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MUSECLIO

Cours 2e Géographie : La ville et le développement durable (3)

3 Mai 2011 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 2e

 

 

III. Quels sont les mesures et les projets envisagés afin d’aménager les villes de manière durable ?

 

A. Mexico : Vers une mégapole viable et vivable pour tous ?

 

7. En quoi la politique récente de développement à Xochimilco essaie-t-elle de s’inscrire dans une dynamique durable ? (doc. 14)

 

8. Quelle a été l’évolution de la qualité de l’air entre 1990 et 2007 ? (doc. 16)

 

9. Quelles priorités et quelles mesures propose le « plan vert » de Mexico ? (doc. 15)

 

10. A l’aide de l’ensemble des documents de l’étude de cas, montrez l’ampleur des difficultés auxquelles une mégapole du Sud comme Mexico est confrontée pour mettre en place des politiques d’aménagements s’inscrivant dans une politique de développement durable.

 

_ A Mexico des politiques volontaristes d’aménagement durable de la ville sont menées, encore limitées par le manque de moyens, les difficultés de mise en oeuvre, les inégalités et les incohé­rences. Si Mexico n’est pas allée à la catastrophe, elle doit « après une enfance agitée, réussir son entrée dans l’âge adulte » (M. Guerrien).

 

 

            B. Londres est-elle championne du développement durable ?

 

ETUDE DE CAS LONDRES : pages 149 à 150. Questions page 151

 

7. Présentez les projets de développement durable pour les quartiers de l’Est londonien (doc. 10, 11, 14, 15, 16) ?

 

8. Quelles critiques et inquiétudes suscitent-ils (doc. 12, 13, 15) ?

 

9. Pourquoi la construction de logements urbains compromet-elle la gestion des risques d’inondation  (doc. 17) ?

 

10. A l’aide de l’ensemble des documents de l’étude de cas, présentez les principes, les projets et les limites de la politique de développement durable menée à Londres.

 

 

_ Londres multiplie des projets de développement durable, surtout à l’Est, mais peine à y inclure tous les hommes, tous les espaces et tous les aspects.

_ Le fractionnement reste un défi singulier par rapport à d’autres métropoles du Nord moins vastes, plus homo­gènes.

 

  

C. Comment aménager des villes durables ?

 

1) Comment résoudre les besoins en ressources et en services des villes ?

 

Tableau statistique 12 page 165 : Part de l’électricité « verte » dans la consommation des villes des Etats-Unis (en% du total)

+ Photographie 10 page 165 : Stockholm (Suède) : l’écoquartier Hammarby

Quel est l’écart de la part de l’électricité « verte » dans la consommation d’électricité urbaine aux Etats-Unis ? Peut-on réduire cet écart ?

L’écart dans l’électricité « verte » est très important : de 5% à Philadelphie à 40% à Dallas, soit 35% d’écart.

L’écart peut-être réduit car il existe différentes sources d’énergie verte utilisable donnant de bons rendements énergétique, et ces sources d’énergie peuvent être couplées « biomasse-solaire » ou « biomasse-éolienne ».

 

_ La part de l’électricité « verte » dans la consommation urbaine peut augmenter mais le développement durable urbain passe par des économies d’énergie et la construction d’écoquartiers.

Ecoquartier (p. 154) : projet d’aménagement d’un quartier avec des objectifs de développement durable. Il implique la participation des citoyens, la mixité sociale et des exigences pour les déplacements, la consommation d’eau et d’énergie, les déchets, la biodiversité.

 

 

2) Quelles sont les politiques d’aménagement urbain et les arbitrages ?

 

TP Vers des villes durables (pages 170-171 Copenhague)

 

Question 1 page 171 : Relevez les choix faits à Copenhague afin de réduire la pollution, les déplacements en automobile, et d’économiser l’énergie (1, 2, 5, 6).

La dimension environnementale de la politique de développement durable de la ville est très marquée : diminuer la pollution (stabilisation des émissions de CO2 pour, d’ici 2025, atteindre le « zéro carbone », recours aux énergies renouvelables en particulier éolienne, recyclage des déchets, traitement des eaux usées), réduire les déplacements automobiles (taxation des achats de véhicules à moteur, développement de modes « doux » de circulation : vélo, marche à pied) et économiser l’énergie (bâtiments à haute performance énergétique, chauffage collectif).

 

2. Comment améliore-t-on la cadre de vie des habitants (1, 3, 4) ?

Le cadre de vie est amélioré grâce à la qualité de l’habitat collectif, y compris social, à une accessibilité aux espaces verts dans toute l’agglomération et à une bonne qualité des eaux du port où l’aménagement d’une piscine a été possible.

 

3. En quoi Copenhague peut-elle apparaître comme « un modèle de ville durable » ?

Copenhague peut apparaître comme un modèle de développement durable pour une métropole, car les trois dimensions sont prises en compte. Si les aspects environnementaux sont centraux, les dimensions sociale et économique sont aussi présentes. Le Finger Plan montre surtout qu’il y a une planification d’ensemble « intégrant urbanisme, transports et zones récréatives ». Ce plan vise notamment à réduire les déplacements, surtout automobiles, facilitant l’accès de tous aux espaces verts, encourageant le rapprochement des activités économiques des gares. Il vise aussi à gérer l’espace urbain dans son ensemble (rééquilibrage Nord/Sud, gestion de la croissance du centre).

