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MUSECLIO

Cours Terminale L/ES : Quel est le déroulement de la Guerre Froide de 1945 à 1970 (1)

26 Novembre 2009 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

QUEL EST LE DEROULEMENT DE LA GUERRE FROIDE DE 1945 à 1970 ?

 

Introduction :

 

            La rupture de la grande alliance de guerre contre l'Allemagne marque le début de la guerre froide. Deux blocs se forment alors, se groupent autour de valeurs communes, partagées ou imposées et se dotent d'institutions collectives aussi bien politiques que militaires. La rivalité des deux grandes puissances, soviétique et américaine est à l'origine d'un monde bipolaire.


Problématiques :

            En quoi la guerre froide entre 1947 et 1975 constitue-t-elle l’affrontement entre deux modèles ?

            Pour quelles raisons la guerre froide ne s’est-elle pas transformée en conflit généralisé entre les deux blocs ?

           

I. Comment se constituent deux blocs antagonistes ? (1945-1948)

 

            A. Quelles sont les origines de la rivalité américano-soviétique après la 2e Guerre mondiale ?

                       

                        1. Qu’est-ce que la guerre froide ?

 

                                    a) Comment définir « guerre froide » ?

 

Frise chronologique page 70 

Quels sont les moyens par lesquels s’opposent URSS et Etats-Unis ?

 

_ La guerre froide est donc un profond antagonisme Est-Ouest qui dure de 1947 à 1991 et prend la  forme  d'un conflit permanent et systématique, sur le plan idéologique, politique, économique, culturel, militaire et spatial, mais qui  ne conduit pas pour autant à un affrontement armé direct et généralisé des deux blocs.

_ Les deux adversaires recourent à  tous les moyens de l’intimidation, de la propagande, de la subversion, voire de la guerre locale tout en s’abstenant d’en venir aux armes l’un contre l’autre ; la menace sur la paix est tout de même désormais permanente.

Guerre froide (page 78) : expression créée en 1947 par le journaliste américain walter Lippman pour désigner la situation de tensions entre les Etats-Unis et l’URSS dans laquelle chacun des deux camps tente de prendre l’avantage sur l’autre, tout en évitant de déclencher un conflit armé direct. 

 

                                    b) Quelle est la chronologie de la guerre froide ?

 

Frise chronologique page 70 

Quelles sont les grandes étapes de la guerre froide ?

 

_ La Guerre froide comporte plusieurs étapes :

* elle débute en 1947 (discours de Fulton), année charnière, et culmine dans les années 48-53 (blocus de Berlin jusqu’à la mort de Staline).

* elle se poursuit par une période d'amélioration, avec la coexistence pacifique de 1953 à 1962 et la Détente entre 1962 et 1975.

* elle connaît un regain de tension de 1976 à 1985 surtout après l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS fin 1979 (la Paix Froide de 1980 à 1985)

* la guerre froide se termine par une véritable amélioration consécutive à l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir en 1985 ce qui conduit à la disparition de l'URSS en 1991, et par voie de conséquence à la fin de la guerre froide.

             

 

                        2. Pourquoi la méfiance s’installe-t-elle entre Alliés et URSS ?

 

                                    a) Comment s’effectue la poussée soviétique dans le monde dès 1945 ?

 

Carte 4 page 75 : L’encerclement des Etats-Unis (années 1960)

Quels sont les territoires aux mains des communistes ? Depuis quand ?

Les communistes ont pris le pouvoir en URSS, Europe de l’Est, mais aussi Chine et Mongolie.

Carte 4 : Cette carte présente l’Amérique, à laquelle il faut ajouter l’Europe occidentale, à l’Est par rapport aux Etats-Unis et, à l’Ouest de ceux-ci, l’ensemble australien : « ce monde libre » est bloqué d’un côté et de l’autre par un seul et même ensemble : le bloc de l’URSS et de ses alliés.

                La carte insiste aussi sur la poussée communiste à l’intérieur de chacun des continents : influence du parti communiste en France, basculement de l’Egypte et de Nasser vers l’URSS en 1956, suivi deux après par celui de l’Irak ; guérillas communistes de modèle castriste en Amérique latine ; intervention cubaine en Angola et au Mozambique après l’indépendance de ces pays en 1974 contre le Portugal ; guerres menées par les forces communistes au Vietnam, au Laos et au Cambodge à partir des années 1960 et s’accentuant dans les années 1970.

 

OU carte 2 page 21 : L’Asie en 1945 ; carte 1 pages 22-23 : L’Europe en 1945

 

Quelles sont les causes de la méfiance des Occidentaux envers l’URSS ?

_ L’engrenage de la méfiance commence dès 1945-1946. L’expansion de l’URSS provoque du côté des Alliés britanniques et américains la perception d’une menace communiste. Les prétentions territoriales soviétiques, occupations et tentatives de prises de pouvoir des communistes sont nombreuses :

* En Europe de l’Est l’armée rouge se maintient. Elle cesse d’être une armée de libération pour devenir une armée d’occupation

* En Grèce, en Turquie, en Iran : les pressions soviétiques se multiplient.

