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MUSECLIO

Cours Histoire Tle STMG : L’Amérique latine : Domination et remise en cause des Etats-Unis

18 Septembre 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

 

 

 

 

L’AMERIQUE LATINE : DOMINATION ET REMISE EN CAUSE DES ETATS-UNIS

Manuel Hachette 2013                                                                               4 heures

 

Introduction : L’Amérique latine couvre près de 16% des terres émergées et compte environ 500 millions d’habitants. Depuis 1823 et la doctrine de Monroe, ce vaste sous-continent a toujours été considéré par les États-unis comme un domaine réservé.

 

Problématique :

1) Comment l’Amérique latine cherche-t-elle à s’émanciper de l’influence des Etats-Unis ?

2) Quelle place l’Amérique latine occupe-t-elle dans les relations internationales depuis 1945 ? L’Amérique latine est-elle un espace sous tutelle américaine ?

 

I. Quelles sont les formes de domination des Etats-Unis sur l’Amérique depuis 1945 ?

 

A. Comment s’exerce la domination des Etats-Unis durant la guerre froide ?

 

Carte 1 page 40 : Une Amérique latine sous l’influence des Etats-Unis

Texte 2 page 41 : la charte de l’OEA

Photographie 3 page 41 : L’intervention des Etats-Unis au Guatemala en 1954 pour défendre la compagnie United Fruit

Question 1 page 41 : Comment les Etats-Unis utilisent-ils la diplomatie pour renforcer leur contrôle sur l’Amérique latine ?

_ Les Etats-Unis considèrent l’Amérique latine comme une « chasse gardée » pour leur seule influence depuis la doctrine Monroe de 1823 (« L’Amérique aux Américains »). La domination américaine s’exerce à travers la diplomatie avec :

* L’organisation de traités. En effet dès 1947 tous les Etats américains signent le traité interaméricain d’assistance réciproque ou Pacte de Rio. En 1948 est créé l’OEA (Organisation des Etats américains) qui place dans le cadre de la guerre froide 35 Etats d’Amérique Centrale et du Sud sous la protection des Etats-Unis. L’OEA organise un programme d’assistance militaire et renforce le rôle de la CIA dans l’entraînement et l’encadrement des armées sudaméricaines.

* Le soutien aux dictatures militaires considérées comme antimarxistes comme les dictateurs Ubico au Guatemala, Somoza au Nicaragua, le général Pinochet au Chili.  

 

Question 2 page 41 : Quels sont les risques et les inconvénients des interventions directes ?

_ Les Etats-Unis peuvent intervenir directement en Amérique latine pour conforter leur pouvoir.

* par le soutien au coup d’Etat et aux guérillas : comme lors du coup d’Etat militaire du général Pinochet au Chili en 1973 qui renverse le président socialiste Salvador Allende avec l’intervention de la CIA dans la préparation du coup d’Etat.

* par l’envoi de troupes armées comme à Grenade en 1983 contre le gouvernement de l’île.

_ Le sentiment antiaméricain grandit dans la population d’Amérique latine à cause de ces interventions. Elles représentent aussi un risque politique car ce sont parfois des échecs comme lors du débarquement dans la baie des cochons de Cubains entrainés par la CIA pour renverser Fidel Castro le 17 avril 1961.

CIA (p. 41) : Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement) : agence américaine de renseignements et d’opérations créée en 1947 qui agit essentiellement en dehors du territoire des Etats-Unis. Pendant la guerre froide, l’agence provoque le renversement de plusieurs chefs d’Etat en Amérique latine.

 

 

Lien (à partir de 7’20) : http://www.youtube.com/watch?v=XSAkPr9KnSM

 

 

Question 3 page 41 : Pourquoi peut-on dire que les Etats-Unis utilisent l’arme économique ? Quels en sont les avantages ?

_ Les Etats-Unis exercent une forte influence économique sur l’Amérique latine par ses investissements financiers et l’implantation de ses grandes entreprises comme la United Fruit Company en Amérique centrale ou ITT au Chili qui monopolise les mines de cuivre. Le maintien des investissements américains et des emplois qui sont liés donnent de l’influence aux Etats-Unis.

_ Les Etats-Unis peuvent agir plus directement pour défendre leurs intérêts économiques : La CIA et United Fruit ont organisé un coup d’Etat au Guatemala en 1954 suite aux réformes agraires du gouvernement. La situation explique que l’on parle de république bananière.

