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MUSECLIO

Documents Histoire 2e : Etude de cas Quitter les îles britanniques au XIX siècle

3 Octobre 2010 Publié dans #2e : Documents et exercices

 

 

 

ETUDE DE CAS : QUITTER LES ILES BRITANNIQUES AU XIX SIECLE

 

 

1. Des migrations encouragées

« Ici et là-bas ; l’émigration, un remède ».

Publicité britanniques incitant les pauvres à quitter le pays.

(The Illustrated London News, 15 juillet 1848.)

2. Les migrations de la misère

Entre 1845 et 1850, une sévère famine frappe l’Irlande, tuant 1 million de personnes et en poussant 2 millions à l’exil.

        Depuis la maladie des pommes de terre (la pomme de terre est à l’époque l’aliment de base des paysans irlandais. Elle est frappée par une maladie, le mildiou, en 1845), l’Irlandais est dégagé de son amour pour le sol. Il a peur de ne pouvoir vivre dans son pays ; il songe à faire fortune et espère trouver le bonheur sur une autre terre. [… ].

       Cependant l’expatriation n’aurait pas eu les proportions colossales qu’elle a atteintes, elle ne s’accroîtrait pas sur une échelle chaque jour plus large, si l’émigration ne fournissait elle-même aux dépenses de l’émigration.

       Un des traits les plus honorables de la population irlandaise, c’est le dévouement des fils pour leurs pères, c’est l’esprit de charité qui anime tous ces malheureux : ils se secourent les uns les autres et partagent le repas de la misère.

       Dès qu’un Irlandais est débarqué en Amérique, il s’efforce de réunir la somme nécessaire pour payer le voyage d’un de ses parents et soutenir les autres en attendant. Le nouveau venu imite la conduite de celui qui l’a précédé, et en deux ou trois ans la famille entière est de l’autre côté de l’eau.

       Plus il y a de gens partis, plus il arrive d’argent pour en faire partir d’autres, car l’ouvrier irlandais trouve aux Etats-Unis un salaire élevé en même temps que des vivres à bon marché.

        Dans toutes les lettres écrites aux parents, qui circulent de main en main parmi les habitants de la paroisse, on retrouve toujours cette phrase : « Je gagne un dollar par jour, je mange du pain et de la viande, j’économise pour le passage d’un tel ou d’une telle. Si je n’ai pas écrit plus tôt, c’est que je n’ai pas voulu envoyer une lettre vide à mes parents. »

       Jules de Lasteyrie, L’Irlande depuis la dernière famine, 1853.

 3. Des migrations forcées

           A partir de la fin du XVIII siècle et jusqu’en 1868, les Britanniques se débarrassent de leurs délinquants en les envoyant dans leur colonie pénale (bagne), en Australie. Près de 120 000 personnes sont ainsi déportées.

          Le Parlement, après une longue délibération, résolut de créer une colonie pénale à Botany Bay, sur la côte est de la Nouvelle-Hollande (actuelle Australie) […].

           Les principaux résultats qu’on se proposait d’atteindre […] étaient de mettre un terme aux graves inconvénients produits par l’accumulation croissante des condamnés dans les prisons et maisons de correction de la mère patrie.

          De former un établissement qui permît de garder étroitement les condamnés pendant la durée de leur peine, en offrant néanmoins les moyens de travailler graduellement à leur réforme.

        Enfin de créer une colonie avec les matériaux que la réforme des criminels pourrait ultérieurement fournir au gouvernement, en y adjoignant toutefois des familles d’émigrés libres, que des découvertes postérieures de territoire engageraient à s’établir dans la nouvelle province britannique.

             Jules de la Pilorgerie, Histoire de Botany Bay, 1836.

4. Nombre de départs pour 1000 habitants

 

1851-1860

1861-1870

1871-1880

1881-1890

1891-1900

Irlande

140

146

66

142

89

Ecosse

50

46

47

71

44

Angleterre

26

28

40

56

36

Source : J.-P. Poussou, Histoire des populations de l’Europe, t. II, 1998.

