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MUSECLIO

Cours 2e Histoire : Sociétes et cultures urbaines (1)

11 Avril 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

SOCIETES ET CULTURES URBAINES

8 à 9 heures                             Manuel Belin 2010 Coll David Colon

 

Frise chronologique page 130

 

Introduction : Vers l’an Mil, au lendemain des invasions des Vikings et Hongrois, les villes sont des petits bourgs soumis à des seigneurs ou des évêques. De l’an Mil au XIII siècle l’Europe médiévale connaît une expansion urbaine qui s’accompagne d’un essor commercial sans précédent. Les villes les plus anciennes grandissent et sont vite à l’étroit dans leurs enceintes, tandis que les fondations de villes nouvelles se succèdent à un rythme rapide. 

            Même si neuf personnes sur dix vivent à la campagne, c’est de la ville échappant à la féodalité que partent bien des initiatives qui transforment le monde médiéval.

 

Problématique : 1) Comment l’essor urbain se traduit-il dans les paysages et les sociétés des villes d’Europe occidentale ?

2) Comment les centres urbains deviennent-ils le lieu de l’innovation et du pouvoir tout en participant au développement des échanges dans toute l’Europe ?

(Quelles sont les évolutions annonciatrices de la modernité dans les villes médiévales ?)

 

 

I. Quel est le cadre spatial et chronologique ?

 

Frise chronologique page 130

Quelles sont les deux grandes phases de l’essor urbain ? Qu’est-ce qui les caractérise ?

_ Les deux grandes phases de l’essor urbain sont :

1) la phase de la renaissance des villes anciennes avec une multiplication des bourgs. Cette époque s’étend du XI au XII siècle. Elle se caractérise par le mouvement des communes entre 1070 et 1130, et la naissance des métiers urbains au XII siècle.

2) La seconde phase est l’apogée des villes neuves au XIII siècle. Cette époque se caractérise par la multiplication des confréries de métiers et par les luttes politiques dans les villes. En 1241 se produit un évènement majeur : la création de la Hanse qui associe des villes d’Allemagne du Nord et de la Baltique.

Mouvement des communes (p. 138) : mouvement de contestation des seigneurs urbains, reposant sur la constitution d’une commune, c’est-à-dire une association de citadins liés par serment.

Hanse (p. 134) : association des villes commerçantes situées au bord de la mer du Nord et de la mer Baltique. Elle se structure à partir de 1241.

 

Grand angle L’Europe des villes à la fin du XIII siècle : Questions 1 et 2 page 133.

Question 1 page 133 : L’essor urbain présente-t-il la même intensité partout en Europe ?

Certaines régions européennes semblent peu touchées par l’essor urbain, à la différence des Flandres ou de l’Italie du Nord.

 

Question 2 page 133 : Quels éléments participent à l’essor des villes européennes ?

Le grand commerce et les activités intellectuelles apparaissent comme des conditions favorables à l’essor urbain.

 

CARTE A REALISER

 

 

II. Comment l’essor urbain reflète-t-il le dynamisme de l’Europe du XI au XIII siècle ?

 

            A. Etude de cas : Comment s’explique et se manifeste l’essor urbain de Paris ?

 

 

LIEN : Vision de Paris au Moyen Age en 3D : http://www.youtube.com/watch?v=Z9yOTnSFezg

 

ou : http://www.youtube.com/watch?v=Gz2_BatjU2s

 

ETUDE DE CAS pp. 136-137 : Paris, l’essor d’une capitale

 

1. Comment l’essor de Paris se traduit-il dans l’espace ? (doc. 1, 2)

_ L’essor de Paris se mesure à l’extension spatiale de la ville, matérialisée par le tracé d’une nouvelle muraille de Philippe Auguste. Il est visible également au-delà dans la naissance de bourgs monastiques (autour de Saint-Germain des Prés), commerciaux (au Nord, en direction de Saint-Denis et de la célèbre foire du Lendit). Il se mesure enfin à l’afflux de la population, surtout des paysans du Nord de la France, mais aussi des marchands venus des régions très éloignées (Italie).

Bourgs (p. 134) : noyaux urbains secondaires qui se développent en périphérie des centres urbains anciens, autour d’édifices religieux « bourgs monastiques), de forteresses (bourgs castraux) ou de routes (bourgs commerciaux).

Foire (p. 134) : rencontres commerciales périodiques réunissant des marchands venus d’horizons très lointains, sous la protection des pouvoirs civils.

 

2. Quelles sont les activités économiques qui assurent le dynamisme de Paris ? Quels sont les lieux de ces activités ? (doc. 2, 3, 5)

Le dynamisme de Paris repose sur les échanges, dont le cœur est le quartier des Halles, mais aussi les rives de la Seine et le Grand Pont (il est encombré de boutiques), et les activités artisanales, plutôt localisées sur la rive droite (cf. la Boucherie et le plan des Halles). L’exemple des orfèvres permet d’évoquer l’existence d’un artisanat de luxe, lié à la présence du pouvoir religieux (évêque) et du pouvoir politique (les rois).

