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MUSECLIO

La Seconde Guerre mondiale à travers les chansons

9 Novembre 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Histoire des arts

 

 

 

 

 

 

Questions :

1. Dans la chanson Nuit et Brouillard, expliquez les conditions de départ des camps d’internement vers les camps de la mort nazis.

2. Qu’indique le deuxième complet sur la diversité des déportés ? Quelle catégorie de population est davantage déportée ? En quoi ce vers est-il un appel à la tolérance ?

3. Quelles sont les conditions de détentions ?

4. En quoi Jean Ferrat exprime-t-il un devoir de mémoire à travers cette chanson ?

 

5. Dans la chanson Le chant des Partisans, quels sont les groupes professionnels cités dans le premier couplet ? En quoi est-ce important ?

6. Dans le deuxième couplet indiquez les activités de la résistance.

 

  

 

 

(Récitation dans le site de l’INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/AFE01000681/la-rose-et-le-reseda.fr.html )

 

La Seconde Guerre mondiale à travers les chansons

Nuit et brouillard chantée par Jean Ferrat

http://www.dailymotion.com/video/x7gk0t_nuit-et-brouillard-jean-ferrat_music#rel-page-14

 

Attention certaines images peuvent choquer :

http://www.dailymotion.com/video/xckc8e_jean-ferrat-nuit-et-brouillard_music

Le chant des partisans, paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon

http://www.youtube.com/watch?v=gredLXwLSpA&feature=related

 

Lien avec un site :

http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/2011/01/17/histoire-des-arts-le-chant-des-partisans/

 

1. Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres tremblants dans ces wagons plombés 
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été.

2. La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour une heure obstinément
Combien de tours de roues d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir.
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus Jehovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.


3. Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

4. On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine aujourd'hui c'est l'été
Je twisterai les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

La Seconde Guerre mondiale à travers les chansons

La rose et le réséda, paroles de Louis Aragon

http://www.youtube.com/watch?v=pwH11GMx9Qo&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=Gq01vENbmPc

Lien site http://www.bacdefrancais.net/roseetreseda.php

Né en 17 à Leidenstadt, de J.-J. Goldman

http://www.dailymotion.com/video/xzox5_ne-en-17-a-leidenstadt_music

 

http://www.dailymotion.com/video/x5zg90_fredericks-goldman-jones-ne-en-17-a_music#rel-page-15

 Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?
Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent
Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main
Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant
On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?
(au Refrain)
Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp

 

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