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MUSECLIO

Cours Histoire 2 : La montée des idées de liberté 2

6 Juin 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

II. Quel enchaînement de crises et de contestations conduit au déclenchement de la Révolution française ?

 

            A. Pourquoi et par qui la monarchie absolue est-elle contestée ?

 

                        1. Pourquoi les Parlementaires contestent-ils la monarchie absolue ?

 

Organigramme 1 page 232 : Le roi de France, clef de voûte de la monarchie

Question 1 page 232 : Pourquoi peut-on dire que le roi concentre tous les pouvoirs ?

Le roi concentre tous les pouvoirs car c’est un roi de droit divin (il tient son pouvoir de Dieu) et possède les pouvoirs législatifs (il décide des lois préparées par les conseils) et exécutifs (il domine l’administration centrale et locale, les intendants nommés par le roi font appliquer les lois), ainsi que le pouvoir judiciaire (le conseil des parties préparent les lois sur la justice, les Parlements sont des cours de justice appliquant les lois).

 

_ Le roi de France est un roi de droit divin (il tient son pouvoir de Dieu). C’est un monarque absolu car il concentre les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires entre ses mains.

 

Question 2 page 232 : Avec l’aide de qui les exerce-t-il et quels problèmes cela peut-il poser ?

* Le roi exerce les pouvoirs avec l’aide de conseillers, des intendants et des Parlements.

* Les Parlements disposent d’un droit de remontrance et peuvent s’estimer par ce fait en mesure de contester les décisions du roi. Ils ne sont pas nommés par le roi mais ont acquis leur charge en achetant une office.

 

_ Cependant le pouvoir du roi est limité et contesté :

* Limité car le roi doit respecter les lois fondamentales du royaume comme ne pas céder une partie du royaume, ne pas laisser une femme monter sur le trône (loi salique).

* Contesté car les Parlements utilisent leur droit de remontrance pour s’opposer aux décisions des rois Louis XV et Louis XVI. En effet, avec les titulaires d’offices formant la noblesse de robe veulent jouer un rôle politique.

Lois fondamentales (p. 232) : ensemble de coutumes qui établissent certaines limites au pouvoir royal en France ; par exemple une femme ne peut monter sur le trône (loi salique), ou encore le roi ne peut désigner un héritier ni céder une partie du royaume.

Parlement (p. 232) : Cour de justice qui juge en dernier ressort et enregistre les édits du roi pour leur donner force de loi. Les 13 parlements, dont le plus important est celui de Paris, peuvent protester contre les décisions royales en présentant des « remontrances ».

Office (p. 232) : poste d’administration, de justice ou de finance, acheté par son titulaire et transmissible par héritage.

 

 

  (   _ L’absolutisme est le régime dans lequel le roi concentre tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et exerce son autorité sans contrôle. Il se justifie par le fait que le roi est le « lieutenant de Dieu », son représentant sur Terre. Il est monarque de droit divin comme l’indique la cérémonie du sacre à Reims, qui comporte le rite de l’onction de l’huile sacrée. Le roi est doté de pouvoirs miraculeux comme celui de guérir les écrouelles : il prononce la formule « Dieu te touche, le roi te guérit » pour guérir. 

_ Le roi peut emprisonner sur simple « lettre de cachet » comme pour Fouquet, embastillé à vie. Seul le roi contrôle la monnaie, la fiscalité, décide de la guerre et de la paix.   )

 

 

 

 

Organigramme les pouvoirs du monarque absolu

 

 

2. En quoi la philosophie des Lumières conteste la concentration des pouvoirs ?

 

Carte Grand Angle page 230-231

Question 1 page 231 : Quels sont les acteurs de la montée des idées de libertés ?

Les philosophes, les francs-maçons, les membres des académies, certains architectes et enfin les marchands qui font circuler les idées.

 

Question 2 page 231 : Quels domaines sont concernés par la diffusion des idées nouvelles ?

Les idées nouvelles portent sur la liberté et l’égalité, illustrées par la question des esclaves, et la contestation de l’absolutisme.

