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MUSECLIO

Cours 2e Géographie : Du développement au développement durable 4

30 Septembre 2010 Publié dans #Cours 2e

III. Comment mettre en œuvre des modes durables de développement ?

 

A. En quoi le développement durable est-il un objet de débat ?

 

Carte L’empreinte écologique + Texte Faut-il protéger les déserts ou l’atmosphère ?

 

_ Le développement durable est un mode de développement « qui permet aux générations actuelles de satisfaire leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. » selon la définition donné en 1987 par le Rapport Brundtland.

_ Un débat porte sur les mesures à utiliser :

* L’empreinte écologique manifeste l’impact de l’homme sur la planète. Il montre l’impact écologique dévastateur dans les pays industrialisés du Nord. Cependant cette mesure ne prend pas en compte la nécessaire amélioration des conditions de vie des hommes.

* Aussi un autre critère est il employé pour prendre en compte le souci de protection écologique et d’amélioration des conditions de vie : la qualité de la vie. Il est constitué en regardant le coût de la vie, la culture et les loisirs, l’économie, l’environnement, la liberté, la santé, les infrastructures, la sécurité et les risques, le climat.

_ Un autre débat concerne les orientations de l’écologie et ses contradictions. Par exemple le projet d’installation d’éoliennes et de panneaux solaires (donc une énergie renouvelable et propre) dans le désert californien du Mojave (site de beaux paysages naturels) suscite l’opposition. Cette opposition est révélatrice de la contradiction entre le souci écologique de préserver des zones naturelles d’un côté, et de s’équiper pour lutter contre le réchauffement climatique de l’autre.

  Empreinte écologique : elle mesure les surfaces de terres et de mers nécessaires (en hectares par habitant) pour fournir les ressources que nous utilisons et pour absorber les déchets que nous produisons.

 

            B. Quelles sont les mises en œuvre au Nord et au Sud ?

 

Etude de texte : Madagascar, une politique de développement durable : au profit de qui ?

 

_ Il n’existe pas un mode de développement durable, mais des modes de développement durables qui sont différents selon les lieux. En effet ils doivent s’adapter aux conditions locales aux niveaux écologiques, économiques et sociales.

_ Le souci de protéger la biodiversité doit s’accompagner du souci de d’améliorer les conditions de vie :

*  Dans le Nord riche et développé le gouvernement porte ses efforts sur les types d’équipements à utiliser pour gérer les ressources environnementales et assurer une croissance « soutenable » à long terme.

* Dans le Sud, les ONG tentent en plus des volets environnementaux et économiques de réduire au niveau social les inégalités, par exemple en mettant en place le commerce équitable.

Biodiversité

 : désigne la diversité du vivant à différents niveaux : diversité génétique (différences existant à l’intérieur d’

REPONSES

 

Carte Empreinte écologique

1. Présenter le document.

La carte montre l’empreinte écologique de l’homme sur la natureen 2005. Elle est issue d’un rapport commandité par l’ONG WWF. : Living Planet Report, et est daté de 2008. Elle montre en hectares par habitant l’empreinte écologique sur une échelle allant de 0,5 à plus de 6,2.

 

2. Dans quels types de pays l’empreinte écologique est-elle la plus forte ? Pourquoi ?

* L’empreinte écologique est la plus forte dans les pays du Nord, en particulier les grands pays industriels comme les Etats-Unis et le Canada ou encore l’Australie (de faible densité), etc….

* Les Etats-Unis ont refusé de signer le protocole de Kyoto destiné à sauvegarder l’environnement. En effet, c’est le deuxième pays le plus pollueur au monde après la Chine et le premier pays pollueur par habitant. Cela s’explique par un mode de vie basé sur une société de consommation où le gaspillage est important, qui légifère peu dans le domaine de l’environnement… Les pays industrialisés comme les pays européens, le Japon… polluent aussi beaucoup du fait de leur mode de vie.

