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MUSECLIO

Cours TL Histoire : La recherche d'un nouvel Ordre mondial (2)

2 Février 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

II. La période post Guerre froide est-elle celle de l’instauration d’un nouvel ordre mondial ou d’un désordre international ?

 

            A. Comment s’élabore un nouvel ordre mondial ? (1991-2001)

 

                        1. En quoi les Etats-Unis exercent-ils le rôle de « gendarme du monde » ?

 

Cf. cours géographie : la superpuissance américaine.

 

 

_ La fin de la guerre froide soulève l’espoir d’un « nouvel ordre mondial » basé sur le droit international porté par l’ONU.

 

Nouvel ordre mondial : employée par Georges H Bush, président des Etats-Unis de 1988 à 1992, l’expression renvoie à la vision d’un ordre international fondé sur le respect du droit et le primat de l’ONU.

 

 

Texte page 132-133 : L’Empire bienveillant

Question 1 : Présentez le document

 

Question 2 : Quel jugement R. Kagan porte-t-il sur la puissance américaine ? Qu’entend-il par l’expression « hégémonie bienveillante » ?

 

Kagan ne croit pas à la l’efficacité d’un système multipolaire (dont l’ONU serait le cadre).

Son analyse est déterminée par un postulat :la croyance, très profondément ancrée dans la culture américaine selon laquelle les Etats-Unis (démocratie, valeurs fondatrices, combats contre le nazisme, le communisme) appartiennent au camp du « Bien ».

 

Question 3 : Sur quel élément de la puissance R. Kagan construit-il son raisonnement ?

Vision « néo-impérialiste »

Dimension militaire

 

Question 4 : Pourquoi n’y a-t-il pas d’alternative à l’hégémonie des Etats-Unis d’après l’auteur ?

Dans cette optique, les Etats-Unis, forts de leur puissance militaire, ont seuls la capacité opérationnelle d »imposer le règlement de certains conflits (et non l’ONU).

 

 

_ Les Etats-Unis sont désormais la seule superpuissance. Par sa position hégémonique dans un monde unipolaire elle est une hyperpuissance.

 

                        2. Quel est le rôle des institutions mondiales ?

           

Ensemble documentaire pages 134-135 : Quel rôle pour l’ONU aujourd’hui ?

Question 2 page 135 : Dans quelles parties du monde les soldats de l’ONU sont-ils majoritairement déployés ? Quel est leur rôle ?  (doc. 1, 2 et 3)

            Le Conseil de sécurité approuve les opérations de maintien de la paix (OMP), dont il définit la portée et le mandat dans le cadre de ses initiatives en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales. La plupart des opérations sont de nature militaire (surveillance d’un cessez-le-feu, création d’une zone tampon, etc.). Depuis le premier déploiement par l’ONU de soldats du maintien de la paix en 1948, 123 pays ont volontairement fourni plus de 750 000 militaires et policiers civils sur plus de 50 opérations de maintien de la paix.

            Ces interventions se sont considérablement diversifiées depuis 1991 puisque, désormais, des OMP font appel à des policiers civils ou à du personnel civil chargé de contribuer à l’organisation d’élections (Cambodge), de surveiller le respect des droits de l’homme, d’assurer une assistance humanitaire (Rwanda). Les dernières interventions au Timor et au Kosovo sont plus ambitieuses puisqu’il s’agit de construire un Etat (« state-building »).

            Ces OMP interviennent dans les zones de conflits héritées de la guerre froide, elles nécessitent alors un consensus entre les deux Grands, en Afrique, en Asie du Sud et Pacifique et en Amérique centrale.

 

_ L’ONU réalise des opérations de maintien de la paix. Depuis 1991, ces opérations sont de natures variées et emploie du personnel civil: assistance humanitaire au Rwanda, organisation d’élections au Cambodge, construction d’un Etat au Timor. Le principe d’ingérence humanitaire est adopté et légitime de plus nombreuses interventions.