En 1944, les Anglais libèrent la Grèce et luttent durant un mois contre les maquis communistes, soutenus par Tito et l'Albanie. La guerre civile se déroule en Grèce entre les communistes et l’armée gouvernementale soutenue par les américains, elle causa 150 000 morts de 1946 à 1949.

* En Chine, la guerre civile reprend entre les communistes de Mao Zedong (biographie p.78) et les nationalistes de Tchang Kai-Chek. Elle aboutit à la fuite de ce dernier sur l’île de Formose (Taiwan). La république populaire de Chine est proclamée le 1er octobre 1949 par Mao Zedong à Pékin.

Mao Zedong : (1893- 1976) biographie page 78

 

                                    b) Comment s’opère la mainmise soviétique sur l’Europe de l’Est dès 1945 ?

 

Texte 1 page 37 : Le « rideau de fer »

(Rappel)

Les communistes d’Europe de l’Est aidés par les soviétiques prennent le pouvoir.

 

_ Le processus de conquête du pouvoir des communistes en Europe de l’Est prend l’apparence de la légalité mais se déroule en fait sous la pression soviétique.

* L’occupation du pays par l’armée rouge permet la dénazification et l’épuration, mais s’accompagnent du démantèlement des structures et des cadres politiques de l’ancien régime.

* Puis, un « Front National » contrôlé par les communistes regroupent les forces issues de la résistance. Des gouvernements de coalition ou d’Union Nationale sont formés où les communistes détiennent les postes-clés comme l’Intérieur, la Justice, l’Armée, l’Economie.

* Les communistes opèrent le noyautage de l’Etat, de l’administration, et s’emparent même de la direction des associations, des usines…

* Enfin les opposants sont éliminés et les élections truquées, garantissant ainsi la victoire des communistes et des socialistes ralliés. 

_ Au niveau extérieur : La signature d’un traité d’alliance avec l’URSS est conclue au profit de cette dernière.

_ Au niveau intérieur : L’opposition est interdite et pourchassée, ses chefs étant en fuite, en prison ou exécutés. Un système totalitaire importé d’URSS est instauré avec un parti unique, une police politique, une milice, et le règne de la terreur et de la peur.

           

 

               B. Comment s’opère en 1947 la riposte américaine ?

 

Quelles sont les réactions occidentales ?

_ L’expansion soviétique provoque des réactions occidentales :

* Churchill parle publiquement dans son discours à Fulton d’un « Rideau de fer » qui s’est abattu sur l’Europe de Stettin à Trieste. Il accuse l’URSS de ne pas respecter les accords de Yalta pris en février 1945.

* Les Américains réagissent avec fermeté : en 1945 ils cessent le fonctionnement de la loi de prêt-bail, il manifeste de la mauvaise volonté pour démonter les usines allemandes (dans le cadre des réparations de guerre). La flotte américaine est mobilisée en Méditerranée. Les pressions diplomatiques de Washington se multiplient.

 

Texte 1 page 99 : Discours de George Marshall à Harvard, le 5 juin 1947

 

1. Présentez le document.

Le document présenté ici est un discours prononcé par le général George Marshall, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du président Truman depuis janvier 1947. Ce discours a été prononcé au cours dune remise de diplômes à l’université de Harvard, le contenu s’adressant plus aux dirigeants des pays européens qu’aux étudiants américains. Cette allocution est à replacer dans un contexte de crise due tout d’abord à la misère matérielle des Européens après la guerre et à un climat de début de guerre froide entre les anciens alliés de l’Est et de l’Ouest : pour le président américain il faut « endiguer » la poussée soviétique  et aussi combattre l’influence communiste dans les démocraties occidentales, ce qui se concrétise par le départ des ministres communistes des gouvernements français, belges et italiens au printemps de cette année de rupture de la Grande Alliance, l’année 1947.

 

2. Quelles sont les raisons économiques de l’aide proposée par les Américains ?

Au début du discours, Marshall expose les raisons économiques de l’aide américaine : les Européens ont de très gros « besoins », « en vivres et autres produits essentiels » qu’ils importent, d’après le général, d’ « Amérique ». Ils manquent de « capacité actuelle de paiement », aussi, l’Amérique se doit d’être généreuse en apportant une « aide supplémentaire très importante ». A plusieurs reprises, il évoque la nécessité de « rétablir la santé économique du monde ».

 

_ Le plan Marshall a pour objectif de relancer l’économie européenne.

_ Les raisons économiques des Etats-Unis sont aussi à destination intérieure : favoriser le plein emploi aux Etats-Unis et écarter ainsi le spectre d’une nouvelle crise économique comme celle des années 30. Les économies européennes redressées pourront absorber des exportations américaines, et la demande extérieure viendra donc compléter un marché intérieur développé mais insuffisant compte–tenu des capacités de production américaines accrues pendant la guerre.

_ Les moyens utilisés par les Etats-Unis sont une aide économique à tous les pays qui la souhaitent. Elle s’élève à 13.5 milliards de $ sur quatre ans (en dons ! …).