United Fruit (p. 41) : entreprise créée en 1899, implantée au Guatemala, au Honduras et en Jamaïque, qui contrôle toute la production des bananes, de la récolte jusqu’à leur commercialisation. Dans  les années 1950, plusieurs ex-directeurs de la CIA ou secrétaires d’Etat siègent dans son conseil d’administration. En 1954, les Etats-Unis interviennent militairement au Guatemala et au Honduras pour défendre ses intérêts. L’entreprise est encore actuellement un poids lourds du secteur agroalimentaire.

 

 

B. En quoi l'Amérique Latine des années 60 est au coeur des enjeux de la guerre froide ?

 

Lien INA Cuba (3min 36) : http://www.ina.fr/video/AFE85009705

 

Photographie 3 page 41 : L’intervention des Etats-Unis au Guatemala en 1954 pour défendre la compagnie United Fruit

Photographie 4 page 41 : L’échec de l’intervention des Etats-Unis à Cuba en 1961

Texte 5 page 41 : Le renversement de Salvador Allende au Chili en 1973

Question 4 page 41 : Pourquoi les Etats-Unis ont-ils durci leur mode d’intervention à partir de 1961 ?

_ L’Amérique latine est au cœur des enjeux de la guerre froide.

* En effet, les mouvements communistes constituent un danger pour la zone d’influence des Etats-Unis. Cuba bascule dans le communisme avec la révolution de Fidel Castro en 1959.

* Les Etats-Unis tentent d’intervenir de manière indirecte par des pressions diplomatiques puis en préparant avec l’aide de la CIA un débarquement de Cubains anticastristes. Le 17 avril 1961 le débarquement dans la baie des cochons est un échec.

* Les soviétiques décident d’installer des fusées nucléaires dans l’île, ce qui conduit à une crise majeure de la guerre froide avec le blocus de Cuba et le duel des K : le président américain Kennedy et le dirigeant soviétique Khrouchtchev autour de la crise des fusées. Le monde est au bord de la guerre nucléaire jusqu’à la décision soviétique de détourner les navires transportant vers Cuba les armes nucléaires le 29 octobre 1962.

_ Les Cubains apportent leur aide aux guérillas communistes avec l’intervention de Ernesto Che Guevara, tué en Bolivie en 1967.  

 

 

 

_ Les relations restent complexes entre Etats-Unis et Cuba : la base américaine de Guantanamo sur l’île est revendiquée par Cuba, qui demande aussi aux Etats-Unis de faire cesser son embargo économique. Le 17 décembre 2014 le président Barak Obama annonce la réouverture d’une ambassade et l’assouplissement de l’embargo.

 

 

 

 

 

Lien coup d’Etat au Chili (1 min 53) :  https://www.youtube.com/watch?v=MKvyxKH5zGA

 (4 min) : http://www.ina.fr/video/I00006120

(15 min) http://www.youtube.com/watch?v=QLWmk2KhhLE

 

Question 6 page 41 : En quoi le coup d’Etat au Chili entre-t-il en contradiction avec les valeurs prônées par les Etats-Unis à l’intérieur de leurs frontières ?

_ Le président socialiste du Chili, Salvador Allende, a été élu démocratiquement et menait des réformes sans recours à la violence. Il nationalise les banques et les mines. Les Etats-Unis décident d’un coup d’Etat contre ce socialiste démocratiquement élu en soutenant le général Pinochet. Ce dernier prend le pouvoir militairement, assassine Salvador Allende et installe une dictature jusqu’en 1990.

 

_ D’autres pays d’Amérique latine connaissent cette situation comme l’Argentine où Juan Perón au pouvoir en 1946 met en place le « justicialisme » avec des mesures autoritaires et des aides sociales. Il démissionne en 1955 mais revient au pouvoir grâce aux élections en 1973. A sa mort en 1974 son épouse Isabel Perón lui succède. Le général Videla s’empare du pouvoir et installe une dictature jusqu’en 1983.  

 

_ Les FTN des Etats-Unis et la CIA soutiennent les dictatures en Amérique latine. Le caudillisme, un régime politique s’appuyant sur l’armée, se généralise dans les années 1970-1980. Les dictatures coordonnent leur action anti-marxiste par le Plan Condor. Ce plan, mis au point en 1975, organise, avec le soutien de la diplomatie étasunienne la mise en réseau des services de renseignement des dictatures d’Amérique latine.

_ Les juntes installées et soutenues avec l’aide des Etats-Unis ne sont pourtant pas compatibles avec leur modèle démocratique.

 

 

 

 

 

II. En quoi l’influence des Etats-Unis restent-elles forte en Amérique latine depuis les années 1980 ?

 

A. Quels sont les motifs des interventions des Etats-Unis ?

 

Photographie 6 page 42 : L’intervention américaine au Panama en 1989

Texte 8 page 42 : L’intervention des Etats-Unis dans la lutte contre la drogue

Question 8 page 43 : Quels sont les points communs entre les actions évoquées dans les documents 6 (et non 7) et 8 ? Que rappellent ces interventions ?

