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MUSECLIO

Cours 2e Histoire : Libertés et nations en France et en Europe dans la première moitié du XIX siècle (2)

23 Mai 2014 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

 

 

II. Quelles sont les révolutions politiques et sociales en France et en Europe en 1848 ?  

 

            A. Quelles sont les étapes de la diffusion des idées libérales en Europe ?

 

Carte 2 page 291 : Le libéralisme en Europe (1815-1848)

Question 1 page 291 : Quelles sont les différentes étapes de la diffusion des idées libérales en Europe ?

_ Le libéralisme est une idéologie politique et économique qui favorise les libertés individuelles. Le Congrès de Vienne a en 1815 imposé une réaction en Europe par le refus des libertés et de l’égalité, par exemple en imposant la Restauration en France. Mais, progressivement, les monarchies libérales deviennent plus nombreuses.

* En 1815 le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas sont les seules monarchies libérales.

* En 1830 les monarchies libérales s’étendent depuis la péninsule ibérique jusqu’en Norvège et sur une partie de l’Allemagne à cause de nombreuses insurrections. Par exemple, la révolution parisienne des 27, 28 et 29 juillet 1830 instaure la monarchie de juillet de Louis-Philippe Ier, plus nettement libérale.

* A la fin de la décennie 1840 les idées libérales parviennent à s’établir au nord de l’Italie, par exemple dans les Etats de l’Eglise, et dans la péninsule ibérique.

Réaction (p. 290) : dans l’Europe du début du XIX siècle, la réaction est le refus de la Révolution française et le désir de restauration de l’Ancien Régime.

Restauration (p. 290) : nom donné à la monarchie française sous les règnes successifs des deux frères de Louis XVI, Louis XVIII (1814-1824) puis Charles X (1824-1830).

 

Question 2 page 291 : Quels sont les pays qui ne sont pas touchés par la diffusion des idées libérales ?

_ Des monarchies autoritaires comme le royaume de Prusse et les trois empires d’Autriche, de Russie et l’Empire Ottoman agissent pour réprimer les insurrections sur leur propre sol et en Europe. 

 

 

HISTOIRE DES ARTS : La liberté guidant le peuple de Delacroix. TP. pp. 304-305

 

 

SITUER LA SCENE

Question 1 page 305 : Qu’est-ce qui indique dans quelle ville se déroule la scène ?

On aperçoit les tours de Notre-Dame à l’arrière plan, telles que Delacroix les a vues, surmontées d’un drapeau, le 28 juillet 1830.

 

Question 2 page 305 : Qu’est-ce qui permet de dater l’évènement ?

Delacroix a daté et signé son oeuvre. La présence d’un polytechnicien fait référence à la prise, par « Arcole », du pont qui enjambe la Seine entre l’île de la Cité et la place de Grève le 28 juillet 1830. Cet événement a été représenté par de nombreux artistes, dont Féron (p. 291).

 

 

ETUDIER LA COMPOSITION

Question 3 page 305 : A partir du schéma ci-contre, montrez quels sont les éléments valorisés dans le tableau.

Comme le montre le schéma, ce n’est pas tant la liberté que le drapeau qui est mis en valeur.

 

Questions 4 et 5 page 305 :

* (question 4) Vers qui se dirigent les personnages ? Comment est suggérée l’intensité et la violence de l’évènement ?

* (question 5) Comment les couleurs et la lumière renforcent-elles cette intensité ?

Les personnages franchissent la barricade, l’intensité du combat est suggérée par les regards et surtout par la présence des cadavres.

 

Question 6 page 305 : Qu’est-ce qui fait de la jeune femme une allégorie de la liberté ?

6. Allégorie peinte à l’antique, la Liberté porte un drapeau tricolore et un bonnet phrygien.

 

Question 7 page 305 : Quels âges de la vie et quelles catégories sociales sont représentés sur le tableau ?

De l’ouvrier au bourgeois, plusieurs catégories sociales sont représentées sur le tableau, de même que différents âges de la vie.

 

Question 8 page 305 : Quelle image de la révolution de juillet l’artiste veut-il donner ?

8. L’artiste veut donner l’image de l’union et du mouvement, de l’audace et de la victoire.

Question 9 page 305 : Comment expliquer que ce tableau ait pu devenir un symbole de la République ?

Le tableau devient symbole de la nation et de la République autant du fait de ses qualités propres que du rejet dont il a fait l’objet de la part du régime de Louis-Philippe.

 

 

 

 

B. En quoi consiste le printemps des peuples de 1848 ?  

 

                        1. Comment la vague révolutionnaire de 1848 menace-t-elle le pouvoir des monarchies ?

 

Carte 4 page 297 : La vague révolutionnaire du printemps 1848 en Europe

Question 1 page 297 : A partir de la carte, établissez la chronologie de la diffusion de la vague révolutionnaire de 1848.

