fondé sur l’intolérance à l’égard des autres nations, la haine de l’étranger assimilé au barbare, et la guerre de conquête. A la fin du XIX siècle, les sentiments nationaux s’exacerbent dans toute l’Europe, en particulier lors de l’expansion coloniale. 

 

_ Les tensions sont fortes en Europe du fait des revendications frontalières contradictoires,  de la montée des nationalismes :

            * Le pangermanisme allemand (volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays) et le rêve de revanche français pour reconquérir l’Alsace-Lorraine opposent traditionnellement ces deux pays depuis 1871.

            * L’existence d’Empires multinationaux est menacée par ces nationalismes, en particulier l’Etat pluri-ethnique de l’Autriche-Hongrie, mais aussi les empires centraux par la volonté d’indépendance des Polonais.

_ Les Balkans concentrent les zones de tensions. Les pays se sont récemment émancipés de l’Empire Ottoman. Les Etats balkaniques ont de multiples revendications contradictoires. Leurs nationalismes et leur désir de créer un Etat-nation (pays regroupant un peuple et son territoire) les opposent. Ils s’appuient alors sur les Grands Etats (Russie pour la Serbie).

 

Pangermanisme : volonté de regrouper tous les Allemands dans un seul pays.

Etat-nation : pays regroupant un peuple et son territoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

                        2) L’engrenage des alliances

 

Cartes page 170-171 : Les alliances de l’Europe en 1914

Les grands Etats sont-ils alliés aux petits pays des Balkans ?

Oui, en particulier la Serbie slave et la Russie slave également.

 

Quel événement déclenche la guerre ? Pourquoi ?

_ Récit (attentat de Sarajevo) : Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France.

 

Quel pays n’entre pas en guerre ? Pourquoi ?

L’Italie, car la Triplice est une alliance défensive et ce sont l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne qui déclarent la guerre. 

 

_ Le 28 Juin 1914 dans la ville de Sarajevo en Bosnie François-Ferdinand l’héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie est assassiné. La Serbie est accusée par l’Autriche-hongrie qui exige d’envoyer ses propres fonctionnaires enquêter. La Serbie refuse cet article 6 malgré l’ultimatum austro-hongrois le 23 juillet.

_ L’engrenage des alliances conduit à la guerre généralisée en Europe. L’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. La Serbie est soutenue par la Russie, et celle-ci par la France. Après l’invasion de la Belgique le Royaume-Uni entre en guerre à son tour.

 

            C. Quelles sont les grandes phases de la guerre ?

 

Carte page 175 : Les fronts européens de 1914 à 1918

Carte page 174 : Le front occidental de 1914 à 1918

Rédiger un récit relatant les évolutions de la guerre de 1914-1918 sur les différents fronts.

 

_ Pour emporter rapidement la guerre prévue pour être une guerre courte, les Etats-majors conçoivent une guerre de mouvement. Cependant la bataille de la Marne à l’Ouest stoppe l’avance allemande ; celle de Tannenberg à l’Est marque le 1er échec russe. Fin 1914 la décision n’a pu se faire et les armées s’enterrent dans les tranchées pour une longue guerre de position. De nouveaux Etats européens entrent dans le conflit.

_ Les années 1915 à 1917 sont marquées par l’échec de violentes offensives. Les Alliés échouent en 1915 en Dardanelles et en 1916 sur la Somme ; la même année, les Allemands ne parviennent pas à faire céder les Français à Verdun.

_ En 1917, le retrait russe consécutif aux troubles et révolutions et l’entrée en guerre des Etats-Unis modifient les données du conflit.

_ Les Allemands reprennent l’offensive à l’Ouest en 1918, car ils disposent momentanément d’un rapport de forces favorable mais leurs attaques échouent. A partir du mois de juillet, les Alliés sont partout victorieux. Les Empires centraux s’effondrent. L’Allemagne signe l’armistice le 11 novembre 1918.

Guerre de mouvement : priorité donnée dans le conflit au déplacement rapide des troupes.

Guerre de position : Les armées stationnent au même endroit pendant plusieurs mois (pendant la  1ère Guerre Mondiale), les tranchées sont l’illustration de la guerre de position).

 

 

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