 

 3. Quelles sont les motivations sociales et politiques de ce soutien financier ? 

Ce soutien financier et économique a des raisons sociales : le « désespoir des peuples » (dû à la misère matérielle) peut entraîner des « troubles » (des révolutions sociales entraînant la critique du système capitaliste). Il faut assurer « la stabilité politique » qui va de pair avec la solide installation du système libéral et capitaliste, les bonnes conditions politiques étant celles des Etats-Unis, définies comme étant « de libres institutions ». En aucun cas le général Marshall ne prononce les mots « communisme » ou « Union soviétique » : le langage reste feutré, il n’empêche que tout le monde peut comprendre à qui il s’adresse.

 

_ Le plan Marshall cherche à relancer l’économie européenne, et ainsi d’élever le niveau de vie et donc de diminuer le risque de contagion communiste liée à la misère. Il cherche également à amorcer un processus d’unification européenne qui accroisse ainsi régionalement la résistance au communisme.

 

4. Quelles sont les conditions imposées par les Etats-Unis pour pouvoir bénéficier de cette aide ?

            L’attaque à l’égard de l’URSS et des partis communistes occidentaux qui lui sont soumis reste camouflée (« Tout gouvernement qui intrigue », « les partis et les groupes politiques qui cherchent à perpétuer la misère humaine pour en tirer un profit sur le plan politique »). Marshall fait allusion ici aux grandes grèves de l’année 1947, les dirigeants syndicaux liés aux partis communistes y dénonçant les dirigeants au pouvoir et exigeant leur départ.

            Les Etats-Unis réclament donc une bonne collaboration des Etats concernés afin de pouvoir bénéficier de l’aide : « Tout gouvernement qui veut aider à la tâche de la reprise économique jouira, j’en suis sûr, de la plus entière coopération de la part du gouvernement des Etats-Unis ». Dans cette proposition, aucun pays n’est nommément cité et, en principe, l’aide est ouverte à tous ceux qui acceptent de suivre le modèle américain.

 

_ Les Etats-Unis impose comme conditions aux pays voulant bénéficier de l’aide une collaboration entre Etats. En juillet 1947 est crée l’OECE (Organisation Européenne de Coopération Economique) qui a pour mission de distribuer aux différents Etats l’aide américaine : les Européens se trouvent donc amenés à travailler ensemble.

_ En juillet 1948, est institué « l’European Recovery Program ». L’aide est assurée à 90 % par des dons en nature livrés aux gouvernements qui les vendent aux industriels à crédit.

_ L’activité industrielle peut donc  redémarrer, et cette contrepartie permet aux Etats de consentir des prêts publics ou de financer des travaux d’infrastructure.  

 

5. En quoi cette proposition risque-t-elle d’accentuer les tensions américano-soviétiques ?

Cette proposition accentue les tensions américano-soviétiques car même si l’URSS n’est pas citée, l’allusion ne peut passer inaperçue et est considérée par l’URSS comme une véritable provocation aboutissant à la création du Kominform se fixant pour tâche de coordonner l’action des partis communistes européens en vue de bloquer l’avancée américaine. Les Etats-Unis abusant selon elle de leur supériorité économique, l’URSS les accuse d’impérialisme.

 

_ La proposition américaine a pour conséquence de couper le monde et l’Europe en deux.

* Les pays occidentaux acceptent l’aide et parviennent à une reconstruction rapide, pratiquement achevée en 1950. Les relations avec les Etats-Unis sont devenues plus étroites.

* Les pays sous influence communiste refusent par peur de la dépendance : selon l’URSS le plan Marshall est une manœuvre impérialiste américaine pour dominer et contrôler les pays qu’ils aident. C’est aussi selon eux le prélude à une guerre de conquête contre l’URSS

* Les partis communistes du monde entier partent donc en guerre contre le plan Marshall par exemple avec le Kominform.

Kominform (p. 379) : bureau d’information communiste qui réunit les principaux partis communistes européens de 1947 à 1956.

 

 

            C. En quoi les doctrines des deux camps s’opposent-elles ?

 

Etude de trois documents : Texte 2 : La doctrine Truman ; Texte 3 page 100 : La doctrine Jdanov ; Texte 5 page 101 : la doctrine américaine de l’endiguement

           

Question 2 page 101 (avec aide de l’analyse des documents) : Etudiez les idéologies opposées de chacun des deux camps.

Les représentants de chaque camp affirment des idéologies et des points de vue rigoureusement opposés. En 1946, les désaccords entre les deux Grands les entraînent à défendre avec acharnement leurs points de vue et à accuser l’autre d’agression ou d’expansionnisme : les discours, déclarations et rapports forment ce qui a été dénommé par la suite une « doctrine ».

 

D’après Truman (doc.2), quel message les Etats-Unis doivent-ils porter au monde ?