_ Les points communs sont l’intervention américaine dans des pays d’Amérique latine (texte 8 : «  la constante intervention américaine » (l. 14-15) et la présence de GI américain) et la lutte contre le narcotrafic (le général Noriega est accusé de trafic de drogue).

_ Ces interventions rappellent la domination économique et militaire des Etats-Unis lors de coup d’Etat comme au Guatemala en 1954.

 

_ Les Etats-Unis interviennent en Amérique latine dès les années 1970 dans le but de lutter contre le narcotrafic. Des pays comme la Colombie, le Pérou et la Bolivie ont diminué leur production de coca nécessaire à la cocaïne par des opérations d’arrachage, par la coopération avec les autorités contre les Cartels de la drogue. Cependant, la culture de la drogue se déplace et des pays comme le Mexique connaissent des situations de grandes violences à cause du narcotrafic.

_ Cette politique d’intervention des Etats-Unis rappelle les ingérences américaines contre les volontés des peuples et les gouvernements d’Amérique latine. Aussi sont-elles parfois impopulaires comme celle menée au Panama en 1989 pour renverser le général Noriega accusé de trafic de drogue, corruption et fraude électorale.  Mais cette action est condamnée par l’opinion publique internationale visible dans la résolution de l’Organisation des Etats Américains demandant le retrait des forces américaines, et la condamnation par l’Assemblée générale de l’ONU contrée par un veto des Etats-Unis.

Narcotrafic (p. 42) : désigne la production, la vente et l’exportation, notamment vers l’Amérique du Nord, de drogues (essentiellement la cocaïne) par les trafiquants organisés en bandes puissamment armées.

 

 

            B. Comment s’exerce l’influence économique du dollar ?

 

Texte 7 page 42 : La dollarisation : une source d’influence

Question 7 page 43 : Comment les Etats-Unis utilisent-ils leur monnaie pour servir leur politique extérieure en Amérique latine ?

Les Etats-Unis disposent d’une monnaie utilisée dans le monde entier comme référence. Le dollar est adopté comme monnaie par plusieurs pays mais cela a des conséquences : Les Etats-Unis renforce leur prestige ; le pays qui adopte cette monnaie dépend des Etats-Unis et est fragile face aux sanctions économiques venant des Etats-Unis/

 

_ Le dollar remplace la monnaie nationale au Panama depuis 1904, en Equateur en 2000, au Guatemala et au Salvador en 2001. Les Etats-Unis renforce ainsi leur prestige. Mais les pays qui adoptent cette monnaie dépendent des Etats-Unis et sont fragiles face aux sanctions économiques venant des Etats-Unis comme le montre le cas du Panama en 1989.

 

 

            C. Comment les Etats-Unis intègrent économiquement une partie de l’Amérique latine par la création de l’ALENA ?

 

Graphique 9 page 43 : L’évolution du commerce extérieur du Mexique depuis 1970

Schéma 10 page 43 : La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique : un espace d’échanges.

Photographie 11 page 43 : La fabrication d’autoradios pour General Motors dans une maquiladora

Question 10 page 43 : Quelles ont été les conséquences pour le Mexique de son entrée dans l’ALENA ?

L’ALENA regroupe deux pays développés du Nord économique, le Canada et les Etats-Unis, et un pays du Sud : le Mexique. L’ALENA créé un espace de circulation commun des biens et des marchandises qui mexicain.

 

_ Le Mexique a connu de fortes retombées économiques de son entrée en 1994 dans l’ALENA avec une très forte augmentation du commerce extérieur du Mexique. En 2006, les exportations mexicaines aux États-Unis étaient de 198 milliards de dollars, soit 79 % de l'ensemble des exportations du Mexique. Les exportations mexicaines vers les Etats-Unis ont triplé en valeur depuis 1994 mais une chute est constatée depuis la crise de 2008.

ALENA (p. 42) : (Accord de libre-échange nord-américain) traité entré en vigueur en 1994 qui crée une zone de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

 

Question 11 page 43 : Quels facteurs expliquent l’essor des exportations mexicaines ?

_ La croissance des exportations mexicaines s’explique grâce à la complémentarité de son économie avec les pays développés de l’ALENA : une main d’œuvre bon marché et de faibles droits de douane permettent aux usines mexicaines d’exporter à bas prix vers le marché des Etats-Unis.

 

Question 12 page 43 : Quels avantages les Etats-Unis retirent-ils du système des maquiladoras ?

