Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
MUSECLIO

Cours 2e Histoire : L'élargissement du monde (XV-XVI siècle) 2

25 Octobre 2012 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

II. En quoi la ville d’Istanbul est un lieu de contacts entre différentes cultures et religions ?

 

Lien : http://www.dailymotion.com/video/xa25h3_expansion-puis-declin-de-l-empire-o_news

 

De quoi la prise de Constantinople est-elle un triple symbole ? (1 min 47)

La prise de Constantinople par les Turcs le 29 mai 1453 est un triple symbole :

1) la fin de l’Empire byzantin ;

2) Asie et Europe se rapprochent politiquement ;

3) victoire de l’Islam sur la chrétienté d’Orient.

 

OU

 

TP pages 158-159 : De Constantinople à Istanbul : un lieu de contacts entre différentes cultures et religions

 

Question 1 page 159 : Pourquoi la prise de Constantinople est-elle importante pour les Ottomans ? (doc. 1, 2, 4)

C’est une prouesse qui manifeste la puissance guerrière de l’islam (transport par voie de terre des navires ottomans, doc. 1) ; c’est la conquête d’une ville fascinante par sa beauté, son opulence, son site et sa situation d’exception (doc. 2) ; c’est enfin une victoire religieuse du djihad, de la guerre sainte, et de l’islam sur le christianisme (doc. 4).

 

Question 2 page 159 : Décrivez le sort des Occidentaux et de leurs principaux édifices religieux ? (doc. 2, 3, 4)

La prise de la ville s’accompagne d’effusions de sang massives, même si le sultan les regrette rapidement (doc. 2). Une grande partie des édifices chrétiens est convertie en mosquées (doc. 4), à commencer par Sainte-Sophie (doc. 3), la plus grande de la ville. D’autres édifices viendront s’y ajouter : le palais du sultan à Topkapi et la mosquée Süleymaniye.

 

Question 3 page 159 : Quel regard Turcs et Européens portent-ils sur la prise de Constantinople ? (doc. 2, 4)

Pour les Européens, byzantins comme étrangers, la chute de Constantinople est une catastrophe sans précédent, perçue comme la fi n d’un monde (doc. 2). Pour les musulmans, c’est le signe de la supériorité de l’islam sur la chrétienté, une occasion de purifier la ville (doc. 4).

 

 

 

 

Bilan page 159, décrire une situation historique :

Constantinople, capitale du vieil Empire byzantin au carrefour de l’Europe et de l’Asie, est prise par les Turcs ottomans en 1453 au terme d’un siège difficile mené sur terre et sur mer. La conquête s’accompagne de pillages qu’interrompt bientôt le sultan Mehmet II, fasciné par la ville. De nombreuses églises deviennent des mosquées. Bientôt s’élèvent de nouveaux édifices comme le palais impérial de Topkapi ou la mosquée Süleymaniye.

 

 

_ La prise de Constantinople, en 1453, marque la chute de l'Empire byzantin. La ville est pillée et vidée de ses habitants (massacrés ou vendus comme esclaves) après la victoire du sultan turc Mehmet II. Mais ce dernier la repeuple et y construit le palais de Topkapi qui sera le centre du pouvoir de l'Empire ottoman. Il règne avec l'aide du grand vizir et de ses troupes d'élites : les janissaires, des enfants chrétiens capturés, formés et convertis à l'islam dès le plus jeune âge. Tous les pouvoirs (religieux et politiques) sont entre les mains du sultan. Ses successeurs, comme Soliman le Magnifique, poursuivent la conquête de l'empire.

 

 

Question 1 page 159 : Qui le sultan fait-il venir pour repeupler sa nouvelle capitale ? Y parvient-il ? (doc. 1, 2, 3)

Pour repeupler sa nouvelle capitale, le sultan a beaucoup recours à des chrétiens : grecs (les « Péloponnésiens»), arméniens, chrétiens non orthodoxes, et des habitants d’autres parties de l’empire ottoman (Anatolie, Crimée). Ils répondent à son appel, car le sultan leur laisse la liberté de s’installer où ils veulent dans la ville, ainsi que des facilités pour construire leurs édifices (doc. 1) et ils bénéficient toujours du statut de dhimmi (doc. 4). Vingt ans après (doc. 2), la ville est redevenue cosmopolite. À la fi n du XVe siècle viennent des marranes, juifs expulsés d’Espagne et du Portugal qui sont bien accueillis par le sultan (doc. 5 et 6).