 

5. Les destinations des émigrants irlandais vers 1880

 

1. (note du texte ci-joint) Un mouvement dit « nativiste » se développa aux Etats-Unis de 1835 à 1855 contre les Irlandais catholiques. Il demandait notamment que la naturalisation soit accordée aux immigrés après 21 ans de séjour aux Etats-Unis (au lieu des 5 années prévues par la loi.

 

ANALYSE DES DOCUMENTS :

1. Quels problèmes, dans les îles Britanniques, expliquent l’émigration d’une partie de la population ? (doc. 1, 2, 3).

2. Quels sont les autres facteurs qui poussent les Britanniques à quitter leur pays ? (doc1 et connaissances).

3. Quelle région des îles Britanniques est la plus touchée par l’émigration ? Pourquoi ? (doc. 2 et 4).

4. Quels avantages présente l’immigration pour le pays d’accueil ? (doc. 3)

5. Vers quels pays se dirigent les émigrants britanniques ? Pourquoi ? (doc 2, 3 et 5)

6. Comment se manifeste l’intégration des immigrés dans leur nouveau pays ?

(doc.2,  6)

SYNTHESE :

Comment se déroule l’émigration des Britanniques au XIX siècle (causes, modalités et conséquences) ?

6. Une communauté qui suscite convoitise et rejet

         A New York et dans quelques autres villes, les émigrants sont assez nombreux pour exercer une influence sensible sur les élections locales. Ils en ont tiré parti. Les Irlandais notamment se sont promptement organisés ; ils votent avec ensemble dans toutes les élections, passant sans cesse d’un parti à l’autre, et sans autre préoccupation que de s’emparer des petites charges électives.

       Le Parti démocratique fut accusé, en 1844, d’avoir abandonné ses propres candidats dans les élections municipales pour acquérir à ce prix les votes des Irlandais dans la lutte présidentielle. Cette invasion par les étrangers des fonctions municipales et de tous les emplois qui en dépendent était devenue à cette époque si fréquente et si complète qu’elle exaspéra les Américains. Ceux-ci ne purent supporter d’être ainsi dépouillés par de nouveaux venus qui étaient à peine citoyens, qui souvent même n’avaient pas encore droit de cité.

      On réclama vivement contre l’influence illégitime exercée sur les affaires de l’Union [Etats-Unis] par des étrangers qu’une générosité imprudente assimilait entièrement aux véritables Américains. Une agitation commença, des associations se formèrent pour réclamer la révision des lois de naturalisation, et pour ne porter dans les élections que des candidats américains de naissance (1).

      Athanase-Philippe Cucheva-Clarigny, La Société américaine et les partis de l’Union en 1850, 1850.

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yaouma 12/09/2016 15:49

Jador votre site

Titi 11/11/2015 11:19

Pouvez vous menvoye votre devoire car sur ce site la page n'est opas complète merci d'avance

Fleu 29/10/2015 15:21

J'aimerai vous remercier d'avoir postés ces documents étant donné que l'on les a distribué juste avant les vacances et que j'étais absente, personne me les ayants pris j'ai du me débrouiller avec des photos flou... chose qui n'est pas très facile.
Personnellement j'ai un problème avec la question 9. Je connait la réponse mais je n'arrive pas a la rédigée... Puis mon deuxième problèmes est la synthèse Je dois la faire en trois partie
La 1ere l'intro:-Phrase présenter
-présentation du sujet
-problématique
-plan

ensuite le développement 1)- les raisons du départ
-motivations
-qui part ?
- foyers d’accueil

2) intégrations et désillusions
-aspects +
-aspects -
-conditions de vie
et la conclusion

dans le développeemnt 1) je sais que se sont les irlandais, les écossais et les anglais qui partent. que le foyers d'acceuil est les Etats-unis. les raisons du départ faut-il que je l'explique pour chaque pays ? quand à la problématique si je mets " Pourquoi migrer ?" cela fonctionne-t-il ? que dois je mettre dans le plan ??? "nous allons d'abord voir les raisons du départ ainsi que les motivations, ensuite nous verrons les différents aspects et l'intégration de ses migrants " est ce que cela fonctionne ?

Merci d'avance pour votre réponse

louloute 03/10/2015 20:21

*sais

louloute 03/10/2015 20:21

je sis pas