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MUSECLIO

ECJS Terminale : violence et société

2 Septembre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #ECJS terminale

 

 

 

VIOLENCE ET SOCIETE

 

Introduction : La violence est présente dans les aspects de la vie quotidienne sous forme symbolique (insultes, discrimination) et parfois physique. Elle touche toutes les catégories de population (femmes, jeunes), et les activités (sports, travail…)

 

http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/CAB00003281/bondy-greve-college-violence.fr.html

 

Quelles sont vos réactions face à ce reportage et à la volonté de trouver des solutions à la violence  ?

 

OU

Introduction : Les débats sur la violence et ses manifestations sont fréquents dans notre société. Présente sur les écrans de cinéma et de télévision, la violence l’est aussi dans la sphère publique (insécurité) et même dans la vie privée (violences conjugales). La violence peut être physique (coups et blessures) ou symboliques (insultes, humiliations, discriminations),

 

Problématique : Quelles sont les responsabilités individuelles et collectives dans la mise en œuvre de la violence ?

 

CHOIX DES SUJETS DE DEBATS ET DE RECHERCHES

 

 

 

LE PROGRAMME OFFICIEL

(source : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57574 )

 

Thème 4 : Violence et société

La violence et le sport

Plusieurs formes de violence sont ici à l'œuvre. Les sports de combat (boxe, karaté, judo) et les sports collectifs (football, rugby, etc.) institutionnalisent et réglementent la compétition. Dans les stades, des groupes de supporters peuvent passer de l'agressivité à l'agression vis-à-vis d'autres groupes. La violence peut s'exercer également dans le monde même du sport et sur ses protagonistes, avec notamment le phénomène du dopage. Une réflexion sur les pratiques sportives permet en somme de comprendre les rapports que le sport entretient avec notre société.
La violence et la jeunesse
Les phénomènes d'incivilité et de délinquance concentrent souvent l'attention sur les comportements violents de jeunes adolescents. Cela amène à oublier que les jeunes sont souvent les premières victimes des violences, notamment par des formes diverses de racket qui touchent le milieu scolaire. La manière dont les jeunes sont exposés à la violence aujourd'hui dans notre société doit s'éclairer par une mise en perspective historique du rôle que pouvait jouer la violence comme rite de passage dans les sociétés traditionnelles. Elle doit surtout permettre un débat sur le rôle respectif des déterminants sociaux et culturels, des institutions, des familles et des individus.
La violence et le travail
Le travail demeure le fondement de la vie et donc de la réalité sociale. Il contribue à définir l'identité individuelle et participe à l'estime de soi. Il donne également un revenu et des droits et organise enfin une grande part de l'existence individuelle et collective. C'est précisément dans la mesure où le travail se présente comme une activité humaine essentielle que l'expérience du chômage peut être vécue comme une forme de violence sociale. De même, la prise en compte des risques psycho-sociaux (RPS) au travail (stress, harcèlement, etc.) peut apparaître comme le signe de l'importance croissante accordée à l'organisation du travail et aux relations interindividuelles qui le traversent.

 

 

 

RESSOURCES :

 

FILM DOCUMENTAIRE:

 

Texte de présentation

http://www.arte.tv/fr/La-mort-du-travailleur-/2015698.html

 

Documentaire(20 min)

http://www.dailymotion.com/video/x5i5yk_la-mort-du-travailleur-1_news

 

 

Interview de Raymond Aron sur la violence (8 min)

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/I00019276/itw-raymond-aron-sur-la-violence-dans-nos-societes-industrielles.fr.html

 

La violence à l’école n’est pas une fatalité :

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/VDD10012380/la-violence-a-l-ecole-n-est-pas-une-fatalite-debarbieux.fr.html

 

Contre la violence au collège : un médiateur ?

http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/CAB97131798/violence-lycee-suresne.fr.html

 

 

Exemple de violence dans le sport : foot à Zagreb en 1990. (41 secondes)

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB90018239/violence-foot-zagreb.fr.html

 

 

TEXTE :



Russell, Eloge de l’oisiveté



Le fait de croire que le TRAVAIL est une vertu est la cause de grands maux dans le monde moderne, et […] la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. […]


Si le salarié ordinaire travaillait quatre heures par jour, il y aurait assez de tout pour tout le monde, et pas de chômage (en supposant qu’on ait recours à un minimum d’organisation rationnelle). Cette idée choque les nantis parce qu’ils sont convaincus que les pauvres ne sauraient comment utiliser autant de loisir. […]