_ Au niveau judiciaire le droit international progresse, avec la création d’un Tribunal Pénal pour l’ex-Yougoslavie en 1993 (comparution de Slobodan Milosevic devant la Haute Cour en 2001), un tribunal est également crée pour le Rwanda en 1994. Une Cour pénale internationale est créée en 2002 pour le jugement de crimes contre l’humanité. Mais, les Etats-Unis, la Chine, les pays du Proche-Orient ne reconnaissent pas son autorité.

 

Question 3 page 135 : Quels nouveaux défis l’ONU doit-elle relever au XXI siècle ? Doc. 1 et 4

            Dans sa déclaration du Millénaire, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, établit de nouveaux objectifs pour l’ONU : le développement humain, les droits de l’homme, le droit de générations future, etc. De fait, les organismes des Nations unies (nébuleuse institutionnelle du Conseil économique et social) consacrent 70% de leurs activités à la réalisation de ces objectifs. L’ONU se fait l’interprète des nouvelles préoccupations internationales comme le développement durable.         

 

_ L’ONU consacre 70% de ses activités à la protection des droits de l’homme, au développement durable, au maintien de la paix.

 

Question 5 page 135 : Quel obstacle l’ONU doit-elle surmonter pour remplacer ses missions ? (Doc. 4 et 5 )

            Le duopole américano-soviétique n’a pas permis à l’ONU de remplir sa mission originelle durant la guerre froide (consensus nécessaire du Conseil de sécurité et droit de veto). Avec la décolonisation, l’ONU est devenue, dans les années 1960-1970, un forum du dialogue Nord-Sud, les questions de développement prenant le pas sur les problématiques de maintien de la paix. « L’embellie » du début des années 1990 n’est qu’illusoire au regard de cet objectif initial (leadership américain en ex-Yougoslavie et dans l’après 11 septembre). L’ONU bute sur le principe de souveraineté des Etats (qui est, à l’origine, le cadre territorial de son action) et sur les intérêts des grandes puissances. Son statut d’arbitre impartial, au-dessus des Etats, lui confère a posteriori sa légitimité juridique mais l’oblige à dépendre des grandes puissances pour l’application du droit international.

 

_ L’ONU  a été qualifié de « machin » par le général de Gaulle en raison de son impuissance durant la Guerre froide (1947-1991) à cause du droit de veto des membres du Conseil de sécurité. Dans les années 1960-1970 l’ONU devient la tribune des pays du Sud pour promouvoir la décolonisation. De 1991 à 2001 l’ONU porte des espérances d’établissement d’une paix mondiale.

_ L’ONU multiplie les interventions dans la décennie suivant la fin de la Guerre froide : en Somalie en 1992 pour résoudre la famine et la guerre civile ; à Haïti en 1994 pour renverser le président Aristide et établir la démocratie, autorisation donnée à la France d’utiliser « tous les moyens » en 1994 pour faire cesser le génocide des Tutsis envers les Hutus (800 000 victimes,  2 millions de réfugiés au Congo).

_ De nombreux obstacles entravent l’efficacité de l’action de l’ONU : principe de souveraineté des Etats, intérêts des grandes puissances, dépendance de l’ONU par rapport aux Etats pourvoyeurs de troupes de casques bleus, position dominante et inquiétante des Etats-Unis après le 11 septembre 2001.

 

 4 page 127 : La difficile application de l’accord de Kyoto

Question 4 page 127 : A quel problème le protocole de Kyoto tente-t-il d’apporter une solution ? Quels obstacles empêchent son application ?

            En un siècle, les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté de 50% avec comme principale conséquence l’augmentation des températures et du niveau des eaux.

