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MUSECLIO

Cours Terminale L/ES : De la société industrielle à la société de consommation (3)

22 Octobre 2010 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale

 

 

II. Quelles sont les changements provoqués dans la société par la croissance puis la crise économique ?

 

            A. Quelles sont les mutations sociales liées à la démographie ?

 

Tableau d page 50 : taux de croissance de la population mondiale

Quelle période est celle de la plus forte augmentation de la population mondiale ?

La période de la plus forte augmentation de la, population est celle des Trente Glorieuses (1950-1973) avec le baby boom.

 

La différence entre cette période et les périodes précédentes est-elle forte ?

La différence entre cette période antérieures et les autres est un écart d’au moins 1%.

 

Quels sont les avantages pour la croissance économique de l’augmentation démographique ?

La croissance démographique a provoqué l’augmentation de la population active et du nombre de consommateurs.

 

_ Après le grand nombre de morts causés par la seconde Guerre mondiale, la reprise démographique (nombre de naissance) est forte. C’est le baby-boom qui dure de 1945 au milieu des années 60. La population active et le nombre de consommateurs augmentent. Chaque année des dizaines millions d’êtres humains supplémentaires (42 millions en 1950, 68 millions en 1970) demandent des produits supplémentaires comme les vêtements, les logements, et des équipements collectifs (écoles…).

Baby-boom (p. 43) : forte et soudaine croissance de la natalité qui a suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

            B. Quelles sont les transformations culturelles liées à la société de consommation ?

 

 Texte 3 page 51 : « Une génération bénie »

Présenter le document

L’extrait de l’ouvrage Rendez-vous avec l’histoire publié chez Calmann-Lévy a pour auteur Jean Boissonnat (journaliste et membre du conseil de la politique monétaire de la Banque de France).  Publié en 1995 le livre retrace en quoi la génération ayant vécu pendant les 30 Glorieuses a été selon son expression « une génération bénie », c’est-à-dire favorisée par rapport aux générations antérieures et suivantes. 

 

Question 3 page 51 : pourquoi Jean Boissonnat parle-t-il de génération bénie » ?

* Jean Boissonnat indique que la génération des 30 Glorieuses est placée entre deux générations connaissant, la première les traumatismes de la Crise des années 1930 et la seconde la crise de conscience des soixante-huitards.

* De plus, il indique que sa génération a connu une prospérité matérielle toujours croissante.

* Enfin c’était une ère de transformations culturelles et d’amélioration du bien être par les inventions technologiques (téléviseur, équipement ménager, adduction d’eau courante et du gaz, équipement sanitaire…mais aussi comme il l’indique : pilule, hypermarché, nucléaire, avion à réaction…).

 

_ La croissance des Trente Glorieuses modifie  la société et la culture. L’enrichissement se généralise et le pouvoir d’achat augmente. Aussi, les ouvriers et salariés deviennent des consommateurs et modifient leurs façons de vivre et de consommer.

* Les biens ménagers se multiplient : les ventes de machines à laver, four électrique… simplifient les tâches des ménagères. L’électricité et le gaz, l’eau courante parvenant directement au domicile permettent de libérer du temps libre et une amélioration du confort domestique.

* La diffusion de l’automobile facilite les longs déplacements et permettent la création de vastes hypermarchés remplaçant les petites épiceries. La publicité dans les affiches et les magazines, diffusée par la radio et la télévision transforme la société industrielle en société de consommation et de plus en plus en société post-industrielle.

Société post-industrielle (p. 48) : Société dans laquelle l’industrie perd son importance (sa part dans le PIB, les emplois, les échanges commerciaux diminue) au bénéfice des services.

            C. Quelles sont les mutations sociales causées par la dépression économique ?

 

Texte 3 page 52 : Le traumatisme du chômage

Question 3 page 53 : Quelles sont les conséquences de la parte d’un emploi ? En connaissez-vous d’autres non évoquées dans ce texte ?

_ Les conséquences de la perte d’un emploi présentées dans ce texte sont les suivantes : « la perte d’un statut », un choc psychologique (sentiments d’exclusion, d’impuissance, d’ennui et d’angoisse).

_ On peut citer également l’isolement, la perte de relations, bref la fin de la sociabilité qui accompagne l’acte de travailler.  Souvent, le chômage s’accompagne d’une baisse du train de vie, sinon de la misère. Il ouvre pour beaucoup les voies de la précarité.                    

 

_ La dépression économique provoque une forte augmentation du chômage dans les sociétés occidentales. Ainsi la France passe de 1 million de chômeurs en 1975, à 2 millions en 1985 et 3 millions en 1995. Le chômage frappe d’abord les femmes et les jeunes diplômés, mais elle n’épargne pas non plus les cadres.

_ Dans le même temps les inégalités s’accroissent : en plus du chômage on trouve également l’augmentation du temps partiel non choisi, la multiplication de statuts précaires

_ L’écart entre les revenus des personnes qualifiées et des non qualifiées grandit. Les revenus du capital augment au détriment des revenus du travail.

Capital (p. 44) : Ensemble des sommes investies dans une entreprise pour produire des biens ou des services.

 

Texte 5 page 53 : Les reconversions industrielles

Question 4 page 53. Quelles sont les implications économiques, sociales et spatiales des années de dépression ?