            C’est le 11 mars 1947 que le président Truman, à la tribune du Congrès, accuse l’Union soviétique. Il rappelle, en 1956 dans ses mémoires, les dangers que représente le modèle soviétique et, d’autre part, les buts que les Etats-Unis se sont donnés. Pour lui, les Etats-Unis, après avoir très fortement contribué à la chute des régimes totalitaires doivent à nouveau y faire face : sans nommer l’URSS, le président parle d’un « défi lancé par le nouveau totalitarisme », expression qu’il définit à deux reprises. Dans certains pays jamais nommés existent des « minorités armées » (Truman pense ici aux milices communistes) cherchant à « asservir » (c’est-à-dire, à cette date, à prendre le pouvoir), s’appuyant sur « des pressions venues de l’extérieur » (en l’occurrence de l’URSS). Il revient à la fin de ce discours sur les critiques adressées à ce type de régime : « une minorité imposée par la force à la majorité, « la terreur, l’oppression, une presse et une radio contrôlées, des élections truquées et la suppression des libertés individuelles ».

             En opposition, il dresse un tableau idyllique de l’autre modèle, c’est-à-dire le sien, le modèle américain, défini essentiellement par un mot : «liberté ». C’est pourquoi ce modèle doit s’engager dans une mission de « soutien » aux autres peuples dans les domaines politique, économique et financier. Le soutien dans ces deux derniers domaines prend la forme de « l’aide Marshall » proposée dès le 5 juin.

 

_ La doctrine Truman est exposée par le président Truman lors de son discours du 11 mars 1947 devant le Congrès. Il est la réponse à la demande formulée par la Grande Bretagne aux Etats-Unis pour qu’ils prennent le relais de la lutte des démocrates contre les communistes dans les guérillas en Grèce et en Turquie. En fait la Doctrine Truman dépasse largement le cadre de ces deux seuls pays.

_ La doctrine expose que le monde est partagé en deux systèmes radicalement opposés et engendrant des modes de vie tout à fait différents : le monde libre à l’Ouest, le totalitarisme à l’Est. La sécurité des Etats-Unis est mise en cause et nécessite une intervention américaine partout où une agression communiste directe ou indirecte menace la paix : en fait la zone de sécurité des Etats-Unis s’étend désormais à l’ensemble du monde libre.

 

 

 

 

D’après Jdanov (doc. 3) quelle est la caractéristique de la situation internationale en 1947 ? Comment définit-il les deux camps ? Quel doit être le rôle des pays communistes dans leur propre Etat ?

                Le représentant soviétique au Kominform Andreï Jdanov énonce dans son rapport une « doctrine » en réponse aux critiques américaines. La « doctrine » oppose les bons et les mauvais. Les mauvais sont les Etats-Unis car leur seul objectif est la conquête du monde : un « expansionnisme » dénoncé à plusieurs reprises par Jdanov. L’ « aide » américaine (allusion au plan Marshall) n’est qu’une domination déguisée qui sous-entend « des mesures militaires stratégiques » (ex. Berlin), « l’expansion économique » (placements de capitaux et d’entreprises américaines), la « lutte idéologique » (mise en place d’une démocratie à l’américaine et d’un modèle culturel fondé sur la consommation).

                 Il définit par contre l’Union soviétique comme un pays totalement victorieux car « en influence internationale croissante » mais « anti-impérialiste », favorable à la construction d’Etats nouveaux de « nouvelle démocratie », où existerait une véritable justice sociale : « ouvriers…qui ne veulent pas nouvelle guerre de domination au profit de leurs propres oppresseurs » (allusion ici aux révolutions sociales).

 

_ En 1947 la libération des pays de l’Est de la domination nazie s’est transformée en occupation, aussi bien au plan politique qu’au plan économique (collectivisation, planification).

_ La doctrine Jdanov est énoncée en septembre 1947 par le représentant soviétique au Kominform Andreï Jdanov, un proche collaborateur de Staline. Selon cette théorie le monde est désormais divisé en deux camps irréconciliables : le camp impérialiste, antidémocratique et belliciste, conduit par les Etats-Unis ; le camp anti-impérialiste, démocratique et pacifiste, conduit par l’URSS. En conséquence, pour contrer l’impérialisme américain les partis communistes doivent prendre le pouvoir partout où cela leur est possible.

 

_ Le Kominform (p. 379) est créée en octobre 1947. Il s’agit officiellement d’un bureau d’information communiste assurant la liaison entre les différents partis communistes. En  réalité c’est l’instrument de la tutelle du PCUS (Parti communiste d’URSS) sur tous les autres partis communistes afin d’en contrôler étroitement et la ligne politique et les hommes : le monde communiste ne peut être qu’obéir aveuglément à l’URSS, patrie des prolétaires.

 

_ Chaque Etat, chaque courant de pensée, parti, association doit choisir son camp. Toute collaboration est devenue impossible et les communistes quittent les gouvernements de coalition auxquels ils participaient (avril 1947 en France et mai 1947 en Italie) pour prendre la tête d’un grand mouvement social ce qui contribue à les isoler un peu plus encore dans un véritable ghetto politique. La situation est désormais celle d’une bipolarisation (p. 78).

Bipolarisation (p. 78) : situation dans laquelle les relations internationales s’articulent en fonction de deux grandes puissances.