            En 1997, les représentants de 159 pays approuvent le protocole de Kyoto, engageant 38 pays industrialisés à réduire leurs émissions de six principaux gaz à effets de serre (GES) de 5% en moyenne entre 2008 et 2012 par rapport au niveau de 1990. Il fixe des valeurs limites juridiquement contraignantes pour les émissions de GES des pays industrialisés. L’entrée en vigueur du protocole dépend de sa ratification par 55 pays responsables de 55% des émissions en 1990. Il est entré en vigueur en février 2005 et a été ratifié à cette date par 156 pays sur 192, mais les Etats-Unis et l’Australie ne sont pas signataires.

 

            B. Quels sont les foyers de tensions et les incertitudes d’ « une période de « nouveau désordre mondial ? » (2001 à nos jours)

 

                        1. Pourquoi « la poudrière des Balkans » montre les déchirements et l’impuissance des Européens ?

 

Photographie 1 page 122 : La guerre en Bosnie : la ville de Sarajevo en ruines, 4 août 1993

Question 2 page 123 : Montrez que la ville bosniaque de Sarajevo est devenue le symbole de la cruauté d’une guerre au cœur de l’Europe.

            Le 25 juin 1991, la Croatie et la Slovénie proclament unilatéralement leur indépendance, entraînant l’intervention de l’armée fédérale. Ils sont suivis par la Macédoine en septembre 1991.

            En décembre 1991, l’Allemagne reconnaît officiellement la Croatie et la Slovénie, poussant la Communauté européenne à faire de même le 15 janvier 1992. La Bosnie-Herzégovine se proclame indépendante en avril 1992 mais s’embrase aussitôt, les Bosno-Serbes de Karadzic et Mladic appuyant l’armée « fédérale » de Belgrade (la Serbie et le Monténégro regroupés dans la république fédérale de Yougoslavie) pour créer une république serbe autonome jouxtant le Serbie. Pratiquant la conquête de territoires, le « nettoyage ethnique » en Bosnie mais aussi en Croatie, les Serbes et les Bosno-Serbes restent sourds aux condamnations de la communauté internationale malgré le déploiement des Casques bleus.

            Au cœur de la guerre de Bosnie, le siège de Sarajevo, le plus long de l’histoire contemporaine (2 mai 1992-26 février 1996) est avec ses 10 000 morts et ses 50 000 blessés, le symbole de l’affrontement ethnique dans l’ex-Yougoslavie. Le siège est filmé, photographié et décrit dans des reportages de guerre. Sarajevo devient une ville martyre. Mais elle incarne également le symbole de la résistance culturelle à la guerre.

           

_ Après la mort du dirigeant communiste Tito l’Etat pluri ethnique de Yougoslavie implose. La Croatie et la Slovénie déclarent leur indépendance le 25 juin 1991, la Macédoine en septembre 1991. Les Serbes réagissent en utilisant l’armée fédérale dominée par les Serbes.  Ils font la conquête de territoires et pratiquent un « nettoyage ethnique » en Bosnie et en Croatie. La communauté internationale est impuissante face à ces massacres, en particulier l’Union européenne.

_ Les Etats-Unis interviennent avec l’OTAN. Les Casques bleus se déploient alors que le Tribunal pénal pour l’ex Yougoslavie se créent en 1993. En 1995 les accords de Dayton mettent fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine.

 

Question 3 page 123 : Comparez la carte des nationalités en 1989 et celle de 1995. En quoi l’accord de Dayton entérine-t-il le « nettoyage ethnique » ?

 

 

                        2. Quelle est l’histoire des conflits israélo-arabe ?

 

Carte 2 page 118 : Israël-Palestine, 50 d’affrontements

Question 2 page 119 : Quelles sont les conséquences territoriales de la guerre de 1948-1949 pour Israël ? Pour les Palestiniens ? Quelle est la conséquence territoriale de la guerre de 1967 ? Quelles sont les conséquences du processus de paix de 1993 ? Montrez que l’on est passé d’un conflit israélo-arabe à un conflit israélo-palestinien.