La dimension sociale semble cependant la plus difficile à mener : la rénovation de l’écoquartier populaire de Vesterbro (6 000 habitants) a associé les habitants et a bénéficié d’une aide publique importante mais les loyers ont beaucoup augmenté et les populations démunies ont dû déménager (voir doc. 11 p. 165). La question des transports suscite aussi des débats : le projet municipal de construire un tunnel sous le port a un coût de 3 milliards d’euros et risque d’augmenter fortement le trafic automobile alors que des projets de lignes de métro ou de tramway sommeillent.

 

 

_ La ville durable est une ville dont l’organisation de l’espace et des activités s’attachent à préserver les conditions de vie pour tous les citadins, par exemple en multipliant les espaces verts et piétonniers, en limitant l’utilisation de l’automobile, en établissant une politique de mixité sociale dans les quartiers, etc…

_ La capitale du Danemark Copenhague est une ville « verte » dont l’objectif est de parvenir au « zéro carbone », c’est-à-dire ne rejeter aucun CO² par le développement des énergies renouvelables, les économies d’énergies, ainsi que par une meilleur cadre de vie avec le développement des espaces verts et la réduction du trafic automobile.

 

 

 

EXERCICE DE SYNTHESE TP pages 178-179 L’urbanisation, un défi au développement durable ?

 

Question 1 page 179 : Dans la question posée : que faut-il comprendre par le mot défi ? Peut-il être remplacé par le mot obstacle ?

Un défi est une difficulté, un obstacle que l’on se propose de surmonter pour atteindre un objectif. Le mot obstacle ne recouvre donc qu’une partie du sujet.

 

2. Analyse des documents : Reproduisez le tableau suivant et complétez-le après avoir analysé chacun des cinq documents.

 

Doc 1 :

 

Doc 2 :

Doc. 3 :

Doc. 4 :

Doc 5 :

 

L’urbanisation : un obstacle au développement durable

 

Dans un bidonville d’une grande ville du Sud, la distribution d’eau potable est une difficulté majeure, travail quotidien éprouvant assuré par les femmes et les enfants.

L’activité urbaine et l’étalement posent des problèmes : émissions de CO2, consommation d’énergie, difficultés de gestion.

 

 

Au Sud, « un milliard d’habitants s’entasse dans des bidonvilles », « un doublement dans 30 ans », « une urbanisation de la pauvreté » : problèmes d’équipements, d’assainissement.

L’urbanisation : un atout pour le développement durable

 

Dans les zones aux très faibles densités, les corvées

d’eau se font sur de plus grandes distances encore.

 

Doc 2 et 4 : En ville, plus grande possibilité de mettre en place

des politiques.

 

Les infrastructures sont plus concentrées, meilleur accès à l’éducation, à la santé. Environnement, biodiversité sont davantage préservés à l’extérieur de la ville.

Doc 2 et 4 : En ville, plus grande possibilité de mettre en place

des politiques.

 

 

Aménager la ville pour un développement durable

 

Aménager des bornes d’eau potable en plus grand

nombre possible dans les villes du Sud.

Mener des politiques cohérentes et convergentes : réduction des émissions, politiques énergétiques, transports et planification, écoquartiers.

Aménager pour les plus pauvres.

Déterminer des priorités, à l’échelle locale (habitations,

déplacements, déchets, propreté et eau, espaces verts).

Réduire la précarité, la vulnérabilité et la pauvreté, en

définitive assurer le développement en ville.

 

3. L’urbanisation est-elle partout un obstacle au développement durable ? Les propositions d’actions ou d’aménagements figurant dans les documents 2 et 4 peuvent-elles s’appliquer facilement dans toutes les villes du monde ? Pourquoi ?

L’urbanisation est un obstacle au développement durable là où il y un déficit de développement.

Les propositions d’aménagements des documents 2 et 4 ne peuvent s’appliquer facilement dans les pays du Sud, car elles supposent une bonne gouvernance avec une véritable politique urbaine et l’existence d’infrastructures importantes qui y font défaut. Elles utilisent aussi des technologies avancées alors que, dans les villes du Sud, les urgences sont élémentaires (eau, assainissement).

 

4. Rédigez la réponse à la question en vous aidant du plan (phrase d’introduction : intérêt du sujet ; 1ère partie : la ville peut-être aménagée dans une perspective durable (2, 3, 4). ; 2ème partie : dans les pays pauvres, le développement durable urbain doit passer par le développement (1, 5) ; phrase de conclusion : apportez des nuances à la question posée).

 

L’urbanisation se traduit par la croissance et l’étalement des villes. Paradoxalement, elle est un obstacle mais aussi une chance pour l’avenir. On peut donc parler de défi urbain pour le développement durable, mais la question se pose différemment au Nord et au Sud.

• Au Nord, l’urbanisation crée des difficultés socioéconomiques et environnementales (inégalités, étalement, pollutions, congestion). Cependant, les plus fortes densités permettent la fois d’aménager de façon plus efficace et de préserver les espaces extérieurs. Des politiques de développement durable peuvent être mises en place à différentes échelles : des politiques « planification urbaines jusqu’à l’espace du quartier (écoquartier) et de la maison (exemple de Nantes).

• Au Sud, l’urbanisation est massive et brutale. L’étalement périphérique dans des quartiers précaires pose des problèmes multiples (travail, logement, voirie, éducation, santé). Il y a déficit de développement humain : les politiques urbaines doivent veiller à améliorer les conditions d’existence et relever le défi de cette « urbanisation de la pauvreté ». Les questions sanitaires sont essentielles pour l’avenir.

• L’urbanisation : obstacle ou chance ? Tout dépend de la pertinence et de la durabilité des choix des politiques urbaines.

Des réponses durables à l’urbanisation galopante au Sud passent par l’impératif du développement économique et humain.

 

 

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