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MUSECLIO

Cours 1ère histoire : La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX siècle 2

25 Avril 2013 , Rédigé par M. Martineau Publié dans #Cours 1ère

 

 

II. En quoi les décennies 1960-1970 voient-elles une avancée de l’émancipation féminine dans le domaine de la maternité ?

 

            A. Quels sont les changements juridiques et sociaux dans la condition féminine ?

 

Photographie 1 page 376 : La naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF)

Qu’est-ce que le MLF et quelles sont ses revendications ?

Le MLF est un ensemble de féministes regroupées dans le but de défendre la condition de la femme et de parvenir à une situation égalitaire entre hommes et femmes.

_ Le MLF est un groupe de femmes luttant en faveur du féminisme.  Ce mouvement illustre la montée de la revendication de femmes dans les années 1960 et 1970. Le MLF a par exemple lancé en 1970 le slogan : «Un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux ». Le 26 août 1970 le MLF a tenté de déposer une gerbe sous l’Arc de Triomphe en l’honneur de la femme du soldat inconnu.

MLF (Mouvement de libération des femmes) (p. 378) : Mouvement non mixte, il se fait connaître en août 1970. Il devient un acteur majeur des luttes féministes.

Féminisme (p. 378) : Ensemble d’idées politiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes dans la société.

 

Lien http ://www.dailymotion.com/video/xff7w4_neuwirth_news

Lien http://www.ina.fr/notice/voir/CAB97144240

 

Texte 2 page 376 : Dans la famille, une autorité partagée

Question 4 page 377 : Montrez que cette loi constitue une avancée pour les droits des femmes.

La loi du 4 juin 1970 donne enfin l’égalité pour les deux parents dans l’éducation parentale, qui n’est plus seulement l’autorité paternelle.

_ De nombreuses avancées sont réalisées dans les décennies 1960-1970 :

* Mœurs : en 1970, les époux partagent l’autorité parentale. La femme peut plus facilement divorcer (1975) ou vivre en concubinage sans être un objet de scandale.

* Maîtrise de son corps : Le libre accès à la contraception (1967) contribue à sa liberté sexuelle. La maternité est programmée en fonction des études et des ambitions professionnelles.

 

            B. En quoi consiste la bataille de l’avortement ?

 

Texte 3 page 377 : La bataille de l’avortement

Question 3 page 377 : Quels sont les objectifs et les arguments de ce manifeste ?

Le « Manifeste des 343 » a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et de permettre le droit à l’avortement. Les arguments du manifeste portent sur la dangerosité (« 5000 d’entre nous meurent » l. 24) et le traumatisme moral (« Chaque année 150 000 femmes vivent dans la honte et le désespoir » l. 22-23) représenté par l’avortement clandestin, et aussi sur le droit à la dignité de la femme  qui doit pouvoir disposer librement de son corps : « Pourtant notre ventre nous appartient. » (l. 21)

_ Le « Manifeste des 343 » est une pétition rédigée par l’écrivain Simone de Beauvoir et signée par 343 femmes dont des écrivaines comme Françoise Sagan ou Marguerite Duras ou encore l’avocate Gisèle Halimi. Le manifeste a été publié le 5 avril 1971 dans le Nouvel Observateur. Elles demandent la liberté pour les femmes d’avorter et affirment avoir elles-mêmes avorté. Elles s’exposent à des poursuites judiciaires et à la prison car depuis 1920 la contraception et l’avortement sont interdits, Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d’avortement est passible de la Cour d’assises.

Simone de Beauvoir (p. 379) : (1908-1986) Philosophe et femme de lettres engagée, compagne de Jean-Paul Sartre, elle est célèbre dans le monde entier pour son essai intitulé Le Deuxième sexe. Elle milite contre la guerre d’Algérie et participe au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

 

Lien Ina (contexte, manifeste des 343, etc) (2 min. 06) : http://www.ina.fr/video/CAB00002510

Lien INA (1min 02) Sortie du procès de Bobigny : http://www.ina.fr/video/CAF88043918

 

_ Gisèle Halimi est une avocate de la cause féministe agissant pour la condition féminine. En 1972 elle était avocate lors du procès de Bobigny jugeant puis acquittant une adolescente ayant avorté clandestinement à la suite d’un viol.

_ En effet les avortements clandestins représentent un traumatisme moral et un danger physique mortel pour les femmes. Les « faiseuses d’ange » ou avorteuses utilisaient des procédures pouvant traumatiser, blesser ou rendre stérile (lavement répétés à l’eau de javel, utilisation d’aiguilles à tricoter ou de tringles de rideaux). Les avortées mourraient souvent dans des conditions de souffrance atroces à cause des chocs, perforations ou aux infections.

Cf. lien texte procès Bobigny  http://www.senat.fr/colloques/colloque_femmes_pouvoir/colloque_femmes_pouvoir8.html

 

Lien Ina Veil (2min 14)  http://www.ina.fr/video/I07169806

 

Texte 4 page 377 : La dépénalisation de l’avortement

Question 5 page 377 : Relevez les principaux arguments de Simone Veil.

Mme Veil justifie la dépénalisation de l’avortement par plusieurs points : l’inefficacité de la loi et son non respect par les médecins et autres professionnels dans les domaines de la santé et du social, car la loi ne fait pas cesser les avortements : elle les rends clandestins et dangereux pour les avortées, parfois mortels !

 

Question 6 page 377 : Pourquoi est-il question d’injustice à la dernière ligne du discours ?

Le discours dénonce l’injustice : les femmes riches peuvent avorter dans d’autres pays, les pauvres françaises endurent souffrances et risques mortels.

 

_  En 1975 la ministre de la santé Simone Veil est à l’origine de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse. L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale à partir de 1982, puis autorisée par voie médicamenteuse depuis 2004.

Simone Veil (p. 379) : (née en 1927) femme politique française. Rescapée du camp d’Auschwitz, elle fait carrière dans la magistrature jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé en mai 1974. C’est à ce poste qu’elle fait adopter la loi Veil (janvier 1975) qui autorise l’avortement en France. Première femme à présider le Parlement européen entre 1979 et 1982, elle est élue à l’Académie française en mars 2010.

 

 

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