 

3. Comment s’organisent les métiers de l’artisanat ? (doc. 5)

_ L’artisanat est organisé en métiers, qui regroupent des maîtres et des apprentis ayant le monopole dans la ville de leur activité, à condition de respecter des règles très strictes, consignées dans les statuts. Le métier dispose d’une organisation autonome : les jurés. Les compagnons ont terminé leur apprentissage mais travaillent encore pour un maître.

Compagnons (p. 138) : également appelés valets, les compagnons sont des ouvriers qui ont terminé leur apprentissage mais travaillent encore pour le compte d’un maître.

 

4. L’essor urbain parisien s’explique-t-il uniquement par des causes économiques ? (doc. 1, 2, 4, 5)

_ L’essor urbain de Paris repose aussi sur son activité intellectuelle, les écoles se sont multipliées au XII siècle sur la rive gauche de Paris, avant la naissance de l’université vers 1200, et sur son rayonnement religieux (cf. la Sainte-Chapelle, qui est une chapelle-reliquaire).

Université (p. 134) : rassemblement des écoles urbaines nées au XII siècle.

 

5. Relever toutes les actions entreprises par les rois pour encadrer l’essor de Paris. Pourquoi l’ont-ils fait ? (tous les documents)

Les rois, notamment Philippe Auguste, sont les artisans de cet essor : fixation dans la ville autour du Palais, mise en défense de la ville (les murailles et le Louvre), encouragement au développement de l’université pour satisfaire les besoins de l’Etat en personnel qualifié, embellissement de la ville et construction de bâtiments prestigieux (Sainte-Chapelle).

 

REDIGER UN TEXTE CONSTRUIT ET ARGUMENTE

Sujet : « Comment s’explique et se manifeste l’essor urbain de Paris ? »

 

L’essor de Paris s’explique par la volonté du roi de construire une capitale à l’image de sa puissance, le développement de l’artisanat et du commerce, des activités intellectuelles, et le rayonnement religieux de la ville. La ville est transformée, embellie, agrandie, enrichie. Elle devient attirante.        

 

   

B. Comment l’essor urbain modifie-t-il le paysage de la ville ?

 

 

INA le temps des cathédrale (5 min 12) : http://boutique.ina.fr//video/art-et-culture/architecture/CPB80050064/la-cathedrale-la-ville-l-ecole.fr.html

 

 

Plan de ville 1 page 134 : Léon, la renaissance d’une cité antique

Question 1 page 134 : Quelles formes prend la croissance de Léon au XI et XII siècles ?

En Espagne l’antique ville de Léon, fondée par les Romains au Ier siècle, se développe et se modifie à cause de l’essor urbain : la population urbaine augmente au Moyen Age avec: la cité antique est réurbanisée au XI et XII siècle. Des bourgs nouveaux se développent dans les nouvelles murailles (bourg des Francos, bourg de Saint-Martin) et à l’extérieur des murailles (bourg de Renueva et bourg Cantarranes).

 

Question 2 page 134 : Quelles en sont les conséquences pour la ville ?

            La ville se modifie avec l’aménagement des espaces anciens hérités de l’Antiquité et la création d’espaces urbains (les bourgs).

 

_ La ville est remodelée par l’essor urbain du Moyen Age.

* La population est en forte croissance ce qui provoque la création de villes neuves et la transformation des  cités héritées de l’Antiquité. La ville grandit en dehors de ses murailles avec la naissance de bourgs créés autour d’édifices religieux, de voies commerciales, de châteaux.

* L’aspect de la ville est aussi modifié. Les enceintes (symbole  de l’identité locale et élément important de la défense de la ville) sont agrandies. Dans les remparts les rues de la ville sont étroites et sinueuses. Les maisons sont construites avec des matériaux inflammables (bois, torchis). Les bâtiments en pierre sont rares : les églises, les monastères, les palais… La ville comporte parfois de grandes places pour le commerce avec des bâtiments consacrés au commerce comme les halles.

 

Sceau 4 page 135 : Les murailles

Question 1 page 135 : Quelle image de la ville le sceau de Cahors donne-t-il ?

La ville de Cahors a choisi pour marquer son identité de montrer sur son sceau les bâtiments en durs symboliques de la ville : des murailles ornées de tour pour sa défense et une église avec ses cloches et son clocher.

                En effet, les remparts ont une grande importance : Elles sont érigées, financées et gardées par les habitants de la ville.

 

C. Quelles sont les activités et les fonctions de la ville médiévale ?

 

Plan de ville 1 page 134 : Léon, la renaissance d’une cité antique

Quelles sont les activités de la ville visibles dans les différents bâtiments et places de la cité ?

Fonction politique et judiciaire : palais du roi ; fonctions religieuses : églises et palais épiscopal ; fonctions commerciales : marché principal ; fonctions de défense : les remparts.

 

A l’aide du TP sur Paris, indiquez quelles autres fonctions sont encore possibles dans les villes :

Fonctions éducatives (universités) ; fonctions de production artisanale.

 

_ La ville se caractérise par ses nombreuses fonctions visibles dans ses bâtiments. La cité concentre en effet les fonctions politiques et judiciaires (palais du roi…) ainsi que les fonctions de défense (remparts), les fonctions religieuses (églises et palais épiscopal) et éducatives (universités), les fonctions commerciales (marché principal, Halles) et artisanales (ateliers…).

 

 

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