 

Quel jugement l’auteur du doc. 5 porte-t-il sur l’URSS ? Pour lui, quel danger ce pays représente-t-il ?

Pour G. F. Kennan, conseiller d’ambassade à Moscou en 1947, les Etats-Unis doivent absolument « endiguer » au plus vite et à long terme « les tendances expansionnistes de la Russie » : l’objectif est ici militaire et il ne s’agit plus d’ « aider » ou de « soutenir » les alliés mais de « contraindre » la poussée soviétique. Kennan est conscient à la fois de la puissance militaire de l’URSS au sortir de la guerre et de l’attrait idéologique de celle-ci pour les « peuples insatisfaits » : il faut donc convaincre au plus vite l’URSS d’adopter une « politique étrangère sage et adroite » et ceci afin de préciser et gérer l’endiguement.

 

_ Dès janvier 1947car les Etats-Unis sont convaincus de la nécessité d’une politique de fermeté à l’égard de l’URSS ; il faut arrêter l’expansion du communisme, le contenir dans les limites qu’il a atteintes : c’est l’endiguement ou containment.

_ Pour réaliser l’endiguement, les USA disposent de plusieurs atouts : le monopole nucléaire ;  la puissance financière et économique (plan Marshall) ;  la CIA créée en 1947. La Central Intelligence Agency ou CIA (Agence centrale du renseignement) est une des plus importantes agences de renseignements extérieurs et d'opérations clandestines des Etats-Unis d’Amérique

Containment (p. 78) : mot anglais qui signifie « endiguement ». Base de la doctrine de Truman, le containment vise à empêcher une nouvelle extension de la zone d’influence soviétique au-delà des limites atteintes en 1947. L’aide financière et militaire des Etats-Unis aux « peuples libres » est destinée à entourer le bloc soviétique d’un « cordon sanitaire ». 

 

_ Les deux blocs opposés s’affrontent désormais dans la guerre froide et l’on vit désormais dans la crainte d’un nouveau conflit mondial.

           

II. Quels sont les premiers affrontements de la Guerre froide (1948-1953) ?

 

            A. En quoi le « coup de Prague » (février 1948) montre la mainmise de l’URSS sur l’Europe de l’Est ?

 

Texte page 258 : Le coup de Prague

 

1. Présentez le document

            En Tchécoslovaquie, les communistes ne sont pas majoritaires même s’ils recueillent 38% des voix aux élections de 1946. Ils sont membres d’un gouvernement de coalition. Mais de nouvelles élections doivent se dérouler en mai 1948. Les communistes craignent un recul et souhaitent que des listes uniques soient constituées, ce que refusent les autres partis. L’épreuve de force se prépare et le ministre communiste de l’Intérieur recourt à des mesures préventives (mutations, nominations d’hommes sûrs…). Sur le plan international, la rupture est consommée depuis 1947 entre les deux Grands et l’URSS a notamment fait pression sur la Tchécoslovaquie pour qu’elle refuse les crédits du plan Marshall.

            L’auteur de ce texte n’est guère connu mais des informations tirées du texte peuvent nous aider. Il semble attendre un appel téléphonique du président Benès avec des proches ; il parle plus loin de « nouvelle liste ». Ceci nous indique qu’il s’agit d’un ministre non communiste du gouvernement sortant.   

 

2. De quels moyens disposent les communistes pour faire pression sur le président ?

Les communistes s’appuient sur des ouvriers et des fonctionnaires pour l’essentiel. Le parti a constitué des « milices ouvrières » armées. Pour faire pression sur le président, ils décident d’appeler à une grande manifestation. Les menaces existent aussi, celle de la grève générale mais aussi des menaces directes contre les « récalcitrants », ce qui montre un climat de tension, voire de violence.

 

_ Le coup de Prague se déroule en février 1948. Le contexte de ce coup de force est original car le prestige de Staline est Tchécoslovaquie est considérable. En effet ce dernier a condamné les accords de Munich en septembre 1938, a libéré le pays sans détruire les beautés architecturales de Prague, et a même fait se retirer l’armée rouge du pays après sa libération !

_ En mai 1946 se sont déroulées des élections législatives d’où sortent vainqueurs une coalition socialo-communiste, ces derniers obtenant 38% des voix. Le Président Bénès appelle donc  le communiste Gottwald  (chef du parti majoritaire de la coalition majoritaire) pour diriger un gouvernement de coalition (dans la tradition et le respect du régime parlementaire en vigueur dans le pays).

_ Mais la mainmise communiste se renforce ensuite avec une influence croissante dans les quartiers, les villes, les usines, l'administration, les associations  etc. ...

 

3. Qu’espèrent les ministres non communistes ?

Le 20 février, douze ministres non communistes démissionnent pour protester contre les mesures prises par le ministre de l’Intérieur, ce qui explique qu’ils soient en train d’attendre un appel téléphonique du président pour s’avoir s’ils sont nommés à nouveau.