 

_ De nouvelles idées philosophiques en faveur de la liberté et de l’égalité et s’opposant à l’absolutisme et à l’esclavage sont diffusées au XVIII siècle. La philosophie des Lumières est propagée par les francs-maçons dans les loges maçonniques, les membres des académies, et bien sur par des philosophes comme Voltaire ou Diderot.

Lumières (p. 234) : mouvement philosophique prônant les libertés (de déplacement, de pensée, de religion, d’expression et de commerce) et l’émancipation de l’homme de toute tutelle grâce aux progrès de la raison.

Loges maçonniques (p. 234) : assemblées regroupant le partisans du progrès des idées qui refusent l’autorité absolue de l’Eglise. Au XVIII siècle, les loges, présentes dans toutes les grandes villes sont composées de bourgeois, de nobles éclairés et contribuent à la diffusion des idées des Lumières.

 

Texte 2 page 248 : L’autorité politique selon Diderot

Question 1 page 248 : Pourquoi, selon Diderot, les hommes naissent-ils libres ?

La liberté est « un présent du ciel » (« droit naturel »).

 

Question 2 page 248 : De qui le prince doit-il donc tenir son autorité ?

Seulement du consentement de la nation.

 

Question 3 page 248 : En quoi ce texte est-il une critique de la monarchie absolue ?

Le souverain absolu décide seul sans consulter la nation.

 

_ Les philosophes des Lumières expriment des idées remettant en cause l’absolutisme. 

* Diderot (1713-1784) critique la monarchie de droit divin. Pour lui les hommes disposent de droits inaliénables comme la liberté dès leur naissance  selon la théorie du droit naturel.

* Pour Montesquieu (1689-1755), l’auteur de « De l’esprit des Lois », il faut équilibrer les trois pouvoirs en les séparant.

* Voltaire (1694-1778) est favorable aux idées de tolérance et de liberté.

* Rousseau (1712 – 1778) pense que le pouvoir législatif appartient au peuple et qu’il existe un contrat entre le peuple et le roi. En cas de rupture de contrat de la part du roi, le peuple a le droit de le renverser

Droit naturel (p. 234) : Théorie selon laquelle les hommes, dès leur naissance, disposent de droits inaliénables, le premier d’entre eux étant la liberté.

 

 

 

 

 

_ Les lumières sont un mouvement philosophique et culturel français  du XVIII siècle. Leurs idées sont répandues parmi un public cultivé de bourgeois, de nobles et de clercs. Ils se basent sur la « raison » (la capacité de jugement, l’intelligence). Ils sont pour la tolérance religieuse et politique, la liberté de pensée et d’opinion et contre l’absolutisme.

_ Montesquieu (1689- 1755)  est l’auteur des « Lettres Persanes », et « De l’esprit des Lois » où il décrit un meilleur système politique. Pour lui l’absolutisme mène au despotisme. La solution est d’équilibrer les trois pouvoirs en les séparant dans les mains de trois groupes de personnes.

_ Diderot (1713-1784) critique la monarchie de droit divin. Il est influencé par le philosophe anglais John Locke (1632- 1704), un chef révolutionnaire anglais.

_ Rousseau (1712 – 1778) pense que le pouvoir législatif appartient au peuple, et qu’il existe un contrat entre le peuple et le roi. En cas de rupture de contrat de la part du roi, le peuple a le droit de le renverser. Il est favorable à la République pour les petits pays et contre la propriété.

_ Voltaire (1694-1778) est favorable aux idées de tolérance et de liberté.

_ L’Encyclopédie diffuse les idées des Lumières. Les livres, les Lettres des philosophes comme celles de Voltaire, sont les moyens pour que l’Europe soit touchée par ces idées. L’Encyclopédie présente toutes les connaissance des l’époque, y compris les idées des Lumières. Or, son succès est considérable : 25 000 exemplaires vendus entre 1751 et 1782.

 

 

 

La liberté au coeur des idées des Lumières

 

 

 

 

            B. En quoi la crise sociale d’une société inégalitaire accentue la contestation du régime ?

 

Graphique en barre 5 page 233 : L’inégale répartition de la richesse

Question 1 page 233 : Quels pourcentages de la population active représentent les ordres privilégiés ?