_ Les maquiladoras sont des usines de montage à la frontière américano-mexicaine comportant peu de frais de douane et exportant vers le marché des Etats-Unis. Les Etats-Unis bénéficient ainsi d’une main d’œuvre bon marché pour leur industrie (sous-traitance pour l’ automobile comme General Motors).

 

_ Par contre les Etats-Unis luttent contre l’immigration clandestine en provenance d’Amérique latine par la construction d’un mur immense à la frontière américano-mexicaine.

 

 

 

III. Comment l’Amérique latine affirme-t-elle son autonomie ?

 

            A. Quelles sont les limites de l’influence des Etats-Unis en Amérique latine ?

 

Photographie 12 page 44 : Une session extraordinaire de l’ALBA, le 17 avril 2009, avant le 5e Sommet des Amériques à Port-d’Espagne (Trinité-et-Tobago)

Carte 16 page 45 : Les limites à la domination des Etats-Unis

Question 13 page 45 : Pourquoi l’arrivée au pouvoir d’hommes démocratiquement élus pèse-t-elle sur la position des Etats-Unis en Amérique latine ?

_ Les années 1980 marque la fin de la guerre froide  et une vague démocratique en Amérique latine avec la disparition des juntes militaires en Argentine (1983), au Brésil (1985), au Chili (1990).

_ L’hégémonie américaine est contestée par les représentants démocratiquement élus des pays d’Amérique latine. Le souvenir du soutien américain aux dictatures militaires et l’idéologie communiste du Cubain Fidel Castro et le socialisme bolivarien du vénézuelien Hugo Chavez sont des sources d’opposition aux Etats-Unis. Des hommes politiques de gauche proposent une autre politique économique et sociale que celle soutenue par les Etats-Unis. La mort d’Hugo Chavez en mars 2013 risque de fragiliser l’ALBA.

 

Question 14 page 45 : Quels objectifs communs unissent ces chefs d’Etat ?

_ Les dirigeants d’Amérique latine souhaitent coopérer pour développer économiquement leurs pays, réduire la pauvreté, et aussi s’opposer à la domination économique américaine. Pour cela sont créés des organisations politiques comme l’ALBA ou des communautés économiques comme le MERCOSUR ou l’UNASUR.

_ L’UNASUR (Union des nations sud-américaines) est l’organisation intergouvernementale créée en 2004 qui intègre les deux unions douanières de l’Amérique du Sud : le Mercosur (Marché commun du Sud) et la Communauté andine (CAN). Elle est composée de douze Etats d’Amérique du Sud.

ALBA (p. 44) : (alliance bolivarienne pour les Amériques) organisation pour la coopération entre les pays d’Amérique du sud, évoquée en 2001 par le président du Venezuela Hugo Chavez et créée à La Havane en 2005. Elle a pour objectif de vaincre la pauvreté, de réduire les inégalités et d’offrir une alternative au projet de ZLEA porté par les Etats-Unis. Elle compte 9 Etats membres en 2012.

Marché commun du Sud (p. 14) : Mercosur en espagnol (Mercado Comun del Sur) ou Mercosul en portugais (Mercado Comun do Sul) : communauté économique comptant à sa création, en 1991, 4 Etats membres (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), rejoints en 2012 par le Venezuela.

 

Lien Mercosur (3min 05) : http://www.youtube.com/watch?v=ENNZjWn2ZdI

 

Question 15 page 45 : Quels risques l’ALBA représente-t-elle pour la politique des Etats-Unis ?

_ L’ALBA refuse la déréglementation et les privatisations voulues par les Etats-Unis. Elle s’oppose à l’idéologie politique et capitaliste américaine. Elle marque le recul du leadership des Etats-Unis sur le continent sud américain. L’ALBA propose une intégration régionale s’opposant au projet américain de ZLEA d’associer l’ensemble des Etats américains en 2025.

_ L’influence des Etats-Unis est aussi remise en cause par l’irruption de l’influence chinoise (investissements, flux commerciaux).

ZLEA (p. 14) (Zone de libre-échange des Amériques) : projet de communauté économique défendu par les Etats-Unis qui se heurte à l’opposition de plusieurs Etats d’Amérique latine.

 

 

            B. En quoi le Brésil s’affirme-t-il comme une puissance de l’Amérique latine ?

 

Texte 13 page 44 : La montée en puissance du Brésil

Cartes 14 page 45 : Le commerce extérieur du Brésil

Photographie 15 page 45 : Le soft power brésilien : l’organisation des Jeux olympiques en 2016

Carte 16 page 45 : Les limites à la domination des Etats-Unis

Question 16 page 45 : Comment se manifeste l’essor du Brésil ?