            La proclamation par David Ben Gourion de l’Etat d’Israël (15 mai 1948) marque le début de la première guerre israélo-arabe. Les armées de l’Egypte, du Liban, de la Syrie, de l’Irak et de la Transjordanie (aujourd’hui Jordanie) envahissent le territoire de l’Etat hébreu dès le lendemain.

            La première guerre israélo-arabe permet au nouvel Etat israélo-arabe permet au nouvel Etat israélien d’étendre les territoires sous son contrôle au sud (jusqu’au désert de Néguev), à l’est (à la mer Morte) et au nord (jusqu’à la frontière libanaises). Dès avant la décision prise par l’ONU de partager la Palestine entre deux Etats, juif et arabe, des combats sporadiques opposent régulièrement les colons juifs, dont les premiers sont installés depuis 1880, et les Palestiniens arabes.

            Durant les hostilités, plus de 700 000 Arabes fuient le territoire de l’Etat hébreu pour se réfugier en Syrie, au Liban et en Transjordanie (c’est Naqba, « catastrophe » en arabe). Maintenus dans des camps de réfugiés, les Palestiniens voient leurs territoires administrés par l’Egypte (bande de Gaza) et la Jordanie (Cisjordanie, Jérusalem-Est).

            A l’issue de la victoire israélienne de 1967 sur les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes, la bande de Gaza, le plateau du Golan, la Jordanie et Jérusalem-Est passent sous contrôle israélien. Le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité adopte la résolution 242, qui prévoit la fin de l’état de guerre et le retrait des troupes israéliennes des territoires qu’elles occupent. C’est la naissance des territoires occupés.

            Avec la paix signée entre l’Egypte et Israël (1979), la première Intifada (« guerre des pierres ») dans les territoires occupés (1987) et les accords d’Oslo (1993), le conflit israélo-arabe, inter-étatique, devient un conflit israélo-palestinien, d’essence infra-étatique. Les territoires occupés (Gaza et Cisjordanie) offrent une base territoriale à la future Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat. Si la « cause palestinienne » continue à cimenter un monde arabe en mal d’unité, force est de constater que le conflit israélo-palestinien conserve surtout sa portée internationale par le biais de liens transnationaux (terrorisme islamiste). 

 

 

Le conflit israélo-arabe comporte plusieurs étapes

1) La Guerre des Six jours en 1967

_ Le 28 mai 1964, est créée l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) dirigée par Yasser Arafat. En octobre, l’OLP est reconnue par l’ONU.

 

Le 18 mai 1967, Nasser demande à l’ONU le retrait des Casques bleus mis en place en 1956, ce qui lui est accordé dès le 21 mai. Le 22, Nasser bloque l’entrée du Golfe d’Aqaba à tout navire israélien et à tout navire transportant des produits stratégiques à destination d’Israël.

Se sentant à nouveau menacer, Israël décide une guerre préventive en 1967.

Le 5 juin, l’aviation égyptienne est détruite au sol ; Israël s’empare du Sinaï, de Jérusalem Est, de la Cisjordanie et du plateau du Golan syrien.

Le 8 juin, l’Egypte accepte le cessez-le-feu, suivie le 10 juin par la Syrie. La guerre a duré 6 jours.

L’Etat d’Israël passe de 20 800 Km2 à 102 400 Km2. Le 23 juin, le parlement israélien vote l’annexion de Jérusalem est malgré les protestations de l’ONU et des grandes puissances, Israël refuse d’exécuter la résolution 242 de l’ONU (nov. 67) lui ordonnant d’évacuer les territoires occupés.

La guerre de six jours augmente la résistance palestinienne depuis leurs bases du Liban, de Syrie et de Jordanie. Chaque agression contre l’Etat d’Israël se solde par de violentes ripostes israéliennes.