            Quand la mine ferme, c’est une région qui est sinistrée, le nord ou la Lorraine en France par exemple. La mine était le plus souvent le premier employeur d’une région très spécialisée ; les chômeurs sont nombreux et l’économie régionale en crise n’a pas d’emplois à proposer à tous les bras qui se libèrent. Les mineurs voient disparaître leur emploi et leur mode de vie, et s’éteindre une tradition qui a traversé les générations : on était souvent mineur de père en fils.

            Le paysage change également quand la mine ferme : il faudra reconvertir les corons, les terrils pour transformer les « pays noirs » en régions agréables à vivre et si possible attractives pour les entreprises créatrices de richesses et pouvoyeuses d’emplois. Mais tout ceci a un coût très élevé et ne peut se faire rapidement.    

            Les reconversions sont difficiles également dans « l’automobile, l’acier, la caoutchouc, le textile, autrement dit l’ossature même des économies industrielles traditionnelles ».

 

_ La fermeture des mines provoque de profondes difficultés dans des régions souvent spécialisées : Pays noir du Pays de Galle au royaume Uni, Lorraine en France… Les emplois et les modes de vie des mineurs disparaissent. Les paysages changent eux aussi pour attirer des nouveaux investisseurs.

_ Le problème des reconversions industrielles est au cœur des années de dépression, qui voient le passage d’une économie centrée sur le secteur productif à une économie qui délocalise ses productions, importe ses matières premières, et dans laquelle les services (tertiaire) jouent désormais un rôle moteur. Dans l’Union européenne le taux d’actifs dans l’industrie était de 41,4% en 1970, il est aujourd’hui de 29,1%. Dans le même temps les services qui occupent 45% de la population active en 1970, en occupent aujourd’hui 66,4%.

III. En quoi consiste la mondialisation de la culture ?

 

            A. En quoi la société de la communication permet-elle la mondialisation ?

 

T. P. pages 58-59 : Le village global. Questions 1,3 4 + synthèse page 59

Texte 1 page 58. La révolution des communications.

Question 1 page 59. Pourquoi peut-on dire que la révolution des communications n’est pas simplement une révolution technique ?

La révolution des communications consiste à créer et à multiplier les contacts entre les individus : « une société aux éléments extraordinairement entrelacés » ; « constamment les uns sur les autres » ; « participant ensemble ». Les changements qu’entraînent la révolution des communications sont culturels et idéologiques (« la nouvelle génération ne définit plus le monde exclusivement sur la base de ses lectures »…), également politiques « permettra à certains Etats « d’envahir » les domiciles privés des habitants d’autres pays »). Bref ce sont les fondements d’une civilisation qui sont remis en cause.

 

_ Le concept de « village global » ou « village planétaire » a été inventé par l’américain Marshall Mac Luhan pour désigner un mode de communication dans lequel chaque individu, grâce aux technologies modernes, a un accès immédiat à une communauté d’individus.

_ La société de communication se développe et pénètre tous les continents, créant la mondialisation culturelle.     

 

Photographie 4 page 59 : La télévision dans une tribu d’Amazonie, en août 1989.

Question 3 page 59 : Décrivez et commentez cette photographie.

La télévision trône au centre de ce qui ressemble à une vaste hutte : elle est l’objet de toutes les attentions de la part des membres de cette tribu d’Amazonie. Cette photographie illustre le choc des civilisations, entre d’un côté la télévision, symbole de l’Occident, et de l’autre des tribus jusqu’alors préservées de la modernité, vivant encore – mais plus pour longtemps certainement – au rythme de leurs ancêtres. Il faut se rappeler qu’en France également les premières télévisions furent regardées en groupe, chez un particulier, au cinéma ou au café.

 

_ La modernité pénètre dans tous les pays par l’intermédiaire des outils de loisirs comme la télévision. Ainsi s’opère un choc des civilisations. Les traditions et modes de vie sont influencés par le modèle culturel occidental et en particulier américain diffusé par les médias.

 

            B. Quelles sont les limites de la mondialisation ?

 

Tableau statistique 3 page 58 : Nombre d’abonnés à un service de téléphonie mobile.

L’accès à Internet dans le monde (2002)

Question 4 page 59 : En quoi ces documents viennent-ils nuancer l’idée de « village global » ?

Si « village global » il y a, ce dernier est essentiellement limité au monde occidental et capitaliste. En effet, l’Amérique Centrale et l’Amérique du sud, mais surtout l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et la zone Pacifique sont mal équipés en ordinateurs reliés à Internet (document 5). L’opposition ancienne entre Nord et Sud n’a pas disparu dans le domaine des communications en 2002. On retrouve aussi ce décalage entre les civilisations concernant l’équipement en téléphones mobiles ; même si cette technologie tend à se répandre partout (document 3).

 

_ Malgré la diffusion de plus en plus grandes des technologies de communication (téléphonie mobile…) la mondialisation se heurte au manque d’équipement des pays du Sud (taux d’accès à Internet très inférieurs aux pays du Nord).

_ L’opposition entre Nord et Sud se retrouve dans le fait que le village global concerne surtout le monde occidental et capitaliste. L’Amérique Centrale et l’Amérique du sud, mais surtout l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et la zone Pacifique sont mal équipés en ordinateurs reliés à Internet.

 

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