_ Le Brésil est la puissance émergente d’Amérique latine qui fait partie des BRICS  : 7e économie mondiale avec un PIB de 2396 milliards de dollars en 2012.

* Le Brésil a une industrie diversifiée et exportatrice. C’est aussi la « ferme du monde » à cause de ses exportations de produits agro-alimentaires.

* Le soft power brésilien s’affirme par l’organisation de grands évènements sportifs : Jeux Olympiques, Coupe du monde de football).

_ Néanmoins des limites apparaissent à l’essor du Brésil : le mal développement se manifeste par la pauvreté des paysans du Sertao et des habitants des favelas.

 

 

Question 17 page 45 : En quoi le Brésil peut-il constituer un contrepoids et un contre-modèle face aux Etats-Unis ?

_ Le Brésil s’affirme comme un contrepoids et un contre-modèle face aux Etats-Unis. En effet son influence régionale s’accroît. Le pays constitue le moteur économique de l’Amérique latine et associe plusieurs pays dans le Mercosur.

 

 

Conclusion : L’Amérique latine tente de sortir de l’influence longtemps dominante des Etats-Unis. Les constitutions de l’ALBA au niveau politique et du MERCOSUR au niveau économique montrent cette émancipation.

L’Amérique latine est majoritairement catholique face à une Amérique du nord protestante. L’évêque de Buenos Aires est élu pape en mars 2013 sous le nom de François. Pour la première fois de l’histoire un Sud Américain devient pape. 

 

 

 

 

 

 

FICHE REVISION T STMG HISTOIRE : Amérique latine Domination et remise en cause des Etats-Unis

 

VOCABULAIRE  :

CIA (p. 41) : Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement) : agence américaine de renseignements et d’opérations créée en 1947 qui agit essentiellement en dehors du territoire des Etats-Unis. Pendant la guerre froide, l’agence provoque le renversement de plusieurs chefs d’Etat en Amérique latine.

United Fruit (p. 41) : entreprise créée en 1899, implantée au Guatemala, au Honduras et en Jamaïque, qui contrôle toute la production des bananes, de la récolte jusqu’à leur commercialisation. Dans  les années 1950, plusieurs ex-directeurs de la CIA ou secrétaires d’Etat siègent dans son conseil d’administration. En 1954, les Etats-Unis interviennent militairement au Guatemala et au Honduras pour défendre ses intérêts. L’entreprise est encore actuellement un poids lourds du secteur agroalimentaire.

ALENA (p. 42) : (Accord de libre-échange nord-américain) traité entré en vigueur en 1994 qui crée une zone de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

Narcotrafic (p. 42) : désigne la production, la vente et l’exportation, notamment vers l’Amérique du Nord, de drogues (essentiellement la cocaïne) par les trafiquants organisés en bandes puissamment armées.

ALBA (p. 44) : (alliance bolivarienne pour les Amériques) organisation pour la coopération entre les pays d’Amérique du sud, évoquée en 2001 par le président du Venezuela Hugo Chavez et créée à La Havane en 2005. Elle a pour objectif de vaincre la pauvreté, de réduire les inégalités et d’offrir une alternative au projet de ZLEA porté par les Etats-Unis. Elle compte 9 Etats membres en 2012.

Marché commun du Sud (p. 14) : Mercosur en espagnol (Mercado Comun del Sur) ou Mercosul en portugais (Mercado Comun do Sul) : communauté économique comptant à sa création, en 1991, 4 Etats membres (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), rejoints en 2012 par le Venezuela.

ZLEA (p. 14) (Zone de libre-échange des Amériques) : projet de communauté économique défendu par les Etats-Unis qui se heurte à l’opposition de plusieurs Etats d’Amérique latine.

 

DATES :

1947 : signature par tous les Etats américains du traité interaméricain d’assistance réciproque ou Pacte de Rio.

1948 : Création de l’OEA (Organisation des Etats américains)

1958 : Révolution à Cuba : Fidel Castro prend le pouvoir.

1962 : Crise des missiles à Cuba : phase de tension extrême entre les Etats-Unis et l’URSS.

1973 : Au Chili, coup d’Etat militaire du général Pinochet qui renverse le président socialiste Salvador Allende avec l’aide de la CIA.

1983 : Intervention militaire des Etats-Unis à la Grenade.

Années 1980 : vague démocratique en Amérique du Sud.

1991 : création du MERCOSUR (« Marché du Sud » en espagnol).

1994 : création de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) regroupant le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.

2005 : Création de l’ALBA (alliance bolivarienne pour les Amériques).

2013 : Un Sud-américain devient pape sous le nom de François.

 

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