 

_ Les ministres modérés estimant que Gottwald prépare l'installation d'une dictature communiste, démissionnent pour provoquer des élections anticipées et un remaniement en leur faveur (sauf Ian Mazaryck, libéral, ministre des affaires étrangères).

4. Quel est le dénouement de la crise et ses conséquences pour la Tchécoslovaquie ?

Les communistes font alors pression sur le président Benès (au demeurant très affaibli par une attaque cardiaque) : « Les milices ouvrières circulèrent dans les rues de la capitale. » La menace d’une grève générale est lancée. Face à cette pression, le président « donne son accord à la nouvelle liste présentée par Gottwald » où les communistes sont désormais majoritaires. Sans vraiment être sortis de la légalité mais sans passer par les urnes, les communistes s’emparent donc du pouvoir.

 

_ Le « coup de Prague » débute par l’organisation par le PC d’importantes manifestations d’ouvriers et de milices ouvrières qui sont une puissante démonstration de force. Le Président Bénès, très impressionné, cède à la pression pour éviter la violence d’une guerre civile et accepte un ministère communiste  homogène préparé par Gottwald (victoire des communistes, avec accord et intervention discrète de I'URSS).

_ L’instauration du totalitarisme est ensuite rapide. Le ministre non démissionnaire Mazaryck tombe d’une fenêtre du Palais. Cette liquidation est selon la version officielle un suicide : Mazaryck a en fait été suicidé ! L’administration est épurée (purgé de ses éléments non sûrs, non communistes). Le président Benès doit démissionner. Le communiste Gottwald est ensuite élu à la présidence de la République en juin 1948. Le PC absorbe alors ses alliés politiques et quadrille le pays avec la milice.

_ A l’Ouest on assiste ému et impuissant au basculement de la Tchécoslovaquie à l’Ouest : le choc est considérable

 

5. Quelles sont les limites d’un témoignage comme celui-ci pour l’historien ?

Bien sûr, il faut souligner ici que nous avons affaire à un témoignage partisan. L’auteur est clairement anticommuniste et il peut donc être tenté de noircir l’action du parti. N’oublions pas non plus qu’il est partie prenante des discussions d’alors puisqu’il est ministre. Il faut donc, sans rejeter ce qu’il dit, être prudent et l’historien se doit de croiser ce témoignage avec d’autres documents pour en vérifier la pertinence.

 

            B. Comment se déroule la première crise de Berlin (juin 1948 –mai 1949) ?

 

Carte 1 page 102 : Berlin lors de la crise de 1948

Question 1 page 103 : Expliquez la vulnérabilité de Berlin en 1947 ?

            Après la victoire contre les nazis allemands, le Conseil du Contrôle Allié établit son siège à Berlin alors que l’URSS a conquis l’Allemagne orientale et la ville et assuré seule l’administration de celle-ci en mai et juin 1945. Début juillet, le Protocole de Londres signé le 12 septembre 1944 entre les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni est mis en application : cet accord prévoit la constitution d’ « un territoire particulier de Berlin, occupé conjointement par les trois puissances » et pourvu d’un organe interallié de gouvernement, la Kommandatura, « pour mettre en place une administration conjointe du territoire de Berlin ». La France est ensuite associée comme quatrième puissance à l’occupation de Berlin et de l’Allemagne occidentale. Les quatre secteurs d’occupation sont distincts, constitués chacun d’un regroupement de circonscriptions afin d’assurer une délimitation, une surveillance claire et directe du stationnement des troupes. Néanmoins, l’administration du Grand-Berlin reste commune.

            La seconde particularité de la ville est due à sa situation géostratégique puisqu’elle est  située au cœur de l’Allemagne orientale occupée par l’URSS ; lors des négociations, seules les liaisons aériennes avec l’Allemagne occupée par les trois puissances occidentales ont fait l’objet de clauses précises sur les « corridors aériens » : c’est ce qui explique sa vulnérabilité.

 

_ Comme le reste de l’Allemagne, Berlin est coupée en quatre zones d’occupation mais en fait en deux : une zone orientale sous contrôle soviétique ; une zone occidentale sous contrôle des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France, véritable îlot occidental de deux millions d’habitants en pleine zone soviétique.

_ Berlin ouest est relié à  la trizone occidentale par trois couloirs de circulation, terrestres et aériens.

Texte 2 page 102 : Le blocus de Berlin (1948)

Question 2 page 103 : Qui est responsable de la crise ? Pour quelles raisons ? Pourquoi les Soviétiques lèvent-ils le blocus en mai 1949 ?

 

Pour quelles raisons ?