En Jordanie et au Liban, les résistants palestiniens se comportent comme un Etat dans l’Etat d’où des accrochages avec l’armée libanaise, mais surtout avec l’armée jordanienne qui en écrase un certain nombre en 1970 (d’où naissance d’un mouvement terroriste : Septembre Noir). Les Palestiniens, pour que le monde n’oublie pas leur cause, se lancent alors dans le terrorisme à grande échelle (piraterie aérienne et prise d’otages).

2) La guerre du Kippour

En 1970, mort de Nasser et prise de pouvoir d’Anouar El Sadate qui annonce régulièrement la revanche sur le désastre de 1967.

Le 6 octobre 1973, en plein Ramadan et le jour du jeûne juif du Yom Kippour, l’Egypte attaque brusquement Israël. L’armée égyptienne pénètre dans le désert du Sinaï et bouscule l’armée israélienne. De son côté, l’armée syrienne pénètre sur le plateau du Golan.

Le 15, percée de l’armée israélienne qui franchit le canal de Suez.

Le 22, face à une situation redevenue critique, Sadate accepte le cessez-le-feu, voté par le Conseil de sécurité. L’ONU sous la pression des EUA met en place une nouvelle force d’interposition.

En réaction, les pays arabes décident d’utiliser l’arme pétrolière, et dès le 16 octobre, le baril de pétrole passe de 3 à 5 dollars, menaçant d’embargo tous les amis d’Israël. En décembre le baril de pétrole atteint 12 dollars. La guerre du Kippour a démontré la combativité des Arabes, le fait que l’armée israélienne n’est pas invincible, mais le problème palestinien demeure entier.

 

                        3. Comment émerge et s’affirme l’islamisme ?

 

Affirmation à la partir de la fin des années 1970 de l’islamisme sous différentes formes.

                                   a. Quelles définitions donner de l’islamisme ?

 

Question 2 page 125 : Quel autre aspect de l’islamisme est représenté sur cette photographie ?

            Le port du voile ne naît pas dans les pays musulmans avec l’islamisme mais, si cette pratique et la forme prise par ce voile sont fortement liées aux traditions locales, l’arrivée au pouvoir des islamistes est toujours marquée par son obligation. Ainsi, en 1979, le clergé chiite impose le port du tchador (niqab au Maghreb qui ne laisse que deux « trous » pour les yeux »). Ce grand voile est complété par une étoffe ne laissant apparaître qu’une fente pour les yeux.

            En 1996, les Talibans afghans imposent la burqa, à l’origine, le vêtement traditionnel de certaines tribus pachtounes afghanes. Ce long voile, de couleur bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps des femmes. Un grillage cache les yeux. Promu par les Frères musulmans égyptiens, le hijab, voile qui cache les cheveux, les oreilles et le cou, et ne laisse voir que l’ovale du visage, tend à se généraliser dans le monde musulman.

 

_ L’islamisme est une forme de totalitarisme qui désire contrôler tous les aspects de la vie de la personne, ainsi que ses pensées, au nom d’une idéologie religieuse.

_ La vie des personnes doit obéir à la Charia (loi islamique). La Charia se base sur le livre saint des musulmans : le Coran, et constitue un code pour la vie sociale, politique…

_ L’islamisme est intolérant et porte donc en elle la violence par l’utilisation de la « Jihad » (guerre sainte), qui a pour but de tuer ou de forcer à la conversion les ennemis (hérétiques ou infidèles) de l’Islam.

_ Les interdits sont nombreux et variés : alcool, mixité, mais aussi tabac et jeux de hasard, la musique ou encore le cinéma ; de même sont rejetés la pensée scientifique, la démocratie et la liberté (inventions humaines contraires au Coran). Enfin, les femmes doivent être totalement soumises  et l’antisémitisme est un principe !

 

 

 

*  Le wahhabisme :

Conception conservatrice, très dogmatique et particulièrement puritaine de l’Islam, mais sans contestation de l’ordre politique, né en Arabie, créé par Abd Al Wahhab (1720-1792) censée être celle des "salafi" (successeurs de Mahomet)

Les Wahhabites prônent le « tahrib » (la contrainte) pour imposer l’islam

* Le Salafisme

De Salaf, ancêtre, il prône aussi le retour au chemin des ancêtres, aux valeurs les plus authentiques de l'Islam.