Le bon usage du loisir, il faut le reconnaître, est le produit de la civilisation et de l’éducation. Un homme qui a fait de longues journées de travail toute sa vie s’ennuiera s’il est soudain livré à l’oisiveté. Mais sans une somme considérable de loisir à sa disposition, un homme n’a pas accès à la plupart des meilleures choses de la vie. Il n’y a plus aucune raison pour que la majeure partie de la population subisse cette privation. […]


Le fait est que l’activité qui consiste à déplacer de la matière, si elle est, jusqu’à un certain point, nécessaire à notre existence, n’est certainement pas l’une des fins de la vie humaine. Si c'était le cas, nous devrions penser que n’importe quel terrassier est supérieur à Shakespeare. […] Si vous lui demandez son opinion sur ce qu’il y a de mieux dans sa vie, il y a peu de chances qu’il vous réponde : J’aime le travail manuel parce que ça me donne l’impression d’accomplir la tâche la plus noble de l'homme, et aussi parce que j’aime penser aux transformations que l'homme est capable de faire subir à sa planète. C'est vrai que mon corps a besoin de périodes de repos, où il faut que je m’occupe du mieux que je peux, mais je ne suis jamais aussi content que quand vient le matin et que je peux retourner à la besogne qui est la source de mon bonheur. Je n’ai jamais entendu d’ouvriers parler de la sorte. Ils considèrent, à juste titre, que le travail est un moyen nécessaire pour gagner sa vie, et c'est de leurs heures de loisir qu’ils tirent leur bonheur, tel qu’il est. […]


Quand je suggère qu’il faudrait réduire à quatre le nombre d’heures de travail, je ne veux pas laisser entendre qu’il faille dissiper en pure frivolité tout le temps qui reste. Je veux dire qu’en travaillant quatre heures par jour, un homme devrait avoir droit aux choses qui sont essentielles pour vivre dans un minimum de confort, et qu’il devrait pouvoir disposer du reste de son temps comme bon lui semble. Dans un tel système social, il est indispensable que l’éducation soit poussée beaucoup plus loin qu’elle ne l’est actuellement pour la plupart des gens, et qu’elle vise, en partie, à développer des goûts qui puissent permettre à l’individu d’occuper ses loisirs intelligemment. […] Les plaisirs des populations urbaines sont devenus essentiellement passifs : aller au cinéma, assister à des matchs de football, écouter la radio, etc. Cela tient au fait que leurs énergies actives sont complètement accaparées par le travail ; si ces populations avaient davantage de loisir, elles recommenceraient à goûter des plaisirs auxquels elles prenaient jadis une part active. […]


Dans un monde où personne n’est contraint de travailler plus de quatre heures par jour, […] le bonheur et la joie de vivre prendront la place de la fatigue nerveuse, de la lassitude et de la dyspepsie. Il y aura assez de travail à accomplir pour rendre le loisir délicieux, mais pas assez pour conduire à l’épuisement. Comme les gens ne seront pas trop fatigués dans leur temps libre, ils ne réclameront pas pour seuls amusements ceux qui sont passifs et insipides.

 

La violence et le sport

La violence et la jeunesse

La violence et le travail

1. Quelles règles imposer au sport pour éviter la violence ?

 

* Les sports de combat (boxe, karaté) sont-ils négatifs en montrant la violence ou positif en donnant des règles ?

 

* Comment empêcher la violence sur soi représentée par le dopage ?

 

* Comment empêcher la violence dans les stades (hooliganisme, etc.) ?

2. Quels sont les usages et les causes de la violence parmi les jeunes ?

 

* Comment mettre fin au racket touchant les jeunes ?

 

 * Quelle éducation donner pour éviter la violence parmi les jeunes ?  :

 

* La culture joue-t-elle un rôle dans la violence ? (extrémisme religieux hostile aux femmes, etc.)

 

* Les jeux vidéos ont-ils un rôle actif dans la violence parmi les jeunes ?

 

* Comment mettre fin à la violence dans les établissements publics destinés aux jeunes ?

4. Quelles sont les initiatives pour l’engagement social ?

 

* Le chômage peut-il être vécu comme une forme de violence sociale ?

 

* Comment éviter les phénomènes de harcèlement au travail ?

 

* Comment éviter les phénomènes de stress au travail ?

 

* Le nouveau management du travail peut-elle conduire au suicide des travailleurs ? (agriculteurs, France Telecom, Education nationale…)

 

 

+ Propositions des élèves à valider par le professeur.

 

 

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