Très vite, à Berlin, le projet d’une administration quadripartite s’efface devant les divergences d’intérêt entre les puissances occidentales et la puissance soviétique, ces divergences ne faisant que s’accentuer en 1946 puis en 1947 avec la rupture de la Grande Alliance. Suite à l’échec des deux conférences des ministres des Affaires étrangères, les plans américains de relance économique se heurtent à l’intransigeance soviétique. Les Occidentaux décident donc d’amorcer dans leurs zones la reconstruction économique, ce qui provoque le retrait de l’URSS du conseil de contrôle le 20 mars 1948. Ce fait est relaté par Konrad Adenauer – chancelier de la RFA entre 1949 et 1963 – dans ses mémoires éditées en 1965 : « Le 20 mars 1948, le maréchal Sokolovski, commandant en chef soviétique, quitta la séance du conseil de contrôle ». Mais, pour l’URSS, c’est la réforme monétaire dans les secteurs ouest qui est la cause de la crise. Adenauer fait allusion à cette réforme : « lorsque le 20 juin, la réforme monétaire entra en vigueur… ». Cette réforme séparée créant le Deutsche Mark est jugée inacceptable par les Soviétiques puisque toutes les décisions devaient être prises en commun par les quatre puissances occupantes.

 

_ Après le traumatisme causé aux occidentaux par le « coup de Prague » ces derniers décident d’accélérer dans leur zone la reconstruction d’un Etat allemand fort au niveau économique et politique de façon à faire barrage au communisme.

_ Les négociations à quatre sur le statut à donner à l’Allemagne étant dans l’impasse une fois de plus, les trois occidentaux se réunissent pour une conférence à Londres d’avril à juin 1948 et prennent des décisions préparant la naissance d’un nouvel Etat allemand à partir de leurs zones d’occupation. Ces décisions sont la création de la « trizone » par unification des trois zones occidentales d’occupation ; l’élection d’une assemblée constituante annoncée le 7 juin 1948 ; la création d’une nouvelle monnaie annoncée le 20 juin 1948 ( le Deutsche mark, valant un dixième de l’ancien Reichmark).

 

Qui est responsable de la crise ?

 

La crise  explose le « 20 juin […], les trafics ferroviaire et fluvial furent interrompus par les Russes ». Le 24, l’URSS boucle totalement les secteurs occidentaux et coupe l’approvisionnement en électricité. Il s’ensuit « un pont aérien […] entreprise la plus grandiose dans l’histoire de l’aviation moderne […] un million et demi de tonnes environ de marchandises les plus diverses […] parvinrent ainsi par air ». Les avions atterrissent très vite à intervalles d’une ou deux minutes.

 

_ Staline décrète un blocus qui commence le 24 juin 1948 et bloque tous les accès routiers et ferroviaires de Berlin-Ouest afin d’asphyxier la ville, pour tenter d’en chasser les occidentaux  et de se l’accaparer.

 

 

 

 

Pourquoi les Soviétiques lèvent-ils le blocus en mai 1949 ?

Pour l’URSS qui ne souhaite pas s’engager plus loin, le blocus a échoué et les entretiens américano-soviétiques gérés dans le cadre des Nations unies aboutissent le 12 mai 1949 à l’accord quadripartite de New York fixant la levée du blocus qui a duré onze mois. Le blocus a accéléré la création de la République fédérale d’Allemagne – puis celle de la République démocratique allemande – et a affirmé la présence des Occidentaux à Berlin. Pour Adenauer, « Berlin demeurait le bastion de l’Occident ».

 

_ Les Etats-Unis ripostent immédiatement au blocus soviétique par un pont aérien. Truman indique qu’il ne veut « ni abandon, ni troisième guerre mondiale ».  Le « pont aérien » dure 11 mois, avec un avion cargo toutes les trois minutes sur les trois aéroports disponibles, des milliers d’avions au total qui transporte près de 2.5 millions de tonnes de ravitaillement en un an.

_ La fermeté des Américains incite Staline à lever le blocus en juin 1949.

Staline (1879-1953) : Biographie page 77

 

Quelles sont les conséquences de la 1ère crise de Berlin ?

 

_ La 1ère crise de Berlin conduit à la division de l’Allemagne en deux pays distincts :

_ La R. F. A. (République Fédérale Allemande) à l’ouest. En mai 1949 le projet de constitution est adopté. La RFA est créé officiellement en septembre 1949.

Le nouvel Etat allemand a comme caractéristiques une structure  fédérale (11 länder), et un régime parlementaire, le chef de l’exécutif étant le chancelier qui est chef du gouvernement (le premier est Adenauer). La RFA reprend le drapeau noir, or et rouge de 1848.

* La capitale de la RFA ne peut pas être Berlin, aussi est-elle fixée dans une petite ville rhénane : Bonn.

* A Berlin-Ouest la municipalité est dirigée par un bourgmestre (mais avec un contrôle interallié). La ville devient par sa prospérité une vitrine de l’occident face au communisme.

_ La R.D.A. (République Démocratique Allemande) est érigée en démocratie populaire (régime de type soviétique centralisé avec parti unique soumis à Moscou) par l’URSS en  octobre 1949. Elle a pour capitale Berlin Est. La reconstruction de la RDA, intégré au bloc communiste, est difficile.

 

Démocratie populaire (p. 377) : En 1947, Jdanov définit la démocratie populaire comme un nouveau type d’Etat « où le pouvoir appartient au peuple, où la grande industrie, les transports et les banques appartiennent à l’Etat et où la force dirigeante est constituée par le bloc des classes laborieuses de la population, ayant à tête la classe ouvrière ». En réalité ces « démocraties populaires » sont des dictatures communistes.