 

3. D’après vos connaissances, quelles sont les particularités des pays où l’empreinte écologique est la plus faible ?

- Les pays où l’empreinte écologique est la plus faible sont des pays du Sud, ce sont des PMA comme en Afrique subsaharienne la République démocratique du Congo, l’Angola et le Mozambique… ou encore le Bangladesh en Asie.

- On trouve aussi des pays de très fortes densités comme l’Inde ou l’Indonésie.

 

 

 

TEXTE : Faut-il préserver les déserts ou l’atmosphère ?

1. Pourquoi et comment les politiques écologiques du président des Etats-Unis (Barak Obama) et de la sénatrice de Californie s’affrontent-elles ?

Les deux représentants politiques américains exercent leurs fonctions à des échelles différentes : nationale pour le président américain et régionale pour la sénatrice de Californie. Le premier veut doter les Etats-Unis d’une énergie renouvelable et propre, la seconde préserver les paysages du désert californien. Barak Obama accorde des financements pour les projets de construction d’éolienne et de panneaux solaires, la sénatrice par contre tente de classer le site pour le rendre inconstructible.

Cette opposition est liée à la contradiction entre deux objectifs des écologistes : préserver des zones naturelles de la présence humaine, et s’équiper pour lutter contre le réchauffement climatique de l’autre.

 

 

 

TEXTE : Madagascar, une politique de développement durable : au profit de qui ?

1. Présenter le document.

Le texte est issu de l’Atlas des développements durables, paru aux éditions Autrement en 2008. Il présente les enjeux de la protection de la biodiversité à Madagascar pour les différents acteurs, aux niveaux écologique mais aussi social et économique.

 

2. Quels sont les différents acteurs présents à Madagascar ?

Les acteurs concernés par la lutte pour biodiversité à Madagascar sont variés :

* Echelle mondiale :

- des acteurs financiers et caritatifs comme les institutions internationales comme la Banque mondiale et des grandes ONG : les BINGO’s (ex WWF).

- des acteurs politiques comme les Etats-Unis qui renforcent leur influence sur Madagascar.

- des acteurs économiques comme les grandes entreprises qui améliorent leurs images ou tente d’exploiter les ressources pharmaceutique et agronomique de la biodiversité.

* Echelle nationale :

- des acteurs politiques comme le gouvernement malgache qui est à l’origine du Plan national d’action environnemental.

- des acteurs socio-économiques comme l’élite citadine qui obtient des emplois bien payés dans le secteur de l’environnement.

* Echelle locale : des paysans, à la situation économique précaire.

 

3. Quel bilan écologique, économique et social peut-on dresser pour les différents acteurs du Nord et du Sud ?

Les bilans de la lutte pour la biodiversité à Madagascar sont contrastés :

En effet, au niveau écologique la déforestation est ralentie, sans être stoppée. Mais au niveau économique la situation est plus complexe : les profits en terme d’image (et donc de retombée économique) sont pour les grandes entreprises et ONG. Au niveau social le bilan est contrasté : les emplois créés sont pour les élites citadines malgaches ; les paysans malgaches ne bénéficient pas de retombées économiques ou sociales. Le développement durable qui devrait passer par l’amélioration des conditions de vie des hommes est ainsi déséquilibré.

une même espèce), diversité spécifique (nombre et rareté des espèces présentes en un lieu donné) diversité écosystémique (variété des milieux sur un espace et interactions entre les espèces qui le composent.

 

ONG (Organisation non gouvernementale) : organisme à but non lucratif, disposant de l’indépendance financière et politique pour son fonctionnement et agissant pour la protection de la nature ou dans des buts humanitaires. Parmi les grandes ONG de la protection de la nature, on peut citer : l’Union internationale pour la protection de la nature créée à Fontainebleau en 1948, devenue Union internationale de conservation de la nature (UICN), le World Wild Fund (WWF) fondé en 1961.

Commerce équitable : commerce qui met en place des filières particulières de commercialisation qui, grâce à des prix un peu plus élevés payés par les consommateurs, permettent de rémunérer les agriculteurs à des prix plus élevés et moins irréguliers que ceux liés aux cours mondiaux des matières premières agricoles.

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