Interprétation figée des textes sacrés, hostile à toute innovation.

Il prend sa source dans le Wahhabisme mais il conteste l’ordre politique en place dans les pays musulmans

                            b. Quels sont les actions des islamistes ?

 

Carte 3 page 125 : Les attentats islamistes depuis 1993

Question 3 page 125 : Dans quel pays ont lieu la majorité des attentats depuis 1993 ?

La majorité des attentats islamistes attribués au réseau Al Qaida frappent d’abord les intérêts occidentaux à l’intérieur des pays musulmans proches de l’Occident. Dès 1998, des attentas visent les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, les lieux fréquentés par les touristes occidentaux (Bali), les lieux publics occidentaux (Maroc), les cibles militaires occidentales (Arabie Saoudite), la communauté juive (Tunisie, Turquie). Les opérations du 11 septembre 2001 et du 11 mars 2004 à Madrid frappent par leur caractère spectaculaire mais demeurent l’exception, du fait de leur difficulté opérationnelle.

 

* Les moyens d’action : les réseaux terroristes

_ Les réseaux terroristes utilisent comme moyens d’action des réseaux clandestins, cloisonnés, présents dans plusieurs pays.

* Al-Qaïda est à l’origine d’attentats contre les intérêts américains et saoudiens. Le milliardaire  Oussama Ben Laden finance et inspire l’organisation terroriste. En février 1998  Ben Laden et Zawahiri lance un appel pour « tuer les Américains et les juifs partout où ils se trouvent ». La nébuleuse Al-Qaïda regroupe des cellules dormantes dans les pays cibles et des centres d’entraînements dans des pays alliés (Afghanistan des Talibans). 

* Le Londonistan désigne différents groupes et leaders islamistes installés à Londres, formant dans la capitale un centre de l’internationale islamiste.

 

* Lieux et types d’actions

_ En Egypte les « Frères musulmans » assassinent le Président Sadate et multiplient les attentats pour faire fuir les étrangers, notamment les touristes. Les attentats visent également le président Moubarak.

_ En Algérie :

* le FIS a tenté un processus d’islamisation par le bas avec une aide dans les domaines de la santé, de l’éducation, dans un pays où l’Etat est défaillant dans ces domaines. Le FIS remporte les élections en 1992, mais il est dissous par le pouvoir militaire qui impose l’état d’urgence.

* Les GIA prennent la suite en pratiquant le terrorisme. Le pays plonge dans dix ans de guerre civile, provoquant plus de 100 000 morts !

* L'Aqmi (Al Qaida au Maghreb islamique) succède aux GIA et mène dans le Sahel des actions d'enlèvement et de meurtres d'Occidentaux (touristes, hommes d'affaires, humanitaires comme Michel Germaneau).

GIA = Groupes Islamiques Armés

FIS = Front Islamique du Salut

Al-Qaïda : « la base » en arabe, créée en 1993 par un communiqué du « Front islamique pour le Djihad contre les juifs et les croisés »

 

                        c. L’originalité de la révolution iranienne

 

Texte 1 page 124 : Khomeiny et la révolution iranienne de 1979

Question 1 page 125 : Quels groupes ou nations sont dénoncés par Khomeiny ? Quelle est son attitude à l’égard des libertés démocratiques ?

            En Iran, en février 1979, l’ayatollah Khomeiny destitue le Shah et instaure une république islamique. Avec le départ du Shah, les Etats-Unis perdent l’un de leurs meilleurs alliés dans la région, ils sont désormais considérés comme le « grand Satan » par de nouveaux dirigeants iraniens qui vouent également aux gémonies l’ « ennemi sioniste ». L’avènement de la république islamiste en Iran ne profite pas non plus à l’URSS qui envahit l’Afghanistan, pays musulman aux portes d’un Iran qui échappe désormais à la logique de guerre froide et se lance rapidement dans un conflit régional avec l’Irak.