_ Le Printemps des peuples désigne la vague révolutionnaire de 1848 renversant l’ordre établi après le congrès de vienne de 1815.

* La vague débute en France avec la révolution de février à Paris qui installe la IIe République (1848-1851), puis s’étend en Europe.

* Le printemps des peuples touche l’Italie et le centre de l’Europe. Les insurrections éclatent à en Italie où la République est proclamée à Rome et à Venise, à Berlin. Les insurrections prennent un caractère national dans la prison des peuples constituée par l’Empire d’Autriche. 

_ Les victoires sont  rapides mais fragiles. La répression menée par les armées des monarques est forte en Autriche et en Italie. En France, le président élu en décembre 1848 Louis Napoléon Bonaparte réalise un coup d’Etat le 2 décembre 1851.

Prison des peuples (p. 296) : expression qui désigne l’Empire autrichien, empire multinational dans lequel cohabitent sous la tutelle autoritaire d’une monarchie de langue allemande une vingtaine de nationalités différentes : Italiens, Hongrois, Tchèques, Polonais, etc.

  

  

2. Quelles sont les demandes sociales et politiques de 1848 ?

 

Texte 2 page 297 : la Constitution de la Deuxième République

Question 1 page 297 : Quels sont les droits et les devoirs fixés par la Constitution ?

_ L’esprit de 1848 se retrouve dans la Constitution de la II République. Le 4 novembre 1848 de nouveaux droits et devoirs sont fixés pour les Français :

* les droits politiques sont l’affirmation d’un idéal démocratique (« La République française est démocratique » l. 3-4) avec le suffrage universel masculin.

* Les droits sociaux avec des mesures favorables aux ouvriers (« assurer l’existence des citoyens nécessiteux » l. 18-19), le droit à l’instruction publique (« mettre à la portée de chacun l’instruction indispensable à tous les hommes » (l. 15-16). Cela correspond à la valeur républicaine de la fraternité (l.6, 17-18).

_ Le citoyen a pour devoir de défendre la République et l’ordre public.

Suffrage universel (p. 296) : droit de vote donné à tous les citoyens, sans aucune condition de cens. Les femmes restent placées sous la domination de leurs maris : il s’agit d’un suffrage universel masculin.

 

Question 1 page 299 : En quoi consistent les ateliers nationaux ? Quel est le projet du gouvernement provisoire ? (doc. 1, 2)

Le document 1 permet de saisir concrètement les implications de la proclamation du droit au travail (organisation de travaux publics pour donner aux ouvriers au chômage un travail rémunéré). Les documents 2 et 3 illustrent les critiques des conservateurs à l’égard des ateliers nationaux (dépenses publiques et inutilité).

 

Question 3 page 299 : Comment les ouvriers protestent-ils contre la fermeture des ateliers nationaux ? Quelles en sont les conséquences ? (doc. 4, 5, 6)

La barricade du peintre Vernet donne à voir le mouvement de juin et la violence des combats, ce qui l’inscrit bien dans la succession des insurrections du premier XIX siècle. Le document 5 défend le point de vue des ouvriers, incités par la misère et le sentiment d’injustice, comme par l’incompréhension devant une République qui les ignore et finalement les réprime.

 

_ Le socialiste Louis Blanc a proclamé le droit au travail le 24 février 1848. Aussi des ateliers nationaux sont créés pour donner du travail à plus de 100 000 ouvriers au chômage. Mais, face au coût représenté par ces ateliers et l’opposition des conservateurs, les ateliers sont supprimés. Cela provoque une insurrection des ouvriers du 23 au 26 juin 1848 avec la construction de 400  barricades.

_ La répression cause la mort de plus de 3500 personnes dans les combats et les exécutions qui ont suivis.

* Le sang versé provoque un divorce entre les ouvriers et la République. Ces événements incitent les ouvriers à se défendre en constituant un mouvement ouvrier.

* Pour les conservateurs, la peur de la Révolution sociale entraîne l’assimilation entre classes laborieuses et classes dangereuses. La République devient conservatrice à partir de la fin de 1848.

Blanc,  Louis (1811-1882) (p. 298) : socialiste et théoricien du droit du travail, Louis Blanc participe à la révolution de février 1848. Il entre dans le gouvernement provisoire de la République et proclame le droit au travail le 25 février 1848. Bien qu’étranger à l’insurrection de juin, il est jugé responsable et contraint à l’exil en Angleterre.

Droit au travail (p. 296) : droit social formulé en 1792 : l’engagement de l’Etat à fournir à tous un travail rémunéré ou, à défaut, une indemnité de chômage.

 

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