 

 

 

            C. Quel est le déroulement de la guerre de Corée (1950-1953) ?

 

SITE TV5 (Québec)  : http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/video-5867-9_septembre_1948_la_Republique_Populaire_Democratique_de_Coree_du_Nord.htm

 

 

 

_ La Corée est une ancienne colonie japonaise depuis 1910. A partir d’août 1945 elle est occupée au nord du 38ème parallèle par l’URSS et au sud du 38ème parallèle par les Etats-Unis, conformément aux accords de Potsdam.

_ En 1948, les deux zones d'occupation deviennent des Etats. L’URSS quitte la Corée du Nord en décembre 1948, les Etats-Unis évacuent la Corée du Sud en juin 1949. Des élections libres en Corée du Sud donnent le pouvoir à Syngman Rhee. La Corée du Sud est reconnu par l’ONU. Au nord la République Populaire de Corée est créée en septembre 1949. Elle est dirigée par Kim Il Sung.

 

Carte page 79 : La guerre de Corée (1950-1953)

+ Chronologie indicative p. 88  

A partir de la carte page 79 et de la chronologie indicative page 88, réalisez un schéma résumant les opérations en Corée.

 

TRANSPARENT

 

_ La guerre de Corée dure trois ans. La guerre débute par une agression nord coréenne en juin- août 1945. La Corée du Sud est rapidement, et presque intégralement conquise. La capitale Séoul en prise en trois jours. En l’absence de l’URSS, qui boycotte l’ONU, les Etats-Unis obtiennent la condamnation de l’agression Nord coréenne et l’envoi d’un corps expéditionnaire (international puisque constitué par 16 pays, mais essentiellement américain) dirigé par le général Mac Arthur.

_ La contre-offensive américaine se déroule de septembre à octobre 1950. Depuis la poche de Pusan les troupes internationales font la reconquête du Sud, franchissent le 38ème parallèle, et s’enfoncent en Corée du Nord pour réunifier la Corée au profit de Syngman Rhee. A cause de l’avancée des troupes américaines vers la frontière chinoise, la Chine (qui sert de base arrière aux communistes coréens) se sent menacée.

_ L’intervention chinoise se produit de novembre 1950 à janvier 1951. Des centaines de milliers de « volontaires » chinois combattent et font reculer les Américains jusqu’au sud du 38ème parallèle. Séoul est évacuée en janvier 1951. Mac Arthur rétablit le front sur le 38ème parallèle.

_ Le front se stabilise de 1951 à 1953. Les deux armées s’enterrent dans des positions fortifiées, des vagues successives de chinois et coréens du nord venant mourir au pied des positions américaines. La guerre est devenue une guerre de positions.

 

 

_ Des négociations s’ouvrent à Pan Mun Jon sur la ligne de front, en 1951. Elles aboutissent à un armistice et à une paix blanche en juillet 1953, après la mort de Staline. La nouvelle ligne de démarcation est établie autour du 38ème parallèle.

 

 

 

OU

 

Texte 1 page 88 : Truman justifie la guerre de Corée

Quel risque est dénoncé par le président Truman ?

Le président américain Truman dénonce la surenchère des combats, et une possible extension du conflit à la Chine (bombardement), et donc une généralisation de la guerre à L’URSS et ses alliés.

La personne visée par le discours est le général Mac Arthur qui a proposé l’utilisation de l’arme atomique.

 

_ Mac Arthur envisage de s’attaquer à la Chine et demande l’utilisation contre elle de l’arme atomique.  L’opinion américaine, séduite par le Maccarthysme, est favorable. Mais cela aurait pour conséquence de provoquer l’entrée en guerre de l’URSS et la mondialisation du conflit. Truman s’y oppose et démet Mac Arthur de ses fonctions. Il est remplacé par le Général Ridgway.

 

Quel est le bilan de la guerre de Corée ?

 

_ Le bilan de la guerre est d’environ quatre millions de morts dont deux millions de victimes civiles …Le pays est dévasté sans que la division du pays ait été modifiée.

_ La guerre de Corées reste localisée mais avec une sérieuse menace d’extension au monde. Il engendre une montée d’anti-américanisme chez les communistes et une profonde vague d’anticommunisme dans l’autre camp (Maccarthysme aux Etats-Unis).

_ Au niveau international l’URSS et la Chine sortent grandies du conflit pour avoir mis en échec les Etats-Unis. De leur côté les Etats-Unis ont montré au monde leur capacité de riposte et leur volonté d’appliquer leur doctrine de l’endiguement du communisme.

 

Maccarthysme : Climat de suspicion violemment anticommuniste (1950- 1954) suscité par le sénateur Mac Carthy. La campagne anticommuniste aboutit à une « chasse aux sorcières », ruinant la carrière et la réputation de milliers de fonctionnaires, de citoyens, d’artistes. A Hollywood  sont établis des « listes noires » d’acteurs et de réalisateurs. Parmi d’autres, Charlie Chaplin s’exile en Europe.

 

 

 

 

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