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MUSECLIO

Cours 1ère histoire : La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX siècle 3

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

 

III. Quelle est l’évolution de la place des femmes dans le monde du travail au cours du XX siècle ?

 

Tableau statistique page 373 : les transformations du travail féminin

Décrive et expliquez l’évolution du taux d’activité des femmes.

_ Le travail féminin est important en nombre d’employées et en retombées économiques.

* Dès le début du XX siècle le taux d’activité des femmes avoisine les 50%. Elles sont principalement présentes dans l’agriculture et dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale).

* Avec les Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente fortement (Plus de 60 % dans les années 1980). Les secteurs industriels et agricoles n’occupent qu’une place minime dans l’emploi des femmes alors que presque 90% d’entre elles sont employées dans le tertiaire.

_ Le travail féminin est précoce en France avec au début du XX siècle de nombreux emplois dans l’agriculture au côté de leurs maris ou dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale). Ce taux important de femmes au travail s’explique car les couches populaires ont besoin de l’apport financier représenté par le travail féminin. De plus, les patrons engagent volontiers les femmes car elles sont moins payées que les hommes et font moins la grève. En 1907 la loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire.

_ A partir des années 1960 et des Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente avec la tertiarisation du travail féminin. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation : en 1965 les femmes peuvent travailler sans l’accord de leur mari et sont autorisées à ouvrir un compte-chèques.

 

Tableau 7 page 373 : Le chômage des femmes

Texte 6 page 373 : Le « plafond de verre »

Question 6 page 373 : Les carrières des femmes sont-elles comparables aux carrières des hommes à la fin du XX siècle en France ?

_ La situation professionnelle des femmes est plus désavantageuse que celle des hommes : le taux de chômage est plus important et les emplois à temps partiel plus fréquent, les salaires moins élevés et les carrières bloquées par le plafond de verre. Le sommet de la hiérarchie reste masculin. En 2006 les écarts entre salaires moyens annuels des cadres étaient de 23% : 48 200 euros pour les hommes et 37 200 pour les femmes. Il est de 16% pour les ouvriers, de 19% pour l’ensemble des catégories.

Plafond de verre (p. 379) : Image désignant l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

 

Texte 5 page 373 : Loi pour l’égalité homme-femme au travail (1983)

Question 5 page 373 : Qu’est-ce que la loi Roudy ? Que nous apprennent les mesures de cette loi sur le travail salarié féminin au début des années 1980 ?

* La loi Roudy est une loi sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. A travail égal le salaire ne l’est pas.

* Le travail féminin se caractérisait avant la loi Roudy par les indications sur le CV du sexe et de la situation de famille pouvant conduire à une discrimination à l’embauche ;  pratiquer des différences de salaires et de promotion en défaveur des femmes.

_ Depuis 1972 six lois tentent d’établir l’égalité professionnelle. Par exemple :

* 1972 : la loi pose le principe de l’égalité salariale pour les travaux de valeur égale.

* 1983 : loi Roudy sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, proposée par la ministre des Droits de la femme Yvette Roudy, .

 

Texte : Gisèle Halimi la révolte d’une jeune fille

« A l’inverse de Simone de Beauvoir […] mon féminisme est né d’une révolte violente. Je décidai que je n’avais pas à servir mes frères, laver leur vaisselle, leur linge […]. Ma mère, armée de son « parce que tu es une fille… » et de son « puisqu’ils sont des garçons » s’entêta. Les menaces, gifles et autres sanctions ne changèrent pas ma détermination. Je pris conscience qu’il fallait aller jusqu’au bout. « Jusqu’au bout ? » interrogeait ma mère […] « c’est quoi ? » Je me laisserai mourir […] et j’entrepris une grève de la faim. Désemparés, angoissés […] mes parents cédèrent. […] Je me jetais sur les makrouds confectionnés spécialement par ma grand-mère pour briser ma grève. Ils accompagnèrent, délicieusement, ma première victoire féministe. A sa base pas la moindre trace encore de système philosophique ou conceptuel. La volonté d’exister avait enclenché chez moi une revendication à l’état pur. Plutôt disparaître que d’accepter cette invisibilité. »

Gisèle Halimi, Ne vous résignez jamais. Plon, 2009.

Quelle est la nature de ce texte ? Quand a-t-il été publié ?

Dans quel cadre Gisèle Halimi se révolte-t-elle ? Pourquoi ?

 

Texte de Gisèle Halimi

 

OU

 

Photographie 5 page 377 : Changer l’image de la femme

Que revendiquent les féministes ? Pourquoi ?

_ Les féministes revendiquent une véritable égalité entre les sexes et de mettre fin aux préjugés.

_ En effet les discriminations reposent sur des préjugés sexistes, sur le machisme et les conceptions patriarcales vécus dans le cadre familial (enfance de Gisèle Halimi) et véhiculé par les médias (publicités de la crème liquide Babette de Candia). Ces conceptions se traduisent ensuite par des inégalités en société et dans la famille : ainsi les tâches domestiques sont assumées à 70% par des femmes.

 

 

 

 

CONCLUSION : Un rôle des hommes discutable http://www.ina.fr/notice/voir/I05012067 !

 

Les droits des femmes ne sont toujours pas respectés au début du XXI siècle : une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups. Depuis 1990 les violences conjugales sont punies par la loi.

La République ne cesse de poursuivre ce combat.

D’autres combats républicains sont livrés pour la dignité de la femme et contre les sexismes modernes par des associations comme Mix-Cités (1997), les Chiennes de garde (1999) ou encore  « Ni putes, ni soumises » est créée en mars 2003. L’association exprime la volonté des filles issues de l’immigration d’éviter la soumission en gardant leur dignité. Elle est une réponse à l’assassinat de Sohane Benziane, jeune fille brûlée vive le 4 octobre 2002 par des garçons de son quartier…

 Les citoyennes et citoyens ne cessent de poursuivre le combat pour la dignité et l’égalité.

 

 

REFERENCES SUR FEMINISME SUR FRANCE CULTURE :

http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-le-feminisme-en-action-bien-avant-les-femen-2013-06-29

 

 

 

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