 

Question 2 page 161 : Quelle place occupent les chrétiens et les juifs dans Istanbul ? (doc. 2, 3, 4, 5, 6)

En 1478, les chrétiens forment environ 30 % et les juifs 10 %, de la population (doc. 2), regroupés par quartiers (doc. 3 et 6). En tant que dhimmi, ils pratiquent à peu près librement leur religion, ce qu’attestent  à Istanbul le grand nombre de synagogues, d’églises et de couvents chrétiens (doc. 3 et 6), qu’ils soient grecs, arméniens ou catholiques. Mais ils sont soumis à des taxes spéciales (doc. 4 et 6).

 

Question 3 page 161 : Quels sont les métiers pratiqués par les non-musulmans ? (doc. 1, 4, 6)

Les Grecs sont plutôt paysans dans les environs d’Istanbul (doc. 1). D’autres sont spécialisés dans les activités marchandes : Grecs encore (doc. 4), mais aussi Arméniens (doc. 1), juifs, catholiques italiens ou même français (doc. 6).

 

 

Question 4 page 161 : Quel bénéfice la ville tire-t-elle de la variété de son peuplement ? (doc. 1, 4, 5, 6)

Le caractère cosmopolite de la ville explique en partie son dynamisme (spécialisation, solidarités communautaires). Chaque communauté possède des édifices variés dont des lieux de culte (doc. 1) et des écoles (doc. 5). Les costumes font un spectacle haut en couleurs (doc. 4 et 5). Ces communautés servent d’intermédiaires, à l’exemple des Français et Italiens de Galata et Pera (doc. 6).

 

 

Bilan page 161, rédiger un texte construit et argumenté :

 

_ Les Turcs ottomans, en s’emparant de Constantinople, recueillent le prestige du passé romain et chrétien de la ville. Bien qu’ils lui imposent la domination de l’islam, ils ont besoin du concours des juifs et des chrétiens, aussi bien grecs et arméniens qu’occidentaux, pour dynamiser ses activités. Protégés par le statut de dhimmi, ceux-ci, comme les marranes expulsés de la péninsule Ibérique, affluent dans la ville.

_ Organisées en communautés de quartiers, souvent spécialisées dans les activités marchandes ouvertes sur le monde, ces minorités actives contribuent au dynamisme de la capitale ottomane.

 

Récit :

_ Malgré sa puissance l’Empire Ottoman ne participe pas aux grandes explorations menées par les Européens vers l’Amérique (ils découvrent l’Amérique à travers les traductions italiennes). De plus, il ne partage pas  le développement économique européen et disposent de peu de moyens pour diffuser leur pensée (l’imprimerie n’est adoptée qu’au XVIII siècle). 

 

 

 

 

Relations communautés religieuses dans l'Empire ottoman

 

 

 

 

Liens :

 

Lien Musée du quai Branly sur les explorateurs : http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

Livre en ligne : http://medias.editions-hatier.fr/hatier/flipnew/94415/index.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TRANSITION / FIL CONDUCTEUR ENTRE LES ETUDES :

 

L’Empire Ottoman tente d’étendre sa domination sur plusieurs continents : Afrique, Asie et Europe. L’exemple de la prise de Constantinople par les Ottomans puis de la coexistence entre les populations d’origine diverses témoigne de ce projet. Mais les échecs successifs du siège de Vienne montrent l’échec de la tentative ottomane de dominer le monde.

            A cause des confrontations militaires, et par désir de parvenir directement aux pays asiatiques producteurs de richesses comme les épices, les Européens partent explorer les mers et découvrent l’Amérique, contournent l’Afrique, etc.

 

Partager cet article

Commenter cet article

Adam 05/03/2016 17:33

Réponses intéressantes mais pour la plupart baclés

Luli 30/11/2015 23:55

Nul

hh 30/03/2015 15:19

texte pertinent et intéressant