Les ordres privilégiés sont les membres du clergé et de la noblesse bénéficiant de l’exemption des impôts et de privilèges juridiques.

 

_ La société d’Ancien Régime est inégalitaire : les ordres de la noblesse et du clergé forment une minorité de la population (2% de la population active) disposant de privilèges juridiques et fiscaux.

Privilèges (p. 232) : droits, avantages et honneurs réservés à certaines personnes en raison de leur naissance, de leur fonction ou de leur lieu de résidence.

 

Question 2 page 233 : Les paysans sont-ils propriétaires des terres qu’ils cultivent ?

_ Les paysans composent 60% de la population active mais ne possèdent que 30% des terres. De plus, en tant que membres du Tiers Etat, ils payent les impôts au roi, à la noblesse (droits seigneuriaux) et au clergé (dîme). Cette situation inégalitaire entraîne la contestation des privilèges et engendre des troubles, en particulier en période de mauvaises récoltes comme en 1788.

Droits seigneuriaux (p. 238) : droits, impôts et taxes dus par les paysans au seigneur, même s’ils sont propriétaires de leurs terres.

 

(  Gravure 3 page 233 : La critique de la société d’ordre

Question 1 page 233 : A quoi voit-on que les personnages représentent chacun un ordre ?

Chacun des personnages incarne un des ordres de la société française. Le Tiers Etat symbolisé par la paysannerie (à proximité une bêche) est écrasé par le poids des impôts versés à la noblesse (noblesse d’épée avec l’arme à la main, noblesse de robe ou clergé avec l’habit).

 

Question 2 page 232 : Que dénonce cette gravure ?

Cette gravure dénonce le poids excessif des impôts pensant sur la paysannerie. )

 

_ L’impôt repose essentiellement sur les ruraux (Sur 28 millions de Français 80% sont des ruraux) en effet seul le Tiers Etat paye des impôts. Ceux-ci sont nombreux : .Pour les impôts royaux : directs : la taille, les vingtièmes, la capitation ; et indirects : la gabelle (sel), les aides (produits variés : tabac, cartes, vins), les traités (douanes intérieures). La dîme est l’impôt dû au clergé. Les impôt seigneuriaux (plus les charges) sont : le cens, le champart, les droits de mutation, les banalités : taxe sur l’utilisation du four  et du moulin du seigneur, les corvées.

 

  (   _ La société française est inégalitaire. Des groupes (noblesse, clergé) ont des privilèges. La noblesse ne paye pas d’impôts et reçoit des droits féodaux de la part des paysans. Le clergé ne paye pas non plus d’impôts et reçoit la dîme des paysans. Mais les différences de richesse et de statut sont importantes entre haut et bas clergé (le 1er à la cour du roi et riche, le 2e dans les paroisses et pauvres), entre la riche noblesse de cour et la petite noblesse de province, cultivant la terre l’épée au côté.

_ Le Tiers Etat est extrêmement varié. Le monde des campagnes (80% de la population) est partagé entre riches laboureurs et pauvres journaliers. Dans le monde des villes la bourgeoisie enrichie tente de parvenir à la noblesse par l’achat de charges anoblissantes. Mais les barrières sociales sont nombreuses : les compagnons ne peuvent pas devenir maîtres de métier. Les riches bourgeois veulent obtenir pouvoir politique et social. )

           

 

 

 

Lien  Prise de la Bastille (3 min 08) : http://www.dailymotion.com/video/xmtky5_la-prise-de-la-bastille_news#

 

 

La fuite du roi (2 min 48) : http://www.dailymotion.com/video/xcil2u_la-fuite-du-roi_news#

 

 

Robespierre et la Terreur (5min 51): http://www.dailymotion.com/video/xd9min_robespierre-et-la-terreur_news#

 

TDC : http://www.cndp.fr/tdc/tous-les-numeros/la-revolution-en-images.html

 

 

 

 

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