            La république islamiste est proclamée en avril 1979 : elle se construit en réaction aux valeurs occidentales, rejette les « libertés occidentales » et remet en vigueur la Charia. Déni démocratique, la république iranienne s’impose comme une théocratie, animée par le clergé chiite avec parti unique et Gardiens de la révolution (« Pasdaran ») qui lui vaut le qualificatif de « totalitarisme vert ».

 

_ L’Iran est un pays pratiquant le chiisme. En 1978-1979 se déroule une révolution islamique provoquée par les masses populaires déshéritées et les commerçants du bazar. La révolution met à sa tête l’ayatollah Khomeiny. Celui-ci meurt en 1989.

_  Le régime semble bloqué à l’intérieur et provocateur à l’extérieur : menaces envers Israël et les Etats-Unis, construction d’une arme nucléaire, soutien au terrorisme chiite libanais pour constituer un croissant chiite de l’Iran au Liban en passant par l’Irak.

 

Chiisme : Doctrine des musulmans qui estiment que la succession d’Abu Bakr au califat et qu’elle aurait dû revenir aux descendants d’Ali ; organisation avec un rôle prédominant des imams qui dominent la structure religieuse (ayatollahs, mollahs)

 

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Kévin L. 12/02/2011 16:58



Merci


Je vais bien relire tout ça avec les liens et surtout la carte du manuel. 


Bonne journée 



Kévin L. 11/02/2011 22:58



Bonsoir,


Je viens de relire mon cours, et je ne comprends pas un p'tit truc : Pourquoi la Palestine n'a pas réagi quand elle a vu les états arabes s'emparer de la bande de Gaza, et d'autres territoires en
Palestine en 1947 ? 


Le MOSSAD a-t-il joué un rôle dans la re-conquête de certain territoires en Palestine/Israël?


Et j'ai un peu de mal à faire la différence entre la Palestine et l'Israël.


Merci 



M. Martineau 11/02/2011 23:52



Bonsoir Kevin.


Pour bien comprendre tu dois regarder la carte du manuel (la même que la carte murale du cours) des conflits israélo-arabe.


Le terme de Palestine peut-être employé avec des significations différentes mais liées (rien n'est simple pour l'étude de cette région).


La Palestine est le nom que l'on donne à ce vaste territoire compris entre le désert du Sinaï égyptien au sud et la
frontière avec le Liban au nord, la Méditerranée à l'ouest et le fleuve jourdain à l'est.


Pendant le cours vous avez vu la première carte de 1947 : la création de deux Etats est envisagée par l'ONU, Israël et la Palestine, mais la 1ère guerre
israélo-arabe a empêché la création du deuxième Etat. Pourtant ce nom de Palestine est repris par ceux désireux de créer un Etat arabe dans cet
étroit territoire : on parle dans ce cas de l'Etat de Palestine. Voici un lien cartographique : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient1949


La Palestine en temps qu'Etat n'existe pas en 1947. Mais la communauté arabe en Palestine et la communauté juive se sont affrontés dès le lendemain du plan de l'ONU de partage de la Palestine en
deux Etats. La violence est grande dans cette guerre civile de 1947-1948 (lien détaillé, voir la synthèse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_de_1947-1948_en_Palestine_mandataire ). Les armées des pays
arabes voisins ne sont intervenues que lorsqu'il s'est avéré que les Palestiniens parviennent seuls à une décision militaire contre le futur Etat d'Israël.


Pour le Mossad, il était considéré comme le meilleur service secret du monde, mais ses opérations étant secrètes j'aurais du mal à répondre. Il est très fortement probable que son rôle fut
actif dans le renseignement, et probablement majeur dans la guerre des 6 jours.